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    #1 le 08.04.16 16:45


    Feat. Gretel Krauss
    La faim. Elle tiraillait mon estomac de part et d'autres alors que je tentais vainement de luter contre mes pulsions animales. J'avais si faim, tellement faim que j'avais l'impression que mes entrailles étaient en train de se liquéfier. Allongée sur le lit de ma chambre, les yeux rivés sur le plafond, j'étais dans un état de faiblesse tel que j'ai pensé mourir sur place pour la seconde fois. Il y a quelques temps encore, j'aurais été chasser sans le moindre état d'âme, j'aurais traqué ma victime pendant des heures, pendant des jours et je l'aurais tuée avec une lenteur cruelle, un sourire sadique figé sur mes lèvres. Aujourd'hui, je tentais de lutter contre ce que j'étais réellement, tentant tant bien que mal de retenir le monstre qui était en moi, le monstre que j'étais devenue il y a maintenant des années de cela. Mes yeux se perdaient sur les murs asymétriques de ma chambre, ils étaient d'un rouge vif, aussi tranchant qu'une lame. Si j'avais pu me contenter du sang d'un animal, j'aurais très volontiers épargné des vies humaines, malheureusement cela m'était impossible. J'avais faim et j'allais devoir tuer une fois de plus, j'allais devoir priver un homme ou une femme de sa famille, lui enlever à jamais tout ce qu'il possédait de plus cher en ce monde. Je ne supportais plus d'être cette bête assoiffée de sang, cette voleuse de vie. Ma mort n'avait rien d'un salut, j'y avais fait les pires choses, des choses dont je ne me serais jamais cru capable.

    J'aurais pu rester là, allongée sur mon lit à attendre que la faim finisse par me réduire en poussière. Mais je ne saurais vous dire pourquoi je me suis convaincue de partir en quête de nourriture. Mes escapades dans le monde des vivants n'étaient qu'un clou de plus planté dans ma tombe. Celui-ci avait bien changé depuis toutes ces années, mais il n'avait de cesse de me rappeler les êtres que j'avais aimé, cette vie qui m'avait été enlevée. Plusieurs fois j'ai été tentée de revenir vagabonder dans le verger de mon père, sur les terres de mon enfance, mais finalement je n'en ai jamais eu le courage. Comme je n'ai jamais eu le courage de rechercher mes proches dans le monde des morts. Parfois il vaut mieux laisser le passé là où il est, je n'ai jamais tenté de les retrouver pour mieux me protéger. Si l'éternité me paraissait déjà être un fardeau, imaginer ma mère et mon père morts à mes côtés aurait été un supplice. Je ne pouvais en supporter d'avantages.

    J'ai longtemps hésité avant de choisir ma victime. Il y a quelques temps de cela, j'aurais aussi hésité mais pour une toute autre raison. Aujourd'hui je ne voulais pas tuer une âme innocente, je ne voulais pas priver une famille d'un être aimé, je ne voulais pas priver des enfants de leurs parents ou des parents de leurs enfants. Si autrefois je tuais hommes, femmes et enfants sans scrupules, cette époque était désormais révolue. Du moins, je me pensais capable de résister à la tentation. J'étais bien loin d'imaginer que le contrôle de soi-même était aussi compliqué. Les mauvaises habitudes ont la vie dure et bientôt je n'étais plus la même. C'est la faim qui me guida vers cette pauvre enfant, qui me fit bondir sur elle tel un animal sauvage et qui me força à planter mes crocs dans la chair tendre de son cou. Et alors que je m'abreuvais du sang de cette pauvre innocente, encore totalement à la merci du monstre que j'étais, des bribes de souvenir remontaient à moi telle une douloureuse piqure de rappel.

    /FLASHBACK/

    Le sang des plus jeunes humains est plus consistant, plus sucré et plus appétissant que celui des adultes. C'est ce qui me poussa à tuer ma première petite fille, j’étais totalement aveuglée par cette envie de puissance, par ce désire de goûter à ce liquide si pur qu'était son sang. J'étais incomprise par la plupart de mes confrères, nous n'avions pas la même façon de voir les choses. Alors qu'ils déploraient ma tendance à massacrer des enfants, moi j'y voyais là une bonne façon de devenir plus forte. En vérité, je ne voyais rien de plus que de la nourriture face à moi, ignorant avec cruauté les pleures et les jérémiades des innocents qui tombaient dans le piège. Cette fillette, ce jour-là, n'avait pas dérogé à la règle et ignorait totalement qu'elle tombait tout droit dans la gueule du loup. J'optais toujours pour le même mode opératoire, je me faisais passer pour une très gentille dame, je les amadouais à l'aide de sucreries et je les invitais à jouer dans ma demeure -un manoir abandonné qui me servait de salle d’exécution. Je parvenais aisément à mettre ces enfants en confiance à l'aide de sourires chaleureux et de belles promesses de cadeaux.

    -"Sais-tu pourquoi nous sommes ici, Roksana ?"

    Mes talons claquaient contre le parquet du salon alors que j'effleurais de mon ongle le cuir bordeaux du canapé. La fillette était confortablement installée sur celui-ci, la sucette que je lui avais offert à la main, elle paraissait heureuse. Je m'approchais d'elle, tel un prédateur et m'agenouillais face à elle pour me mettre à sa hauteur.

    -"Pour jouer à la poupée avec ma nouvelle copine !" Répondit innocemment la gamine.

    J'ai souris, amusée, je n'avais aucune compassion à son égare et aucun regret pour les actes que j'allais commettre. Je n'avais qu'une seule envie, irrépressible, de planter mes crocs dans sa chair et de goûter la saveur sucrée de son sang. Je lui attrapais le menton pour qu'elle me regarde dans les yeux, ceux-ci étaient certainement devenus rouge à cause de la faim car l'expression de la fillette changea aussitôt. Elle avait l'air terrifiée.

    -"Non ma puce, nous ne sommes pas là pour jouer à la poupée." Soufflais-je tendrement alors que je sentais mes crocs s'abaisser. "Nous sommes ici parce que tu vas avoir l'honneur de me rendre plus forte, toi et ton sang. Tu vas mourir Roksana."

    Ce jour-là, je l'avais tuée aussitôt. L'expression de terreur n'avait jamais quitté son visage, du moment où je la mordais au moment où j'aspirais son âme il était resté figé sur son visage. Et puis, lorsque les années ont commencées à peser sur ma conscience, je me suis inventé un tout autre petit jeu, faisant croire à mes victimes que j'allais les épargner, pour au final les tuer d'une mort lente et douloureuse. Plus les années passaient et plus je devenais un monstre dépourvu d'émotions.

    Roksana n'était que la première victime d'une longue et cruelle partie de chasse.

    /FLASHBACK/


    Honteuse de n'avoir pu me contrôler, j'errais sans but dans les rues du monde des morts. Une fois de plus, je n'avais su maîtriser ce monstre avide de sang qui sommeillait en moi. J'avais tué un innocent, un enfant qui avait ressentit la peur et la solitude pendant que je dévorais le peu de vie qu'il avait encore en lui. J'avais besoin de me changer les idées, mais je ne saurais vous expliquer pourquoi je me suis mise à rôder dans l'usine désaffectée. Le besoin de solitude, sans doute.

    Et puis, c'est là que je l'ai aperçue. Elle paraissait aussi seule que moi et son visage ne m'était pas étranger. Je me mis à l'observer dans l'ombre, cette fille, cette vampire à qui j'avais déjà eu à faire alors que je cherchais de quoi me remplir l'estomac. Non, n'allez pas croire que je suis responsable de sa mort, pour une fois ce n'était pas moi la coupable. En vérité, nous nous étions brièvement rencontrées parce que nous traquions la même proie. Mon jugement était déjà tout fait sur cette gamine, bien que je ne la connaissais pas. Ce n'était qu'une petite pimbêche qui pensait qu'elle pourrait me voler ma nourriture.

    Allez savoir pourquoi je me suis approchée d'elle, pourquoi je suis arrivée dans son dos pour voir ce qu'elle faisait avec son calepin et ses crayons. J'ai souvent eu des rapports conflictuels avec les autres femmes, mais allez savoir pourquoi ce jour-là je me suis intéressée à ce qu'elle était en train de faire. Doucement, je me suis penchée vers elle, j'ai approché mes lèvres de son oreille et j'ai soufflé.

    -"C'est qu'elle a du talent la p'tite suceuse de sang."

    Je l'ai contournée, tel un prédateur, pour me mettre face à elle. Au premier abord elle paraissait être un animal effarouché, je ne sais pourquoi l'idée que je puisse l'intimider me plaisait. Je me suis assise à ses côtés et me suis penchée pour regarder ses dessins.

    -"Je peux voir ? Ou bien c'est classé secret défense ?"

    Le même sourire amusé qui ne me quittait désormais plus vint étirer mes lèvres. J'avais envie de la connaître, cette petite pimbêche, je ne saurais vous dire pourquoi j'étais intéressée par elle à ce moment-là.



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    #2 le 10.04.16 20:21
    Let me be your muse.
    ♥ Sheik ♥
    Gretel jette son crayon par terre d'un soupir exaspéré. Impossible de se concentrer dans cet appartement avec ce garçon qui ne fait que chanter. Elle trouve sa voix insupportable, rien que pour sa façon de chanter elle n'a pas envie de l'approcher et de découvrir qui il est. C'est avec énervement qu'elle prend son sac et y enfourne son matériel de dessin dedans avec quelques gelées. Pas moyen d'être tranquille dans son appartement, c'est dingue. Il faut vraiment qu'elle s'achète son propre appartement pour avoir la paix une bonne fois pour toute.

    Elle voulait juste dessiner un peu avant de partir dans le monde des vivants pour se nourrir. En ce moment la faim se veut pressante et douloureuse, c'est la première fois qu'elle se manifeste ainsi. D'habitude elle ne ressent presque rien. En même temps ça doit être par rapport au fait qu'elle se nourrissait régulièrement pour oublier le fait qu'elle était morte. L'idée que malgré son suicide, Gretel pouvait toujours exister d'une manière ou d'une autre la torturait inconsciemment. Alors pour compenser elle buvait beaucoup. Mais elle choisissait avec soin ses victimes. Elle ne voulait pas reproduire son sort sur quelqu'un d'autre. Elle ne cherchait pas à sympathiser avec ses victimes. Elle prenait en général des hommes bien alcoolisés qui pensaient pouvoir tirer leur coup avec Gretel.

    Ahem.

    Quelqu'un bouscule Gretel qui est à deux doigts de perdre son équilibre mais l'inconnu l'aide à ne pas tomber. Gênée par ce contact, elle replace juste la bandoulière de son sac avant de continuer son chemin. On l'entend pester son impolitesse mais elle n'y prête pas d'attention. Elle est plus occupée à se demander où elle est. Elle n'a pas fait attention à où elle allait et se retrouve à présent dans des rues qu'elle ne connaissait pas.

    Elle soupire à nouveau. Elle regarde autour d'elle avec nervosité. A gauche ? Elle peut voir le quartier Kabukichô. Ce n'est pas là qu'elle trouvera sa paix pour dessiner. A droite ? Le Raimbow Bridge se dresse comme un roi avec ses couleurs brillants de mille feux. Ce n'est pas non plus là que la tranquillité régnera pour la Vampire.
    Mais avant de voir le pont arc-en-ciel, on peut voir non loin un bâtiment qui semble être abandonné. Elle sourit discrètement et se presse d'y aller.

    C'est une usine vieille comme le monde et Gretel se sent heureuse de la découvrir car : le silence est roi.
    Elle explore légèrement, avant de grimper dans un coin où il y a une bonne vue sur l'usine. Elle s'assoit par terre, sort son calepin et remarque que sous l'effet de la colère elle n'avait pas prit sa trousse de crayon mais juste celui qu'elle utilisait avant de partir. Ce n'est pas bien grave mais elle est déçue, les couleurs usées par la temps de ce bâtiment sont si riches à travailler. Ce n'est pas grave, elle reviendra. Elle a enfin trouver le lieu parfait pour dessiner.

    Les traits fusent, elle ne réfléchit plus, elle laisse sa mine parler à sa place. Ses yeux se promènent sur la feuille. Elle déshabille l'usine du regard pour la rhabiller sur sa feuille. Elle ne réalise même plus que le temps passe et que la nuit tombe sur la ville. Et elle est tellement prise dans son dessin, qu'elle n'entend pas quelqu'un se rapprocher d'elle et venir lui murmurer quelque chose à l'oreille qui arrache un sursaut de frayeur à Gretel.
    Elle sert son calepin contre son torse en fronçant les sourcils quand l'inconnue vient se placer devant elle. C'est une belle femme qu'elle a déjà rencontré. C'est une vampire qui voulait son repas. Gretel avait fini par lui laisser par fatigue mais surtout par peur. Elle n'avait pas confiance dans les vampires. Elle a trop peur qu'ils soient tous comme celui qui l'a transformé qu'elle préfère s'en tenir à l'écart.
    Mais elle, elle était si belle, si douce à regarder que Gretel en rougit pour détourner les yeux.

    « Merci mais non tu ne peux pas voir. »


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