Invité

#1 le 25.02.16 0:13

avatar
Invité
La nuit était tombé à Tokyo et la ville resplendissait de lumières colorées. Le moment idéal pour sortir le soir, faire un petit tour. Passer par l'allée de cerisiers, observer pendant des heures les sakura, errer sans réels buts, sans penser. Alice était de ce type de personne depuis de nombreuses années pour ne pas dire plus d'un siècle. Elle ne sortait que très rarement la journée de peur de tomber sur son agresseur de toujours. Carroll. Cette vieille femme, jeune en apparence, n'avait cessé que de vivre dans la peur. Elle se cachait constamment pour avoir la paix. Paix qu'elle n'avait pas totalement car elle vivait régulièrement sur le qui-vive, celui de se retrouver nez-à-nez avec son violeur.

Alice aimait beaucoup errer, regarder le monde qui l'entourait dans sa bulle. En apparence, elle donnait l'impression d'être complètement folle, infantile... Folle était plutôt sa réputation dans la ville de Tokyo même lorsqu'elle était vivante elle gardait cette réputation parmi les vivant.

A force de marcher, elle regardait autour d'elle et s'aperçu qu'elle se trouvait en face d'un manège. Plutôt vieillot au niveau de certaines pièces. Elle restait là, statufiée, très curieuse, à observer tout en marmonnant quelques mots inaudibles comme à son habitude.

- Mm... Manège. C'est un petit manège. Un beau petit manège. Il y a un joli cheval blanc. Ah... blanc... Comme mes cheveux... Mmm... Blanc... Comme mes cheveux... Blanc... Mais... Mais... je veux monter... monter sur le joli cheval blanc... Comment faire... Personne... Mm... Joli cheval blanc... Blanc... Comme mes cheveux... Mmm...

De loin, on aurait cru entendre des incantations. C'est ce que les gens croyaient en général. Une sorcière. Dans le monde des morts. Cela était impossible. C'était des contes pour les enfants, pour les effrayer. Alice restait figée à regarder le manège, continuait à répéter en boucle ce qu'elle disait au départ. Elle était intriguée par ce cheval blanc. Synonyme de pureté, puissance. On pouvait parfois le raccorder à l'homme voire au phallus symbolique selon Freud. Obnubilée comme les enfants, scotchée, comme si elle était hors du temps. Sans doute était-ce pour cela qu'elle faisait peur aux autres, qu'elle n'avait pas d'amis. A vrai dire, elle n'y pensait pas. Etant vivante, elle était toujours seule.
 
Invité

#2 le 17.04.16 15:36

avatar
Invité

“petite promenade au clair de lune”

Alice & Adrien

like in a video game
C'était une nuit. C'était les ténèbres, ceux dont j'avais si peur, qui régnaient en ce moment, malgré les faibles lumières qui riaient sur les réverbères, néons et autres endroits encore. Les gens restaient dans la villes, dans la lumière, à rire, chanter, parler. Et puis, il y avait moi, là-bas, dans un coin presque oublié, presque pas éclairé. Je m'étais abandonné à moi-même, je dansais, je flirtais avec la peur, l'obscurité, le danger. J'étais marié à la terreur et à l'horreur et en amour avec la folie et la stupidité. Depuis longtemps. Depuis toujours.
Mais tant pis.
J'allais ci et là, dans mes rêves, à me perdre. Je m'inquiéterais de comment rentrer plus tard. C'était comme ça que je fonctionnais. Toujours de cette façon. Ca avait déjà rendu mes parents fous de devoir venir me chercher à un sacré lieu, loin de chez moi. Ah, c'était le bon temps.
Mais c'en était fini.
Alors, c'était pourquoi j'étais ici, dans le monde des morts, à me balader n'importe où dans Tokyo, jusqu'à trouver un manège perdu dans les lumières et l'obscurité.
C'était un endroit étrange où pouvait se méler fantasme, imaginaire, bizarrerie et monstruosité. Un endroit idéal pour un vampire tel que moi.
Mais je n'étais pas seul. J'avais été devancé par une de mes colocataires, qui se tenait devant le manège, immobile, à parler à elle-même, comme enfermée dans son monde. Pouvait-on lui en vouloir ? Non. Après tout, même moi, je passais plus de temps à dialoguer avec moi-même qu'avec les autres. (Ce verbale verbage virulent de verbes et d'une véritable vanité en était la vraie preuve véhémente de la vile vérité. Pour être honnête, j'avais juste envie de parler en v, mais cet texte en est une belle preuve quand même.)
Je m'approchais doucement, j'essayais de parler ; oui, mais pour dire quoi ? Je n'avais rien à dire. Alors, je suis juste passé vers le petit bureau, où l'on pouvait acheter des tickets, une sorte de vieux comptoir qui semblait abandonné et je pris mon dû tandis que le vendeur pris le sien.
Mes gains en mains, je m'approchais de ma collègue, Alice, il me semblait. Mais ça aurait pu être n'importe quoi. Autant éviter de l'appeler par son nom.
Alors, je me suis rapproché et j'ai délicatement tiré sur sa manche, comme un enfant qui tente d'attirer l'attention. Je lui tendais un ticket. J'en avais deux. Bien sûr, je parlais anglais. Je ne parlais qu'anglais, au Japon.
ADRIEN :
Tiens. C'est pour toi.



Hors RP:
JE SUIS TERRIBLEMENT DESOLE D'AVOIR MIS AUSSI LONGTEMPS A REPONDRE ! EN PLUS, C'EST TERRIBLEMENT PETIT ET MAL ECRIT ;A; JE SUIS DESOLE.