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#1 le 18.06.16 18:38

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La folle aventure sans nom - PV Aurora

Carl avait eu un hoquet de surprise ce jour-là quand il avait sorti cet objet terriblement lourd de la boîte dans laquelle il l'avait reçu. Il était vieux, mais un monde entier de magie l'accompagnait. Le projecteur Pathe Lux était en merveilleux état. Il avait tout lâché ce qu'il faisait pour aller l'essayer et son coeur se mit à battre à la chamade quand il constata qu'il était fonctionnel. C'était un réel bijoux. À côté, il trouva des bobines, dont une qui fit germer en une demi seconde l'idée du siècle dans sa tête : Blanche Neige et les sept nains. Un vieux Disney qu'il n'avait pas aimé particulièrement dans son enfance, mais dont la beauté l'avait fasciné à l'âge adulte. À chaque fois qu'une projection de ce film était organisée à l'hôpital pour enfant où il avait travaillé, les petits étaient transportés aussitôt, posant des questions de temps à autre sur la vilaine sorcière qui les rendait un peu nerveux, sur ces gentils petits nains que Blanche-Neige trouvait, vivant bien solitaire. Avec sa naïveté d'humain mort depuis peu, Carl remercia le Bon Dieu de lui avoir envoyé un tel cadeau. L'étape suivante fut de prendre son portable et de composer le numéro d'un organisme à but non lucratif avec qui il faisait directement affaire, La maison des Enfants, et de leurs proposer l'organisation d'une projection extérieure dudit film à l'aide de son bijoux. En discutant avec la responsable, il décida aussi d'offrir son assistance pour surveiller les enfants ce jour-là et de fournir le repas. Quand il raccrocha, Carl était aux anges.

Il passa quelques semaines à planifier, réservant pour l'événement un parc où les cerisiers allaient être en fleur pour embaumer ce moment de bonheur d'une odeur divine. La journée même, il s'y présenta vers midi, installa la toile dans le plus gros des cerisiers, prépara des piles d'oreillers et de doudous que les petits prendraient pour visionner le film, les tables pour le dîner en fin de soirée, monta les jeux gonflables qu'il avait réussi à obtenir gratuitement d'un partenaire à ce qui était rendu un événement assez grandiose. Naturellement, tous les enfants allaient pouvoir venir jouer et regarder le film. Le dîner, lui, était uniquement servi pour les petits de l'organisme et ceux de l'extérieur devaient payer 3 ossements pour l'utilisation des jeux gonflables et 2 ossements pour une place pour le film.

Les enfants arrivèrent. Carl les salua et tout de suite mis la main à la pâte, en prenant un pour aller le porter dans les jeux gonflables. Un vieillard qui dans sa jeunesse avait été clown se joint à eux par surprise, gonflant des ballons de toute formes. Cet homme reçu l'accolade chaleureuse du propriétaire de brocante dont les yeux s'étaient légèrement embués, même si ne l'avoueraient jamais.

La mission était accomplie. L'après-midi fut sublime. Les enfants eurent beaucoup de plaisir et quand 17h sonna, Carl ferma les jeux gonflables, prenant les enfants fatigués qui usaient de leurs dernières onces d'énergie pour profiter encore des jeux et les emmena dîner. Pour les quelques uns qui avaient encore une famille, cet instant signifia un retour à la maison. La mélancolie s'emporta de certains, des larmes coulèrent...

Carl trouva cet instant terriblement déchirant, mais s'efforça de sourire.

Le dîner terminé, il sortit le projecteur. Étonnamment, aucune famille n'était restée pour ce moment. Les enfants seraient donc seuls avec leurs éducateurs, le clown et Carl pour le visionnement du film. Le soleil se faisait moins fort et tandis que le cerisier faisait pleuvoir sur eux quelques pétales, Carl démarra le vieux Pathe Lux qui n'offrit aucune résistance. Indépendamment, il démarra le son qu'il synchronisa parfaitement.

Autour d'eux se rassemblèrent quelques adultes auquel il ne chargea pas le sous. Les enfants se turent, entourés d'oreillers et de doudous. Les éducatrices avaient emmenés leurs pyjamas et les avaient changés. Carl pris note pour la prochaine fois d'en fournir...

Le silence était plat et léger, percé uniquement par Blanche Neige qui chantait à son Prince Charmant. Carl passa un moment avec une petite qui s'endormi dans ses bras, puis il la coucha avec son doudou et son oreiller et se tint en arrière du groupe, assis sur une chaise, heureux d'avoir pu créer tant de magies pour ces enfants qui vivaient un cauchemar sans nom, celui d'avoir dû quitter leurs parents plus tôt.
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#2 le 18.06.16 19:51

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Le soleil se levait, l’alouette chantait et c’était ainsi depuis des siècles.

Les Hommes se sont longtemps levés avec le soleil mais maintenant, dans une société constamment en renouveau, les Hommes se lèvent avec le réveil de leurs Smartphones. Evidemment, notre Aurora étant de la « vieille école » se levait avec le soleil et aimait rester à sa fenêtre pour profiter du chant des oiseaux. La lumière du soleil de bon matin, combinée à la fraicheur de la rosée juste déposée sur les pétales des fleurs sont de très bons éléments pour garder un teint frais. Et ce n’est pas le même « teint frais » que ces personnes vous vendent, non, mais c’est une autre histoire. Reprenons, voulez-vous ?

Après avoir coincé sa fenêtre pour qu’une légère brise aère la pièce, Aurora s’assit devant sa coiffeuse et sortit sa brosse, réfléchissant à son programme de la journée. Qu’allait-elle faire ? Rester à la maison ? Oh non, il faisait bien trop beau pour être casanière. Aller au parc ? Le parc sera surement bondé, il vaut mieux ne pas trop y penser pour l’instant. Alors que sa brosse douce parcourrait sa longue chevelure couleur de cerisier. Faisant attention à ne pas heurter ses bois, étant des « qualités » sensibles, Aurora sourit. Elle n’avait pas de raison bien particulière, seulement l’atmosphère se prêtait à la joie !
C’était décidé, elle savait quoi faire de sa journée ! La chimère se leva après s’être coiffée, s’attacha enfin les cheveux et partie prendre une douche bien méritée. Quand on se tient debout sous cette cascade d’eau que nous donnaient les merveilles de l’évolution des technologies, on pense à tout et n’importe quoi. C’est une sensation agréable que de se laisser aller et de se détendre sous l’eau chaude qui pouvait ruisseler sur nous, oui. Alors, on peut profiter de ce rare moment de solitude avec soi-même. Toutefois, Aurora quitta cette sensation de sécurité que pouvait nous offrir la douche et passa une serviette autour d’elle. Elle sortit et regretta quelque peu d’avoir laissé sa chambre se refroidir ainsi, avec la fenêtre semi-ouverte, mais un peu de fraîcheur avec cet été qui arrivait ne lui faisait pas de mal.

Aurora passa voir Betsy. Mais oui, souvenez-vous ! Betsy est le bien-aimé ficus que possédait Aurora depuis des années : une amie pour Aurora, cette amoureuse de la nature et du calme. Après avoir parlé à Betsy quelques minutes et l’avoir arrosé un petit peu, la jeune femme alla s’habiller simplement : un jean slim clair, une chemise noire et blanche avec un col Claudine et un débardeur en dessous de cette chemise. À travers les années, la belle chimère avait su s’adapter du côté vestimentaire pour ne pas se sentir plus « mise de côté » que sa condition ne l’y obligeait. Et puis, elle y avait le droit ! Toute sa jeunesse avait été emplie de robes fades, pleines de dentelles de tous genres et de crinolines peu pratiques. Ces robes ne devaient pas être trop colorées, pour ne pas attirer l’attention, ni trop courtes au niveau des chevilles pour ne pas que les hommes ne soient attirés par elle. Même dans son honteux mariage, Aurora n’avait pas le droit de porter ces belles robes plus légères et tellement belles ! Après cent cinquante années de mort, elle voulait se faire plaisir, mettre en valeur sa plastique, que les gens se rendent compte qu’elle est belle du haut de son mètre soixante-quatre.

Donc après avoir prit son sac à main et une veste puis après avoir mit ses escarpins, elle partit direction le parc. Dans le parc où elle allait régulièrement, il y avait des enfants qui venaient jouer et il y avait ce cerisier.

Ce cerisier était aussi vieux qu’elle et avait autant vécu qu’elle. Il la comprenait, il l’écoutait raconter ses troubles en silences et ce depuis plus d’un siècle et demi. Tant de calme et de paix réunit en un seul endroit qui lui rappelait de doux souvenirs heureux de son ancienne vie… Alors quelle ne fût pas sa surprise quand, en arrivant, elle vit au loin tous ces enfants jouer gaiement. Elle reconnût une femme de l’association « La maison des Enfants » et alla lui parler.
Un homme bienveillant avait aidé à organiser tout cela et il avait prévu une séance de projection d’un film le soir même. Avec l’été à nos portes, il faisait particulièrement bon et doux sans faire trop froid la nuit, alors quelle bonne idée c’était d’avoir proposé tout ceci aux enfants ! Aurora souriait de tout son cœur car la joie qu’elle avait accumulé toute sa matinée avait atteint un summum à la vue de tous ces enfants joyeux réunis tous autour de ce cerisier.

Aurora aida les surveillants en faisant attention à ne pas être dans les « pattes » des personnes occupées. Elle qui n’avait jamais pu avoir le bonheur d’être mère et de pouvoir faire sourire un enfant était maintenant entourée par des dizaines d’enfants tous plus heureux les uns que les autres.

Le soleil laissait petit à petit sa place à son homonyme la lune.

Les pétales du cerisier en fleur tombaient lentement sur le sol et créait un doux et agréable lit sur le sol. Un dîner fut servit et un appareil pour projeter des films assez « rétro » avait été sortit. C’était Blanche-Neige qui était projeté ce soir, un classique qu’Aurora avait vu à sa sortie, dans les années 1930.

Alors que tous se rassemblaient, Aurora se retira, laissant un peu de magie à ceux qui en avaient besoin. Elle remarqua un homme, qui souriait sous le cerisier. Elle alla discrètement à son côté, le sourire aux lèvres et le rose aux joues.

Aurora «  C’est vous qui avez donné à tous ces enfants un sourire radieux. N’êtes-vous pas fier ? » Dit-elle d’un ton assez bas que seul lui pouvait percevoir, « Je suis Aurora, Aurora DeLambre. J’ai aidé aujourd’hui, c’était vraiment bien… »

Elle se tût un moment. Bizarrement, elle voulait lui parler, que la discussion s’installe entre eux. Il avait l’air d’être bien.

Aurora« Vous savez, quand ce film est sorti, il ne m’a pas vraiment intéressée… Maintenant, je le regarde avec un regard nouveau et… Il est assez réussi je dois dire, vous ne trouvez pas ? » elle laissa échapper un rire enfantin, « Mon personnage préféré reste le nain Simplet. Il est calme et en retrait, pourtant il a toute son importance et ne veux que le bien de Blanche-Neige… Quel intéressant personnage je trouve ! »
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#3 le 18.06.16 20:38

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La folle aventure sans nom - PV Aurora

Carl se retourna en entendant parler la jeune femme d'une beauté unique qu'au cours de la journée, sans toutefois avoir le bonheur de s'entretenir avec, il avait vu se joindre à son projet. Il avait pu constater qu'elle était connu de La Maison des Enfants et tout comme pour Nagito le Clown, une surprise les attendrait en remerciements quand il allait avoir fini de prendre soin de l'événement lui-même. Elle avait été d'une douceur exemplaire, jouant avec eux comme si elle les avait tous portés un à un.

Il but chacun de ses mots, le regard plein de reconnaissance pour cette belle âme, pour cette si belle femme. Cette chimère dont l'âme semblait mature, qui venait l'aborder sans cette hargne pourtant connue de cette race. Elle respirait la sérénité.

Carl lui tendit la main pour la lui serrer comme il était coutume dans son pays, présentant la paume légèrement surélevée comme l'on sers la main à une femme. Il était si heureux qu'elle se présente à lui.

"Carl Hacobyan, tout le plaisir est pour moi. Merci mille fois pour votre aide, je vous ai vu aller avec les petits et je ne m'attendais vraiment pas à ce que vous et Nagito le clown vous joignez à nous, ça fais chaud au coeur." dit-il, d'une sincérité aux limites de l'émoi.

Il vit une petite tête se retourner, un enfant les avait entendu et donc il marqua un silence après lui avoir fait un petit coucou. Le petit lui retourna son coucou et se retourna vers le film. Alors Aurora repris la parole à son grand enchantement. Une fois de plus, il se délecta des paroles. Ses yeux s'agrandirent en sachant qu'elle était présente à la grande première en 1930. Oui, il s'agissait d'une vraie de vraie ancêtre. Certes ils étaient nombreux, le jeune-vieux Félix qui travaillait pour lui en était la preuve, mais c'était toujours un plaisir pour lui d'en rencontrer une. Règle générale, il avait l'impression de ressortir de leurs conversation ô combien plus sage et mature. De plus, si Aurora avait contribué à une journée comme celle-ci, va savoir à quel genre d'âme sublime il avait affaire.

Il l'écouta parler de Simplet. Son sourire s'agrandit en repensant en effet à l'impact qu'il avait dans l'histoire.

"Celui qui semble comprendre tout après tout le monde, mais qui ressent tout avant tout le monde. Oui... je suis d'accord avec vous. Il me touche beaucoup aussi. " répondit-il en toute simplicité. "J'aime aussi beaucoup ce chasseur qui couvre Blanche Neige. Une femme tel qu'on se le représente, nous les jeunes d'aujourd'hui, comme étant la femme faible de ce temps pour qui lui d'entre tout les homme a de la compassion. Je suis né dans les années 1980, c'est quasiment banal. Mais pour l'époque...c'est gros, comme geste. Je trouve qu'on le néglige souvent. " répondit-il, pensif.

Peut-être aurait-il l'air d'un imbécile, peut-être pas, mais au moins il avait dit ce qu'il lui importait de dire. Elle comprendrait. En fait, il espérait presque qu'elle lui donne son opinion sur la chose. Non, pas que "presque". Mais il comprendrait qu'elle ne veuille pas en parler, surtout qu'elle était chimère.

En pensant à elle et sa présence, il réalisa que si elle avait aidé, elle n'avait pas été tant bien accueillie. Carl pris quasiment panique.

"Oh mais je suis ingrat, est-ce quelqu'un vous a offert à boire? Vous voulez un café?"
s'empressa-t-il d'offrir à cette vieille dame dans un corps si jeune, lui tirant une chaise à côté de la sienne au passage pour qu'elle se mette à l'aise.
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#4 le 18.06.16 21:44

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Aurora fut surprise.

Honnêtement et agréablement surprise par cet homme se présentant comme s’appelant Carl. Il faut dire que de prime abord, il ressemblait à un homme rustre et assez hostile, lui, ce blond aux airs négligés dans son survêtement, mais, sous cette couche qui fausserait n’importe quel jugement trop hâté se cachait un homme plein de bonté d’âme qui comprenait la valeur des choses et qui savait les apprécier, une à une. Un sourire plus grand encore naquit sur le visage de la chimère, heureuse de trouver enfin une personne, un homme qui plus est, partageait une vision du monde proche de la sienne.

Aurora « Eh bien… Je dois vous l’avouer, j’ai su voir comment les mentalités ont évolués à travers le temps surtout sur la vision que le monde a des femmes. Il y a des évolutions, évidemment, mais encore aujourd’hui dans un monde qui est censé être un renouveau des idéaux passés, tout reste comme il l’a toujours été… Aussi, il y a quelque chose d’intéressant avec Blanche-Neige, mais peut-être pourrions nous en discuter plus tard ? Je pense faire trop de bruit pour ces petits…Ahah » elle laissa encore échapper un rire.

La jeune femme prit volontiers la peine de s’asseoir et écouta avec attention Carl lui parler.

Aurora« Oh euh… Non, je dois dire que… Ne vous embêtez pas, je n’ai besoin de rien pour l’instant, mais… c’est vraiment très gentil de votre part je dois dire… » elle rougit, « Vous savez, j’ai vécu cinq années dans un mariage où c’était mon rôle d’apporter les boissons par exemple, je n’ai pas vraiment l’habitude qu’on le fasse pour moi, même après tout ce temps, merci, vraiment… c’est très gentil. »

Aurora n’en revenait pas.

Un homme ? Gentil ? C’était sûr qu’il y en avait des hommes aussi gentils que Carl dans ce monde, aussi mauvais que pouvait être ce dernier. De plus, l’on pouvait ressentir qu’il voulait la mettre à l’aise, qu’il voulait lui montrer qu’elle n’avait pas à avoir peur. Il avait surement dû comprendre le fait que notre jeune protagoniste appartenait à la race des chimères dès à présent.

Aurora « Vous savez à propos de Nagito… J’ai… Ne vous moquez pas surtout, mais j’ai une peur bleue des clowns et de leurs… comment dire… Je ne sais pas comment l’expliquer mais depuis toujours, ils me font tellement peur… Je ne peux même pas saluer ce pauvre Nagito s’il porte son costume de travail alors, aujourd’hui, je n’ai pas pu le saluer correctement, mais après cet évènement, j’irais le voir et je le saluerais proprement, enfin j’espère que je pourrais… »

Aussitôt, Aurora s’arrêta. Elle ne faisait que parler d’elle, n’est-ce pas… ? Quelle impolitesse faisait-elle donc preuve ? Pourquoi parlait-elle autant avec cet homme qu’elle ne connaissait que depuis la journée même ? Un sentiment de sécurité, comme celui qu’elle ressentait dans la douche plus tôt, vous souvenez-vous ? Eh bien, ce sentiment de sécurité était mélangé à un sentiment de confort concernant la présence de ce Carl. Pourrait-il devenir un ami… ?

Aurora « Je parle beaucoup trop de moi. Plutôt, parlez-moi de vous Carl, j’ai envie de vous connaître un peu mieux… » Elle lui sourit, parlant toujours avec un ton assez bas.

Alors, toujours sous ce cerisier dont les pétales tombaient lentement sur le sol, Aurora ferma ses yeux, profitant d’une brise qui passait dans son dos et soulevait légèrement ses petits cheveux. Ces petits cheveux qui l’énervait tellement le matin ou quand elle voulait se coiffer lui donnait maintenant une douce sensation de légèreté l’habitait. Il faut le dire, la soirée était plutôt douce et le soleil n’était pas encore descendu assez bas dans les cieux pour que l’on ne puisse plus le voir.

Un oiseau se posa sur une branche et fit chuter une fleur de ce magnifique arbre qui atterrit sur sa tête, se posant dans ses cheveux. Une autre tomba et se posa sur la tête de Carl.

Aurora « Oh, attendez… » Dit-elle alors qu’Aurora leva la main pour prendre cette fleur encore entière posée sur la tête de son interlocuteur, « Voilà, c’est mieux… »
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#5 le 19.06.16 0:58

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La folle aventure sans nom - PV Aurora

Le sentiment qui envahissait Carl était des plus étranges. Il était à la fois transporté dans une époque bien lointaine de la sienne devant la prestance toute naturelle de la belle chimère, mais il se sentait également tellement vulnérable à mesure qu'elle parlait, comme s'il la connaissait depuis 20 ans et qu'elle pouvait lire en lui. Malgré sa stature, il se sentait si petit...

Ce qu'elle dit sur les femme fit réfléchir Carl qui, ensuite, se tu en faisant signe d'approbation quand elle désigna les enfants qui voulaient écouter la projection. L'idée de rediscuter avec elle lui plaisait toutefois énormément, la chimie se faisait si bien entre eux qu'il ne pouvait pas laisser cela aller ni au hasard de se revoir et encore moins aux oubliettes.

Ensuite, elle poursuivit son discours en réaction à sa galanterie. Il était quelque peu surpris qu'elle lui parle d'emblée de son mariage nauséeux, mais l'écouta avec passion. Pour une chimère, elle était si à l'aise! Il en avait croisé beaucoup, mais peu d'entre elles arrivaient ne serais-ce qu'à tenir une conversation avec lui plus de trente secondes. Elles avaient toute automatiquement peur de lui, et c'est dans des moments semblable qu'il comprenait, malgré son illusion d'égalité entre les sexes, que les femmes étaient encore et toujours les victimes de leurs testostérone et de leur force physique. Cela l'attristait beaucoup. Au moins, Aurora avait passé par dessus sa peur et même, elle s'ouvrait à lui. Dans le monde entier, il se considérait comme étant un des mecs les plus chanceux à cet instant précis. Il mis une main sur le dossier de la chaise de la belle dame et non sur son épaule, au cas où elle ne se sente pas assez en sécurité en sa compagnie pour être directement touchée. Normalement, il lui aurais pris la main sinon, comme il faisait avec de nombreuses personnes de son vivant avec qui il sentait qu'elles avaient un besoin d'être enveloppées de sa présence.

"C'est à votre tour de recevoir alors. Vous avez assez donné, je suis votre hôte ce soir. Sentez-vous bien à l'aise de me demander ce que vous voulez dès que vous avez besoin de quelque chose." renchérit-il d'une voix douce et surtout très basse pour ne pas nuire aux petits. Il récupéra son bras tout de suite après pour ne pas la mettre mal à l'aise.

Aurora s'ouvrit ensuite à lui concernant sa peur des clowns et son envie de parler à Nagito. C'était noble de sa part de vouloir saluer le vieux clown même si tout comme lui, elle ne faisait pas partie du plan original de Carl. Entre amoureux des enfants, les deux s'étaient reconnus, c'était évident, même si leur apparence mutuelle les avaient repoussés l'un de l'autre, Nagito lui ayant subtilement confié plus tôt sa peur des chimères. La double confession fit bien rire Carl intérieurement, mais il n'en dit rien, ayant peur de la blesser. Il pencha la tête sur le côté, lançant un regard dans la direction du clown, puis reporta son attention sur la dame.

"Je compte bien le revoir, alors je lui transmettrai vos remerciements avec grand plaisir, il sera sans doute vraiment heureux. Lui aussi est venu, comme vous, pour voir sourire les petits bouts de choux. C'est une bonne âme comme vous... Et je pense qu'en revenant ici avec nous, il a fait la paix avec une partie de lui-même qu'il a laissé derrière. C'est mon impression. "
ajouta-t-il sincèrement. Sa compassion pour le vécu complexe de l'homme pouvait se sentir dans ses mots, son grand respect également, de même que pour Aurora. Il avait vraiment eu la chance durant la journée de rencontrer des gens exceptionnels et il espérait si fort qu'ils se sentent ainsi.

Le sourire lui vint aux lèvres quand elle lui demanda de parler davantage de lui-même. Il n'était pas très habitué de le faire et cela le rendait un brin mal à l'aise. Avec le temps, il s'était mis des limites bien établi sur ce qu'il aimait et non partager. Toutefois, son attitude lui proférait un courage, il avait envie pour la première fois de partager sa propre personne, de passer par dessus ce mur qu'il mettait lui-même pour se protéger de ses souvenirs, peu importe l'impact.

Avant qu'il ne réponde, la chimère, à sa grande surprise, allongea sa main vers ses cheveux blonds et en retira une fleur de cerisier qui s'était posé sur lui. Cela le fit bien rire.

"Elle vous va mieux qu'à moi, je vous l'accorde. Vous en avez également une dans les cheveux, mais si j'étais vous, je l'y laisserais. Vous êtes superbe avec. "


Il espérait ne pas avoir été indécent avec elle, mais il le pensait...

Sa voix se fit profonde et basse et aucun enfant ne l'entendit. Son discourt fut uniquement pour Aurora.

" Je vais vous dire tout ce que je peux vous résumer en peu de temps, mais j'ai envie de faire votre connaissance et de vous partager un brin de moi également. J'ai 30 ans post-mortem, célibataire, je me consacre à ma carrière pour l'instant ainsi qu'à aider ceux qui en ont besoin, j'aime voir sourire les gens et faire une différence à ma façon autour de moi. Je travaille pour des sourires. Je suis propriétaire d'une brocante non loin d'ici et j'étais jadis infirmier, j'ai dû me réorienter en mourant comme mon métier n'existe pas vraiment. Oh et vous avez surement dû le sentir, je suis un zombie. Ça fais drôle de le dire aussi rapidement et tout simplement de le verbaliser à quelqu'un, mais je ne suis pas certain de bien le vivre, alors je le vis le moins possible et j'essaie de prétendre être normal. Oh... et j'ai besoin de vous connaître. Je ressent votre personne dans vos gestes, dans votre sourire et je dois sonner désespéré, mais autant si vous ne voulez pas de mon amitié je ne vous harcèlerai pas une seule seconde de plus, autant Aurora, vous m'avez charmé au même titre que Nagito, mais avec cette touche bien à vous. S'il vous plaît, dites-moi comment je peux vous contacter..." demanda-t-il avec une sincérité entière et sans filtre.

S'il l'avait effrayé, tant pis. Mais il ne pouvait qu'être honnête avec elle.
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#6 le 19.06.16 12:18

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Connaissez-vous cette plaisante sensation de parler avec une personne comme ci vous vous connaissiez depuis des décennies alors que vous vous êtes rencontrés juste au commencement de la journée ? Eh bien, c’est ce doux sentiment qui habitait maintenant Aurora. Carl était une personne avec qui il était plaisant de discuter avec car il n’essayait pas d’aller dans le sens d’Aurora en se forçant, il exprimait juste ce qu’il pensait de la situation. Il est bien évident qu’il devait surement se poser des questions sur le débit de paroles d’Aurora : pourquoi lui disait-elle tout ceci ? Elle qui ne parlait jamais vraiment d’elle d’habitude ne savait elle-même pas pourquoi elle faisait ça.

La chimère sentie la main de Carl sur le dossier de sa chaise et se demanda pourquoi cette main s’était arrêtée à son dossier. Surement pour ne pas la mettre mal à l’aise comme l’aurait fait n’importe quel rustre qui n’avait que « ces » idées là en tête. Oui, vous savez bien, « ces » idées. « Ces » idées qui hantent les hommes à la vue d’une femme qui leur plait et qui les transforment en sorte de « choses » dénuées de sens qui ne pensent plus qu’a leur but, qui est souvent le même pour tous. Ces généralités là, Aurora les avaient établies à travers les années aussi et elle avait remarqué que aucun grand changement au niveau de ces généralité n’avait été à observer.

Après avoir élégamment enlever cette fleur de cerisier qui avait finit sa course dans les cheveux de son interlocuteur, Aurora rougit. Il venait de la complimenter, comme l’aurait fait tout bon gentleman, ce qui, encore une fois, la confortait dans sa perception de Carl : il était un homme avec un bon cœur, mais aussi avec une belle âme qui cependant cacherait peut-être quelque chose, un mystère inavouable et inavoué. La jeune femme le remercia platement, essayant de se ressaisir.
Pourquoi était-elle si à l’aise avec un homme ? Cette question lui trottait dans l’esprit depuis le début de la conversation et n’avait, comme plein d’autre question qu’elle se posait quotidiennement, pas de réponse précise, seulement une idée vague qui pourrait prétendre au titre de « réponse provisoire ». Puis, contre toute attente, Carl s’ouvrit.

Tel un livre il énumérait des faits, sur lui et sa vie. Aurora avait parié mentalement que cet homme serait du genre « journal fermé avec un cadenas » mais, là, à sa grande surprise il s’ouvrait à elle et à ce cerisier. Ce fut comme ci, l’espace d’un instant, il n’y avait qu’elle, lui et le cerisier. C’était un de ces moments rares et privilégiés que tu ne peux pas partager avec n’importe qui et n’importe quand : l’ambiance, la personne avec qui Aurora parlait pourtant… Tout s’y prêtait. Evidemment, elle était heureuse d’en apprendre plus sur son interlocuteur, et cela lui rappelait les moments qu’elle passait à parler avec sa plante, Betsy.
Betsy ne pouvait pas répondre, mais pourtant, Aurora ressentait le fait que elle et sa plante était sur la même longueur d’ondes, un peu comme l’étaient ce couple du jardin botanique à Versailles : cette biche et ce cerf. Il y a longtemps qu’Aurora n’avait passé du temps comme ceci, a parlé avec quelqu’un qui partageait le même point de vue sur la chose.

Alors, quand il lui déclara qu’il était un zombie, notre héroïne ne put s’empêcher de renifler dans la direction de Carl, puis se rapprocha de lui pour renifler son épaule. Non, il ne sentait pas comme les autres zombies qu’elle avait pu connaître depuis le temps qu’elle était « coincée » dans cet état. Il avait l’air plutôt normal, il avait justement, quelque chose qui faisait penser qu’il l’était… Une infime odeur de potion néanmoins restait et chatouillait les narines et le sens développé de notre jeune femme. Ce qui lui fit faire un petit éternuement qui dérangea deux enfants. Aussitôt qu’ils se retournèrent, Aurora leur fit signe de retourner voir le film et leur chuchota d’être sage, ce qu’ils firent.

Oh, ce film oui. Les deux nouveaux amis avaient bien discuté pendant cette projection et n’avaient pas profité de l’histoire de cette princesse réveillée par un beau prince charmant.

L’oreille d’Aurora fut attirée par les derniers mots de Carl. La contacter ? Elle ? Il n’avait pas peur de la chimère qu’elle était alors ? C’était bien oui, mais… étrange pour une femme qui n’a que très récemment accepté les hommes dans son cœur. Etait-il, au même titre que les autres, un homme simplement intéressé ou désirait-il une amitié avec l’inconnue qu’Aurora représentait ? Eh bien, seul le temps pouvait lui dire. Donc, avec un grand sourire, elle lâcha un petit rire de sa voix cristalline.

Aurora« Ah… Excusez-moi Carl, c’est nerveux » Dit-elle en le regardant, « Si vous voulez que l’on se revoit, invitez-moi quelque part, un autre jour, peut-être ce soir qui sait. J’habite l’appartement Van Gogh, alors si vous ne voulez pas me revoir et simplement discuter, simplement vous alléger d’un poids quelconque, appelez-moi à ce numéro et n’hésitez pas, j’aime être dérangée vous savez ! » Déclara-t-elle en inscrivant des chiffres sur un bout de papier qu’elle avait sorti de son sac à main.

Il était charmant, et en un sens, ressemblait à ce prince charismatique qui était alors projeté à l’écran
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#7 le 22.06.16 7:48

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La folle aventure sans nom - PV Aurora

À l'énoncé de son état de décomposition contrôlée, Aurora s'était avancé vers un Carl dont le cœur battit légèrement plus vite, ne sachant trop ce qu'elle allait penser comme sûrement que son odorat était plus développé que celui d'une humaine normale. Le geste quelque peu extravaguant ne lui sembla pas déplacé comme il lui avait déjà ouvert tellement de facettes de sa personne en si peu de temps, il avait même cette envie qu'on lui confirme qu'il ne sentait pas mauvais. Sans dire quoi que ce soit, elle renifla et éternua comme si, allergique aux fleurs, elle venait d'en renifler une gorgée d'un pollen volatile. L'odeur elle-même ne sembla pas lui déplaire et cela le soulagea. Il se serait attendu à une grimace ou autre. Le zombie se sentit tellement plus léger après ce test, un léger changement était observable dans la courbure de ses épaules, elles étaient désormais davantage orientées vers le haut, fières.

Le nez d'Aurora sembla se calmer de lui-même, donc il ne se leva pas pour lui proposer un mouchoir.

Enfin, il termina ses supplications et elle se mit à rire, s'excusant auprès de lui. Carl la trouva d'autant plus charmante. Ce rire lui donna envie de l'y suivre et l'envie se fit sentir d'en partager bien d'autres avec elle.

En fait, quand il y pensait, cette rencontre pleine d'émotions lui rappelait beaucoup celle qu'il avait eu de son vivant avec Chihab, son meilleur pote. Aussitôt s'étaient-ils rencontrés que leurs caractères s'étaient complétés, qu'il avaient eu envie de partager l'un avec l'autre chaque moments importants de leurs vies. Ils s'étaient mutuellement fait du bien pendant tant d'années et n'avaient été séparés que par la mort. Pouvait-il y avoir une seconde personne de cette qualité de l'autre côté du tunnel?

Aurora lui offrit la possibilité de la revoir. Quelle douce nouvelle. Ainsi donc une fois la représentation de Blanche Neige et les Sept Nains terminée au bord du cerisier, il pourrait réentendre ce rire, cette voix qui l'avait enveloppé brièvement, mais intensément. Aussitôt lui tendit-elle le bout de papier avec son numéro de téléphone qu'il s'était empressé de sortir son portable afin d'en faire la sauvegarde.  

Il fit attention pour bien choisir ses mots au moment où il ouvrit la bouche pour ne pas choquer cette dame du 19ème siècle.

"Si vous aimez tant être dérangée, donnons-nous rendez-vous tout de suite. J'en profite immédiatement, je vous dérangerai disons jeudi soir? Que diriez-vous d'un dîné en tête à tête dans un restaurant de votre choix suivi d'une balade ici-même? Le parc est grand, vous semblez vous plaire ici et j'y trouve également mon bonheur. Le tout en toute amitié, je vous en donne ma parole. " dit-il, respectueux à son égard.

Le sentiment qui habitait Carl était étrange au moment où il proposa ce genre de sortie à Aurora. Autant sonnait-il comme le genre d'homme qui vous propose quelque chose en ayant quelques idées derrière la tête, autant il n'en était rien. Son envie d'être avec elle était à un niveau tout différent, nullement orienté vers les plaisirs de la chaire et il espérait qu'elle le comprenne malgré ses compliments.

Le film se termina sans qu'ils puissent mettre fin à leur conversation. La moitié des enfants étaient endormis, l'autre moitié s'étaient levés et retournés vers eux, la tête pleine de questions sur la fin du film. Blanche-Neige reverrait-elle les nains? Les aimait-elle encore? La vilaine reine était-elle morte-morte ou allait-elle revivre?

La vilaine reine était-elle dans ce monde-ci, elle aussi?

Un des bambins vint rejoindre Carl, grimpant naturellement sur ses genoux pour s'y asseoir comme il le faisait jadis de son vivant avec son père. Ce dernier l'entoura de ses bras et lui demanda s'il avait aimé le film. Le petit hocha la tête en approbation, bailla et se blotti contre son torse moelleux, tout fatigué de sa journée. Malheureusement, il devrait bientôt le rendre à son éducatrice pour qu'il aille se coucher car il se faisait tard.

Le zombie releva la tête vers Aurora :

"Préférez-vous y réfléchir? Je peux vous appeler demain pour que nous en discutions?" demanda-t-il poliment, vouvoyant encore cette femme si jeune pourtant d'une autre époque.  

Une fillette toute menue s'avança vers Aurora, lui tendant également les bras pour un câlin, un doudou à la main. La plus mélancolique du groupe semblait avoir enfin trouvé une personne qui pansait ses maux.
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