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#1 le 08.01.16 17:05

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I M A G I N A T I O N
quelque part, à l'abri  des regards


_____La journée avait été longue. Une grande journée de vide impérial avait occupé mon temps. Pris d'une crise de folie, je me retrouvais dès lors à suivre un chemin inconnu et imaginaire vers une partie encore inconnue, à mes yeux, de la ville.
Je n'avais aucune idée dans quel drame je pouvais bien aller me fourrer. Dès mon premier pas dans ce lieu mystique, je ressenti une étrange atmosphère. Ce n'était plus la ville, loin de là. J'étais là, dans un sanctuaire sacré que peu de gens auraient osé braver.
Je m'enfonça de plus en plus dans ce lieu étrange qui ne ressemblait à rien que je ne connaissais. Cet endroit sombre et féerique semblait sorti tout d'un songe. L'aspect surnaturel de la chose de me faisait penser à un vieux roman ou un film en noir et blanc. Je m'attendais presque à entendre le son de ces doublages, dont le langage était soutenu, uniques et je m'attendais aussi à entendre une bande-musicale composée uniquement d'instruments dignes un orchestre philharmonique.
Plus je m'enfonçais dans ces hauts bois, plus une mystérieuse fatigue m'étreignait. Au bout d'une demie-heure de marche, je finis par m’asseoir au pied d'un arbre et plongea dans un sommeil profond.
J'ignore combien de temps je fus endormi. Peu ou peut-être trop ? Il semblait que la nuit commençait à tomber. Le crépuscule, rougeoyant, digne de la capitale nipponne.
Mais je fus endormi suffisamment longtemps pour que des bruits de pas, sans doute humanoïde, s'avancer dans le cœur de ce sanctuaire naturel.
Je crois que j'ai commencer à imaginer nombre de forme, d'histoire. Je n'avais pas envie de me montrer. Je n'avais pas envie de voir cet inconnu. Je voulais garder mes belles illusions, mes mythes étranges.
Peut-être pour effrayer, peut-être pour me signaler, je fis du bruit. Mes paroles échappèrent à ma pensée et à mon contrôle.
Je n'étais plus qu'un enfant, dont les yeux étaient emplis d'étoiles oniriques. Était-il possible que je fusse encore en train de rêver ?
“– Ne vous montrez pas !”, m’exclamais-je, “Annoncez-vous, Inconnu, et peut-être parviendrons-nous à un accord.” J'avais utilisé la langue anglaise, tout le long de mon discours, car j'avais là plus de chance de me faire comprendre.

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Hors RP:
Bien sûr, vous êtes libre de répondre ! Si vous voulez que je change quelque chose pour que vous ayez plus facile à répondre, ou que vous désirez juste en parler, n'hésitez pas à me MP ! ♪
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#2 le 13.01.16 22:59

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C'était l'une des premières fois où Yui osa s'éloigner autant de l'agence puisqu'elle redoutait de faire face à un Tokyo totalement différent de celui qu'elle avait aimé. Ses rues animées, ses temples anachroniques, sa Tokyo Tower iconique.
Elle se rappelait d'une forêt dans lequel elle aimait se reposer et composer des Haikus lorsque son emploi du temps n'était pas trop chargé. Elle décida d'y jeter un oeil.

Elle fût assez surprise quand elle atteignit le lieu désiré. C'était beaucoup plus calme que dans le monde des vivants, et la forêt était bien plus effrayante que ce dont elle se rappelait. En fait elle n'étais pas si effrayante que ça, mais elle avait quelque chose de mystique. Une fois passé la surprise s'en était presque charmant.
Mais il n'y avait personne, et être seule dans une forêt n'est pas ce qu'il y a de plus rassurant.
Yui insista toutefois, elle n'était pas spécialement craintive, et y resta de longues heures. Elle grimpa tant bien que mal sur une branche d'arbre basse, laissant ses chaussures en bois sur le sol, et y composa des Haikus. Puis elle joua du Shamisen.
Enfin, elle s'ennuya.

La petite japonaise se décida à explorer la forêt plus en profondeur, se demandant si les morts hantaient ces lieux. Oui, des morts, comme elle. Elle se dit que si les vivants avaient été capable de la voir ils auraient sûrement eut la frayeur de leur vie à voir un lémure comme elle arriver, avec ses longs cheveux noirs et son kimono traditionnel. Elle pouffa de rire à cette pensée puis entendue un bruit qui la fit sursauter. En alerte, elle tendit l'oreille.

"Ne vous montrez pas ! Annoncez-vous, Inconnu, et peut-être parviendrons-nous à un accord."


Yui eut un instant de doute puis se dit qu'elle était de toute manière déjà morte alors elle ne voyait pas vraiment ce qu'elle pouvait craindre. L'anglais l'avait surprise un instant et elle peina à trouver ses mots. Etrangement, parler dans une langue étrangère lui permettait de surmonter légèrement sa timidité, la langue japonaise était beaucoup plus personnelle pour elle.
Elle contourna l'arbre qui la séparer de la voix et fût à découvert. Elle cligna des yeux en voyant le jeune homme roux. Elle n'avait jamais vu un tel roux! C'était époustouflant ! Comment pouvait-il avoir une telle couleur ? Cela expliquait la langue anglaise.
Elle balbutia :

"Bonjour... Je suis Yui Takahashi, 20 ans, et lémure. Enchanté de faire votre connaissance."

Dans le monde de Yui, la mort était la pire chose qu'il pouvait arriver à quelqu'un et elle était forcément accidentelle. Dans le monde de Yui, personne ne voulait de mal à qui que ce soit. C'est peut être pour cela qu'elle ne ressentait aucune crainte fasse à cette personne. Et puis de toute manière, même face à un vampire elle aurait tout de même fait des présentations correctes avec son nom complet, son âge et maintenant sa race. C'était une japonaise après tout.


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#3 le 17.01.16 18:06

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L I B E R A T I O N
quelque part, à l'abri des regards


_____C'était une jeune fille. Une japonaise, habillée d'un kimono. Elle semblait sortie tout droit d'une de ces images, dessinée au pinceau. Elle aurait pu sortir de mon imaginaire, d'un conte ou de la vie.
Elle disait avoir vingt ans. Être une lémures. Elle ne faisait aucune erreur de grammaire. Mais la prononciation. Son accent était terrible. Mais j'avais cru comprendre que l'enseignement des langues, au Japon, celui des vivants, était assez sclérosé. Là-bas, on comprenait. On ne posait pas de question. Après, l'enseignement, en général était... très primaire. On enseignait de la mauvaise façon.
Bah. Ce n'était pas mes affaires.
Elle était, dans l'ensemble, mignonne.
J'ignorais qui elle était. J'avais cru comprendre “Yui”. Mais je n'étais sûr de rien, après tout., sinon qu'elle n'avait pas respecter mon unique consigne ; et puis, elle me comprenait, vu qu'elle m'avait parlé en anglais. De plus, mon accent était acceptable, voire convaincant.
Il n'y avait donc qu'une seule et unique signification : elle avait volontairement ignorer l'une de mes consignes.
Je me relevait. Je la détailla quelques secondes. Puis, avec un air faussement boudeur, je contourna l'arbre.
Je ne savais pas pourquoi, mais je n'avais pas envie de croiser son regard non plus.
La forêt était sombre.
Je me sentais aveugle. Mon cœur, sous ma poitrine, s'il y était encore, battait plus vite. C'était la chamade. Un festival de la terreur. Une impression que les ténèbres m'entouraient, de plus en plus. Il n'y avait plus que le noir. Rien d'autre. Je fermais les yeux pour les rouvrir. J'ouvrais mes yeux pour les refermer. Et je finis par les garder clos. Je pensais aux étoiles. Ça me calmait toujours, les étoiles.
Mais je ne paniquais pas. Il y avait encore de la lumière.
“– Bon sang.” soupirais-je en français.
Je regardais autours de moi. L'envie de grimper au plus haut. De les voir, les étoiles. Était-elle naissante ? Mourante ? Au milieu d'une vie dont elles n'avaient, peut-être, pas conscience.
Je me retournais. Cet arbre là, il était facile à escalader. Je grimpais, sur une branche. Et je la vis, cette fille, encore. Elle n'avait pas disparu. Ce n'était pas mon imagination tordue qui tentait encore une piètre torture.
Je restais là, à la regarder.
Elle était belle et semblait irréelle.
Penses-tu...”, commençais-je, “... que tu pourrais t'abandonner aux ténèbres ?” Je lui parlais de façon assez familière. La vie était trop courte, non, la mort, pour qu'on s'encombre de fausse politesse. Nous étions supposé être tous égaux. Alors pourquoi en placer un au dessus de l'autre ?
Moi... Je pourrais pas.” Je répondais à ma propre question, mais je désirais aussi sa réponse. C'était une question pour tout le monde. “Même pour les étoiles, je n'arriverais pas à m'y abandonner.

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