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    Burn it up, burn it down, let it burn accross the town ~

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    #1 le 17.07.16 16:22
    La nuit est douce, quoiqu'un peu chaude, malgré la brise apportant la fraîcheur lointaine du Pacifique. Bref, une belle soirée d'été comme tant d'autres en cette saison de l'année. J'aurais pu la passer à flâner dans les rues, à draguer dans les bars, à danser dans des boîtes trop chères au bras de types dont j'ignorerais le prénom et les intentions peu louables. Oui, j'aurais pu faire tout ça, un peu comme tout le monde, en somme. Mais non.
    Au lieu de ça je suis là, au milieu des rires éperdus et un brin éméchés, des murmures de connivences et des soupirs suaves. Au milieu de ces gens étranges que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Des camés pour la plupart. Certains ont des regards hagards, d'autres un peu fous, quant à ceux qui sont encore conscients de ce qu'ils font, ils s'observent les uns les autres comme pour se jauger avant de passer à la pratique. Et moi je déambule au milieu de cette foule de paumés, me sentant aussi paumée qu'eux certainement, mais dans un registre légèrement différent.

    Le terrain vague est jonché de cadavres de bouteilles et autres débris du genre pas net – j'aurais pu m'amuser à compter les capotes qui traînaient sur le chemin –, sa large superficie éclairée ça et là par quelques tonneaux métalliques en ruines faisant office de brasero. La plupart des gens s'y agglutine comme des papillons autour d'un néon ; mais pas moi. Pas nous devrais-je dire, puisque je ne suis pas seule au milieu de cet enfer urbain. L'homme qui me tient fermement la main en me traînant derrière lui est aussi celui qui a insisté pour que je vienne. Un client, si l'on peut dire, même si je compte bien lui fausser compagnie dès lors qu'il aurait assez bu pour se souvenir que j'existais. A l'entrée d'un des vastes entrepôts de la vieille usine désaffectée, nous sommes stoppés par un type, une armoire à glace version punk à crête.

    « L'entrée est pas gratos mec. », grogne le grand tatoué à l'adresse de mon compagnon d'un soir.

    « Oh allez... Regarde ce que j'ramène comme joli p'tit lot ! », s'exclame mon ''chevalier servant'' en me désignant comme si j'étais une vulgaire marchandise.


    Le regard étrange du type – avait-il des iris de serpent ? Les potions pouvaient décidément faire tout et n'importe quoi ici...  – me dévisage avec la plus grande attention, avant de détailler sans aucune gêne les courbes délicates de mes formes délicieusement moulées dans cette robe noire que j'estimais être un peu trop habillée pour l'occasion, du coup. Un sourire carnassier se dessine sur ses lèvres lorsqu'il revient à mes yeux après une interminable inspection. Je joue le jeu et lui souris en coin en retour, histoire de donner le change. Visiblement satisfait, il s'écarte un peu pour nous laisser passer.

    « Tu peux dire merci à la demoiselle, crétin... Mais t'auras pas d'consos gratuites pour autant ~ », grommelle le vigile à mon ami avant de m'attraper par la taille au passage en me murmurant à l'oreille un vague : « Mais toi tu peux avoir tout ce que tu veux, si tu restes une gentille fille... ».


    Je me dégage de son emprise sans rien dire, réprimant une moue dégoûtée au souvenir de son souffle chaud contre ma nuque. De toute manière, mon client me traînait déjà derrière lui. Ce qui frappe d'ores et déjà quand on entre dans une de ces petites sauteries underground privées, c'est le bruit assourdissant des baffles qui crachent du rock métal à toutes les sauces. Après seulement, on remarque les énergumènes qui s'y défoulent, bière fièrement dressée au bout du bras et la tête qui bat le rythme dans une folle mesure. Au centre de la vaste salle se tenait un ring complètement grillagé. A l'intérieur, deux gros bras ultra-tatoués se tapaient dessus comme des gorilles à grand renfort de cris de guerre et de hurlement des fans en délire qui cognaient sur les grilles.

    Qu'est-ce que je fous là...

    « J'vais nous chercher des bières ! T'as qu'à aller m'attendre là-haut, on sera plus tranquilles ~ », suggère l'homme avec un sourire plein de sous-entendus.


    Je suis des yeux la trajectoire de son index : une mezzanine à laquelle on accédait au moyen d'un de ces vieux escaliers industriels en métal usé. J'y voyais déjà quelques divines créatures à demi nues se trémousser sensuellement près des rambardes pour faire baver les mecs en contre-bas. Génial ~
    Docile, pourtant, je fends la foule alcoolisée pour me frayer un passage jusqu'à l'escalier, le gravissant en tâchant de ne pas y coincer un de mes talons aiguilles. Cet étage était un peu moins euphorique qu'en-bas. Plus posé, on va dire. Tant mieux. J'ignore royalement les regards des hommes qui gisent comme des cadavres lubriques sur les canapés destroy' et avance jusqu'à un coin plus tranquille, au fond. Je jette mon dévolu sur un large canapé quatre places et m'y installe en soupirant, croisant les jambes et les bras avant d'observer les alentours plus ou moins baignés dans les ténèbres, quoiqu'épisodiquement illuminés par les projecteurs. Sur le divan d'en face, un couple se roulait des pelles avec avidité, visiblement pas trop dérangé par la présence des quelques personnes autour d'eux. Sur le même canapé que moi, un jeune homme – plutôt mignon – tirait sur sa clope, le regard dans le vide ; tandis que sur le fauteuil d'à côté, un autre gars barbu au possible me fixait en plissant les paupières sous ses épais sourcils, une bière à la main droite, un joint dans l'autre.

    « Euh... pardon, t'aurais pas une clope pour moi ? », demandé-je de mon habituel ton monocorde aux consonances italiennes, à ce blond rêveur à côté de moi, le préférant largement à l'étrange camé du fauteuil.


    Mieux valait laisser entendre et voir que je n'étais pas seule, jusqu'à ce que mon client ne daigne revenir. Je n'avais pas envie d'être emmerdée.
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    #2 le 23.10.16 23:36


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    Raven marcha sans vraiment savoir où elle allait, n'ayant aucun but ce soir. Elle n'arrivait pas à dormir comme chaque nuit depuis sa mort. Elle avait toujours cette image de la mort de son amie dans sa tête. Elle devait de temps en temps utiliser une potion pour réussir à dormir, pour ne pas s'écrouler de fatigue n'importe où. Mais elle ne pouvait pas en avoir autant qu'elle le désirait, car sa fournisseuse avait des prix à te foutre le cul par terre... En même temps quand Raven a su qui était son mentor, elle ne fut plus étonnée. Tel maître, tel élève. Et n'étant pas riche, Raven se limita à trois ou quatre potions par mois. Elle devait trouver un moyen de se faire de l'argent rapidement et ce n'est pas avec son boulot de mannequin, qu'elle allait faire fortune. Elle gagna juste de quoi vivre, pour ne pas finir SDF, dans un carton comme un vieux chat de gouttière.

    Elle finit par plusieurs minutes à marcher comme un zombie à se retrouver devant une usine désaffectée, rempli de monde, bruyant, de quoi agacée Raven. Elle allait repartir, pour rentrer lorsqu'elle entendit quelque chose qui titilla ses oreilles. Ah oui, une petite précision que j'ai oublié de mentionner sur notre Raven. Elle ne possède pas ces attributs animaux, ayant bu une potion hier. Même si au bout d'un moment les effets aller finir par s'estomper. Donc elle entendit qu'il y avait des combats sur un ring et que le gagnant pourrait empocher une certaine somme d'argent. Raven était tellement à sec et voulait à tout prix ces potions, qu'elle ne réfléchit pas et fonça dans le tas. Elle regarda l'usine et soupire, heureusement pour elle qu'elle avait l'apparence d'un homme. Ça lui facilitai pas mal de choses, sauf pour l'entrée. Elle se retrouva face à face avec un mec baraqué punk à crête. L'homme ne voulait pas la laisser passer, enfin si, mais elle devait payer bien évidemment. Elle tira une de ces tronches avant de s'éloigner de cet abruti. Elle n'allait pas payer pour rentrée, elle allait trouver autre moyen pour rentrée

    Elle contourna l'usine avant d'apercevoir un passage en hauteur qui pourrait lui permettre de rentrer. Pour une fois qu'elle était contente d'avoir des gênes de renard/fennec et non de tortue où je ne sais quel autre animal. Elle commença à grimper contre la paroi de l'usine, manquant de tomber plus d'une fois. Mais elle finit par réussir à arrivée au trou. Elle se faufila dedans, ça lui rappelait les exercices qu'elle faisait dans l'armée. Elle se redressa étant maintenant à l'intérieur. Elle fit comme si de rien n'était et commença à se diriger vers le ring qui était éclairé, on ne pouvait pas le manquer. Elle mit sa capuche sur sa tête et commença à descendre les marches.

    Elle arriva devant le ring, retirant sa capuche. Et ne se gêna pas pour montrer direct sur le ring au calme. Elle se trouvait en face d'un mec assez baraqué. À cet instant, elle voulut faire demi-tour, cependant, il était trop tard. Le combat avait commencé, elle ne pouvait plus faire marche arrière. Elle se plaça donc, poing devant son visage. Elle arriva à donner quelque coup, mais en reçu pas mal et vu la force de l'homme, elle fut très vite par terre sur le tapis le nez et la lèvre en sang. Elle venait de se faire battre en peu de temps. Adieu l'argent... Elle quitta le ring et retourna à l'étage pour aller s'asseoir sur un des canapés. Non loin d'elle, un couple qui s'embrassait... Encore le mot était faible, car ce n'est même plus des baisers. Elle ne prêta pas attention et sortie de sa poche un mouchoir. Elle essuya le sang de son visage avant de venir mettre un bout dans son nez.

    Elle s'affala et s'alluma une clope. Elle devait se détendre, tout oublier. Peut-être que d'avoir atterri ici était un signe. Peut-être que Dieu l'avait conduit ici pour une bonne raison. Elle secoua la tête, elle ne croyait plus en Dieu depuis des années, mais il lui arrive de temps en temps d'y croire. On ne sait jamais. Elle saignait toujours du nez, elle changea le morceau de tissu et pencha sa tête en arrière. Elle finit par regarder le plafond fumant sa clope, oubliant tout autour d'elle.

    Elle ne vit même pas le jeune femme passée devant elle et venir s'asseoir à côté d'elle. Elle ne la remarqua que lorsque celle-ci s'adressa à elle. Elle mit sa cigarette entre ses lèvres avant de venir chercher son paquet dans la poche de sa veste.

    Elle lui tendit le paquet sans dire un seul mot. Elle s'essuya la bouche qui s'était remis à saigner. Et elle commençait à avoir mal à l'œil, à mon avis, Raven aura un très beau cocard. Elle n'avait plus de mouchoirs, elle devait donc faire la sociable et demandait à la demoiselle. Elle n'aimait pas parler aux gens. Au fond d'elle, elle fit la grimace avant de se lancer. Mais elle se figea net et ne fit rien, pendant ce temps-là, le sang coulant sur son menton. Elle finit par fermer les yeux, prendre une inspiration.

    « Dis moi, tu n'aurais pas un mouchoir ou un bout de tissus ? »
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    #3 le 08.11.16 15:41
    Les lueurs des spots balayant la salle en contre-bas éclairent furtivement le visage du blond. Ce n'est qu'alors que je remarque le sang sur sa lèvre sensiblement gonflée, et le bout de mouchoir fiché dans une de ses narines, probablement pour éponger une autre hémorragie. Je fronce imperceptiblement les sourcils en récupérant le paquet de clopes qu'il me tend, me penchant pour attraper un bâton de nicotine entre mes lèvres avant de le lui rendre, mes prunelles azurées observant son visage avec un peu plus d'attention. Il était salement amoché. Il avait été passé à tabac avant de débarquer ici ? A moins qu'il se soit risqué à monter sur le ring, mais du peu que j'en avais aperçu en arrivant, les boxeurs étaient tous du genre armoire à glace alors... à côté, ce type passait pour une brindille. Aucun mec sain d'esprit ne se serait risqué à défier ces gros bras. Surtout en espérant y gagner un peu de pognon ~.

    « Dis moi, tu n'aurais pas un mouchoir ou un bout de tissus ? », me demande-t-il alors qu'une fine rainure sanguine coule le long de son menton. Comme hypnotisée, j'observe cette zébrure glisser sur son cou, tranquille, douce.

    « … Je devrais pouvoir trouver ça, si tu m'allumes ma cigarette ~ », déclaré-je en souriant en coin, gardant ladite cigarette toujours nonchalamment coincée entre mes lèvres peintes d'un rouge vif. Je tends la main pour récupérer son briquet et me griller la clope avant d'en tirer une bonne bouffée salvatrice. Puis je plonge l'autre main dans mon sac, sagement posé entre nous deux.

    Mes doigts fourragent instinctivement à l'intérieur jusqu'à ce qu'ils dessinent les contours du paquet de kleenex. Quand on pratique mon métier – si tant est qu'on peut appeler ça un ''métier'' –, mieux vaut avoir toujours de quoi se nettoyer. Mouchoirs, lingettes hygiéniques et autres gels désinfectants sont donc un must-have. Après avoir sorti un mouchoir de son paquet, donc, je le déploie et y imprègne une goutte de gel désinfectant pour les mains. Ça allait piquer mais ça restait toujours plus enviable que de choper un sale truc, nan ? Surtout vu les locaux dans lesquels nous étions posés. Quoi que... en tant que macchabées ambulant, on devait être immunisés. Tant pis.

    « Tiens... applique celui-là sur ta lèvre... », lui enjoins-je en lui tendant le mouchoirs imbibé de désinfectant, avant de déballer un nouveau mouchoir – vierge cette fois – et de le lui plaquer contre les narines avec douceur. « Garde la tête en arrière... », murmuré-je en plissant les paupières. J'avais un peu mal pour lui, je l'avoue.

    Ce n'est visiblement pas le cas du camé sur le fauteuil d'en face. Il se met à ricaner bêtement, comme si on venait de lui raconter la vanne du siècle. En lui jetant un coup d’œil, je comprends que ce n'est pas nous qu'il observe, mais le couple d'à côté qui passait visiblement aux mains.

    « C'est pas très joli... », admets-je en grimaçant un peu, sans savoir vraiment moi-même si je parlais du coquard de l'inconnu blessé, ou des petites affaires en cours du couple voisin. « Tu t'es battu sur le ring là en-bas ? », osé-je enfin demander, ma curiosité dépassant toutes les bornes de mon habituel je-m'en-foutisme.
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    #4 le 20.11.16 13:59


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    Raven grimaçait de temps en temps, posant sa main sur ces côtes, elle avait du s'en fêler une ou deux lorsqu'elle avait manger la bordure du ring. Certes, ce n'était que de la corde, mais elle était assez grosse et épaisse. Et puis son ennemi était baraquer et y n'y a pas été de main morte avec elle. Pourquoi a-t-elle agi sans réfléchir et foncer tête baisser vers la mort ? Ce qui est drôle, c'est que techniquement, elle était déjà morte. Peut-être, c'est ce qu'elle s'est dit, je peux tenter, je ne risque rien après tout, j'ai déjà quitté ce monde... Qu'elle conne.

    Raven soupira contente que son interlocutrice avait de quoi se nettoyer. Pendant que celle-ci chercha un bout de tissu, Raven quant à elle sortie de sa poche un vieux briquet. Elle l'avait toujours avec elle depuis ce jour-là, c'est une chose dont elle ne veut pas se séparer et généralement quand il ne marche plus, elle le repart. Elle ne le jetterait jamais et si vous avez le malheur de le faire gares à vous.

    Raven prit le mouchoir et le posa direct sans réfléchir encore une fois sur sa lèvre avant de pousser un petit cri à la fois de douleur et de surprise. Il y avait à la fois la sensation de froid, mais aussi ce petit picotement sur sa lèvre. Plissant les yeux pour éviter de faire sa tapette, souffrant en silence. Elle allait la remercier lorsque la jeune noiraude lui pencha la tête en arrière posant un autre mouchoir contre son nez. Elle retira celui contre sa lèvre pour venir tenir le propre qui était collé contre sa peau.

    « Oui madame ! ... Au fait merci. »

    La seule chose que voyait maintenant Raven, c'était la lumière produite par l'éclairage du ring. Ayant les yeux clairs, elle était très sensible à la lumière et elle n'a guère le choix que de fermer ces yeux. Et puis si la jeune femme voyait ses iris se dilater sa couverture aurait été très vite grillé. La jeune chimère rigole un peu, c'est vrai qu'elle devait avoir une de, ces têtes. Mais très vite son cœur se mit à battre rapidement, signe que la potion commençait à ne plus faire effet. Elle resta calme ne montrant rien, telle une armoire à glace. Elle releva la tête, main toujours contre le mouchoir cachant un peu ses yeux avec son autre main de libre. Ces yeux avaient totalement changé de couleur et ces canines commençaient à s'allonger.

    « Mm oui enfin, j'ai essayé de me battre, pas évidant avec des mecs foutus comme ça... Me suis dit qu'avec ma tête et mon expérience, j'aurais réussi, mais faut croire que non... »

    Sa respiration se fit de plus en plus vite et plus forte, elle ne savait pas encore très bien combien de temps elle allait encore tenir. Elle se leva avant de se plier de douleur... En vrai, elle n'avait pas qu'une simple foulure, mais bien des côtes cassées. Il ne l'avait pas raté. Elle devait faire quelque très vite, si elle voulait garder son identité secrète de tous. Elle posa son regarde à la jeune femme, elle n'avait pas trop le choix. Elle se tient au canapé avant de soupirer révélant ses yeux d'un jaune à la demoiselle. Elle n'aimait pas demander de l'aide, mais là, elle n'avait vraiment plus le choix. Dès qu'elle ira mieux, elle ira s'occuper de cette nécromancienne, qui lui avait encore refiler de la merde.

    « Tu pourrais m'emmener quelque part à l'abri des gens, des regards... S'il te plaît... »
    Pride sur Libre Graph'
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    #5 le 14.12.16 22:26
    Tout en rangeant à nouveau mes petites affaires dans mon sac à main, je hausse un sourcil en entendant le blond m'expliquer qu'il avait bel et bien tenté sa chance sur le ring, au beau milieu des tas de muscles bourrés de testostérone. Mon regard incrédule se promène à nouveau sur le jeune homme – inutile de m'en cacher puisqu'il gardait de toute manière les yeux fermés, la tête résolument basculée en arrière –, détaillant ses traits fins et sa musculature, certes présente et bien dessinée, mais pour le moins sèche. Mouais, autant dire que je n'aurais pas parié un Øssement  sur ce type en le voyant passer sous les cordes pour grimper sur le ring. Mais bon, je me garde bien de lui en faire le commentaire. Après tout, il avait peut-être un besoin urgent de pognon ! Et comme j'étais plus ou moins dans le même cas, qui étais-je pour l'en blâmer ? On use de son corps comme on peut ~.

    « Ouais... faut croire. », commenté-je simplement avant de tirer sensuellement une longue bouffée de nicotine sur ma clope, reportant mes iris sur le couple du canapé d'à côté.

    Tout en les observant distraitement, trop blasée pour m'offusquer de leur petit jeu de mains – jeu de vilains ~ – , je songe vaguement à mon client, probablement toujours coincé au bar. A moins qu'il ne m'ait tout bonnement oubliée au profit d'une des jolies strip-teaseuses ondulant sur le comptoir ~. La seconde option me semblait plus probable d'ailleurs. Heureusement qu'il m'avait versé un acompte, sinon j'aurais peut-être pu dire au revoir à la totalité de mon salaire.

    Expirant une longue volute de fumée éthérée, je me penche pour aller tapoter le surplus de cendre sur ma cigarette dans le cendrier quasi-plein trônant sur la table basse. Mais les halètements de mon compagnon de canap' m'interpellent, m'incitant à tourner la tête vers lui. Alors quoi ? Il me faisait une crise d'épilepsie ? Je sursaute légèrement lorsqu'il se relève, puis gémit en se relaissant tomber dans le fond du sofa.

    « … Ça va ? », m'enquiers-je en le fixant, abandonnant ma cigarette à moitié entamée au milieu de ses congénères pour prendre le bras du blond.

    « Tu pourrais m'emmener quelque part à l'abri des gens, des regards... S'il te plaît... » , me demande-t-il en grimaçant.

    Toutefois, lorsque je croise son étonnant regard doré, je sens un frisson étrange remonter le long de ma colonne vertébrale jusqu'à ma nuque. Ils n'étaient pas si... jaune avant, ces iris, si ? S'il voulait partir sans se faire voir, c'est qu'il avait quelque chose à cacher. Serait-ce cette apparence un brin bestiale, que je lui découvrais en simultanée ? Mais dès lors, si c'était ça, pourquoi continuais-je à le considérer au masculin ? Il était évident qu'il s'agissait d'une chimère et, à moins que les règles aient changé, je n'en connaissais pas de mâles. Un instant surprise par cette révélation, je plisse sensiblement les paupières avant d'acquiescer.

    « Euh... ouais, d'accord. », lui accordé-je en me relevant, glissant mon sac sur mon épaule et me penchant pour prendre son bras et le passer derrière ma nuque pour qu'il y prenne appui. « Je crois... je crois qu'il y a une sortie de secours par-là. »

    Après avoir guetté la porte dans l'ombre tout en en aidant l'androgyne à quitter le canapé, je passe mon bras autour de sa taille et l'emmène avec moi vers l'échappatoire toute désignée à cette soirée merdique. Au fond, qui nous remarquerait ? Le type matait allègrement le couple qui à présent était passé aux choses sérieuses ; quant au reste de la mezzanine, elle était presque totalement enfumée par les cigarettes et autres petites choses qui se fument entre amis ~. Dehors, l'air était toujours aussi étouffant, mais au moins était-il plus respirable. Dans un soupir, je laisse la porte se refermer derrière nous et m'y adosse pour qu'il reprenne son souffle.

    « Eh ! … Vous faites quoi vous deux ? », grogne un vigile patibulaire posté en bas de l'escalier métallique.

    « … Mon amie se sent mal, on prend juste l'air ! », expliqué-je d'un ton monocorde en tournant mon regard azuré vers le malabar.

    « Mouais... j'vous ai à l’œil. Y a assez de gens qui baisent là-d'dans pour que j'ai pas encore à supporter vos gémissements au-dessus d'ma gueule ~ », grommelle-t-il avant de croiser les bras sur son imposant torse, reprenant finalement son poste en nous tournant son dos musclé.

    « Hm... tu veux descendre et partir ? J'peux t'appeler un taxi... », proposé-je dans un chuchotement suave en me tournant vers la chimère, sortant d'ores et déjà mon téléphone de mon sac à main.
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    #6 le 19.12.16 14:53


    burn it up, burn it down, let it burn accross the town ~

    Raven avait pensée plus d'une fois à changer sa fournisseuse. Elle connaissait les effets secondaires de ces potions, elle se disait qu'elle aurait dû ne pas en prendre ce soir. Elle n'arrêtait pas de se dire qu'elle aurait dû rester dans sa chambre au lieu de venir perdre son temps ici. Or une chose est sûr, c'est qu'elle allait passer un savon à Royane. Elle tenait bien de son maître cette jeune fille. Aussi tordu l'un que l'autre.

    Raven s'appuyant un peu contre Giuliana, commençant à voir un peu flou le temps du changement de la couleur de ses yeux. Elle commençait aussi à respirer plus vite et plus fort, tel un animal. Ces canines transpercées un peu sa lèvre inférieure pour retenir un râle de douleur. Car sentir une queue et des oreilles presque sortir de sa peau, ça fait mal, enfin au niveau de la douleur. À cet instant, elle faisait entièrement confiance à la jeune femme, après tout, elle était devenue un peu ces yeux.

    Quelques minutes après Raven sentirent l'air dans ses cheveux. Venant s'adosser contre le mur, son bras contre son ventre. Raven commença à marcher un peu étant maintenant dos à Giu et chez le vigile. Elle finit par se retrouver par terre ses jambes ayant du mal à la porter. Elle respira un bon coup avant de se relever calmement, elle devait se maîtriser. Elle se tapit dans l'ombre un moment avant de revenir vers sa compagne de soirée, totalement a découvert.

    Raven avait maintenant sa vraie apparence, un androgyne avec une longue et touffue queue-de-renard et de grandes oreilles de fennec. Ces yeux étaient toujours de couleur jaune. Son regard, quant à lui, se faisait plus sauvage, plus bestial, comme si elle allait se jeter sur sa proie. Elle se dirigea vers Giu venant poser sa main sur son téléphone. Elle la regarda rapidement avant de commencer à se diriger vers le vigile qui était en train de monter pour les rejoindre.

    « Surtout ne regarde pas... »

    Raven donna, un coup-de-poing contre la paroi du bâtiment tête pencha. On ne pouvait pas le voir, mais à ce même moment, un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle releva la tête et montra son visage chez le vigile, qui lui n'aimait pas du tout cette expression qui s'offrait à lui. D'ailleurs, on pouvait voir que cela l'avait énervé, il s'avança vers Raven avec une sorte de bâton dans la main. Il vient alors la tapoter contre sa main, un sourire aux lèvres.

    « Mais il va se calmer le minou. Attends, je vais te dresser, tu vas voir. »

    Raven ne put s'empêcher de rire à ses propos avant de venir se lécher les lèvres. Avant de venir murmurer - tous les mêmes... - Raven commença à courir vers lui, maintenant que la potion n'avait plus aucun effet, elle avait l'agilité d'un félin. Elle arriva très vite derrière lui avant de venir le mordre à l'épaule. Elle se prit une droite, mais elle continua à se battre comme si elle était possédée. Elle finit par le mettre à terre venant lui donner plus d'un coup-de-poing dans sa figure. Le sang commençait à recouvrir son visage, mais aussi les mains de Raven. Voyant que le vigile ne réagissait plus, elle se redressa et le regarda avant de soupirer.

    « Tss alors qui s'est, qui s'est fait dompter pauvre con! »

    Elle se leva et regarda Giuliana s'avançant vers elle avant de venir la coincer entre elle et le mur du bâtiment. Approchant son visage du sien, montrant ses canines. Elle n'avait qu'une envie, c'était d'en faire sa proie, de la dévorer toute crue.
    Pride sur Libre Graph'
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    #7 le 20.12.16 12:02
    Sans guère attendre sa réponse, je compose le numéro de la compagnie de spectro-taxi tokyoïte lorsque la chimère s'effondre sous mes yeux, me faisant immanquablement sursauter. Voilà qu'il lui pousse une queue maintenant... une queue et des grandes oreilles triangulaires, propres à percevoir tous les sons environnants. Laissant néanmoins ma surprise de côté, je détourne momentanément mon regard vers l'escalier, alertée par les mouvements du balourd affecté à la surveillance. Apparemment, le vigile aussi a entendu l'androgyne tomber, puisqu'il décide de s'en mêler en grimpant pour nous rejoindre. Le téléphone toujours fiché dans ma main, dans l'attente que je compose les deux derniers numéros, j'observe le visage rouge et rondouillard du type, prête à lui expliquer que ça allait, qu'on n'allait pas faire de vagues. Mais les doigts de ma nouvelle connaissance effleurent les miens en même temps que mon smartphone et, instinctivement, je me dérobe à ce contact.

    Ne pas regarder quoi ?!, m’exclame-je en moi-même, un brin paniquée par cet injonction, même si je n'en montre rien extérieurement. Puis vient l'impensable.

    Au fond, quelle était la probabilité pour que je croise ce drôle de type – ou de nana, je ne savais plus très bien quoi penser – ce soir ? Quelle part exacte de chance y avait-il pour que je me retrouve dehors avec cette personne, seule, dans cet endroit miteux ? Pis encore, pourquoi le sort avait-il décidé que l'armoire à glace d'en-bas vienne se mêler de ce qui ne le regardait pas ? Tous ces facteurs aléatoires mêlés n'auraient cependant pas pu me préparer au combat que – malgré la demande de mon comparse – je ne pouvais m'empêcher d'observer. Pour quelqu'un qui venait de se prendre une raclée monumentale sur le ring, la chimère se débrouillait remarquablement bien. J'avais l'impression de voir une bête enragée, alliant souplesse et force brute malgré son évident désavantage physique. Face à tant de rapidité, il était certain que le vigile ne ferait pas le poids. Il ne fallut d'ailleurs pas longtemps avant que ce dernier ne tombe, gisant inerte et ensanglanté sous les coups répétés de son assaillante aux airs vulpins. Pour quelle raison s'acharner ainsi sur ce type ? J'étais tellement persuadée de pouvoir l'entuber facilement pourtant !

    Mes iris bleutés fixent le lourdaud étalé au sol, comme hypnotisés par ce spectacle, puis ils passent à nouveau furtivement sur la chimère. Je sens la tétanie me gagner peu à peu alors qu'elle se redresse pour me rejoindre, féline, cette lueur dangereuse intensément prise au milieu de ses prunelles dorées. Elle m'accule contre le mur et je soutiens son regard, incapable de le détourner du sien de toute manière, tant je crains qu'elle ne me dévore d'une seconde à l'autre.

    « Alors toi... on peut dire que tu récupères vite... », soufflé-je en me forçant à sourire un peu, détaillant ses traits tâchés de gouttelettes sanguines, les yeux un brin écarquillés. Mes prunelles s'arrêtent sur cette rangée de crocs visibles entre ses lèvres et je ne peux m'empêcher de frissonner.

    Avais-je peur ? Oui. Indéniablement. Mais sans que je ne m'explique pourquoi, ce rapprochement ô combien animal me faisait également frémir d'excitation. Il fallait bien pourtant que j'y mette un terme. Son regard semblait fou, bien trop pour que je ne puisse redouter de savoir à quelle sauce j'allais être mangée.
    Alors je range discrètement mon téléphone dans mon sac, tentant encore plus de me couler contre la paroi de briques froide et dur du mur de l'entrepôt, alors que mon souffle haletant caresse les lèvres retroussées de l'androgyne.

    « Écoute je... on m'attend à l'intérieur alors... », commencé-je en déglutissant, me souvenant seulement maintenant du crétin qui m'a embarquée ici et espérant que le fait que je sois accompagnée entrave un tantinet les plans de la furie me faisant face : « Si tu n'as plus besoin de mon aide je vais y aller. » décrété-je en repoussant la bête autant que mes petits muscles me le permettaient, appuyant sur les côtes qu'elle s'était douloureusement tenues auparavant tout en essayant de me glisser sous son bras pour atteindre la porte menant à l'intérieur.

    A quelques mètres de nous, le talkie-walkie du vigile grésille à sa ceinture, avant de laisser entendre quelques mots lancés sur un ton bourru.

    « Kyotâ, R.A.S de ton côté ? »

    Et ça... quel était le pourcentage de chance que ça arrive ?
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    #8 le 22.12.16 19:17


    burn it up, burn it down, let it burn accross the town ~

    Raven reprit son calme toujours en face de Giu. Elle desserra son poing, ces yeux, enfin ces iris, quant à eux, redeviennent normal, tout ronds comme ceux d'un chat. Elle regarda sa camarade avant de soupirer posant sa main sur sa tête. Elle avait l'impression d'avoir plusieurs personnes dans sa tête à lui planter des couteaux. Enfin bref, elle manqua de tomber, ressentant la douleur qu'elle avait réussi à oublier pendant le moment du combat. Elle s'adossa contre le mur avant de s’asseoir par terre. Elle s'en voulait un peu quand même d'avoir fait souffert le vigile, lui qui n'avait rien demandé. Mais ça se passe toujours comme ça, lorsqu'elle voit un homme qui lui veut du mal, elle panique et devient violente. Et avec son passé ça n'aide pas du tout.

    Raven releva un la tête et sourit comme elle peux à Giu. Elle voulait tellement repartir chez elle, mais elle avait besoin vraiment d'argent. Que s'il n'y avait pas cette jeune femme, elle aurait surement foncer de nouveau sur le ring. De toute façon, elle était déjà morte donc logiquement, elle ne peut pas mourir une deuxième fois? Elle soupira et se releva tant bien que de mal.

    « On va dire que l'adrénaline m'a énormément aidé... Parce que là, je souffre comme pas possible ahahah... »

    Raven sentait que quelque chose coulé sur son visage, n'ayant pas de mouchoir en main et en poche, elle eut le réflexe d'enlever son t-shirt pour venir s'essuyer la figure. Révélant un torse d'homme et deux petites cicatrices en dessous de sa poitrine enfin les pecs parce que bon, ça ressemble à tout sauf des seins maintenant. Elle le remit, parce que bon, elle n'était pas payée à montrer son torse comme Jacob dans twiligth (dédi a ta Bella de l'event 8D) et rattrapa très vite la main de la jeune brunette.

    « Reste... J'ai peut-être un peu merdé..., dit elle en fixant le vigile, mais au moins a rester avec toi, ça m'éviterai d'aller vers la mort même si techniquement je le suis deja »

    Raven lui tendit la main à moitie courber à cause de la douleur.

    « Au fait, c'est Raven et comment se nomme la gentille jeune femme qui m'a soigné? »

    Raven avait réussi à se contrôler, se détendre avant d'entendre le talkie-walkie du vigile. Elle se dit au fond d'elle, qu'elle était dans la merde et qu'il valait mieux ne pas rester ici.

    « ahahaha la merde... Bon que faire, soit on reste ici et on est clairement mal barré, soit-on re rentre et on fait comme si de rien n'était... Même si revenir en mode normal n'est pas vraiment à mon goût, mais je n'ai pas le choix. »
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    #9 le 23.12.16 23:48
    L'attitude de la chimère me radoucit sensiblement. Oui, elle semblait avoir repris ses esprits, dès lors que je pouvais voir ses iris perdre leur dangereux éclat meurtrier. Tâchant de recouvrer une respiration légèrement moins haletante, je l'observe un moment en reculant encore jusqu'à atteindre la poignée de la porte menant à l'intérieur de l'entrepôt. Là, mon regard se promène allègrement sur le torse qu'elle me dévoile, détaillant ses cicatrices et comprenant aussitôt qu'elle était en transition. Sans que je m'en rende compte, mes lèvres s'étirent faiblement. Son T-shirt allait être dégueulasse ~

    « Reste... J'ai peut-être un peu merdé... mais au moins à rester avec toi, ça m'éviterait d'aller vers la mort, même si techniquement je le suis déjà » , me murmure l'androgyne en attrapant ma main pour la garder captive, me forçant à interrompre ma fuite. Ce changement de comportement était tout de même assez déroutant, même pour moi qui me montrait d'ordinaire indifférente à tout. « Au fait, c'est Raven et comment se nomme la gentille jeune femme qui m'a soigné ? », me demande-t-il en tendant l'autre main pour que je la serre.

    Hésitante un instant, je la lui prends, esquissant un pas vers lui, prête à me présenter en bonne et due forme comme la coutume l'exige. Mais la voix du type dans le talkie-walkie m'interrompt néanmoins.

    « ...Kyotâ ?  Réponds putain... Bon j't'envoie quelqu'un, bordel de merde ~ », grogne le hargneux collègue de Kyotâ, toujours inerte dans les escaliers.

    « Ahahaha la merde... Bon que faire, soit on reste ici et on est clairement mal barrés, soit-on re rentre et on fait comme si de rien n'était... Même si revenir en mode normal n'est pas vraiment à mon goût, mais je n'ai pas le choix. »

    « Viens... », soufflé-je en gardant sa main dans la mienne pour l'attirer à l'intérieur à nouveau. J'avais perçu des pas lourds dans les graviers en contrebas alors que déjà, une silhouette se déplaçait en courant à l'angle du bâtiment.

    Nous n'avions pas de temps à perdre, le vigile ne tarderait pas à arriver droit sur nous. Espérant qu'il n'ait pas entendu la porte claquer derrière nous, je glisse à nouveau mon bras autour de la taille de l'androgyne pour le soutenir, puisqu'il m'avait dit souffrir encore. Alors je l'incite à prendre place dans le même fauteuil que nous avions quitté quelques minutes plus tôt à peine. Autour, rien n'avait changé – si on ne prenait pas en compte le fait que la nana sur le canapé d'à côté était à présent à moitié à poil et que le corps de son amant la recouvrait pratiquement toute entière –, le type bizarre matait toujours le couple d'un air mi-absent, mi-pervers. L'atmosphère était toujours brûlante, la musique toujours trop forte et la fumée toujours trop épaisse, surtout ici, sur la mezzanine.

    « … Il faut que... », je réfléchis à voix haute, en quête d'un plan ou d'une ébauche d'idée, imaginant parfaitement le vigile entrer à notre suite d'un moment à l'autre. « Oui, il faut dissimuler tes attributs  ''chimériques''... », décrété-je, consciente que, si le collègue de notre ami tabassé avait une once de bon sens, il verrait les morsures de la chimère.

    Sans crier gare, je me hisse avec souplesse à califourchon sur les cuisses du blondinet, calant la fourrure de sa queue de renard sous mon mollet en espérant qu'elle passe plus ou moins inaperçue. A cet instant, la porte de la sortie de secours s'ouvre à la volée, laissant apparaître la silhouette baraquée d'un type à la mine sévère ; le genre prêt à en découdre. Cette fois, je comptais bien ne pas laisser faire mon compagnon du moment. On allait se la jouer à ma manière.

    « Joue le jeu ~ », murmuré-je tout contre son visage après avoir intensément plongé mes prunelles azurées dans son regard doré, scellant ensuite mes lèvres aux siennes dans une simulation parfaite d'un baiser fougueux et ô combien passionné. Mes doigts fourragent sensuellement dans ses mèches blondes, plaquant d'autorité ses oreilles en arrière comme pour mieux les masquer à tous les regards, alors que tout mon corps se cambre délicieusement contre le sien.

    S'il y avait bien une chose que j'avais apprise dans ce foutu métier, c'était que si les hommes n'étaient pas là que pour ça, ils ne regardaient que très peu de temps deux corps entrelacés – que ce soit par gêne ou par frustration personnelle –. Par ailleurs, s'il y avait bien quelqu'un qu'on ne soupçonnait jamais, peu importe la situation, c'était bien le couple qui s'envoyait en l'air ou était en passe de le faire. Je n'hésite donc pas à feindre quelques sensuels mouvements de bassins, l'air de rien, sentant parfaitement le regard du malabar posé sur nous avant qu'il ne dévie sur le couple voisin, puis sur le camé pervers. Finalement, considérant que nous n'étions sans doute pas dangereux ou, en tous les cas, pas coupables, il fend la foule présente un peu plus loin sur la mezzanine et empreinte l'escalier métallique menant à la fosse.

    « Pardon... Il nous aurait posé des questions sinon... », soufflé-je, légèrement amusée en rompant notre étreinte, souriant en coin. « Giuliana. Je m'appelle Giuliana ~ »
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    #10 le 27.12.16 13:47


    burn it up, burn it down, let it burn accross the town ~

    Raven fixait pendant plusieurs minutes l'objet ou sortait la voix du collègue de Kyotâ. Elle repensa à son passé, lorsqu'elle était encore dans l'armée et qu'elle recevait des ordres à travers le même appareil. Elle posa ses mains sur ses oreilles voulant oublier cette pensée, oublier le fait qu'elle avait une mort sur la conscience et je ne parle pas de la sienne.

    Elle reprit ses esprits lorsque Giuliana lui prit la main et l’entraîna à l'intérieur. Elle paniqua un peu quand même, elle tira un peu en arrière montrant qu'elle ne voulait pas trop re rentré surtout avec sa vraie apparence. Mais elle fit confiance à son amie ? Et se laissa guider avant de se retrouver là ou tout avait commencer. Raven toussa un peu à cause de la fumer sur le canapé, fixant le couple qui se trouver non loin d'eux. Elle rougit un peu, étant encore un peu gêné question sexe. Après tout, elle n'avait eu qu'une histoire d'amour dans sa vie.

    Elle fixa Giu avant de buguer en la voyant sur elle. Elle leva les mains en l'air ne sachant pas trop quoi faire. Après tout, elle est de la vieille époque, elle n'est pas du genre à peloter direct la fille ou quoi. Elle a toujours était du genre à courtiser la demoiselle avant de lui demander quoi que se soit. C'était la bonne époque. Elle tourna la tête vers le bruit que faisait la porte et vit le vigile et sa première réaction était de mettre très vite ses mains sur les hanches de la jeune femme. Nan parce que bon, ça serait bizarre de voir un "couple" faire des choses et qu'un des deux partenaires est les mains en l'air.

    « heu... d'ac..d'accord... »

    Raven se laissa faire totalement telle une soumise, comme si elle n'avait jamais eu d'histoire et de relation sexuelle de sa vie, venant fermer les yeux. Elle n'était pas vraiment à l'aise, or elle essaya quand même de jouer le jeu. Elle se rappela de quelques détails et commença à prendre un peu plus confiance en elle. Venant caresser les cuisses de Giu, remontant ensuite ses mains le long de son dos. Elle prolongea le baiser avant de venir mordiller son cou.

    Même si Raven savait très bien que ce n'est qu'une astuce pour éviter de se faire choper, elle n'était pas insensible à ce que lui faisait la demoiselle. D'ailleurs sa queue se dressa un peu, signe qu'elle était heureuse, contente, mais elle commença à bouger, puisqu'elle était aussi un peu nerveuse. Et le fait que Giuliana commençait à bouger son bassin, n'aider pas vraiment la chimère. Elle haletait bruyamment venant griffer un peu le dos de Giu. Elle essayer tant bien que de mal de se contrôler, de se retenir. Mais c'était difficile pour elle, c'est comme si son côté animal était en train de se réveiller de nouveau.

    Raven ne lui répondit pas, ayant la tête baissé, respirant assez fort, elle avait le cœur qui battait de plus en plus vite. Ces yeux redevenant d'un jaune vif. Elle vient coller son corps contre le sien avant de venir lui voler un baiser assez sauvage. Elle avait toujours un peu mal, mais c'est comme si cette envie prenait le dessus et lui faisait oublier cette douleur.

    « Enchantée charmante, Giuliana »

    Si sa mère la voyait faire, elle aurait honte et n'hésiterait pas à lui en mettre une, mais bon, elle ne risquerait pas de la voir ici... Quoi que vu son âge, ça serait fort possible. Elle aurait aimé passer plus de temps avec Giu avant de lui voler ce baiser.
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