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Terminé #1 le 03.06.16 21:55

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C'était une journée particulièrement agréable et ensoleillé. Le matin, plusieurs familles étaient venu le voir et il avait pu les aider adéquatement, puis en début d'après midi, il avait reçu de superbes meubles d'un vieil homme riche qui venait de refaire son mobilier en entier. Rien à retaper, juste un peu de nettoyage et il avait été capable de les mettre en vente de suite. Cela avait fait son bonheur pour au moins la semaine. Il arrivait maintenant 16h, Carl avait pris un léger repas et sorti quelques meubles sur le trottoir afin de gagner temporairement en visibilité. Il faisait si beau! Autant en profiter.

Il sorti et s'assit sur sa belle chaise en cuir, attendant les prochains clients quand soudain, une revue à la main, il remarqua quelque chose de peu commun. La couverture de la revue (qui était d'ailleurs sa favorite) et l'homme qui passait devant lui était identique. Enfin, pas en tenue, mais il s'agissait du même homme. Ne faisant ni un ni deux, le zombie se leva et se dirigea vers lui. Pour l'avoir vu plusieurs fois et remarqué sur différentes pubs de vêtements et autre dans ses magasines préférés, il savait que l'homme en question s'appelait Oscar L. Warren. Et il était plus beau encore en réalité.

" Monsieur Warren, vous m'excuserez...mais j'adore votre travail, je lis souvent les magasines où vous paraissez et vous êtes éblouissant. Est-ce que je peux avoir votre autographe?"
lui demanda-t-il, les yeux brillants d’enthousiasme.
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Terminé #2 le 12.06.16 23:54

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Carl
Hakobyan

Oscar L.
Warren

Feel the fame

C’était une chaude journée. Le soleil dardait ses rayons sur tout Tokyo, perché dans un ciel d’azur sans nuages. Parmi la population grouillant dans les rues, parmi les gens accablés par la chaleur et les autres qui profitaient de la moindre occasion pour lézarder au soleil, Oscar s’affairait à ses occupations. A l'un de ses bras se trouvait un sac de vêtements d'un grande marque, à l'autre un sac à main plutôt féminin et surtout visiblement chargé. A l’intérieur se trouvait tout un amas de potions qu’il avait hâte de tester : il revenait de chez l’un de ses fournisseurs et avait dégoté plusieurs flacons qu’il n’avait encore jamais essayé. Ayant encore un petit stock chez lui, il n’avait pas eu besoin de réinvestir dans ces fameuses potions qui faisaient de lui un être de peau, de chair et de sang, et lui évitait de n’être qu’un sac d’os putride et faisandé. Au final, la plupart des achats qu’il venait de s’offrir n’étaient pas des plus utiles et il aurait pu s’en passer. Mais, que voulez-vous, il adorait changer. Modifier son physique, s'amuser et essayer de nouvelles expériences. Chose qu'accordait les potions. Bref, il aurait tout son temps pour en profiter.

Avec un sourire, la cigarette au coin des lèvres, il redressa la tête, marchant d’un pas déterminé. Ses cheveux de jais volaient devant ses yeux. Voilà une semaine qu’ils arboraient cette couleur noire, assortie à des yeux d’un vert d’émeraude, mais il commençait à s’en lasser. En outre, on disait que le noir attirait la chaleur ; Il ne savait pas si cela était vrai, mais il étouffait sous cette tignasse. Il avait hâte de se trouver devant son étagère de potion et choisir une couleur plus piquante. Un rouge bien vivant ou un orange vif, parfait pour l’été et ses chaudes couleurs. Ou pourquoi ne pas revenir à son blond naturel, qui lui suffisait la plupart du temps ? C'était à méditer. Ces changements avaient toujours de quoi surprendre lors des séances photo et faisait son petit effet.

Caché derrière ses lunettes teintées et son chapeau qui le préservaient un tant soit peu de la célébrité, il déambulait parmi les boutiques sans trop être dérangé. Oh, bien sûr, il arrivait que quelques énergumènes parviennent à le reconnaître – et encore, heureusement qu’il n’était que mannequin et non acteur de cinéma. Ne pas pouvoir faire un pas sans être noyé sous une masse de fourmis - de gens ne lui plaisait pas spécialement. Il aimait attirer l’attention et sentir les regards peser sur lui, mais il aimait aussi demander aux gens d’aller se faire foutre et voir le désespoir dans leurs yeux. Selon son humeur.

En outre, il était dans un bon état d’esprit et avait l’impression que rien ne viendrait entacher sa journée. Jusqu’à ce que ses yeux glissent sur la montre Rolex attachée à son poignet. Un pli soucieux marqua son visage tandis qu’il fronçait les sourcils, retenant un grognement. Et zut, déjà si tard ? Il était attendu d'ici peu pour une histoire de paperasse avec son manager. Bref, rien d’intéressant ni de palpitant, et cela ne lui procurait nul plaisir. Toutefois, signer les contrats et les étudier faisait partie de son métier – d'autant que, n’étant lui-même pas profane en matière juridique en raison de ses nombreuses années passées à étudier le droit, il se plaisait à pointer du doigt tout ce qui n’allait pas et à exiger les changements qu’il attendait sinon rien. Généralement, il se plaisait à cet exercice qu’il jaugeait comme un jeu, mais parfois, il n'avait nulle envie de s'y astreindre. Comme dans le cas présent, où il savait que le contrat avait déjà été négocié durant les semaines précédentes et qu’il allait juste devoir le relire avant de le signer en présence des autres parties. Fichtre. Il décida d’aller déposer ses affaires où il logeait puis de se rendre à l’agence qui n’allait pas tarder à l’attendre. Il se fichait d’arriver en retard, après tout ; Il savait jusqu’à quelle limite il pouvait titiller les nerfs de ces gens et il s’en amusait. Mais toujours avec cet air mi-innocent, mi-provocateur qui les laissait indécis.

Il tourna donc à l’angle de la rue et changea de direction pour aller déposer ses potions en sécurité avant de repartir, irrité. Il ôta ses lunettes pour essuyer les verres salis, dans ses pensées, et s’apprêtait à les remettre lorsqu’il entendit qu’on le hélait. Bigre.

« Monsieur Warren, vous m'excuserez...mais j'adore votre travail, je lis souvent les magazines où vous paraissez et vous êtes éblouissant. Est-ce que je peux avoir votre autographe? »

Contrarié, il tourna la tête vers l’homme qui l’avait interpellé. Costaud et plutôt grand, celui-ci était quand même légèrement plus petit que lui. Suffisamment pour qu’Oscar le toise avec un air de supériorité. La rue était assez peu peuplée et personne ne faisait attention à eux. L'observant de haut en bas, il soupira, la fumée de sa cigarette s'échouant sur le visage de l'inconnu sans qu'il ne s'en sente coupable.

« Oh pauvre chou, je crois que ça ne va pas être possible. »

Sa voix mesquine avait fusé avec méchanceté, utilisant vulgairement un tutoiement moqueur. ll planta son regard mesquin dans celui de l'homme qui l'avait pourtant gentiment apostrophé. Intérieurement, il se gaussait de la situation et de ce pauvre homme stupide qui lui livrait le fond de sa pensée en toute simplicité, certainement sans s’attendre à être rembarré de la sorte. Le rendez-vous lassant auquel il devait se rendre s’effaça de ses préoccupations pour ne laisser qu’une sadique envie d’envoyer plus bas que terre ce misérable insecte. De le jeter dans la fosse au lions et se rire de ses tentatives d’échapper aux crocs des mammifères voraces. D’écraser tous ses idéaux à son sujet. La cruauté et la malveillance s’emparèrent d’Oscar, rendant acerbe son regard, son sourire qui étira ses lèvres pour dévoiler une parfaite dentition.

« Ta tête ne me revient pas trop, vois-tu ? Je n’ai guère l’envie de signer un bout de papier à quelqu’un qui pourrait cirer mes chaussures. »

Il remit ses lunettes, son sourire moqueur toujours plaqué sur sa face. A ce stade, c’était pire que de la provocation. Il s’en amusait. Il attendait avec une délectation dissimulée sa réaction, tel un chat qui joue avec sa proie, sans craindre aucune conséquence. Cet inconnu pourrait dire ce qu’il voulait sur le grand Oscar Warren, qui l’écouterait ?

Quel enflure, cet Oscar.




J'espère que ça te va, n'hésites pas à me MP sinon. Oscar est trop un vilain, désolée
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Terminé #3 le 15.06.16 6:55

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Carl s'arrêta net, surpris par la réaction de l'artiste. Il s'arrêta. Tout simplement, sans artifices ni cérémonies, ses pas ni sa tête n'allèrent plus loin. Son visage ne s'empourpra pas, il ne se mit pas à trembler et aucune colère ne le gagna. En son fort intérieur, il se dit d'abord simplement qu'Oscar Warren était pressé par le temps et malpoli. Ou encore avait-il envie d'être seul et non-sollicité. Que pouvait-il y faire? Rien. Allait-il insister ou se morfondre? Non. L'ex infirmier avait appris que certaines personnes pouvaient s'exprimer plus violemment quand elles tentaient d'affirmer un malaise.

" Oh! Ce n'est rien, désolé. Bonne journée. " lui répondit-il simplement, visiblement dérangé par la fumée de cigarette, toutefois. Il plissa les yeux et arrêta de respirer un instant, détournant la tête pour mieux respirer. Il fit un pas derrière et pivota à demi vers sa boutique, regardant somme toute Oscar une dernière fois.

Carl remis dans sa poche le bout de papier et le crayon, quand même vraiment déçu de ne pas avoir eu la signature qu'il estimait tant, d'avoir aussi mal choisi son temps. C'était un jet de dé auquel il avait franchement échoué.

À partir de ce moment-là, alors qu'il était pour ne pas faire davantage d'histoire et qu'il entamait un mouvement pour s'en retourner à la boutique, Oscar continua à parler. Pour rien dire? Oui, vraiment. Il n'avait donc pas envie de signer un autographe à une sous-merde. Aux oreilles de Carl, ses mots sonnèrent comme les enfantillages d'une personne troublée qui cherche juste la merde. C'était trop gros, trop forcé pour être vraiment pris au sérieux et tenait de l'immaturité davantage que d'autre chose. Le propriétaire de la brocante était réellement déçu de l'humain derrière le personnage, derrière la si belle tête photogénique qui le faisait rêver à chaque fois qu'il achetait ses magasines favoris. Jamais il ne se serait imaginé qu'une question aussi simple puisse devenir pour Oscar Warren une raison de provoquer quelqu'un.

Carl ne lui accorda ni larmes, ni colère, juste un regard droit, suffisamment solide pour ne pas flancher sous les grands airs du mannequin, un regard d'homme qu'un gamin aurait tenté d'ébranler sans succès.

"Ce n'est pas grave, je ne vous retiens pas plus longtemps alors. " répondit-il sans artifices, ayant LUI décidé de rester poli.

Carl tourna les talons et s'en retourna bien pénard à sa brocante où il mettrait en vente toute une série de magazines de ce pas. Et il n'avait pas une seule seconde à perdre. Du moins... juste ceux où le gamin mal baisé apparaissait.
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Terminé #4 le 27.06.16 19:37

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Carl
Hakobyan

Oscar L.
Warren

Feel the fame

Le regard d’Oscar ne lâchait pas celui de l’homme qui l’avait apostrophé. Malheureusement, celui-ci ne réagit pas comme il l’aurait souhaité. Il sembla à peine déstabilisé par sa provocation, ce qui déçut légèrement le mannequin. Et lorsqu’il lança son ultime pique, l’homme le regarda sans flancher avant de lui répondre.

« Ce n'est pas grave, je ne vous retiens pas plus longtemps alors. »

Décidément, ce n’était pas cet inconnu qui serait un bon divertissement pour retarder la foutue paperasse qui l’attendait, au grand damn d’Oscar. Bah, tant pis. Il y avait au moins de la déception dans ses yeux, dans son cœur, et ça, c’était une attaque suffisante pour le satisfaire un tant soit peu. Bien qu’il aurait préféré le voir se décomposer devant ses yeux ou s’énerver.

Sans lui accorder davantage d’attention, l’inconnu fit demi-tour et retourna d’où il venait. Finissant de nettoyer ses lunettes teintées avant de les remettre, Oscar l’observa à distance et le regarda se diriger vers une brocante sur le côté, dont certains meubles se trouvaient devant la boutique. A son allure, Oscar comprit qu’il devait en être le propriétaire. Un sourire gagna son visage tandis qu’il notait l’emplacement de cette boutique et imprimait la devanture dans sa mémoire.

Cet homme, trop placide, ne lui avait pas donné totale satisfaction. Mais bon, il n’allait pas s’amuser à pousser dans ses retranchements quelqu’un en public – la rue était quand même animée. Toutefois, il voyait cette ignorance et ce peu de déception comme un défi et nul doute qu’il avait l’intention de se confronter à nouveau à l’inconnu. Oscar aimait laisser sa marque dans l’esprit des gens… Une marque indélébile et vorace, ancrée dans les esprits et digne de la guerre psychologique qu’il s’amusait à provoquer chez certains.
Avec un sourire vicieux, il tourna la tête et poursuivit son chemin, abandonnant un après-midi de détente pour faire face au tas de paperasse qui l’attendait. Plus vite il en aurait fini avec celui-ci, plus vite il pourrait s’amuser un peu. Comme tester ses nouvelles potions, ou profiter de tout ce que la nuit Tokyoïte pouvait offrir. La mort n’avait pas fini de l’amuser.


Je pense qu'on peut dire que c'est fini !