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    do not cry ∞ pv andy v. park.

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    #1 le 29.08.14 12:47
    Do not cry
    Je ne trouve plus le sommeil. Les paroles de "mon assassin" me hante et me revienne sans cesse à l'esprit. Qui est-il ? Pourquoi m'as-t-il fait ça ? Pourquoi moi ? Chaque jours, j'espère croiser sa route mais, en même temps, je redoute cette rencontre. Les croisements d'un corbeau me fit sortir de ma torpeur. Je hausse les épaules. Je reprends ma route vers la rivière. Il fait nuit noir, seuls les étoiles éclairement ce ciel sombre chargé de mauvais augure. Dans le fond, je n'ai plus rien à craindre. Je suis déjà mort. Je traine le pas, tout en réfléchissant aux réponses possibles à mes questions. Je soupire, profondément blasé. Je me torture pour rien. Mais que voulez-vous, je n'ai jamais aimé rester dans l'ignorance. L'écoulement de l'eau m'apaise, je me dirige vers la source du bruit. Je fixe mon reflet dans le liquide limpide.

    C'est là que mon passé me frappe de plein fouet. Mes parents, mon frère, ma petite amie. Je les ai tous déçu, ils ont finir par me haïr d'une façon où d'une autre. La mort ... C'est ma punition pour la souffrance que j'ai causé. Je n'ai jamais voulu les décevoir et pourtant, mon destin en a fait autrement. C'est mieux ainsi. C'est mieux que je ne fasse plus partir du monde des mortels. C'est mieux pour eux, pour tout le monde. Je ne méritais pas de vivre. Maintenant, je suis réduis à quoi ? Au stade d'une créature qui se nourrit de sang frais. Je serre les poings. Je n'imaginais pas la fin de ma vie ainsi. J'aurais préféré pourrir dans les landes de l'enfer que de revivre en tant que bête sauvage que tant de gens craignent. Je m'écroule par terre, face à la rivière. Une perle d'eau salé coule le long de mon visage avant de se perdre dans l'herbe verte.

    ▬ « Je m'en veux terriblement. Pourquoi étais-je aussi idiot ? Pourquoi ?! En voulant faire le bien, j'ai fais le mal. Je vous ai toujours mit en dehors de ma vie en croyant que ça vous protégerais. Je vous ai mentis, trahis. J'en ai même finit par vous détestez. Ma famille, mes amis ... J'ai tout perdu. Je ne mérite pas d'avoir .. cette seconde chance. »

    Je me retiens de pleurer. A quoi bon verser des larmes ? La tristesse est bien présente, pourtant. Je m'en veux, je me déteste, me méprise au point d'en être devenu ce que je suis aujourd'hui. Cette punition, ce châtiment, je n'arrive pas à le supporter. Et pourtant, je n'ai pas le choix, je suis obligé de vivre dans cette nouvelle condition de vie. Aussi dérangeante soit-elle, je n'ai pas le choix. Je dois m'y faire même si mes démons du passée viennent me hanter.

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    #2 le 30.08.14 0:59

    Do not cry
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    Duncan Leynham Perryvall
    Adossé au mur de la pièce, le bas du corps recouvert par le fin tissu qui lui servait de drap, il songeait. Une cigarette coincée au bout des lèvres qui se consumait d'elle-même, il tentait simplement de garder les yeux ouverts, de rester éveillé. A chaque bruissement qu'il croyait entendre, il relevait les yeux vers la porte close de sa chambre. Comme s'il s'attendait à ce qu'elle s'ouvre sur quelque chose, ou sur quelqu'un. Il lui arrivait souvent, assez souvent, qu'il se retrouve dans cet état de panique, où chaque pore de sa peau tressaillait d'angoisse. Il se sentait à l'étroit et une pression se forma au niveau de sa poitrine, écrasant sa cage thoracique jusqu'à ce que l'air lui manque. Il devait sortir de là, prendre l'air, partir loin de cette pièce, remonter sur la terre ferme. Il n'en pouvait plus de ses étages sous-terrain, alors que sa claustrophobie se faisait sentir.

    Il se leva, écrasa sa cigarette avant d'enfiler quelques habilles. Il sortit de la chambre, jetant un coup d'œil autour de lui avant de sortir. Les couloirs de l'agence étaient silencieux. Il finit par remonter au hall et quitter l'agence. A peine venait-il de mettre un pied dehors, qu'il prit une grande bouffée d'air frais. Il n'y avait pas que des avantages d'être en possession d'un don comme celui qu'avait le rouquin. Quand bien même il pouvait avoir la sensation d'être encore en vie, il arrivait qu'il ne puisse se contrôler. La cause de ses étouffements, de ses bouffés de chaleur et de son manque d'air. L'avantage ? Les sensations de bien-être lorsque la douce brise vient caresser chaque parcelle de votre peau dénudée, lorsqu'elle s'introduit dans vos poumons. Une sensation qu'il hait et apprécie à la fois, la sensation de vivre.

    Les mains au fond des poches, il s'était mis à suivre la rivière surplombée de ses ponts. Pourtant, jamais il ne traversa. Les yeux rivés sur l'eau étoilée, il ne semblait percevoir que le son de sa respiration, plus rien ne l'atteignait. « Qu'est-ce que je fou-là ? » Souffla-t-il lorsqu'il s'était arrêté regarder son reflet dans l'eau. Que faisait-il là, à errer encore et encore dans ses rues, chaque jour, chaque nuit, en espérant on ne sait quel miracle ? Il resta ainsi, quelques minutes avant qu'une voix n'attire son attention. Instinctivement, il s'approcha, doucement. Un jeune venait de s'écrouler sous ses yeux, à quelques pas du rouquin. Ce dernier l'écouta se morfondre. Il était comme lui, il était mort. Ça se voyait, ça se sentait. Il avait une famille, des amis .. Il avait. Vixinte s'attendait à le voir craquer, à le voir pleurer, mais rien ne glissa le long de ses joues.

    « Un paradis, un enfer .. Il semblerait que les gens de ce monde voient cette seconde vie d'une façon bien différente. A ses mots, il se surprit lui-même de s'approcher du jeune homme et se posa à côté de lui, gardant une distance plus que raisonnable. Il ne regarda cependant pas l'inconnu, gardant les yeux rivés sur l'eau calme.Personne ne mérite d'avoir une seconde chance. Je me demande même si cette 'mort' est réellement une seconde chance. J'en doute fort. Dit-il en lâchant un léger rire crispé. Il finit par relever les yeux vers le garçon et le regarda un instant, avant de lâcher d'un air le plus naturel. T'auras pas une clope ? » Il ne cherchait pas à réconforter l'inconnu, encore moins de faire ami-ami .. Mais ce soir-là, il ne voulait pas être seul. Il ne l'avouera jamais, mais il y a des nuits, pour combattre sa peur du noir, la compagnie est la seule arme contre les cauchemars.
    Je n'ai écris que du caca, et je t'avoue que je suis trop crevée pour relire ce que j'ai écris. Désolé, surtout s'il y a des fautes D: ♥

    © A-Lice [ Never-Utopia ]

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    #3 le 30.08.14 12:42
    Do not cry
    Je reste, ainsi, sans me soucier du reste du monde. Je tente de reprendre mon calme. Je ne peux me permettre de craquer, de céder à la mélancolie au point d'en perdre la raison. L'écoulement de l'eau finit par m'apaiser, ma respiration se fait plus calme, plus douce. Je regarde mon reflet dans l'eau. J'ai l'air pathétique comme ça, qu'est-ce qui m'a prit ? Je ne suis pas un faible. Et là, j'entends une voix masculine. Je me redresse légèrement écoutant ces paroles sans y répondre pour autant. Il ne tourne même pas la tête pour regarder qui est là. Il se met en position assise reprenant son air froid et dur. Je passe une main dans mes cheveux. L'inconnu finit par me demander une clope, machinalement je prends le paquet de cigarette qui se trouve dans une des poches de mon pantalon. J'en sors une et lui donne toujours sans dire un mot. Sous le choc ? Pas vraiment non. Disons que je suis plutôt gêné du fait que quelqu'un ait pu entendre ce que j'ai dis. Par ailleurs ...


    ▬ « Je ... Ce n'est pas dans mon habitude de craquer. Je pensais être seul ... »

    Je souris bêtement. C'est le début de la fin. Je deviens nerveux, je joue avec un brin d'herbe pour occuper mon esprit. Dans le fond, personne ne m'a jamais entendu me plaindre de quoi que ce soit. Je reste toujours impassible, fier, rien ne semble pouvoir percer cette armure. Et pourtant, je viens de prouver le contraire ce soir. Qu'est-ce qu'il doit pensé de moi ? Je préfère ne pas y penser. Personne n'est infaillible de toute façon. Tout le monde craque un jour où l'autre. C'est valable pour moi aussi. Je finis par m'allonge sur le dos dans le verdure, les mains derrière la tête, les yeux rivé sur le ciel nocturne. Les étoiles brillent tout comme la lune. Je tourne la tête vers ... ce qui semble être mon interlocuteur.

    ▬ « Pour moi, ce n'est pas une seconde chance. Je suis un vampire, je dois tuer pour pouvoir me nourrir. Qui l'eu cru ? Moi, tuer ... Je transforme des innocents en monstre. »

    Et dire que je lâche là dans un calme des plus déconcertant. Comme si c'était banal, logique. Je lâche ça à un parfait inconnu qui plus est. Un besoin de parler, de retirer ce poids que j'ai sur le cœur ? Il faut croire. Je ne demande pas de sa pitié, encore moins de sa compassion. Mon regard se détourne pour se poser, de nouveau, sur le ciel. Je laisse la nature me bercer, m'emmener dans un autre monde. Le mien. Oui, la vie pourrait être plus horrible que cela.

    HRP ; C'est parfait, ne t'en fait pas ! ♥

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    #4 le 01.09.14 11:01

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    Duncan Leynham Perryvall
    Il regardait l'eau, celle qui reflétait le ciel qu'il avait appris à aimer contemplé. Il ne se sentait pas gêné, ou mal à l'aise en présence du jeune homme. Il sentait même plutôt bien, serein. Et puis .. Il ne donnait pas l'air d'être agressif ou être un problème pour le borgne. Après tout, qu'est-ce qu'il risquerait ? Il était déjà mort. Il laissa un soupir franchir ses lèvres avant qu'il ne relève la tête vers l'homme qui était resté silencieux jusque-là et lui demanda une cigarette, ce qu'il fit. Il souffla un remerciement et prit la cigarette avant de la coincer entre ses lèvres, il fouilla ses poches et en sortie un briquet avec lequel il alluma le cylindre blanc. C'est à ce moment-là que l'inconnu finit par s'essayer à la parole.

    « Je ... Ce n'est pas dans mon habitude de craquer. Je pensais être seul ... » A ses mots, Vixinte ne pu retenir un léger rire jaune. « Nous ne sommes jamais seul. » Souffla-t-il après avoir tiré sur la cigarette, humant sa fumée. Ses paroles pouvaient sans doute sonner comme des paroles de réconfort, mais le roux ne voyait pas cela comme quelque chose de rassurant. A ses yeux, il ne parlait pas de cette compagnie proche, sur laquelle on pouvait compter, loin de là. Il regardait le reflet de l'interlocuteur. Il aurait voulu le regarder du coin de l'œil, mais s'étant assis à la gauche du garçon, il ne pouvait user de son œil droit pour le regarder. Il se voyait mal tourner entièrement la tête pour le regarder.

    Il finit cependant par le faire lorsque l'inconnu s'allongea sur l'herbe, les mains derrières la tête. Il en profita pour le détailler rapidement du regard et se posa les mêmes questions qu'à chaque fois. Que lui était-il arrivé, quel âge avait-il, combien est-ce qu'il a désormais. Des questions qui se posent instinctivement dans ce monde, mais qu'il n'avait toutefois jamais posé. Le savoir, n'allait rien lui apporter. Il releva les yeux aux visages du jeune homme qui finit par le regarder à son tour. A c'est donc ça .. Il ne répondit rien à cela, soutenant le regard de l'homme. Il resta impassible avant de lâcher une fois de plus, un soupir, et s'allongea à son tour sur le dos, les yeux rivés au ciel.

    « Tu ne les tues pas vraiment .. Et puis tu as la chance de pouvoir retraverser la rivière pour te nourrir. La chance. Pour lui, ce n'était pas une chance, mais un supplice. Les vampires de ce monde sont assez différents de ceux que l'on parle dans les comptes .. Souffla-t-il pour lui-même avant de s'adresser au sois-disant vampire, sans pour autant le regarder. Ne te nourris pas alors. Laisse-toi crever de faim. Je serai assez curieux de voir comment ton enveloppe va réagir, comment tu vas réagir. » Il ne put s'empêcher d'affiché un petit sourire. C'est vrai, il était curieux, il voulait savoir. Il avait beau être là depuis bien longtemps maintenant, ce monde était encore plein de mystères aux yeux du rouquin .. Mais il ne disait pas cela vraiment sérieusement, quand bien même l'inconnu le ferait, il en profiterai sans aucun doute, mais aujourd'hui, il n'avait pas pour but de trouver quelqu'un sur qui s'expérimenter ..


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    #5 le 01.09.14 14:37
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    C'est dans des moments comme celui-ci où la terre semble tourner au ralenti, que le temps s'écoule plus doucement. J'ai retrouvé ma paix intérieur, ce ne fut pas chose aisé en sachant les évènements qui me rongent. Je sais qu'ils peuvent refaire souffrance n'importe quand. Et, c'est bien là le problème, c'est une faiblesse que n'importe qui pourrait exploiter. Je ferme les yeux quelques secondes afin de chasser ces pensées néfastes de mon esprit. Suite à ma phrase, il me répond qu'on est jamais seul. C'est censé me rassurer ? C'est plutôt à me faire glacer le sang, oui ! Surtout en sachant que mon agresseur se trouve quelque part dans ce monde. Donc non, ces paroles sont tout sauf rassurantes. La vie n'est pas toujours évidente et pourtant, je dois m'y faire. Mon nouveau monde de vie n'est peut-être pas à envier, cependant, il n'est pas à plaindre non plus.

    Quand mon regard commence à se perdre dans le ciel, l'inconnu se met à parler. Je l'écoute attentivement, prenant note de chacun de ces dires. La chance de retourner dans son monde d'origine ? Oui et non, disons que mon avis là-dessus est assez mitigé. Dans un sens, oui parce qu'il peut voir comment les choses évolues. Dans un autre, non parce que ça lui rappelle son passée avec ses erreurs. Différent des contes ? Ça reste à voir. Ne plus me nourrir ? Impossible. Je finis par perdre la tête où pire encore, qui sait vraiment ce qui peut arriver quand un vampire cesse de s'alimenter. C'est une option qui ne peut pas être envisagé à moins d'avoir envie de ... mourir ? Est-ce encore seulement possible ? J'en doute. Mais le monde est tellement étrange.

    ▬ « Humm ... Non. De toute façon même si je désirais ne plus me nourrir de sang, je ne pourrais pas. C’est plus fort que moi. Je pourrais presque dire que ce contact particulier me plait. » J'esquisse un petit sourire. « C'est presque sensuel, intime. Séduire une proie pour pouvoir s'en délecter ensuite, c'est un jeu en somme. »

    Un jeu certes, un jeu dangereux. Je ne pus m'empêcher de pensée cela. Au final quand une proie réalise qu'elle va se faire avoir, il est toujours trop tard. C'est horrible comme destin, mais, je n'ai pas le choix. Je dois survivre. Qui plus est, je fais tout de même attention de prendre des personnes que je juge inapte à vivre. Disons que c'est, en quelque sorte, le destin qui les punis. En parlant de ça, je ne m'étais toujours pas présenté à mon interlocuteur. Est-ce une nécessité dans le fond ? Hum. Disons que je suis plutôt intéressé de savoir à qui je parle alors au mieux de lui demander, je préfère dévoiler mon identité. Peut-être en fera-t-il de même.

    « Duncan Leynham Perryvall, c'est comme ça que je m'appelle. »

    Son ton reste toujours neutre. Je ne suis pas spécialement là pour me faire des amis, disons simplement qu'un peu de compagnie ne fait de mal à personne. Et savoir à qui on parle, c'est quand même plus intéressant. Bien que je doute qu'il me connaisse. Mais soit, ça marque la politesse.

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    #6 le 01.09.14 18:31

    Do not cry
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    Duncan Leynham Perryvall

    L'homme ne réagissait pas vraiment à ses paroles, il restait de marbre, les yeux levés au ciel illuminé par ces milliers de petits fragments lumineux. Vixinte fit de même, leva les yeux au ciel, le contemplant. Il soupira doucement, continuant de consumer la cigarette en jetant les cendres dans l'herbe. Il regardait la fumée se mêler à l'air frais avant de fermer un instant les yeux. Il devrait venir ici plus souvent, c'est calme, silencieux, apaisant, et peu fréquenté la nuit. Du moins, cette nuit-là. Il appréciait cette sensation de liberté, ne plus se sentir à l'étroit dans cette chambre, cet appartement. Se sentir bien. C'était rare qu'il se sente bien, pas qu'il était mal la plupart du temps, mais là il pouvait le dire clairement. Il était bien. Et l'homme à ses côtés, ne l'angoissait pas, ou quoi que ce soit. Il ne lui faisait ni chaud ni froid. Il était serein. Putain, enfin.

    Il ouvra les yeux et regarda les bâtiments de l'autre côté de la rive lorsqu'on lui répondit. Il esquissa un sourire aux paroles de l'homme. Il s'en voulait, cependant cela lui plaisait. Sensuel, intime, un jeu de séduction entre l'agneau et le loup. Un jeu qui lui a coûté la vie ainsi qu'à ses victimes. Intéressant .. Il finit par se poser des questions sur son interlocuteur, et pas seulement sur la cause de sa mort ou son identité. Il était juste curieux dans savoir plus, lui qui est loin d'être proche de ses êtres. Pouvait-on dire que les vampires étaient des meurtriers ? Comment pouvait-on, même mort, accepter et inciter ses êtres à repartir dans l'autre monde pour tuer ? Il ne comprenait pas vraiment. Tuer des innocents, est-ce qu'ils s'en souciaient ? Est-ce qu'ils choisissaient leurs proies en fonctions de quelques critères ? En voilà des questions qu'il aurait pu lui poser ..

    Il tira une dernière fois sur le bâton de feuille avant d'écraser le reste dans l'herbe à côté de lui et croisa ses deux bras derrière sa tête. « Duncan Leynham Perryvall, c'est comme ça que je m'appelle. » Le borgne tourna la tête vers le prénommé Duncan Leynham, le scrutant un moment avant de se présenter à son tour. « Andy Vixinte. Park Andy Vixinte. Il riva quelques instants plus tard les yeux au ciel et se décida à lui poser une question après s'être redressé, les jambes légèrement repliées pour y déposer ses bras, attrapant doucement l'un de ses poignets de la deuxième main. Il rabaissa les yeux vers son interlocuteur. Cela fait combien de temps que tu es ? Enfin, mort je veux dire. Je ne crois pas t'avoir déjà aperçu. »

    C'était assez .. Drôle, lorsqu'on y pensait bien. Autrefois on se posait des questions comme : Où vis-tu, que fais-tu, depuis combien de temps es-tu dans cette ville. Alors qu'ici, on se demande tout simplement comment le voisin est mort, qu'a-t-il eu dans sa vie pour en arriver là, qu'est-il devenu. Oui, Vixinte trouvais cela assez drôle, drôlement ironique, sarcastique. Drôlement macabre. On rencontre pas mal de personnes, qui viennent d'ailleurs, des personnes que l'on a croisés de notre vivant, mais a qui ont a jamais vraiment prêté attention. On fait des rencontres et on ne ce souci pas du fait que notre interlocuteur aurait pu avoir fait le mal avant d'avoir franchis la rivière. Meurtrier, violeur, violé, assassiné, suicidé. On découvre pas mal de façon de mourir, de façon de vivre, de façon de penser. On ne ce souci de pas grand-chose, parce qu'on se dit pour nous rassurer que nous sommes déjà morts, que nous avons déjà connus le pire. La mort change-t-elle les gens ? Qui sait ..



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    #7 le 04.09.14 18:40
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    Le temps s'écoule doucement, lentement. Rien ne perturbe ce silence, même pas le bruit du vent, d'un animal quelconque. Non, rien. Tout et calme, parfaitement. Cela peut être angoissent, flippant, macabre et pourtant, j'aime ce silence. J'ai passée ma vie dans ce même silence. Le genre qui vous met mal à l'aise. Jamais, je ne me suis sentis bien. N'est-ce pas une bonne chose de mourir enfin de compte ? Je me le demande. Plus rien ne me tracasse, je ne dois plus me lever tôt pour effecteur de quelconque tâche. Je suis libre comme je l'ai toujours rêvé. Bon nombres de fois, j'ai regardé ces oiseaux volés haut dans le ciel en me disant à quel point ils ont bien de la chance, eux. Ils sont libres comme l'air, indomptable comme la rivière, insaisissable comme le vent. Oui, une vie que j'ai toujours voulu avoir, m’approprier. Et aujourd'hui, c'est enfin le cas. Je suis libre de tout devoir.

    Puis, une voix interrompt ce doux silence. Je tourne ma tête et le fixe de mes yeux bleus. Oh, il est comme moi, j'ai l'impression. Il ne parle pas beaucoup, ne me pose pas tant de questions que ça. Je peux, presque dire, que j'aime sa présence. A son tour, tout comme moi, il se présente. Je hoche la tête, satisfait de cette réponse. Simple, courte mais, directe. Et, entre-temps, le calme s'est de nouveau installé avant qu'il ne soit de nouveau brisé par le dénommé Andy. De nouveau, je prête attention à ces dires car j'aime échanger des paroles avec lui. Il me pose la fameuse question. Aussi bizarre soit-elle, ici, elle a tout son sens, cette question. Je me redresse me mettant, ainsi, assis face à la rivière le regard plongé dans l'étendu bleu.

    ▬ « Oh, tu sais, je ne suis pas là depuis longtemps. Cela ne fait que quelque mois que j’arpente les terre de ce nouveau monde. A vrai dire, le temps, l'espace, les minutes, les heures, tout cela n'a plus d'importance pour moi. »

    Et, c'est bien vrai. Je n'ai que faire de ce genre de détails. Pour dire, j'en ai presque oublié ma venue ici. Comme si ma mémoire avait été effacé. Oublier ce n'est pas une si mauvaise chose que ça. Je passe une main dans mes cheveux en posant, une nouvelle fois, mon regard sur lui. Je ne sais l'expliquer mais, une question me trotte dans la tête. Mais je me demande si c'est une bonne idée de la poser. Car, après tout, on ne se connait pas réellement voir pas du tout et ça serait peut-être déplacé de lui demander cela. Je me dis qu'au fond, je n'ai pas grand-chose à perdre. C'est une question comme une autre après tout.

    ▬ « Tu ne parles pas beaucoup. Cela dit, je ne peux pas t'en faire le reproche car je fais de même. Que ce soit dans mon ancienne vie ou ici. Mais ... Toi, pourquoi as-tu choisir de te "taire" si je puis dire ? »

    Car oui, pour ma part, il y a bien une raison qui me pousse à ne pas parler des masses voir quasi pas du tout. C'est devenu une habitude, un mode de vie. Je me porte bien, très bien même. Je n'ai jamais trip apprécié les gens bruyant qui parlent pour ne rien dire. C'est d'ailleurs pour cette même raison que je n'ai jamais trop apprécie la foule. je suis toujours resté à l'écart des autres en pensant que c'est mieux pour moi. La silence, le silence, le froid sont devenus mes amis avec le temps.

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    #8 le 07.09.14 19:42

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    Duncan Leynham Perryvall
    Tout cela n'a plus d'importance. Dans ce monde, plus rien n'a d'importance, tout est différent - du moins, à quelques points près. De notre vivant, on ne se préoccupait pas vraiment de l'heure fatidique, de la vieillesse et de la mort qui nous guette au loin. On ne pense pas vraiment à cela, car nous sommes en âge de penser et de se consacrer à notre vie, notre futur, notre avenir. Mais la mort tombe plus tôt que prévue, par hasard, par accident ou a tout bonnement été appeler. Vixinte a été comme beaucoup de japonnais de son âge - comme beaucoup de jeunes. Il a imposé le rendez-vous sans demander l'avis de la faucheuse. Mais comme autrefois, tout cela n'a plus d'importance. Dans ce monde, plus rien n'a d'importance. Les valeurs, le temps. On ne se préoccupe pas vraiment de la vengeance de la mort, de l'heure fatidique, de la décomposition, du fait que cette enveloppe charnelle que nous avons gardés finira par partir en poussière. On ne pense pas vraiment à cela, car nous sommes déjà morts, plus rien ne peut arriver . Après cela, que deviendrons-nous ? Lorsque notre énergie s'épuisera même dans le monde des morts ? Y a-t-il encore quelque chose qui nous attends ? Deviendrons-nous de simples âmes sans visage, transparentes, invisibles aux yeux de tous ? C'était peut-être bête, mais à cette pensée, Vixinte eu peur.

    Le temps n'a plus d'importance pour le jeune homme, tout comme pour lui. En quelle année est-il né ? Depuis combien de temps est-il mort ? Il ne se souvenait que de simples dates. Le temps s'écoule s'en qu'il ne s'en aperçoive, sans qu'il ne s'en ai jamais aperçu. Il est né un vingt-quatre janvier et a mit fin à ses jours un treize octobre alors qu'il n'avait que dix-sept ans, dix-huit ? A moins que ce n'était que seize .. Depuis combien de temps était-il là, au côté de l'inconnu ? En quelle année étaient-ils .. Le temps était devenu insignifiant, et comme à son habitude, il le lassait filer, cessant de compter, laissant les choses couler. Un soupir. Le prénommé Duncan s'était redressé peu après le rouquin, les yeux rivés sur l'eau calme qui leur faisait face avant qu'il ne prenne la parole. Son supposé aîné le regarda, silencieusement et finit par croiser les yeux bleus de son interlocuteur qu'il se permit de contempler avant que le vampire ne lui pose une question qui le fit pencher la tête sur le côté. Le silence .. Il est préférable de se taire, que de parler trop. Il réfléchit quelques secondes sans pour autant lâcher le regard de Duncan, se mordillant légèrement le coin de sa lèvre en signe de réflexion.

    « Si j'ai choisi de me taire ? Qui sait. » Il détourna à nouveau son regard sur la verdure qui les entourait, face à lui, au bord de la rivière un court instant avant de le regarder à nouveau, un petit sourire taquin aux coins des lèvres. « Je ne te connais pas. Je ne voudrais pas que tu apprennes quelques choses que tu pourrais utiliser à ton avantage. Contre moi. On ne sait jamais à qui on a affaire. » Dit-il avant de venir jouer avec quelques brins d'herbes, abaissant son regard à ce qu'il faisait avant de lâcher un long soupire, on peu plus sérieux. « De mon vivant, depuis tout petit, j'ai appris à me taire. Une habitude certainement ? J'ai surtout tendance à m'adapter en fonction de mon interlocuteur. » A ses derniers mots, il releva son regard vers le jeune homme, lui retournant ainsi la question. A vrai dire, il n'avait pas répondu honnêtement à sa question. A ses yeux, il n'avait pas vraiment à le savoir, ça ne lui apporterait rien de toute évidence, et puis .. il n'avait pas à le dire à quelqu'un qui venait tout juste de rencontrer, pas pour le moment. « Je suis sûr que tu as des choses à dire. Des choses à faire sortir. Après tout nous sommes déjà morts, que risques-tu à te confier ? » Ah, en voilà une excellente question, je te le retourne Vixinte, que risques-tu ?

    « Tu sais, c'est assez plaisant d'écouter quelqu'un parler, lorsque nous sommes, depuis trop longtemps, habitué au silence. »


    © A-Lice [ Never-Utopia ]

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    #9 le 13.09.14 17:59
    Do not cry
    Je relève la tête vers le ciel, le contemplant une seconde fois. Des souvenirs d'antan viennent soudainement me hanter. Des brides de souvenirs. Qu'il est dur de pas y repenser surtout quand on accès à l'autre monde. Les revoir ? Oh, il y a s'y souvent songé. Cependant, il m'est interdit de faire ça. Une question de principe. Comment pourrais-je me pointer comme ça chez mes parents ? Je suis mort. Je ne fais plus partie de ce monde. Je secoue légèrement ma tête de gauche à droite. Je ne dois plus me soucier de ce genre de choses. Je dois me préoccuper de mon avenir, de ce que je vais en faire, des évènements futurs. Ils peuvent arriver plus tôt que prévu. Si le temps ne compte plus pour moi, d'autres choses le sont.

    Quoi qu'il en soit, le calme règne jusqu'à ce que mon interlocuteur le rompt une nouvelle fois. Je n'ai pas vraiment l'impression qu'il me dise la vérité, quelque chose dans son regard me fait penser ça. Mais peu importe, le mensonge ou la vérité, qu'est-ce que ça change après tout ? Je ne le connais pas, vice versa. Puis, vient l'arrivé de la question gênante. Des choses à faire sortir ? Mon regard s'assombrit quelque peu, je serre les poids non pour lui mettre une droite. Cette phrase ... Une certaine personne me l'a souvent demandé et je lui ai toujours répondu la même. Un léger grognement sort de ma bouche avant de faire volte face. Je n'ai nullement envie de parler de ça, de mon histoire, de mon passée. Ça ne regarde que moi et personne d'autre !

    ▬ « En quoi ça te concerne ? » Dis-je sur un ton froid. ▬ « Ils finissent toujours par t'abandonner, te tourner le dos ou pire, ils finissent par te trahir. » Murmurais-je.

    J'inspire, expire. Non, ce n'est pas le moment de péter une case. La colère, je la sens très bien, elle bouillonne en moi, elle essaye de sortir. Je me retiens tant bien que mal. Ce n'est pas elle, eux. Je le sais ... Et pourtant, cette phrase m'est tellement familière, elle m'a été posée tellement de fois. Je finis par me détendre avec le bruit que fait la rivière ainsi que la nature qui nous entoure. Suis-je devenu sauvage ? Pas encore, pas tout à fait. Être dans les bras de quelqu'un, c'est ce qui me manque. Je ne pourrais jamais y goûter, pas dans des conditions pareilles.

    codage par Libella sur apple-spring
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    #10 le 15.09.14 15:03

    Do not cry
    not in front of me





    Duncan Leynham Perryvall
    Alors qu'il regardait la verdure qui les entourait, il tentait de répondre à une question qu'il se posait à lui-même. Pourquoi garder le silence ? Pourquoi, durant toute son existence, avait-il préféré se taire ? Qui sait. Il était sans doute trop lâche pour crier, ou pas assez pour demander de l'aide. Qui sait ? Personne. Car lui-même ne savais pas. Il n'a jamais su, et n'a jamais réellement cherché savoir. C'était ainsi, il n'y pouvait rien. Il préférait ignorer. Car il avait vécu dans un monde d'ignorant. Car tous se devaient d'ignorer. Gardait-il le silence, sans doute, pour ne pas faire avancer son heure, peut-être qu'une simple parole l'aurait fait chuter plus vite ou peut-être qu'une simple parole, l'aurait sauvée. Tu aurais pu être encore en vie, Vixinte. S'il avait eu le courage, la force peut-être qu'il aurait eu une vie différente, peut-être qu'il aurait pu s'échapper de cet enfer, mais peut-être qu'il aurait fini seul. Mais aujourd'hui, quand même, il était seul. S'il avait été assez lâche pour mettre fin à ses jours plus tôt, il aurait moins souffert, mais il n'aurait jamais connu l'amour, il ne l'aurait jamais connu, et peut-être que si tout c'était passé comme ça, lui serait toujours en vie. L'un, seul dans l'enfer qu'est la vie, l'autre, seul dans celui qu'est la mort. On aurait pu ne jamais se rencontrer.

    Et lui, était-il aussi seul ? En ce moment-même, il semblait l'être bien plus que le rouquin. Car lorsqu'on y réfléchis bien, de son vivant, il ne l'était pas vraiment. Du moins, pas tout le temps. Même si ce n'était pas pour faire le bien, il n'était jamais seul. Même après avoir traversé la rivière, après être passé de l'autre côté du miroir, s'il le voulait, il pourrait ne jamais être seul, et ce, sans devoir subir. Il n'est peut-être pas réellement aimé, peut-être que sa personne repousse les autres, mais son don, sa particularité et ses capacités attirent. Les morts ont besoin de lui, il a désormais sa place dans ce monde. Mais lui, celui qu'il nomme enfant, ce Duncan n'avait pas encore sa place. A vrai, dire, les vampires n'ont pas réellement de place dans ce monde. Il ne font que donner du travail à la faucheuse. Ils tuent pour se nourrir. Ils tuent alors qu'ils sont déjà morts. Est-ce comme une vengeance ? Qui sait .. Lui sans doute ? Cet homme aux traits d'enfant songeur, qui laisse parfois ses yeux se voiler d'une froideur qui ne laisse pas indifférent. Un enfant, ou pas tout à fait. Une phrase de notre, une simple question le fit changer d'expression. Son visage s'assombrit et ses mains se resserrèrent jusqu'à former des poings. Ledit Duncan laissa échapper un léger grognement d'entre ses lèvre avant de se retourner face au rouquin.

    C'est vrai, ça ne le concernait pas, cependant, le nom de son ainé, la cause de son silence n'ont plus ne le concernait pas et il lui avait répondu. Il n'avait qu'à mentir, l'embobiner même s'il le souhaitait, car après tout, tout ce que lui demandait Vixinte, était de parler. Ce dernier soutenu son regard, il resta de marbre, silencieux. Il finit cependant par esquisser un sourire un coin. Un faux pas sans doute, et l'inconnu riposterait. « Je n'ai jamais dis que je te soutiendrais, que je resterai à tes côtés et encore moins que tu devais me faire confiance. » Il perdit le sourire, le regardant tout d'abord d'un air hautain avant d'être de plus en plus sérieux. « En réalité je me fiche bien de ce que tu as pu vivre, de comment tu t'es retrouvé ici. Tu t'es fait avoir, tu t'es fait misérablement piéger sans doute, comme tous les autres de ton "espèce". De toute évidence il est inutile de sortir les crocs ici, calme-toi et desserre les poings, j'aimerais éviter de me prendre la tête avec toi, gamin. » Bon, il fallait l'avouer, le gamin était en trop, un chouïa provocateur, mais qui était cependant sorti tout seul, naturellement. Mais le jeune homme semblait, il y a peu, tellement calme, que son impulsivité avait surpris le borgne, qui avait essayé de le faire réagir - sans succès. S'il avait su qu'une simple phrase le mettrait dans cet état ..


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