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Terminé #11 le 22.07.16 6:21

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Cocktails frappés
Feat. Carl
Comment sont les cellules à la station de police ? Sont-elles propres ? Il y avait-il au moins un lit et une toilette ? Il ne voulait tout de même pas être dans l’inconfort dès qu’ils seront amenés.

Maya se posait déjà de petites questions, afin de se préparer mentalement. Menottée et sans cellulaire, Maya était facilement devenue inutile à son avis. Il n’avait rien maintenant. Il n’y avait que l’homme plus robuste et foncé qui était à ses côtés, mais la culpabilité que celui-ci devait supporter tant sur ses épaules le déplus.

«I think we're gonna have a problem here»

Il se tourna vers la provenance de cette voix. Son compagnon semblait essayer de faire la conversation avec les policiers. Maya avait bien compris ce qu’il avait dit, mais par la suite, le jeune anglais était déjà perdu.

Il serait une bonne idée de suivre des cours de japonais intensifs.... Heureusement que l’étranger était avec lui.

Et l’homme se remit à parler de la langue qu’il connait tant. Il lui expliqua la situation. Maya ne put s’empêcher de paraitre surpris alors qu’il écarquilla les yeux.

D’accord... Mais comment voulait-il qu’il lui fasse passer un message alors qu’il ne pouvait pas s’exprimer librement ? Comme s’il allait facilement comprendre !

Le lémure jeta un regard noir, suffisamment menaçant pour que l’autre puisse facilement savoir qu’il l’injurait en silence. Ce regard ne dura que deux secondes : il se rappela que le blond était là pour l’aider. Il soupira par la suite et son regard changea envers lui.

Que voulait-il dire à la police ?

Maya se mit à bouder, fixant les deux policiers à ses côtés avant de se tourner vers son interprète. Il ouvrit la bouche et mimait ses mots :

« Fuck them. »  

Il montrait de plus en plus des signes d’impatience : il se mettait à gigoter alors que les hommes en uniforme le retenaient de force, il fronçait ses sourcils alors son visage arborait une expression de colère. Il voulait tant dire au policier qu’il y avait la possibilité qu’il ait des caméras dans le bar pour prouver leur innocence. Les gardiens de la paix lui lancèrent quelques paroles que Maya ne pouvait comprendre.

Peut-être qu’il lui avait donné un avertissement puisque eux aussi semblaient perdre leur patience.

Il regarda son interprète droit dans les yeux, cette fois-ci il était si désespéré pour qu’il puisse déchiffrer ses dires. Il avait essayé une nouvelle fois : mélangeant un peu un signe avec le mime :

« Your. »

Maya secoua sa tête de côté avant de rajouter :

« Guilty. »

C’était désagréable. Maya se sentait inutile. Il enviait tant ceux qui pouvaient s’exprimer. C’était juste trop insupportable. Il baissa le regard et se mordilla la lèvre inférieure, se maudissant que le zombie pouvait ne pas comprendre ce qu’il aurait bien voulu dire à l’autorité.

Peut-être qu’il avait raison au sujet que c’était facile. Peut-être que c’était juste Maya qui rendait le tout plus difficile.


Une nouvelle fois, il secoua doucement sa tête de gauche à droite. Essayant de lui dire qu’il n’avait rien à ajouter, étant convaincu que l’autre n’avait rien saisit depuis le début. Il avait abandonné.

« Non, oublie ça. Tu ne comprends rien de ce que je t'ai dis pas vrai? ».

Tant qu’il avait compris le premier mot en lisant sur ses lèvres, il n’avait pas besoin de savoir le reste.


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Terminé #12 le 23.07.16 14:36

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Cocktails frappés - PV Maya

L'androgyne sembla d'abord en proie à une grande colère, ce qui est normal chez tout ceux qui ne peuvent pas s'exprimer pour une raison ou une autre. Le sentiment doit sortir et sortira un jour. Le "fuck them" sur ses lèvres fut évident aux yeux de Carl qui, sans montrer de signe qu'il avait compris, regarda le jeune étranger s'énerver dans son siège avec compassion. Si seulement il n'avait pas été menotté, une main aurait été se poser sur l'épaule du plus jeune.

À la place, il entendit les policiers parler à Maya, sachant très bien que celui-ci ne pouvait rien comprendre. Ce manque de respect ternit le regard que Carl leur lança, n'ayant que le rétroviseur pour seul face à face.

"Agite-toi autant que tu veux, on t'emmène au poste quand-même." dit l'officier en espérant que peu importe ce que le muet ait comprit, que ça le calme un peu.

Carl ne pu qu'intervenir.

"Nous coopérerons, c'est tout en notre avantage. Il ne fait de mal à personne présentement? Alors je propose qu'on en reste la pour l'instant." exprima-t-il d'un japonais prononcé avec sécheresse.

Il reporta ensuite son attention sur les pupilles et les lèvres de l'étranger dont il étudia les traits probablement pour la première fois depuis leur rencontre comme il compterais sur ces derniers pour comprendre ses intentions, ses sentiments et tenter de communiquer autrement que par cette voix mécanique qui en quelque sorte installait une distance supplémentaire avec ses interlocuteurs, un manque de chaleur humaine, devait-on avouer.

Les seconds mots qu'il compris de lui lui donnèrent encore davantage envie de ne plus être menotté pour une fois de plus, lui serrer l'épaule. Le visage de Carl, que les officiers avaient sévis de leurs commentaires impertinents s'attendrit et il hocha la tête affirmativement, quoique faiblement. Entre ce que l'étranger lui disait et ce qu'il dégageait, il y avait une marge. Carl ressenti ses mots comme s'il avait eu envie d'être le seul dans ce véhicule, sans lui. Comme s'il prenait le fardeau entier de leur soirée sur ses épaules. Cela lui fit chaud au coeur tout en le lui brisant.

Bien sur que nous sommes là-dedans ensemble...
Pensa-t-il en son fort intérieur, sans toutefois le verbaliser. Il soutenait son regard, simplement, comme si de son côté l'impossibilité de se servir de ses mains lui avait coupé le sifflet à son tour, étant habitué de parler avec elles aussi.

L'étranger ne sembla pas prendre ce silence du même ton et aussitôt, il agita ses lèvres, le visage désespéré.

Carl les regarda s'agiter et comprit l'idée générale de ses mots. Il s'empressa de corriger le tir, portant son regard des lèvres aux yeux de l'étranger.


" Si, t'en fais pas. Mais ça ne m'inquiète pas d'être assis ici à côté de toi, on va s'en sortir. Par contre, c'est pas ici qu'on va régler quoi que ce soit, il va falloir attendre demain pour parler à qui de droit j'en ai l'impression." lança-t-il, ne quittant pas le visage de son interlocuteur silencieux des yeux, attendant les prochains signes de ses tentatives de communication.

Malgré les menottes qui commençaient à lui faire mal aux mains, il sourit et parla tout bas à l'étranger, se penchant vers lui un brin d'un air complice.

"C'est même bien qu'on soit deux dans le même bateau car nos cerveaux travailleront mieux jumelés. Sache qu'en aucun cas je ne t'aurais déserté, j'ai décidé de te défendre contre les idiots du bar, je mérite ma place ici, je porte le chapeau autant que toi. Maintenant, il ne sera pas difficile à enlever. "

Il conclus par un clin d'oeil.

La voiture se gara, ils étaient arrivés au poste.

La suite fut des plus banale. On les fit lever sans délicatesse, on les fouilla, les dépouilla de leurs effets personnels, prit leur photo et leurs empreintes digitales. Aucune démarche ne fut prise pour qu'ils soient mis en contact avec qui que ce soit. Ils furent informés dans un anglais cassé qu'ils allaient passer la nuit en taule et verraient quelqu'un demain. C'est bien ce qu'il pensait.

Carl garda son sang froid, un petit sourire aux lèvres et une attitude exemplaire même si au fond de lui, il aurait juste eu envie de pleurer à chaude larme comme un enfant. Aucun blabla supplémentaire ne fut exigé de leur part. L'étranger avait un nom, il s'appelait Maya Connors. Il aurait préféré le savoir autrement que de la voix d'un agent, même si le muet n'aurait probablement pas pu le lui dire sans l'écrire. Maya avait 20 ans.

Son nom et son âge aussi furent cités.

Le soulagement fut total quand enfin ils les lâchèrent et les placèrent en cellule. La lumière était blanche et aussi intense que dans les films, le sommeil ne devait pas être facile à trouver. Il y avait une toilette sans intimité, un lavabo et deux petits lits rudimentaires sans couvertures ni oreillers ou malgré tout, certains réussissaient à trouver le sommeil. Ils étaient seuls dans la cellule, voir dans les cellules. Fort heureusement, ils les avaient mis ensemble comme Maya ne pouvait pas communiquer seul.

La porte se referma, l'agent leur souhaita une bonne nuit.

Carl se massa les poignets. Ils étaient rouges.

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Terminé #13 le 23.07.16 18:18

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Cocktails frappés
Feat. Carl
Une nouvelle fois, le blond avait pris la parole, lui disant qu’au contraire il comprenait et qu’il fallait attendre le lendemain pour prouver leur innocence.

Demain ? Pourquoi demain et pas maintenant ? Ils pouvaient sortir d’ici sans passer la nuit entre les barreaux. Les caméras pouvaient grandement les aider comparer à un témoin qui pouvait malencontreusement la version des faits.

Il hocha tout de même la tête et le laissa s’exprimer à son tour. Ce qui avait profondément marqué le lémure était les prochaines paroles accompagnées d’un clin d’œil :

« C’est même bien qu’on soit deux dans le même bateau, car nos cerveaux travailleront mieux jumelé. Sache qu’en aucun cas je ne t’aurais déserté, j’ai décidé de te défendre contre les idiots du bar, je mérite ma place ici, je porte le chapeau autant que toi. Maintenant, il ne sera pas difficile à enlever ».

Quels gentlemen celui-là ! Était-ce la première fois qu’il était dans le pétrin à cause de sa trop grande gentillesse ? C’était dur à avouer, mais c’était un peu le style de Maya : quelqu’un, étant une bonne personne, s’attirait des problèmes et il venait à son aide.

Les épaules de Maya furent prises par de petite secousse : il riait en fait. Ce rire était peut-être d’une très courte durée, mais il était facile à remarquer. Après ce relâchement, il hocha une nouvelle fois sa tête.

Heureusement qu’il était à ses côtés.



________



Maya n’était aucunement surpris de la suite des choses, ayant déjà vu des émissions policières. Tout ce passa comme prévu : photo, emprunte et prison. Tout au long, il arborait une expression d’ennui. Sa colère avait complètement disparu pour laisser sa place à l’indifférence, jusqu’à ce qu’il entend l’agent dire son nom et son âge. Il soupira bruyamment, ayant souhaité que ces informations ne soient pas dévoilées.

L’étranger devait sûrement se dire qu’il avait le nom d’une fille. Ah mais, est-ce qu’il avait conscience qu’il s’adressait à un homme depuis le début ?

Carl Hakobyan, 30 ans.

Maya tourna sa tête vers cet homme dénommé Carl. Ne portant aucun commentaire dans ses pensés. Par contre, la surprise dès que son âge fut annoncé l'avait étonné.

Et ils arrivèrent dans leur cellule qui rendit mal à l’aise Maya, remarquant la grande différence s’il comparait le lit et la toilette d’ici à son appartement. Le côté un peu positif était que ses jambes pouvaient enfin se reposer un peu. Il n’avait qu’à supporter l’inconfort de ses poignets après de longues minutes appuyées contre le métal. Maya se rapprocha doucement de Carl, comme s’il voulait le prévenir sa présence d’avance. Il observa les poignets de celui-ci qui était tous aussi rouge. Il pencha sa tête de côté alors qu’il observait ses expressions faciales, voulant déceler le moindre signe de douleur.

Puis, réalisant qu’il pouvait enfin « parler » un peu plus librement, Maya se plaça auprès de Carl. Il lui tapota son avant-bras, ayant l’intention d’attirer son attention avant de lui faire des signes.

Il mimait ce qui semblait être un boitier avec ses mains, les faisant bouger de droite à gauche lentement, machinalement. Par la suite, il se pencha au sol et à l’aide de son index, il « écrivait » ces prochaines lettres :

« B A R »

Il se redressa pour pointer le blond et lui même avant d’enfin terminer en joignant les mains, semblant imité des menottes avant d’ouvrir grandement ses bras, les mains étant presque en pronation.

Il avait l’air d’un clown en face de l’homme. Et ce même s’il gardait le visage neutre durant toute cette prestation.

Honteux, Maya sentait de petites rougeurs montèrent aux joues, avant que la chaleur de disparaisse complètement après avoir pris le temps de bien respirer.


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Terminé #14 le 25.07.16 5:22

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Cocktails frappés - PV Maya

Étrangement, le calme de la cellule avait quelque chose de relaxant pour Carl qui face au manque de commodité n'en faisait pas tout un plat. Il avait vu bien pire durant ses voyages avec Médecin sans Frontières dans ces pays où le papier hygiénique était bien souvent un luxe. Au moins il était prisonnier dans un pays riche, c'était déjà un grand plus.

Ce qui attira davantage son attention fut l'attitude dudit Maya, ce même Maya Connors, 20 ans avec qui il était capable de communiquer désormais sans la voix mécanique du cellulaire de ce dernier. C'était un atout considérable qu'ils soient désormais capable de s'en passer.

Le Maya s'était approché de lui alors qu'il était occupé à se regarder les poignets rougis par les menottes. La seconde d'après, on lui tapota l'avant bras. Le plus jeune voulait son attention et il s'obtint. Carl se lâcha les poignets et porta toute son attention sur le muet qui décidément, voulait se faire comprendre un peu trop. Dans toute ses grandes gestures, Carl comprit bien que lui aussi voulait parler des caméras de surveillance du bar, c'était une évidence. Le mot écrit par terre, ses bras en extension, ses gestures de mains comme s'il essayait de parler à un géant sourd, il refoula en son fort intérieur un rire et se contenta de lui sourire.

Quand Maya eut fini, il fit frappé par tout l'effort qu'il avait fait pour communiquer avec lui. Décidément, son téléphone cellulaire l'avait rendu impaire à la communication et toute sa simplicité. L'ex-infirmier s'avança et lui toucha enfin l'épaule comme il avait eu envie de le faire depuis un moment, la serrant doucement entre ses doigts dans un geste qui se voulait rassurant et ce pendant seulement deux-trois secondes avant de le relâcher. La rougeur sur les joues de l'anglophone montrait sa difficulté à surmonter la situation et il avait envie de l'aider. Il alla s'asseoir en le lâchant à peine du regard. La soirée était bien avancée, il commençait juste à avoir mal aux pieds...

" Maya Connors..."

Il commença simplement. Ses mains devant lui se joignirent, il les regarda un instant, puis releva les yeux vers lui, un petit sourire aux lèvres.

" Ce que je vais te demander va probablement être difficile, mais je suis sur qu'on peux y arriver. "

Il marqua une pause, levant ses mains un peu comme quelqu'un qui veut modeler son point dans son esprit, étant lui-même très gestuel quand il parle.

" J'ai tout compris ce que tu m'as dit pour les caméras et ce sont elles qui vont nous sauver le cul à coup sur, mais je suis certain que tu peux me le dire sans faire d'efforts sur-humain. Je trouve ça triste de te voir si peu sur que je comprenne ce que tu as à me dire, comme si entre nous il y avait un mur de 10 mètres. Pour moi, il n'y a qu'un mur acoustique que je surmonterai avec mes yeux. Fais bouger tes lèvres, fais-moi de petits gestes, je vois tes sourcils, tes yeux, nous parlons la même langue... Si je te parle de quelque chose qui te répugne, ton visage saura me le dire. Montre-moi ton avis, nous avons 43 muscles faciaux juste pour ça. Sinon j'ai peur que tu t'épuises à me dire des trucs simples et que tu n'aies plus envie de communiquer. Je sais qu'on ne se connait pas, mais pour ce soir, je t'invite à essayer. Après, c'est ton choix. Je ne t'oblige à rien. " dit-il.

À mesure qu'il avançait son discours, à mesure que son ton changea car il réalisait en simultané avec sa parole que peut-être que l'étranger n'avait simplement pas envie de se forcer à communiquer avec lui. La finale fut donc moins enthousiaste, légèrement évasive accompagné d'une de ses mains qui balaya l'air à côté de son visage un peu négligemment. Avait-il été trop entreprenant? Peut-être. C'était là un de ses défauts.    

" Je pense que je suis fatigué. " dit-il afin d'excuser un peu son comportement entreprenant, joignant ses mains l'une à l'autre.

Il fut le tour de son visage de rougir. Autre chose, il détourna le regard en direction des barreaux qui les retenaient prisonnier. Carl se détestait quand il ouvrait une porte de trop comme il venait de le faire à l'instant, quand il traversait cette barrière du raisonnable dans un élan d'envie de plaire ou d'aider quelqu'un.

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Terminé #15 le 08.08.16 2:35

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Feat. Carl

Il fut saisi lorsqu’une main se déposa sur son épaule puis son nom que le blond avait mémorisés après la présentation plutôt négative de son nom. Maya, indifférent, écouta le long discours de Carl. Il observa constamment ses mains qui gesticulaient beaucoup et son visage pour ne pas paraitre trop distrait.

Qui est-il pour lui dire qu’il pouvait tout comprendre? En espérant qu’il comprenait ce qu’il venait juste de dire. Par contre, ses dires avaient étrangement touché le muet.

Alors que la plupart du temps, le visage du lémure arborait une expression d’ennui ou d’indifférence, il y eut une lumière dans ses yeux. Comme s’il venait de trouver sa petite lueur d’espoir. Il lui adressa un tout petit sourire avant de pencher doucement son torse vers le bas en sa direction, le remerciant à la Japonaise.

Lorsqu’il releva la tête, il fit une chose qu’il n’avait pas fait depuis le début à cause de l’affrontement de tantôt : bien observer son interlocuteur. Il avait cette manie qu’il ne pouvait s’en défaire et qu’il ne se gêna pas de le faire, même un peu tard dans la soirée. Il le regarda de la tête au pied et se mit tout de suite à l’analyser de façon brève. Il avait déjà une petite idée de quel genre de personne il était. Il fallait juste prêter attention à son apparence.

Homme blond, au teint basané, qui avait plus de chair en plus d’être assez grand. Il ne pouvait nier qu’il avait du style... ce qui est assez surprenant en y pensant à certains qui se laissent un peu trop aller sur le côté vestimentaire. Intéressant. Il avait une belle présentation.

Maya arrêta de le regardait, ne voulant pas le mettre mal à l’aise. Puis, il se mit à penser.

Bien, le plus vieux avait compris ce qu’il avait dit. Alors, pourquoi pas le dire à la police pour sortir d’ici? Peut-être même qu’ils sont dans le bar à chercher quelques témoignages.

L’androgyne se rapprocha des barreaux de leur cellule. Il décida de donner un coup de talon avec les bottillons qu’il portait sur l’un des barreaux. Malheureusement, cela ne faisait qu’un simple bruit de choc, se n’était pas assez pour attirer l’attention dans la station de police. Il se remit à penser. Un long silence poursuivit.

....Pourquoi n’avait-il pas pensé à ça plus tôt?


Il positionna deux doigts entre ses lèvres et se mit à souffler. Un bruit résonna dans toute la station. Il siffla longuement jusqu’à ce qu’il remarque la venue d’un policier. Maya lui fit signe de se rapprocher, et c’est ce qu’il fit. L’homme ouvrit la bouche et prononça une nouvelle fois des mots en japonais. Maya se retourna vers le blond.

Il allait essayer de se faire comprendre. S’il est capable de le comprendre sans faire de grands gestes, cela signifierait que ses paroles n’étaient pas que du blabla pour paraitre à la hauteur. Pouvant contrer le mutisme de Maya.

Il soupira puis pointa le policier derrière lui du pouce avant d’articuler :

«Dis-lui. Peut-être qu’on pourra sortir aujourd’hui.»  


Pile ou Face:
Pile: Il pourront sortir la soirée même grâce aux caméras.

Face: Malheureusement, ils devront attendre à demain avant d'être libérés. Les caméras n'étaient pas tous fonctionnelles, alors l'entièreté de l'action n'a pas pu être filmé.

Edit: Yay pour Maya et Carl \o/

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Terminé #16 le 08.08.16 2:35

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'PILE OU FACE' :
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Terminé #17 le 17.08.16 4:05

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Cocktails frappés - PV Maya

Fort heureusement, sa bourde sembla être accueillie avec rien de plus qu'un sourire et un anglais qui le salua à la japonaise. Un geste d'une formalité sans précédant, mais également pour certains cas empreint de reconnaissance. Son visage se détendit quand intérieurement, il pu se dire qu'il n'avait pas tout merdé, peut-être même au contraire avait-il aidé leur situation dans un certain sens. Enfin, il l'espérait.

Avant que Maya ne commence à le dévisager, Carl avait tourné son attention, alors il ne perçu rien du moment où on commença à l'observer.

Son regard à lui s'était tourné vers les barreaux qui les tenaient captifs, par l'idée d'avoir des démêlées avec la justice qui ne lui plaisait pas, cet inconnu avec qui il s'était mis dans le pétrin pour l'avoir défendu...toute ces circonstances tournaient dans sa tête une après l'autres.

Se sentant observé, Carl se retourna et son regard croisa celui rouge de Maya. Rouge comme ses ongles et son foulard. Un être franchement flamboyant pour qui il avait planté un mec dans le mur.

Ce mec flamboyant s'avança vers les barreaux et leurs mit un coup de talon haut, matérialisant la pensée profonde de Carl.

Soudain, ledit Maya siffla très fort. Très, très fort, tant et aussi bien que l'agent s'en vint les voir et demanda en japonais ce qui pouvait bien lui passer par la tête. L'androgyne se tourna vers lui et lui dit sans voix et sans les artifices de tantôt, seulement usant de ses lèvres de parler à l'agent des vidéos, exprimant son espoir de sortir. Carl se leva, il avait un peu mal aux pieds après les émois de la soirée. Malgré tout, il s'avança vers les barreaux pour parler à l'agent dans une langue que Maya ne comprendrait pas :

"Bon, écoutez. Dans l'ordre, un homme a approché Maya, ils ont eu des échanges, l'homme a attaqué Maya et je l'ai ensuite défendu. Tout s'est passé dans cet ordre. Est-ce qu'on ne pourrait pas avoir accès à la caméra de surveillance? " demanda-t-il avec l'assurance de celui qui a raison.

Contrairement à ses attentes, l'agent sourit.

"Nous sommes en train de les regarder, une femme blonde est venue nous voir à votre sujet, plaidant votre innocence. Elle a emmené les bandes. " répondit-il en japonais

Carl eu presque une sensation de vertige et porta une main à sa poitrine. La femme. Oui, c'était elle.

Il se tourna vers Maya, un sourire s'élargissant sur ses lèvres à mesure qu'il réalisait l'ampleur de la situation.

" Les vidéos sont rendus. Tu sais, la blonde... elle est revenue avec les bandes des caméras et les agents sont en train de les visionner à cet instant."

Il rit.

"On est libre bientôt!"
s'exclama-t-il, tapant des mains ensemble avant de donner une ferme claque sur l'épaule du tendre jeune homme.

Carl remercia intérieurement le Bon Dieu, ou ce qui en restait de là où ils se trouvaient.

L'agent retourna avec les autres au bureau, abandonnant les deux hommes dans leur cellule. Carl retourna s'asseoir.

"Enfin notre mésaventure tire à sa fin..."

Jamais il ne se serait attendu à cela, mais une pensée traversa son esprit, rapide comme un éclair qui s'abat sur un arbre :

Maintenant qu'on sait se parler... vais-je te revoir?


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Terminé #18 le 26.08.16 5:11

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Feat. Carl
Maya fixait Carl qui s’était rapproché des barreaux. Perplexe, il fronça des sourcils.

Avait-il compris ? Allait-il dire une mauvaise information ?

L’androgyne devint tout à coup nerveux alors que tous les deux avaient un échange incompréhensible à ses oreilles. Il changea constamment son regard, passant de Carl au policier, clairement curieux de ce qui a été dit. Il eut un signe d’inquiétude de la part de Maya lorsque Carl portait sa main à sa poitrine.

Il a eu un choc ? Va-t-il bien ? Maya devait faire quelque chose !

Maya agita un peu les mains en se rapprochant de Carl, il était sur le point d’agripper son poignet, mais il n’eut pas le temps : le grand blond s’était retourné.

Un sourire ? Pourquoi ça ? Attends, quoi !? Ils sont libres ?

Maya écarquilla les yeux à cette très bonne nouvelle. À cet instant il était un peu dans sa bulle. Il était toujours surpris qu’en plus que le blond eût compris son petit message, ils avaient la possibilité de sortir après que les autorités regardent les vidéos pour constater qu’il n’était effectivement pas les causeurs de trouble. Tout cela n’étant qu’un malentendu. Puis il sentit, ce qui semblait être la main du blond. Il lui avait donné une claque tellement solide que Maya devait mettre un pied devant l’autre pour se tenir bien sur place. Il le regarda et se mit à le bouder. Maya savait que c’était un geste amical par contre elle était un peu trop fort à son goût.

L’androgyne regarda le policier s’éclipser en se rapprochant des barreaux. Il mit ses paumes contre ceci qui étaient froides. Il attendit patiemment d’être libéré pour enfin sortir de cette station.

« Enfin notre mésaventure tire à sa fin... »

Oui... Enfin terminer. Ils allaient enfin sortir d’ici comme si de rien n’était et retourner à leurs routines habituelles.

Maya le regarda avant de hocher de la tête, doucement. Il articule :

« Oui... Il va falloir que je te remercie d’une certaine manière. »


_________________


Les deux prisonniers étaient enfin ressortis de leur cellule après que les policiers ont visionnés les vidéos. L’un d’eux se mit à pardonner leur erreur en anglais. Il expliqua qu’ils n’auront aucune autre mauvaise surprise et que lui et d'autres policiers allaient retrouver celui qui a commencé tout cet incident.

Maya sautilla presque de joie lorsqu’il put reprendre ses effets personnels.

C’était comme s’il était maintenant en sécurité avec ce cellulaire. Il en dépendait un peu trop.

Puis, l’androgyne et Carl prirent enfin de l’air dès qu’ils sortirent. Il faisait noir, il vantait un peu en plus qu’il commençait à faire froid.

Au moins il préférait ce froid-là que celui dans la station de police.

Maya resta là sans bouger. Ce n’est que peut après qu’il se plaça en face de Carl. Il avait conscience qu’il faisait peut-être un peu trop sombre pour que celui-ci lise sur ses lèvres alors la voix mécanique se fait une nouvelle fois entendre après que le message fut tapé.

« Peut-être que cette soirée va être inoubliable. Après tout, on est allé en cellule par contre je te demande de m’oublier, oublie mon nom, fait comme si on ne s’est jamais rencontré. Aujourd’hui tu étais celui qui m’a aidé, mon compagnon de prison sauf que le lendemain on va être complet étranger. Si le destin nous le permet, il y a une petite possibilité qu’on se revoit et à ce moment-là je vais me faire pardonner, que ce soit en te payant un verre ou en t’invitant au restaurant. Par contre, ne me cherches pas si tu ne veux pas t’attirer des problèmes. »

La voix était particulièrement froide tout comme l’expression faciale de Maya. Il avait suffisamment causé de problèmes à cet homme.

Il faisait cela pour son bien.


 

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Terminé #19 le 03.09.16 20:47

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Enfin ils étaient sortis. L'air frais passa au travers des cheveux de Carl et ce dernier s'en alimenta d'une grande inspiration. Oui, les derniers instants qu'il avait eu dans sa cellule à cogiter, il les avait passé à se demander si un jour il reverrait Maya. Puis une décision rapide s'était prise, aussitôt sorti il allait lui demander son numéro. Ces derniers étaient arrivés, leurs avait rendu leur liberté et les voilà qui étaient maintenant la, choqué de passer d'emprisonné à enfin libre et munis de leurs effets.

Carl se retourna vers Maya qui avait retrouvé son cellulaire. À peine arriva-t-il pour parler qu'il le vit écrire. Une petite flamme s'alluma dans sa poitrine, une soudaine envie de virer le téléphone. Comme si la distance s'était mise entre eux directement, soudainement. Il prit le temps pourtant d'attendre ce que Maya avait à lui dire avant de lui demander son numéro. Ça avait l'air relativement long.

La pression de Carl grimpa dans les rideaux quand il entendit le speech de Maya. Il devint rouge dans l'obscurité, mais n'éclata pas. Mais il était évident qu'il était très fâché de ses mots.

Carl s'avança vers Maya et lui enfonça son doigt dans la poitrine, pas trop fort pour ne pas lui faire mal, mais suffisamment fermement pour faire valoir son point.

"...ne me reparle plus jamais avec cet engin, compris? À bientôt. "


La rage au coeur, il s'éloigna. Quitte à le récupérer sur facebook ou revenir au bar pour le croiser, Carl le retrouverais. Juste pour lui parler encore sans son cellulaire.
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