Invité

#1 le 27.05.16 21:57

avatar
Invité
L'alcool après minuit n'est pas un bon plan.
♥ Sebastian. ♥
Gretel se réveille d'un bond. Son coeur tape contre sa poitrine. Elle tente de respirer un peu plus calmement, elle essuie du revers de la main la petite sueur froide qui s'écoule de son front. Elle tourne la tête vers l'horloge. Il est 23h ? C'est la première fois que son corps se manifeste ainsi. C'est si brutal et inattendu. D'habitude, la soif est comme une petite boule qui se réveille de temps à autre pour rappeler à la vampire son besoin. Mais jamais si brusque ; son coeur se déchire de douleur, ses veines se contractent. C'est une douleur qu'elle apprend à connaître de nouveau. C'est une soif puissante qui frappe son corps.

Du sang, tu veux du sang.

Elle peut le contrôler, elle peut. Elle y arrive tout le temps. Pendant qu'une larme silencieuse glisse sur sa peau, elle ferme les yeux en prenant place au rebord du lit. Elle inspire, expire. Elle se lève, essuie grossièrement la larme pour se faire force.

Elle esquisse un sourire en regardant la fenêtre. La ville est vivante ce soir, il est temps d'en faire partie un peu. Voilà 46 ans que la mort a frappé à sa porte, et elle n'a toujours pas su profiter de cette deuxième chance.
Elle enfile une belle robe noire de velours qui moule ses maigres formes et y rajoute sa nouvelle veste en jean fraîchement neuve. Elle décide de ne pas se maquiller et de mettre ses vieilles converses.
La faim toujours son crâne. C'est douloureux et Gretel se sent très affaiblie ; c'est avec rage qu'elle se mange toutes ses gelées aux fruits. Rien ne se passe mais elle se sent déjà un peu mieux.

Dans la rue, Gretel se sent perdue. Tout le monde est accompagné, tout le monde semble si heureux ce soir. Que des couples à chaque coin de rue... des couples un peu trop heureux.
Notre vampire se stoppe net et fronce les sourcils. Elle s'est un peu trop aventurée sans regarder où aller. Elle comprend vite que la plupart sont des prostituées. C'est d'un grand soupir qu'elle abandonne d'essayer de retrouver son chemin. Autant profiter de ce "charmant" quartier. Elle se stoppe dans un bar et pendant deux bonnes heures, elle va utiliser beaucoup de son argent à oublier sa soif... en buvant.

Elle y ressort d'un grand sourire et d'une marche un peu bancale. Elle fait quelques petits pas de danse sur le trottoir, bousculant ainsi une jeune femme. Elle s'en fiche. Elle est heureuse, elle a complètement oublié la raison qu'il l'avait emmené ici au premier lieu.

Elle avance donc à la recherche d'une nouvelle aventure. Elle s'allume une cigarette et tire doucement sans vraiment regarder où ses pieds l'emmènent.
Au moment où elle jette son mégot, Sebastian apparaît devant elle. Il s'apprête à parler quand il tribuche et s'écrase sur elle. Un énorme choc bouscule Gretel et la fait tomber en arrière avec Sebastian sur elle.
Une fois sur le sol elle reprend légèrement ses esprits, sa tête tourne énormément il lui faut une bonne vingtaine de secondes pour voir clair à nouveau. Elle se relève un peu en se calant avec ses coudes et regarde Seb d'un air amusé mais perd tout de suite l'expression quand elle voit où sa main est placé. Sur son sein. Son petit sein. Le rouge monte à ses joues et elle le pousse violemment avant de se relever d'un bond.

« SEBASTIAN ! »hurle-t-elle.

Puis elle éclate de rire trouvant d'un coup la situation bien ironique.


« Tu as touché mon sein ! » pouffe-t-elle de rire.

#2 le 04.06.16 17:44

avatar
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 16 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Moon - Pokémon
× Pouvoir : Puppet Master
× Appartement : Brossard
× Métier : Teamaid
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 599
× Øssements 61
× Age IRL : 23 Féminin
× Inscription : 02/01/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le piranha
nécromancien
http://www.peekaboo-rpg.com/t2135-emiliana-cannella

Feuille de personnage
× Degré d'amusement:
0/100  (0/100)
× Evolution :
× Image : × Age de la mort : 16 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Moon - Pokémon
× Pouvoir : Puppet Master
× Appartement : Brossard
× Métier : Teamaid
× Communication : Portable - Deathbook
× Péripéties vécues : 599
× Øssements 61
× Age IRL : 23 Féminin
× Inscription : 02/01/2016
× Présence : réduite
× Surnom : le piranha
nécromancien
L'alcool après minuit n'est pas un bon plan.
KABUKICHO
Sebastian Gray
&
Gretel Krauss
Allongé dans son lit recouvert de chips et de miettes de gâteau, Sebastian tapotait avec fureur sur les boutons de sa console. La mine irritée, grimaçant, il secouait en pestant sa machine, maudissait la connexion – qui bien sûr n’y était pour rien –, insultait ses adversaires virtuels. Son aventure dématérialisée ne se passait visiblement pas comme il le souhaitait. Agacé, et même énervé, il se mettait dans tous ses états. Lui qui, habituellement, était plutôt calme et silencieux devenait virulent lorsqu’il perdait à un jeu. Mauvais joueur ? Oh, si peu.

Devant ses yeux, sur l’écran aux couleurs de haute technologie, l’individu représentant son personnage s’écroula au sol, tandis que les compteurs descendaient sur le côté de son écran. Ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. Excédé, au comble de la colère, il se mit à hurler et balança violemment sa console à l’autre bout de la pièce. Celle-ci frappa avec force le mur avant de retomber avec un bruit de verre brisée. Serrant et desserrant les poings de rage, le blondinet fixait la machine qu’il avant tant eu de mal à acquérir au bout de la pièce. Il hurla des insanités, des insultes, des « PUTAIN DE BORDEL DE MERDE » qui cachaient davantage une haine contre lui-même et l’envie de pleurer qu’un ressentiment envers les joueurs qui l’avaient fait perdre. Tremblant de rage, il attrapa une veste zippée, sortit de sa chambre en claquant la porte, les yeux rivés sur le sol pour ne pas voir ni entendre ses colocataires, fila dans l’entrée, enfila ses baskets sans même avoir mis de chaussettes puis sortit à toute allure de cet endroit confiné. La tête rentrée dans les épaules et la tristesse tordant son estomac, il traversa d’un pas rapide le couloir menant aux escaliers puis sortit de l’agence Azazel.

Un bol d’air frais. Voilà de quoi lui faire du bien. Pourtant, il avait juste envie d’hurler, de se frapper, de pleurer. Il n’avait plus d’Øssements pour s’acheter une nouvelle console. Il avait tout dépensé dans celle-ci et ses jeux, déjà. Le reste lui servait à se nourrir. En bref, il venait de perdre la seule chose qui le maintenait en vie – haha, mauvaise blague, la seule chose qui le motivait dans sa mort, plutôt. Parce que l’autre chose qu’il avait perdu, depuis plusieurs semaines à présent, il ne s’en remettait toujours pas. Il avait toujours l’impression d’avoir un gouffre à la place du cœur depuis qu’il s’était envolé. Il haïssait la solitude et en même temps, il n’avait envie de parler à personne. A personne d’autre qu’à lui. Mais lui avait disparu, comme ça, sans raison. Et depuis, partout où il allait, Sebastian cherchait des yeux cette tête rousse, cette voix française, cette silhouette. Autant dire que c’était peine perdue. Alors il s’enfermait chez lui, parce que c’était la meilleure chose à faire et que c’était ce qu’il avait toujours fait. Mais la solitude dont il se lassait déjà auparavant devenait aujourd’hui insoutenable. C’était un poids, une chape de plomb sur ses épaules, un boulet qu’il traînait avec lui à chaque pas.

Il fallait qu’il se change les idées. Qu’il se fasse une raison et arrête de penser à lui. D’autant plus que maintenant, ce n’était plus sa console qui lui permettrait de s’évader. Haha. Bien joué, Seb.

Secouant la tête pour chasser des larmes qu’il sentait poindre, il s’en alla déambuler dans Tokyo. Il ne faisait pas spécialement attention où il allait et laissait ses pas le guider au gré des quartiers et des ruelles, allant là où son instinct l'appelait, indifférent à la nuit déjà tombée. Il arriva bientôt dans le quartier Kabukicho. Il s’aventura dans les rues animées, avec l’impression de sentir peser sur lui le regard des gens. Ne pouvaient-ils pas le laisser tranquille ?! Ok, il semblait super jeune, mais était-ce une raison pour le fixer ainsi, pour discuter dans son dos ? Le faisaient-ils vraiment, ou n’était-ce qu’une nouvelle invention paranoïaque ?

Il fallait qu’il se change les idées. Réellement, il fallait qu’il pense à autre chose.

Il entra dans une supérette, prit plusieurs paquets de gâteau. Ses yeux s’attardèrent sur une bouteille de rhum. Non. Il fallait qu’il pense à autre chose. Ce n’est pas la solution. Il fallait qu’il se change les idées. Sa main attrapa la bouteille. Il alla payer en caisse : son estomac se tordait d’angoisse, mais à l’extérieur, il semblait juste blasé. On ne lui demanda rien. Il sortit, ses courses en main. Puis il marcha, sans savoir où se diriger. Son sac semblait peser si lourd. Aussi lourd que le poids de la solitude. Sans préambule, il s’engouffra dans une petite ruelle vide, sur le côté. Il se laissa glisser contre le mur et, au sol, attrapa la bouteille. Il l’ouvrit. Il laissa ses pensées s’évader.

Le goût âcre de l’alcool pur était désagréable dans sa gorge. Ses larmes salées se mélangeaient au Rhum dans sa bouche. Depuis quand pleurait-il ? Peu importait. Il fallait juste qu’il se change les idées. Qu’il pense à autre chose. Qu’il oublie qu’il était coincé ici seul. Et qu’il n’avait personne.

_______________________________________________________________________________

Dans les rues désormais presque vides, Sebastian avançait les yeux dans le vague. Dans son sac en plastique, la bouteille encore à moitié pleine pesait. Il n’avait pas besoin de beaucoup d’alcool pour se sentir engourdi. La tristesse était marquée sur son visage, sur ses cernes et ses yeux rouges. Il ne songeait pourtant plus à ces désagréables pensées qui, sciemment ou non, l’avaient mené ici. Il songeait plutôt à la façon dont il allait se racheter une console. Il allait certainement encore devoir attendre avant d’investir dans une console de salon, beaucoup plus chère qu’une console portable. Ou alors, peut-être pourrait-il aller dans la salle informatique de l’agence, en attendant ? Le problème, c’est qu’il y avait toujours trop de monde là-bas. Mais pourquoi pas ?

C’était à cela qu’il songeait lorsque, devant ses yeux ébahis, au détour d’une ruelle, apparut soudain Gretel. Surprit de la voir là, il eut d’abord pour réflexe de mettre son sac en plastique dans son dos, comme s’il était un enfant pris sur le fait dans l’accomplissement de sa bêtise. Pourtant, à sa seule vue, il se sentit soulagé, comme si un poids était tombé de ses épaules, comme si s'était dissipée cette foutue solitude qui l’accompagnait trop souvent.

Avant qu’il ne puisse la saluer, son pied buta contre quelque chose et il trébucha, s’écrasant au sol et emportant Gretel avec lui. Se redressant et clignant des yeux, il regarda sur le sac un peu plus loin, rassuré de ne pas avoir entendu de bruit de casse, se maudissant pour son éternelle maladresse. Puis il reporta son regard sur Gretel, ouvrant la bouche pour s’excuser… Avant de remarquer où était posée sa main. Bouche bée devant cette situation digne des mangas qu’il lisait et incrédule face à sa main sur la poitrine de la jeune fille, il devint aussitôt rouge pivoine mais n’osa pas bouger d’un pouce. Son cœur se mit à battre rapidement dans sa poitrine. Le sang battant à ses temps, il avait presque l’impression que toute la Terre pouvait entendre le BOUM BOUM BOUM qu’il produisait. Revenant sur terre et comprenant la situation, Gretel hurla et le repoussa avant de se relever.

Ne sachant plus où se mettre, les fesses par terre et toujours rouge de honte, Sebastian n’osait pas la regarder. Son cœur tambourinait toujours dans sa poitrine. Puis, à sa plus grande surprise, la jeune fille éclata de rire. Il la regarda avec des yeux ronds prendre la situation en dérision. Lui, il en était incapable. C’était la première fois qu’il touchait une poitrine, bordel ! Essayant d’ignorer l’état fébrile dans lequel il était, il se releva avec un sourire gêné.

« J-je suis désolé, vraiment... » Murmura-t-il sans pouvoir poser les yeux sur elle.

Il s’épousseta, se gratta la tête, se mordilla la lèvre, se tritura nerveusement les doigts. Puis il lui jeta un coup d’œil rapide.

« Qu’est-ce que tu fais là ? »

A l’instant où il posait la question, il se dit qu’il n’aurait pas dû demander. Ce n’était pas le meilleur des quartiers où trainer, et elle n’avait peut-être pas envie de dire ce qu’elle faisait-là… Au même titre que lui n’avait pas envie d’en parler ou même de savoir quel genre de choses bizarres on pouvait venir faire par ici.

Elle avait l’air d’avoir bu. Davantage que lui, en tout cas. Il était mal placé pour la juger, toutefois. Il se baissa pour récupérer son sac, la bouteille tintant lorsqu’il le souleva. Peu discret.


Invité

#3 le 09.06.16 22:26

avatar
Invité
L'ALCOOL APRÈS MINUIT N'EST PAS UN BON PLAN.
♥ Sebastian ♥
Elle a un sourire très heureux collé aux lèvres, il en est presque ridicule mais elle ne sait pas et dans tous les cas : elle s'en fout. Pour une fois que la culpabilité et le sérieux ne lui dicte pas chaque action et pensée. Elle se sent aussi libre que le vent. Tout pourrait lui tomber dessus, elle s'en ficherait complètement. Elle commence d'ailleurs à oublier l’événement qui vient de se produire. Ce n'est pas ce qu'elle dira demain la veille.
Elle lève les yeux, regardant autour d'elle avec des yeux émerveillés. Le monde semble tourner autrement à présent. Ça  doit être l'alcool qui joue des mauvais tours avec son cerveau mais en tout cas, ça amuse beaucoup Gretel. Elle fixe le sol et bouges ses pieds avant de rigoler dans sa barbe sans raison particulière. Mon pied bouge ! c'est si drôle !
Il est encore trop tôt pour entendre des excuses, elle étire un sourire amusé en lui adressant un regard.

« Seeb, s'il te plait. On est jeunes, enfin façon de parler... c'est rien, t'inquiètes paaas. » dit-elle en lui tapotant l'épaule, toujours accompagnée de son sourire heureux.

Puis il se recule d'un pas et glousse après avoir failli perdre son équilibre. A vouloir lui redonner son espace vital, Gretel allait finir une deuxième fois au sol en moins de cinq minutes. Elle penche son regard sur son sac en plastique et repère vite une bouteille d'alcool. Ah, lui aussi semble vouloir oublier quelque chose ce soir...

A sa question, elle fait mine d'être embarrassée et va se frotter l'arrière du crâne avant de rigoler de bon coeur.

« J'ai voulu oublier que j'étais en manque de sang et la seconde d'après je me retrouve dans ce bar... j'ai bu un verre ! et après tu es arrivé. Mais... » Elle bouge son menton en direction de son sac. « toi, tu veux oublier quoi ? »

hors rp:
si gretel apprend pour ta console cassée elle va à coups sûr vouloir t'en racheter une, donc...  :cuuute: