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#11 le 28.03.16 22:44

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Hush boy, hush
« WELCOME IN HELL »
heureusement qu'on a inventé la machine à laver
Le plus terrible dans mon histoire, ça devait être les hallucinations. Non pas qu'elles aient été dangereuses ou même abondantes, mais elles ont été présente. Et parfois persistantes. Parfois, c'était un monstre, une silhouette. Parfois, c'était une personne, qui finissait pas disparaître. C'était perturbant, parfois dérangeant. Et puis, y a ces choses qu'on fait plus, parce qu'on se dit que « ce sont mes hallucinations, encore. N'y prête pas attention », avant de se rendre compte que c'est vrai et qu'on est passé à côté de quelque chose, parfois d'important. C'est comme ça qu'on finit par ne plus faire attention aux gens. Ça et d'autres choses. Mais en aucun cas, ça ne m'avait vraiment mis en danger. Tout du moins, pas dans ce but.
Ceci étant dit, j'en reviens là où j'en étais : assis sur le carrelage d'une laverie automatique, saignant depuis l'arrière de mon crâne.
Et puis, il y a eu ce type. Non pas qu'il soit resté longtemps, mais son visage avait quelque chose de familier. Peut-être son air con ? Je sais pas. Mais plus mémorable encore, c'était son costume scintillant. Un costume laid qui donnait envie de mettre le feu à la personne qui le portait. Malheureusement, il était déjà mort. Il était passé, sans rien voir.
J'avais l'habitude, peu importe le monde. Après tout, qui se soucierait de moi ? Personne. Pas même ma famille, je l'avais bien compris. Ça ne servait à rien de s'énerver pour ça. C'était normal. Mais, naturellement, dans mon esprit, cet homme tout droit sorti n'était qu'une vision, qui ne demeurait pas : je ne l'avais vu que du coin de l’œil. Personne ne pouvait avoir l'air aussi ridicule, de toute façon, n'est-ce pas ? N'est-ce pas ?
Je n'aurais peut-être pas dû bouger, mais je ne risquais pas grand chose, de toute façon : j'étais mort. Donc, je me retournais. Et mes soupçons furent volatiliser.
Cet imbécile. Je le reconnaissais.
C'était l'autre, là, avec ses chansons chiantes. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Claude Françoise, son nom ? Je sais plus. Néanmoins, il m'avait toujours cassé les pieds. J'ai jamais compris qu'on aime sa musique. Mais le jugement de goût n'était pas de mon ressort. Je préférais ne pas faire attention à un imbécile comme lui.
Mais la jeune fille. Elle, elle n'allait pas bien. Elle tremblait, elle suffoquait ? Je pris sa main.
“Calme-toi. Il n'en vaut pas la peine.” lui dis-je tout bas. J'espérais tout du moins que c'était ça, qu'elle était énervée avec lui. Parce que sinon, je n'en avais pas la moindre idée.
Mais je ne savais pas qui était ma « sauveuse ». Et puis, la moindre des choses, étaient de se présenter, après tout, non ?
C'était une drôle de rencontre, dans le fond. Ça sentait la fleur partout dans la pièce.
Je m'appelle Adrien.”.

#12 le 02.04.16 20:13

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冷たいお手手


Heureusement qu'on a inventé la machine à laver.



En colère ? Je ne crois pas, j'étais plutôt furieuse. Je pouvais presque sentir mon sang circuler par à-coups dans mes veines. Seulement, il ne transportait quasiment pas d'oxygène. Est-ce que mes poumons devaient toujours transmettre de l'oxygène ici ? Pendant soixante ans, j'avais supposé que non.

J'étais furieuse contre cet ahuri, mais je l'étais aussi contre moi. Comment avais-je pu penser que ces crises disparaitraient du jour au lendemain simplement parce que j'étais passée dans l’Au-delà ? Avec le temps, j'avais cessé de faire attention. Je me souvenais des premières années, celles où j'agissais encore prudemment. J'évitais les efforts. Je fuyais les rapports humains. Toute cette prudence, envolée.

Alors que je perdais lentement pied, mon courroux se transformait en panique. Pourquoi maintenant ? Est-ce que mes crises allaient revenir, aussi nombreuses qu'auparavant ? Tant de questions auxquelles je n'avais pas de réponses et qui m'angoissaient terriblement. J'étais déjà morte, mais ne plus être capable de respirer était atroce.

Soudain, je sentis une main dans la mienne. Elle n'était ni chaude ni froide, juste à la même température que mes doigts. La première chose qui me vint à l'esprit fut qu'il devait être gelé. Peu de personnes avaient une température corporelle inférieure à la mienne, même de mon vivant.

"Calme-toi. Il n'en vaut pas la peine." murmura-t-il en anglais.

J'essayai d'inspirer profondément. Cela ne changea rien au niveau de ma respiration saccadée, toutefois je réussis à me calmer. Tu ne peux pas mourir. Ce n'est qu'un mauvais moment à passer. Des mauvais moments comme celui-ci, j'en avais vécu des centaines.

"Je m'appelle Adrien." poursuivit-il. Comme si de rien n'était. Comme si quelques secondes auparavant il n'était pas absent et assis par terre, incapable de se lever.

Reprenant mes esprits, mon premier réflexe fut de vérifier si du sang s'écoulait toujours de sa plaie. Apparemment il n'y avait plus rien. Du moins ça n'avait pas empiré. J'étais soulagée ; de plus, il me répondait enfin.

"Moi c'est Miu. Tu crois que tu peux te lever cette fois ?" demandai-je une nouvelle fois en lui souriant.

Le parfum des fleurs de l'autre continuait à se répandre dans la pièce, capiteux. C'était assez dérangeant. J'aurais bien aimé sortir. Partir très loin.


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#13 le 10.04.16 17:57

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“Heureusement qu'on a inventé la machine à laver”

Miu & Adrien

la vie, c'est comme une patinoire
MIU :
Moi c'est Miu. Tu crois que tu peux te lever cette fois ?

Elle sourit. C'était chaleureux, amical. C'était agréable. Tout comme cette odeur entêtante. Cette odeur de fleur me ramenait dans le passé, à cette époque où j'étais vivant. Des... magnolias ? Comme les arbres qui fleurissaient, dans le jardin de ses grands-parents, dès que le printemps arrivait. Mais moi, je ne les voyais pas fleurir ; je n'y allais que les jours d'été, près de cette mer que je n'ai plus vue depuis si longtemps. Il faudrait que je pense à y retourner, un jour. Oui, un jour...
Les vertiges étaient enfin partis. Ça faisait du bien de ne plus avoir le monde qui tournait tout autours de moi, ni même devant moi. On ne pouvait qu'une chose : ça aidait beaucoup à rester debout quand on avait pas envie de vomir parce que tout bouge. Au moins, même si je savais que l'on pouvait pas remourir, ça n'empêchait pas de faire très mal. Donc, pour le futur moi : t'es gentil, mais t'évites de te casser encore une fois la gueule, parce que passer dix à vingt minutes comme ça, non merci.
Bien, maintenant que ça, c'était dit.
J'essayais, alors de me relever, les jambes quoique encore un peu flageolante, je finis par tenir debout. Une autre bonne nouvelle. Je tentais d'avoir une respiration lente, calme ; ça permettrait peut-être d'arrêter de trembler. Heureusement, ça avait aidé.
Mais bon. J'étais debout.
Et mon linge... n'avait pas besoin d'une lessive. Enfin, je l’espérais. De toute façon, j'avais plus d'argent. Malheureusement, je devais toujours trouver un emplois, je comptais donc mes pièces avec précaution. Sauf, quand évidement, il me prend un coup de folie et d'aller acheter des vêtements avec un blond. Mais ce n'est pas vraiment ce qui importe, pour l'instant.
Je me retournais vers la jeune femme et lui sourit :
ADRIEN :
Ça devrait aller. Je devrais pouvoir tenir debout.

Et puis, il y avait l'autre qui sifflait son air à la con. Qu'est-ce que j'avais envie de lui faire avaler ses fleurs !

#14 le 12.04.16 0:32

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洗濯粉の泡


Heureusement qu'on a inventé la machine à laver.



Il essaya de se lever, difficilement certes, mais au final il tenait debout. Je restais toutefois vigilante. Il n’avait l’air bien vaillant, même s’il essayait de se donner une contenance. C’est avec un sourire qui se voulait rassurant qu’il prononça ces quelques mots :

"Ça devrait aller. Je devrais pouvoir tenir debout."

J'acquiesçai pour ne pas le contredire, mais j’étais perplexe. J’aurais bien aimé le traîner jusqu’à l’infirmerie, juste pour être sûre qu’il allait bien, toutefois il ne voudrait certainement pas et je n’allais pas le porter.

"Tu es sûr ?"

Oui. Je m’inquiétais. Comme d’habitude. Pourquoi est-ce que je trouvais toujours le moyen de me faire du souci pour quelque chose qui pouvait paraître vraiment anodin ? J’espérais simplement qu’il ne trouverait pas ça trop pénible. Il m’arrivait de m’ennuyer moi-même avec mes questions et mes perpétuelles inquiétudes.

Soudain, j’entendis un grand bruit du côté de l’autre ahuri. Une sorte d’explosion qui me fit sursauter. Et lorsque je me tournai pour regarder, tout ce que je vis était un sorte de masse mousseuse. Il y avait des bulles de savon partout dans pièce, flottant paisiblement jusqu’à ce qu’elles atteignent le sol. En passant la main dans mes cheveux, je réalisai que j’en avais aussi partout. Qu’est-ce qu’il avait foutu sérieusement ? Est-ce que c’était au moins possible de réussir à faire exploser une machine à laver ? Apparemment oui.

"Aradaya !!" * m'exclamai-je en japonais en me tournant vers Adrien.

Le rouquin en avait aussi partout, notamment sur le bout du nez et je laissai échapper un petit rire nerveux en voyant sa frimousse et ses cheveux parsemés de lessive. S’il n’avait pas eu l’air aussi mal, j’aurais pu trouver ça mignon. Mais je dois avouer que j’avais surtout très envie d’étouffer l’autre qui… continuait à siffloter ? Peut-être qu’en lui faisant avaler la mousse… Non mais non Miu, comment peux-tu vouloir du mal à quelqu’un à ce point ?


* Oh mon Dieu

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