#1 le 26.05.16 20:03

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La panthère écailleuse


« Devil exists.
Somewhere deep in your soul, you'll find him. »



identité
NOM : Kurohyô [Panthère noire, 黒豹]
PRÉNOM : Aellana
DATE DE NAISSANCE : 22/01/1981
DATE DE MORT : 29/02/2004
NATIONALITÉ : Britannique - japonaise.
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[X] Anglais.
[X] Japonais.
[X] Autre(s) : Français, un peu d'espagnol.
RACE : Chimère.
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Artiste : Ya Tong / Eventuellement dans le futur Kurebayashi Juri de Aikatsu! mais plutôt Elsis (Crimson Avenger).





physique
Une chevelure rouge et longue à outrance. Voilà la première chose que l'on voit chez elle. Un masse épaisse et douce de cheveux d'une couleur plus que vive, due à l'injection. Attractive, c'est le moins qu'on puisse dire. Cependant, ils sont rarement détachés, la plupart du temps elle les relève à l'aide d'un serre-tête noir ou les tresse. Ses oreilles de loup, du même écarlate, en partie dissimulées sous sa coiffure, sont tout de même remarquables, surtout pour les inconnus. La gauche est percée de trois trous qui lui permettent de mettre des boucles d'oreilles, de même pour la droite mais qui en a seulement deux.
Tout cela est suivi de près par ses yeux d'un jaune assez... Flash, dont la pupille se rétrécit souvent en une simple fente noire verticale. Les gènes de ses prunelles proviennent de l'injection de ceux d'un animal que vous connaîtrez plus tard. La dernière chose particulière sur son visage est sa bouche ; en effet, ses canines sont celles d'un lupin, quoi qu'en plus petites. Ne vous laissez pas mordre, ça pourrait piquer.
Le reste de son physique est plutôt commun. Un mètre soixante-seize, en toutes lettres, et assez bien roulée. Un physique attrayant, oui, c'est le moins que l'on puisse dire. Souvent habillée en noir ou en rouge, vous ne la verrez que rarement dans une autre couleur,et pour des occasions assez importantes. Des chemises et des pantalons, ou encore des robes, tant que c'est un minimum sexy.
Un dernier point : son bras droit. Écailleux. Griffu. Horrifiant, même, pour certains. Un bras d'alligator - d'où viennent les gènes de ses yeux -, articulé comme celui d'un humain. Elle le dissimule souvent sous ses vêtements, ou grâce à des potions, et seuls ceux qui lui sont proches ou ses victimes le voient. Ne lui demandez pas de vous gratter le dos, ce serait une mauvaise idée.



précisions
Elle est lesbienne, et pas à cause de sa haine envers les hommes. Une panthère au lit - avec de l'ADN d'alligator.

VOUS AVEZ ÉTÉ DUPÉS. Son nom de famille n'est pas vraiment Kurohyô, c'est elle qui l'a changé - pas très légalement - lorsqu'elle était encore en vie. Premièrement, pour se détacher de sa famille. Deuxième, parce que Gisel, c'était pas classe.

Elle souffre parfois de dédoublement de la personnalité et de moments de folie (détaillés dans la partie caractère) et lorsque ça arrive, elle a un petit rictus en coin et ses prunelles peuvent s'assombir jusqu'à un rouge orangé comme si elle était dans l'obscurité.



caractère
Kyoujin hashireba fukyoujin mo hashiru (狂人走れば不狂人も走る). Quand un fou court, les personnes saines courent aussi.
Et chacun des pas qu'elle faisait assombrissait sa lucidité.

Une panthère. Féminine et joueuse. Un sourire enjôleur plaqué sur le visage, assise au bar, sirotant un cocktail sans alcool - boisson rejetée par son corps. Une onde d'euphorie, voilà ce qu'elle peut être. Une flamme dansante d'allégresse dans cet après-vie de divertissement. Une compagnie d'un soir agréable, doublée de sarcasme et d'ironie, et d'une touche de blagues sales. Une voix douce et mielleuse ou grinçante et rauque. Des nuits aux côtés d'hommes ou de femmes, les premiers aux yeux écarquillés devant un bras noir luisant, les dernières pour d'autres raisons.

L'honneur d'une louve. Inébranlable. Insupportable et pourtant si juste. Une partenaire digne de confiance, qui n'accorde pourtant la sienne qu'à une minorité. Enfermée dans une coquille dure à fissurer. Lunatique et désagréable, honnête envers les autres mais pas forcément avec elle-même. Oui, voilà un bon résumé d'elle au quotidien. Une bonne amie ? Réfléchissez-y, mais c'est toujours mieux d'avoir les griffes de son côté. Une haine envers le genre masculin, certes, mais plutôt ceux qui recherchent un coup d'un soir ou une fille à payer. Vous avez sûrement une chance de résister à la folie si vous n'en faîtes pas partie.

Des griffes ensanglantées d'un alligator et des yeux jaunes emplis de folie. Un regard violent et un rictus sadique. Le chuchotement inlassable de sa démence, inaudible pour les autres, la possédant. De l'humour noir et des railleries, sa façon de vous montrer le danger qu'elle représente. Plus rien que l'hémoglobine pour satisfaire sa soif, courez, lorsqu'elle ainsi elle se présente, car c'est l'insanité en robe décente.

histoire


Une petite musique (attention aux oreilles de certains).

Pour ceux qui lisent l'histoire complète, je préviens qu'elle est... glauque. Pas accessible à tous.

Résumé:
Ael' est née en Angleterre d'une immigrée japonaise et d'un alcoolique. Son père a tué sa mère sous ses yeux lorsqu'elle avait onze ans, et l'a prostituée ensuite jusqu'à ses dix-sept ans, moment où elle a pété un plomb et tué un client pendant que son père décuvait. Elle s'est barrée avec deux cents mille livres et a vécu plus ou moins bien pendant cinq ans. Son père l'a retrouvée et lui a tirée dessus, elle en est morte. Arrivée de l'autre côté, elle a rencontré une chimère qui lui a prodigué sa piqûre.


- Tu vois, j'suis née en 81. 1981, pas le siècle d'avant, j'suis encore jeune moi. Enfin bref. 22 Janvier 1981. Pas de neige. Pas de pluie. Un temps plutôt chaud pour un jour d'hiver. Heure de la naissance : 15h53. Premier et dernier enfant de la famille Gisel. Je suis sortie du ventre de ma mère après quatre heures de travail dans un lit d'hôpital, accompagnée d'un homme barbu assez imposant - supposé être mon père. Un mètre quatre-vingt-quinze, des muscles, mais surtout de la graisse, et un visage bien reconnaissable, celui d'un alcoolique bourré. Après avoir insulté sa pauvre femme pendant plus de trois jours passés à l'hôpital, super photo de la nouvelle née. Ma seule photo de famille d'ailleurs, si on peut appeler ça comme ça.

Je poursuis. Quelques jours à la maternité, pas grand chose étant donné les maigres neuf cents cinquante livres par mois récoltés par mère et le trafic illégal de mon géniteur, ils ne pouvaient pas se permettre plus et n'en voyaient pas l'utilité. Conclusion, pas de congés maternité, un nourrisson seul, faible proie face au démon qui avait pris la place depuis bien longtemps de mon père. Ma mère, ma très chère mère et unique lueur de pureté dans cet appartement miteux, n'avait d'autre choix que d'aller nettoyer ces villas de riches, clairement sous-payée. Une immigrée japonaise ne pouvait guère obtenir mieux en Angleterre. Elle aurait pu, peut-être, échapper à un mari violent, aux coquards d'un violet presque noir et aux entailles dues à divers objets. Mais son instinct déréglé ne l'a pas écartée du danger. Non, au contraire, l'odeur puante et âcre de l'alcool l'a attirée, un papillon hypnotisé par la lumière superficielle d'une ampoule jaunâtre. Pauvre femme, quand j'y repense. Elle m'aimait. Le genre d'amour qui t'amène à te tuer ne serait-ce que pour acheter un pot à la carotte pour ton enfant. Elle a trimé pour me nourrir correctement, et s'est même débrouillée pour m'acheter des livres de cours étant donné que je ne pouvais pas aller à l'école. Je me souviens encore de son expression joyeuse, comblée lorsqu'elle découvrait que j'avais appris de nouvelles choses en son absence ; une expression qui surpassait tout, tant les larmes de douleur que l'exténuation qui se lisait dans ses yeux noisettes.

Je n'avait le droit à pratiquement aucune sortie - bien que ma mère aurait accepté volontiers de m'accompagner au parc, mon géniteur, lui, tenait à me garder enfermée dans le deux pièces délabré qui nous servait d'habitation. Mes journées se résumaient donc à me réveiller sur un canapé poisseux, imprégné de fumée de tabac et de boisson, obéir à mon père, leur apporter des verres et des bouteilles, à lui et à ses amis tout aussi beaufs, encaisser des remarques et des regards que je ne comprenais qu'à moitié à l'époque, aider pour le repas et repartir me coucher. Mais à travers tout ça, j'arrivais à me trouver un coin tranquille pour tourner les pages imprimées d'Apprendre l'histoire de 6 à 8 ans ou encore de la série J'aime parler, j'aime ma langue. Pour faire plaisir à ma mère ou pour m'échapper de ma triste réalité, aujourd'hui je me le demande. Au fil des jours, des semaines, des années, les allusions à ma personne sont devenues plus fréquentes dans les conversations entre mon geôlier et ses différents collègues et les œillades se sont faites plus oppressantes. Gênantes. Malveillantes, encore plus qu'elles ne l'étaient déjà. Mes absences dans le but de m'instruire devinrent sujet d'engueulades entre mes parents, et surtout excuses pour les coups que je prenais.

Un jour, il n'a pas supporté. Et ce jour-là, il a brisé le rayon de soleil qui illuminait mes soirées d'enfance. Il l'a plaquée contre un mur, la dominant de vingt centimètres. Sans défense, elle était à la merci de ses poings et de sa folie. D'abord, il lui a cassé le nez, susurrant des insultes que je ne pouvais comprendre, trop près de la scène mais trop loin de sa gueule. Elle a crié. Chaque nouveau hurlement arrachait une partie de ma lucidité et s'évanouissait avec. Puis il a broyé les os de sa main qu'elle avait levé pour se protéger dans un craquement horrible. L'animal enragé qu'il était a ensuite attrapé ses cheveux pour la cogner contre le mur, laissant des marques sanglantes sur le papier peint pourri. Sa voix s'est effacée petit à petit, et elle s'est écroulée au sol, aux portes de la mort. Il nous a laissées là, et est sorti rejoindre ses potes en claquant la porte. Je suis restée paralysée devant le visage tuméfiée de ma mère, devant ses yeux presque sans vie que me fixaient. Elle m'a soufflé une phrase en japonais, langue qu'elle avait pris soin de m'apprendre en secret. Kyoujin hashireba fukyoujin mo hashiru (狂人走れば不狂人も走る). Quand un fou court, les personnes saines courent aussi. Et j'ai laissé son âme s'évaporer dans les vapeurs de whisky et de vodka. Sans bouger. Sans parler. Tétanisée.

Quelques heures plus tard, il est rentré. Je n'avais pas bougé, si ce n'est que je n'étais tombée assise sur le parquet, mes jambes ne supportant plus le poids de ma souffrance. Mes yeux passaient du corps sans vie et froid de ma mère à mes mains tachées de son sang qui avait giclé jusqu'à moi. J'étais vide. Vide de toute émotion, de toute envie de vivre - pour ne pas dire survivre. Il m'a trouvée là et m'a rit au nez, innocente et fragile chose que j'étais. Il s'est moqué de moi comme si je pleurais la mort d'un petit écureuil. Pourtant aucune larme ne roulait sur mes pommettes saillantes de petite fille de onze ans. Il avait tué ma mère, et elle n'était pas un petit écureuil. Il avait jeté de l'eau sur la flamme et sur le chaton qui s'y réchauffait. L'une était morte, l'autre s'était endormi. Désormais que sa femme était morte, il avait champ libre. Ses mains épaisses et crasseuses se sont avancées vers moi, et sans réaction, je les ai acceptées. J'ai gardé un silence meurtri lorsque sa peau rugueuse s'est posée sur la mienne. J'ai laissé ses doigts se faufiler sous mon haut maculé de sang, dans ma vieille culotte trouée et délavée. Il a couvert mon corps de caresses répugnantes, mais je n'ai pas protesté. Mon corps frissonnait de dégoût, sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. Si j'avais pu voir mes yeux, je jure qu'ils étaient aussi morts que ceux de ma mère.

Ce n'était que le début d'un long supplice. Mon géniteur n'était pas égoïste, non. Il voulait partager cette sensation jubilatoire, comme une drogue à ses yeux. Et un moyen de se faire de l'argent. La prostitution infantile a un goût infâme, tu sais ? L'appartement fût petit à petit dédié aux visites des ses divers amis, collègues et clients. Il dépensait une partie de l'argent à s'acheter des bouteilles et à m'acheter des tenues pour la nouvelle activité qu'il me forçait à exercer. Pendant plus de cinq ans j'ai eu droit au même rituel chaque jour. Le grincement aigu de la porte d'entrée. Le raclement du bois mal coupé sur le plancher. Les pas lourds d'un homme - nouveau ou habitué. Les voix graveleuses de mon geôlier et de son invité. Le bruit des billets que l'on compte et que l'on range. A nouveau des pas. Et ce n'était qu'à ce moment là que je levais la tête, l'esprit toujours absent. Mes membres réagissaient par automatisme, je hochais la tête et rentrais dans la chambre avant de m'allonger sur le matelas poussiéreux. Certains prenaient le temps de me déshabiller lentement, avec ce visage écœurant, ces yeux emplis d'un désir malsain. D'autres au contraire faisait simplement leur affaire comme si je n'étais qu'un vulgaire objet que l'on enfile puis que l'on retire. Quelques-uns attendaient des gémissements de ma part, qu'ils n'eurent jamais, le reste s'en foutait. Je me perdais dans le néant de mes pensées, voyant à peine les mouvements de va et vient des clients. Je n'étais pas plus présente que le jour où elle était partie. Depuis cet instant, j'étais comme happée par un coma psychique duquel personne ne semblait être capable de me tirer.

Vînt le jour où elle se réveilla. J'avais presque dix-huit ans. Mes formes avaient évolué, attirant de plus en plus de gens, les corbeilles pleines de capotes remplies s'enchaînaient. Sans pour autant être revenue. Mes attributs étaient à pleine disposition des invités, et mon géniteur ne s'en privait pas non plus. Je subissais, sans plus de réaction, une comateuse que l'on secouait sans attendre de retour. Pour la plupart, ça ne les dérangeait pas. Jusqu'à lui. Quatre ans qu'il venait. Quatre ans qu'il prenait possession de mon sexe. Quatre ans qu'il s'exténuait à vouloir me faire pousser même le plus petit soupir. Sa main s'est levée, et ma tête a valdingué sur le côté, faisant craquer mon cou. « Salope ! Cris mon nom, bordel, CRIS MON NOM ! » Il a empoigné mon sein avec une ardeur folle et m'a relevée la tête avec son autre main, pressant sur ma mâchoire, à tel point que j'étais obligée de planter mon regard dans le sien. Sa démence se lisait dans ses prunelles. Un deuxième coup, dans la tempe. Les doigts qui tenaient ma poitrine s'enfoncèrent soudain dans mon vagin. J'étouffais. Sa paume pressait ma jugulaire, m'empêchant de respirer normalement. La douleur me ramenait peu à peu à la vie, me réveillait doucement d'un trop long sommeil. « JOUIS ! ». Ses mots résonnaient dans ma tête. Défends-toi, ou tu mourras encore, encore, encore. La panthère s'étirait en moi, se préparant à une chasse. Alors quoi, aurait-eu peur ? Le chaton trop longtemps endormi s'était transformé en un félin prêt à attaquer. Frappe-le, étrangle-le, tue-le !

J'ai vu qu'il savait. Dans ses yeux, mon âme s'est reflétée, et sa prise s'est desserrée. Mais il était trop tard. Prédateur devînt victime et proie devînt chasseur. Mon poing s'est fermé et a percuté sa tempe. Son crâne a émit un bruit de craquement sinistre avant de rebondir sur le mur. Mes ongles se plantèrent dans son œil gauche et il hurla de douleur. Il ne me fallut pas plus de quelques secondes pour l'arracher et pour que le sang coule à flot par son orbite vide. Ses hurlements ne cessaient plus et semblait se déchirer la gorge. J'ai décidé d'achever la travail et j'ai frappé dans son œsophage. Dans un gargouillis et un crachat de sang, je l'ai laissé s'étaler au sol. J'ai ouvert et fermé ma main plusieurs fois, observant le mouvement de mes phalanges sous ma peau à nouveau recouverte d'hémoglobine. As-tu déjà senti cette vague de chaleur, ce sentiment de toute-puissance ? As-tu déjà ôté la vie ?

Des mes doigts gouttaient le liquide écarlate dont le plancher commençait déjà à s'imprégner. Et mes yeux se sont écarquillés devant le spectacle auquel j'assistais. Trop de sang. L'odeur acide et métallique du décès. Je titubais dans la marre qui se formait à mes pieds. Et puis j'ai compris. Il fallait que je me barre. Rapidement. Mon géniteur était affalé sur le canapé, et l'odeur qu'il dégageait me donna la nausée. Le goût de la bile me remonta dans la bouche. Je me suis habillée, un simple short déchiré et un haut tâché, puis j'ai fouillé dans quelques tiroirs avant de trouver des liasses de billets. Et là, elle est revenue. Et lui, tu vas le laisser en vie ? Ce connard qui t'as volé ton innocence et ta lucidité. Qui t'as volé t'as mère. Tu vas le laisser s'en tirer ? J'ai grogné, bouché mes oreilles, planté mes ongles ensanglantés dans ma peau, mais rien n'y faisait. Alors je suis sortie en vitesse. Je ne voulais pas être une meurtrière, tu comprends ? Non, non, non, je ne me vengeais pas à l'époque. Je voulais juste fuir, fuir toute mon enfance, ma famille, mon meurtre.

Plus de deux cents mille livres. Il avait accumulé tant d'argent en se servant de moi. Tant de billets que je n'avais pas vus passer. De l'argent qui m'a permis de me cacher, dans une petite maison dans les environs de Hatfield. J'ai vécu de petits boulots, de potager et de femmes, pendant aussi longtemps que j'ai été enfermée et prostituée. Et j'ai ouvert la porte, souriante. Quand j'ai ouvert les yeux devant l'inconnu, j'ai vu le flingue. J'ai vu la balle venir s'écraser entre mes yeux, comme au ralenti. Et j'ai entendu son rire carnassier, un rire de victoire. Mon père.

Ce passage, je l'ai revu en boucle. Sur une foutue télé inutile, dans un bureau tout aussi inintéressant. J'étais morte, oui, mais un certain Roi des Lémures n'a pas voulu me laisser rejoindre ma mère en paix. Soit-disant j'avais l'éternité pour m'amuser désormais. Me divertir, hein ? Quoi de mieux qu'un divertissement vengeur ? Je suis sortie de la pièce, un sourire plaqué sur le visage. La salle d'attente de laquelle je venais était presque vide, et les quelques personnes qui étaient assises sur les inconfortables chaises en plastique m'ont suivie du regard, en quête de réponse. Mais je n'avais rien à leur dire. La porte claqua en se refermant derrière moi.

Ils m'avaient logée dans l'appartement Gagarine, et l'homme que l'on nomme La Faucheuse m'y a emmenée. Il était vide - tant de meubles que de colocataires. Seuls étaient présents un lit modeste et une chaise d'osier. Cependant ce n'est pas ce qui m'a frappée. Les murs étaient peints en trompe-l'œil, représentant l'espace dans son infinité, et je flottais à peine entrée. Le mobilier était en apesanteur, presque un mètre au-dessus du sol. La gravité était comme réduite voire nulle. Mon accompagnateur avait disparu, en une fraction de seconde, et les clés s'étaient retrouvées dans ma poche. J'ai eu le choix, de partir ou de rester dans l'Agence. Mais je n'avais ni le courage ni l'argent d'aller chercher une adresse en ville. Pourtant, ce n'était pas les sorties qui manquaient. Les bars et les clubs de Tokyo, tous me connaissent, et un bon nombre de fantômes aussi. J'ai laissé des cicatrices à certains, ceux dont la folie et la liberté empiétait sur celle des autres. Ceux dont les yeux brillaient devant les courbes innocentes des enfants, ceux dont l'esprit s'était petit à petit terni. La force qui m'avait permis de leur faire face provenait de deux seringues transparentes, deux piqûres méritées, prodiguées par une Chimère aux cheveux verts. En quelques jours, mes oreilles s'étaient allongées ainsi que mes crocs, et elle s'étaient pourvues de poils écarlates, attributs lupins. Ma chevelure elle aussi devînt rouge - couleur qui n'était pas sans rappeler l'hémoglobine que j'avais sur les mains. La prunelle de mes yeux s'est teinte d'un jaune reptilien, et ma pupille s'est fendue verticalement. Seulement, le plus dur fût mon bras. Mes ongles qui avaient autrefois arraché cet œil s'allongeaient peu à peu, s'épaississant en même temps, pour devenir griffes acérées, alors que sous ma peau perçaient des écailles d'un noir abyssal. La douleur et la démangeaison étaient atroce, pendant plus d'un mois, jusqu'à ce que l'épiderme d'alligator arrive à un mon épaule. Enfin, il s'est arrêté. Enfin, ma douleur a cessé. J'étais entière.

J'ai accueilli une colocataire, deux ans plus tard - si accueillir et le mot pour saluer puis s'en aller. Je n'ai jamais appris à la connaître, et ça n'a pas changé. Sa compagnie n'était pas dérangeante, et elle ne m'importunait pas. Cependant, l'Agence logea un homme dans l'appartement par la suite. Il était complètement apeuré par ma race et m'évitait, mais ses émotions se répercutaient sur les murs et m'horripilaient. Alors j'ai fini par m'arranger pour ne plus le croiser, de façon à ce qu'il n'aie plus peur de moi et que son odeur ne vienne plus pourrir celle de la colocation. Tant mieux pour lui, je te dirais. Il n'était pas malveillant. Aucune raison de subir ma furie. Pas comme ta piètre personne.

Alors, ouais, tu vois, les mecs comme toi, je leur crache à la gueule.


derrière l'écran
Prénom : Louna. Avec un O-U s'il vous plaît merci.
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Comment t'as trouvé le forum ? J'ai voté pour un fofo, j'suis tombée sur le site des topsites et j'ai trouvé ici.
Le smiley que tu préfères ici ? :bangg: / Pardon,  
Tes mangas préférés ? Tokyo Ghoul, Noragami, Blue Exorcist, SAO (le premier arc, ewe) pleins...

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#2 le 26.05.16 20:11

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#3 le 26.05.16 20:32

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J'adore les images de ton perso *-*

#4 le 26.05.16 21:31

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#5 le 26.05.16 23:20

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La panthère écailleuse
Meurkiiii :3. Le rose c'est pas ma couleur préférée m'enfin héhé.
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« Car il se fâchera encore une fois et il te fera ce qu'on lui faisait et il te dira que c'est ta faute à toi, que les grands sont mals et ne pleurent pas, mais qu'ils se battent, enfin battent leur femme, mais surtout leurs enfants et tu pleureras, mais c'est pas grave, oui tu oublieras, tu feras dodo, l'enfant do, bébé dormira bien vite. »
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#6 le 27.05.16 13:25

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Bienvenue! :D
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#7 le 27.05.16 14:23

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    Bienvenue parmi nous !
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#8 le 27.05.16 18:02

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BIENVENUE !
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#9 le 27.05.16 19:47

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Bienvenue !
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#10 le 28.05.16 20:55

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BIENVENUE.