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Terminé #1 le 06.06.16 21:06

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Cocktails frappés - PV Maya

Il y avait si longtemps que Carl n'était pas allé dans un bar. De son vivant, toute victoire s'y célébrait, toute occasion était bonne pour aller dans ces lieux où suite à leur arrivé à lui et ses potes, une ambiance festive s'installait. Il avait vécu les plus belles virées et après une journée à se tourmenter sur le sujet, il avait décidé que sa mort ne l'arrêterait pas.

Carl appela quelques potes, aucun d'entre eux n'avait envie d'aller boire un verre. Tant pis. Il appela Félix, lui demanda s'il avait envie de faire des heures supplémentaires à la brocante la semaine suivante et se réserva une soirée spéciale à lui seul où il irait tester l'ambiance de Tokyo de l'Au-Delà.

La semaine fut longue, mais plaisante. Elle inclut du shopping pour être à son meilleur, un peu de recherche afin de connaître les meilleurs places et beaucoup d'anticipation. Le jour arrivé, il prit le temps de se tailler une barbe impeccable, de reteindre ses cheveux, il s'habilla avec plus de classe qu'il n'en avait eu de sa vie et parti à l'aventure avec le sourire.

Au tout début, il choisit un bar branché fréquenté semblerait-il par de très belles gens. Il y passa un moment puis décida que la compagnie n'y était pas ce qu'il pensait. Les femmes comme les hommes semblaient dépourvu de sens de l'humour et y étaient strictement pour chasser. Il s'en lassa bien vite et vit de l'autre côté de la rue un bar beaucoup plus petit avec une table de pool. Le choix fut simple. Une bière à la main et un groupe fort sympatrique accepta de jouer avec lui. Carl s'amusait beaucoup.

Tout à coup, des éclats de voix se firent entendre du bar. Un tabouret à l'envers plus tard et des coups étaient échangés.
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Terminé #2 le 09.06.16 7:45

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Cocktails frappés
Feat. Carl
Maya avait eu une journée assez chargée : le matin il avait promis à une fille qu’il allait l’aider à peinturer sa maison, par la suite il devait faire les courses et passer du temps avec un groupe d’ami, sa petite bande.

Comparés à son ancienne de sa vie de mortel, ils ne cherchaient pas les ennuis.

Bref, tous les vendredis ils faisaient de petites activités comme aller jouer à des jeux vidéos, aller patiner et bien d’autres. Aujourd’hui, c’était une partie de baseball, par malheur, Maya avait de la difficulté. À part cela, ses compagnons paraissaient si enjoués durant et après la partie. C’était ce qui donna un peu le sourire au garçon. Pouvant ainsi se dire qu’il a pu donner du bon temps aux autres.  

Après tant d’activité en une journée, il devait décompresser. Voilà la raison pourquoi il était présentement à un bar.

Maya était bien conscient qu’il attirait les regards par sa manière de se tenir et de se présenter aux autres, mais il resta de marbres. Il était venu ici pour boire un coup, pas pour se préoccuper de ce que les autres disaient derrière son dos. Puis, un homme s’assit à côté de lui. Le jeune garçon lui jeta un petit regard rapide avant de boire son bloody Mary. Aucun problème. Le mec se mit à lui parler. Pourquoi pas? Tous deux commencèrent à discuter, évidemment l’inconnue paraissait surprise au début que Maya dût sortir son cellulaire pour lui montrer ce qu’il voulait le dire. Ce qui était tout à fait normal.

Plus tard, Maya remarqua immédiatement son comportement un peu étrange et qu’il buvait de la bière comme s’il s’agissait de l’eau.

Et bien, il avait soif.

Il se forçait à l’écouter et converser avec lui, mais plus le temps s’écoulait, plus il le trouvait trop bizarre.

Bon, il avait juste à s’asseoir quelque part d’autre.

Mais il sentit quelque chose le retenir. Une main serrait son poignet avant que Maya se fît tirer vers l’homme.

«Aaaah?! Où vas-tu comme ça?»
À première vue, l’homme n’appréciait pas le lémure était sur le point de partir.

«Quoi? Je n’ai pas le droit d’aller ailleurs parce que sinon monsieur va être furieux? Oh please.» Écrivait-il en roulant des yeux.

Il dégagea la main de l’inconnu et s’apprêtait à s’éloigner. Cependant, ce que l’homme lui cria par la suite l’enrageait. Maya voulait juste oublier ce qui lui avait dit. Il se retourna pour regarder l’homme en arquant un sourcil.

Est-ce qu’il était sérieux?

Ce qui lui avait dit, en résumé, était que Maya l’aurait provoqué en portant des vêtements si féminins et qu’il n’était pas surprenant qu’il n’était qu’un escort, un gigolo. Sinon, pour le reste de ses paroles, Maya n’y prêta pas attention, ayant la main sur son front, désespéré.
Il avait juste envie de l’applaudir... lentement. Il était au courant qu’il allait faire une grave erreur, mais il n’allait tout de même pas le laisser l’insulte. Il utilisa une application sur son cellulaire qui pouvait lire des textes à haute voix pour lui dire :

«Tu fais tellement pitié.... Tu viens juste de t’humilier puisque ce que tu viens de dire est complètement illogique! Alors comme ça tu crois que le fait que je suis différent donne le message que je suis un escort? Alright then... On s’en reparlera quand tu seras mieux éduqué.»

Et ceci était le point de non-retour.

L’inconnue se leva brusquement de son tabouret, le faisant tomber au sol avant de se rapprocher de manière menaçante vers le plus petit. Il rangea son cellulaire dans ses poches, ayant une idée de ce qui allait se passer. L’homme projeta son poing vers lui, d’une telle force et suffisamment rapide pour que Maya n’eût pas eu le temps de l’esquiver. Il tomba au sol et il était un peu sous le choc après ce coup. Par contre il devait réagir rapidement. Il devait mettre en pratique ce qu’il avait appris lors des affrontements. Alors que son adversaire était sur le point de blesser une nouvelle fois, le lémure se leva, donna un fort coup de pied sur son genou avant d’enchainer avec un autre au visage. Son assaillant, qui était maintenant au sol, se releva avec difficulté, s’appuyant sur la table où il était. Puis, un bruit de verre cassé : l’homme tenait la manche de la bouteille brisée et le pointa vers Maya.

Ça allait tourner mal...

Et leur face à face continua. Ils échangeaient des coups. De plus, Maya pouvait ressentir sa peau se déchirer, lorsque la bouteille glisser sur celle-ci. Maya recula en se protégeant avec les mains alors que l’autre le suivit. Le garçon aux yeux rouges devenait de plus en plus nerveux, il n’étendait plus ce qui se passait à l’entoure, seulement son cœur qui pompait avec ardeur et l’homme en face de lui. Un coup de pied, et Maya se retrouva contre une table de pool. Il prit un bâton de billard et frappa l’attaquant.

Il ne pouvait plus s’arrêter maintenant. Tant que l’un des deux n’était pas au sol, ils allaient continuer.

Petit point inutile~ (hrp):
Ok..... J'ai été un peu inspirée. Surtout lorsque la tension monte. ( Blâme K project avec une OST que j'écoutais )  :glit4:


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Terminé #3 le 09.06.16 17:28

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Cocktails frappés - PV Maya

Certains s'étaient mis à crier "FIGHT! FIGHT! FIGHT!", le barman avait appelé la police et la femme blonde criait à un des deux hommes d'arrêter son cirque, les larmes aux yeux. Les plus saouls continuaient à boire jusqu'à ce que leur table soit dérangée, alors quoi ils se joignaient à la bataille. L'ayant vu naître, Carl pouvait constater que le problème ne venait pas du plus délicat des deux. Une escorte ne lui avait pas répondu comme il espérait? Qui sait.

Première chose, Carl alla éloigner la blonde, puis tenta de limiter les dégâts sans trop s'en mêler en éloignant toute les bouteilles le plus possible des deux tapageurs pour ne pas se faire blesser au passage. Cela fonctionna plus ou moins, il y en avait trop pour qu'il puisse bien gérer la situation à lui seul sans se mettre en danger.

Les deux finirent sur la table de pool et là, Carl sentit l'urgence d'intervenir, vraiment fâché contre eux pour ne pas avoir été capable de régler ça autrement que par la violence. L'Hulk rugit et se lança, allant immobiliser au mur l'assaillant de ce pauvre escorte sans lui affliger quelconque dommages supplémentaire. L'homme ne toucha pas au sol entre l'endroit où il se trouvait et le mur et n'y touchait d'ailleurs pas plus quand Carl se mit à lui parler. Dieu merci à ses techniques d'immobilisation apprises dans un des rares moments où il avait travaillé en psychiatrie...

"Si j'étais toi, je me calmerais immédiatement. En fait, je crois même que je me ferais une bonne excuse à donner à son proxénète parce que si moi j'te fais pas mal ce soir, lui pourrais te déguiser en clown et t'arracher les yeux avec une cuillère en plastique, mon gros. Et crois-moi, plein de gens t'on vu faire, tu es surement même sur caméra alors il peut facilement te retrouver. Donc je te lâche et tu te calmes, compris?"

L'action s'était temporairement arrêté autour de lui, les autres potes du gars que Carl tenait n'avaient pas osé faire un geste de plus. Il vit son prisonnier hocher la tête entre deux courtes respirations et il le lâcha. Ce dernier tomba au sol comme une mouche qu'on a un brin trop écrasé entre ses doigts avant de lui rendre la liberté.

Le blond se tourna vers le plus délicat des deux.

"Allez mon brave, je te raccompagne. Sortons d'ici. Tu es blessé, ça va? J'espère que tu ne comptes pas continuer à travailler ce soir..." demanda-t-il à son égard, espérant que tel ne soit pas le cas.

Tous les regards étaient tournés vers eux.

Carl sorti de sa poche l'argent pour son addition et celle de l'homme qu'il avait entrepris de protéger, un montant qu'il jugeais être environ et bon et l'envoya valser sur la table de pool qui fort heureusement, contrairement à ses accessoires, avait survécu.

Il se dirigea vers la porte, observant la démarche de son protégé au passage, prêt à l'aider dans le cas où il en aurait besoin.
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Terminé #4 le 15.06.16 2:16

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Cocktails frappés
Feat. Carl
N’ayant pas eu le temps de lui asséner un coup, son attaquant s’est fait ramasser par un homme plus costaud que lui. Maya pouvait enfin reprendre son souffle. Toujours accoté sur la table, il prit de grandes respirations et réalisa tout les dégâts qu’il avait causés. Il y avait une blonde qui semblait particulièrement préoccupée par cette bataille et puis les tabourets au sol et quelques bouteilles cassées durant leur passage. Maya était presque sortie du trance, puis de vives douleurs se faisaient ressentir. Cela devait être tout ce qu’il avait subit pendant sa bagarre. Pour l’instant, il n’avait qu’à supporter la douleur, essayant de les ignorer avec difficultés.

Il ne pouvait s’empêcher de se sentir responsable. Pourquoi devait-il se retrouver dans une telle situation?

Maya observa les deux hommes qui s’étaient éloignés. Le plus corpulent avait l’air d’un ours contre sa proie, prêt à la dévorer. Il prêta oreille à ce que celui qui lui avait porté défense lui disait. Il eut un petit frisson en entendant ses paroles, étant particulièrement sadique. Il devait être une personne dangereuse. Il prit une boule de billard et le serra dans sa main.

C’était simple, tout ce qu’il devait faire et de la lancer sur sa tête. Il sera déboussolé et il pourra lui asséner d’autre coup ou juste partir par la porte arrière. Non, avec de telles blessures, s’enfuir était la meilleure option.

Dès qu’il se retourna, il se redressa comme un mur et se sentit menacé par la stature du plus grand. Son cœur battait rapidement, tout à coup sur les nerfs. C’était sa chance!

«Allez mon brave, je te raccompagne. Sortons d’ici. Tu es blessé, ça va? J’espère que tu ne comptes pas continuer à travailler ce soir...»

Ah?
Il ne savait plus trop comment réagir. Il s’attendait à une réaction explosive de la part de celui qui la soit disant aider, mais il paraissait plus calme. Les personnes le surprenaient toujours...
Il jeta un coup d’œil à ces bras recouvert d’égratignure et d’une fine couche de sang. Sinon, il sentait une douleur à plusieurs régions : ses jambes, son visage et son torse. Pour l’instant, il ne voulait pas voir à quels degrés l’homme de tantôt l’avait blessé.

Il tourna son regard vers le plus vieux et hocha doucement de la tête, l’informant qu’il allait bien.

Attends... Ce mec a dit travailler?

«Travailler? J’étais venu ici pour tout simplement prendre un verre».

Il suivit tranquillement son accompagnateur. Par contre, à chaque fois que celui-ci l’observa, Maya marchait comme s’il était de l’armée : tout droit et un pas devant l’autre sans aucune hésitation. Il ne voulait pas que l’homme s’inquiète pour lui.

C’était en partie de sa faute s’il était dans un tel état, donc c’était à lui d’assumer les conséquences.

Il dépassa le plus vieux et sortit à l’extérieur le premier tout en laissant la porte ouverte. Maya entendait les sirènes d’une voiture de police qui se rapprochait de plus en plus du bar. Alors quelqu’un les avait appelés.
Il se tourna vers le blond et se mit à écrire sur son cellulaire.

«Je suis vraiment désolé. Je ne m’attendais pas à ce que la bataille devienne si sérieuse. Tu n’es pas obligé de me raccompagner : je t’ai gâché la soirée en plus de plusieurs autres.» Dit à haute voix une voix robotisé sur son appareil.  


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Terminé #5 le 15.06.16 9:11

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Cocktails frappés - PV Maya

L'affirmation de l'homme efféminé le troubla. Donc il n'était pas un travailleur du sexe. C'était son style au naturel. Carl écarquilla les yeux. Lui qui ne jugeait quasiment jamais les gens avait du mal à garder sa contenance malgré lui grâce à l'alcool. Il le regarda de la tête au pieds et se demanda s'il arborait ce style uniquement le soir pour sortir ou le jour également. Une part de lui était intrigué par sa présentation, l'autre déconcerté par son androgynie. Il en avait vu quelques uns depuis qu'il était au Japon, mais reste qu'en Amérique où il avait été élevé, c'était plus rare d'en croiser. L'autre chose qui le frappa fut cette voix mécanique qui lui répondit à l'instar de celle naturelle à laquelle il se serait attendu. Plusieurs fois il avait dû communiquer de différentes façons avec des gens qui ne parlaient pas la même langue que lui, qui étaient malentendantes ou muettes, non-voyantes ou même les trois, alors cela ne le choqua pas plus qu'il faille. Il ferait simplement attention pour lui laisser le temps de répondre lors de leurs échanges futur.

Celui dont il ignorait le nom avait la démarche plutôt solide pour quelqu'un qui venait de se battre. Néanmoins, Carl continua de l'observer, prêt à intervenir si quelque chose tournait mal. Tout comme l'inconnu, il entendit les sirènes se rapprocher et accéléra le pas. Par dessus tout, il n'avait pas envie de finir la nuit avec les policiers.

L'homme s'arrêta pour écrire une fois de plus sur son cellulaire. Carl se stoppa près de lui, les yeux partout. Les excuses mécaniques se firent douces à ses oreilles, malgré lui son regard s'adoucit et ses épaules s'arrondirent un peu, mais elles eurent aussi le don de l'agacer profondément, surtout sachant très bien que tout cela n'était pas la faute de l'androgyne. Du coup, il décida de garder le sujet de la bataille pour une autre fois, l'ignorant simplement.

" Si tu marches bien présentement, j'ai peur de ce que l'adrénaline peut te faire quand elle redescendra. Il n'y est pas allé de main morte et avec les policiers qui arrivent, il faut que l'on parte ou sinon on va finir la nuit en taule. Quand je te saurai en sûreté, loin de tout ça, je disparaîtrai de ta vie si tu me le demandes. Mais là, il faut se dépêcher. Viens, suis-moi. Nous n'avons pas une minute à perdre. " dit-il d'un ton somme toute doux et ferme.

Pour être sur que l'inconnu ne lui fasse pas faux bond, Carl se plaça derrière lui, entre l'action et son protégé.

Carl entendit quelques mots venir du bar qui lui déplurent beaucoup.

"J'espère qu'ils sont pas partis trop loin, la police devrait arriver bientôt."

" Tu peux être sur que si je le retrouve avant qu'ils arrivent je leurs fait un peu mal, merde, regarde-moi l'état du bar! Et pas que le le gars avec sa bande de voyous, la petite tarlouze et puis le gros, ils vont avoir affaire à moi eux aussi! "


Un frisson traversa le grand blond. Il pressa le pas, poussant un peu l'inconnu vers une rue plus achalandée malgré l'heure qu'il était. Prendre la ruelle serait dans ce cas-ci trop risqué. Si elle était barrée au bout? Il fallait qu'ils se poussent pour leur propre sécurité.
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Terminé #6 le 20.06.16 4:44

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Feat. Carl
Maya avait bien vu la manière comment l’homme l’avait regardé, mais il était incapable de déchiffrer si son style vestimentaire assez féminin le dérangeait. Où peut-être qu’il remarquait les blessures que Maya ne voyait pas.

Puis, il remarqua rapidement que l’étranger paraissait maintenant un peu plus doux que tantôt.

«Si tu marches bien présentement, j’ai peur de ce que l’adrénaline peut te faire quand elle redescendra. Il n’y est pas allé de main morte et avec les policiers qui arrivent, il faut que l’on parte ou sinon on va finir la nuit en taule. Quand je te saurai en sûreté, loin de tout ça, je disparaîtrai de ta vie si tu me le demandes. Mais là, il faut se dépêcher. Viens, suis-moi. Nous n’avons pas une minute à perdre ».

Un bon samaritain... même un peu trop bon.

Ce qu’il ne savait pas était que l’effet de l’adrénaline avait déjà commencé à se dissiper, laissant sa place aux effets secondaires de cette «drogue». Il voulait juste pas que l’autre le remarque, en marchant de manière presque mécanique.

Maya se concentrait à trouver un moyen de s’enfuir, se refermant dans sa bulle. Les ruelles sombres pourraient être une option, pouvant ainsi se cacher dans les ombres. Par contre, ils pouvaient se faire repérer rapidement si les policiers étaient plusieurs à sa recherche et s’ils ont une lampe de poche, ce qui était très probable à cette heure-ci. Il ressortit enfin de ses pensées quand il se retrouva dans un milieu un peu plus bombé. Il eut du mal à ne pas regarder derrière lui, voulant repérer si les policiers étaient à leurs trousses. Pour le jeune lémure, cela ne le dérangeait pas autant d’aller en prison. Pour un maximum de 2 jours. Par contre, cela devait l’être pour la personne innocente qu’y l’aidait du mieux qu’il pouvait.

Maya attira l’attention de l’inconnue, marchant à reculons devant lui. Il essayait, tout de même, de ne pas trébucher bêtement. La voix robotique se fit encore entendre en disant:

«Peut-être qu’on devrait tout expliquer à la police. De cette manière, tout va être réglé. Tu t’imagines si elle persiste à nous trouver même le lendemain?»

Et puis, l’autorité pouvait être tenace. Maya ne pouvait cacher que se retrouver face à la police allait être un choc, puisque c’était la première fois qu’il allait avoir à faire à eux.

«Je ne veux pas que tu te fasses arrêter toi aussi.»

Au moment où il s’y attendait le moins, il ressentit une faiblesse accompagnée de douleurs. Il tomba au sol, malgré lui. Son visage arborait une expression assez dure, cette sensation qu’il ne pouvait plus rien faire le déplu énormément, étant sévère avec lui-même.

Tch...!
Il essaya de se relever, ne voulant pas attirer une trop grande curiosité de son entourage.

Il avait juste posé son pied sur un objet et il était tombé.
Maya fit une première tentative pour se remettre sur pied, mais échoua lamentablement. Une deuxième fois, le résultat était le même. Puis une troisième. Son corps ne voulait plus agir comme le lémure le souhaitait.

Il évita tout contact visuel, ne cherchant pas de l’aide.



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Terminé #7 le 22.06.16 19:53

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Cocktails frappés - PV Maya

Les sens du zombie étaient en alerte. La voix robotique se fit entendre un peu trop fort à son goût. En fait, dans sa tête, tout le monde devait l'avoir entendu. C'est à ce moment qu'en effet, il se rendit compte que son jugement n'était pas tout à fait le meilleur. L'inconnu avait raison. L'alcool l'avait rendu franchement déraisonnable et de le réaliser lui fit l'effet d'une douche froide. Dans les films, quand tu te bat, tu t'en vas et n'en entends plus jamais parlé. Dans le monde réel, si la personne veut porter plainte contre toi pour les dégâts que tu as fait, ça y est, tu es dans le pétrin et la police sera à tes trousses. Carl avait merdé, il en était conscient. Du moins... maintenant. Son regard vers le délicat inconnu fut déconfit un instant, puis solide celui d'après. Oui, il allait se rendre à la police et il faisait bien de s'être placé devant lui ainsi. Le zombie s'arrêta.

La voix mécanique du portable de son interlocuteur silencieux se fit entendre une fois de plus, placide, contrastant avec le visible inconfort de l'homme androgyne. Carl pris une grande respiration, lui aussi plutôt nerveux. De sa vie autant que de sa mort, il avait lui aussi toujours été du bon côté des policiers. Il y avait une première fois à tout et il l'assumerait en homme, comme l'inconnu devant lui avait l'intention de faire.  


"Tu as juste... entièrement raison. C'est pire si on s'en fuit. Mais allons-y ensemble. Je crois qu'on peut s’entraider dans cette histoire-là. Ils vont bien finir par constater que c'est pas de ta faute ni de la mienne, mais de la leurs. Allez, finissons-en! " dit-il, gesticulant des bras pour accompagner sa parole avant de reprendre la direction du bar duquel il s'était poussé.

Soudainement, les jambes du lémure flanchèrent sous lui et il se retrouva incapable de se relever. Cela eu pour effet de faire dégriser Carl d'un coup. Il se laissa tomber à genoux à côté de lui, inquiet, l'examinant de ses mains sur toute ses coutures.

"Tu ne vas pas du tout... "

Carl senti la culpabilité monter en lui. Il maudissait l'alcool qui le rendait si illogique, irrationnel. Il était perdu. Le coup d'adrénaline qu'il avait vécu tombait lui aussi, il se mit à trembler et devint fébrile. Lui qui était habitué de gérer des situations d'urgence bien plus riche en émotions que celle-ci avec un calme placide, il n'arrivait même pas à décider de la logique à adopter dans une situation banale comme celle-ci. Il respira, puis remis de l'ordre dans ses pensées,  

Pense, Carl. Première chose à faire...

Mettre l'inconnu en sûreté. Puis aller chercher les secours. Aller contacter la police devint instantanément un chemin rassurant. Une intervention rapide devait être portée. Si lui ne pouvait plus réfléchir à cause de son état d'intoxication, quelqu'un de sensé allait le faire à sa place. Et ce quelqu'un, il l'avait fuit.

Carl se remit sur ses pieds et contourna l'androgyne, se plaçant derrière lui pour le faire s'adosser au mur de béton, puis il s'accroupit devant lui, cherchant son très beau regard rouge.

"Je suis tellement désolé que ma mauvaise idée t'aies mis dans une situation pareille, je me sent comme de la merde... mais je vais chercher les secours. S'il te plaît, attends-moi ici. "

Carl se leva et courut aussi vite que son poids et le lui permis. La police était arrivée. Il se dirigea directement vers un agent et sans le saluer, il se mit à lui expliquer la situation, haletant.

"S'il vous plaît il faut m'aider, le mec, il est blessé et il est par là-bas, venez avec moi, je vous montre où c'est..." dit-il à l'agent en lui montrant la direction.

___________

PILE : L’assaillant de Maya a porté plainte à la police et ils seront arrêtés.
FACE : L'assaillant de Maya a été arrêté pour avoir porté des coups selon les témoignages des gens présents dans le bar et donc Maya et Carl ne seront pas arrêtés.
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Terminé #8 le 22.06.16 19:53

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'PILE OU FACE' :
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Terminé #9 le 04.07.16 3:22

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Feat. Carl
Maya ne s'attendais pas à ce que le plus grand s’était agenouillé. Il pencha sa tête d’un côté alors que celui-ci l’examinait.

Il était juste incapable de se relever. Alors, pourquoi être si inquiet?

Maya le fixait comme si l’autre venait de faire une bêtise : il arqua un sourcil et son regard était presque nonchalant. Il était bien plus intrigué lorsque le blond était tout d’un coup silencieux, sûrement en train de penser. Il continua de l’observer, plus précisément ses expressions faciales.

Il reprit son cellulaire, étant sur le point de lui écrire, lorsqu’il vit le bon samaritain se lever et le tirer vers un coin plus sécuritaire. Bien entendu, il le laissa faire, ayant un peu plus confiance en lui que tantôt dans le bar. Puis, celui-ci lui refit face, regardant droit dans les yeux.

«Je suis tellement désolé que ma mauvaise idée t’aies mis dans une situation pareille, je me sens comme de la merde... mais je vais chercher les secours. S’il te plaît, attends-moi ici. »

De toute manière, il ne pouvait pas aller bien loin s’il voulait partir.

Pour une fois, Maya ouvrit sa bouche et semblait mimer ce qu’il aurait bien voulu lui dire si ses cordes vocales pouvaient vibrer à nouveau, s’il n’était pas handicapé :

«Yes.»

Maintenant Maya était seul, vulnérable, impuissant face à son entourage. Un sentiment qui le déplaisait énormément. Tout pouvait lui arriver à présent, il pouvait être un cible. Il regardait sans cesse les passants, les voyants tous comme des prédateurs. Ça le rendait étrangement nerveux. Qui sait ce que le monde pensait en le voyant. Il pouvait se dire ceci :

«C’est le bon moment pour profiter de lui...»

«Il ne peut pas se défendre à présent. Pourquoi pas le marquer encore plus? »

«Il l’a bien mérité. Pourquoi pas le laisser là? Les rues doivent être un chez-soi parfait pour ce minable.»

Et bien d’autres...

Maya avait bien appris qu’être vulnérable n’allait qu’attirer de l’embarras. C’était la loi du plus fort...

Il fixa alors les regards qui croisaient les siens d’un mauvais œil. Un regard sombre, qui était bien plus menaçant avec ces iris si rouges, comme si cette couleur était celle qu’il voyait le plus...

Il remarqua rapidement que ces prédateurs évitaient immédiatement le contact visuel ou osait le fixer avant de lâcher prise.

Puis, une silhouette familière attira son attention. Soit, une personne costaud, cheveux blonds. Oui, c’était lui. Il y avait un total de quatre policiers: les deux qui étaient au côté du blond et deux autres qui s’approchaient de Maya d’un pas rapide.

On dirait qu’ils ont reconnu Maya? Pourquoi? Ah oui, à cause que sa complice était venue chercher des secours.


Le lémure se tournait vers eux, étant soulagé de les voir. Il prit son cellulaire et se remit à écrire.

Et, un bruit métallique accompagné d’un serrement au niveau des poignets qui était presque douloureux.

Impossible...! Ils allaient se faire arrêter!? Le blond aussi? Est-ce que c’est pour cette raison qu’il semblait si coincé entre ces deux policiers?

Maya était menotté, les bras ramener vers l’arrière, et remit sur pieds grâce aux hommes en uniforme. L’un des policiers à ses côtés se mit à lui parler japonais, mais Maya n’y comprenait rien, seulement quelques mots. Mais vu la situation où il était actuellement. Il avait une bonne idée de ce qu'il pouvait bien lui dire.

Il sentit son cellulaire filer entre ces doigts. C’était le deuxième qui le lui enlever et qui lisait ce qu’il était inscrit. Maya pouvait revoir son message incomplet :

«Quel soulagement! Il y a eu une bagarre dans un bar, mais le blond et moi n’avons— ».

L’androgyne jeta un regard à son futur codétenu. Le genre de regard qui voulait dire : «On fait quoi maintenant?»  


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Terminé #10 le 04.07.16 4:02

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Carl n'avait jamais de sa vie et sa mort été en aussi mauvaise posture. Les menottes blessaient ses poignets et les agents faisaient tout en leur possible pour ne pas qu'il puisse s'échapper, et ce même s'il était clair pour Carl qu'il n'offrirait aucune résistance. Même en état d'ébriété, il n'était pas du genre à résister aux forces de l'autorité, même s'il avait toujours été un citoyen fort coopératif. En quelque part dans sa tête germait la possibilité de se sortir de ces beaux draps avec les caméras du bar. Oui, la cause n'était pas perdue, il ne voyait pas leur arrestation comme un drame potentiel. Ils seraient sans nul doute relâchés.

Leur arrestation...

Oui, car aussitôt que les policiers l'avaient empoignés, ils s'étaient dirigés vers l'endroit où se trouvait l'inconnu muet se trouvait, si vulnérable était-il en ce moment. Sans égard pour sa faiblesse, ils le relevèrent et lui passèrent les menottes aussi. Ils seraient visiblement emmenés ensemble. Toutefois, quelque chose mis Carl hors de lui : on lui retira son cellulaire. Ils y lurent les dernier mots que le muet était après écrire, puis le gardèrent.

Tout deux furent mis à l'arrière de la voiture. L'arménien se tourna vers le jeune aux pupilles rouges, inquiet, ayant remarqué deux choses. De un, son jeune ami n'avait rien compris de ce que les policiers avaient dit, il ne parlait surement qu'anglais. Secondo, les policiers lui avaient enlevé son cellulaire. On aurait un problème, ici.

Carl s'adressa aux policiers dans sa langue :

" I think we're gonna have a problem here"

Le policier qui ne conduisait pas se tourna vers lui.

" Tu parles japonais? Je pige rien à ce que tu dis..."
répondit-il dans sa langue.

Ouais...un réel problème s'en venait ici.

Carl changea au japonais.

" Premièrement mon pote parle pas la langue d'ici et ensuite, ben il est muet et il utilise son cellulaire pour communiquer, donc je crois que c'est pas une mauvaise idée de lui rendre... "


Le policier les regarda, compatissant sincèrement.

"Je n'ai pas le droit de lui rendre, alors pour l'instant il va devoir faire sans. On trouvera moyen de communiquer, peux-tu traduire sinon? Vous vous comprenez entre vous? "

Carl regarda son co-détenu, puis les policiers. Il avait déjà dû, de son vivant, interpréter dans des situations où la personne ne pouvait pas communiquer verbalement... sans doute pourrait-il le faire une fois de plus.

"D'accord, oui, je ne le connais pas, mais j'essaierai d'être son interprète. "
répondit-il d'un ton décidé aux policiers avant de se tourner vers le brunet pour lui exprimer l'idée en anglais maintenant.


"Bon, ok... Ils ne vont pas te rendre ton cellulaire tout de suite, c'est interdit, mais on a convenu que j'allais être ta voix ET ton traducteur à la fois. J'ai déjà fait ça avec trois personnes complètement défigurées par des obus quand j'étais infirmier, on était capable de se comprendre juste par leurs expressions, par leurs gestes, alors toi en plus t'as ton visage... ça devrait être facile. Va falloir me faire confiance, par contre. Marché conclus? Tu veux leur dire quelque chose ? "
demanda-t-il à son co-détenu.

C'était un test. Il attendait sa première réponse non-verbale. Il lirait ses yeux et ses sourcils davantage que ses lèvres.
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