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    Une journée en Enfer ?

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    Invité
    Invité
    #1 le 27.04.16 15:10
    Un fin rayon de lumière filtrant à travers les persiennes, le doux ronron de la cafetière en marche, l'odeur discrète mais appétissante des viennoiserie fraichement achetée, un mouvement faussement discret en surface de la couette et un léger baiser de " bonjour " pour vous extraire de l'étreinte de Morphée. Ne vous y trompez pas, ceci est loin d'être un rêve éveillé. Faux, ce n'est pas non plus le script du prochain " Ps : I love you ". Cette scène, idyllique pour certains et incroyablement niaise pour d'autre, était en réalité le réveil privilégié d'O'Malley en cette belle journée ensoleillé. Les paupières mi-closes et encore aussi enfariné que le petit déjeuner qu'on venait de lui servir au lit, ce dernier ne put s’empêcher d'esquisser un sourire au contact des lèvres de sa bienfaitrice contre les siennes. Comment s'appelait elle ? Aucune idée. Et pour tout dire, aucune importance. Cela faisait déjà trop longtemps que l'homme ne l'aimait plus. Une fois qu'il aurait quitté son appartement, cette dernière aurait également quittée son cœur et ses pensées. Mais O'Malley n'était pas non plus un rustre et il aurait été bien malvenu de sa part de refuser un repas préparé avec amour ainsi que quelques derniers signes d'affection. Pour l'heure, il était donc temps de manger et cajoler !

    Le ventre plein, le cœur léger, la journée allait enfin commencer. Après avoir mille fois remercié son ange gardien de mille et une façon, l'homme tourna les talons vers l'horizon de son oubli. Elle ne le savait pas encore, mais elle ne reverrait plus jamais le joli minois qui l'avait tant fait chavirer... Son jolis minois ainsi que les quelques ossements dont elle lui avait fait cadeau par compassion en partant. Mais qui se soucis des détails ? Pas O'Malley en tout cas, qui avait bien d'autres choses à penser. En effet, bien que ce dernier puisse se permettre de découcher sans réellement s'inquiéter de savoir s'il trouverait un toit pour la nuit suivante, l'état de ses finances lui était quelque chose de bien plus alarmant. Être un nécromancien clandestin n'avait pas que des avantages et le fait de manquer de commandes régulières était peut être la plus grande ombre au tableau. Car qui dit manque de commandes, dit manque de fonds. Et qui dit manque de fonds, dit manque de matières premières. Et qui dit manque de matières premières, dit manque de commandes. La vie, autant que la mort d'ailleurs, était un perpétuel cercle vicieux. Heureusement que Dieu, dans son infini bonté avait inventé les femmes pour égayer nos sombres heures. Mais nous digressons. Le but de cette journée allait donc être de financer ses ingrédients, aux frais de sa dernière conquête. Et pour se faire, direction le centre ville.

    Il devait être aux alentours des 10 heures du matin. L'astre de midi brillait déjà haut dans le ciel et les températures rappelait que l'été n'était plus si loin. Une foule de badauds s'était amassée près du quartier commerciale et petits et grands pratiquaient ce que l'on appel communément le lèche vitrine. Bravant les vagues de passants, sans pour autant en séparer les flots, O'Malley progressait à travers les artères de la cité au son de ses bottines claquant le pavé. Cependant, même si les quelques fioles pleines accrochées à sa ceinture produisaient un doux tintement, les esprits autour de lui semblaient s'échauffer. A son approche, les bébés se mettaient à brailler, les enfants se chamaillaient, les couples se brouillaient et les vendeurs étaient ... Beaucoup moins vendeurs. C'était encore une brillante démonstration du don de zizanie qui lui avait été offert. Bien évidemment, il aurait suffit qu'O'Malley se concentre sur autre chose que la foule pour que toute cette discorde ne s'attaque à autre chose, mais cette situation offrait néanmoins un avantage majeur : Personne ne semblait prêter attention à son étrange accoutrement. Et oui, même chez les morts, le port du masque et du gantelet restait chose étrange. Peu importe, plus vite  ses achats  seraient terminés, plus vite il pourrait s'éloigner de tout ce tumulte.

    Du souffre, des fleures séchés, quelques racines flétries et le compte était bon. O'Malley avait désormais en sa possession de quoi fabriquer bon nombre de potions mineures. Tout aurait pu être parfait, si le dernier commerçant ne l'avait pas presque insulté en lui jetant sa commande au visage. Quelle calamité que de provoquer l'animosité. Cela faisait maintenant deux ans qu'il était décédé et que cette malédiction faisait parti de son quotidien, mais le fait de ne pouvoir se mêler normalement à ses semblables l'attristait toujours un peu. Lui qui avait l'habitude de partager son café avec le premier venu, il lui était désormais impossible de maintenir une conversation sans focaliser son attention sur un point précis, afin que sa faculté ne parasite sa conversation. Enfin, cela faisait déjà longtemps que le nécromancien avait arrêté de se tourmenter pour si peu. A cet instant, le soleil était à son zénith, ce qui voulait dire que la journée n'était qu'à moitié entamée. Quelles occupations pouvait donc s'offrir à un nécromancien sans travail pour occuper son après midi ?

    Quittant la cohue et le vacarme de la grande ville, O'Malley se mit à déambuler sans but en direction de la rivière Sumida. C'était un petit coin tranquille, que l'homme avait prit l'habitude de fréquenter lorsqu'il n'avait rien à faire. Le cadre y était magnifique, les gens très sympathique (Quand il ne se trouvait pas dans les parages) et le tout offrait une bouffée d'air frais, ma foi, fort revigorante. C'était donc en pensant à tout cela que l'homme se rendit vers les berges du cours d'eau. Par chance, dame fortune lui avait même laissé un banc à l'ombre du soleil et des regards. Tout allait donc au mieux dans le meilleur des mondes. Tout ? Pas tout à fait. Fermant un cours instant les yeux pour récupérer de sa longue expédition, le heurt de deux voix vint le ramener à la réalité. Pivotant machinalement la tête de droite à gauche en quête de la source de ce vacarme, le nécromancien comprit bien vite qu'il s'agissait en réalité d'un couple pique niquant dans l'herbe à quelques pas de lui. Un différent semblait avoir éclaté entre les deux protagonistes et chacun avait l'air fermement décidé à clouer le bec de son adversaire. O'Malley poussa un long soupir de lassitude face à l'ampleur de son malheur. Cette zizanie devenait vraiment pesante. Pour tout dire, même les canards barbotant face à lui, donnaient l'impression de se prendre le bec. Quelle plaie ... Il était temps de concentrer ce désordre sur autre chose que les relations humaines afin de ne pas se retrouver le bec dans l'eau, sans mauvais jeu de mots. La concentrer sur autre chose d’accord, mais sur quoi ? Baladant rapidement son regard sur son environnement, une idée lui traversa l'esprit en observant le repas de ses voisins. L'harmonie des saveurs !

    Alors que la querelle des inséparables battait son plein, l'un deux prit une bouchée du sandwich qu'il tenait dans la main. C'est alors qu'il recracha ce qu'il venait d'ingurgiter, une forme de dégout prononcé sur le visage. Tout à coup, la tension qui pesait sur les abords de la rivière Sumida s'estompa peu à peu. Les jeunes tourtereaux se cofondèrent en excuses avant de se bécoter en souriant et même les canards poursuivirent leurs rondes en cancanant. Au final, plus personne ne pourrait manger quelque chose n'ayant un gout atroce dans un périmètre de 20 mètres à la ronde, mais une espèce de paix factice pourrait enfin y régner.

    - Schließlich ! Je vais pouvoir respirer un peu. S'exclama O'Malley d'un air satisfait en croisant les jambes.
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