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#1 le 16.06.16 18:19

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Bah merde alors.
#vikomte


C'est moche, clairement moche. Non pas que les fresques rurales te répugnent, non. C'est juste… Trop chargé, beaucoup trop kitchs et encombrés par des couleurs tropicales, un mélange chaud qui t faisait tourner la tête au premier regard. Alors oui, tu n'aimais indiscutablement pas ta nouvelle maison. Tu étais plus dans le sobre, la simplicité, tu ne mettais qu'un peu de piment dans ta vie que lorsque tu enfilais tes fripes, ton sourire et ton humeur, voilà, point barre. Mais alors ça, si tu t'attendais à une herbe rêche sur le sol, à une balançoire dans le salon et deux énormes carnivores empaillés, tu aurais sûrement quitté le pays, pour sûr. Pour après, s'il fallait passer la tondeuse, tu le feras. Mais vu la bizarrerie du monde des morts, cela ne t'étonnera même pas que la gazon repousse sur le champ. Le logement avait déjà été pris d'assaut, la chambre était retournée, bordélique. Et là, dans le coin, tu pouvais voir ton lit, vide et à la fois encombré par toutes sortes de choses, « Ce sont des truies, des grosses truies grasses et puantes ». Tu n'aimais pas le bordel, alors aussi simple qu'il en fut, tu poussas les piles de linge et d'objets du côté déjà habité par l'entité monstrueuse. C'était une fille, comment tu le savais ? Tu venais de glisser sur un culotte, tout bêtement. C'est vraiment dégueulasse ici.

Tu avais déjà apporté quelques bricoles dont deux valises et quelques pots de peinture pour refaire la décoration. Vu que la chambre était divisée en deux, tu peindras ton mur. Et par la suite, tu placeras un rideau pour couper la pièce en deux. Tu aimes avoir ton intimité et partager une chambre, misère, tu n'aimais pas du tout ça. Quand tu te retournais, tu admirais le désastre sans nom du capharnaüm de ta colocataire, quel supplice. Tu pris le balai entre tes mains et tu commenças à frotter durement le sol poussiéreux et rugueux « Seigneur dieu ». Oui, car c'était vraiment dégueulasse. Tu mis la bâche au sol et tu commençais ton chez d’œuvre sur le mur déjà peint d'un lumineux paysage sorti tout droit du national géographique. Et d'un coup de pinceau, tu écrasais et étouffais toutes les traces de verdures fictives présentes sur le mur. Le soleil devenait bleu, les oiseaux devenaient bleus. Un bleu pastel comme tu les aimes. Et après une bonne heure d'art, tu mis la serpillière par terre, laissant tranquillement sécher ton mur. L'appartement n'était pas vraiment encerclé de gens et tu n'avais clairement pas envie de mettre cette eau sale dans un endroit propice à l'utilisation humaine « Bon bah, dans les escaliers, let's go ».

Et tu jetas ton seau d'eau sale dans les escaliers.


Hop là, il ne restait qu'à jeter les cadavres de tes pots. Tu n'avais pas pensé à un sac-poubelle alors tu pris ton courage à deux mains, tu mis une bâche autour de toi et tu emportas tout dans tes bras, il a aussi fallu que ça dégouline sur ta figure. Il a aussi fallut que tu lises « Peinture … in-dé-lé-bi-bi-le … OH FAIT CHIER ». Tu fonças vers la porte en fermant ta bouche et tes yeux, gonflant les joues d'air pour ne pas en avoir dedans et là, en ouvrant la porte, tu t'écrasas comme un étron contre un mur, un chat, un chien, un truc. Et tu valsas la première sur ce dénommé Truc. La peinture gisait partout sur la chose, puis toi aussi, tu gisais comme un poisson hors de l'eau en train de recracher le goût chimique que tu avais dans la bouche « Seigneur ... ». Tonnerre de Zeus tant que tu y es non ?
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#2 le 17.06.16 11:08

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Et dire que la journée avait pourtant commencé au mieux. J'avais eu la chance de me lever sans être dérangé par qui que ce soit et l'honneur d'avoir à disposition la salle de bain selon mes désirs et mes besoins. J'avais pu prendre un café dans un calme parfait, ô combien malmené depuis quelques temps par certains de mes colocataires, et avais pu rejoindre Tokyo sans encombres.
Non, la journée avait commencé au mieux. Désireux de m'accorder un jour de congé au moins, j'avais pris parti d'opter pour une escapade au parc Yoyogi, aussi apprécié de mon vivant que de ma mort, et m'y étais promené quelques heures sans voir le temps passer. Mais au fond, ma tranquillité, une fois sagement posé sur un banc à observer les autres s'activer joyeusement, n'avait duré qu'une dizaine de minutes. Jusqu'à ce que mon portable se mette à vibrer, en réalité.

Il était amusant de constater qu'aussi sûrement que le parc Yoyogi me plaisait de mon vivant, les portables me pourrissaient la vie dans ma mort également. Peut-être la curiosité m'avait-elle poussé à jeter un œil à cette machine infernale – sauf à ce que ce soit mon sens aiguisé des affaires ? –, toujours est-il que le message avait eu tôt fait de me prêter à rire furtivement. « Slt Viktor. Je suis en rade de potions et ça commence à urger. Tu peux m'aider stp ? Je suis à l'endroit habituel. »
Illettré, avais-je songé en relisant le message, préférant néanmoins m'attarder sur le fond de celui-ci que sur la forme. Eito était fidèle à lui-même : toujours à s'y prendre au dernier moment. Du reste, il se ruinait en je-ne-sais-quoi et ne parvenait pas à se faire une avance confortable sur ses potions. Naturellement, ce manque de moyens limitait consécutivement la qualité des potions qu'il achetait. Un cercle vicieux, diraient certains ; à raison, probablement.

Poussé par l'envie de voir l'état pitoyable de ce cher Eito, sans doute, je ne m'étais pas attardé davantage dans le parc et m'étais levé pour rejoindre le premier ascenseur qui me conduirait à l'Agence – j'avais toujours une petite réserve de potions à l'appartement, de sorte qu'il m'était encore plus simple d'y passer même si cela impliquait de croiser sans doute un colocataire –.
Bien mal m'en avait pris.
Le seul fait que l'ascenseur m'ait docilement conduit à un étage en-dessous de celui désiré aurait dû suffire, à lui seul, à me mettre la puce à l'oreille dès lors que je n'avais pas même eu à le violenter à grand renfort de coups de poing. Mais tout dégénéra à l'instant même où mon pied gauche effleura la troisième marche de l'escalier éternellement abandonné.

Pour une raison encore obscure, une espèce d'abruti sans fin avait jeté un sceau d'eau – propre, sale, qu'en sais-je, mais en tout cas savonneuse, de sorte que le résultat était indéfectiblement le même – dans la cage d'escaliers, probablement au motif que personne, ou presque, n'utilisait cette voie pour regagner les étages tant elle mettait à rude épreuve l'endurance de tout un chacun.
Sans doute ledit abruti l'avait fait récemment puisque j'eus tout le loisir de glisser allègrement jusqu'à m'étaler pitoyablement. Basculant en avant sans escompter me rattraper sur ma jambe droite, je m'étalai royalement à peine trois marches au-dessus du palier que je venais de quitter, évitant de justesse quelques dents fracassées sur les marches au moyen tout autant qu'au péril de mon bras gauche, ultime rempart survenu in extremis.

Le temps que je sois stabilisé – sauf à ce qu'il ne soit là question que d'orgueil –, mes mâchoires se serrèrent et un juron russe passa la barrière de mes lèvres. Non sans mal, je parvins à me redresser à quatre pattes d'abord, puis, à l'aide de la rambarde, sur mes deux jambes. La manœuvre la plus délicate fut encore de récupérer ma canne, et plus périlleuse encore fut la montée jusqu'à l'étage de l'appartement. Constater que l'eau en provenait manifestement, dès lors que les escaliers menant aux étages supérieurs ne semblaient pas souillés d'eau comme l'était désormais mon costume – au niveau des genoux, d'une barre sur mes cuisses et en travers de mes abdominaux, ainsi que de toute ma manche gauche – eut un effet somme toute partagé : j'enrageais d'avoir manqué de chance – après tout, l'ascenseur m'aurait déposé un étage au-dessus de celui de l'appartement que j'aurais échappé à tout cela –, tout autant que je jubilais de pouvoir retrouver le petit con responsable de ma chute.

Soupirant d'être arrivé au moins sauf, à défaut d'être tout à fait sain, à mon palier, je parcourus le couloir en quête d'un indice quelconque sur le responsable de l'eau dans les escaliers. Autant dire que dans cet état, entendre la porte de mon propre appartement s'ouvrir avant même que je n'ai le temps d'apposer ma main sur la poignée ne m'intrigua pas plus que cela. A tort. Ceci étant dit, quand bien même je me serais offusqué de cet automatisme inhabituel, nul doute que je n'aurais pu esquiver le boulet de canon qui me rentra dans le lard et me fit trébucher une fois de plus, en me recouvrant d'une mélasse que je n'eus pas le temps d'identifier immédiatement, à l'exception du goût en tous cas déplaisant.

Étalé en travers du couloir – sur le dos, cette fois ; comme s'il était bon d'alterner –, je mis un temps certain à me redresser non sans râler des douleurs qui me prenaient désormais, à la hanche, cela va sans dire, tout autant qu'au bras gauche. Et puis la douleur sembla s'envoler à l'instant où je vis l'étendu des dégâts. A l'instant où je vis ce bleu détestablement pastel recouvrant mon beau costume. A l'instant où, après avoir égaré ma main dans mon cuir chevelu, je constatai en avoir plein mes mèches de cheveux – au moins autant que j'en avais sur le visage, à en juger par la désagréable sensation que me procurait la peinture dégoulinant de mon front à mon nez, pour goutter au bout de celui-ci où sinuer le long de mon cou pour atteindre mon torse –.
Et puis, dans ce moment presque épargné du temps, je croisai le regard de la responsable. Une étincelle, donc, à côté de la bombe à retardement que j'étais devenue depuis l'épisode de l'eau dans les escaliers.

- Hors de ma vue... Ou je te fais mourir une seconde fois..., marmottai-je en agrippant ma canne, essayant déjà de me relever, non sans serrer furieusement mes mâchoires à chaque faux mouvements.

Étage de merde.
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#3 le 18.07.16 20:27

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Bah merde alors.
#vikomte


Toi encore, tu avais une protection. Mais lui, le pauvre. Tu contemplais le désastre de tes yeux grands ouverts. Fallait-il en rire ? Non, car c'était vachement amusant et ironique. Tu pouffas quelques quintes de rire incontrôlée avant de te gratter la gorge et de feindre tes lèvres avec un sourire gêné. Mais ce qui t'ennuyait le plus dans cette affaire, c'était les tâches sur le sol. Encore une dépense de plus pour sauver tes bêtises, Bobby. Tu t'agenouillas, amusée intérieurement et neutre de l'extérieur, mais tes lèvres légèrement fendues ne pouvaient démentir l'ironie qui s'abattait sur toi. Après, si l'homme que tu venais de faire tomber avait une autre face que celle d'un croque mort, tu aurais sûrement ris, mais l'heure n'y était pas et tu allas simplement jeter ton atelier de peinture à la poubelle. Ainsi qu'une partie de ta jovialité habituelle. Non, c'était catégoriquement un gars avec un balais dans le cul et tu le sentais passer, le savon. Piquée devant la poubelle, tu contemplais le vide. Partir, oui tu voulais partir avant que ta journée soit gâchée. Après tout, ce n'était pas de ta faute, il n'avait qu'à faire attention aussi. Et puis son commentaire sec et froid du parfait bougre bourgeois écrivant tous les soirs ses fantasmes sexuelles dans le petit cahier collector du journal, relié en or bien évidemment. Oh que oui, ce genre de personne aux phrases nettes et mal placée te faisait sincèrement chier. Mais soit, tu devais fermer la porte, terminer de nettoyer puis prendre tes pieds à ton coup mais … « C'est ça mon coloc ? ».

Tu filas vers l'inconnu et pris son bras pour l'aider à se lever. Était-il vieux à en crever ? Non, car même toi et ta petite canne, tu pouvais encore te délecter de ces potions qui te rendaient ta force foudroyante « Vous savez bien comme vous et moi que cela est fort impossible, mon vieux monsieur ». Oui parce que rien ne pouvait plus te faire crever, malgré les restes morbides cachés dans tes entrailles palpitantes. Il n'avait pas l'air bien vieux. C'était ton arrogance qui parlait et non ta politesse inexistante. Il était incroyablement grand, si élevé dans les nuages que la salive que tu avalas sembla résonné sous terre, pour lui. Mon dieu, à qui t'avait-on confronté ? Un costume, des chaussures, un visage pâle et une canne couvertes de peintures bleues, donnant une once de vie à l'aura macabre qui sortait de ce personnage. Alors, en tapotant grossièrement dans son dos ( tu n'es tout de même pas le genre de personne à être raffiné de toute façon ) : « Le col du fémur n'a pas trop souffert ? ». Encore une fois : du cynisme blindé au cyanure de ta langue de vipère. Mais peu importe, tu ramassas la canne luisante et tu la lui donnas.

Tu ne savais que faire de tout ce débarra, la peinture séchait sur le sol, l'appartement n'était même pas encore sec, le sol glissant comme jamais, brillant d'une propreté à venir. Tu savais que dans les prochains jours, tu seras au pas de la porte en train de récurer la peinture qui s'acharne tant à persister. Puis même, la tension était à son comble, tu savais très bien qu'il n'était point responsable de tout ça, mais sa franchise glaciale te mettait légèrement hors de tes pompes « Je pense que je suis votre nouvelle colocataire, je me suis donc permise de nettoyer puis de décorer un peu à ma guise. Le sol n'est pas encore sec, mais si vous faites attention, il vous sera possible d'atteindre la salle de bain sans vous casser la gueu... sans tomber ». C'était très différent du dialecte ghetonien, c'est sûr. Tu voulais juste ne pas paraître trop brusque, bulldozer comme tu dis si bien. Des mots vulgarisés, des phrases kitsch, non, tu aimais beaucoup parler comme une extravagante personne, jouant avec les accents que tu as pu entendre durant ta petite vie. Non, tu a.d.o.r.a.i.s ta langue et surtout l'utiliser. Tu invitas donc l'homme à entrer, un petit sourire déguisé aux lèvres.

ps : désolé désolé pour le retard. xwx
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#4 le 01.08.16 17:35

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Super. Il n'y avait décemment aucun autre mot : super. Non contente de se foutre allègrement de ma « gueule » - puisqu'elle n'osait manifestement pas le dire pour une obscure raison - alors, pourtant, qu'elle était pleinement et exclusivement responsable de mon sort - aussi pitoyable soit-il - ; non contente de se donner un air et une aisance qu'elle n'avait incontestablement pas naturellement ; j'apprenais de la bouche de la principale intéressée qu'il me faudrait la supporter jusqu'à ce que l'un de nous deux quitte cet appartement. Une colocataire. « Encore une », devrais-je dire. A croire que les capacités des chambres étaient infinies, ou seulement limitées par le nombre de lits superposés que l'on pouvait y entasser.

J'avais eu l'espoir qu'elle disparaisse par je-ne-sais quel tour de passe-passe à l'instant où elle s'était éloignée avec son matériel... Mais non. Non, elle était revenue, et avait fait montre d'une familiarité que je ne m'étais jamais permise avec quiconque - peut-être parce qu'elle était clairement teintée de cynisme -. La demoiselle avait néanmoins eu l'obligeance de ramasser ma canne pour me la rendre afin de faciliter une stabilisation que je peinais à retrouver malgré mes appuis sur les montants de la porte, puis m'avait invité à entrer. Dans mon appartement.

Sur le coup, je n'avais guère fait attention à ce qu'elle m'avait dit lorsqu'elle s'était présentée partiellement. Ce n'est qu'en entrant qu'une partie de ses paroles m'était revenue. « Le sol n'est pas encore sec », avait-elle dit.
Alors que j'avais tout juste fait un pas dans l'entrée, mon regard ne tarda pas à chercher sa minuscule et ridicule silhouette. Serait-ce également elle, la responsable de ma chute première dans les escaliers ? Était-elle l'abrutie qui avait jeté l'équivalent d'un seau d'eau dans ceux-ci ? En terme de probabilités, il est certain que plusieurs habitants de l'étage pouvaient avoir l'idée de laver le sol de leur appartement en même temps. De fait, je ne pouvais pas tirer de conclusion trop hâtive... Mais maintenant que je me faisais une vague idée du personnage que j'avais en face de moi, force était de constater que, de la part de ma nouvelle colocataire, le coup du seau d'eau dans les escaliers ne m'aurait guère surpris.

Un pas de plus et mon regard capta ce bleu criard nouvellement étalé sur le mur de l'une des chambres - celui-là même qui recouvrait une grande partie de mes vêtements et de mon visage -. Qui était-elle pour se permettre de redécorer selon ses propres goûts, un appartement nouvellement intégré ?
Plus j'avançais dans l'Agence depuis l'arrivée de cette maudite nouvelle colocataire, et mieux je parvenais à discerner la personnalité de la demoiselle. Le genre de personnalité que je ne supportais guère, puisque décidément trop exubérante. Tout en « trop », le tout, manifestement teinté d'un je m'en foutisme criant et d'un égoïsme délicieux. Du reste, elle n'avait pas l'air d'être une zombie à en juger par son odeur et son allure, de sorte que je présageais nécessairement une mauvaise relation entre elle et moi - une entente cordiale, dira-t-on -. De quoi m'enthousiasmer plus encore.

Échappant un soupir, j'avançai prudemment jusqu'à la salle de bain dans laquelle je m'engouffrai, y posant mes vêtements avant de me réfugier sans tarder dans la douche pour allumer le jet d'eau et me laisser longuement submerger. Me rincer simplement ne servit cependant à rien et il me fallut frotter indéfiniment pour obtenir un début de résultat, avant de vaincre tout à fait cette peinture malodorante et décidément trop flashy. Cette histoire m'occupa une bonne demi-heure au cours de laquelle la salle de bain prit des allures de sauna, mais où j'eus tout de même la satisfaction de sauver mon apparence, à défaut de pouvoir secourir mon costume et ma canne.
Enveloppé dans un peignoir, je quittai la pièce, costume et canne à la main, évoluant donc pieds nus en m'aidant des meubles pour limiter au mieux les dérapages, même si le sol avait largement eu le temps de sécher.

A hauteur de la table du salon, je lâchai mes affaires dessus en cherchant la nouvelle du regard, mes lèvres s'étirant bientôt en un sourire en coin.

- Le costume est fichu et la canne avec. Ça te coûtera 300Ø. Je fais crédit si jamais tu n'as pas les moyens immédiatement... Un taux de 2,5%, ça te va.. ? ricanai-je en la regardant de haut.

Maintenant que j'y songeais, il me semblait que ce n'était pas là des manières d'amorcer une présentation. Mais après tout, elle se moquait probablement de mon nom et je n'avais indéniablement cure du sien. Puis... N'aimait-elle pas rire sous cape ?
Alors, rions.