Invité

#1 le 24.04.16 18:08

avatar
Invité


Fuite





Une fois de plus... J’ai étanché ma soif. Du sang au niveau des lèvres, l’oeil vide, je suis perché sur un toit, observant l’appartement dans lequel ma soeur se trouve. Elle est malade, mais ça, c’est comme ça, je n’y peut rien. Je me retiens une fois de plus d’aller la voir pour lui dire que je l’aime et je prends sur moi. Après un moment à rêvasser, la douleur dans ma poitrine ne s’estompe pas. J’ai mal aussi... J’aimerais tellement en parler, tellement pouvoir avoir quelqu’un à qui me confier, mais ce n’est pas le cas. Je n’ai pas de ça dans l’autre monde.

Rentrant comme d’habitude tardivement, je regarde les alentours et me demande quoi faire. Le temps passe tranquillement et immédiatement, je pense à cette fille qui embrume mon esprit. Pour une raison que j’ignore, je n’arrivais pas à me la retirer de la tête et je me demandais parfois pourquoi elle me faisait penser à ma soeurette. Secouant la tête, je crois d’ailleurs l’apercevoir et c’est là que j’agite doucement la main. Mais à ma grande surprise, elle semble disparaitre.

Intrigué au plus haut point, pour une raison que j’ignore, je me suis mis à aller dans sa direction. Où diable allait-elle ? Pourquoi la forêt hein ? Laissant mes pas me guider, ce n’est qu’au bout d’un long moment que j’eus l’impression de me perdre. Seul dans cette forêt, s’était chiant, sauf quand on fait une balade, mais ce n’est pas mon cas. Je cherche Meilin qui semblait... Me fuir ? Pourquoi ça hein ? Retirant cette possibilité idiote de la têter, je vins simplement à dire son nom.

“ Meilin ? Où es tu ? “


Cherchant encore et encore, je me perd de plus belle dans cette forêt, me demandant bien pourquoi je continuais inlassablement à chercher. Comme si je refusais de partir de là sans savoir le pourquoi du comment ? Troublé, voilà ce que j’étais, mais je m’en rendais pas totalement compte... Après une petite demi-heure de recherche, finalement, je m’arrêtais. Abandonner ? C’est pas mon genre, cependant, je n’arrivais à rien là. Taraudé entre abandon et continuer, finalement, je repris ma marche. Cherchant à travers les bois, je ne m’arrêterais pas tant que je ne l’aurais pas trouver.


Rien.
By (C) Bloody for Never-Utopia.
Invité

#2 le 30.04.16 14:12

avatar
Invité


J'avais pas grand chose à lui dire. Et surtout, je tentais de l'éviter. Je comprenais pas ce qui se passait avec ce gars. Je comprenais pas pourquoi il venait me voir. Je comprenais pas non plus pourquoi je le détestais pas. Enfin, si je lui en voulais toujours. Mais en même temps, il y avait autre chose. Et c'était beaucoup trop bizarre pour moi.

Alors, je faisais ce que je savais le mieux faire ; je le fuyais. Je voulais pas lui parler. J'voulais pas le voir. Je voulais juste retourner à ma mort si simple. Là tout devenait compliqué. Et flou. Ça me plaisait pas. Ça m'échappait totalement. C'était terrible.

Je l'avais vu. J'pensais qu'il ne me verrait. J'avais surtout espéré en fait. Mais non, il m'avait vu. Et maintenant il s'était mis en tête de venir me parler. Je voulais pas lui parler. J'avais pas parler. Ça aussi c'était trop bizarre pour moi. Alors j'avais pris la direction opposée ; la forêt. Et il persistait. Il me suivait. C'était horrible la façon dont les rôles s'étaient inversés.

Peut-être que si je ne répondais pas il se découragerait. Du coup, je me cachai derrière un arbre, attendant qu'il passe devant.
Invité

#3 le 11.05.16 14:27

avatar
Invité


Fuite





Je cherchais à comprendre, mais je n’y arrivais pas. J’avais besoin de réponses tout simplement. Pourquoi me fuyait-elle alors que la dernière fois c’est elle qui est venue à moi ? C’est à n’y rien comprendre, mais passons. Cherchant encore et encore, je vins m’approche de sa cachette sans le savoir. Ne la voyant pas à cause de l’obscurité, je vins à simplement regarder autour de nous avant de soupirer. Peut-être devrais-je abandonner ? Tout comme avec ma soeur, je devrais tourner le dos, mettre de côté ma douleur. Du moins, j’aurais du... Mais je n’y arrivais pas. Serrant les poings, je vins à frapper un arbre - qui n’était pas celui où se cachait la miss - avant de rester silencieux.

“ ... “


Seul, je ne me doutais pas qu’elle pouvait observer ma personne. La personne sûre qu’elle avait pu voir n’était plus et elle pouvait voir une personne qui a des doutes, se sent parfois faible, qui s’en veut. Je serrais les dents, me retenant de hurler, avant de revenir à moi et reprendre mes recherches en commençant par l’appeler.

“ Meilin, où es tu s’il te plait ? “


Ni une ni deux, je reprends la marche. Pressé mais pas trop en panique, ce n’est que par pur hasard que je vins passer à côté d’elle et quelques secondes après remarquer sa présence. Mes yeux cherchent les siens et si cette dernière avait l’idée de fuir, c’est naturellement que je posais ma main sur son épaule, tentant de la retenir.

“ Attends... “


Ma main n’était pas brutale, mais pas douce pour autant. Je ne voulais pas lui faire peur, mais simplement discuter... Mais je le voyais, quelque chose clochait avec elle. Pourquoi diable les choses ne sont pas simple entre nous ?

“ ... Qu’est-ce qui va pas Meilin ? On peut en discuter... ? “



Rien.
By (C) Bloody for Never-Utopia.
Invité

#4 le 09.07.16 22:42

avatar
Invité


Discuter était bien la dernière chose dont j'avais envie. C'était juste impossible. Ce hasard qui faisait que chaque fois, je tombais sur lui au pire moment. Et bien sûr, il était têtu. Beaucoup trop pour que ça soit supportable. Chaque fois c'était la même chose. Il ne voulait plus me lâcher jusqu'à ce qu'il soit content. Et c'était bien là ce qui m'énervait le plus. Parce qu'il avait le dessus. Personne n'avait le dessus sur moi. C'était simplement inconcevable. Je détestais cette sensation de faiblesse. Je comprenais pas ce qui se passait. C'était nouveau. Déjà, que quelqu'un cherche à me connaître c'était nouveau. Qu'on vienne me parler aussi. Qu'on persiste encore plus. Mais le pire, c'était que je n'avais pas fui lorsque j'aurais pu. Et je ne savais pas dans quoi j'avais mis les pattes, mais ça me semblait déjà assez compliqué. Et j'avais bien peur que l'explication ne me plaise pas.

« Discuter de quoi ? »

J'avais loupé l'occasion de partir très vite. Très loin. Je ne savais déjà pas moi-même ce qui n'allait pas. Alors, en discuter avec lui, qui m'était tout de même assez étranger finalement, ne me paraissait pas être la solution. Je voulais juste prendre mes jambes à mon cou. Je sentais arriver la situation détestable.