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    Rainbow Angst [Ryusuke]

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    #1 le 04.01.16 23:36
    Who's there ?
    Wo sich Fuchs und Hase gute Nacht sagen
    C'était un tableau. En traversant le pont, il eut l'impression d'être dans un Van Gogh. Ou peut-être une peinture romantique. C'était la nuit et la lune était grande, avec toutes ces couleurs vives qui se mélangeaient sur le pont, le lieu avait presque une aura mystique. Alors qu'il le traversait, son cœur battit plus vite, s'imaginant mille scénarios, une émotion montante et le pathos se déchaîner tandis que Mendelssohn montait en puissance. Tandis qu'il écoutait la musique dans sa tête, les couleurs psychédéliques s'enchaînèrent dans son cerveau.

    Il faisait souvent ça. Se créer des scénarios improbables, des tragédies comme dans les romans, de l'angoisse mais avec toujours des dénouements heureux. Il n'aimait pas les mauvaises fins. Il avait besoin, quand il lisait, de sentir que la situation avait évolué. Pourquoi lire un livre si, au final, les héros se retrouvait dans la même situation qu'auparavant ou alors, dans une situation encore plus désespérée ? Ce n'était pas pour lui, ça.

    C'est là qu'il remarqua que les autres personnes le regardaient bizarrement. Il n'était pas très doué pour remarquer qu'il n'était pas le bienvenu... Mais sur ce coup-ci, il pouvait voir que sa présence était étrange. Mais il eut besoin d'une bonne dizaine de minutes pour comprendre pourquoi : C'est parce qu'il était seul. Apparemment, des duos avaient décider de venir discuter ici. Des amis proches, des amoureux. Il s'agissait d'un endroit calme où on pouvait discuter.

    Il accéléra le pas, un peu trop conscient de lui-même. Habituellement, il se fichait un peu du regard des autres, mais c'est comme si on lui lançait sa solitude au visage. Des couples, des amis, des groupes d'amis, une... famille faisant un pique-nique. L'ambiance était trop intime. Que venait-il faire ici ? Il avait juste voulu admirer la beauté du pont par lui même mais maintenant c'était presque... angoissant.

    Il marcha encore un moment et c'est là qu'il croisa une personne seule. Il s'en sentit presque soulagé. Il n'était pas le seul à ne pas avoir été au courant de la convention sociale obligatoire qui se tenait lieu. Prit d'un instant de faiblesse, son cerveau ankylosé eut une réaction étrange à la vue de cet être salvateur.

    « Bonsoir. » Dit-il lentement, d'une voix rauque et douce.

    Si son visage avait été plus expressif, il se serait figé. Ce n'était pas son genre d'adresser la parole à des inconnus. Encore moins des inconnus croisés au hasard d'un pont. Pourtant il l'avait fait. Probablement par lassitude, ou à cause du fait qu'il n'avait adressé la parole à personne d'autre à part une caissière depuis environs trois semaines.

    HRP :
    Coucou ! Alors n'importe qui est le bienvenu pour me répondre, pas même besoin de me MP =) ! Je propose de faire un rp de rencontre, si nos personnages s'entendent bien, on pourra changer d'endroits à votre guise. Un gros bisou. Hel. ´

    fiche par century sex.
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    #2 le 05.01.16 17:56


    La brise dégageait quelques-unes des mèches qui couvraient son pâle visage, tandis que la lumière éclatante des phares des voitures l'éblouissaient à chacun de ses pas, il semblait errer sans but sur le bord d'un trottoir. Alors qu'il avait prié pour disparaitre, pour qu'on l'oublie, les lumières ne cessaient de le montrer, de le sortir du décor, de tout simplement informer de sa présence. Il se sentait mal, voire vulnérable, comme si chacune de ses lumières reflétaient le regard que portait les personnes aux volants sur lui, comme si chacune d'entres-elles s'attendait à le voir apparaitre soudainement devant le véhicule.

    Il avait quitté sa chambre, son appartement, ce sou-sol qui l'étouffait, ses murs qui semblaient vouloir le tenir prisonnier, cette absence de fenêtres qui l'empêchait de tenter d'en finir une fois de plus. Alors qu'il avait passé ses premières années enfermées dans cet endroit, aujourd'hui il avait de plus en plus de mal à le voir. Il s'était échappé par cette porte grande ouverte et ses pas l'avaient emporté loin des lieux qu'il connaissait. Lui qui avait apprit à connaitre le moindres ruelles et recoins de Tokyo, dans ce monde-là, il ne le reconnaissait plus. Il se sentait étranger. Étranger à son propre pays.

    Alors qu'il fuyait le monde entier, il se retrouva sur un pont haut en couleur. Les voitures continuaient leurs routes, mais leurs lumières ne l'agressèrent pas, elles semblaient même l'ignorer. Le trottoir était jonché de passants, de couples, d'hommes, de femmes et d'enfants. Alors qu'il fuyait le monde, il trouva le refuge au milieu de ses habitants. Ici, l'attention était portée ailleurs. Ici, il pouvait se fondre dans le décor, personne ne le verrait. Les mains plongées aux fonds de ses poches, il les sortit pour s'accouder à la rembarre. Les yeux perdus, ailleurs, loin dans le paysage, l'air semblait frais, malgré la route qui passait derrière lui, il eut un sentiment de soulagement.

    Cependant, son repos fut de courte durée, un timbre de voix familier, une voix sembla s'adresser à lui, un salut. Instinctivement, il se tourna vers ce son qui se démarquait du bruit des moteurs et des voix qui s'écrasèrent les unes sur les autres au loin. Sa vue se brouilla un instant, comme si on venait de mettre un calque sur ce visage. Une pensée, un souvenir, une odeur. Il lui était cependant impossible de revoir les traits nets du visage qui le hantait depuis depuis son arrivée. Confus. L'homme qui faisait face lui était inconnu. Cependant, les lèvres entrouvertes, il voulut tant faire sortir ce nom qui lui brûlait les lèvres, qui lui écorchait la langue. Mais une fois de plus, il lui était impossible de ce nom qu'il avait tant pleuré, hurlé, remercié. Un nom qu'il avait tant prononcé.

    Il n'avait qu'à retenir un nom, qu'un visage, qu'un timbre de voix. Seul sa voix demeurait, le reste n'existait plus. « Bonsoir. » Finit-il par souffler avec hésitation tout en se tournant entièrement face à l'étranger jusqu'à ce qui ne reste que le bout de ses doigts sur la rembarre du pont, s'attendant à une réaction de la part de son interlocuteur. Cherchait-il quelque chose ? Quelqu'un ? À moins qu'il ne cherchait qu'un peu de compagnie sur ce pont remplit de duo et trio. Alors que le jeune homme voulu tenir le regard de l'inconnu, il ne put quitter les bijoux qui ornaient son visage. Il ne se souvenait plus de son visage, mais la ressemblance le troublait. « Vous cherchez quelque chose, quelqu'un ? »

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    #3 le 05.01.16 20:27
    Narvi Ҩ Ryu
    wo sich fuchs und hase gute nacht sagen
    Il avait dit ça par soulagement. Un soulagement probablement mal placé car le garçon en face de lui semblait tout à fait détendu. A bien y réfléchir, il ne semblait pas être regarder bizarrement comme lui l'était... Oh... Est-ce que son apparence mettait mal à l'aise ? Soudainement, il se sentit beaucoup plus détendu en comprenant. Il n'avait pas mis les pieds dans le plat en ignorant une norme. Il avait étudié les sciences molles et il connaissait l'importance des codes dit cachés. Il aurait détesté se tromper. Cependant, si il s'agissait d'un problème dû à son apparence, il savait que ce n'était pas de sa faute. Il le savait à cause de tous ces posters « Ne jugeons pas sur l'apparence ». C'était aux autres de faire un effort pour l'accepter, pas à lui de changer.

    Sa première réflexion fut interrompue par l'air du garçon en face de lui. Il l'avait gêné pour une raison ou une autre. Il se demanda si c'était parce qu'il lui avait adressé la parole mais apparemment, ce n'était pas ça car il répondit sans même y penser. Il avait plutôt l'air d'être pris dans une réflexion intense. C'était le regard frustré de quelqu'un qui tentait de rassembler un souvenir qui lui échappait sans cesse. Il cligna des yeux.

    « Je ne pense pas qu'on se connaisse. » Dit-il lentement.

    Il ne se rendait même pas compte qu'il n'avait pas répondu aux questions de l'autre. La réponse étant non, il les avait classé pour se concentrer sur d'autres sujet beaucoup plus urgent : maintenant qu'il lui avait adresser la parole, pouvait-il simplement hocher la tête et s'en aller ? Lui qui se plaignait toujours qu'il ne parlait jamais à personne, peut-être pouvait-il s'adonner à une activité que les autres semblait beaucoup apprécier ? Parler de la pluie et du beau temps... Il fixa encore le jeune homme. Il était plutôt beau, il avait un visage harmonieux et typé asiatique. Narvi n'était pas vraiment un dingue des asiatiques mais, ceci dit, il n'était dingue de rien en particulier et sur la beauté des corps, il n'avait toujours qu'un avis très neutre.

    Ça y est, c'était la seconde importante. Tout c'était passé très vite et maintenant on était sur l'instant décisif. Il pouvait s'en aller sans que ça ne paraisse étrange, souhaiter une bonne soirée comme un adulte normalement constitué... Le moment était passé. Maintenant, ça faisait bien trop longtemps qu'il s'était arrêté et on pouvait considéré cela comme une halte à sa promenade. Il se décida donc de rajouter quelque chose pour donner une chance à l'autre de lui dire de s'en aller avec politesse.

    « Tu es venu avec quelqu'un ? »

    L'occasion de mentir et une chance d'accepter de faire connaissance. Ce n'était pas trop intrusif et ça n'avait pas l'air d'une technique de drague (il l'avait appris un jour où il avait croisé une fille et tenter d'engager la conversation avec un "vous venez souvent ici ?")

    Narvi ne le prendrait jamais mal si on lui mentait pour lui demander de partir, c'était juste une façon de dire qu'on préférait être seul. Et si il avait envie de compagnie... Le blond devait avouer qu'après vingt-deux ans d'existence (ou vingt-deux ans de non-existence et une année de bonus), il désirait ardemment parler, faire monter sa barre de sociabilité... Appelez ça comme vous voulez, si il restait encore un instant avec seulement lui pour compagnie, il allait tenter de s'assassiner.

    fiche par century sex.
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    Invité
    #4 le 05.01.16 23:34


    Il se torturait l'esprit, comme à chaque fois, pour retrouver ses mots, son odeur, son visage, son nom, pour le retrouver. Et comme à chaque fois où le noir venait embrumer ses esprits, il se rendait compte de son incapacité, de sa faiblesse, de sa vulnérabilité. Et comme à chaque fois que le noir embrumait ses esprits, il ne pensait à mettre ce masque, à bâtir cette façade, à devenir celui qu'il se disait être. Non. Ce soir-là, il avait seulement ouvert la brèche, ouvert sa coquille, comme pour pouvoir observer ce paysage, ce monde, de ses propres yeux. De ses yeux d'enfant, de ses yeux de vivants. Après tout, ce n'est pas ton humanité qu'ils t'ont volé Ryusuke.

    Agrippant la rembarre de ses doigts, il se balança légèrement, comme gêné, comme si on ne lui avait pas laissé le temps de se préparer à cette confrontation. Alors que son regard fuyait chaque endroit sur lequel il se posait, il finit par se tenir droit, sur ses deux pieds en revenant cacher ses mains au fond des larges poches de sa veste, reposant le regard sur les yeux verts de l'étranger, il fronça que légèrement l'un de ses sourcils, tel un signe de réflexion.« Non. Je ne le pense pas non plus. » Était-il si expressif que cela ? Ce masque d'indifférence qui voilait habituellement son visage, avait-il oublié de le mettre, lui aussi ? Était-il si facile de lire en toi ?

    S'il ne pouvait cacher son état de confusion, il pouvait au moins échapper à son regard. Aujourd'hui, il n'avait pas envie de jouer, ni de se battre. Il n'était tout simplement pas près, mais avait toujours l'oreille tendue, comme pour déceler une pensée dans le timbre de sa voix, comme pour entendre le froissement de ses vêtements en signe de mouvement. Il n'était pas près à faire face, mais fuir, il le pouvait encore. Hésitant une fois de plus à l'endroit où poser son regard, il ne le releva qu'une fois que le blond reprit la parole. Pourquoi était-il venu lui adresser la parole ? Lui qui se croyait si bien caché dans le décor. Glissant une main à ses cheveux blancs, il secoua légèrement de la tête.

    S'il était venu avec quelqu'un, cette personne l'avait sans aucun doute abandonnée au milieu de ce pont. Il aurait pu être mesquin, lui faire une remarque, mais il ne connaissait pas assez son interlocuteur, il ne connaissait pas assez son entourage, les lieux pour se sentir en confiance. Il ne trouvait tout simplement de raison de se montrer désagréable. Une raison ? Si, peut-être. Alors qu'il avait vouvoyé l'inconnu par simple politesse, celui-ci, bien qu'il semblait quelque peu plus âgé que le Japonais, n'en avait pas fait de même. Physiquement il l'était peut-être, mais dans la mort, qui sait quel âge avait les deux protagonistes. Cependant, ce détail avait le don de l'agacer. En tutoyant le jeune garçon, il marquait une différence et une familiarité qu'il avait appris à se méfier envers les inconnus qui l'utilisent.

    Il ne lui répondait pas, mais lui posait simplement des questions. « Je suis seul, et vous ? Attendez-vous quelqu'un ? » Il pouvait peut-être paraître insistant, mais il se devait de connaître les raisons de sa présence, de sa prise de parole, de son choix, tout simplement pour qu'il puisse s'organiser dans sa tête, qu'il puisse simplement gérer la situation avant que l'angoisse ne le prenne et que l'air l'oppresse à nouveau. Il se devait d'analyser, comme il l'avait toujours fait, mais le calque qu'il lui avait voilé les yeux un peu plus tôt restait présent dans un coin de sa mémoire. En réalité, tu le sais, tu ne veux seulement pas t'en souvenir.

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    #5 le 06.01.16 1:26
    Narvi Ҩ Ryu
    wo sich fuchs und hase gute nacht sagen
    L'attitude de l'étranger avait changé. Narvi ne comprenait pas exactement pour quoi. Ce n'est pas comme si il discutait assez souvent avec des gens pour comprendre ce genre de chose. Même le manquement à une des politesses les plus basiques l'avait échappé. Le vouvoiement, le tutoiement... Tout ça lui passait au-dessus de la tête à moins que ce ne soit une convention longuement acceptée. On vouvoyait les médecins, les professeurs et les policiers.

    Il hocha la tête très légèrement, réfléchissant. Il ferait mieux de reprendre son chemin.

    Apparemment, il dérangeait. La personne en face de lui cherchait à l'aider. Il était probablement serviable mais avait besoin de son espace. Il valait donc mieux le laisser tranquille. Le blond ne s'était jamais vanté de comprendre les individus, ni même ce qu'il pensait. Il remarquait simplement des attitudes. Il ne savait pas se mettre à la place des autres, il pouvait expliquer les expressions faciales simples : =), =(, è_é et :O ! Et deviner l'intention des gens ou ce qu'ils pensaient en se concentrant sur ce qu'il regardaient ou évitaient de regarder.

    Mais le jeune homme lui envoyait des signaux contradictoires. Une fois, il semblait chercher quelque chose dans l'horizon, ensuite il gigotait et maintenant il le confrontait. Peut-être l'avait-il insulté ? Il chercha dans ses souvenirs, mais il n'avait fait que lui dire bonjour... Peut-être que c'était le fait qu'ils ne se connaissent pas qui embêtait le jeune homme ? Il le confondait peut-être avec quelqu'un ? Amusant, c'était la première fois qu'on le prenait pour quelqu'un d'autre. Ça lui faisait presque plaisir.

    Narvi comprit qu'il devait prendre congé mais pas sans une raison. Le garçon semblait vouloir l'aider, alors autant lui demander quelque chose. Il finit par hausser ses épaules, son visage toujours aussi neutre mais intérieurement, il se sentait un peu mal à l'aise. Il se mit à tirer sur le piercing dans sa main mais parla calmement.

    « Non, je n'attends personne. » Il prit soin de répondre cette fois. « Il est tard, et je ne connais pas bien les environs. Est-ce que tu peux m'indiquer si il y a un endroit où on peut manger à cette heure ? »

    Voilà. Une question, une raison pour avoir parlé. Ainsi, il pourrait s'en aller dignement et l'inconnu pourrait cataloguer cette interaction comme celle d'un inconnu un peu étrange qui désirait un renseignement.

    fiche par century sex.
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    maitre de la mort
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    maitre de la mort
    #6 le 06.01.16 1:26
    Le membre 'Narvi von Drake' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard

    'TOUT PEUT ARRIVER' :
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    #7 le 06.01.16 12:24



    Alors qu'il fuyait le monde, il trouva refuge au milieu de ses habitants. C'est vrai. Il avait passé son temps, sa vie à fuir, pourtant il avait cherché de l'aide, tendue des millions de fois la main, crié plus d'une fois à l'aide. Il disait vouloir être seul, vouloir être enfin oublié, mais il avait espoir qu'on le voit, qu'on vienne une fois de plus à son aide, qu'on l'apaise, qu'on le berce. Mais cet espoir, on le lui avait brisé plus d'une fois, il ne tenait plus qu'à un fil, un seul fil qui s'effiloche à chacun de ses pas. Alors comment pouvait-il faire confiance, comment pouvait-il être insouciant, simplement ne pas se méfier alors qu'il avait appris à craindre le moindre fait et geste d'autrui, de la plus sage des personnes, à la plus naïve.

    Peut-être qu'il voulait parler, peut-être qu'il voulait maintenir cette conversation, qui sait. Son interlocuteur ne semblait pas plus doué de parole que lui, à moins que son intérêt pour le jeune homme était parti. Et pour la première fois, il se sentit mal. Mal d'avoir donné une mauvaise image de lui, d'avoir été si expressif. Mal de ne pas savoir se contrôler ou de gérer la situation. Il se mordilla légèrement la lèvre inférieure, plus un signe de gêne que de réflexion. Un regret. Oui, il regrettait. Peut-être que cette nuit-là, il aurait pu sortir une politesse accompagnée d'un sourire courtois. Peut-être que cette nuit-là, il aurait tout simplement pu faire un pas vers les autres, un pas dans la société. Toi qui crains les hommes et la solitude. Fais ton choix.

    En effet. C'était un étranger, un étranger avec un minimum d'appétit. Alors qu'il lui demanda un lieu où il pouvait se restaurer, le vairon glissa une main à sa nuque. Ici ? Il n'y en avait pas mal, des magasins ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre, il n'avait qu'à choisir une rue et déambuler un peu et il finirait par trouver. Les combinis, à Tokyo, il y en a la pelle. Ah, dans son pays à lui, oui, dans celui de ce monde, il n'en était plus vrament sûr. Mais il lui fallait un lieu, un chemin précis, tant qu'il n'y était pas, il ne pouvait pas dire, gauche ou droite ? Après ce magasin ou cette rue ? Dans ce quartier, oui, mais où se trouve-t-il exactement ? Se tournant un instant sur lui-même, il réfléchit en venant prendre son index entre ses lèvres.

    Cependant, il n'eut le temps de répondre qu'un cri lui brouilla la vue, avant de fermer instinctivement les paupières comme si il s'attendait à une chute. Un cri si fort et puissant, que même s'il semblait être bien loin, la douleur lui martela le crâne. Une chimère. Une chimère en danger ? Il n'y avait que la peur qui pouvait déclencher un tel son. Alors qu'il posa une main à la rembarre du pont, le monde semblait lui rouler sous les pieds, comme s'il venait de relever un peu trop vite après une cuite digne d'un pochetron. Cependant, l'hybride semblait loin, bien trop loin, mais les dégâts même minimes étaient là. Mais alors que le sang butait contre ses tempes, une peur lui tirailla les entrailles. Il n'y avait que la peur ... Pouvait-on vouloir du mal à autrui, ici encore ?

    Son visage se déforma dans une grimace alors qu'il posa ses mains à plat contre ses tempes comme pour les faire cesser de battre. Lâchant une injure, il serra les dents. « Ce n'est pas possible. Ces femmes ! Ce n'est pas un restaurant qu'il va vous falloir mais, une pharmacie. Mais la douleur devrait passer - ça, il l'espérait. Prenant une grande bouffée d'air, il se sentit chauffer, d'une chaleur qui lui créa de longs frissons désagréables le long de la nuque. Comment peut-on vouloir s'en prendre à ses femmes, avec de tel cri ... » Un inconscient, sans doute. Les dégâts, lui, il les connaissait. Il n'y avait qu'à voir le "Roi" de l'agence ...

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    #8 le 07.01.16 1:04
    Narvi Ҩ Ryu
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    Pour une fois, Narvi eut une réaction immédiate. Lui qui était si peu réactif habituellement, il s'accroupit, pressant sa tête contre ses genoux, tentant de couvrir inutilement le son. Il avait l'impression que le cri raisonnait encore dans sa tête, martelant son cerveau. Lorsque le cri s'arrêta, il sentit de longs et désagréables frissons le longs de sa colonne vertébrale, comme si on faisait crisser des ongles sur un tableau. La tête lui tournait et il continua de presser son crâne. Il avait l'impression que ça le soulageait. Bien sûr, ce n'était qu'un placebo car il ne pouvait pas réellement apaiser ses sens qui avaient l'impression qu'un tsunami venait de les frapper. Toutes ses sensations furent annihilées l'espace d'un bref instant, comme si il venait d'atteindre l’œil du cyclone et là... Bam ! La douleur fut intense.

    « Verdammte ! » Jura-t-il dans sa langue maternelle.

    Il leva la tête vers le garçon qui venait de parler mais ses oreilles bourdonnaient encore et il prit quelques instant pour retrouver son équilibre. Au bout de seulement quelques secondes, ses oreilles cessèrent de siffler et ne persista que le mal de crâne. C'était la première fois qu'il subissait le cri d'une chimère et il priait pour que ce soit la dernière.

    Il avait étudié toutes les races en arrivant à l'Université et il avait appris que les Chimères pouvaient endommager les tissus neuronaux. Il compta une fois jusqu'à dix, tenta de se souvenir du prénoms de ses parents, fit une liste de ses dix bouquins préférés, récita ses poèmes préférés dans trois langues différentes, ses moments historiques préférés et les cinquante premiers chiffre de Pi. Une fois que tout cela fut fait, le tout extrêmement rapidement, il poussa un soupir de soulagement. Visiblement son cerveau semblait toujours fonctionner normalement.

    Il leva la tête pour regarder son interlocuteur. Celui-ci semblait gérer la douleur brusque bien mieux que lui. Il fut étonné car au lieu de s'inquiéter pour lui-même, il lui proposa d'abord de lui dire où il pouvait trouver une pharmacie (bien que les analgésiques n'aient qu'un effet bénin sur un cri de chimère à moins que celle-ci soit très jeune). Il hocha la tête.

    « Effectivement. Ceci dit, je ne vois pas pourquoi quelqu'un ferait du mal à une autre personne, encore moins ici. On est mort. »

    Et ça, c'était un véritable nouveau monde de confusion. Rien ne ne le touchait vraiment de son vivant. Mais maintenant qu'il était mort ? C'était comme si tout avait perdu le peu de sens qu'il avait réussi à donner au monde... Et il avait sérieusement besoin de quelqu'un pour parler métaphysique parce qu'il était extrêmement perturbé.

    Il se rendit alors compte que rappeler à quelqu'un qu'il était mort était probablement insultant pour un milliard de raisons différentes. Il décida de changer de sujets, au moins pour ne pas laisser le temps à son interlocuteur de se sentir insulter.

    « Tout va bien ? » Demanda-t-il avec délicatesse. « En tout cas, on peut remercier... » Il fronça les sourcils. Le ciel ? Dieu ? La matrice ? Il haussa les épaules. « On peut être content que ça ne se soit pas passé plus près. »

    Il ne se releva toujours pas, il avait l'impression que si il se redressait, il allait tomber en avant. Accroupi semblait une excellente position de sécurité.

    HRP:
    Gosh... J'ai mis tellement de temps à l'écrire celui-là O.O j'espère que ça va parce que je n'en suis pas du tout satisfaite, si tu as un problème, n'hésite pas à m'envoyer un mp... x)

    fiche par century sex.
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    Invité
    #9 le 29.01.16 11:37
    Excuses-moi pour le temps et de la qualité de ma réponse ! D8
    Pourtant, j'aurais du avoir l'inspiration débordante avec toutes ses migraines. /o


    Il était resté figer au lieu de se recroqueviller sur lui-même comme pour fuir, comme pour esquiver le danger. Non, il était seulement resté immobile, un seul geste pour se raccrocher à quelque chose et la peur le paralysa. Alors qu'il avait fini par presser ses tempes de ses mains, il dut fermer les yeux. Malgré la migraine, malgré la peur, il devait parler, parler pour entendre, pour recevoir une réponse, pour pouvoir écouter. En temps normal, nous dirions que le mieux est de se reposer, dans un noir total. Mais dans un silence religieux, seul la migraine persisterai. Seul le mal se fera sentir. Il avait appris à écouter cette voix qui se savait rassurante, qui connaissait des vertus presque médicinales envers le garçon. Mais aujourd'hui, il devra se contenter de la douleur.

    Il ne pouvait se raccrocher à rien, si ce n'était a la rembarre du grand pont. Il ne pouvait se raccrocher à aucun souvenir, à aucun savoir qui le rassurerait, qui lui dirait que tout va bien, que ce n'était qu'une migraine passagère. Car les seules choses auxquelles il aurait voulu se raccrocher, cela faisait bien longtemps qu'il les avait oubliés. Il se sentait déboussolé, perdu, complètement perdu avant que son regard ne se repose sur l'homme qui s'était quand à lui recroquevillé. Et c'est après coup, que Ryusuke se laissa allé contre la rembarre du pont, les fesses sur ses pieds tremblants tout en se retournant vers la route. Il pu voir avec étonnement - et un certain soulagement - que les conducteurs reprenaient doucement la route. Aucun carnage, rien, alors que le bourdonnement dans ses oreilles s'atténuèrent doucement.

    Que l'on soit ici ou ailleurs, mort ou vivant, est-ce que la réponse aurait varié ? "Pourquoi quelqu'un ferait du mal à une autre personne". Les yeux toujours écarquillés par ce qui venait de se produire et la respiration qui reprit avec une certaine impatience l'air qui lui manquait, il reposa ses prunelles différentes sur l'homme. Que l'on soit ici ou ailleurs, mort ou vivant, est-ce que la réponse aurait varié ? Est-ce que la mort pouvait changer un être qui a un jour souhaité faire le mal ? Insinuait-il tout simplement qu'ici, on ne risquait plus rien ? Après ce qui venait de se passer, il en était encore moins sûr, mais il ne répondit rien alors que son interlocuteur s'enquit de savoir comment il allait. Regardant une fois encore son entourage avant d'abaisser les yeux. Le cri avait été comme une claque derrière les oreilles avant qu'il ne prenne appui sur ses genoux pour se relever lentement. Il avait tenu début jusque-là, il n'allait pas perdre l'équilibre si soudainement ...

    « Oui, on peut en être content. » De ses yeux fatigués, il cherchera une fois de plus d'où pouvait bien venir le cri, et dans quelle circonstance il avait été ... utilisé ? Mais les couleurs vives qui se démarquaient dans la nuit lui étaient d'autant plus douloureuses que le moteur des voitures qui semblaient faire raviver d'avantage la migraine. Fermant un court instant les yeux en fronçant les sourcils, il se posa lui-même la question sur son état. « Ça va. Tout va bien. Malgré tout, s'il se rassoyait par terre, il n'était par sûr qu'il se relèverait de sitôt. Et vous ? Vous souhaitez toujours aller manger quelque chose ? »

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