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    Je préférerais qu'il n'y ai rien. [Feat.Ophélie.]

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    Rex A. Volk
    Invité
    #1 le 24.08.14 19:11
    Citer le message

    I'm dead.


    Alors voilà où j'en suis. Je suis mort. Mais peu m'importe, ça devait se passer comme ça et c'est tout. Je me trouve en haut du Rainbow bridge. Si je savais qu'un jour je le verrais vraiment... J'aurais sûrement préféré que ce soit de mon vivant. Ou peut-être pas. Je n'en sais rien. Je m'en fiche à vrai dire maintenant. Puisque je suis un spectre. D'ailleurs je regarde mes mains, le regard un peu vague, elle sont d'une pâleur fantômatique. Déjà que j'était pâle de mon vivant, me voici fantômatique. Je relève la tête. J'était en train de me regarder alors que face à moi j'ai une vue magnifique. Toute la baie de Tokyo éclairée de mille feux et simplement hypnotisante à regarder. Et les lumières du pont qui projettent sur moi leur halo brillant. Tout ça est magnifique. Pourtant je reste là debout, sans aucune expression d'emerveillement lisible sur mon visage fermé, rien, pas même dans le regard. Parce que j'ai jamais su comment m'emerveiller peut-être. Ou encore parce que j'ai eu une vie courte et merdique du début à la fin. Je ne sais pas, je ne sais vraiment. Peut-être que ça aurait été mieux, si il n'y avait rien après la mort. Tout ce serait arrêté et je n'aurais plus eu à penser ou à réfléchir, à me poser des questions. Comment j'en suis arrivé à venir ici au fait ? Je ne sais même plus tant la motivation me fait défaut. Mais c'est pareil. Est-ce que j'ai déjà été réellement motivé pour faire quelque chose ? Je ne crois pas. Même au fond du gouffre j'ai jamais cherché à m'en sortir parce que je savais que c'était joué d'avance et que quoi que je fasse, je ne m'en sortirais jamais. C'était écrit. Alors je reste là à contempler des lumières qui devraient m'émerveiller. Mais non. Alors je m'en vais marcher un peu le long du pont pour avoir un nouvel angle de vue et me perdre encore dans la contemplation de ce spectacle comme je me perd dans mes pensées. Comme je me suis perdu dans la vie, sans avoir grand monde pour me regretter. Peut-être personne. Mais tout ça ce n'est plus important non plus. Plus rien n'a d'importance. Je suis mort et je me retrouve parqué avec des gens que je ne connais même pas. Je ne veux pas y aller. Je préférerais qu'il n' y ai rien.



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    Ophélie R. Parker
    Invité
    #2 le 25.08.14 0:16
    ∆ I was enchanted.


    C’est comme une gifle. Brutale. Un peu, pas assez. Comme un rappel que tu n’es pas éternelle, que tout finira toujours par t’échapper. Ca fait mal, pas vrai ? Un peu, pas assez. Pas assez pour que tu continues à pleurer, pas assez pour que tu déprimes, pas assez pour que tu te résignes. C’est frustrant, désolant, mais autant considérer cela comme une deuxième vie. Tu te reconstruiras. Seule, mais tu y arriveras. Tu ne veux plus pleurer. Tu y as passé les trois derniers jours, enfermée, sans un mot à qui que ce soit, pas même à ton camarade de chambre. Tu ne sais même pas qui il est. Et tu t’en sens désolée. Un peu, pas assez. Alors tu n’en iras pas t’excuser.

    « Oh… Le pont des Licornes. » Le Rainbow Bridge, plus précisément. Mais l’appellation que tu lui donnes t’arrache un sourire, malgré toi. C’est stupide, mais ça va de soi que c’est uniquement parce que ça vient de toi. On dirait qu’une licorne a vomi dessus. Ou que Bob Marley l’a colorié, au choix, bien qu’il manque le jaune. Mais il est beau, pas vrai ? Auquel cas, tu ne marcherais pas le nez levé, l’air totalement émerveillé devant ces couleurs dues au seul condensé des rayons solaires, la journée. C’est magnifique, pas vrai ? Merveilleux. Un peu, juste assez. Juste assez pour ne pas te faire regretter ta réalité. Assez pour que tu oublies un moment la solitude à laquelle tu es désormais confrontée. Assez pour que tu oublies également que la mort a épargné tes os trop fragiles. Ces mêmes os qui, alors que tu te prends les pattes sur un vulgaire caillou, se retrouvent à craquer sinistrement et à laisser fuir un léger gémissement d’entre tes dents serrés par la douleur. Ca fait mal. Un peu, beaucoup trop. Tes genoux n’avaient jamais été en très bonne santé. L’un malformé, l’autre sujet à un problème qui tu n’avais cherché à atténuer. Mais voilà que c’était celui aux os qui partent en bordel, qui te lâchait. Tu te sens conne. Un peu trop. Beaucoup trop. Alors tu te relèves, maladroitement, en t’appuyant sur la barrière à côté et en grimaçant, lâchant un lamentable : « …Oula, j’ai tombé. ». Tu en as presque envie de pleurer. Mais tu te retiens, par dignité.

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    Rex A. Volk
    Invité
    #3 le 25.08.14 1:17
    Citer le message

    I'm dead.


    Alors que je suis là, à marcher le long du pont. J'aperçois quelqu'un d'autre. Une jeune femme rousse aux longs cheveux. Je la vois se ramasser ouais. Je suis même assez près d'elle pour entendre les os craquer, me ramenant d'horribles souvenirs en tête. Parce que des os qui craquent, j'en ai entendu. J'ai participé à des séances de tortures. Tant en spectateur qu'en tant que tortionnaire. Mais toujours rien, pas même une grimace ni une quelconque trace de sentiment ne viennent déformer mon visage alors que je la regarde. J'aurais pu me précipiter, essayer de la rattraper. Mais à quoi bon. Si elle est tombé c'est que ça devait se passer comme ça et c'est tout. J'aurais pu l'ignorer aussi. Pourtant je me dirige vers elle en cet instant, je la regarde, je l'entend dire qu'elle est tombé oui. Je m'arrête et je la regarde. Son genou est bien amoché, c'est pas la peine que je lui demande si ça va. C'est comme demander à un parlysé de se lever, ça ne fait aucun sens. Elle ne pourra pas marcher non plus, rien qu'au bruit j'ai pu le deviner. "Besoin d'aide ?" Je n'en dirais pas plus, je ne lui demanderais rien d'autre. Parce qu'il n'y a rien d'autre à dire. Je n'ai pas envie d'échanger des banalités, vraiment pas. Et je n'ai même pas de raison pour ne pas en avoir envie. Parce qu'à l'heure actuelle, je n'ai que ça à faire. Marcher ou discuter avec elle. Pourquoi je lui propose mon aide ? C'est sans doute pour la même raison. Sans doute mon esprit qui cherche à fuir tout mes souvenirs misérables qui me réppellerons sans cesse que j'ai vécu sans rien et que je suis mort seul, comme le déchet que j'étais. Que je suis sans doute toujours. Et c'est en la regardant, là par terre que je me répète encore une fois : J'aurais préféré qu'il n'y ai rien. Ou n'avoir jamais vécu.



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    Ophélie R. Parker
    Invité
    #4 le 25.08.14 2:08
    ∆ I was enchanted.
    Tu soupires, inspires, expires. Ca fait mal. Mais tu ne veux pas pleurer. Tu ne dois pas pleurer. Par fierté, par dignité. Parce que tu l’as trop fait durant trois jours, tétanisée, effrayée, perdue et déconnectée. Tes yeux rougis par les larmes t’avaient trop fait mal, tes joues ravagées par tes pleurs t’avaient dégoûtée. Tu ne veux plus y penser, tu ne veux plus le vivre, tu ne veux pas t’en rappeler. Tu es morte, mais tu aimes mieux l’oublier. Je ne peux pas. Non, tu ne peux pas. Parce que cette douleur te rappelle avec cruauté que la mort a oublié d’emmener avec elle des problèmes de santé dont tu te serais volontiers débarrassée. Un spectre. Comment un spectre peut-il décemment se disloquer les os de cette façon ? A croire que le destin prend un malin plaisir à s’acharner sur toi. A commencer par cette vie de famille mal menée que tu aurais également aimé oublier. Et ta mère, tu y as pensé ? Je suis désolée. Tu ne l’as jamais assez dit, tu ne t’es jamais réellement excusée de l’avoir délaissée, de l’avoir mise de côté lorsqu’elle te nécessitait. Lorsqu’elle avait besoin d’un soutien que tu refusais de lui donner. Aujourd’hui tu es celle qui est à terre, et tu n’as personne pour te relever. « Besoin d’aide ? »

    Tu relèves la tête, surprise, les yeux écarquillés, larmoyants des larmes de douleur physique comme morale que tu te retiens de laisser couler. Et tu souris. Nerveusement. Difficilement. Faussement. Mais tu le fais. J’en ai besoin, oui. J’ai besoin de me relever. De ce sol dont tu as vainement tenté de te soulever. Car oui, tu as essayé. Evidemment. Mais la barrière ne t’a pas supportée. Ou alors sont-ce tout simplement tes bras trop faibles qui ne l’ont pas assumé. Tu as mal, c’est tout ce que tu sais. Tu as besoin d'aide, c'est tout ce que tu ressens. Mais pas uniquement pour tenir sur tes deux jambes. Sauf que tu ne le diras pas, tu ne le diras jamais. « Oui, désolée. »
    avatar
    Rex A. Volk
    Invité
    #5 le 26.08.14 13:20
    Citer le message

    I'm dead.


    Il y a encore quelques jours, j'aurais vu quelqu'un comme ça, je lui aurait à peine adressé un regard et je me serais tiré. Pas parce que je n'y voyais aucun intérêt pour moi. Mais parce qu'au final j'avais finit par me dire qu'en ayant une vie pleine de merdes, j'avais pas à m'occuper de celle des autres. Mais maintenant je suis mort, alors est-ce que ça compte encore d'avoir eu une vie horrible ? Je n'en sais rien. Toujours est-il qu'elle ne peut même pas se relever, elle à les larmes aux bord des yeux, elle se retient. C'est complètement flagrant et inutile. Quand on se retient, tout ne fait que s’emmagasiner pour finalement ressortir un beau jour. Mais ce ne sont pas mes affaires, je n'ai rien à dire. Je me contente de m'accroupir près d'elle, j'avais bien vu, elle ne pourra sûrement pas marcher. Puis voilà qu'elle s'excuse. Oui elle peut s'excuser même si c'est inutile, puisque le temps que je vais perdre à l'aider, je vais le perdre sur une éternité. Je ne dirais donc rien, puisqu'il n'y a rien à répondre. Je me contente de passer mes bras sous elle en prenant garde à ne pas heurter son genou plus qu'il ne l'est déjà, puis je me relève en la tenant dans mes bras. Y'a qu'un hôpital dans ce foutu Tokyo des morts et il est à la résidence. "Ça va prendre un peu de temps." Oui, le Rainbow Bridge, n'est pas juste à côté de la résidence. Il va donc falloir que je trotte un petit bout de chemin avec cette jeune femme dans les bras. Peut-être qu'elle va vouloir bavarder un peu, mais je m'en fous. Peut-être que j'aurais pas envie de répondre. Enfin on verra bien.



    avatar
    Ophélie R. Parker
    Invité
    #6 le 07.10.14 23:13

    “ I WAS ENCHANTED
    with Rex A. Volk
    J’avais espéré que morte, rien ne m’atteindrait. Tout changerait. J’avais cru qu’en plus de ma légère perte de couleur, les problèmes liés à mon corps s’en iraient. Je sais bien que je ne peux plus mourir par la faute de ce cœur qui ne bat plus. Ni même du fait de ces poumons maltraités. J’avais espéré. Mais même de l’autre côté, mes os n’ont de cesse de me maltraiter. Logique en soi. Mon corps est mort, mais ma condition physique n’a pas changé. C’est accablant, agaçant, mais ce n’était pas comme si j’y pouvais réellement quelque chose. Alors je ne peux que m’accrocher à lui au mieux lorsqu’il me soulève de terre, pas gênée pour un sou mais coupable tout de même. Je ne me plaindrais pas, je n’ai pas à le faire. Se faire ramasser dans la rue par un beau garçon est certainement la première chose agréable qui me soit arrivée depuis que je suis décédée. Même si pour l’heure je n’en ai cure. Même si pour l’instant, tout ce qui m’importe c’est le fait que je n’aie pas mal, mais que c’est la honte qui me ronge. C’est mon orgueil qui souffre, et pas mon corps. Parce que j’ai préféré l’oublier. « Vous n’y êtes pas obligé. » Et pourtant, mine de rien, je regrette un peu cet accès de tentative de rejet de culpabilité. Parce qu’il serait totalement en droit de me laisser sur le bas-côté. De continuer à tracer sa route, de s’en aller. « Enfin… Ca m’arrangerait, mais je ne veux pas vous gêner. » Et une fois de plus, je me sens désolée, parce que je ne sais pas ce que je veux. Parce qu’au final, cette mort m’a affectée plus que je n’aurais pu l’imaginer. C’est comme si je faisais un pas en arrière. Comme si je retournais à cette pauvre petite période de mon existence où je ne pensais qu’à me faire oublier, à disparaître, à ce qu’on efface même l’idée que j’aie un jour pu exister. Ca a fini par arriver. Et maintenant que c’est fait, je me rends compte que je ne l’ai jamais réellement désiré.

    © Pas tuuuuche D:.

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