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#1 le 18.02.16 18:24

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Je me réveille avec une migraine énorme et pose ma main sur mon front laissant échapper un léger râle. Où suis-je ? Je ne me souviens de rien. Je sais seulement que je m'appelle Sayuri Mayuzawa et encore, l'hésitation est présente. Je sens une main froide m'agripper le bras fermement et dans un cri d'effrois celui-ci m'attire vers un nouvel endroit. Quand je tente de me retourner pour voir qui m'a touchée personne n'y est, il fait seulement noir. Je me retourne une nouvelle fois, mais la porte a disparu, je me retrouve dans le noir sans aucune issue de secours. Je plisse les yeux et tente de m’accommoder à l'obscurité et une fois fait je me sens voler. J'ai l'impression que quelqu'un me prend par la collerette, je pose mes mains sur le haut qui m'étouffe et essaie de me délivrer. Je n'arrête pas de crier, j'ai peur, je panique et personne n'est là pour m'aider. Quand enfin je me délivre d'une nouvelle emprise, je reprends mon souffle comme si je revenais à la vie et la lumière revient. Une fine voix se fait entendre et une chanson assez connu rebondit sur les murs de la pièce produisant des échos et résonnant dans ma tête.

« C'est quoi cette blague ?! »



Un homme sort de nul part et s'approche très près de moi, beaucoup trop près ! Son sourire me glace le sang et je recule avant de m'emmêler les pieds et de tomber sur les fesses. Un écran apparaît, mais merde d'où ils sortent tous ?! Ça doit être une caméra caché, obligé ! Bon je joue le jeu. Je regarde la vidéo et je me vois moi. Tout me revient et je me rappelle de mes agresseurs. Je fronce les sourcils alors que l'homme me parle :
-« Vieux, t’aurais pas un peu oublié de t’amuser pendant que t’étais en vie ? »
Oh que si, j'ai oublié ! Mais avant tout je dois m'occuper de mes agresseurs, je ne peux être en paix tant qu'ils ne serons pas au trou et je me débrouillerai coute que coute pour les mettre moi même, même si ça doit me prendre toute ma vie... Ma mort.
Il faut maintenant que je me rende à l'évidence, je suis morte. Étrangement je n'ai pas envie de pleurer, je n'éprouve que de la haine et de la colère. Papa, maman, attendez-moi je vous aiderais à résoudre cette enquête, ensuite vous pourrez les juger en conséquence ! Je me relève et ferme les yeux une seconde, quand je les ouvre je suis dans un nouvel environnement.

C'est une foret assez flippante, quand je lève les yeux et je ne peux voir ni le ciel ni le haut des arbres. C'est juste immense et ça fait flipper. À plusieurs reprises j'entends d'étranges rires assez glauque, rapidement je me mets à courir à la blanche-neige dans toute la foret, mais pas moyen de trouver la sortie. À bout de souffle je m'arrête et m'appuie contre un arbre. Un son me fait sursauter, je sors un petit couteau de poche que j'avais...Dans ma poche et me retourne aussi rapidement qu'une tornade. Une fois le couteau planté dans la chair je lève la tête pour y voir un homme.

« Vous êtes qui bordel et pourquoi vous me suivez ?! »



Je regarde de plus près l'homme. Pour une fois, je tombe quelqu'un qui n'a pas l'air étrange,  après tout celui qui me suivait était surement un animal de la foret. J'avale ma salive et retire rapidement celui-ci de sa main. Je recule de quelque pas et m'incline multiple fois.

« Je suis désolée, j'ai crû que vous étiez un animal, pardon, pardon ,pardon, pardon ! »



Mourir ne me met pas la pression, je pense que c'est plutôt l'atmosphère ou même les gens. C'est flippant !
« Laissez-moi vous aidez, peut-être faudrait-il aller à l’hôpital ?! »


Est-ce qu'il y a un hôpital dans l’au-delà ?