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#1 le 28.05.16 21:04

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La pire chambre du monde.

                          Il était une fois une jeune fille du nom de Tamako qui                 avait une rage excessive envers les hommes. En réalité, c'était une grande peur mais elle n'osait jamais l'admettre à cause de sa folie présente depuis quelques années. Malgré les quatre années où elle habitait dans ce monde, elle avait évité tout conflit avec la gente masculine. Même si elle avait envie d'en tarter plus d'un; ils étaient partout, le seule endroit où elle se sentait à l'aise était chez elle, sa petite et horrible écurie qu'elle détestait tant; ne rien pouvoir laver l'intoxiquée. Puis, le pire, imaginez enlever un par un le foin dans ses cheveux chaque matin pendant la douche (si elle prenait une douche).

Ce soir là, elle était crevée. Mais, elle rentra plus tôt que d'habitude car elle n'avait rien d'autre à faire. D'habitude, elle trouvait une activité le matin, disait que c'était nul, essayait et y passait la journée puis enfin, ne voulait plus partir. Mais cette journée là, elle s'était emmerdée. Vulgaire, me diriez-vous ? Mais c'était le bon mot. Passer sa journée seule à courir dans le parc était long et énervant. Tama aurait pu invité une amie mais non, aucune n'était disponible. Elle dut alors se résoudre à y aller toute seule. Vous auriez-dut voir la tête des gens quand il la voyait gambader et sautiller telle une amphibienne heureuse par la vie, ou plutôt la mort.

Même à un moment, elle arriva derrière une dame, et attrapa la mouche qui tournait derrière elle à l'aide de sa langue. Au même moment, la dame sursauta ce qui fit tellement rire Tamako qu'elle s'écoula à terre. La dame se leva (elle était assise sur la verdure), et partit, avec un regard embarrassé.

" Oh, eh bien, on a plus le droit de se nourrir maintenant ? Les gens ne comprennent vraiment rien. Parfois j'ai l'impression que ce monde est plus fermé que la réalité. "

Hmm... La réalité. Sous-entendu que ce monde n'était qu'une fiction ? Mais de qui, pourquoi ? Et alors que ferait-elle là ? Ce sujet était trop compliqué, mais elle se comprenait. La mort n'était pas un état qu'elle préférait et elle se demandait si ce monde n'était pas une punition de sa bêtise d'être tombée amoureuse ou si c'était vraiment une deuxième chance que l'univers lui offrait.

Bref, ce soir là, elle rentra fatiguée d'avoir courut partout. Elle claqua la porte et là tomba sur l'impardonnable. L'erreur la plus grande de la création du monde: un garçon, un homme, le sexe faible. Il était brun et avait les cheveux courts. Peut-être avait-elle encore un peu de chance: une fille un peu garçonne. Hein... Hein... Faite que c'est ça. Quelle idée de mettre des filles et des garçons dans le même apart. OU SINON ! Elle s'était trompé de chambre. Non, impossible, elle voyait le boxe qui lui servait de chambre sur le côté. Elle frissonna et se raidit, elle d'habitude courbée comme si elle portait une tonne sur son dos. Tamako serra les dents. Il semblait dormir paisiblement ? Un nouveau ? Elle ne l'avait jamais remarqué, depuis ces quatres années. Ou peut-être que c'était lui, qui s'était trompé de chambre.

" ARH MAIS T'ES QUI TOI ? TU FOUS QUOI LA ? SORT D'ICI TOUT DE SUITE OU SINON JE... JE... "

Elle chercha quelque chose. Elle n'eut qu'une seule idée, la brunette se baissa, ramassa de la terre et du foin et lui jeta dessus, seul la terre aurait pu l'atteindre, le foin n'allait pas plus loin qu'une mètre. Où ? Elle ne l'apperçut pas... Ses yeux, son tee-shirt ?
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#2 le 29.05.16 13:14

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hors rpg :: Étant donné que je ne suis pas du genre à garder mes RPs et que j'ai eu la bonne idée de cliquer sur éditer au lieu de citer, ce rp à disparu. Vous me permettez de pleurer ?
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#3 le 29.05.16 22:16

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La pire chambre du monde.

                          Non ! Impossible ! Il s'était vraiment trompé                                            d'appartement. C'était pas probable autrement. Quoi que, non. Tous les logements étaient complètement différents et le garçon en face d'elle ne semblait pas si bête. Quand elle jeta la paille et la terre, elle eut honte. Honte de ce geste, de sa réaction et de son réflexe de se venger des hommes qui l'avait rendu telle qu'elle est. Tama aurait aimé pouvoir leur faire confiance, si ce n'était pas la créature la plus débile et cruelle au monde. Bien sur on pourrait lui dire qu'aucun d'entre eux n'est pareil et qu'ils sont tous différents : comment se fait-il alors qu'elle est était uniquement victime de mauvaise expériences ? C'est ce qu'elle pensait. Inutile de la raisonner.

Même si celui en face d'elle ne lui avait rien fait, elle ne pouvait s'empêcher de se méfier. S'il était malveillant et s'il profitait de cet appartement ? Tamako avait, de son vivant, vu un film qui parlait d'un homme qui était fou et pensait que l'ancienne maison de sa mère lui appartenait alors qu'elle avait était revendue à une jeune famille. Du coup, cette famille ayant acheté leur bien se retrouvèrent à la rue pendant quelques temps. Quelle horreur ! Elle ne voulait pas se retrouver SDF ! C'était son appartement. Elle frissonna à nouveau à cette pensée d'elle entrain de dormir contre le mur de son restaurant favori. Dans son interprétation, elle avait de la terre sur le corps et semblait fatiguée comme si elle n'avait pas dormi depuis des lustres. Arh... Non, elle ne voulait pas ça, jamais. Elle plissa les sourcils en le regardant, ce brun semblait agacé avec son soupire et ses sourcils froncés.

" Alors comme ça on s'énerve ? J'ai fait quoi encore ? Tu es dans mon appart, tranquille, et tu oses faire de pareil signe d'énervement. Pff... Pathétique. " Pensa-t-elle.

Tama ne comprenait pas la raison de son manque de mots, nan, il n'y avait là que des réactions qui la rendait encore plus pathétique. Elle le prenait comme ça, comme s'il se moquait de son jet de terre. Puis, il se redressa. Sans doute pour commencer une conversation qui allait mal se dérouler. Ce n'est pas bon signe, une chimère et un homme qui discutaient. Il était en tailleur et tapota sur quelques endroits de son corps, lui aussi aimait-il se sentir propre ? Impossible. Aucun monsieur ne pouvait lui ressembler. C'était quelque chose qu'elle rejetait de son esprit.

" Le salon appartient à tout le monde, non ? Je ne fais que dormir. "

Non, il n'appartient pas à tout le monde, non. Seul ceux qui dorment, habitent, mangent, se lavent ici, peuvent décider qui se trouve dans cet appartement. Et toi en fais-t-

" Ayase Kishimaro. Je suis ton colocataire depuis deux ans. "

Depuis deux années, il était là sous ses yeux et elle ne l'avait pas remarqué. Comment ?! Du bluff. Seule solution. Mais il semblait sérieux dans ses propos et disait son nom... Était-ce un faux ? Suivit de ses mots, il tendit la main vers elle. Peut-être s'attendait-il à ce qu'elle la tende et lui serre gentiment. Non. Elle n'allait pas le toucher, c'était quelque chose d'impardonnable envers ses valeurs et ses principes. Elle recula, elle n'allait pas la tendre sa main et ne contait pas répondre son identité. Elle n'était pas sur que ce qu'il disait était vrai. Le silence régna, elle détourna le regard.

" Désolé si je t'ai fais peur ou si j'ai fais quelque chose de mauvais. "

Ok, il paraissait pas si démoniaque que ça. Mais, elle ne pouvait se résoudre à se dire qu'il n'était coupable de rien : il était pas si moche et tout homme sur terre ayant un peu de charisme a déjà fait souffrir au moins une femme dans sa vie. Elle en en était sur. Le contraire serait impossible, d'après elle.

" Tamako. "

Elle dit cela d'un ton froid et distant. Elle s'était résolue à finalement lui donner son prénom. C'était le minimum et cela suffisait s'il souhaitait mettre un nom sur la drôle de grenouille qu'il avait en face de lui.
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#4 le 04.06.16 16:21

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Il secoua légèrement la main, mais comprit bien vite qu'elle ne la prendrait pas. Elle restait silencieuse en le défigurant, ce qui mit un poil mal à l'aise le jeune homme. Bien qu'il eût autrefois l'habitude qu'on le regarde avec une certaine intensité, il n'avait jamais vraiment connu le regard réprobateur d'une femme en colère. Glissant une main à ses cheveux qu'il ébouriffa comme pour y retirer un sentiment de culpabilité qui commençait à naitre à lui, il finit par frotter légèrement son visage encore marqué par le sommeil. Est-ce donc ça le pouvoir des femmes ? Culpabiliser d'une chose dont nous n'avons pas eu conscience de faire ? Il avait beau réfléchir, il ne se souvenait pas de ce qu'il avait bien pu faire de mal, si ce n'était le fait d'être un vampire. Non, il ne voyait vraiment pas. Il finit par relever le regard pour détailler, avec un peu plus d'attention, le visage de la demoiselle de ses yeux carmins, tout en se penchant légèrement en avant. Ses grands yeux noirs ne semblaient pas laisser apparaitre aussi facilement ses émotions, bien qu'il pouvait facilement lire la colère mêlée à la surprise sur le visage peu marqué de la demoiselle. Sa présence n'était pas réellement désirée, et cela, il ne pouvait vraiment l'expliquer avant qu'un conseil ne lui revienne en tête. Attention aux femmes. Celles de ce monde sont bien différentes de toutes celles que tu aurais pu connaître jusque-là. Ah. Une chimère.

Sa tête se pencha légèrement sur le côté et il aurait pu déceler des traits asiatiques sous le côté amphibien de sa colocataire qui lui apparu comme soudainement au grand jour. Mais bien sûr ! Peu habitué à côtoyer ce genre de personnages, on lui avait conseillé d'éviter les femmes aux gênes animales, surtout lorsqu'on avait appris qu'il devrait cohabiter avec l'une de ses créatures. Ses créatures : les femmes, ou le côté animal ? Il ne savait plus vraiment. Étant un homme, chose qu'il n'avait pourtant pas choisie, mais ce qui ne le dérangeait en aucun point, la chimère ne devait pas le porter dans son cœur, bien qu'elle ne le connaissait visiblement pas. Il avait du, à force de l'habitude, faire en sorte que son quotidien ne croise pas celui de la jeune femme, sous le conseil facile d'un illustre inconnu. Si ce n'est pas triste. Il se sentait quelque peu idiot. Idiot de ne jamais avoir réellement prit le temps de se présenter à sa colocataire, d'avoir fait en sorte qu'elle soit au courant de sa présence. Idiot d'être devenu ce qu'il était aujourd'hui, un homme invisible, à la voix qui ne porte plus, un homme sans grande conviction. Et il pouvait se rendre compte qu'il n'était plus non plus le garçon attractif qu'il était de son vivant. Il faut dire qu'à part le repos, la mort ne l'avait pas vraiment gâté. Baissant un instant les yeux, il ne savait que faire et que dire pour ne pas attirer une fois de plus le regard colérique de la jeune femme.

Pourquoi haïssait-elle les hommes aux points d'être devenue l'hybride qu'elle était aujourd'hui ? Aussi loin qu'il s'en souvienne, il n'avait jamais joué avec le cœur des femmes, avec leurs sentiments. Il avait toujours été prévenant et attentionné, tout en restant honnête. Sa mère peut-être. Celle qui avait pleuré de peine et d'inquiétude. Celle qui avait continué à vivre pour son petit garçon, qui avait tout fait pour qu'il puisse vivre le plus longtemps que possible. Une vie normale, une vie heureuse et chaleureuse. Celle qui s'est mentie à elle-même pour le bonheur de son enfant. Peut-être que s'il n'était pas venu au monde, sa vie aurait été différente, peut-être que s'il n'avait pas été malade, elle aurait eu une vie plus paisible. Mais pouvait-on vraiment lui reprocher cela ? Fille ou garçon. Femme ou Homme. Les choses se seraient sans doute déroulées de la même façon. Sa mère aurait pleuré tous les jours en priant pour son précieux fardeau, mais la demoiselle, elle, ne le dévisagerait sans doute pas de la même manière. Il n'avait rien à se reprocher, rien qui méritait qu'on lui voue une haine infondée. Pourtant, il ne trouvait les mots. « Tamako. » Mettant fin à ses pensées, il releva ses yeux. Malgré le ton sec de la jeune femme, il se sentit étrangement content, content et comme soulagé. Si elle avait pu lui céder son nom, elle déliera sans doute sa langue pour un mot ou deux de plus.


« Enchanté, Tamako. Appelle-moi ... Juste Aya. Il finit par, lentement, se remettre sur pied, sans réduire la distance qui les séparaient, il se dirigea vers le canapé pour s'y asseoir en tailleur, reposant les mains sur ses chevilles. Ma chambre. » Dit-il simplement en pointant l'un des box de son index. Peut-être qu'elle le croirait s'il elle venait jeter un coup d'œil à l'intérieur.
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#5 le 04.06.16 20:09

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La pire chambre du monde.

                          Enchanté fut le mot que l'amphibienne retint pendant quelques secondes. Comment pouvait-il être enchanté de quelqu'un qui venait de lui lancer de la terre et du foin dessus ? Sans doute encore, de la politesse. Sans réfléchir elle objecta, en marmonnant :

" Vraiment, enchanté ? Le ton qu'elle avait employé était un peu moqueur, comme si elle ne faisait pas confiance aux paroles de celui qui lui faisait face. Tama avait tout de même un regard un peu blasé. C'était sortit tout seul. Une réponse ne serait  pas la bienvenue face à cette monstrueuse franchise. Non rien. "

Elle essaya de se rattraper un peu, avec ce refus de réponse, comme si elle s'était rendue compte de son impolitesse. En effet, il faisait des efforts et elle, elle ne l'aidait pas à être sympathique, elle ne tenait pas à ce que leur relation s'améliore. M'enfin bref, Tama mit sa main sur son épaule pour retirer le sac qu'elle portait. Elle prit le sac par la bretelle gauche et le posa contre son pied. Ce sac là était laid, elle ne l'appréciait guère et lui rappelait son vivant. Elle n'avait pas pu emporter son joli sac à dos vert qu'elle emmenait, vivante partout avec elle. Le jour de son décès, il était resté chez elle avec sa sœur avec comme malheureux remplaçant  un sac à main glamour et chic..

La chimère avait aussi relevé dans les paroles de Ayase son surnom. Il se faisait donc appelé aussi par un raccourcit, c'était à dire Aya. La brunette aurait préféré l'appeler par son vrai prénom mais suite à ce « Appelle-moi », elle préférait l'écouter et ne pas faire de commentaires. Tama ne voulait pas que lui, l'appelle par son surnom ou lui en donne : c'était que pour les gens qu'elle appréciait et qui était amie avec elle.

Puis, il se leva. Elle eut un petit recul, par réflexe.  Les paupières intérieurs se fermèrent comme par protection. Cela arrivait souvent, accompagné d'un coup de pied. Mais là, pas de raison de paniquer. Il s'était juste levé. Elle s'était juste reculée. Heureusement, il ne se rapprocha pas.

Calme... Calme... "

Pensa-t-elle en le fixant toujours avec un œil moins confiant. Il était par contre tellement lent qu'elle doutait de sa race. C'était un zombie ? Peut-être. Il en avait l'air, en tout cas. Dans sa tête, Tama faisait genre de connaître bien ce monde alors que non, elle ne savait pas du tout si les zombies était aussi lent ou pas. Aya semblait juste moins énergique que la fille saute-partout en face de lui. D'ailleurs, il ne s'était pas levé pour rester longtemps debout, non. Monsieur Kishimaro s'assit quelques pas plus loin sur le dit canapé. Ce devait être quelques palettes et du foin posé dessus. Le summum du confort dans cette chambre. Le colocataire était enfin assis et montra du bout de son doigt vers un des deux boxs qui servaient de chambre.

" Ma chambre. " Assurait-t-il.

C'était clair, précis. Aucune question à se poser. Tellement simple que Tama eut un léger sourire amusé aux lèvres. On aurait dit, dans sa tête, un homme de cro magnon présentant ses biens. Elle l'avait vu dans un film, ça aussi. Puis, elle redevint sérieuse et contente qu'il ne pointe pas sa chambre, à elle du doigt. La chimère fit comme lui, leva son doigt vers l'autre chambre.

" Ma chambre. Pas franchir. "

Dans ses oreilles, elle put entendre alors le bruit d'une mouche. Ses paupières s'ouvrèrent et elle se concentra sur le bruit pendant quelques dixièmes de secondes, fit deux grands pas vers le boxe d'Aya et enfin, attrapa la mouche à l'aide sa langue. Elle l'avala d'une traite, contente d'avoir eut une petite friandise. D'ailleurs, un grand sourire s'était délicatement posé sur son visage si souvent neutre. Quand elle reprit ses esprits, elle regarda le boxe en face d'elle, et recula à nouveau.

" Oups. Rester loin. Je dois... Rester loin. " Pensa-t-elle.

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#6 le 06.06.16 23:46

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Il plissa ses yeux bridés, n'en laissant voir qu'une infime partie sous la réponse de la demoiselle. Avait-il lâché la politesse si facilement ? Enchanté, il l'était. Ravi même d'avoir enfin rencontré l'une de ses colocataires, d'avoir pris le temps de se présenter et de savoir au moins son nom. On lui avait appris des phrases basiques de politesses qu'il a finit par utiliser comme tous sans vraiment y songer. Mais pouvait-on dire qu'il le soit réellement ? Pouvait-on dire qu'il soit heureux au point d'afficher un sourire éclatant ? Non, mais pour lui, il l'était au point de se sentir heureux, de ressentir le pas qu'il a fait dans ce monde. Il était ravi sans pour autant le montrer. Il aurait voulu qu'elle ressente ce petit plaisir, mais peut-être qu'il était préférable qu'elle ne le voit pas. Peut-être qu'en restant aussi impassible et flegmatique, sa garde pourrait baisser. En y réfléchissant, ne pas se sentir en sécurité ou simplement à l'aise dans son propre appartement, avec des colocataires que nous a d'autant plus imposé, n'aurait rien de bon, que ce soit pour la personne concernée ou son entourage.

Il n'était pas assez habitué à ce monde, ces gens et les races qui les séparaient. Alors que lui-même appartenait à l'une d'entre elles, il ne se sentait cependant pas aussi différent une fois en face de la jeune femme aux traits batraciens. Il ne connaissait pas suffisamment leurs différences et caractéristiques pour agir de la meilleure manière qu'il soit. Ce qu'il savait – ou du moins, ce qu'il pensait – était ce même événement qui les avaient réunis ici, tous à ce même endroit. La mort. Un événement loin d'être heureux, mais qui l'avait dans son cas, libéré de sa souffrance. Même si cette étape était nécessaire pour se trouver dans l'au-delà, il n'y pensait pas pertinemment. Chaque personne à connu une mort, douce ou brutale, elle a ressenti le choc et a compris que rien ne sera plus pareille. En plus d'avoir un passé, ils ont cette chose en plus, cet événement qui les ont conduits jusqu'à ce qu'ils soient aujourd'hui, tel que lui ou encore la jeune femme. Il ne savait pourquoi, comment, et il n'était pas si sûr de le vouloir.

Cependant, sa réaction suffisait à lui faire comprendre qu'il serait difficile à lui faire baisser sa garde, pourtant, elle ne semblait pas si fermer à la conversation et semblait même faire un effort en ravalant une certaine rancune. Alors qu'il guida sa parole d'un signe de main, elle lui répondit en pointant un second box du doigt comme le précédent. « Ma chambre. Pas franchir. » Clair, net et quelque peu amusant. Il suivit son doigt du regard jusqu'à la porte en bois. Manquait-elle aussi du confort d'une véritable chambre où l'avait-elle aménagée en conséquence ? Malheureusement, il n'obtiendra pas cette information de lui-même, bien qu'elle semblât encline à une certaine conversation, petite et brève, soit-elle. Il n'eut bien le temps à réfléchir sur un quelconque sujet qu'il vit la prénommée Tamako s'approcher d'un des box, attrapant la petite bête qui tournoyait depuis quelques minutes d'un coup de langue.

La surprise cloua le vampire qui venait d'être témoin d'une scène plutôt hors du commun. Il reposa ses yeux sur le visage souriant de la demoiselle qui se retrouvait désormais à quelques pas de lui. Si ça ce n'était pas surprenant. Était-ce à cause – ou plutôt, grâce – à la présence de Tamako qu'il n'y avait que rarement une trace de ses insectes volants ? Et bien si cela pouvait la rendre ne serait-ce qu'un temps soit peu heureuse, il devrait songer à en attraper et à en libérer quelques-unes dans l'appartement. « Mouche. » Pas de doute, une grenouille ou quelque chose qui y ressemble. Il finit par se redresser lentement, s'asseyant plus correctement sur le canapé, alors que l'un de ses pieds vint se balancer légèrement dans la paille qui recouvrait le sol. « Depuis combien de temps es-tu ici ? Comme ça ? »
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#7 le 13.06.16 19:20

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La pire chambre du monde.

                          Enfin, elle était revenue dans le monde réel. Tamako                                         n'aurait pas pu résister à un insecte aussi succulent. Il y en avait beaucoup dans cet appartement et ce devait être la seule raison pour laquelle elle ne s'en était pas plaint à l'administration. Si vous voulez savoir le goût d'une mouche, elle vous dirait que cela à le goût d'une viande un peu spéciale et qui ne ressemble à aucune autre. Un mélange de différentes saveurs qui lors de la première bouchée, on ne peut décrire le torrent de sentiments ressentit. Elle vous dirait aussi que de son vivant, elle ne ressentait pas ce goût si particulier et que ce devait sans doute être la langue élastique des batraciens qui ressentaient les goût différemment que celle de simples humains.

" Mouche. "

Elle put entendre le nom du brachycère qu'elle venait de manger venant de la bouche de son colocataire. Elle se demanda à quoi il aurait pu pensé à ce moment là. Ah oui. C'était bizarre. Manger une mouche comme ça, le monde ne voyait pas tout les jours une chimère faire ceci. Surtout pas un homme, mais elle allait devoir s'habituer à sa présence. Avait-il était étonné de son action ? D'ailleurs avait-il deviné sa race ? Et surtout, en avait-il entendu parlé ? Car oui, tout le monde sait qu'il existe des femmes mi-humaines, mi-animales et les hommes sont souvent mit au courant qu'il faut y faire attention et essayer de ne pas en rencontrer.

" Depuis combien de temps es-tu ici ? Comme ça ? "

Ah, il semblait qu'il avait deviné sa nature et son côté animal. Sa question était légèrement gênante, elle qui ne voulait pas parler se voyait offrir une conversation. La réponse allait être longue. Depuis quand était-elle morte, on pouvait traduire la question comme ça. Ou sinon, il parlait de son anomalie ? Enfin, de l'injection qu'elle avait subit pour changer et se montrer et assumer sa haine envers les hommes. Tama fronça les sourcils, ne sachant pas trop comment et quoi répondre. Elle croisa les bras et leva les épaules, un toc qu'elle avait gardé de son vivant lors des moments de réflexion. Pendant quelques secondes, elle ne bougea pas, en le fixant, puis elle annonça enfin :

" Je... Suis morte depuis... Elle leva les yeux aux ciels, calculant les années et essayant d'avoir quelques souvenirs. Tamako avait une courte mémoire. Euh... Trois ans. "

Après avoir répondu cela, elle réfléchit deux secondes et fit un bruit semblable à un gloussement. L'amphibienne avait oublié de dire depuis quand elle était devenue chimère. Elle avait cette fâcheuse habitude de faire des bruits bizarres lorsqu'elle avait oublié quelque chose ou qu'elle se rendait compte de quelque chose important d'un coup.

" Et je suis devenue chimère pas très longtemps après ma mort. "

Des tournures de phrases familières : c'était du Tamako, quoi. Elle n'avait pas réfléchit à comment dire sa phrase avant de faire toutes ces fautes d'ordres de mots. En plus d'avoir oublié sa discretion lors de son décès, elle avait aussi appris à parler sans réfléchir cent trente-six fois à comment dire la phrase. Elle s'en souvenait, de ces moments passait de son vivant où on la grondait car elle ne répondait pas de suite... Mais le timide têtard s'était envolée ! Place à la grenouille prenant son aise.

Ah, peut-être qu'elle devrais lui demander aussi, comment il est mort. Mais ça ferait genre qu'elle s'intéresse à sa vie. Et ce n'est pas du coup le cas. Tamako ouvert légèrement les yeux, encore plus que d'habitude. Elle venait de le remarquer : elle avait baisser sa garde. Alors, la grenouille serra les points et les sourcils. Plissa ses paupières et recula un peu, non-rassurée. Limite, on aurait put l'entendre grogner.

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