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#1 le 14.02.16 0:44

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S U R P R I S E
in our hobbit hole


_____ Je me souviens de ce jour comme si c'était hier, c'était le jour où j'étais arrivé dans le monde des morts. Le douze juillet deux-milles-quinze. Une date à marquer d'une pierre blanche, j'imagine ? C'était un jour d'été. Contre toute attente, jamais bien, l'été. Ce n'était ni la chaleur, ni le soleil. Ce n'était, étrangement, pas les gens qui venaient le temps d'une saison avant de disparaître à jamais. Non. C'était quelque chose de plus... mystique. Quelque chose que je ne saurais expliqué. Mais l'été était une saison à s'asseoir, s'allonger dans un champ de blé et d'attendre. Attendre quoi ? Que le temps passe, et passe encore, en écoutant doucement le vent souffler. C'était une saison à s'enrêver*. Mais un jour à conserver en mémoire ? Certainement pas pour tout le monde. Mais, c'était, quelque part, un jour important pour quelqu'un. J'ai souris, réellement, pour la première fois depuis je ne sais même plus quand, avant de tombé dans l'inconscience. J'étais mort.
À mon réveil, je sais plus. C'est le trou. Le noir complet. Je me souviens juste d'avoir vu une vidéo, ma vie, ma mort. Je n'ai rien dit. J'ai gardé le silence. La personne en face de moi à parler très longuement. Elle m'expliqua où j'étais, ce que je faisais ici, pourquoi j'étais ici. J'étais au Japon, à Tokyo, j'étais mort, et j'étais là pour m'amuser. J'ai simplement hoché la tête. J'étais dégoûté. Je m'attendais... rien. Je ne voulais pas d'un truc après la mort. Je voulais juste disparaître, c'était pour ça que j'étais mort, non ? Parce que j'étais lâche et que je voulais fuir tous mes problèmes. Pas pour en avoir de nouveaux. Mais une fois encore, j'ai rien dit. Je voulais crier. Je voulais pleurer. Dire que c'était injuste, que j'avais le droit de disparaître. Mais tant pis. Il était apparemment impossible de mourir, encore. C'était triste, mais on y pouvait rien. Tant pis. Tant mieux. Je sais pas. Franchement, je sais pas.
Puis, il y a eu une histoire de documents à signer, une paperasse infernale. C'était peut-être l'enfer, en fin de compte ? Mais j'exagère, comme toujours. Ce n'était qu'une dizaine de papier qui m'assuraient un logement et l'autorisation de vivre dans le Japon des morts. Une simple formalité, à vrai dire. On m'avait alors attribué un appartement dans l'agence. L'appartement Brossard. Il y avait apparemment un jeu de mot, que malheureusement, je ne comprenais. Et honnêtement, je n'en avais aucune envie. Je pensais encore que je ne resterais pas longtemps ici. Mais je me trompais. Jour après jour, je m'attachais au Japon et au surréalisme de cet endroit.
On me conduisit devant ma nouvelle demeure, me traînant dans un dédale de couloirs et d'escalier, ignorant l'ascenseur salvateur. Je découvris bien plus tard que c'était un objet du diable et que seuls les fous ou les braves (ou les idiots) l'empruntaient. Fort heureusement, j'avais un peu des trois en moi. Quelques semaines seulement suffirent à me le faire prendre. Mais ce n'est pas le sujet. Une porte finit par se présenter devant nous. Mon guide me planta alors, me laissant pour seule compagnie cette porte vert clair et une clef en main. La clef ne tarda pas à rencontrer la serrure de la porte.
C'était un endroit charmant, malgré les apparences. Aujourd'hui encore, le sol me donne envie de marcher pieds nus et de me balancer, doucement, sur la balançoire accrochée à l'arbre. Malheureusement, l'objet n'était pas encore accroché à la plante gigantesque. Mais le problème allait vite être réglé. Il y avait aussi un lion empaillé. La première question qui me vînt fut celle-ci : comment pouvait-on avoir un lion mort dans notre salon ? Il était dur de deviné qu'il était faux. Et en plus, il était solide. C'était sympathique de monter dessus. Et ça terrorisait les gamins. Ce truc était fun. Mais il fallait apprendre à l'aimer. Chose que je finis par faire, après.
Pourtant, j'aimais l'endroit, dès le premier regard. J'avais envie d'y rester. C'était... paisible.
Mais après, que serait un appartement sans autre occupant ? J'avais des colocataires, que je ne connaissais pas.
Et puis, il y avait moi, Adrien Renart, qui était planté là, au milieu d'une savane virtuelle.


* s'enrêver : non, non. Ce mot n'existe pas. Mais il devrait. Il signifier « rester éveiller mais en rêvant volontairement ». Je trouve que c'est un joli mot. Et il est présent. Et pis voilà.

codage par Hydro sur
apple-spring
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#2 le 31.03.16 1:53

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ft Adrien Renard & ...
Votre résumé.
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In our hobbit hole.

- Gretel baille grassement en lavant la vaisselle ce matin. Enfin, ce matin. Il est plus raisonnable de dire qu'il est déjà midi et que pour une raison inconnue, elle ne s'est pas réveillée ce matin. Elle essuie puis range ce qu'elle a lavé pour se retourner et observer le désordre. Elle a déjà prit sa douche ce matin, donc elle est déjà habillée. Elle n'aime pas traîner le matin. Et c'est pour ça qu'à peine sortie de la douche, elle s'est mise à faire la vaisselle. C'est une belle robe rouge à pois noire qui recouvre ses maigres épaules et qui s'arrête à mi-chemin de ses cuisses. Elle n'a pas eu le courage de coiffer ses cheveux ce matin alors elle a juste laissé ses cheveux tomber le long de son dos.
L'appartement est vide et c'est toujours un petit bonheur pour elle. Elle sourit à l'idée de pouvoir ranger sans que personne ne la dérange. Elle met un peu de musique en fond. Du jazz. Elle secoue ses fesses en ramassant des affaires qui traînent le sol et continue de danser en allant les ranger. C'est une belle journée qui s'annonce.
Après une bonne heure de rangement, Gretel soupire de déception à l'idée que ça soit déjà fini. Elle reste quelques instants les bras croisés à fixer le vide pour savoir ce qu'elle va faire aujourd'hui. Inconsciemment elle tripote une petite mèche de cheveux en réfléchissant.
La décision est prise. Aujourd'hui, ça sera librairie et de quoi pouvoir dessiner à nouveau. Ça commence à faire un moment qu'elle souhaite racheter quelques livres et, plus important, qu'elle ne dessine pas par manque de papier. Un sourire s'affiche sur son visage. Quelle bonne journée !
Elle éteint la musique, et sort.
Une fois à la librairie, elle se prend un recueil de poésie, quelques recueils de nouvelles et deux romans de Stephen King. Elle se sent revivre. Elle se promène joyeusement dans la librairie, ces futurs achats contre son coeur et balaye les rayons des yeux pour vérifier qu'elle ne rate rien d'intéressant. Mais rien de nouveau semble sauter aux yeux alors elle passe en caisse pour courir ensuite à la papeterie.
En sortant de la papeterie avec ses achats, elle regarde l'heure et voit qu'il est déjà quatorze heures trente. Elle est très étonnée de voir que le temps est passé si vite en ne faisant presque rien. Elle décide donc de passer par le supermarché le plus près pour acheter de la gelée aux fruits et du thé.
C'est avec une grande satisfaction qu'elle achète les dernières gelées de fruits de ce supermarché. C'est toujours un plaisir de voir qu'elle évite de justesse ce rayon vide. Pour elle c'est une plus grosse frustration que la soif de sang.
Elle lutte pour trouver les clés de l'appartement dans ses poches avec les trois sacs. Elle ouvre enfin la porte après quelques longues secondes et ramasse les sacs avant de pousser la porte du pied et de la refermer derrière elle.
Une fois à l'intérieur, elle est très surprise de voir un jeune homme. Un jeune homme plantée comme un piquet au milieu de l'appartement. Elle ouvre la bouche pour parler et se présenter mais il semble ailleurs alors elle la referme et se contente de le fixer.
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#3 le 10.04.16 2:01

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“In our Hobbit hole”

L'Appartement Brossard

for now, we know
Et j'étais là, au milieu de la pièce, faisant dos à la porte. Et comme dans ces films dramatiques, la porte s'est ouverte, laissant apparaître une jeune femme, dont je ne connaissais pas l'identité. Elle se tenait au pas de la porte, encadré par le montant. Elle tenait ses courses d'une main. Ses cheveux étaient mauves. Elle était. Étrange. Enfin, certainement pas plus que moi.
Mais moi, je venais à peine d'arriver ; mon désavantage était de ne pas connaître l'endroit. Pas encore, mais au fond, c'était pas important, parce que de toute façon, j'étais pas sûr de rester ici, ou là, pour ce que ça importait.
Mais bon, j'étais quand même là, et elle était là-bas, à ne rien faire. Je me suis retourné, lentement, j'avais un peu peur de découvrir qui allait arrivé. Il ne manquait plus qu'une musique, et le vieux film en noir et blanc aurait été complet. Enfin, il aurait tout de même manqué les voix absolument abracadabrantesque.
Je ne savais pas quelle langue parler. Je ne sais pas quelle langue comprendre. Je ne savais rien. Alors, dans une incompréhension de la situation, je m'assis par terre. Après tout, c'était surréaliste comme situation : je pouvais que rêver. Cet univers était... impossible. Il ne pouvait pas avoir quelque chose après la mort. Je refusais qu'il y ait quelque chose ! Je n'avais pas abandonné la partie pour m'en retrouver avec une autre...
Mais est-ce que ma mort était un suicide ou un homicide ? Pour moi, j'avais eu envie de mourir, ce vampire n'avait été qu'un moyen comme un autre de parvenir à mes fin. Mais il était vrai que je n'avais pas directement causé ma mort. C'était... embrouillant. Perturbant. Peu importait.
Pour moi, ça pouvait donc n'être qu'un rêve, car je refusais de croire en la réalité. J'observais donc la jeune femme.
ADRIEN :
Et toi, t'es qui ? Le chat de Cheshire ou le chapelier fou ?

Je soupira après m'être exprimé en anglais et avant de regarder à nouveau autours de moi. Cet endroit était quand même impressionnant. Cet endroit et ses décorations... sauvages ?
ADRIEN :
Désolé, je dois être en train de perdre les pédales. Mon nom est Adrien. Adrien Renart. Je. Viens de mourir.

Je ne savais pas vraiment quoi dire, alors que mon visage gardait encore un aspect lisse, sans émotion. Ne pas se laisser transparaître.