en partenariat avec...
Nano RoleplayEsquisseJust MarriedMaster PokéThe Holiday ScamGifted
Recherche
Recherche avancée
Annonces
Le Deal du moment : -50%
Promo sur un arbre à chat géant – ...
Voir le deal
68.99 €

Rencontre posthume - Jez (X-Girl)

Rencontre posthume - Jez (X-Girl) Empty #1le 13.01.19 4:35
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Anonymous
Alyaa [NRP]
Invité
Mouiii, c'est à quel sujeeet ? :
L'inspiration m'est venue d'un coup pour ce texte et j'ai essayé de l'écrire dans les presque conditions de l'Interforum. C'est-à-dire sous 24h. J'ai un peu échoué sur les 24h, mais je n'ai presque pas retouché le premier jet... Ça le fait ou pas ?  Rencontre posthume - Jez (X-Girl) 2960999066

Bref. Jez donc. De son nom complet Jezabel « Pencil » Draft. Une mutante de 14 ans qui vit actuellement à l'Institut Xavier, ce depuis un an. Avant ça... Well... Sa mère n'a jamais pu se faire à sa mutante de fille et l'a abandonnée. Son père n'avait sans doute pas son mot à dire (ou s'en foutait) et son frère, qui l'adorait, était trop jeune pour s'interposer. Exit, Jez.
Recueillie dans un foyer qui n'a jamais cru à son histoire de grand-frère, elle fut baladée de famille d'accueil en famille d'accueil sans parvenir à s'intégrer nulle part. Un jour, elle s'évada. Elle passa ensuite 5 ans avec le vieux Boc qui la pris sous son aile (la sienne et celles d'autres SDF de leur quartier). Elle n'a peut-être pas toujours eu de toit au-dessus de la tête, mais elle a été choyée. Enfin.
Sentant venir sa fin, le vieux Boc lui fit promettre de se rendre à l'école des mutants s'il devait lui arriver quelque chose. Ce qu'elle fit. À sa mort donc, elle dit au revoir à tout le monde et rejoignit l'Institut.

Jez, c'est le genre de gamine joyeuse, qui accepte les corvées sans rechigner et s'amuse d'un rien. Le genre qui se fait facilement des amis par sa gaité et sa spontanéité.

Valà. Vous en savez assez pour apprécier la suite. Bonne lecture !  :>
(Ce sera pas long : 713 mots Rencontre posthume - Jez (X-Girl) 2182772510 )



Jez flânait dans le parc, profitant du soleil de cette fin d'après-midi. Le printemps touchait à sa fin et une douce chaleur recouvrait les grands espaces autour du manoir. Elle allait faire demi-tour et rentrer pour le dîner lorsqu'elle aperçut une silhouette familière assise sur un banc. Hésitante, elle s'approcha juste assez pour le reconnaître. Son cœur bondit dans sa poitrine. C'était bien lui, avec son bonnet informe et sa veste élimée. Il lui souriait, comme s'il l'attendait.

Il était mort par un jour comme celui-ci. Jez s'était souvent dit qu'il avait attendu de sentir une dernière fois la chaleur réconfortante du soleil avant de filer à l'anglaise.

Elle le regarda longuement, incrédule. Y avait-il un mutant, dans le coin, capable de réveiller les morts ? S'agissait-il d'une illusion ?

— Salut la môme ! héla-t-il de sa voix éraillée. J'ai pas toute la journée, tu sais !
— Salut Boc, répondit-elle avec autant de naturel que possible (c'est-à-dire assez peu en cet instant).

Il sourit largement et le cœur de l'adolescente se réchauffa.

— T'es bien réel ?
— Bien sûr que non, la môme : je suis mort !

Jez eut envie de rire. C'était tout lui, ça !
Une boule obstrua momentanément sa gorge, mais elle l'a chassa et peu à peu, regagna suffisamment de calme pour se remettre en mouvement. Elle hocha du menton pour toute réponse et avala les quelques pas qui les séparaient encore pour prendre place à ses côtés. D'une main timide, elle effleura sa manche rapiécée. C'était chaud et rêche ; rien n'avait changé. Elle se jeta contre lui et verrouilla ses bras autour de sa taille.

— Tu m'as manqué, vieux croulant !

Il lui tapota la tête et l'entoura de son bras libre. Si Jez le traitait ainsi, c'est qu'elle était émue, tous deux le savaient.

— Là, là... fit-il, avec un parfum de nostalgie.

Elle s'écarta légèrement sans toutefois le lâcher et leva le nez pour mieux le regarder.

— T'as meilleure mine. La mort te va bien, on dirait.

Il lui ébouriffa les cheveux et la repoussa doucement.

— Laisse-moi respirer, veux-tu.
— Tu respires plus, banane, plaisanta-t-elle.

Boc gloussa. Ses yeux plissés de plaisir, son rire hoquetant, ses cheveux bouclés et grisonnants rebondissant autour de son visage entraînèrent Jez avec eux. Ils rirent comme des enfants en se donnant des coups de coudes.

— Alors, cette école ? demanda-t-il lorsqu'ils se furent calmés.
— Super ! répondit-elle avec enthousiasme. Y a plein de gens cool, on mange bien, et y a ce grand parc pour profiter du soleil.

Avec un petit sourire complice, elle ajouta :

— Je pense souvent à toi, quand je m'étale dans l'herbe.
— Tu fais des roulés-boulés ?
— Évidemment !

Quelques instants passèrent en silence. Jez ne le quittait pas des yeux de peur qu'il ne disparaisse sans crier gare.

— Et ton frère ? demanda Boc d'un ton léger, comme si c'était parfaitement naturel, comme si elle n'avait jamais été séparée de lui.

L'adolescente haussa les épaules. Elle n'avait pas de nouvelles, mais elle ne perdait pas espoir.

— Il me retrouvera, c'est sûr !

Boc approuva d'un sourire chaleureux et passa un bras autour de ses épaules. Elle se laissa aller contre lui.

— Je suis content que tu ailles bien, la môme.

Elle se laissa glisser sur ses genoux et ferma les yeux, comme pour s'endormir. Comme avant.

— Tu t'en vas déjà ? devina-t-elle.

Il se pencha sur elle tandis qu'il caressait ses cheveux d'une main calleuse.

— Non, la môme, chuchota-t-il. Je suis déjà parti.

Elle entrouvrit les paupières, mais celles-ci s'alourdissait à chaque seconde. Elle n'avait plus la force de bouger. Tout juste celle de pousser un gros soupir heureux.

— Salut vieux croulant, marmotta-t-elle. Reviens me voir, à l'occasion.

Il ne répondit pas, déposa un baiser sur sa tête et s'évanouit, la laissant seule sous les rayons rasants, calée contre un vieux manteau rapiécé.
Réponse rapide :

N'oublie pas de valider le captcha avant de partir, sinon le message ne sera pas envoyé :(


forums partenaires devenir partenaire