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EPREUVE 4 • Voyage en Enfer

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Terminé #21le 05.01.19 23:31
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Mizuko [ANDREA]
Invité
Avertissement : ce texte contient des scènes abordant le thème du suicide, si vous y êtes sensibles, soyez avertis.


Voyage en Enfer

Mizuko & Le Diable



« C’était une nuit, ou le sommeil ne voulait pas de moi. » Enfin lui je ne l’ai pas encore tué le marchand de sable ! « J’étais assise dans mon lit observant le ciel et les nuages qui passer devant la lune. Je ne me souviens plus de l’heure exacte mais la lune était très haute dans le ciel. Je savais que mon géniteur était encore dehors en train de se taper des putains mais je ne savais pas quand est ce qu’il allait rentrer. Et je ne voulais pas le savoir. Mais depuis plus d’une heure j’entendais ma mère faire des aller et venu entre sa chambre et le couloir en ouvrant et fermant la porte. » Je me demande encore aujourd’hui pourquoi l’amour et si puissant mais je ne vais pas me plaindre. « Un quart d’heure après les murs se mirent à trembler d’un coup sec précèdent d’un claquement de porte violant. Il était là... :

- N’y a t-il personne donc pour venir m’accueillir et me débarrasser de mes affaires ? cria-t-il.
Là les pas légers de ma mère se fit ressentir dans ce malaise :
- Excuse-moi... Mais tu rentres tard ce soir encore... dit-elle tout en débarrassant mon géniteur.
- Ferme ta gueule. Va me chercher une bière au lieu de me faire chier, s'exclamait-il en prenant la direction du salon.

L’appartement ? Comment était-il ? Petit très petit même. Une seule chambre que ma mère me laissé. Une petite pièce de vie comprenant la cuisine. Et une salle de bain. A la base mes parents dormaient dans le salon sur le canapé lit, je me souviens toute petite quand je dormais avec eux ! Enfin... Depuis plus d’un an ma mère à installer un matelas dans le couloir entre ma chambre et la salle de bain... Laissant mon géniteur seul dans la pièce de vie. L’appartement était dans un état lamentable, entre mon géniteur qui frapper les murs lors d’excès de colère et le temps qui n’arrange rien... Il y avait plus de trou que de plâtre. C’est par un de ces trous que j’ai vécu cette scène horrible. :

- Elle n’est même pas froide ma bière ! T’ain tu fou quoi des tes journées ? C’est trop demandé d’avoir une bière fraîche ? Tu sers à rien de toute façon.
- Gomen...
dit-elle silencieusement.

Il se leva de son fauteuil tout en balançant la canette de bière ouverte sur ma mère et s’approcha pour l’attraper par le cou :

- Comment ça « gomen » ? tu t’excuses à genou salope ! dit-il en relâchant ma mère qui s’effondra au sol à court de souffle. Elle s’exécuta sous ses ordres. Tu vois ce n’est pas difficile, finit-il en ouvrant les bras et s’en allant sur son fauteuil devant sa télévision.

Derrière mon mur je bouillais de rage, je n’avais qu’une envie c’était de protéger ma mère mais je savais que si j’intervenais, je ne ferais qu’envenimer la chose plus qu’elle ne l’est. Et de toute façon j’étais trop faible... Faible... Foutaise. Pendant plus d’une heure ma mère est restée la tête baissée à genoux sur le sol le regard vide. Tandis que mon géniteur s’était endormi devant ses émissions à la con. C’est là que je vis ma mère faire l’impensable... Je savais que son amour pour lui était grand, mais il n’allait que dans un sens. Le géniteur ne pensait qu’aux autres filles plus attirantes. Ma mère avait bien compris la situation et se sentait telle une esclave, entourée d’une cage en plâtre accompagnée d’un mari violent. Elle ouvrit un tiroir de la cuisine et en sortit un couteau de cuisine affûté. Elle se retourna vers son mari et là... El-elle porta le couteau s-sous sa go-gorge, et...et d’un coup sec, se trancha la gorge. Sans un cri, sans un bruit…»


- Alors Mizuko, cette histoire t’a plu ?
- Arrêtez-ça…

La personne vêtue de rouge s’empara d’un scalpelle et s’approcha de Mizuko :

- Je connais ton point faible ma petite, imagine donc un instant que cette femme soit ta sœur adorée… Il glissa la lame sur le bras de Mizu et un trait de sang glissa le long de sa peau. Je vais te faire revivre la scène encore une fois, mais cette fois-ci, elle aura le visage de ta sœur.

«Elle ouvrit un tiroir de la cuisine et en sortit un couteau de cuisine affûté. Elle se retourna vers sa sœur et là... Elle porta le couteau sous sa gorge, et d’un coup sec, se trancha la gorge. Sans un cri, sans un bruit…»

- CA SUFFIT ! Hurla Mizuko ! Je préfère mourir que de revoir ça en boucle !
- Que dis-tu ma mignonne, ce ne serait plus l’enfer si je te laissait reposer en paix. Sa lame glissa une nouvelle sur son bras atteignant ses veines principales. Le sang coulait lentement le long de ses doigts et filet jusqu’au sol où il s’évaporer à son contact. Mais serait-ce des larmes qui coulent sur ton si jolie minois ? Ce n’est que plaisir de te voir tant souffrir. J’aimerai tant ôter ta peau mais que ce moment n’est aucune fin.
- S’il vous plaît… C’était un accident… Je n’ai jamais voulu faire du mal à ma soeur… Je… Mizuko s'arrêta de parler et serra ses poings.
- Serait-ce de la compassion ? Ce n’est pas par hasard que ta sois disant sœur se retrouve pendue dans votre demeure. Il porta la lame sous la gorge de Mizuko. Je vais te faire subir ses souffrances. Et d’un coup sec il trancha la gorge de la jumelle.

Mizuko s’éveilla dans un cri de douleur et se réveilla lentement. Sous sa main elle pouvait ressentir l’herbe verte caresser sa paume. Elle chercha du regard sa soeur mais en vain. “Que fais-je donc ici ?” Elle se releva et vit un sentier au loin. “Est-ce que je viens de rêver où…?” La jeune fille marcha 5 mètres avant de se souvenir. “Quelque chose m’a attiré ici, était-ce mulot que je poursuivais ?” Elle regagna le sentier et vit sa sœur au loin l’attendant assise sur un rocher. “C’était si réel…”
Dans un buisson non loin deux yeux rouges luisaient et disparurent laissant entendre un petit ricanement.


[Les rongeurs sont souvent désignés comme des diables, car ils ont été excommuniés il y a très longtemps par un évêque.]

~ 1100 mots ♥️
Dépendez de quelqu'un, et vous vivrez en enfer..
Terminé #22le 05.01.19 23:47
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Nevrabriel Erskine |IE|
Invité
hrp:
Nevrabriel Erskine de l'Institut Espoir |IE|


EPREUVE 4 • Voyage en Enfer - Page 3 RGoy-rOb

en gros, Nev c'est un mec bien, un bon pote, sympa que tout le monde kiff (oui oui xD) Il est le genre timide extraverti mais à prit en assurance depuis l'exécussion d'une patiente. Cependant, même si il se montre jovial et accueillant. Il est très maladroit et manque parfois de tact mais travail beaucoup là dessus. Il n’aime pas faire du tort à autrui, ça le peine. C’est un garçon qui a le cœur sur la main, serviable, galant et dévoué à ses amis. Il est un très bon observateur et intelligent. Il comprend vite les gens et les situations. Il est très souriant et on l'aime facilement pour ça.
Il adore les étoiles et la musique.

A savoir :
-Il a accidentellement tué son petit frère lorsqu'il avait 14 ans à cause de sa maladie et sa soeur lui en veut.
-Astrid est la secrétaire d'Ange Barrabil, un médecin, et il était (il l'est encore) amoureux d'elle mais elle a du retourner chez elle à Londres.
-Donatien Elpida est son médecin et fils du directeur
-Agnès Dessanges est la secrétaire de son médecin et il l'aime comme une 2e maman
-Loreleï est une patiente qui s'est faite exécuté publiquement devant tout le monde par Ange Barrabil, sur une estrade, dans la cours


Le contexte :
Institut Espoir est un hôpital sur une île, un hôpital de "dernier recours" pour les plus malades. Seulement, bien qu'il ait une excellente réputation, l'Institut est en vérité un lieu de scène macabre où certains médecins utilisent la rareté ou la vulnérabilité des patients pour en faire des expériences.


BONNE LECTURE <3

Nevrabriel errait dans les couloirs. L'institut ... Cette île vendue comme un refuge et la chance de pouvoir être soigné lorsque tout les autres hôpitaux ont échoué, dernière solution, dernière chance. Ils n'ont pas dis sur la brochure que certains médecins s'amusaient à faire des expériences sur leurs patients, ils n'ont pas dit non plus que ceux qui essayaient de s'enfuir mourraient. Ils n'ont pas dis qu'il était interdit d'aimer, de penser librement, de s'épanouir en temps qu'être humain. Ce n'était pas une dernière chance mais une prison en attendant de mourir entre les mains d'un médecin ou par abandon d'espoir.

Alors que ses pas le conduisaient à une destination inconnue, il avait l’impression que les murs si blancs et si froids de ce lieu se déformaient. Nevrabriel se massa les yeux. Il devait être fatigué. Pourtant, à mesure qu’il marchait, il avait la douloureuse impression qu’on l’épiait. Qu’on le suivait. Il sentait une ombre sur lui. Une ombre imposante. Il s’arrêta et semblait entendre des pas. Des talons à la fois léger d’un petit gabarit mais lourd de détermination.
Nevrabriel se retourna alors que sa respiration se faisait plus danse, ses pupilles dilatées au maximum pour essayer de distinguer quelque chose dans l’obscurité. Une silhouette familière se forma. C’était sa sœur. Elle avait le regard en colère. Même si pour le patient, cette gamine était le trésor de sa vie, il en avait peur à cet instant. Elle débordait de haine tel un tigre affamé trouvant une proie.
Sa voix s’éleva dans les airs pour accuser le roux d’avoir tué leur petit frère. Elle hurlait sa haine. Elle avait un couteau. Elle voulait le tuer. Pire ; elle voulait qu’il souffre autant qu’elle avait souffert. Elle s’avança, ses talons résonnant dans tout le couloir, son arme à la main, main vengeresse, main dévastatrice, main meurtrière.
Même si Nevrabriel savait qu’il pourrait se défendre en vu de leur force physique à tout deux, il n’osait pas affronter sa propre sœur et s’enfuit à travers les couloirs de l’Institut. Il courrait mais avait l’impression que son chemin le menait à une impasse. Pourtant, il connaissait ce bâtiment par cœur, alors, pourquoi ne pouvait-il pas trouver la sortie ? Pourquoi est-ce qu’il était seul dans le noir, poursuivit par une personne qu’il aime mais qui cherche à le tuer ?

Pitié, sortez moi de ce cauchemar !

A cet appel, une main salvatrice agrippa son poignet dans sa course et les couloirs monstrueux devinrent stables et presque doux. En se tournant pour voir la personne qui venant de l’agripper avec une délicatesse insoupçonné, Nevrabriel découvrit le doux visage d’Astrid. Ses cheveux d’argents semblaient presque flotter dans l’air tel de délicats rayons de lune. Son visage clair et ses yeux de bleuets apaisèrent instantanément le roux. Elle l’entraina dans la pièce où elle se trouvait. C’était son bureau, là où ils se sont rencontrés et où il savait où la chercher. Ce bureau était plongé dans la nuit mais semblait vraiment chaleureux et calme. Tout comme la propriétaire, si belle, toujours si douce et délicate comme une fleur s’épanouissant un doux matin de printemps.
Pourtant, quelque chose n’allait pas. Astrid se dirigea vers une valise et en un battement de cil, son bureau se retrouva vide. Vide de meubles, vide d’objets, vide d’âme. Il n’y avait plus rien, même pas cette chaleur qui avait marqué cette pièce. Nevrabriel ne comprenait pas. Pourquoi est-ce qu’elle partait ? Pourquoi est-ce qu’elle les abandonnait tous alors qu’elle s’était promis de les aider ?

Elle se retourna vers le roux, le visage de marbre, ses yeux le méprisait comme on mépriserait un cafard. Elle éleva sa voix de porcelaine à travers la pièce, créant un écho de torture pour le cœur de Nevrabriel :

_Pourquoi devrais-je rester ? Tu n'es pas un homme, juste X36. Tu vies dans des hallucinations qui te renvois au passé. Moi je suis saine et je suis libre. Toi tu n’es rien et tu ne seras jamais rien.

Nevrabriel avait l’impression qu’on lui plantait des poignards aiguisés dans le cœur. Il la regarda partir, et chaque pas résonnant à ses oreilles lui donnèrent l’impression qu’on retournait les couteaux un à un dans sa poitrine qui se brisait en morceau. Il finit par poser genoux à terre en serrant les poings.

Perdre sa sœur
Perdre la fille dont il était tombé amoureux.
Pourquoi est-ce que la vie lui avait fait ça ?
Pourquoi ?!

Alors que l’espace autour de lui devenait noir, il sentit une présence venir à sa rencontre. Nevrabriel leva doucement la tête, ses yeux distinguant parfaitement la silhouette familière et immaculée de son médecin. Le roux savait qui était son médecin, qu’il était vil et cruel, possessif, malsain. Cependant, il était le seul qui ne l’avait pas abandonné. Tout ceux qu’il aimait était mort ou partis loin de lui. Alors, lorsque Donatien lui tendit la main, Nevrabriel l’accepta et le suivit dans le néant. La main de son médecin était froide, sans amour, sans chaleur, mais au moins elle était là pour couvrir la sienne …

Donatien finit par s’arrêter, lui demandant de regarder droit devant lui. Nevrabriel distingua une silhouette attachée à un pilier. Il fit quelque pas et lorsque la brume des ténèbres s’écarta, il reconnu sans peine la petite Loreleï. Le cœur de Nevrabriel se serra fermement alors que des sueurs froides venaient hanter son visage. Il avait une arme dans la main et il ne pouvait pas bouger.
Donatien, derrière lui, glissa ses longs doigts squelettiques sur le torse de Nevrabriel, les laissant parcourir son corps jusqu'à ses hanches comme un amant découvrant sa moitié. Puis, ses mains remonta à ses épaules et caressa ses bras jusqu'aux doigts de son patient avant de lui susurrer, tel un serpent tentateur :

_Ne t'en fais pas mon Pavot, je suis là pour te guider. Tu peux avoir confiance en moi. Je vais t'aider, comme je l'ai toujours fait depuis que tu es venu à moi.

Nevrabriel tremblait de tous ses membres en regardant la petite qui attendait sa sentence. Mais elle n'avait rien fait. Elle était innocente. Elle voulait simplement rentrer chez elle.
Donatien fit lever les bras de Nevrabriel alors que son souffle brûlant et empoisonné lui traversait le cou. Nevrabriel ne voulait pas faire ça, alors, pourquoi est-ce qu’il était obligé de le faire ?
Pourquoi est-ce qu’il était obligé d’obéir à Donatien ? Pourquoi est-ce qu’il était obligé de rester à l’Institut ? Pourquoi est-ce qu’il était obligé de voir les gens mourir ?

Le coup parti.

Le néant se transforma en estrade au milieu de la cours de l'Institut. Le personnel assit sur des chaises, Astrid parmi eux, les patients de l'autre côté de l'estrade. Du sang. L'odeur de poudre. Des cris. Des larmes. Barrabil, son véritable meurtrier, à ses côtés, les mains propres, le sourire fière.

_Finalement, c'est toi qui l’as tué, à lui faire croire qu'elle avait une chance de partir.

Nevrabriel regarda ses mains tremblantes et noyées de sang avant de s'enfuir. Il ne savait pas où, mais il courrait loin de tout ça. Ce n'était pas lui qui avait tiré ! Ce n'était pas lui qui l'avait tué ! Ce n’était pas lui !

Nevrabriel courut jusqu’à la falaise où il reprit son souffle. Le vent était violent et les vagues déchainés. En se retournant, Agnès, la secrétaire de son médecin, était là. Nevrabriel lui hurla qu’il n’avait rien fait. Mais Agnès fronça les sourcils en le jugeant et s’approchant de lui :

_Je sais. Mais tu m'as trahi. J’ai tout fais pour que tu sois heureux ici. Je t'aimais comme un fils. Je t’ai toujours soutenu. Et tu fouilles dans le bureau de ma collègue ? Tu fais une carte pour t'enfuir d'ici ? Tu aides les patients à faire la révolution ? Tu m'as trahi. Tu m'as abandonné. Tout comme tu as trahis et abandonné ta famille. Tu ne mérites pas qu'on t'aime.

Puis, Agnès posa fermement une main sur son torse et le poussa avec force. Il perdit l'équilibre et se sentit tomber dans le vide sous le regard de tous ceux qu’il a aimé, tous ceux qu'il a abandonné ...

Nevrabriel ouvrit les yeux dans un sursaut, la respiration haletante. Il tourna la tête et vit le regard doré de son médecin, aussi froid que transperçant, traverser tout son être, tel un amant possessif regarder sa conjointe avec fascination, domination et l'envie malsain de la posséder corps et âme. Souriant sur le côté de son visage, seul son regard avide d'un désir mystérieux et sinistre ressortait de sa peau et ses cheveux dénués de couleurs et de vie.
Nevrabriel se retourna pour lui tourner le dos alors qu'un frisson de terreur et de dégoût lui parcourait tout l'échine.

Il n'était jamais sorti de l'Enfer ...
Terminé #23le 05.01.19 23:48
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Bryt'frea La Borgne [ADMI
Invité
DESCRIPTION DU PERSONNAGE ET REMISE EN SITUATION
Description du Personnage et mise en situation:
Bryt’frea La Borgne Oreille-Coupée est une lupane borgne, parcourant les terres d’Arcaëlle en recherche de contrats divers (captures, combats à mort, et tout autres travaux requérant de se salir les mains et de savoir tenir une arme). Ce n’est pas une personne commode, du haut de ses deux mètres et de ses 250 kilos de muscles, de poils, de griffes et de crocs. Née pour combattre, cette dernière en a d’ailleurs perdu un œil, et en acquis de nombreuses cicatrices.
C’est un personnage asocial, irascible et exécrable, qui ne s’intéresse qu’à une seule chose : le combat. Et la victoire.



Lupan: Le Lupan est une race mi-homme mi-loup vivants en clans à travers le monde. Ils parlent (pour la plupart) très mal la langue commune, et parlent plutôt des dialectes qui leur sont propre : le lupan et le canin. Pour ce RP, il sera décidé qu’elle parlera la langue commune.
Arcäelle:  monde dans lequel se trouve l’univers du forum, un monde médiéval-fantastique.

EPREUVE 4 • Voyage en Enfer - Page 3 O3wj

Un Voyage en Enfer - 1390

- Lâche-moi espèce de chien enragé ! Que l’Enfer t’emporte avant si je ne te tue pas !

-C’qu’est ? Enfer inutile. Moi être Enfer, parla d’un rire gras Bryt’frea à l’homme, avant de l’assommer d’un coup de patte.[/color][/b]

Mais Bryt’frea grogna d’un seul coup, en sentant l’air autour d’elle se réchauffer. Le vent était tombé. Le silence se fit autour d’elle. Un silence… Presque mortel. S’arrêtant ainsi en plein milieu d’une des routes d’Arcaëlle alors qu’elle traînait par le pied un humain odorant et complètement saoul, la femelle montra les crocs ; un long grognement s’échappa de ses babines alors que cette dernière regardait aux alentours, guettant comme un danger.

C’est là que le sol se fissura sous ses pieds. Le son n’éclata que quelques millisecondes plus tard tant l’impact fut fort et rapide, mais il était déjà trop tard : Bryt’frea et son colis tombaient déjà dans les affres de ce gouffre rougeoyant, semblant être fait de flammes et d’âmes vidées de toute conscience, les appelant afin de les dévorer. Jetant dans un grognement de colis l’homme saoul dans les bras des trépassés afin de se libérer de son poids, La Borgne ne put cependant que se laisser tomber. La seule chose qu’on entendit d’elle fut un long hurlement craintif. Le vide ne semblait alors jamais s’arrêter...

Ce ne fut que lorsque les pieds de Bryt’frea touchèrent le sol que ce hurlement s’arrêta. Enfin, ai-je dit les pieds ? C’est littéralement le corps entier du colosse qui s’effondrait sur le sol dur. Le choc créa de nouvelles fissures, et Oreille-Coupée mit bien quelques instants à se relever, complètement sonnée. C’est d’une patte griffue que la Lupane se gifla pour se remettre les idées en place.

C’qu’est c’endroit ?, s’aboya t’elle à elle-même plus qu’au lieu.

Autour d’elle… Il n’y avait rien. Aucun décor. Elle semblait être dans le noir complet, mais il y avait quelque chose de plus que cela. Ce n’était pas un manque de lumière, Bryt’frea l’aurait su de par son caractère nyctalope. Quelque chose n’allait pas, ce n’était pas normal. Et tout ce qui avait un attrait à l’anormal… Signifiait qu’il y avait de la magie.

Et ça, Bryt’frea… Elle n’aimait pas. Alors que la bête se concentrait - malgré son maigre esprit - sur quelque chose pour tenter de comprendre… C’est là que ce même esprit sembla perdre pied. L’aspect de ce qui l’entourait semblait se déformer. C’est comme si la géométrie inexistante de ce lieu cherchait à prendre forme. Et pourtant, cette dernière semblait si impossible. La Lupane lâcha un grognement de douleur alors que sa vue lui jouait des tours. Ses sens cherchaient à tenir bon, mais ils finirent par la déséquilibrer. Ils lui disaient que des murs se trouvaient si près, et pourtant qu’ils n’existaient pas. Tout était impossible et pourtant si possible à cet instant. Chacun des lois de ce qui pouvait être normal basculait, et l’univers l’entourant semblait vouloir donner naissance à autre chose. Son cœur palpitait, et ces battements-là venaient contracter son corps, sa pensée, sa perception d’une manière irréalisable. C’était tout sauf un endroit vide. C’était un endroit vide. Qu’est-ce qui existait, et qu’est-ce qui n’existait pas ? Chaque endroit où son regard se posait semblait appartenir à une seule chose. Un être. Doté de pouvoirs étranges, mais qui ne pouvait pas avoir de nom. Combien de temps venait-elle déjà de passer dans la bouche de cette créature. Combien de temps ? Qu’est-ce qu’était le temps ? Où était-elle ? Qu’est-ce qu’était la notion de présence ? La Lupane semblait elle-même être ici ou nulle part. Face à tout cela, sa propre existence lui semblait inutile. Dans des tentatives désespérées, Bryt’frea cherchait à regarder ailleurs et partout, pour tenter de reprendre contenance. Qu’une seule petite victoire lui permettrait de revenir à la … Réalité?

Puis alors que son corps lui-même semblait se déformer… Tout cessa.

En face de lui, une masse informe. La fixer lui redonna ces mêmes sensations. De la gueule de Bryt’frea s’écoulait de la bave, alors que cette dernière chercha son arme dans son dos pour attaquer cette étrange créature. Mais rien. Son arme avait disparu. Et son corps semblait si lourd… Ces sensations l’avaient envahie, et elle peinait à penser.

Mais cette forme étrange se mit à vibrer, et une voix retentit.

- Bonjour, Bryt’frea La Borgne Oreille-Coupée.

- Qu’est ? Quoi avoir fait à Bryt’frea?, rugit cette dernière dans une colère monstre.

À chaque fois qu’elle aboyait ses paroles, de la bave et de la salive odorante se répandait autour d’elle, dans des clapotis qui résonnait d’autant plus. Comme s’ils tombaient à l’infini autour d’elle. Mettant ses pattes sur ses oreilles ultra-sensibles, la Lupane se recroquevilla.

- Quoi avoir fait à Bryt’frea !

- Oh… Du calme, du calme. Vous ne devriez donc pas aggraver votre cas ainsi, n’est-ce pas ? C’est vrai que des êtres aussi primitifs que les Lupans ne doivent pas apprécier cette vision ; mais que n’appréciez-vous donc pas, hum ?

La voix semblait se gausser et Bryt’frea rassembla toute sa colère pour tenter de broyer entre ses pattes griffues la créature immatérielle. La seule réponse fut celle de l’air que son corps brassa… Et de la chute que La Borgne fit. Intemporelle, infinie.

- Allons, allons. Nous ne sommes pas là pour nous battre. Mais pour vous juger. Vous êtes un de ces êtres étranges, Bryt’frea. Il est difficile pour nous de choisir une sentence. Vous n’avez pas peur de la mort, dit la pensée scruteuse…

À ce même moment, des lames virent déchirer la peau touffue de la Lupane qui lâcha plusieurs grognements de colère, en tentant de se défendre. Son corps s’agitait de partout, de son mucus s’échappant de sa gueule furibonde. Chaque coup de patte qu’elle donnait aux lames la taillait. Mais à ce moment-là, ce n’était pas de la peur. Tout n’était que pure colère. Mais ces dégâts, ces entailles… Ne firent que raviver la flammer de la femelle. La douleur lui rappelait le goût du combat, le goût de la vie. Que la mort devait se faire dans le combat.

- Bryt’frea sortir. Bryt’frea tuer chose magique. Bryt’frea forte.

La voix se gaussa.

- Oui… Oui bien sûr que vous allez chercher à nous échapper. Vous voyez, vous ne craigniez pas la mort. Vous ne craigniez pas les blessures. Vous ne craigniez pas non plus le fait d’être chassé, comme vous avez chassé le pauvre homme que nous avons reçu en sacrifice.

La respiration de la femelle Lupane se faisait saccadée, irrégulière et son souffle rauque résonnait dans l’endroit insubstantiel.

- Bryt’frea retrouver liberté. Bryt’frea pouvoir tuer. Bryt’frea servir.

Un nouveau rire, ironique, sadique, et particulièrement convulsif prit l’être…

- Oui… C’est cela. La liberté. Oh Bryt’frea. Si seulement vous n’aviez pas décidé d’être aussi obstinée. Si vous aviez décidé d’abandonner votre vie si violente. Vous auriez pu nous servir. Mais vous êtes justement trop.. Libre. Et nous allons vous dompter.

C’est là que les premières matières se créèrent. Des barreaux se matérialisèrent autour de Bryt’frea. Des chaînes serpentèrent alors le corps musculeux et massif de la Lupane; ses bras s’attachant d’eux-mêmes. La Colosse se débattait, criant cette fois-ci dans sa propre langue.

- Non ! Non, je vais vous tuer. Je vais vous arracher la gorge, qui que vous soyez. Je vais sortir d’ici. Je résisterais à votre emprise maléfique. Venez en face, sale bestiole, que je vous éventre !

Mais rien n’y faisait. Au-dessus de l’Oreille-Coupée, un cercle de lumière apparut. C’était le monde extérieur.

- Ce monde, vous le voyez? C’est le vôtre, Bryt’frea. Regardez-le.

La lumière soudaine aveugla l’être nyctalope qui vit alors sa tribu, ses autres frères Lupans. Ils étaient là, à vivre, à boire, à croquer - au sens propre du terme - leur vie violente et bagarreuse. La femme aboya. La femelle hurla. La femelle hurla encore et encore. Ils ne l’entendirent pas.

Alors qu’elle réussit à briser une de ses chaînes, passant une des pattes griffues entre les barreaux de la cage, le portail se rapprocha. La Lupane pouvait le toucher. Elle pouvait… Si seulement elle pouvait passer ne serait-ce qu’un de ses coussinets.

Au moment où ce dernier toucha le portail… Celui-ci disparut. L’endroit replongea dans les ténèbres. La vue de Bryt’frea se coupa.

Et dans l’obscurité… Un rire retentit. Un rire long, contenté, satisfait.

- Bienvenue en Enfer, Bryt’frea.
Terminé #24le 05.01.19 23:56
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Iriel [TFB]
Invité
Son corps est là. Las de sa vie passée.
Étendu, les yeux clos, la poitrine figée dans une ultime expiration.
Inerte.
Frappé par les astres. Une comète transperce le ciel nu.
Elle se laisse porter par les flots des chants funéraires qui bercent le voyage.
Rien ne saurait troubler la voile du funeste galion.
Immortelle dans le Cycle, rien ne subsiste d’autre que la graine germée.

***

Les ténèbres ont drapé de leur voile la futaie alentour. Les oiseaux se sont tus. Aucune vie ne semble habiter ces lieux. Les monstres feuillus se tordent et s’étirent dans des positions menaçantes et inhumaines. Ils la pointent, elle, de leurs longues ramures biscornues.
Iriel marche au milieu de géants, égarée le long d’un sentier qu’elle a perdu de vue il y a trop longtemps déjà. Le cuir de ses sandales s’est rompu et ses pieds balafrés la portent avec grand peine. Depuis combien de temps marche-t-elle entre les arbres morts ?
Là haut, loin au dessus des cimes, la voûte céleste s’est délestée de ses parures habituelles. Aucune étoile ne vient moucheter le manteau nocturne. Aucune lumière n’émane de ce ciel stygien. La broche d’argent qui trône habituellement au milieu de sa cour lumineuse se cache dans les ombres de nuages grondant.
Un brouillard sinistre s’est abattu au sol, enveloppant le sous-bois d’un linceul cotonneux. Il dissimule les visages déformés au sein des troncs dépouillés de toute vie. Est-ce à cause de lui qu’elle a perdu le sentier ?
Lorsqu’il se dissipe enfin, il porte aux yeux de l’âme égarée un arbre plus monstrueux encore que la foule pétrifiée qui l’observe toujours. Un arbre plus tortueux encore, colossal et disproportionné, plus horrifique que toutes les abominations que la terre ait portées. Son tronc titanesque et difforme s’élève jusqu’aux confins invisible de l’entendue astrale. Il supporte de larges branches, noueuses et mortifères pour se terminer en crochets, en boutures tourmentées et effrayantes. Nulle feuille ne pousse sur ses rameaux autre que de terrifiantes lames, pointes de mille et un couteaux carnassiers. À l’abri du tronc estropié, gonflé d’une corruption malsaine, palpite un cœur aux reflets embrasés. Il fume d’épais volutes noirs et déverse un liquide magmatique le long du buste carbonisé à chaque contraction.
Un vent mauvais se lève. Il anime les branchages chaotiques de l’horreur résineuse et amène une sombre ramure qui se meut telle une main, tendue à l’adresse de la jeune femme dans un grincement entrecoupé de craquements macabres.

- Approche mon enfant. Tu n’as pas à avoir peur, lui porte le souffle qui balaye ses cheveux d’ébène.

Il est hideux, répugnant. La voix rauque et moribonde qui lui est portée ne fait qu’alimenter un peu plus la peur qui s’empare progressivement d’elle.
Iriel cherche désespérément de ses yeux virides une issue salvatrice. D’instinct, elle porte son regard en arrière mais les rangs de la futaie se sont resserrés et les gardiens végétaux ne lui offrent que leurs cauchemardesques visages déformés par l’écorce. Ils semblent former une barrière infranchissable.
À gauche, un sentier se détache. Il serpente à travers le bois jusqu’en haut d’une colline décrépie. Alors elle le voit. Le chevalier noir au heaume à ailettes. D’ici, elle discerne ses petits yeux injectés de sang qui brillent au fond de sa visière. Il se rapproche. Lentement. Malgré la distance, elle semble percevoir son souffle glacial, sa respiration saccadée, la condensation qui s’extirpe de la fente de son casque et qui lui glace le sang. Elle entend le cliquetis de l’armure dont les articulations s’entrechoquent à chacun de ses pas comme le tic-tac d’une horloge qui lui annonce son terme.
La jeune femme sent son cœur se serrer et défaillir, sa peau se hérisser sous la peur. Son corps tout entier la fait souffrir tandis qu’elle jugule vaillamment la panique qui s’empare graduellement de son être.
Ses jambes s’alourdissent à mesure que l’homme se rapproche. Elle sent ses pieds s’enraciner dans la terre infertile, pétrifiée, alors qu’elle voudrait pouvoir lui échapper.
Elle revoit le brasier de son village natal. Elle voit les flammes lécher le sommet de la colline. Elle entend les hurlement de ceux qui ont disparus. Et lui, impassible, inflexible, traversant l’incendie comme une bête cabalistique.
Clic. Clac. Clic. Clac…

Autant pour trouver une échappatoire que par horreur pour la vision qui lui est apparue, elle tourne la tête sur sa droite. Alors elle la voit. Phare dans l’obscurité. Drapée de lumière. Sa longue chevelure d’argent portée par les vents cléments. D’une main tendue, elle l’appelle. Lueur d’espoir. Lieuse de Vie. Gardienne du Cycle. Seiferi.
Elle voudrait bouger, se libérer de l’étreinte qui la maintient sur place et la rejoindre. Elle voudrait pouvoir fuir et se jeter à la suite de cette apparition salvatrice. Mais les racines qui lui enserrent les jambes raffermissent leur prise. Et de l’autre côté, le chevalier se rapproche, inexorablement.

- Mon enfant, il ne fait pas bon rester ainsi dehors alors que l’orage gronde, lui souffle une nouvelle bourrasque qui lui fouette le visage. Et l’arbre tend encore un peu plus son horrible ramure vers elle.

Semblant à ses ordres, les éléments se déchaînent à ces mots. Les noirs nuages vomissent des éclairs aveuglants qui transperce le ciel et le lacèrent de part en part. Iriel ferme les yeux. Le tonnerre gronde dans un rugissement assourdissant. Elle se bouche les oreilles. Une pluie battante parachève l’orchestre cacophonique qui résonne dans la forêt décharnée. Pourtant, aussi étourdissants soient-ils, aussi dissonants sonnent-ils, ils ne parviennent pas à couvrir le cliquetis de l’armure noire qui descend la colline, pas après pas, l’éperon sonnant lancinamment au talon du chevalier.
Quelque part entre la résignation et l’exaltation, elle rouvre les yeux et tourne le regard en sa direction. Ni la pluie, ni les vents, ni les ténèbres n’entacheront sa rage de vivre.

Elle hurle. Elle hurle à s’en déchirer les poumons mais sa fureur est inextinguible, sa rage immortelle. Elle hurle tandis que des larmes dévalent ses joues tendues. Elle ne hurle pas de peur ou de désespoir. Elle hurle d’ardeur et de férocité vivaces. Elle hurle plus fort encore à l’attention du chevalier armuré. Et elle se jette à corps perdu contre l’arbre palpitant.

Alors, les racines jusque là fermement plantées dans la terre la portent.
Alors, le vent tourne et la soutien, il la pousse vers l’avant.
Alors, l’orage se calme et la pluie se déverse dans le cœur de l’arbre trompeur.

Lorsqu’Iriel parvient en face de l’alcôve dans lequel trépigne le ventricule infernal, les flammes qui s’y consumaient se couchent et la fumée blanche qui s’en échappe est gorgée d’eau. À sa droite, l’apparition divine émet un cri strident et continu, chargé de douleur.
Elle tourne la tête sur sa gauche pour apercevoir le chevalier accélérer sa course en sa direction. Elle entend le cliquetis, toujours plus rapide à mesure que l’homme prend de la vitesse. Clic-clac. Clic-clac. Il n’arrivera pas à temps.
La jeune femme s’empare du cœur fumant, elle l’arrache aux branchages qui le maintenaient bien en place dans sa cage d’écorce. Elle le sent battre vaillamment contre sa paume couverte d’un liquide ambré. Son regard se perd dans les reflets cuivré du palpitant. Elle y voit les tromperies de ce dieu, enfermé dans des temps immémoriaux dans l’écorce d’un arbre. Elle y voit les mensonges qu’il dispense aux Hommes. Elle y voit la jalousie et la colère, l’amertume et la haine.
Elle est tirée de ses visions par le bruit sourd de l’armure qui chute lourdement au sol. Les pièces de métal se désolidarisent et s’éparpille le long du sentier. Vides.
Dans un cri déchiré, elle voit l’apparition chimérique de Seiferi s’évanouir et disparaître.
Une étoile, valeureuse et solidaire déchire la voûte céleste de sa chevelure aussi radieuse qu’éphémère.
Elle sent la prise des racines se défaire et les rafales se taire. La pluie s’arrête aussi net et elle glisse de son promontoire. Elle tombe. Elle tombe encore alors que le sol se dévoile sous son corps. Elle tombe dans des Abysses si profondes qu’elle n’en distingue que l’infinie noirceur. Elle tombe et tombe encore sans jamais devoir s’arrêter.

***

Dans la petite cabane se trouve une jeune femme, étendue dans une paillasse. Ses yeux sont clos et son corps est parfaitement immobile. Inerte.
Au dehors de la petite cabane se trouve un homme. Armé d’une pelle, il retire la terre d’un large trou. Ses cheveux grisonnants volent au gré du faible vent qui souffle ce jour là et ils viennent chuter sur son visage. D’un revers de la main, le vieil homme éponge la sueur de son front et se débarrasse des mèches qui lui obstruent la vue. Le soleil qui brille aujourd’hui n’est pas clément avec lui mais il est décidé à offrir à cette jeune femme une sépulture digne de ce nom.

Un cri brise le silence. La petite morte s’époumone, elle exprime sa rage de vivre. Elle se redresse sur sa paillasse et dans ses yeux brûle l’immortel brasier de la vie. Vivante.
Terminé #25le 05.01.19 23:57
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Stephen [Es]
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EPREUVE 4 • Voyage en Enfer - Page 3 ITTuG0g
Mon personnage est un homme de soixante ans en assez bonne forme s'étant retrouvé projeté dans l'Esquisse. Un monde avec sa propre physique où le ciel est rose avec des dessins le jour et noir la nuit et où les objets peuvent prendre vie. Des événements comme "l'éternuité" où la nuit ne succède plus au jour peuvent arriver.

Ses pas le menèrent à la ville, encore une fois. Alors que l’éternuité sévissait toujours, il espérait y trouver quelques compagnons d’aventures. Humains ou Objets. Ou même les deux. L’adage « plus il y a de fous, plus on rit » faisait parti de ses mantras. Au même titre que « carpe diem ». Ne surtout pas rester à procrastiner à l’intérieur, à se cacher des merveilles de l’Esquisse. Ou à rester à végéter en ville. Ce serait comme refuser cette seconde chance que représentait l’arrivée dans cet univers haut en couleur.  

Des bâtiments puis des gens vinrent remplir son champ de vision. Un simple regard en l’air, comme ça, sans raison, lui fit apercevoir en prime des lumières dans le ciel. Des étoiles ! Il y avait des étoiles maintenant ! Peut-être que les choses étaient plus grave qu’il ne le pensait. Peut-être y avait-il là matière à faire une aventure épique où il sauverait le monde !

Ses yeux se dirigèrent de nouveau vers le sol et là, nouvelle surprise. Ce n’était pas la même ville. Un coup d’œil derrière lui et la ville avait comme poussé dans son dos. Partout à perte de vue il y avait des buildings. Il y avait même des voitures qui passèrent et klaxonnèrent, ajoutant au brouhaha ambiant. Ça n’allait vraiment pas. Quelque chose avait dû se casser ! Il trébucha, s’étala par terre, eut de la peine à se relever. À tel point que des mains puissantes le relevèrent.

« Ça va papy ? »

Un instant de flottement s’immisça en lui avant de comprendre que c’était bien à lui qu’on s’adressait. Un autre lorsqu’il se retrouvât à plisser des yeux pour distinguer qui lui parlait. Il avait une vue parfaite ! Mais là, un voile semblait flottait devant ses yeux. Quelques mots sortirent de sa bouche, incompréhensibles. Puis il s’éloigna tout en se frottant les yeux.

Rien à y faire. Sa vision s’était indubitablement réduite. Inquiétant. Toutefois, ce n’était pas ce qui l’angoissait le plus. Il avait l’étrange sentiment de reconnaître ce lieu, de savoir quelque part au fond de lui où il se trouvait. Un froid insidieux se rependait en lui comme en écho à celui de ses pensées.

« Eh attention, là ! »

Encore une fois, les mots sortirent écorchés, déformés. Tout allait à vau l’eau. Et cette agression de lumière, d’odeurs de fast-food, de parfums, de poubelles. Les gens bougeaient vite, se bousculaient mais les objets restaient inertes, sans vie.  

D’une façon ou d’une autre, il était revenu sur Terre. Dans sa ville. Dans sa vie d’avant. Et ce n’était pas un cauchemar ou un bien trop réel.

Hébété, il continuait d’avancer sans rien voir. Jusqu’à ce qu’il ne puisse plus. Stoppé dans son avancée et mis au tapis par un véhicule rugissant. Ça ne le tua pas. Pas plus que ça ne le sortit de son état, de cette situation. Les événements continuèrent leur cours sans qu’il n’y put rien y faire. Bientôt on l’embarqua, on le mit dans une ambulance après qu’il n’eut pas réussi à se relever ni à répondre aux diverses questions inquiètes. De là, il fut transporté dans une ambulance où, s’il ne parvenait à se faire comprendre des gens dans l’habitacle, il percevait très bien les échanges entre l’ambulancier – ou l’ambulancière ?- et le conducteur. Puis ce fut la torture des nouvelles questions, des examens sans fin.

Le pire était pourtant encore à venir. On ne le relâcha pas. Non seulement la communication ne se rétablissait pas, il avait en plus maintenant des difficultés à se déplacer. Voilà qu’il se retrouvait, lui, en vieux croulant. Personne ne l’écoutait, personne ne se souciait de son opinion. Tout sauf finir à ne rien faire tous les jours, à ne pouvoir rien faire, À n’avoir plus aucune attente de la vie. Que toutes ses journées se ressemblent et soient rythmées par des soins, des repas et des cycles de sommeil. Sans fin, jamais. Ou en tout cas une boucle qui semblait éternelle. Une éternuité d’un autre genre. Là où le jour s'était fait désirer, maintenant s’était le retour à la vie, à celle d’Esquisse, ou une autre forme de repos. Un enfer sur mesure et somme toute si banal.
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