Invité

#1 le 26.08.14 20:07

avatar
Invité




TRIO DE CHOC EN COLLOC'




1070 mots ; (c) Zippora
Elle est devant la porte. Elle regarde tout ce bois face à elle. Derrière ? Une chambre. La sienne. A son grand malheur elle n'est pas seule. Oh la demoiselle n'est pas sociable. Loin d'elle l'envie de parler aux deux autres hommes de sa... Oui ! Des hommes en plus de ça... La brune en avait hurler des injures quand on lui dit qu'elle devrait faire trio avec deux humains de sexe masculin. Mais la chimère n'avait pas le choix. Et elle a fait des efforts. Elle est mature maintenant. Je crois ? Alors encore ce soir la voilà qui franchit ce petit obstacle, laissant apparaitre la lumière d'une chambre éclairée en plein milieu de la nuit.

L'ambiance est fraiche. La fenêtre est ouverte. Le dernier venu dans la chambrée y est accoudé. Oh bien sûr dans cette chambre, ce n'est que base : lit, bureau, armoire et fenêtre. Mais quoi ? C'était peut être rien pour vous. Mais la demoiselle savourait ce qu'elle avait maintenant qu'elle était morte. C'était la belle vie finalement. Le paradis. Qui aurait pu penser qu'il existait vraiment. Elle ne pensait pas non plus y accéder. Si elle avait su, elle serait morte plus tôt... "Le paradis n'est pas un lieu, c'est un état d'âme." Alors si c'est ça, la demoiselle y est. Car elle se sent bien. Que sait-on réellement de toute façon du Paradis. Comme des moutons les humains se contentent de rêver à celui dessiné dans la Bible. Celui qui la écrite doit être bien ravi d'ailleurs de tout ce qu'il a créé, à partir d'une simple imagination débordante. On y croit tous. On en cherche pas à se dire qu'il est tout autrement, qu'il est pas forcément absent mais qu'il n'est pas aux allures de nuages et de paix éternelle. Oui Lizzie continuait d'être une fille de joie. Et alors ? Au fond, ce n'était pas sa faute à elle si la demoiselle s'était habitué à cette vie. Elle ne connait que ça alors elle continue dans la même voie. Peut être qu'un jour elle trouvera un moyen de s'épanouir autrement mais l'épanouissement est désormais entre les mains des femmes. Ce contact entre deux corps chaud était devenu une habitude. Parfois sans surprises... Alors ce soir, elle avait décidé de ne rien faire. Non. Ce soir, la princesse rebelle allait simplement aller se coucher. Pourquoi ? Elle est paisible aujourd'hui. C'est unique. Tellement qu'il lui arrive de ne plus penser à rien, de ne plus en vouloir à personne. A tel point qu'une fois entrée, la brune se content de fermer derrière elle d'une manière nonchalante et n'adresse la parole à personne. Vous me direz, vaut mieux l'ignorance que la violence verbale, n'est-ce pas ? Elle adresse la parole à personne. Pas même aux deux hommes qui se retournent vers elle. Toute façon. Que dire. Elle passa sa main rapidement sur sa longue robe noire du soir pour enlever les quelques poussières. Geste quotidien, habituel, banal... sexy ?

Pourtant il reste encore une chose à faire avant d'être assez zen ou complètement apaisée après la journée d'aujourd'hui : la clope. Ce drôle de truc qui calme vos nerfs. C'est magique. Elle en est devenue accro. Faut dire que lorsqu'elle est morte, cette antidote à la nervosité, y'en avait pas partout et c'était pas de l'anti-tabac, au contraire ! Par ici la fumée, par ici le tabac. Elle n'y a vraiment touché que plus tard. Quand dans les bars et maisons closes, il fallait que la brune donne l'impression d'une femme ouverte et parfois rebelle. Qu'est ce qu'il fallait faire pour satisfaire les hommes... Maintenant elle ne parvient plus à s'en passer. Alors ses doigts agrippent un de ses bâtonnets blancs et colle son bout entre les lèvres de la demoiselle. Lizzie sent un regard sur elle. Ni une, ni deux, la voilà qui siffle :

« Quoi ? » , lance telle sèchement à l'adresse du fumeur déjà engagé depuis plusieurs minutes surement, vu l'état de sa cigarette. Va falloir qu'elle rattrape son retard. Finalement elle finit par demander un service... du manière toujours aussi poétique : « Au lieu de me dévisager, t'aurais pas du feu ? »

La flamme se lance du petit réceptacle de métal. Elle l'approche dangereuse de la cigarette avant de la poser sur le bout de ses lèvres. Du bout de ses doigts elle tire un cou. Silencieux, elle observe le ciel sombre. La nuit était tombée depuis bien longtemps et l'ambiance qui régnait là dehors la calmait un peu. Bien sûr fin de journée, nuit, ombres ... ça voulait dire heures de souffrances et de plaisirs. Ces heures où Lizzie s'est perdue dans de fois dans les bras des hommes. Pourtant la nuit était apaisante et la lune complice. Alors elle regarde. Elle ne sourit pas mais ses yeux sont emplis d'étincelles. Celle dont on se moque pour son côté femme violente et libertine, aurait-elle finalement plus de cœur qu'on le dit ?

Dans le dos de la demoiselle, trop de silence pourtant. Comment dans cette chambre, c'était possible d'être aussi froid alors qu'elle est composée de trois personnes ? Trois. C'est assez pour régler des discordes. C'est assez pour jouer à un jeu. C'est assez pour animer un débat. C'est assez pour... Alors bien sûr, la demoiselle n'avait pas envie de se montrer sociale. Elle avait même pas envie de parler. Ou encore moins de répondre à quelqu'un. Mais la brune devait bien avouer que ça allait pas la mener à grand chose tout ça... Ce silence était trop étrange. Alors, malgré son allure de vilaine, elle se retourne et cherche à engager la discussion... aussi piquante soit-elle. La princesse rebelle pose ses coudes sur le rebord du balcon improvisé et laisse la fumée entrer dans la pièce. Son regard se pose sur les deux hommes. Puis, une envie de jouer frémit en elle. La belle brune masque un de ses yeux d'une main et questionne amusement le petit dernier de la chambre :

« Alors mon petit moucheron, devine qui je suiis » , dit-elle avec sarcasme et un petit sourire aux bords des lèvres.

Oui c'était gamin. Oui c'était méchant. Mais quoi ? Taquiner les autres était un moyen de montrer qu'on cherchait à se sociabiliser mais qu'on était suffisamment coriace pour se défendre en cas de dérapage. Ce n'était pas vraiment par méchanceté que la demoiselle blaguait sur le roux. C'est plutôt sexy en plus, un borgne.



Rex A. Volk

#2 le 27.08.14 23:03

avatar
Invité
Citer le message

Un appart, trois têtes.


Je fume ma clope à la fenêtre. Ouais même dans la mort je me suis pas arrêté de fumer. C'est un geste comme ça que j'ai pas oublié, et que j'oublierais sans doute jamais. C'est juste une habitude, parce que faut le dire, la clope ça me fait plus rien. Terminé la petite sensation agréable de la nicotine. Pour avoir ça, faut que j'en fume quatre ou cinq à suivre et c'est vraiment dégueulasse. L'autre dans la chambre, je lui ai pas causé. Juste adressé un petit signe de tête, parce que je vois pas l'intérêt de causer avec lui. Savoir qui il est ne m'apportera sûrement rien de plus que ce que j'ai déjà, c'est à dire pas grand chose mis à part ce petit logement. Voilà pour résumer, je me perdais dans mes pensées quand elle est entrée dans la chambre. Je me suis retourné pour la regarder ouais. Elle est vraiment pas mal ouais. Mais elle a pas l'air des plus sympathique. Rien qu'a voir sa gueule quand elle est entré dans la pièce. Puis voir le ton qu'elle emploie quand je la regarde et juste pour me demander mon feu. Je le lui tend. Parce que je suis pas méchant. Mais pour le moment je peux dire que je l'aime déjà pas. Ouais je juge vite mais j'ai appris comme ça. Elle se pose à côté de moi pour fumer sa clope comme moi. Et là je sais pas trop ce qu'elle fout avec sa main sur sa tronche. J'la regarde encore, toujours aussi impassible. J'sais pas qui elle traite de moucheron mais ça me plait pas. Mais ne cherchons pas le conflit maintenant. Alors je me recale à la fenêtre en soupirant légèrement et en tirant une nouvelle latte sur cette clope qui ne me feras rien. Je me contente des les snober à vrai dire. C'est pas cool ouais. Mais moi j'ai pas envie de leur parler ou de les engueuler. Libre à eux de le faire. Mais c'est pas dit que je réponde.



Invité

#3 le 28.08.14 15:32

avatar
Invité

La vie à trois. Ça promet !
à quand le quatrième ?





Elizabeth Rosenbach & Rex A. Volk
Un soupir las traversa les fines lèvres du rouquin, allongé de tout son long sur le lit qui était devenu le sien. Il souffla une injure avant de se redresser. Il se sentait de plus en plus à l'étroit dans cet appartement, et ce depuis qu'une présence de plus s'était installée il y a peu. Depuis combien de temps était-il là ? Il ne savait même pas. Il faut dire qu'il avait passé une dizaine de jours en dehors de l'agence, ne rentrant que très tard le soir pour ressortir le lendemain matin. Il avait remarqué sa présence seulement deux-trois jours de cela, certainement, il ne sait plus trop. Le dernier venu était un homme, et à son plus grand soulagement, il s'était installé dans la seconde chambre, laissant ainsi l'intimité - presque - la plus totale au roux. Il n'avait pas l'air bavard et encore moins très amical. Ils ne s'étaient pas adressés la parole, si ce n'était qu'un geste de tête de la part du nouveau pour saluer son colocataire, tandis que ce dernier le toisait durant quelques secondes.

Ça va être l'éclate dans cet appart' ! Carrément. Il se releva et profita que la douche soit libre pour aller s'y détendre. Il lâcha un second soupir, de bien-être cette fois-ci lorsque l'eau fraiche glissa le long de sa peau qui frissonnait. Était-il vraiment mort ? Il se posait souvent la question, et ne pouvait s'empêcher de lâcher un petit rire jaune à cette pensée. Est-ce vraiment cela la mort ? Une nouvelle vie en colocation ? Et lui qui pensait qu'il partirait en fumée, qu'il n'y aurait plus rien ou qu'il serait simplement avec lui. Bah non, la mort, c'est une seconde vie. Alors pourquoi crever pour échapper à tout cela ? Car au final, tu es toujours entouré d'humains, de personnes, de ses êtres misérables. Cependant la mort lui avait apportée plus de choses qu'il ne voulait l'avouer. Mais la douleur était toujours là, incrustée dans sa chair. « Fais chier. » Souffla-t-il. Toutefois, d'autres questions occupaient son esprit. Ils étaient désormais trois à se partager les mêmes pièces, une part de leur quotidien.

Bien que depuis le temps il s'était calmé et était devenu plus raisonnable, il n'en restait pas moins tête de con et de rabat-joie. Ce n'est pas qu'il n'aime pas la collocation, mais .. il ne l'apprécie pas réellement. Il avait tout simplement l'impression d'être en pensionnat, ainsi d'être comparé à un adolescent. Donc celui qu'il était autrefois. A ce temps-là, il était comme la plupart des jeunes de son âge qui désiraient - et bien plus que tout pour sa part - quitter le cocon familial et vivrent par ses propres moyens. Et aujourd'hui le voici, dans une agence loufoque, habitant dans un appartement en colocation avec de purs inconnus. Enfin inconnus .. Certes avec le temps on apprend à se connaitre et à oublier le titre d'inconnu, mais le résultat est le même. Nous ne sommes pas tous heureux de devoir cohabiter avec une personne muette à l'aura peu agréable et une autre qui peut vous rendre sourd à tout moment. Tu devrais faire un effort, pour toi, pour lui. « Un effort ? »

Comme on dit, l'habille ne fait pas le moine, cependant, la première impression est toujours la meilleur. Alors ? Vous avez le choix. Au bout d'une vingtaine de minutes, l'homme finit par sortir de la cabine et une fois sec, il sorti de la pièce vêtu d'un simple jean et d'un haut blanc. La porte d'entrée s'ouvrit sur une demoiselle que Vixinte avait appris à connaitre. Une femme aussi douce et agréable que les parfums qu'elle portait. L'homme n'aime pas les parfums de femmes. Il la regarda un instant avant de se retourner, et s'éclipsa dans sa chambre. Il se laissa tomber sur le matelas, échappant un énième soupire. Il glissa une main à son visage puis à ses cheveux avant de se redresser et de se pencher vers le bureau. Il tendit le bras et attrapa un paquet pour y ressortir un bâtonnet blanc, mais son briquet ne s'y trouva pas. Il tâta la table, se retourna sur son lit avant de se lever. « 'tain ! » Impossible d'y mettre la main dessus.

Instinctivement, il sortit, la clope en main, en direction de la deuxième chambre. Il s'arrêta au niveau de la porte. Il tendit une main vers la demoiselle qui s'y trouvait au côté du petit dernier. « Mon briquet, c'est toi qui l'as ? Il haussa les sourcils, d'impatience avant de laisser tomber la main contre son flanc et de regarder le visage de la brune d'un air exaspéré. Tu es en train de te foutre de moi dans mon dos ? » Demanda-t-il. A vrai dire, il n'attendait pas une réponse fermée du style oui ou non. Le jeune femme avait posé une main sur son visage, cachant ainsi son œil droit, imitant le borgne. Sur ce dernier, ça ne se voyait pas vraiment, mais c'était facilement repérable. Pas mal de choses change lorsque nos coins morts sont plus nombreux, du moins, ça l'est surtout pour le rouquin. Il est plus attentif à ce qu'il l'entoure, et ses réactions sont parfois plus excessives qu'à la normale. Et il n'aime pas, qu'on le lui fasse rappeler qu'il l'est .. Saloperie.


© A-Lice [ Never-Utopia ]

Invité

#4 le 25.09.14 12:35

avatar
Invité




"ENTRE DANS MES PINCES... JE SUIS LE SPHINX"




1045 mots ; (c) Zippora

Rex. Colocataire de puis peu. Tellement silencieux. Il n'a pas bougé. Ou presque. Il lui tend ce qu'elle attendait. Pas un sourire, pas un remerciement. L'impolitesse face au silence. Étrange mélange.
Il allait falloir qu'il commence à parler à la demoiselle. Non, elle n'est pas du genre à forcer les gens à parler. Surtout qu'elle a été longtemps silencieuse elle aussi... Mais s'ils devaient partager la même chambre, il allait falloir que le brun accepte tout de même de faire un minimum. Simplement daigner répondre. L'ancien prostituée n'était pas du genre chiante. Elle ne faisait que passer dans la chambre, lire son livre ou encore passer la journée et soirée dehors. Mais les deux jeunes gens n'allaient pas aller loin ainsi. Et puis par politesse pardi ! Certes, il n'avait pas face à lui une jeune femme des plus douce et attentionnée mais elle avait le droit à un minimum. De simple mots. Même froids. La brune s'en moquait bien mais elle souhaitait être sure de ce qu'elle avait en face d'elle.

Les humains accusent facilement et surtout rapidement. Pour eux, ce que font les autres sont intolérables. Et pourtant eux doivent être pardonnés. Ils sont faibles de penser pouvoir se réfugier derrière les murs de l'agressivité, derrière les grille de la prison dans laquelle ils ont envoyé ce qu'ils appellent un traitre. Ils ont mis en place des degrés. On est plus ou moins criminel. Et pourtant. Pourtant l'être humain peut déborder de haine pour une simple blague. Il suffit d'être susceptible, d'être sensible, pour partir au quart de tour. Et là, Andy allait dépasser la tortue.

D'après sa courte tirade agressive, la suicidaire cru comprendre que le jeune homme lui demandait gentiment et sans une onze d'accusation, si elle avait son rectangle pyromane. Un briquet en somme.

« Allez Troisième jambe, soit pas ronchon comme ça, j'rigolais. »

grogne t-elle accompagné de son habituel rictus aux coins des lèvres, en regardant celui qui fulminait sur place.
A défaut d'avoir trois personnes chiantes, grognons ou silencieuses dans cette pièce, il allait falloir qu'elle fasse des efforts pour redynamiser tout cet ensemble. Après tout, on lui avait demandé de faire des efforts en terme de sociabilité. Surtout avec le temps. Le temps et Elle. Elle qui influe sur son caractère. Elizabeth n'aime pas ça. Et pourtant. Elle obéit. Elle fait des efforts. Elle veut son bonheur alors la brune animera comme elle peut la pièce qu'on lui a donné comme refuge des hommes de la nuit. Oh oui, sans doute aurait-elle préféré s'asseoir sur son lit à ne rien dire. Mais la présence d'être humains dans cet espace clos finissait par lui donner envie de les taquiner. Ils avaient pénétré dans son espace vital. A eux d'en subir son caractère de cochon.

Lizzie termina sa clope en tirant un grand coup, sans jamais relâché la fumée crée. Elle était déjà morte alors pourquoi s'inquiéter des conséquences du tabac ? Un jour elle aura un corps meurtri. Tant pis pour elle. Ce jour là, elle s'enterrera pour de bon ! Une femme doit rester une femme. Même une femme non féminine reste une femme. La nature est bien faite. Avec l'aide de deux de ses doigts fins, elle écrase les restes de sa cigarette sur le rebord du balcon et la jette dans l'air, ne dédaignant même pas regarder sa chute. Si y'a un incendie. Ce sera pas sa faute. C'est jamais de sa faute.
Alors elle relève ses bras pour finir droite sur ses deux jambes avant de marcher langoureusement vers le borgne. Armée d'un sourire taquin aux lèvres, la demoiselle lui susurre à l'oreille en passant à ses côtés :

« Je te donnerai ce que tu cherche si tu trouve la réponse à mon énigme... »

Oh oui Lizzie était joueuse. Une vraie gamine. Mais la brune aimait tester les hommes. C'était devenu une habitude. Elle était méfiante mais la vie est là pour justifier tous agissements de la demoiselle. Elle aimait aussi s'amuser. Elle avait tous les droits maintenant que la mort était devenue sa vie.

« T'en fais pas ! Elle est pas complexe pour un sous ! » dit elle en laissant échapper deux secondes d'un rire cristallin.

Oh non ce n'était pas dur.
Le tout était de bien écouter,
toute la consigne, tout l'intitulé.
Elle ne répèterait pas..
...manquait plus que ça.

Qu'est ce que ça lui coutait de réfléchir à son jeu ? Rien. Alors le jeune homme allait devoir jouer. Il faut souffrir pour être b... pour avoir ce que l'on souhaite. La femme de joie se prend pour le sphinx en cette fin de soirée.

« J'ai trois carte. A droite du roi, il y a le valet. A droite d'un carreau, il y a un trèfle. A gauche d'un pic, il y a un roi. A la gauche d'un roi, il y a une dame. » termine t-elle en hochant doucement la tête après avoir fait attention de bien marquer des pauses et articuler sa tirade énigmatique.

Elle semble sourire un peu à celui qui allait devoir répondre puis elle tourna sa tête pour regarder son colocataire avant de poser un de ses doigts fins sur ses lèvres en mimant le chut, le fait de se taire, le silence. Interdit pour lui d'aider le dénommé Andy. C'était trop facile de se partager la tache. Trop facile d'utiliser deux cerveaux pour seulement dix mots.

Son regard se porte à nouveau sur la pauvre cible de ses jeux.
Sera t-il assez courageux pour accepter le marché ou préférera t-il la parfaite ignorance ?

Spoiler:
Pardon pour le temps de réponse ;w;



Rex A. Volk

#5 le 03.10.14 22:59

avatar
Invité


Collocation difficile.

Je regarde le dernier se ramener, causer à propos de sont briquet. L'air grognon et pas aimable pour un sous. Le genre de petit nerveux qui s'excite pour un rien et qu'on a vite fait de remettre à sa place. Mais peu m'importe, je ne suis en rien coupable de ce qui peut l'accabler alors je me contente de regarder, sans rien dire en tirant sur ma clope, en la laissant se consumer entre mes lèvres à mesure que la fumée vient remplir mes poumons. Mon regard passe du nerveux à celle qui se fout de sa gueule bien gentiment. Et la voilà partie à énoncer une énigme. D'une facilité déconcertante. Mais ça ne m'intéresse vraiment pas. Ils ne m'intéressent pas, ces deux là et leur petite querelle d'enfants. Alors je me retourne, je les ignore complètement. Je n'ai même plus envie de les entendre. Je me contente de regarder par la fenêtre et d'encore me demander pourquoi il y a un après. De me dire que je préférerais qu'il n'y ai rien, que je puisse avoir le droit au repos éternel. Loin des chamailleries de deux enfants. Je termine ma cigarette et je la balance d'une pichenette avant de la regarder tomber. Je la regarde tomber et je me vois encore sombrer, je revois encore la surface s'éloigner de plus en plus. Je me rappelle le manque d'air, mon champ de vision qui rétrécit, ma vue qui s'obscurcit. Je finit par soupirer légèrement quand le mégot tape enfin la terre en contrebas. Tout ça n'a pris qu'une seconde, deux tout au plus. Et pourtant ça semblait interminable. Finalement je leur glisse un regard en coin sans pour autant daigner me retourner pour voir où ils en sont. En me demandant si le nerveux va réussir à récupérer son briquet sans pour autant y porter un grand intérêt pour autant. Je soupire à nouveau en me retournant complètement et en m'accoudant au rebord de la fenêtre pour les observer.
Ce forum est verrouillé, vous ne pouvez pas poster, ni répondre, ni éditer les sujets.  Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

Les liens externes sont activés pour les invités.
N'oubliez pas de remplir le captcha avant de partir pour que le message soit bien enregistré