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EPREUVE 6 • Rencontre posthume

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Terminé #1le 06.01.19 0:00
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Joshua Rokuro
Roi des Lémures ♛Propriétaire de chenille zombie & Dragon des archives

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
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EPREUVE 6 • Rencontre posthume Cflb × Age de la mort : 18 Masculin
× Age post-mortem : 193
× Avatar : Greedling - FMA [fanart par hobermen]
× Pouvoir : absolu /PAN/
× Logement : Duplex de Jojo
× Métier : Roi ♛
× Epitaphes postées : 7917
× Øssements3901
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× Inscription : 08/02/2014
× Surnom : le koala
× DCs : Luap Jones
Joshua Rokuro
Roi des Lémures
Propriétaire de chenille zombie & Dragon des archives
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Epreuve 6 :  Rencontre posthume

Après avoir été salement assommé, vous vivez une expérience de décorporation étrange et avez l'occasion de reconnecter avec quelqu'un qui est décédé dans votre entourage plus ou moins proche. De qui s'agit-il, et que lui racontez-vous pendant ce quart d'heure surréaliste ?


EPREUVE 6 • Rencontre posthume Tumblr_pg9mj54d7x1x20wxqo1_r1_500

Rappel des règles


  • L'épreuve se termine au bout de 24 heures, soit ce soir à 23h59
  • Les réponses sont limitées à 1500 mots maximum (on attend environ 800 à 900 mots)
  • Les champions doivent poster dans le sujet de leur épreuve respective en tant qu'invité (pas besoin de s'inscrire donc, sauf si vous êtes un champion de PaB) en précisant bien leur forum d'origine dans leur pseudo.
    exemple, si Jésus est le champion des Chroniques d’Irydaë, il poste en tant que "Jésus [CI]"

  • Vous pouvez ajouter en "hors-rp" une présentation rapide de votre personnage ou des aspects importants concernant le contexte de votre forum d'origine, histoire de faciliter la compréhension du lecteur sur des points trop obscurs. (et ça comptera pas dans la limite de mots obvi)

N'hésitez pas à poster vos questions si vous en avez, soit dans le sujet explicatif, soit sur la shoutbox de l'interforum, où vous pouvez par ailleurs discuter avec les autres champions
Terminé #2le 06.01.19 12:37
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Anonymous
Grégoire Boisdefer [ADM]
Invité
Depuis plus de deux ans,la guerre contre les adorateur d'un dieu du chaos fait rage sur le monde. Grégoire Boisdefer, fondateur d'une nouvelle nation est en tête des combats avec ses légions. La guerre atteint son point culminant lors de la bataille de la cité de Wasdkioljer, rempart sud de la nation, mais un fils du dieu du chaos ses joint au combat, rendant la victoire incertaine malgré les effort des valeureux soldats des légions.


Le combat contre le demi dieu démoniaque était dans une impasse ,sa puissance nous surpassait tous. Alors que la cité que nous défendions était déjà en ruine, je voyais mes dernières forces etre balayé par une attaque puissante du demi dieu qui me fis traverser un mur de bois encore debout, je sentis une violente douleur derrière mon crâne puis... Le noir.

Je me redresse lentement, le plus marquant, c'est le silence... Plus de cris d'agonie, plus de sifflement de flèches, de chocs de lames... Je sors de la maison dont j'ai traversé le mur. Les corps ont disparu, le ciel est bleu et éclatant et les maisons sont de nouveau en un état formidable. Il n'y a qu'une silhouette au milieu de la place où j'étais il y a un instant, engagé dans un combat à mort.

paisible:

Je m'approche, pour voir que cette personne se révèle en abaissant sa capuche pour me sourire. Didiokar, mon père adoptif, celui qui m'a appris aussi bien comment me battre que la poésie et les jeux de mots amusants ! Mes souvenirs refont surface... Il était mort il y a des années, paisiblement.

"Papa..." Je murmurais, proche de l'effondrement alors que j'étais assailli par moult émotions.

"Fils. Comme tu as évolué." Me répondait-il en posant sa main sur mon épaule. "Raconte-moi donc tes aventures."

"Mais, comment est ce possible? Le dieu des morts m'a t'il amené à lui pour que je te revois ? Suis-je sur les plaines de la déesse de la compassion?" Je demandais confus.

"Es-tu mort? Suis-je en permissions des plaines de la déesse pour te redonner courage ? Ou ne suis-je que l'image mentale que tu te fais de moi, fusion de tes émotions et tes souvenirs me concernant ?" Riait l'homme grisonnant en posant ses yeux gris vers une structure nouvelle sur la place.

"Toujours aussi énigmatique..." Je répliquais en soupirant, mais amusé. "Qu'est-ce ?"

"Un souvenir d'une bataille titanesque, celui qui marqua l'avènement de ton royaume, ou sa fin?... Ce n'est pas encore écrit." répondait mon père.

"Si nous avons gagné, comment le royaume pourrait disparaître ?" Je demandais confus.

"Cela dépend de toi... Peux-tu affirmer que ton œuvre résistera à ta mort si tu me rejoins si tôt. Peut-être les autres royaumes attendant que cela pour prendre ce que tu as construit sans coup férir." Exposait Didiorkar. "Mais cela peut attendre ,dit moi, raconte moi ce que je n'ai pas pu voir."

"J'ai trouvé une amie grâce à cela. Peu après ta mort." Je réponds en lui montrant mon médaillon d'argent gravé d'un renard, héritage de mon père. "Elle s'appelle Ombrefeu, grâce à toi, nous pouvons parler."

"J'en suis si heureux, je ne savais pas si cet artefact servirait un jour encore. J'ai rencontré un demi dieu d'Othab, dieu de la chasse, une fois, il m'en avait fait cadeau. Il est mort peu après, j'ai appris que de serviteur du dieu du chaos avait sacrifier son âme à leur dieu noir."

"Une triste histoire." Je compatissais alors que nous marchions sur l'avenue menant aux portes de la cité.

Tout était à neuf, mais pas un seul habitant. Je voyais tout de même des maisons nouvelles, des échoppes qui avait été déménagées ailleurs. Sur la place devant les portes, je vis même une immense statue de ma fille aînée, Marina. Le sculpteur avait retranscrit à la perfection ses traits et le sérieux de son regard.

"Tu as une famille maintenant. Comment as-tu eu autant d'enfant à ton âge?" Gloussait ce malicieux vieillard.

"Humpf, plus par accident. Ils avaient été abandonnés très loin d'ici, vivant comme des sauvageons... Je ne pouvais pas les laisser où ils étaient, à l'époque, la nation n'existait même pas. "


Un moment ,je revois les multiples aventures m'ayant conduit à faire de ses huit enfants les miens. Les moments de tensions, les révélations et l'affection.

"Je ne regrette absolument rien. Ils sont formidables et je suis heureux de leur avoir offert un avenir plus radieux et aimant."

"Pourtant, je sens que tu baisses les bras dans le combat que tu menais." Répliquait le vieux.

"Je... Non, c'est faux, mais..."

"Mais quoi? Fils? Il est trop fort, trop résistant?" Demandait-il durement.

"Oui! Mes hommes se font massacrer! Mes enfants aînés malmener! Et il saigne à peine ce tas de vice!" Je m'emportais soudain devant l'apparition spectrale.

"T'ai-je appris à baisser les bras? Quand ce bsurt (très gros loup) ta malmené, as-tu abandonné ?" Disait-il avec un petit sourire, adoucissant ses mots.

"Non, mais... Maman était là, mon amie Plume-Feu aussi... Je devais les défendre."
Je répondais.

"Alors pourquoi ton courage tremble, mon fils?"
Il se tourne vers la ville et ouvrait les bras. "Regarde ce que tu as accompli, construit. Les gens que tu as sauvés et protégés. De là où je suis, je te vois et mon coeur est gonflé de fierté quand je pense aux bases que je t'ai enseigné et qui t'ont permises d'être un des seigneurs protecteurs de ce monde face au chaos. Mon coeur est fort d'affection pour toi, ce fils que je n'aurais jamais du avoir selon les dieux." Révélait mon père avec une expression fière sur le visage.

Je regarde au bout de l'avenue, la place où je me battais il y a un instant encore. Mes poings se serrèrent.
Je tourne mon visage vers mon père, conscient que je me réveillerais sous peu. Son image disparaît peu à peu avec un sourire affectueux. Tout autour de moi, les illusions laissent place aux ténèbres et lorsque elles m'atteignent...

J'inspire profondément en me redressant soudainement. Le coeur battant la chamade. Par le trou dans le mur de bois que j'ai traversé plus tôt, je vois mes amis qui combattent le demi dieu du chaos. Je me relève en grognant, je ramasse ma lance tombée et m'élance en courant et hurlant vers mon adversaire... Je ne peux pas abandonner !


Terminé #3le 06.01.19 14:15
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Invité
Invité
Spoiler:
[HRP] Il n'y a rien à savoir de bien compliqué pour comprendre ce texte, si ce n'est que le personnage principal s'appelle Luciole Aldebarra, qu'il a 25 ans au moment où je vous raconte l'histoire, il vit seul dans une petite maison située dans un village nommé Blumar, c'est un paysage très naturel.

1456 mots

Je joue sous les couleurs des Chroniques d'Irydaë.

Bonne Lecture.

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546732579-separa10

Blumar, petit village empli de vergers

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546772441-e653717288dfc243aa73f78d1bdd5e9e

        C'était un soir de Mai... Le clocher du village venait de tinter onze heure pétante, une mélodie à la fois glaçante et belle, certainement grâce au frottement du zinc contre le cuivre, pensais-je sur le moment. Avec lui, le hibou du voisin, Atilio qu'il s'appelait, le hibou. De la clairière aux chênes qui craquent, jusqu'à la grande ferme qui longeait la route sinueuse de terre battue, de l'autre côté de la plaine, on pouvait l'entendre, le hibou. Malgré cela, le temps tournait vinaigre, et je n'avais plus de bois robuste pour me chauffer. Bottes de cuir et salopette de jean, je pris mon courage et  mes quelques calories, traînant ma lourde besace vers le tas de bois, situé derrière la maison, entre deux tonneaux de bon breuvage. J'avais pris soin de le couper lors de notre belle saison, ce beau tas de bois, et j'en étais fier, très fier ! Une fois arrivé devant lui, je pris soin de décaler certaines bûches qui étaient bien trop grosses, et d'autres, qui au contraire, était bien trop petites... Travail de mains aguerries, équilibriste improvisé, et jeu de puzzle, tout était réuni pour que je fasse le travail correctement, ironique, vous vous en doutez. Balançant bûche après bûche, je continuai de contempler cette vue qui faisait mes beaux jours depuis maintenant un mois. La douce brise venait caresser mon duvet naissant, tandis que le rougeâtre coucher de soleil, lui, éblouissait mes yeux océan. Le spectacle était tel que... Me voilà au sol. Qu'est-ce que... Et puis, non, je suis bien là, allongé dans l'herbe.

"Luciole... Réveille-toi mon grand ! Luciole, tu rêves encore, c'est ça ? A moins que tu ne veuilles plus voir ta mamie chérie ?", pouvais-je entendre crier, à l'intérieur de la maison, c'était puissant et... Émouvant, aussi ?

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546732579-separa10

        Cette voix m'était familière, et pour cause, il s'agissait de celle de ma grand mère, Tomenn qu'elle s'appelait, Tomenn Aldebarra... Elle est morte ici même, du moins son âme, dans notre maison familiale, dans son lit baldaquin de dentelle et de lin brodé, sous structure de châtaigner, mensonge quant tu nous tiens. Cela fait déjà cinq ans. Plus qu'une grand-mère, cette femme au caractère affirmé m'avait élevé durant la majeur partie de mon enfance, je crois. Mais voilà qu'un jour pluvieux, elle m'a quitté, comme tous les autres avant elle, il ne restait plus qu'elle ici, avec moi. Il ne me restait plus qu'elle, à moi... Emportée par la maladie, de ce qu'on en dit, ici, et là. Elle avait dû subir les longs tracas d'une vie de condamnée à qui on ne veut pas laisser le choix de partir, dignement, sans souffrance inutile, bêtise quand tu nous tiens. Internée dans un hôpital de campagne dès l'annonce du diagnostique, on ne lui donnait que trois jours à vivre. Et pour cause, cette torture formée d'injections intraveineuses et de l'ingestion de capsules nouvellement créés a duré miles et trois nuits. C'est long... Beaucoup trop long, vous ne trouvez pas ? Pour un petit bout de dame comme elle, précieuse.

Une fois évadé de mes songes les plus versatiles, je me redressa lentement, mais surement. Une bûche en guise de chapeau, une douleur intracrânienne des plus expressive, je compris vite que ma petit escapade avait tourné au ridicule spectacle de rue. Prenant garde à ne plus toucher ne serait-ce qu'un filet de pêche cousu main, je parti en direction de l'intérieur de ma demeure, là où, durant un cours instant, j'avais cru entendre la douce voix de ma grand-mère, mon amie. Alignant pas après pas, la besace restée au talus de bois, j'avançai en direction du salon.

"Tu me manques énormément, là-haut, tu sais...", entendais-je à nouveau, d'une voix plus douce et malicieuse.

Ne me faisant pas prier une seconde fois, je me dirigeai d'un pas ferme vers cette pièce si évocatrice pour ma personne. Qui était rentré sans ma permission ? Qui osait profaner la mémoire de cette femme en ma présence ? Qui venait de fouler le domaine familiale ? Qui... Mais, attendez. Pourquoi ? Je dois rêver. Je me frotte les yeux énergiquement, une fois, deux fois, puis. Voilà trop ! Je m'arrête, je respire, difficilement serte, mais je respire. Elle est là, devant moi. Vêtue tout comme la dernière fois, dans cette boîte, décoré de bois et de perle. Il faisait froid, très froid, et moi, petit bonhomme de ce monde, derrière le cortège, je me souviens.

"Est-ce bien toi, mamie ?", hurlais-je à cœur empoigné par la douleur.

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546732579-separa10

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546732380-6bb60c8ca736bd62f860eabc90ff69cf

        C'était bien elle, confortablement assise dans son fauteuil marronnasse et poussiéreux, le journal du jours en guise de passe-temps, de laine et de tricot, elle était armée. Je la reconnaissais bien là. Mon cœur, sous pression d'amour et d'excitation, m'obligea à engager le pas vers son être. J'étais là, devant elle, elle me souriait, je crois. M'accroupissant alors à son niveau, je lui fis une bise des plus expressive, comme jamais auparavant. Ainsi, nous avons commencer à parler de tout et de rien, nous racontant nos expéditions, nous rappelant le temps où nous étions heureux. Ce temps là, où, bien au chaud dans mon lit, nous nous comptions des farces, comme deux enfants, près d'ici. Cela ne dura que dix petites minutes.

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1546732579-separa10

"Mamie, il faut que je te dise quelque chose, avant que tu partes !", disais-je d'une voix engrenée de tristesse et tordue par la culpabilité, les larmes tapissant mes blanchâtre joues vidées de toutes traces d'hémoglobine, et de toutes formes de vitalité.

"Quoi donc que je ne sais pas encore, Luciole ?", rétorquait-elle, d'un ton apaisant, dirigeant son regard dans le miens, le sourire gravé au coin de ses fines lèvres.

"Tu sais, mamie... C'était moi, à l’hôpital, il y a cinq ans !", pleurais-je de plus belle.

Un silence de mort s'instaura dans la pièce.

"Je le sais, ça, Luciole...", répondait-elle, d'un ton plus sage, abaissant le regard au sol, un sourire toujours omniprésent sur son visage, un visage d'ange, indubitablement.

"Mais laisse-moi le dire, Mamie ! Laisse-moi te dire ce que j'ai fait, par pitié !"

"Si seulement cela te soulage, mon drôle."

A ces mots, mes jambes fût foudroyées sur place, mes genoux fracassant le plancher vermoulu, s'enfonçant, les ongles tiraillés par les échardes et la suie, voilà l'heure, celle que j'attendais tant, l'heure de ma confession. Le nez plaqué contre le sol, je me livrais alors à une tirade, sous enveloppe de récit mélodramatique.

"Mamie, tu sais, ce jour là, où les dames de l’hôpital nous ont appelé ! Ce jour où ces monstres, lassés de s'occuper de toi, commençaient à te négliger ! Je les ai vu, de mes propres yeux, te traîner telle une malpropre, de lit en lit, jusqu'à la pièce du fond, dépotoir à cadavre en putréfaction, ils ne t'apportaient aucun amour. Je ne l'ai point supporté, et j'ai attendu, un jour, deux jours, jusqu'à cette nuit, oui, cette nuit. Il faisait un temps à couvrir le bétail, mais je n'en avais que faire, je suis venue. Venue, dans cet hôpital, niche des rats et des voleurs, dans cette pièce, où ils t'avaient enfermé, seule. Le tube qui te maintenait en vie, je l'avais bien vu, oui. Ce tube, mamie, pour te libérer, je l'ai coupé, de toutes mes forces, je l'ai piétiné, jusqu'à... Jusqu'à ce que je m'effondre de chagrin ! Mamie, tu étais partie."

A ces mots, Luciole releva la tête en direction de sa grand-mère, le visage creusé par les larmes que plus encore. Ce regard qui, au delà de la profonde détresse que cela impliquait, annonçait là sa dernière confession. Une main venant à son visage, l'autre au dessus de ma tête tuméfiée, une dernière étreinte signe d’au-revoir, une libération, à n'en point douter.

"Merci.", m'a-t-elle dit...

A ces mots, l'illusion se dissipa, le journal toujours sur la table à manger. Je venais d'apprendre une chose essentielle. Cette chose, c'est de savoir profiter, au bon moment, profiter d'elle, profiter d'eux, de nous, de moi. Car nul est à l'abris, au coin d'une rue ombragée, près d'une clairière illuminée, de prendre ce fameux train sans ticket, vers la destination adulée.

Moi, petit homme de ce monde, esseulé, oui, mais libéré.
Terminé #4le 06.01.19 14:44
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Anonymous
Ekaterina [DL]
Invité


HRP Personnage !:

EPREUVE 6 • Rencontre posthume Ekavav10

Bonjour à tous ! Déjà bonne chance pour l'épreuve et bonne année à vous !  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 798748180
Je suis donc la championne de Dusk Lumiris pour cette épreuve, Ekaterina G. Snyder ! Je vais vous éclaircir un peu sur mon personnage et sa situation afin que vous puissiez mieux tout saisir.

Ekaterina est une jeune femme scientifique de renom et championne d'arène (Spectre) qui souffre d'amnésie pathogène suite à un accident colossal. Elle est revenue dans sa région natale et souffrait de troubles de la personnalité en adéquation avec cette amnésie, elle a fait pas mal de mauvaises choses et à longtemps été mal vue avant que certains personnages ne l'aident à évoluer ! Sa mère, Lyne, est morte lorsqu'elle avait 14 ans d'une maladie incurable tandis que son père est mort plus récemment en enquêtant sur la cause de l'amnésie de sa fille.

Aussi, vous avez l'honneur :meurt: de voir Ekaterina pleurer  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 799831993

Cheschire est son majordome et Andrej son mari ! Nathanaël qui est mentionnée était une proche amie devenue aveugle par sa faute et morte dans des attaques terroristes.
Je crois que c'est le principal à avoir pour comprendre un peu mieux le tout !

Le clair de lune. La voûte céleste obscure et pourtant habitée de nuées d’étoiles brillantes. Il n’y avait pas de vent, pas un bruit, pas un mouvement. Quelle heure était-il ? Certainement aux alentours de trois heures du matin et pourtant Ekaterina ne dormait pas. La jeune femme avait toujours été prise par des insomnies régulières, c’était ainsi depuis son accident. Si elle avait eu droit à des mois sans lorsqu’elle avait commencé à aller mieux, l’arrivée de ses enfants refaisait ressortir ce problème. Parce qu’ils pleuraient certes mais pas seulement, Ekaterina avait toujours un besoin intense de garder un œil sur eux. En particulier depuis certains derniers événements.

Debout près du bosquet délimitant son immense domaine et son manoir, Ekaterina scrutait les lieux paisibles. Bras croisés, regard dans le vague, elle se laissait aller par une pointe de mélancolie. Ce sentiment revenait souvent lorsqu’elle peinait à trouver le sommeil et que des ruminations survenaient. Elle pensait alors à de multiples choses comme son accident, ses défunts parents, sa sœur revenue dans sa vie depuis peu, ce qu’elle avait fait de mauvais, comment elle avait eu droit à une seconde chance, comment… Un son attira son regard et la championne Spectre se détourna.

La seconde suivante, elle poussa un cri étouffé en sentant un coup soudain et brutal à l’arrière de son crâne. Sa vision s’emplit de noir et elle ploya le genou, s’effondrant dans l’herbe fraîche. Elle aurait dû s’éveiller dans son lit avec Andrej à son chevet, Cheschire lui posant une serviette humide sur le crâne et ses Pokémon à ses côtés mais rien de tout cela lorsqu’elle revint sur terre. Le paysage était identique mais quelque chose était étrange sans qu’elle puisse mettre le doigt dessus. Ekaterina plissa ses prunelles dorées, trouvant que les couleurs étaient un peu différentes. Etait-ce son cerveau qui lui jouait des tours à cause du coup qu’elle avait encaissé ? D’ailleurs d’où venait-il ce coup ? Ekaterina se détourna brusquement dans l’espoir de surprendre son agresseur mais rien. Oh si, un corps. La jeune femme se figea en constatant que c’était son propre corps étendu là, immobile.

« Qu’est-ce que… ? Une décorporation ? »

Ekaterina n’était pas femme à perdre son sang-froid, pas quand elle avait déjà vécu un évènement similaire et qu’elle côtoyait des morts tous les jours. On en voyait, de sacrées histoires, lorsqu’on était la Reine des Spectres. Ainsi la jeune femme tâcha de rester tranquille et de vérifier l’état de son crâne, désireuse de voir si le coup l’avait fait saigner ou non. Rien, pas une goutte de sang, juste un petit renflement laissant présager une future bosse. Elle se redressa lentement et scruta les lieux ; qui avait fait-cela ? S’était-il enfuit dans le bosquet brumeux ? Ekaterina savait que ses ennemis étaient légions, entre une certaine championne, la Team Mistral, quelques Rangers, Pablo Escroco, des criminels qu’elle avait pu faire enfermer ou un collègue jaloux… En somme, cela pouvait être presque n’importe qui. Cependant un véritable ennemi n’aurait pas abandonné ainsi son corps. Alors il y avait l’hypothèse d’un Pokémon Spectre un peu trop taquin.

En pleine réflexion sur le comment du pourquoi et songeant aussi à une manière de réintégrer son corps, Ekaterina fut arrachée à tout cela  par une voix douce.

« Ekaterina ? »

L’interpellée fronça ses sourcils, plissant ses prunelles dorées avant de tourner prudemment sa tête sur le côté, faisant suivre son corps. Méfiante, elle observa l’étrange silhouette debout à quelques mètres d’elle. C’était une jeune femme un peu plus petite qu’elle, avec de longs cheveux ébènes et deux grandes orbes verdoyantes. Son visage était fin et empreint d’une surprise immense, ses traits semblaient figés tandis que l’entité ne se mouvait plus, comme interdite. Ekaterina l’observa de longues secondes sans piper mot quand soudainement, quelque chose la frappa ; elle connaissait cette femme ! Sans qu’elle ne comprenne pourquoi et au même instant de cette révélation, son cœur se mit à battre un peu plus fort et son souffle se fit étrangement court.

« Tu peux me voir, ma chérie ? Tu peux vraiment me voir ? »

Les lèvres et la gorge sèches, Ekaterina était incapable de prononcer ne serait-ce qu’un petit mot, elle avait l’impression que son corps entier était paralysé. Elle ne pouvait qu’observer la femme tendre une main dans sa direction, timidement. Ekaterina déglutit alors, sa main tremblante se leva malgré elle et leurs doigts s’effleurèrent. Il n’y avait pas de contact humain à proprement parler, si leurs mains ne se traversaient pas, Ekaterina ne ressentait pas la chaleur d’un corps véritable. C’était froid et sans émotion alors que pourtant, au fond de son esprit, c’était un torrent brûlant de sentiments qui prenait place.

« Ma belle… Je… »

Des larmes roulèrent sur les joues de la jeune femme aux cheveux ébènes. C’était sa mère. Lyne. Comment avait-elle pu l’oublier ? Foutue amnésie. Son cœur la rappela à la raison en semblant désirer percer sa poitrine et lui montrer la route vers le creux des bras de sa mère. Alors, Ekaterina approcha un peu plus et enserra Lyne dans ses bras, enfouissant son visage dans son cou glacial.

« Depuis tout ce temps je t’observais ma chérie, j’espérais tellement… qu’une telle chose se produise… »

Ekaterina se mit à pleurer soudainement, ses épaules étaient agitées de plusieurs soubresauts tandis qu’elle s’effondra à genoux, incapable de tenir sur ses jambes flageolantes. Visage plaqué contre le ventre de sa mère, ses bras entourant ses hanches, elle pleurait. Un sourire serein se dessina tendrement sur les lèvres de Lyne qui posa délicatement une main sur la tête de sa fille, soupirant doucement d’aise. Elle avait espéré pouvoir la revoir, dévastée par l’amnésie psychogène de sa fille qui avait fait oublier à cette-dernière toute son existence. Puis, elle avait eu de l’espoir lorsque Lysandre, son défunt mari, avait retrouvé leur fille. Il lui avait montré la maison familiale et en fouillant, Ekaterina avait retrouvé des photos et des vidéos, pouvant enfin mettre un visage et une personnalité sur le prénom de sa mère. Présentement, Lyne était la plus heureuse des femmes. Ou presque. Elle aurait tant aimé ressentir la chaleur de sa fille, la couvrir de bisous mouillés et effacer ses larmes.

« Maman... Maman… Je suis désolée, je suis tellement désolée… »

Lyne écarquilla un peu ses yeux, observant sa fille qui venait de lever sa tête vers elle. Ses beaux yeux d’or étaient inondés de larmes qui semblaient ne jamais pouvoir s’arrêter. Lyne sourit, aimante.

« Tout va bien ma chérie, je suis là. »
« T-Tu as tout vu ? Tout ce… Tout ce que j’ai fait… ? »
« Oui ma Rina… Ce n’est rien. »

Ekaterina se remit à pleurer davantage, sentant une détresse soudaine qui pesait sur son âme et son cœur. Sa mère avait tout vu. Vu toutes les choses mauvaises qu’elle avait pu faire, toutes ces choses qui avaient aussi mené à la mort de Nathanaël. Elle avait tout vu… Tous ses pires actes… tous…

« Ma Rina, ce n’est rien. J’ai aussi vu toutes les belles choses que tu as pu créer. Je vois mes petits-enfants, je vois tes sourires, je vois ton bonheur et les belles actions que tu effectues chaque jour pour ta rédemption. Tu étais perdue, tu n’avais plus rien ni personne, tu te souviens ? Ton parcours est tumultueux ma belle mais tu as de très bonnes personnes à tes côtés pour t’aider. Des personnes qui ne t’ont jamais abandonné et qui ne t’abandonnerons jamais. Souviens-toi. »

Ekaterina inspira alors et se mordit la lèvre inférieure, observant le doux visage de Lyne qui lui souriait avec tout son amour et toute sa lumière.

« Maman… »

Lyne aida sa fille à se redresser et la serra doucement contre elle, caressant sa tête tendrement. Du bout de ses lèvres, elle posa un baiser délicat sur son front.

« Sourit ma chérie, tout ira bien pour toi, j’en suis certaine. Ton père et moi sommes toujours près de toi. »

Des voix furent audibles alors qu’Ekaterina contemplait le beau visage de sa mère souriante.

« Je crois que nous devons nous quitter. Je t’aime ma Rina. Ne l’oublie pas, je t’en prie. »

Avant qu’elle ne puisse répondre, Ekaterina se sentie brusquement emportée ailleurs et dans une inspiration brutale, elle ouvrit les yeux. Paniquée, elle tenta de se redresser d’un coup mais quelqu’un la maintenait.

« Dame Ekaterina, du calme. Ne vous agitez pas s’il vous plaît. »

Ce n’était plus sa mère, c’était Cheschire. Ekaterina l’observa sans un mot, son crâne était douloureux, sa gorge toujours nouée et son cœur ne s’apaisait pas. Que venait-il exactement de se passer ? En proie à encore des émotions puissantes, la jeune femme se sentit partir une seconde fois, épuisée. Elle laissa sa tête retomber contre le sol et cessa de s’agiter, fixant la voûte céleste sans répondre à la voix de Cheschire qui ne lui était plus audible.

1500 mots tout pile !
Terminé #5le 06.01.19 16:08
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Anonymous
Jesse McCree [ILK]
Invité
Coucou:
Héhé, salut  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1911025071 omg ils sont trop mignons vos smileys ?!
Ahem. Donc ! Je suis l'une des championnes d'Ilukaan. Je n'ai pas grand-chose à préciser sur le texte, si ce n'est que "Lupy" est le nom d'une des maisons de l'école de magie où McCree étudie ! Ici, ce n'est d'ailleurs pas (encore 8D) un pistolero hors-la-loi comme dans le jeu d'où il vient, héhé, mais un sorcier né-moldu.  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1964579701 "Damianos", cité en fin de texte, est le prénom du personnage du forum avec qui il partage sa chambre ! C'est son poto sûr. EUH BON OK JE RACONTE MA VIE OSEF UN PEU ?
L'illustration originale ( https://pbs.twimg.com/media/C9PiRcHU0AE_zB-.jpg ) a été faite par BurytheKidd, voici son Tumblr : http://burythekidd.tumblr.com/ ! Vous pouvez aussi trouver son twitter.
Bon courage à tous, et bonne lecture !



EPREUVE 6 • Rencontre posthume MTo4iFn

Lui ne vous abandonnera jamais.



Personne ne s’attendait à ce que le buste de Jesse McCree bascule à la renverse contre le comptoir du bar avec toute cette absence de grâce qui le caractérisait. Pas même la personne qui l’avait plongé sans la moindre intention dans ce coma temporaire – emporté en effet par l’un de leurs nombreux élans de camaraderie qu’ils partageaient tous deux depuis le début d’année scolaire, le grand gaillard qui lui servait de très proche ami – outre son statut de simple colocataire avait aujourd’hui réalisé le plus grand des miracles encore non-accompli dans son répertoire personnel.

Assommer quelqu’un sans le vouloir ? Il n’avait jusqu’alors jamais réalisé pareille prouesse. Le choc qui résultait de cette frappe, aux origines sympathiques, avait ainsi touché la tempe de l’étudiant aux allures de cow-boy – et toute once de conscience du pauvre membre la maison du Loup daigna le quitter quand sa pommette entama malgré elle une fracassante rencontre avec la surface boisée  de la large table de l’établissement.

Amateur précoce des saveurs libérées par ses cigares, et familier au bourbon du coin, le chapeauté eut à plusieurs reprises  l’occasion de se sentir nauséeux – et peu couard face aux situations les plus folles,  son sang avait ébouillanté ses veines plus d’une fois dans les moments les plus intenses. Or, la sensation qui s’adonnait cette fois-ci à lui entraver le corps lui était encore tout à fait inconnue. Si d’aspect il avait pâmé depuis quelques minutes, son esprit succombait à un étrange désir fugitif – c’était une cavale silencieuse qu’il traversait tandis que sa carcasse endormie n’avait de cesse de se laisser agiter par les secousses inquiètes et répétitives de son camarade de beuverie.

Il lui suffit d’une fraction de seconde pour saisir l’occasion de se rendre compte qu’on l’avait rendu complètement ailleurs – et quand bien même le lycanthrope n’accusait que très rarement les aléas spirituels, force était de constater que le nouvel environnement dans lequel il baignait ne lui était pas si … inconnu qu’il n’y paraissait au premier coup d’œil.

Était-ce un rêve ?

L’interrogation lui occupa la pensée durant la contemplation profonde qu’il fit de ses paumes : le voilà qui se mettait ensuite à effleurer avec empressement le tissu qui lui couvrait l’épiderme, comme dans une volonté pure d’y discerner une certaine authenticité. Les brumes confuses qui l’entouraient parurent abandonner leur idée de suivre ce vagabond astral, et bientôt, l’herbe campagnarde lui frôla les bottes avec une gaieté particulière.

Le couvre-chef qui occupait sa tignasse brune depuis des lustres se laissa docilement réajuster dans un geste machinal : ce n’est que lorsque Jesse haussa le nez qu’il eut toute l’opportunité de découvrir le pommier qui gouvernait son champ de vision. Quoiqu’il eut davantage l’impression de ... le redécouvrir.

Le porteur de fruits enraciné incita malgré lui le garçon à plisser les yeux comme il le faisait dans ses moments de mécontentement, convaincu d’avoir – encore une fois – affaire à l’un de ses très nombreux songes nostalgique, et McCree n’eut plus qu’une envie : qu’on l’extirpe de cette situation, et vite. Son dos vint s’appuyer aux abords de l’écorce, et un grognement témoin de ses efforts franchit la barrière de ses dents quand son postérieur rencontra le sol avec plus ou moins de délicatesse. Pliant avec la nonchalance qu’on lui connaissait ses genoux, il y déposa ses coudes, saisit son poignet gauche par le biais de sa dextre et parut attendre.

Une œillade brève sur sa montre lui prouva qu’il était midi pile; et quand bien même il eut l’impression que les minutes s’écoulèrent durant son interminable attente, le cadran ne s’anima sous aucun prétexte.

Il n’eut toutefois nul besoin de tendre l’oreille pour prendre en compte le son qui lui parvint.

Un aboiement.

Ses mirettes s’écarquillèrent. Pour autant, hors de question pour Jesse de lever le regard sur ce qui l’attendait au loin. L’appréhension lui montait à la gorge et se plut à venir lui tenailler les entrailles quand la nervosité le prenait d’assaut – et Dieu seul savait à quel point il savait conserver un sang-froid irréprochable dans les contextes les plus imprévisibles. Or ...

Son ami à quatre pattes, auteur de cet aboiement enjoué et dont il avait fait la connaissance dans sa jeunesse, n’était-il pas censé être mort ?

Le canidé réduisait la distance qui le séparait de son ancien maître, prompt à effectuer quelques sauts afin de prouver pleinement la satisfaction qu’il associait à ces mystérieuses retrouvailles.

L’animal acheva sa course auprès de la silhouette assise dont le faciès ne se révélait toujours pas – mais qu’importe pour la bête. Doté d’un instinct plus humain que beaucoup, il n’avait pas besoin qu’on soumette à sa vue le faciès de son maître d’autrefois pour qu’il soit certain de son identité. Il savait que ce garçon était Jesse, et pourtant … l’étudiant était encore garçonnet quand son chien avait quitté le monde des vivants. Sans attendre une potentielle seconde supplémentaire, celui qui fut jadis gardien du ranch du Lupy vint quérir l’attention de ce dernier en acculant sa tête contre l’une de ses jambes.

Un ricanement faiblard eut l’audace de se libérer enfin des lippes du voyageur d’un autre temps.

« Hé, là. »

Il ne put résister à l’idée de gratifier le crâne de son compagnon d’une caresse, puis deux – bientôt, ce fut son plastron qu’il frictionna avec une tendresse récemment retrouvée. La bienveillance cajoleuse qui naquit au sein des iris sombres du marginal ne laissait désormais planer aucun doute quant à l’émoi dont était saisi le sorcier. Peu l’avaient vu en proie à une sensibilité comme celle-ci.

« Doucement, Clint.. » confia l’antique meilleur ami du défunt. Ils ne s’étaient pas vus depuis des années, et pourtant … le timbre de sa voix parut laisser deviner une habitude figée, peu prompte à disparaître malgré le passage du temps. L’affection profonde qu’il avait eue pour lui ne serait jamais un vestige du passé.

« Content de te retrouver, partenaire. »

L’enthousiasme sonore de son petit interlocuteur lui fit, d’une certaine façon, comprendre que le ressenti était amplement partagé. Le shérif des steppes, pour qui ce sibyllin périple parut en premier lieu comme une contrainte, n’avait plus aucune envie de partir.

Lui qui s’était cru damné et forcé de séjourner un petit instant dans les méandres d’un de ses cauchemars dont il s’était hélas accoutumé, il y avait retrouvé un petit ange.

Il n’eut pourtant pas l’impression d’avoir à affronter l’illusion chimérique provoquée par un banal état léthargique – tout était bien trop franc dans ce tableau pour que le cow-boy se mette à douter d’un mirage engendré par son sommeil, aussi particulier soit-il. Tout était trop vrai ; et il ne connaissait que trop bien la sempiternelle façon qu’avait son acolyte canin de se mouvoir. Il se souvenait à la perfection de ses bonds guillerets et de son attachement véritable aux marques d’amour qu’on lui portait.

Jesse redressa le chef, et la brise fit le choix d’emplir avec douceur ses narines. Et alors qu’il prit la liberté d’étendre ses jambes sur l’herbe, Clint s’allongea à ses côtés et déposa sa tête sur ses cuisses comme il le faisait dans les temps où le petit McCree aux élans bien désinvoltes venait solliciter la douceur paisible du pommier de la ferme de sa famille – et dans ces instants-là, le chien de la famille ne patientait pas longtemps avant de se décider à le rejoindre. Les voici tous deux qui se mettaient à répéter leurs habitudes oubliées.

Mais le jeune homme sentit que cette apparition était loin d’être le fruit du hasard. Pire encore, à vouloir attendre que cette rencontre se termine, il avait perdu du temps – temps qu’il aurait pu largement accorder à son confident qu’il savait pertinemment trépassé. Il n’était plus question pour Jesse d’associer cette apparition à un rêve bénin qu’il aurait pu faire maintes et maintes fois jadis ; d’une certaine manière, il sut bientôt que son moment privilégié avec la bête allait prendre fin.

« Clint. » Le nom fut encore murmuré avec tous les efforts qu’il était en mesure de réunir – et pourtant, il y avait dans son ton quelque chose de brisé. Qui aurait cru que Jesse McCree était prompt à avoir l’intonation tremblante lors de ses instants privilégiés avec les animaux ?

Redressant le buste, le cabot imita la gestuelle de son maître quitte à retrouver une position assise – et les mains de l’humain vinrent saisir les environs de son encolure. Et tandis qu’il entrouvrit les lèvres pour lui parler, il ne cessa pour rien au monde les flatteries sincères qu’il offrit une dernière fois à son ami.

« T’as été le meilleur chien qu’on puisse avoir.
Merci, mon grand. Bon voyage à toi.
 »

_______________________________________

La vocalise bien connue de l’auteur de son étrange fuite d’âme résonna jusqu’à ses oreilles. Mais quel ne fut pas le soulagement du responsable de sa défaillance lorsqu’il le vit ouvrir les yeux !

Mais Damianos ne sut jamais la raison pour laquelle Jesse lui adressa un honnête remerciement à la suite de cet événement des plus étranges.
Terminé #6le 06.01.19 16:35
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Victoria Mendeles [Te]
Invité
HRP Présentation:

EPREUVE 6 • Rencontre posthume 180911020209970097

Je suis donc là championne de Terrae pour cette épreuve, avec mon personnage Victoria Mendeles que je vais vous présenter en quelques lignes pour vous situer convenablement l'idée.

Victoria Mendeles âgée de 23 ans est une jeune femme que la vie n'a pas épargnée. Partie des bidonvilles d'Espagne pour la France afin de percer dans la mode, elle n'a plus jamais eu de nouvelles de sa famille et c'est un sujet qu'elle n'aborde pas... qu'elle évite même. Prise au piège entre les mains d'un Mac pour tenter de survivre, la demoiselle a songé au suicide pour se libérer. C'est là, qu'un Master de Terrae est venu lui proposer d'intégrer cet endroit plutôt que de mettre fin à ces jours.

Aujourd'hui, elle est dans un processus de « guérison » pour apprendre à aimer la vie de nouveau auprès d'Arash Ilios. Venant d’acquérir ses pouvoirs Tonnere / Solaire, la maîtrise est succincte et la puissance minime mais ce n'est pas le cas du Master Ys Ochikawa qui l’entraîne.

Bonne chance à tous! Bonne Lecture! Et une excellente nouvelle année  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 1088167267



-Aoutch ! Grimace-je en me massant la nuque.

L’entraînement avec Ys Ochikawa s'est avéré plus rude que je ne l'aurais cru. J'ai le vague souvenir d'avoir subi un violent coup sur la nuque afin d'être calmée. Ai-je perdu le contrôle ? M'a-t-il frappé avec force sans réellement le désirer ? Je n'en sais rien. En tout cas, il n'est plus là. Et, je ne me trouve pas dans la salle d'entraînement. Je lui confierais de taper moins fort la prochaine fois. Je me relève. Mon regard parcourt ce lieu qui m'est inconnu pour se poser sur une jeune fille. Une adolescente. Qui est-elle ? Je me presse vers elle et son sourire bienveillant :

-Bonjour, sais-tu où nous sommes ?

Elle garde son sourire chaleureux sur ses lèvres pour me répondre.

-Oui, je sais où nous sommes Vicky.

Que ? Comment sait-elle pour mon surnom et du coup pour mon prénom ? Je me concentre sur elle, ses traits, sa chevelure de geai, son regard noisette très clair... Elle me ressemble.

-Tu es une version de moi quand j'étais jeune ? Je délire à cause du coup que j'ai pris et je parle à ma jeune moi ?

Elle rit. Pourquoi rit-elle ? Je ne tarde pas à le découvrir.

-Non ! Je suis ta sœur Vicky. C'est moi, Eliana.

Eliana ? Vraiment ? Je me précipite sur elle, folle de joie. Les larmes aux yeux, heureuse de la retrouver. Mes bras l'entourent et je la serre contre moi. Quel bonheur de la revoir après tant d'années. J'ai tant de questions. Oui. Je me recule et garde mes mains sur ces épaules.

-Comme tu as grandi, regardes-toi, tu es devenue une très jolie jeune fille. Que fais-tu ? Tu vas à l'école ? Papa et maman vont bien ? Ils se sont remis de mon départ ? Et toi ? Vous vivez toujours dans notre taudis ? Tu....

Son index se pose sur ma bouche pour me faire taire. Je me suis empressée de lui demander tout ce qui me traversait l'esprit. Son sourire toujours étincelant, je comprends que mon débit de parole était digne d'un moulin.

-Vicky, je ne te cache pas que ton départ nous a fait à tous beaucoup de mal... à tous. Souffla-t-elle en baissant les yeux avant de reprendre. Merci pour tes compliments, je suis allée à l'école même si ce n'était pas ce à quoi je m'attendais. Nos parents sont en bonne santé, nous avons aussi un petit frère venu au monde après ton départ, Victoria. Il a permis de combler le vide de ton départ pour nos parents. Tu ne le connais pas mais je lui ai parlé de toi chaque jour où je l'ai pu.

Avec ses réponses, je me demande plus de choses encore et je peine à remarquer le léger changement dans son attitude, une légère tristesse que je ne prends pas le temps de relever.

-Penses-tu que les parents accepteraient de me revoir ? Et toi ? Comment tu t'es retrouvé ici avec moi ?

Mes mains glissent de ces épaules le long des ses bras pour venir entrelacer mes doigts aux siens.

-Vicky... Tu ne me vois pas réellement.

Elle lâcha ma main pour me montrer quelque chose... Mon corps. Le choc est violent. Je suis étendue là, à quelques pas tandis que je me retourne vers Eliana, les yeux remplis de larmes. La voix tremblante :

-Su...Suis-je... Mor... Morte ?

-Non. Tu ne l'es pas contrairement à moi. Tu peux être auprès de moi car ton âme effectue un voyage, on nomme ceci une décorporation.

-Mais... Tu... tu es morte Eliana ?

Elle vient de le dire et je ne comprends pas pourquoi... Ni comment ? Je ne sais plus quoi dire. Ma bouche s'entre-ouvre mais aucun mot n'en sort. Je tremble. Je me décompose à cette foudroyante nouvelle.

-Victoria, je suis ici pour te dire que nos parents dépérissent de tristesse entre ta disparition et ma mort. Il serait bien... J'aimerais que tu les recontactes. Dis leur que tu es vivante pour qu'ils soient présents pour Vittorio, notre petit frère a besoin de toi Vicky.

-Je...

Je n'ai rien à dire. Je viens presser mon corps... Mon âme... contre elle. Je l'enlace. Mes larmes ne cessent d’inonder mes joues et je sanglote :

-Je regrette tant d'être partie. Pardonne moi Eliana ! Je n'ai pas fait les bons choix. Je suis vraiment désolée pour tout le mal que je vous ai infligé.

-Ne culpabilise pas ! Tu dois repartir et leur dire que tu es vivante, Vicky. S'il te plait.

-Noooooon ! Je ne te laisserais pas ici. Reviens avec moi.

-Je ne peux pas.

Elle m'accompagne jusqu'à mon corps avec son éternel sourire chaleureux, sa main caresse mes cheveux et elle me souffle :

-Il est temps ! Ne t'inquiète pas pour moi grande sœur, je n'ai pas souffert. Tout ira bien maintenant, je veille sur toi... sur vous. Je t'aime Vicky.

-Je t'aime aussi, Eli.

Encore un trou noir. Je pleure. J'entends les voix autour de moi s'inquiéter de mon état et du pourquoi je pleure autant. J'ai été portée à l'infirmerie. Arash est là... il me tient la main pour me calmer tandis qu'il doit accuser Ys du regard pour ce qui m'est arrivé. Je n'ai pas envie d'ouvrir les yeux. Je veux repartir serrer Eliana. Un dernier murmure lointain me fait frissonner :

-Vis ta vie et tes rêves, grande sœur.

Je suis complètement secouée par cet événement qui m'a apprit la mort de ma petite sœur. Dévastée. Esseulée. Je me sens vide. Comme si cette nouvelle venait de me faire prendre conscience de tout ceux à qui j'ai tourné le dos pour un avenir meilleur... Mais, là aussi j'ai échoué. Encore... un de plus à la longue liste qui fait dépérir mon âme. Je garde les yeux clos, préférant faire semblant de dormir que d'affronter la réalité... Demain! Oui, demain ce sera bien mieux.

Compteur à 1020 mots.
Terminé #7le 06.01.19 16:52
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Siparti [NRP]
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Apprendre à connaître le monstre:



RYOT

Ryot (prononcé Raïotte) vient du Nano. Monde d'Alpha Perdu. Il vit sur Manooine, une planète désertique connue pour abriter des hors-la-loi, et y "bosse" en tant que pilote de courses (illégales) et parfois en tant que transporteur (de choses illégales). Bien que mi-humain / mi-telun* (et donc 50% alien), Ryot est considéré comme bien moche par toutes les espèce confondus. Et voilà sa caractéristique la plus importante parce que franchement y'a pas grand-chose d'autre à dire à propos de ce petit connard.

Ryot. Moche. Mais pas méchant.

(J'vous jure. Les regards agressifs qu'il vous lance c'est pas voulu ! C'est juste son visage  EPREUVE 6 • Rencontre posthume 2935886327 )

***

LEXIQUE

*sarien : une espèce d’insectes géants ; asexués, polygames, apprécient l'humour.
*strostpi : un alcool alien bien dégueulasse pour les gens sans goût.
*telun : une espèce bleu/grise qui ressemble fort aux humains ; matérialistes, très intelligents, belliqueux.

***

1171 mots





Out of body, out of mind.


Ryot n’est pas étranger au concept de se faire assommer. Je dirais même : ce concept lui est très familier. Le poing inconnu qui embrasse son visage en slow motion, la douleur qui suit avec quelques minutes de retard, l’incompréhension totale dans ses yeux… Oui, oui. Très familier. Il sait encore pas ce qu’il a foutu pour mériter un tel traitement, mais cette fois-ci, il vient d’avaler trois verres de strostpi* (qui lui brûlent encore la gorge) et plusieurs shots d’un alcool prisé par les humains. Bref. Il suffit de dire que les évènements précédents sont un peu vagues dans sa chronologie. Il arrive encore tout juste à sentir son dos arrondi toucher le sol mouillé et gluant (familier aussi) et puis… rien.

Le petit connard flotte, léger comme une bulle. Quand il baisse le regard, il se voit dans toute sa laideur K.O. par terre. Vu de cet angle-là, il comprend un peu mieux pourquoi on l’appelle « tête de Xzblorg » ou « Votre Mocheté » ou encore « verrue de l’espace ». Il a à peine le temps d’analyser le reste de son corps malformé et peu béni, quand une force mystérieuse semble l’aspirer plus loin de la scène. Vite, très vite. S’il n’avait pas juste vu sa tête par terre dans la cantina, il aurait dit que c’était sa tête qui tournait.

Un WOOOOOSH surnaturel plus tard, Ryot se trouve soudainement dans de lieux inconnus. Et encore : son premier réflexe est de penser que tout ça lui est très familier. Pas la première fois qu’il se réveille pas là où il pense s’être endormi. Y’a que lui qui peut voyager en costume d’Adam à des années-lumière sans même s’en rendre compte.

Notre ami ne flippe pas. Il n’a même pas l’air confus. Il a appris à accepter très rapidement qu’il avait absolument zéro contrôle sur sa vie. Faut juste encaisser les coups et continuer. Fastoche.

Quand il regarde de gauche à droite, il remarque pour la première fois qu’il n’est pas seul. Le mec se trouve dans un genre de chambrette isolée avec des murs transparents en plastoc (ou en verre, qui sait). Dans les autres p’tites salles, il observe d’autres individus en costume d’Adam ou Eve, tout comme lui. Y’a un vieux papi humain à sa droite, et un jeune sarien* à sa gauche. Ils s’entreregardent sans rien dire pendant un moment, interrompu par une grande lumière blanche qui apparait spontanément au centre de chaque chambrette. La lumière parle.

« UN MOMENT DE RÉPIT POUR VOS ÂMES PERDUES, JE VOUS ACCORDE. »  

Ryot pense apercevoir une petite silhouette aux grandes oreilles quand il cligne des yeux, mais une demi-seconde plus tard l’impression est partie.

« 15 MINUTES, VOUS AVEZ. »

A sa droite, Ryot observe le vieux papi en larmes alors qu’il embrasse deux enfants humains. Il n’a pas besoin d’entendre leur conversation pour comprendre qu’il s’agit d'une réunion chargée d'émotions et longuement attendue. A sa gauche, le sarien tient les pattes de trois autres sariens entre les siennes. L’impression d’intimité qui rayonne de leur chambre en dit assez sur leur relation. Partout, les ‘âmes perdues’ semblent se réunir avec des proches.

Légèrement gêné par sa chambrette encore vide, Ryot se gratte le nez. Il se demande qui il pourrait bien rencontrer. C’est qu’il n’a pas vraiment quelqu’un qui soit proche de lui. Quand c’est juste toi, ta vieille caravane miteuse, tes boîtes de conserves et ton serpent… bah, y’a pas vraiment beaucoup d’options, si ? Qui allait être son proche décédé ?

L’angoisse qui ne cesse de monter alors que les secondes passent se termine enfin quand la lumière daigne lui offrir la réponse à sa question.

Il est là. Lui. Dans toute sa gloire : son bras.

Non, vraiment. Juste son bras. Son vrai bras. Le bras biologique. Le bras avec lequel il est né. Celui qu’il a perdu bien violemment durant la grande course du canyon d’Avoar. Juste… son… bras…

« ………………………… oh. »

Il approche maladroitement — son corps, bien que spirituel, est toujours aussi compliqué à contrôler — et fixe son membre perdu.

« Euh… »

Et il est censé faire quoi avec son bras, pendant 15 minutes ? Ryot l’attrape par le poignet, pas sûr de la manière de procéder. Son corps spirituel, bien que nu, a toujours son bras bionique. La concurrence.

« ….. Salut ? »

Il avait l’air con à saluer son propre bras. C’est qu’il sait vraiment pas quoi faire. Autant rester poli.

« …. Heu… »

Il tente de voler un peu d’inspiration aux autres. Gauche et Droite étaient toujours en mode câlin. Ça avait l’air chaud et réconfortant. Encore un truc qu’il connaissait pas. Peut-être qu’il devait…. Non. Ridicule. Une idée conne. Même pour lui. Mais y’a p’t-être bien un autre moyen de se… réunir. Ryot passe son bras biologique sous son aisselle et détache avec beaucoup de difficulté son bras bionique. Le truc rouspète comme s’il avait un âme à lui avant de se déconnecter complètement et de tomber par terre avec un bruit sourd. Monsieur Moche ne sait pas trop à quoi il s’attend au moment où il essaye de réunir son bras biologique au moignon qu’il lui reste. Une fusion légendaire digne d’une scène de transformation de Sailor Moon ? Les applaudissements des masses pour le féliciter d’avoir trouvé la réponse à l’énigme ? La douce libération de la mort, la vraie de vrai ?

Rien. Rien du tout. Juste lui en train d’essayer de forcer un bras bien détaché de se rattacher magiquement à son corps. #cringeworthy.

Ok : nouvelle stratégie. On fait comme si rien ne s’était passé et on reste bien tranquille là où on est jusqu’à ce que les 15 minutes soient passées. Ryot rattache son bras bionique sans trop paniquer pour une fois, et avance pour replacer son vrai bras là où il l’a trouvé, ni vu, ni connu. Quand il veut lâcher prise sur la main, bras n°2 ne semble soudainement plus si coopératif. Mierda. Il tire, et tire, puis tire avec son autre vrai bras, jusqu’à ce qu’il entende un gros CRAC.

« Oh-oh. »

Il vient de casser la maaaain. La main de son bras. Le vrai bras. Celui qui n’est plus attaché à son corps. Au moins bras n°2 a la décence d’enfin relâcher sa prise. Putain de mierda. Ryot recule comme un gamin qui vient de briser un Michelangelo au Louvre, les yeux remplis de panique, regardant rapidement autour de lui pour s’assurer que personne n’a vu la connerie qu’il vient de commettre.

« TROIS… DEUX… UN... »

Il ose à peine respirer en voyant le plafond familier de la cantina quand il ouvre de nouveau les yeux. Ce truc était bien trop réaliste. Il en a encore les boules. Le stress lui donne envie de vomir. Ça, ou l’alcool.

Zarbi quand même. Il n’est pas sensé sentir quoi que ce soit avec son bras bionique et malgré tout… sa main droite picote comme s’il se l’était brisée dans un souvenir lointain.


Terminé #8le 06.01.19 17:40
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Katsuto Kojima [HWG]
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Background:

EPREUVE 6 • Rencontre posthume Latest?cb=20170318224010

Une petite remise en situation. Katsuto Kojima est donc un habitant d'Avalon, une ville construite au milieu de l'océan pour fêter l'anniversaire de l'alliance entre les USA, l'Europe et le Japon. Mais si elle devait être une ville utopique, des gangs se sont rapidement formés. Kats' fait parti des Datenshi No Edo, un gang de samouraïs qui a plus un aspect de milice qu'autre chose, et font le travail des flics dans leur quartier (Tokyo Funka) L'histoire ce passe en 2042.
Kats' n'est pas un Japonais pur souche, étant donné que son père (qu'il ne connait pas) est Russe -sa rousseur et sa "grande taille" (1.73m) lui viennent de là. Ça lui a posé pas mal de soucis, puisque les Datenshi préfèrent les Japonais pur souche. Son plus grand ami est Tousei Ogawa. Un Japonais -pur souche- qui lui a offert son ticket d'entrée chez les Datenshi. Malheureusement borgne, il n'en est pas moins doué au sabre, et à deux ils forment un duo à ne pas sous-estimer. Généralement, quand ils sont en ronde, le deuxième n'est jamais très loin...

Le message était passé de guerrier en guerrier. En cette froide soirée d’hiver, des Din Waves c’étaient infiltrés dans le quartier. Bon. Ils n’étaient qu’au nombre de deux, mais semblaient bien avoir l’envie de venir déranger un maximum de personnes. Les plaintes commençaient à devenir assez nombreuses, et tous les samouraïs présents dans les rues avaient commencé à ratisser la zone pour retrouver ces importuns. Katsuto faisait équipe ce soir là, comme souvent, avec Tousei Ogawa. Le duo était à cheval, et ils avaient lancé leurs montures au trot à travers les rues du quartier, bien décidés à faire regretter à ces deux idiots d’avoir posé les pieds en ces lieux. Tousei ouvrait la marche, sabre en main, alors que le rouquin suivait derrière, arc à la main, prêt à bander l’arme pour y décocher ses flèches… Le tout était donc de trouver ces fêtards -probablement alcoolisés, ou drogués- et de les renvoyer le plus rapidement possible, en essayant de faire en sorte qu’ils retiennent la leçon.

Seulement voila, au détour d’une rue, son camarade de gang fit stopper net sa monture avant d’intimer l’ordre de faire de demi-tour et de s’éloigner. Mais alors que le guerrier au sabre parvenait à quitter les lieux, Katsuto manœuvra bien trop tard. Des explosions retentir alors, trahissant la présence d’une ribambelle de pétards non loin du cavalier et de sa monture… J’imagine que vous devez vous douter de la suite des évènements n’est-ce pas ? Malgré l’entrainement du canasson à supporter ce genre de situation, l’animal prit peur et se cabra violement. Bien sûr, le cavalier parvint à tenir sur la selle de sa monture, mais dans la panique, l’équidé glissa sur le revêtement de la rue, venant s’écraser sur le sol, et emportant bien entendu l’archer avec lui… La suite ? Et bien, le Kojima n’eut aucune idée de ce qu’il se passa réellement, non. Il se vit chuter, avant de ressentir une vive douleur au niveau du crâne -malgré son casque- avant de perdre totalement pied, et de s’engouffrer dans l’inconscience…

___________

Un léger tintement finit par le sortir de sa torpeur… Il s’agissait d’un son si particulier… Celui d’un carillon à vent, en bambou, qui avait bercé toute son enfance… Ce chant si apaisant, le ramena rapidement à lui. Et lorsqu’il ouvrit les yeux, ce ne fut ni la rue dans laquelle il était tombée, ni même une éventuelle chambre d’hôpital qu’il put voir, mais les murs de cette ancienne maison abritant l’homme qu’il avait le plus admiré jusqu’alors. Celle de son grand père.
Silencieux et quelque peu surprit, le guerrier resta immobile, à fixer ce plafond et ces peintures qu’il avait put admirer pendant de longues années… Mais… Cette surprise fit rapidement place à la nostalgie, mais aussi aux regrets… Son grand père, Makoto Arai… Il était resté en arrière, lorsque sa famille recomposée avait quitté le Japon pour venir s’installer à Avalon. Kats’ n’avait jamais eut la possibilité, par la suite, de garder contact avec cet homme qui lui avait tellement appris… Qui lui avait tellement donné…

Le rouquin ferma les yeux, ravalant quelques larmes qu’il ne souhaitait montrer, avant de finalement se redresser. Il put ainsi poser ses iris sombres sur la pièce qui l’entourait, puis sur ce jardin qui se présentait juste devant la porte coulissante de son ancienne chambre. Un vent léger semblait souffler à l’extérieur, alors que les rayons du soleil réchauffait cette atmosphère si calme… Le demi-Japonais finit par se lever et s’approcha de la porte… Et lorsqu’il fut enfin sur le perron, son regard se posa sur la silhouette d’un homme brisé par le temps. Makoto était agenouillé sur une serviette blanche, juste à côté d’une table basse où était disposé un service à thé. Le vieil homme venait de débuter la cérémonie du thé d’ailleurs, avec une facilité déconcertante… D’ailleurs, d’un simple mouvement de tête, il invita son petit fils à venir s’installer à son tour, et le combattant n’attendit pas bien longtemps pour y répondre…

Dans un premier temps il n’y eu aucun échange de parole. Les deux hommes n’avaient pas besoin de mots pour profiter d’un instant à deux. Et puis, pour le roux, l’absence de l’ancien depuis leur arrivée à Avalon avait été un tel déchirement, que cette simple présence le contentait. Il remercia d’un signe de tête le vieil homme lorsque celui-ci lui tendit une tasse…
Ce fut la voix de Makoto qui finit par briser cette quiétude qui se montra finalement interminable et bien trop courte à la fois…

- Dis-moi, Katsuto… Je te sens bien malheureux. Que t’arrive t-il ?
- Malheureux ?… Je ne suis pas malheureux… Enfin… Je ne crois pas l’être…

Pourquoi le serait-il ?… Il avait sa maison, il vivait bien avec cet étrange travail que beaucoup qualifiaient de simple « loisir », il avait trouvé sa place parmi les Datenshi malgré ses origines douteuses à leurs yeux… Et il avait une nièce qu’il adorait. Que pouvait-il demander de plus ?… Peut-être des parents, et un frère un peu plus compréhensifs, et moins… Butés ? … Katsuto fronça les sourcils avant de poser le regard sur la surface de son thé encore fumant… Peut-être bien que cela avait une incidence sur lui ? Non… Il avait changé de famille. La sienne portait le sabre à son côté, et protégeait Tokyo Funka. Si sa famille de sang ne pouvait pas comprendre ce qui pouvait le rendre heureux, alors soit. Ils n’existaient plus à ses yeux… Néanmoins… Une chose lui était restée sur le cœur et… Pour une raison qui lui échappait, il semblerait qu’il avait l’occasion de se libérer de ce poids…

- Ou peut-être que si… Du fait d’être… ici ?… Tu sais… Quand nous sommes partis, j’étais bien jeune et… Enfin… ils n’ont jamais voulu me donner ton adresse, pour que je puisse…
- Je les ai reçu, toutes tes lettres. Je t’ai même répondu.  Ne les as-tu pas reçues ?

Le silence répondit à l’ancien. Non. Le samouraï n’avait jamais reçu une quelconque lettre. Du moins, pas à sa connaissance. Et lorsqu’il avait commencé à s’éloigner de ses parents, et malgré ses demandes, jamais ils n’avaient acceptés de lui offrir l’adresse tant espérée. Puis lorsqu’il eut l’occasion de faire une recherche convenable, avec l’aide de sa nièce, ce fut pour apprendre que la jolie petite maison traditionnelle avait été rasée, à la mort de ses occupants. Il s’était senti idiot. Oui. Idiot de ne pas avoir cherché à faire ce genre de recherches plus tôt. Et le temps l’avait rattrapé, finalement. Et l’ancien était partit sans qu’ils aient put échanger. De ce fait, cette scène qu’il semblait vivre, ne pouvait-être que l’œuvre d’un délire suite au choc. Ou alors… Il n’avait pas survécu à la chute.

- Tu sais, Katsuto… Je ne t’en veux pas. Je ne t’en veux pas de ce silence. Nous avons chacun notre route, et j’ai été fier d’avoir pu faire partie du début de ton voyage. D’ailleurs, je le suis d’autant plus, en voyant ce que tu es devenu. - Il laissa son sourire s’élargir, tout en posant son regard grisé, encadré par les affres du temps - Tu fais honneur à tes ancêtres, en portant Ryuu dans cette nouvelle ère de guerrier. Tu leur fais honneur, en te battant de la sorte, malgré tout ceux qui s’opposent à toi… Alors je vais répondre à cette question qui alourdit ton cœur… Oui. Je suis très fier de toi.
- Je…

Kojima voulut répondre, mais… Finalement, il ne sut que dire, ne laissant glisser qu’un simple sourire. Il eut la sensation que son cœur s’était un peu plus alourdit, mais le fardeau semblait bien plus simple à porter… Alors il murmura un simple merci, et alors que sa vue se brouillait, il ferma les yeux…

________

C’est au son d’un bip régulier que le roux finit par revenir à lui, allongé là dans ce lit d’hôpital… Et au milieu de ce chant sinistre résonnait le bruit si caractéristique d’une personne tentant de pleurer en silence. Alors le roux ouvrit les yeux sur cette pièce froide, pour y découvrir Tousei, debout face à la fenêtre, et fixant l’horizon d’un air sombre.. Mais aussi Sumie, sa nièce, assise sur une chaise pour rester affalée sur le lit du blessé. Alors malgré ce mal de tête qu’il commençait à ressentir, le samouraï se permit sourire…

- Tsshé… Les vrais guerriers ne pleurent jamais…

Sa voix avait quelque peu brisée, mais qu’importe… Sa nièce s’était redressée d’un seul coup, les yeux embués par les larmes, avant de se jeter sur son oncle en l’insultant de tout les noms, alors que le regard du roux croisait l’unique œil encore valide de son coéquipier de toujours. Et si l’adolescente ne pouvait retenir ses sentiments, son ami se contenta d’un simple sourire, montrant ainsi son soulagement… Visiblement, son sommeil forcé avait duré bien trop longtemps à leur gout.
Terminé #9le 06.01.19 17:47
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Alec Hamilton [DT]
Invité
Aile Ouest du Palais
Rencontre Posthume

La viscosité fut la première sensation qu’il ressentit. Le long de sa tempe s’écoulait un fin filet qui le chatouillait. Ignorant le mal de tête lancinant qui lui donnait la gerbe à chaque mouvement, il porta l’index à son épiderme, recueillant quelques gouttes de sang. A la vue de ce délicieux sérum rougeoyant, le démon eut un soubresaut. Les capacités revinrent en rafales tandis que le fumet lui parvenait. Ses papilles furent servies, titillées à souhait par cette odeur un brin excitante. Couché au sol tel un alité, le suédois demeura quelques instants, profitant de ce moment d’enivrement. Puis, mû par la volonté de comprendre pourquoi diable il saignait, il se redressa lentement, les muscles couinant leur désaccord. Et pour cause, leurs fibres avaient été explosées, les courbatures le tenant sérieusement. En grognant de frustration, il finit toutefois pas s’asseoir parmi les débris de verre qui jonchaient le sol. Un bref regard aux alentours lui permit de comprendre où il se trouvait. Au gymnase. Plus particulièrement dans la salle de boxe.

Un bruissement sur sa droite alerta son prit embrumé, mais le pivot de sa tête fut trop tardif. Déjà, un poing musclé revenait à la charge, lui décochant une droite phénoménale. Alec étant déjà bien désaxé, la suspension de ses fonctions fut immédiate. Le démon n’eut alors d’autre choix que de laisser les ténèbres venir le cueillir, son corps retombant mollement.

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Pour la seconde fois de la journée, le blondinet ouvrit les yeux. Cette désagréable perception de déjà-vu le démangeait, mais il ne put qu’apprécier la légèreté qui l’habitait. Son corps paraissait flotter, ses pensées étaient claires et limpides, et la perception alentours avait été modifiée. Venait-il d’être hospitalisé ? Etait-il en train de rejoindre les étoiles ? Autant de questions qui vinrent le faire cogiter.

Rêves toujours Hamilton. Jamais le ciel ne voudra de toi. Non, tu vas crever comme un chien et ce sera un clébard de moins à sustenter.

« Bon allez petit con ! On a pas toute la soirée ! »

Sursautant, l’adolescent chétif qu’il était bondit sur ses pieds, reconnaissant la voix caractéristique de son padre. Sans plus chercher le pourquoi du comment, il sentit la peur venir le pourlécher, gagnant son cœur dans le vil but de l’emballer. Bien évidemment, les choses se terminèrent ainsi et le petit être partit en tachycardie tandis que son géniteur s’éloignait. Les ordres étant les ordres, Alec s’élança sur les traces d’Aym, tentant de venir se poster à ses côtés. D’une voix tremblante de confusion, il tenta de formuler :

« Papa… ? »

Le fier démon qui imposait le rythme ne daigna pas tourner les yeux vers le fils qu’il trainait.

« Oui blaireau. Tu as cru que tu allais pouvoir te barrer comme ça hein ? Fils ingrat ! Je t’ai tout appris, TOUT !! »

Dans sa fureur, le géant se jeta sur la trachée de son voisin, les yeux miroitants. Apeuré, notre blondinet glapit comme un bambin, faisant un bond de côté pour l’éviter. Qui était donc ce tyran qui se permettait de lui balancer toute cette rancune éhontée ?

Pas le temps, pas le temps !!!

Prenant ses jambes à son cou, le lièvre partit en quête de liberté, zigzagant entre les arbres pour échapper au prédateur qui voulait le happer. Sa fréquence cardiaque venait de faire un boum phénoménal, ses jambes ressentant d’ores et déjà les abysses de l’acide lactique. Ou du moins, les souvenirs de ces sensations lui filèrent cette vilaine impression. Dès lors, un goût sanguin vint sournoisement enserrer sa gorge. Bizarrement, ce moment fut nettement moins agréable que le précédent. Luttant contre les prémices de ses faiblesses, le jeune homme laissa échapper quelques larmes avant de finalement s’effondrer, harassé. Son corps frémissant d’angoisse demeura au sol alors que les pas continuaient à se rapprocher. Leur légèreté n’avait toutefois plus rien eu à envier à la lourdeur du fantôme passé.

Contre toute attente, les bras puissants d’Aym vinrent l’étreindre, le soulevant délicatement. L’apaisement fut immédiat, son petit cœur tentant de calmer la chamade que cette folle course-poursuite avait déclenchée. A ce moment là, le blondinet voulu ne jamais plus être reposé, la sérénité de ce souvenir étant bien trop forte pour oser vouloir la chasser. Le balancement occasionné par le pas de son coursier le berça petit à petit. Tant que le choc de pointe était encore perceptible, l’enfant eu toutefois du mal à trouver la paix.

Revenant sur ce curieux événement, Alec comprit la dualité des pensées qui le tourmentaient. Les yeux rivés sur la pointe de ses souliers ballotés, il songea avec horreur au premier Aym qu’il avait rencontré. Celui qui l’avait tant marqué à son arrivée en Enfers. L’instant fugace lui avait permis de revoir l’homme violent qu’il avait été, ses reproches emplis de véracité n’ayant manqué de le heurter. A n’en pas douter, ceux-ci ne reflétaient que le fruit de l’imagination du démon, mais Alec savait pertinemment que ce grand dadet aurait très bien pu les prononcer. Et à raison. Oui, il avait lâchement fui, abandonnant cette carcasse en putréfaction qu’était devenu son daron. Du précepteur patient et bienveillant, il n’en restait plus que l’ombre, et le jeune adolescent qu’il avait été n’avait pu s’en formaliser : Aym n’était plus le géniteur qu’il admirait.

A cette pensée, le suédois apprécia davantage le contact avec le coton doucereux du fin pollo que son père portait. Oh oui, celui-là, il l’aimait. Avec délice, il replongea dans cette époque bénie où les parties de chasses quotidiennes l’avaient fait triper. En gage de son appréciation, il vint entourer de ses petits bras le cou du coursier, se collant davantage aux pectoraux moulés. Qu’il aimait cette odeur d’eau de toilette qui puait à plein nez. Levant les yeux pour admirer le visage tracé de son papa, l’enfant savoura la vision des rayons lumineux se reflétant dans ses yeux glacés. Désireux de profiter de ce moment qu’il savait éphémère, le jeune impatient se mit soudainement à gigoter, provoquant l’arrêt simultané du coursier.

« Papa, papa ! »

- Oui mon ange ? »

- On peut aller chasser ? Oh s’il te plaît ! »

Les yeux suppliants, le petit diablotin attendit patiemment que le chef des troupes ait tranché. Au fond, il savait cette requête déjà amplement satisfaite. Aym adorait chasser, et il y avait tellement de choses qu’il devait encore lui apprendre ! Lors de leur dernière sortie, l’enseignement avait porté sur l’utilisation optimale des vents. Malheureusement, le jeune apprenti se sentait encore incertain quant aux informations transmises par son odorat. Néanmoins désireux de provoquer la fierté de son père, l’envie de réitérer se faisait plus présente encore.

« Seulement si tu nous rapportes à dîner.. »

Hurlant de joie, Alec mit pied à terre, se taisant subitement en se rendant compte de son erreur. Déjà, Aym s’était figé, écoutant le remue-ménage que le cirque de son fils avait provoqué. A 10h, des fourrées s’étaient secouées, témoignant de la fuite de gros gibier. Se couvrant la bouche de ses mimines, le petit eu un regard désolé à l’attention de son précepteur. Résigné à rattraper sa bourde, il ferma les yeux, humant longuement. Après tout, il avait désormais une tablée à rassasier ! Dans le silence de son pas feutré, il pivota de trois quarts, cherchant la brise idéale pour renforcer les éventuels fumets qu’il percevrait.

A 9h, un grognement vorace se fit entendre. Rouvrant les yeux en percevant le danger, le démon perçut une nouvelle fois son cauchemardesque parent revenir à la charge. Au diable la discrétion, un cri d’effroi le prit derechef tandis que les choses se répétaient. Paniqué, l’adolescent chercha des yeux son père bien-aimé. Mais le fantôme s’était évaporé, le laissant aux griffes des années qui s’étaient écoulées.

Ô combien de temps ce scénario à la con allait-il durer ? Notre blondinet alité n’aurait su vous le préciser. Dans ses sombres agitations, il était toutefois tout ce qu’il détestait, la proie. A sa peau toute de sang caillé s’était désormais ajoutée une sueur nouvellement perlée et sous les paupières abaissées, les yeux du démon roulaient.

A quoi bon chercher à se réveiller ? A un moment donné, il fallait bien affronter le passé et Alec était en train d’entamer une lutte qui demeurerait aujourd’hui à peine entamée.


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Si je puis me permettre une remarque, qu’il avait été bête de la provoquer ! En apprenant sa déchéance, le blondinet s’était littéralement emporté. Comment avait-elle osé initier le procès de son côté ? Elle lui appartenait et chacun de ses pas devait pouvoir être contrôlé ! Pas étonnant qu’ils en soient arrivés là, à lutter comme deux animaux enragés. La boxeuse avait lutté pour ses idéaux, le démon pour la conserver. A croire que les ambitions de la belle avaient triomphés... Face à l’ange, le démon avait été mis K.O.

Alice – Alec : 1 – 0


De même que face au passé, le démon avait succombé.

Le padre – Alec : 1 – 0.




Hors RP:

Concernant le contexte :

Paradis, Enfers, Terre, tout est réalité. Damned Town est une ville immense, perdue quelque part on ne sait où. Les humains qui commettent un péché s’y réveillent, comme après un long sommeil, aux pieds des marches de la Mairie, recouverts d’une petite couverture. Les déchus, exclus de leurs terres d’origines, y sont envoyés pour s’y racheter. De par la présence de la reine des anges, Edwige, et d’un roi démon, Dragon, les anges et les démons cohabitent avec tout ce petit monde dans la ville, se livrant une guerre ouverte, sans violence, car interdite, mais sans merci. Concernant Alec :
(Plus d’info : http://damnedtown.forumactif.org/f1-reglement-et-contexte)

Concernant Alec :
Petit blond effronté, ce démon né d’une mère suédoise ne rate jamais une occasion de tacler. Ayant grandi dans une culture humaine, il a toutefois fini par rencontrer son géniteur, venu pour le chercher. Désireux d’en faire un traqueur hors pair, Aym l’a emmené avec lui lors de ses missions sur terre, jusqu’à ce que l’attitude belliqueuse de son jeunot ne leur attire les foudres d’êtres bien plus influents. S’ensuivit une certaine descente aux Enfers dont Alec ne s’est finalement jamais vraiment émancipé.

Concernant les changements soudains de personnalités du padre [oui ce titre est trop long]:
Dans son enfance, quand Aym est venu chercher Alec sur Terre, il fut un père aimant, bienveillant et inspirant. Ce souvenir là n’a eu de cesse de bercer le petit démon. MAIS, à partir du moment où les deux hommes eurent rejoints les enfers (terre d’origine pour Aym, terre d’adoption pour Alec), le comportement du géniteur changea du tout au tout, ne laissant q’un être aigri, exigeant, antipathique.
Ce rp est donc un mélange des souvenirs du blondinet, qui même des années après ne sait pas sur quel pied danser vis-à-vis de son padre.
Bon, ça part en steak, ok, je l’admets.

Terminé #10le 06.01.19 18:02
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Nue [MKK]
Invité
Spoiler:
Le forum est inspiré de l’antique cité de Sumer, on est donc dans l’antiquité. L’esclavage est pratiqué dans le modèle de la Rome antique : tout est très encadré et les esclaves ont paradoxalement plus de droits que même certaines personnes du peuple. Les esclaves sont la propriété du Royaume et donc un esclave peut être retiré à un maître abusif et ce dernier puni.

Nue Défie-la-Mort est l’esclave d’une Haute Prêtresse, celle de la déesse de la Mort et de la Maladie : Derketo. Avant ce maître-ci elle a eu 3 maîtres différents auxquels elle a survécu lorsqu’ils sont morts, ce qui explique son honorifique. De plus, elle a été longtemps assassin pour le compte de son second maître. Le dernier maître était son époux, il fut tué devant les yeux de la jeune femme qui fit une fausse couche et qui mit une longue année à se remettre tant de ses blessures que de la perte brutale. Nue est réputée pour être une jeune femme impitoyable et terrifiante, elle est percluse de cicatrices dont une qui balafre son visage, vestiges de son passé. Cependant, elle cache une grande fragilité lorsqu’on la découvre, maquillée d’agressivité pour ne plus souffrir. Elle a pour réputation de haïr le monde qui lui a volé son amour et aspire à le voir détruit.
Dans ce monde, l’on devient adulte à 15 ans et Nue épousa son mari à cet âge, jusqu’à le perdre lorsqu’elle avait 18 ans.

Rencontre Posthume
“A chaque jour d’absence, à chaque jour de silence...”
E
lle n’avait pas vu venir le coup, ni qui l’avait porté entre les deux assaillants. Un goût ferrugineux lui monta en bouche, familier et elle s’écroula entre deux rues, la tête bourdonnante. La réalité se distordait doucement tandis qu’elle perdait lentement connaissance, glissant plutôt entre deux eaux, deux états. Ni vraiment consciente, ni inconsciente, ses pensées divaguaient vers son Maître, qui l'attendait pour la nuit. Le soleil s’était éteint en un dernier flamboiement d’or et de safran lorsque Nue avait perdu pieds, comme une oraison.
Sous ce crépuscule baigné de mauve et d’étoiles encore pâle, quelque chose dansa dans son champ de vision. Une forme familière, trop sans doute. Le coeur au rythme lent tambourina brutalement tandis que l’ombre fugace se précisait. Elle avait l’impression étrange de flotter entre deux mondes en simple spectatrice de son corps gisant face contre-terre. Etait-ce cela mourir ?
Lorsque les deux yeux trop verts se déportèrent de son propre corps, elle considéra la forme nouvelle qui se dessinait à ses côtés.

“Finh…” Souffla-t-elle sans oser y croire. Son époux pencha la tête sur le côté avec ce sourire qu’il avait toujours eu. Les pattes d’oie au bord des yeux étaient les mêmes, la barbiche noire brune soigneusement entretenue était taillée à l’identique. Même sa toge était celle qu’il portait lors de l’assaut. Etait-il venu la rejoindre, à présent qu’elle mourrait à son tour.
L’eau chamarrait les prunelles de la jeune femme qui s’autorisa un sanglot - au diable la dignité puisqu’elle était morte ! “Finh !” Répéta-t-elle, les épaules tremblantes. Elle l’appela, comme elle l’appelait chaque nuit en songe, lorsqu’elle tendait les doigts vers la dépouille tellement aimée tandis qu’on la rossait. Elle l’appela de tout son être, comme une prière inlassablement répétée.
L’apparition lui ouvrit tendrement les bras dans un sourire indulgent, de ceux qu’il avait si souvent quand elle ne parvenait pas à dormir et le cherchait dans toute la maison comme s'il pouvait disparaître.
“FINH !” Nue cessa de penser, de rationaliser, se ruant vers lui, le serrant tout contre elle. Son amour… C’était son odeur, c’était sa chaleur, c’était lui tout entier, qui lui était rendu comme au soir de leur mort mutuelle. Elle hoquetait à gros sanglots, le visage caché contre ce torse mince. “Pardon… Pardon… Pardonne-moi…”; pleurait-elle tout contre l’être adoré. “Pardonne-moi de ne pas être morte… Je voulais juste… je voulais… rester avec toi…”
La main arachnéenne se déposa sur sa tête, faisant filer les mèches blanches de la chevelure qui avait été blonde avant le drame. “Il n’y a rien à pardonner, petite.” Il souriait, égal à lui-même, là où elle s’abandonnait au chagrin. Sa voix, son odeur, son contact se conjuguaient pour lui faire perdre la tête. Nue bredouilla de nouveau, reniflant piteusement : “Mais je n’ai pas pu te protéger… Je n’ai rien pu faire… Et… Et… Notre bébé…” Elle ne put continuer, ressentant en elle ce vide terrifiant qui l’avalait de l’intérieur depuis plus d’une longue année. Son ventre avait été un abysse stérile au lieu de s’arrondir de jours en jours. Les mains chaudes, rassurantes, se déposèrent sur ses épaules tremblantes tandis que le visage aimé se faisait plus grave. “Petite… Cette situation, je l’ai provoquée. C’est à moi de me faire pardonner. J’ai laissé mon épouse et mon enfant souffrir. Tu as dû apprendre à vivre avec le manque, l’absence… Tu as dû grandir seule.” L’assassin secoua la tête, barrant son visage en larme du dos de sa main pour tenter d’endiguer ce flot. Elle ne voulait pas pleurer, elle aurait mieux aimé lui dire qu’elle allait bien, qu’elle vivait bien mais c’était un mensonge. Malgré sa nouvelle situation incertaine et ce nouveau maître qui prenait toute la place vacante, Finh avait été son repère, son fanal dans une réalité misérable. Il avait acquis une esclave que l’on prétendait maudite, il l’avait épousée, lui avait offert un foyer.
“Tu me manques, Maître…” Soupira-t-elle, laissant son époux glisser ses doigts sur son visage trempé. La caresse lui fit le coeur plus lourd encore. “Je suis désolée… j’ai pas eu la force… De me tuer…” “Chut, ma belle. Vis. Vis au contraire de toutes tes forces. Mais pas pour nous : vis pour toi.” Il l’enlaça tendrement et Nue se haussa sur la pointe des pieds, se pendant à son cou, comprenant qu’elle ne mourrait pas encore ce soir-là. Elle avait encore fort à faire avant de le rejoindre… “Emmènes-moi, Finh…” Il secoua la tête en signe de négation face à cette supplique née du manque et la serra plus fort tout contre son coeur. “Lorsque le monde finira, nous serons ensemble, pour toujours cette fois.” Lui glissa-t-il à l’oreille. Déjà, la sensation au bout des doigts de Nue s’estompait, elle sentait la silhouette lui échapper comme l’écume sur dissout sur le sable.

Avant qu’elle ait pu l’embrasser, il avait disparu et elle reprit conscience sur cette terre gorgée de sang.
“Je… vivrais…” Murmura-t-elle à la nuit désormais bien avancée, ses lèvres fendues salies de sang coagulé s'agitant dans l'obscurité. “Je vivrais en attendant de mourir à mon tour…”
©️ nightgaunt
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