#1 le 23.06.16 17:06

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× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 16 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Moon - Pokémon
× Pouvoir : Puppet Master
× Appartement : Brossard
× Métier : Teamaid
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 599
× Øssements 61
× Age IRL : 23 Féminin
× Inscription : 02/01/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le piranha
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t2135-emiliana-cannella

Feuille de personnage
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Shut up, drink and forget.
KABUKICHO
Sebastian Gray
&
Libre
Allongé dans son lit recouvert de chips et de miettes de gâteau, Sebastian tapotait avec fureur sur les boutons de sa console. La mine irritée, grimaçant, il secouait en pestant sa machine, maudissait la connexion – qui bien sûr n’y était pour rien –, insultait ses adversaires virtuels. Son aventure dématérialisée ne se passait visiblement pas comme il le souhaitait. Agacé, et même énervé, il se mettait dans tous ses états. Lui qui, habituellement, était plutôt calme et silencieux devenait virulent lorsqu’il perdait à un jeu. Mauvais joueur ? Oh, si peu.

Devant ses yeux, sur l’écran aux couleurs de haute technologie, l’individu représentant son personnage s’écroula au sol, tandis que les compteurs descendaient sur le côté de son écran. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Excédé, au comble de la colère, il se mit à hurler et balança violemment sa console à l’autre bout de la pièce. Celle-ci frappa avec force le mur avant de retomber avec un bruit de verre brisée. Serrant et desserrant les poings de rage, le blondinet fixait la machine qu’il avant tant eu de mal à acquérir au bout de la pièce. Il hurla des insanités, des insultes, des « PUTAIN DE BORDEL DE MERDE » qui cachaient davantage une haine contre lui-même et l’envie de pleurer qu’un ressentiment envers les joueurs qui l’avaient fait perdre. Tremblant de rage, il attrapa une veste zippée, sortit de sa chambre en claquant la porte, les yeux rivés sur le sol pour ne pas voir ni entendre ses colocataires, fila dans l’entrée, enfila ses baskets sans même avoir mis de chaussettes puis sortit à toute allure de cet endroit confiné. La tête rentrée dans les épaules et la tristesse tordant son estomac, il traversa d’un pas rapide le couloir menant aux escaliers puis sortit de l’agence Azazel.

Un bol d’air frais. Voilà de quoi lui faire du bien. Pourtant, il avait juste envie d’hurler, de se frapper, de pleurer. Il n’avait plus d’Øssements pour s’acheter une nouvelle console. Il avait tout dépensé dans celle-ci et ses jeux, déjà. Le reste lui servait à se nourrir. En bref, il venait de perdre la seule chose qui le maintenait en vie – haha, mauvaise blague, la seule chose qui le motivait dans sa mort, plutôt. Parce que l’autre chose qu’il avait perdu, depuis plusieurs semaines à présent, il ne s’en remettait toujours pas. Il avait toujours l’impression d’avoir un gouffre à la place du cœur depuis qu’il s’était envolé. Il haïssait la solitude et en même temps, il n’avait envie de parler à personne. A personne d’autre qu’à lui. Mais lui avait disparu, comme ça, sans raison. Et depuis, partout où il allait, Sebastian cherchait des yeux cette tête rousse, cette voix française, cette silhouette. Autant dire que c’était peine perdue. Alors il s’enfermait chez lui, parce que c’était la meilleure chose à faire et que c’était ce qu’il avait toujours fait. Mais la solitude dont il se lassait déjà auparavant devenait aujourd’hui insoutenable. C’était un poids, une chape de plomb sur ses épaules, un boulet qu’il traînait avec lui à chaque pas.

Il fallait qu’il se change les idées. Qu’il se fasse une raison et arrête de penser à lui. D’autant plus que maintenant, ce n’était plus sa console qui lui permettrait de s’évader. Haha. Bien joué, Seb.

Secouant la tête pour chasser des larmes qu’il sentait poindre, il s’en alla déambuler dans Tokyo. Il ne faisait pas spécialement attention où il allait et laissait ses pas le guider au gré des quartiers et des ruelles, allant là où son instinct l'appelait, indifférent à la nuit déjà tombée. Il arriva bientôt dans le quartier Kabukicho. Il s’aventura dans les rues animées, avec l’impression de sentir peser sur lui le regard des gens. Ne pouvaient-ils pas le laisser tranquille ?! Ok, il semblait super jeune, mais était-ce une raison pour le fixer ainsi, pour discuter dans son dos ? Le faisaient-ils vraiment, ou n’était-ce qu’une nouvelle invention paranoïaque ?

Il fallait qu’il se change les idées. Réellement, il fallait qu’il pense à autre chose.

Il entra dans une supérette, prit plusieurs paquets de gâteau. Ses yeux s’attardèrent sur une bouteille de rhum. Non. Il fallait qu’il pense à autre chose. Ce n’est pas la solution. Il fallait qu’il se change les idées. Sa main attrapa la bouteille. Il alla payer en caisse : son estomac se tordait d’angoisse, mais à l’extérieur, il semblait juste blasé. On ne lui demanda rien. Il sortit, ses courses en main. Puis il marcha, sans savoir où se diriger. Son sac semblait peser si lourd. Aussi lourd que le poids de la solitude. Sans préambule, il s’engouffra dans une petite ruelle vide, sur le côté. Il se laissa glisser contre le mur et, au sol, attrapa la bouteille. Il l’ouvrit. Il laissa ses pensées s’évader.

Le goût âcre de l’alcool pur était désagréable dans sa gorge. Ses larmes salées se mélangeaient au Rhum sur ses lèvres. Depuis quand pleurait-il ? Peu importait. Il fallait juste qu’il se change les idées. Qu’il pense à autre chose. Qu’il oublie qu’il était coincé ici seul. Et qu’il n’avait personne.

Invité

#2 le 01.07.16 19:45

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Invité

SHUT UP, DRINK AND FORGET.

Feat. Sebastian Gray

Les battements d'un cœur mort qui me font me sentir plus vivante que la vie elle-même. L'extase de se sentir en vie en ôtant cette même envie aux autres. L'odeur de ce liquide, liquide de vie, une fois de plus, qui embaume l'endroit, emplis mes narines et me fais frémir d'excitation. Ce frisson, cette réaction de mon corps, ces sentiments. Vivante. Je suis vivante. Ce ressentis se répand dans tout mon corps. J'en veux plus. Encore plus. Toujours plus. Et cette fois, je vais prendre plus, que le destin l'accepte ou non. Je ne m'en lasserais jamais. Et pour me sentir plus en vie encore, ma batte s'abat sur le genou de mon compagnon de jeu dans un craquement sinistre. Craquement jubilatoire. Il hurle. Hurlement orgasmique. Mon cœur cogne dans ma poitrine. Mon souffle est rauque, rapide. Un rire malsain commence à monter dans ma gorge. Il commence enfin à me supplier. C'est le meilleur moment. Coup en pleine bouche. Son sang tâche mes vêtements. Je le lui reproche et le frappe à nouveau en guise de punition. Sa voix se brise. Il me demande ce qu'il a fait pour mériter ça. Qu'est-ce qu'il a fait pour mériter ça ? Peut-être rien. Peut-être beaucoup. Je ne me souviens plus. Le plaisir est trop intense. Je n'arrive plus à penser, à raisonner. Je veux juste frapper et frapper encore. Comme si je pouvais m'abreuver, me nourrir de cette souffrance. Je n'aurais pas arrêté. Si mon portable n'avait pas sonné, je l'aurais battu jusqu'au soir. Ses cris et ses supplications raisonnant dans le hangar abandonné.


« 
- J'étais en train de m'amuser là !
-
- Et je fais quoi, je l'abandonne ici ?
-
- Bien sûr que je porte mon costume ! Je ne suis pas encore sénile !
-
- Pfff, ça va, je bouge ! On se voit ce soir ! »

Une sirène ne tarda pas à retentir dans la ville. Toujours à me mettre des bâtons dans les roues ceux-là. Ravalant ma colère et ma déception, je lance un dernier regard à ma pauvre victime sans une once de remords. Mon visage se crispe quand je croise son regard rempli d'espoir sur son visage rassuré. La haine monte de plus belle, mais je ne dois pas m'attarder. Avec un violent coup de pied dans la mâchoire, je lui crache que s'il est tiré d'affaire pour cette fois, il n'a plus intérêt d'oublier de mettre du sucre dans le café de ses clients. De ma démarche désarticulée, je me dirige vers une fenêtre et m'y glisse souplement pour quitter l'endroit. Les battements de mon cœur ce calme, mais la frustration reste. Je déteste être interrompue. Cachée derrière une benne à ordures, je retire sauvagement mon costume pour enfiler des vêtements civils. Un short en jean, un haut avec une citation et une petite veste en cuir. Je termine de lacer mes Doc Martens alors que les voitures de police semblent s'arrêter non loin. J'enfourne mon déguisement et mes armes dans mon sac sans ménagement avant de m'éloigner à grandes enjambées, nouant mes cheveux en deux couettes plus ou moins symétriques.

Je parcours les ruelles, m'éloignant de plus en plus de la scène du crime alors que je me l'imagine parfaite. Le corps en pleur, secoué de spasme, qui hurle qu'on vienne l'aider. Qu'il est là. Qu'il a besoin de soins. L'horreur des autorités constatant le carnage. L'état du coup. Les éclaboussures de sang. L'effroi mêlé à l'entendement en découvrant mon emblème gravé au couteau sur toute la largeur de son dos. Le "Q" encadré d'un losange qui me caractérise si bien. Moi. Future reine du monde des morts. Un sourire malsain s'étend sur mes lèvres, mais l'insatisfaction de ne pas avoir fini mon travail revient rapidement.

Un reniflement attire mon attention. Je me retourne vers une ruelle, sur le qui-vive, la main déjà sur la poignée de ma batte de base-ball, prête à la dégainer de mon sac. Une petite masse sombre semble avachit contre le mur. Mes muscles se détendent et la raison reprend le dessus sur mon instinct. Intriguée de voir la désolation chez les autres, je m'approche d'une démarche plus détendue, plus féline. Mes yeux s'habituent à l'obscurité particulièrement épaisse de cette ruelle. Je continue de m'approcher, détaillant la silhouette. Pas très grand. Blond. Jeune. Une bouteille d'alcool que j'arrache à ses lèvres sans ménagement pour la porter aux miennes. Le liquide se déverse dans ma bouche. Engourdis ma gorge. Brûle mon œsophage. Je bois. De longues secondes. Presque de longues minutes. Puis j'envoie la bouteille presque vide s'écraser contre un mur. Se briser. En une multitude de petits morceaux de verre. Tranchant.

« Laisse ça au grand et prends plutôt ça ! »

Je fouille dans ma poche et en ressort un bonbon. Un de ces fameux bonbon que j'achète si souvent à ma chère amie. Un de ceux qui ont tendance à déchaîner un rire incontrôlé chez son consommateur. Il ira mieux avec ça, j'en suis convaincue. J'en défais précautionneusement l'emballage. Oubliée la frustration. Je l'approche de son visage et le presse contre ses lèvres. Avec ma seconde main, je saisis son menton pour lui faire ouvrir la bouche. Venant appuyer la friandise contre sa langue. Je lui lève brusquement la tête vers haut pour le forcer à avaler. Presse mes lèvres contre les siennes pour l'empêcher de le recracher. Et j'attends. J'attends de l'entendre déglutir et avaler le bonbon. Je remplace rapidement mes lèvres par ma main libre, mais ne recule pas mon visage pour autant. Avec ses yeux clairs et ses cheveux blonds, il me fait penser à Liam. Venant récolter ses larmes de la pointe de ma langue, je susurre d'un ton rassurant, jurant avec les traînées de tâche sanguinolente qui peignent ma peau claire :

« Chuuuut, tu n'es plus tout seul. Détends toi mon garçon. »

© M (엗랜)

#3 le 10.07.16 3:14

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KABUKICHO
Sebastian Gray
&
Annie McMillan
Inépuisables, les larmes de Sebastian roulaient sur ses joues, caressaient son menton avant de s’échouer sur le sol de béton. Plus rien d’autre n’existait à ses yeux que l’amertume de l’alcool qui brûlait sa gorge et les douloureuses pensées qu’il essayait d’éloigner de son esprit fatigué.

Pauvre petite chose brisée.

L’alcool s’emparait doucement de son être et commençait à produire ses effets. Il toussota et renifla avant de porter de nouveau le goulot à ses lèvres et boire plusieurs gorgées qui attisèrent le feu brûlant sa gorge. Tentant, toujours, de fuir ces démons qui s’accrochaient à sa conscience de leurs tentacules griffues et acérées.

C’est alors que, sans ménagement, la bouteille de rhum lui fut arrachée des mains et des lèvres. Le contact humide du goulot disparu, le passage brûlant de l’alcool cessa et il se retrouva là, hébété, les mains vides et la bouche entrouverte. Qu’est-ce que… ? Il toussa violemment après avoir avalé sa dernière gorgée de travers, levant des yeux embués et surpris vers la cause de ce revirement de situation, vers la silhouette sombre qui le surplombait de toute sa hauteur.

Toussant, il puisa dans ses ressources pour se relever – et le monde tangua violement, si bien qu’il dû prendre appui sur le mur, surpris. Comme une chape de plomb qui s’abattit sur ses épaules, les effets dévastateurs de l’alcool se firent ressentir et s’emparèrent avec force de l’esprit du jeune blond, si peu endurant face à la boisson. Si les pensées désagréables qu’il fuyait n’étaient plus, toute son attention était focalisée sur l’intrus, devant lui, qui buvait avec ostentation l’alcool pur.

Déstabilisé et au summum de l’incompréhension, le blondinet observait avec des yeux ronds cette étrange femme qui vidait sa bouteille. Elle était grande et possédait des cheveux blonds tirant sur le rose et le bleu, coiffés en deux couettes. Une couleur sombre maculait sa peau, ça et là. Une forte odeur de fer, indescriptible, émanait d’elle ; Une odeur que Sebastian ne connaissait que trop bien. C’était une odeur de sang, sang qui maculait sa peau d’albâtre et dont la vue provoqua chez le blond une stupeur suffisante à faire trébucher son cœur avant de l’envoyer valser au galop.

Une fois la bouteille vide, sans une once d’hésitation, l’inconnue la jeta et l’envoya se fracasser contre un mur, provoquant un léger sursaut chez le blondinet au bruit de l’impact. Ses yeux effrayés se posèrent sur son visage, tandis qu’il commençait à paniquer intérieurement. Elle va me tuer. Mais il était déjà mort. Elle va me laisser pour mort. C’était pire.

« Laisse ça au grand et prends plutôt ça ! »

Muet de stupeur, Sebastian l’observa chercher quelque chose dans sa poche et en ressortir un bonbon. Une poigne de fer se referma sur son menton tandis qu’il restait là, stupéfait, le cœur battant à tout rompre, incapable de faire un geste ou de protester. L’inconnue appliqua le bonbon contre sa langue, avant de relever sa mâchoire pour le forcer à avaler, posant ses lèvres contre les siennes. Le goût acidulé remplaça la saveur âcre de l’alcool. Malgré l’incompréhension de la situation, la peur et l’angoisse qui lui tordaient l’estomac, il sentit son visage réchauffé par l’alcool s’empourprer à ce contact inédit. Tandis qu’elle remplaçait ses lèvres par sa main, il n’eut d’autre choix d’avaler le bonbon, se demandant avec frayeur si elle cherchait à le droger ou s’il s’agissait d’un simple bonbon. Son visage était toujours si dangereusement près. Le blond se liquéfiait intérieurement, au comble du malaise. Il sentait pourtant, au creux de son estomac, quelque chose changer.

« Chuuuut, tu n'es plus tout seul. Détends toi mon garçon. »

Sebastian n’avait aucune idée de la façon dont il pourrait se dépétrer de cette situation. Il se voyait déjà rampant sur les pavés, recouvert d’un liquide du même carmin que celui qui recouvrait la peau de l’inconnu.

C’était drôle.

Il était apeuré.

Mais la situation était comique.

il mourrait d'envie de s'enfuir en courant, de prendre ses jambes à son cou, mais il n'était qu'un lâche incapable de faire un mouvement.

C'était tellement amusant !

Il baissa la tête, ses épaules secouées au rythme de spasmes silencieux. Puis, soudainement, il redressa la tête pour rire aux éclats. Sa tristesse s’était envolée. Elle avait fondu comme neige au soleil, comme si elle n’avait jamais existé. Seules les traces de larmes séchées marquant sa joue témoignaient de l’état morose dans lequel il se trouvait encore quelques minutes auparavant.

A présent il riait, amusé, allègre, joyeux. Un rire effréné et incontrôlé avait prit possession de lui. Il se calma légèrement, toujours hilare, souriant de toutes ses dents comme, peut-être, le monde des morts ne l’avait encore jamais vu faire. Pour une fois, le malaise qui le suivait de tous temps était enfoui sous cette couche de bonne humeur apporté par ce petit bonbon.

« Qu’est-ce que c’était ? » Demanda-t-il en riant comme s’il s’agissait d’une bonne blague.

Il riait, adossé au mur, l’alcool ne faisant qu’abattre encore davantage ses défenses et ses craintes, l’enveloppant dans une totale et hilarante ivresse. Sa timidité disparaissait devant ce combo détonnant. Ce n’était plus le même Sebastian Gray. Les joues rouges, euphoriques, sa bonne humeur n’était pas prête de s’arrêter.

« Qui êtes-vous ? » Enchaîna-t-il, toujours amusé et le rire aux lèvres, indifférent à l'odeur de sang mélangée à celle de l’alcool qu’elle avait bu qui emplissait l'atmosphère, indifférent à cette peur qu’elle avait fait naître en lui à son arrivée – peur disparue, inexistante en cet instant d’euphorie.