ConnexionConnexion  
  • AccueilAccueil  
  • PortailPortail  
  • S'enregistrerS'enregistrer  
  • RechercherRechercher  
  • MembresMembres  
  • GroupesGroupes  
  • connexionSe laisser mouririnscriptionNos fantomesliste des membres
    RèglementContexteGroupesØssementsPoints d'amusement
    Nouvelles épitaphesépitaphes du jour
    Rechercher
       
    forum rpg paranormal déjanté • rp libre • v.3.12
    en ce moment

    Capouccino recherche le grand amour, homme, entre 19 et 25 ans

    Eden Indentshi recherche tout plein d'employés pour son organisation

    Cinemont recherche des personnages enfants

    Event du moment
    The Nightmare...
    du 20 octobre au 20 novembre

    Boisson Post-Mortem ~ Libre

    Aller à la page : Précédent  1, 2
    avatar
    Invité
    Invité
    Terminé
    #11 le 02.02.16 22:48


    _______
    O B S T A C L E
    boisson post-mortem


    _____Mes vêtements étaient tâchés. Une marque rose imbibait maintenant la moindre fibre de mes habits. Pantalon et haut était fichu. Je touchais d'un doigt le liquide gluant. Un sourire, peut-être narquois, envers moi-même, sans doute.
    La maladresse avait quelque chose de mignon.
    Je levais ensuite mes yeux vers Sebastian, doucement. Je me délectais de ses réactions. Était-ce méchant de ma part ? Je voulais le voir sous tous ses angles, sous toutes ses émotions. Pouvoir le connaître par cœur, le dessiner dans ma mémoire dans chacun de ses gestes, connaître le son de sa voix au point de pouvoir lui inventer des conversations. Oh, et ses yeux, dans lesquels je voulais tellement d'étoile, quitte à devoir ne plus être là. Mais je voulais tant les voir.
    Puis, je le vis, entièrement, en train de paniquer. Adorable, pensais-je. Il était adorable, comme un enfant, à chercher à réparer un accident. Il me faisait rire.
    En vérité, un rire s'empara alors de moi. Des gens nous regardaient, j'en étais persuadé. Mon rire est trop fort, trop vivant pour se monde de mort.
    Ça faisait longtemps que je n'avais pas ri. J'en avais oublié la douce sensation. Pourquoi je ne riais plus ? Ça n'avait aucune importance.
    Je me calme, et je le regarde, avec un sourire, que j'espère bienveillant.
    Alors, je me lève. Doucement, calmement. Je m'approche de lui, faisant le tour de la table ; le haut est trop collant pour mes chaussures, je n'aime la sensation d'être collé au sol. Je n'ai aucune animosité. Je ne lui veux pas de mal.
    Il n'arrête pas de répéter qu'il est désolé. Mon sourire s'élargit.
    Et sans savoir pourquoi, je le prends dans mes bras. Je ne réfléchis plus, j'en suis incapable, je n'agis que par instinct. Puis, illumination, je dois justifier mon acte. Les japonnais, si prude au toucher, qu'en Belgique on ne connaît, on vit les uns sur les autres. Une idée me vient, en regardant ses vêtements.
    “ - Ah ! Vengeance !” dis-je en pointant du doigt la tâche. Je ne sais plus parlé, je suis retombé en enfance, trop occupé à rire pour parler correctement.
    Je lui prends la main, je lui dis viens ! pour l'emmener à ailleurs. Je suis prêt à lui raconter n'importe quoi. L'envie qu'il m'écoute ou d'avoir quelqu'un, sans doute. Je n'ai pas envie d'être seul, plus aujourd'hui, peut-être pas demain.
    You know, I’ll be free
    Just like that bluebird
    J'ai envie de le lui chanter, ce morceau de David Bowie, de lui dire qu'il est ce merlebleu, qu'il est libre de partir. Je veux lui dire... quoi exactement. Des mots, toujours des mots, qui finissent par s'étouffer dans ma gorge. Tant pis.
    Je le traîne, simplement, avec un sourire. Ne disons rien, partons simplement à l'aventure. Ou au moins, faisons semblant.
    Je te repaye des vêtements, tu me repaye des vêtements, et on est quitte ?
    De toute façon, à un moment, moi aussi, je serais libre. Je serais libre, oui, j'en suis sûr. Mais aussi seul.
    Oh oui, je serais enfin libre, un jour, peut-être.

    codage par Hydro sur
    apple-spring
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 25 Masculin
    × Age post-mortem : 177
    × Avatar : Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!
    × Appartement : Michalak
    × Métier : Mannequin
    × Péripéties vécues : 631
    × Øssements172
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 02/01/2016
    × Présence : réduite

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    24/100  (24/100)
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    avatar
    zombie
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2341-oscar-l-warren
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    zombie
    Terminé
    #12 le 06.02.16 19:22



    Boisson Post-Mortem




    Adrien éclata de rire. Un rire soudain et inattendu. Les yeux ronds, Sebastian l’observait d’un air perdu. Il craignait et redoutait sa réaction, mais en fait, sa bêtise le faisait… Rire ? Et c’était tout ? Pas de réprimande, pas de colère, rien que ce rire sincère et si agréable à entendre ? Muet de surprise, le blondinet ne remarqua même pas qu’il avait insufflé chez le roux cette ébauche de joie qu’il voulait tant voir sur son visage. Il ne remarqua pas non plus ces regards tournés vers eux, ces yeux acerbes et mécontents de voir deux garçons ignorer l’effervescence de la déclaration maritale et rire aux éclats dans leur bulle isolée de ce monde extérieur. Il ne voyait rien d’autre que ce jeune homme qui riait avec sincérité.

    Puis le rire cessa. Comme une douce musique qui s’arrête, comme les derniers rayons du soleil qui s’éteignent à l’horizon. Mais un sourire demeurait sur le visage d’Adrien, captivant toujours le regard de Sebastian. Puis, dans un mouvement calme, il se leva, et le blond eut l’impression de redescendre sur terre, ses yeux glissant vers la tache rose qui maculait ses vêtements par sa faute. Il reprit alors sa tirade d'excuses en bafouillant, ses yeux désolés évitant le regard de son interlocuteur. Et, sans qu’il n’ait le temps de comprendre ce qu’il se passait, Adrien referma ses bras autour de lui.

    Ce fut comme si le temps s’arrêtait. Son cœur rata un battement avant de s’engouffrer dans une course folle. Ses joues virèrent au rouge tandis que son corps entier s’immobilisait, crispé, incapable de bouger. Ses pensées s’envolèrent à toute allure dans un capharnaüm incommensurable, tel un essaim d’étourneaux dans un envol précipité. Et le blondinet restait là, pétrifié, rouge, tremblant, muet de stupeur. Son cœur battait tellement fort qu’il lui semblât impossible que son trouble reste discret.

    Il n’était pas habitué à de tels élans d’affection. Au Japon, le contact physique était plutôt évité. Cela faisait bien longtemps que personne n’avait eu de geste tendre et affectueux envers lui. Il redécouvrait ce qu’était une étreinte, ce réconfort qu’elle insinuait en lui. Et... C'était agréable. Les bras d’Adrien, refermés autour de lui, étaient chaleureux. Doux. Si loin de ces douleurs qu’accompagnaient poings et coudes dans tout contact physique avant sa mort. C’était agréable… Mais tellement gênant, tellement intimidant Et il ne savait plus où se mettre ni comment réagir. Il ne savait pas s'il voulait que cette étreinte dure ou qu'elle cesse. De toute façon, il était incapable de bouger. Et en lui, ses pensées et sentiments continuaient de danser dans une vertigineuse farandole.

    Quel étrange spectacle devaient-ils donner. Quel tendre spectacle devaient-ils donner.

    « Ah ! Vengeance ! » S’exclama Adrien après l'avoir lâché, pointant du doigt son propre t-shirt désormais tâché également.

    Troublé, presque déboussolé Sebastian fut incapable de répondre ou prononcer une parole, posant un regard vague son t-shirt, son visage rouge reflétant sûrement sa gêne. Il n’eut pas le temps de réfléchir ou reprendre contenance ; Le roux l’attrapa aussitôt par la main pour l’emmener ailleurs.

    Il se laissa entraîner sans mot dire et le suivit, se demandant si celui-ci avait remarqué le trouble qu’il essayait vainement de masquer, ce qui s'avérait encore plus difficile avec le contact chaud de sa main dans la sienne. Toutefois, aussi gêné et honteux qu’il fût, il n’aurait jamais échangé sa place pour une autre. Quelque chose s’était tissé entre lui et cet étranger, et pour une fois, il voyait la vie – la mort – sous un autre angle. Un angle dénué de solitude, de pessimisme. Peut-être la mort était-elle mieux que la vie. Ou peut-être que sa seconde chance, ce n’était pas d’avoir l’occasion de « revivre » encore un peu, mais bien de l’avoir rencontré, lui.

    « Je te repaye des vêtements, tu me repaye des vêtements, et on est quitte ? »

    La proposition fit rire Sebastian – un rire timide, mais sincère. Pourtant, aussi surprenant que cela puisse paraître, il se dit qu’il n’avait pas envie qu’ils soient quittes. Il avait envie qu’il y ait, pour toujours, entre eux, une dette qui les pousserait à se revoir. Qui les obligerait à devoir se fréquenter, encore. Dans la foule de sentiments qui se mélangeaient dans son cœur, cette petite envie était bien présente, étonnante et détonante. Elle le surprenait lui-même. Après tout, ce n’était qu’un étranger. Mais peut-être était-ce parce qu’ils étaient si semblables au fonds ? Peut-être était-ce ce qu’on nomme fil rouge ou destin ? Peu importe la raison, en fait, mais il se sentait bien avec lui. Peut-être parce qu’il lui avait avoué sa mort, peut-être était-ce le symbole d’une confiance donnée à l’aveugle que lui, être inutile et banal, considérait comme un immense cadeau et un trésor à chérir. Oui, peut-être était-ce ce cadeau qui l’emplissait d’optimisme et d’envie…

    « Oui, faisons ça ! »

    La bonne humeur d’Adrien était communicative. Sebastien rit de nouveau à l’idée saugrenue de faire les magasins avec quelqu’un qu’il connaissait à peine – et dont il se sentait pourtant si proche. A vrai dire, habituellement, il n’aimait pas faire les magasins ; Il s’achetait des vêtements quand il le fallait, regardant à peine ce qu’il mettait. Mais cette fois, il n’était pas seul.

    « Tiens, allons-là ! » S’exclama-t-il en s’arrêtant subitement, le doigt pointé vers l’un des magasins peuplant le Centre Commercial.

    C’était une devanture comme tant d’autre, qui ne semblait rien avoir de spécial, mais il fallait bien en choisir une. Et quelque chose, peut-être la vitrine composée de mannequins masculins vêtus de vêtements se destinant plutôt à des jeunes ou l’enseigne colorée au-dessus de l’entrée, l’attirait vers ce magasin-là. Alors il jeta un œil à Adrien pour quêter son approbation puis, serrant sa main qu’il ne voulait plus lâcher – ou, peut-être plutôt, qu’il tenait toujours sans s’en rendre compte –, il l’entraîna à l’intérieur.

    Le souffle chaud à l’entrée les assaillit. Sebastian lâcha enfin la main du roux – rougissant au passage avec une moue gênée en remarquant qu'il le tenait toujours – et enleva sa veste zippée, regardant en soupirant son avant-bras humide en raison du liquide qui avait traversé sa veste lorsqu’il avait essuyé la table. Il l'essuya avec la partie de sa veste propre, celle-ci étant désormais bonne à jeter.

    Pensif, il se tourna vers Adrien et lui offrit un petit sourire timide et gêné.

    « Alors, euh… Tu peux choisir ce que tu veux… En fait, je ne sais pas trop ce que tu mets, d’habitude, donc... »

    Ses mains recommencèrent leur ballet nerveux tandis qu’il attendait sa réponse. En fait, il ne savait pas du tout ce qu’était faire les magasins à deux et, pour lui qui regardait à peine ce qu’il achetait, il se sentait soudainement bien inutile.



    Code by OkamiKei

    avatar
    Invité
    Invité
    Terminé
    #13 le 07.02.16 2:25


    _______
    B E A U T I F U L
    boisson post-mortem


    _____Je pense, sincèrement, qu'à notre façon, on partait à l'aventure. Le blond avait rit. Ça faisait plaisir à entendre, même si c'était léger, c'était agréable, comme la pluie, qui tombait sur le toit. J'aurais aimé en entendre plus. C'est doux, peut-être comme une journée d'été ? Je n'avais qu'à fermer les yeux et je pouvais m'imaginer la scène : un grand jardin. Je pouvais déjà sentir le soleil sur ma peau, le vent soufflant tranquillement sur toute chose, faisant danser le carillon à vent et puis lui, son rire, qui résonnait. Agréable, sans aucun doute.
    C'était fou, comme un rien pouvait nous mener n'importe où, n'importe quand, n'importe qui ; c'était peut-être le destin ou la chance. Peut-être une simple question de volonté.
    On ne se connaissait pas. Je ne le connaissait pas. Il y avait tant de part de mystère. Je voulais tous les découvrir. Et après ? Après, s'il le voulait bien, je resterais auprès de lui. Je n'ai jamais été doué pour m'imagine dans le futur. Sans doute parce que je me voyais mort. Mais ici, c'était parce que je pensais les opportunités, les possibilités, trop nombreuses. Et pourtant... l'avenir me semblait certes flou, j'ignorais pourquoi, mais je ne me voyais plus sans lui.
    Appelez-ça comme vous voulez, mais quelque chose d'invisible, peut-être d'unique, nous reliait l'un à l'autre. Et si nos chemins étaient destinés à ne plus se croiser ? Ç'aurait été triste, mais je pense pas que je l'aurais oublié un jour.
    N'était-il pas ironique que pour rencontrer une personne qui allait sans doute bouleverser ma vie, il fallait d'abords que je rejoigne le monde des morts ? Prolongement de l'existence ou simple mascarade, peu importe : cette rencontre avait un quelque chose de merveilleux. Ni romantique, ni triste. Ni heureuse, ni colérique. C'était une rencontre digne de ce que j'étais : c'était une rencontre surréaliste.
    Peut-être avions nous quelque chose de semblable ? Une vie, un cœur, une histoire. Peut-être plus. Peut-être moins. Peut-être rien. Cela avait-il une importance ?
    Je l'ignore.
    Il s'était levé. On avait commencé à marcher dans le magasin, descendant les étages, parfois les remontants. En vrai. Je ne sais plus. L'euphorie nous avait emporté. Je riait avec lui, la seconde fois. Il était d'accord de partir dans cette petite aventure avec moi, le misérable moi. Il y avait quelque chose d'un soleil en lui. J'en suis, encore aujourd'hui, persuadé.
    Je me sentais retomber en enfance, de ces jours d'été, à la campagne. Je me souvenais de ces jours de chaleur, de bonheur, à courir, entouré de mes cousins, de mon frère, à courir dans les champs de blé, de hautes herbes, de fleurs sauvages, jusqu'au bord de la forêt.
    C'était là mon désir. Revenir au bonheur de ces jours anciens. Sebastian m'y aidait. J'oubliais la vie, la mort. C'était juste une folle course, remplie de rire et de jeux. Sebastian était le soleil, le champ, les enfants. Il était tout ce dont j'avais besoin. Tout du moins, je le pensais et je le pense encore.
    Le blond fini par pointer une boutique, de vêtements, apparemment, qui était bondée, arrêtant ainsi notre course. Une foule immense affluait ci et là, autours du magasin. “ - Tiens, allons-là !” dit-il. Je hocha simplement la tête.
    Je crois qu'à se moment-là, je me rendis compte que je tenais toujours sa main. Mon visage redevint subitement inexpressif, démontrant alors ma gêne. Mais l'étreinte se fit plus fort. Je voulais le garder près de moi, ne plus le lâcher. Parce que sinon, ça signifiait la séparation. Je n'étais pas prêt pour ça.
    Il me fit le suivre, nos mains se croisant toujours, me guidant vers l'entrée.
    À l'intérieur, la chaleur nous enivra. Sebastian me lâcha et puis, il rougit. Je voulais qu'il reste plus longtemps. Pourquoi ? Je sais pas. Il y avait un quelque chose de rassurant, de doux, avec lui.  Son touché me manquait déjà.
    J'évitais alors le regard du garçon, me concentrant sur mes vêtements. Ouais. Le t-shirt aussi avait été touché. Je finis ensuite par l'observer. Lui aussi, il avait des vêtements bon à jeter.
    Alors euh...” commença-t-il “Tu peux choisir ce que tu veux...” Je lançais un rapide coup d’œil à ce qui était proposé à l'entrée. C'était souvent des vêtements colorés. “En fait, je sais pas trop ce que tu mets, d'habitude, donc...
    - À ce stade, ce serait un peu effrayant, si tu savais, non ?” Je ris. Je trouvais la situation amusante.
    Je le traînait alors dans les méandres du magasin ; il y avait vraiment différents vêtements. En réalité, il y avait plusieurs styles : cela partait du début aux années 1800 à aujourd'hui, en passant par les Années Folles de l'Amérique, le style traditionnel japonais et l'époque victorienne anglaise.
    C'étaient des vêtements d'assez bonne qualité, avec des prix décents, voire avantageux. Ce qui expliquait le nombre de personnes qui se présentaient à la boutique.
    “Je pense qu'on va tous les deux trouver notre bonheur[/color]” lançais-je. “Toi aussi, prends ce qui te plaît.[/color]”
    Je l’entraînais alors plus à l'intérieur.
    Je m'enfonçais dans les allées, laissant mes doigts glisser sur les différents tissus, vérifiant de temps à autre que le blond me suivait toujours. Ils étaient doux, les tissus. Probablement confortable.
    Je pris plusieurs vêtements, des colorés, des ternes, de presque toutes les époques. Principalement des vêtement occidentaux. Je ne me voyais pas porter des tenues traditionnelles du Japon.
    C'était comme une symphonie de couleur, qui tournait, tourbillonnait, autours de nous.
    Nous, deux pauvres garçons perdus, étions au centre même d'un cyclone imaginaire. Plus formidable endroit ? Un théâtre, où nous aurions pu jouer la parodie de la vie, où nous aurions pu marcher entre les fauteuils, les balcons, la scène et les coulisses. Partir dans les allées et voir un spectacle unique... ou trop commun.  Enfin bon. Plaisir ou déception, cette mort était peut-être un théâtre géant, nous sommes les acteurs désarticulés d'un destin capricieux... mais parfois si tendre avec ses jouets.
    Je le fais voyager, lui aussi a quelques vêtements. J'ai quand même un tas assez conséquent, qui se résumait à une dizaine de vêtements différents (oui, pour moi, c'était énorme). Mais je sais que je n'en prendrais que très peu. Je n'allais pas le ruiner, non plus ? D'autant que je m'étais rendu compte d'une chose : avec les quelques mois déjà passé ici, je n'avais pourtant pas tant de vêtements, alors, pourquoi pas ?
    De toute façon, il n'allait me payer qu'une tenue, j'en étais déterminé. J'ignorais s'il observait mon tas, je lui dit de ne rien craindre, que je comptais pas tout prendre. Mais que certains vêtements devaient être essayé, au moins pour en rire.
    Parfois, je prenais un habit et le superposait à moi, en prenant garde à ne pas le tâcher avec ce que je portais déjà. À ces moments-là, c'étaient des vêtements ridicules ou bizarre. Parfois des habits excentriques ou des guêtres. Et rarement, de beaux habits, que j'imaginais plutôt pour mon accompagnateur.
    On avait fini par avoir suffisamment de tissus. Nous nous dirigions alors vers les cabines d'essayage, chacun portant ce qu'il désirait. Je devais avoir une quinzaine d'article, tout au plus ? Je ne sais plus. Ce genre de détail, on s'en souvient très difficilement. Surtout quand il n'a aucun intérêt.
    Je remarqua une cabine, dont le rideau était tiré en grand. Je dis à Sebastian d'en chercher une, pour se changer. Dans mes plans, il devait se changer, puis on s'admirait tous les deux. Une façon de parler bien sûr, mais c'était pour voir ce que ça donnait. Mais ce que je n'avais pas compris, c'est que c'était la seule qui n'était pas occupée.
    Je retirais mes vêtements sales, une fois le rideau enlevé. Les hauts, les chaussures pour enlever le bas. Je pris des vêtements au hasard. Un jeans noir et une chemise blanche. Je fis une grimace. C'était... trop formel. De mauvais souvenir remontait à ma mémoire. Mais, il fallait l'avouer, ça m'allait assez bien. Il ne manquait que la cravate. Une autre expression de dégoût.
    J'appelais alors le blond, pour avoir son avis, espérant qu'il n'était pas trop loin.
    Sebastian ?
    - Oui ?
    Je fronça des sourcils. La voix était... si proche, presque comme si le garçon avait été derrière le rideau. Je poussa alors le mur de tissu, pour découvrir un garçon blond. Le même que j'avais alors rencontré plus tôt dans la journée.
    J'eus un petit rire.
    “ - Qu'est-ce que tu...” Je n'eus pas le loisir de finir ma phrase : je vis les rideaux qui était fermé. Je comprenais mieux.
    Je pris le bras du garçon et le tira à l'intérieur. “Comme ça, tu peux te changer aussi !
    Et je repris mes essayages, me déshabillant sans aucun problème devant lui

    codage par Hydro sur
    apple-spring
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 25 Masculin
    × Age post-mortem : 177
    × Avatar : Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!
    × Appartement : Michalak
    × Métier : Mannequin
    × Péripéties vécues : 631
    × Øssements172
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 02/01/2016
    × Présence : réduite

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    24/100  (24/100)
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    avatar
    zombie
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2341-oscar-l-warren
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    zombie
    Terminé
    #14 le 08.02.16 23:16



    Boisson Post-Mortem




    « À ce stade, ce serait un peu effrayant, si tu savais, non ? »

    Un rire secoua Adrien et déclencha un petit sourire chez le blondinet. En lui, pourtant, naissait l’envie de connaître davantage ce garçon. Ses goûts, ses désirs, son caractère. Le connaître bien plus encore. Suffisamment pour se confier. Pouvoir lui avouer lui aussi, sans un tremblement ni un regret, la lâche fuite qui l’avait poussé dans la mort. Pouvoir lui dire qu’il appréciait désormais de ressentir les choses, de sentir son cœur s’emballer et se freiner, d’être heureux d’exister, simplement ; Tous ces sentiments, ces sensations qui faisaient que la vie était belle, ces doux moments qui lui avaient tant manqué de son vivant, ces instants uniques qui feraient de sa mort un bonheur… Ce serait beau. Tellement beau. Idiot désir qui, il en était persuadé, ne pourrait le mener que vers déception. On ne s’intéresse pas à un garçon comme lui : au mieux, on l’ignore, au pire, on le piétine. Mais, encore une fois, cette drôle de mort semblait faire naître un infime espoir dans ce cœur aride. Et la lourde frayeur de la déception ne suffisait pas à l’étouffer. Alors il voulait en profiter et refouler, loin dans son coeur, cette profonde angoisse qui faisait corps avec lui depuis des lustres.

    Etait-ce mal, de s’amuser et d’espérer, sans penser à l’avenir ?

    S’enfonçant avec Adrien dans les rangées toutes plus colorées et historiques du magasin, Sebastian s’amusait tellement que c’en était indécent. Ses yeux bleus se posaient avec curiosité sur ces vêtements de lointaines époques, ces étranges textures de tissu au savoir-faire oublié, ces couleurs étonnantes. Il en oubliait la foule et ne lâchait pas Adrien d’une semelle, riant avec lui, le regardant avec des yeux ronds sélectionner vêtement après vêtement. Pour sa part, le blond n’avait pris au passage qu’un ample sweat noir et un t-shirt gris floqué d’un gros chat gris, surmonté des inscriptions « NOT A PEOPLE PERSON » – trouvaille qui l’avait fait sourire et qu’il avait dû se retenir d’exhiber à Adrien, d’ailleurs, préférant ne pas se mettre en avant, l’observer et se moquer avec lui des tenues sordides qu’il mettait devant ses vêtements.

    Bientôt, ils prirent la direction des cabines, le blondinet suivant son aîné avec ses deux habits et un jean à trou qu’il avait déniché par hasard à basprix. Arrivés devant les cabines d’essayage, Adrien se dirigea aussitôt dans la dernière de libre. Contrairement à lui, le blond n’avait pas l’intention d’essayer ses affaires et l’avait suivi sans en avoir l’intention – de toute façon, si ça n’allait pas, il mettrait une ceinture ou retrousserait ses manches… De toute façon, personne ne le remarquerait, comme d’habitude. Sauf peut-être ses colocataires et, s’il se décidait à sortir, quelques inconnus. De toute façon, il était trop maigrichon et petit pour avoir des vêtements à sa taille et, depuis le temps, il avait abandonné l’idée. Habituellement, moins il passait de temps dans toute cette foule, mieux il se portait. Pourtant, si cette fois-ci, il s’amusait et ne voulait pas sortir du magasin tout de suite, cela ne changeait pas ses habitudes d'acheter ses vêtements sans les essayer.

    Sans s'en excuser, un homme âgé le bouscula en se dirigeant vers une cabine qui venait de se libérer. Rentrant la tête dans les épaules, Sebastian alla se poster juste devant la cabine dans laquelle était Adrien, espérant ainsi ne plus se trouver dans le passage et gêner les autres.

    Alors qu’il attendait, soupirant dans l’atmosphère chaude et étouffante du coin « essayages » au fin fond du magasin, la voix du roux se fit entendre à côté de lui. Il lui répondit et le tissu de la cabine s’ouvrit brusquement, lui tirant un léger sursaut. Adrien le regardait sans comprendre puis, avisant les autres rideaux fermés, l’attrapa et l’attira dans la cabine en disant « Comme ça, tu peux te changer aussi ! », se méprenant sur ses intentions.

    Sebastian ouvrit la bouche pour lui répondre qu’il n’avait pas besoin d’essayer ses vêtements mais, avant qu’il n’ait eu le temps de dire un mot, le rideau de la cabine était refermé et le jeune homme avait entreprit de se dévêtir. Le blond resta un moment bouche béé, sous le choc, prenant soudainement conscience de l’intime proximité à laquelle les obligeait la cabine. Il vira au rouge et recula, se plaquant contre les parois, derrière lesquelles il aurait bien aimé disparaître comme un fantôme. Pourquoi il ne pouvait pas s’enfoncer dans les murs, d’ailleurs ? Zut alors, il n’était pas mort, il n’était pas un fantôme, un lémure ? A quoi ça servait, sinon à se cacher dans ce genre de situation horriblement GÊNANTE ?

    Son cœur battait la chamade et le sang tambourinait à ses tempes. Et Dieu qu’il faisait chaud, dans cette cabine ?! Horriblement chaud. Il en avait des bouffées de chaleur, des sueurs froides. Et ce n’était pas la ménopause, croyez-moi, mais plutôt l’horrible sensation de se retrouver à quelques pas d’un homme à moitié nu – extrapolons – et si proche de lui qu’ils pouvaient se frôler sans le vouloir. Pour un adolescent inhabitué au contact humain, c’était fortement déroutant, dérangeant.

    Il ne savait plus comment réagir, n’osant même pas bouger un doigt de ses mains tremblantes. Son regard effleura de nouveau le torse nu de son acolyte et il se retourna brusquement dans un frisson, sa main venant nerveusement détacher l’élastique retenant sa tignasse blonde, qu’il entreprit de remettre – ou faire semblant de remettre – comme si s’attacher les cheveux était la parfaite excuse pour tourner le dos au jeune homme sans gêne qui l’avait attiré ici.

    La gorge sèche, il s’humecta les lèvres avant de marmonner d’une petite voix :

    « Euh, je… J’ai pas besoin de… d’essayer mes affaires, enfin… Je n’essaye jamais d’habitude, donc… Je vais peut-être t’attendre dehors, il n’y a pas trop de place, ici… »

    Hors de question de me déshabiller devant quelqu’un, songea-t-il avec effarement, c’est déjà difficile de… d’assister à… Il n’alla pas plus loin dans ses pensées, mais ce ne devait pas être loin de strip-stease. En même temps, à quoi vous attendiez-vous, en vous réjouissant de voir un adolescent gringalet esseulé et peut-être encore pur et innocent traîné de force – oui, extrapolons encore un peu – dans une cabine d’essayage par un beau jeune homme juste légèrement plus âgé ? Eh bien, pas à grand-chose, j’espère – ou peut-être à trop, justement… Quoi qu’il en soit, notre blondinet était dans tous ses états, osant à peine penser à se retourner, et n’avait aucune intention de se dévêtir. S’il voulait cacher son trouble, c’était râpé !


    Code by OkamiKei

    avatar
    Invité
    Invité
    Terminé
    #15 le 10.02.16 16:25


    _______
    F R E E D O M
    boisson post-mortem


    _____Rouge. Il était rouge de partout. J'aurais peut-être du l'être, moi aussi. Avoir honte de l'avoir embarqué là-dedans. Avoir honte des choix. Avoir honte de moi.
    Mais pourtant, il n'y avait rien de tout ça. Je m'amusais. C'était quelqu'un de gentil. Un bon garçon (et sans aucun doute très mignon, dans tous les sens du terme). Il me faisait penser un peu à un enfant. Non. Nous étions des enfants. Il n'avait que dix-sept ans, même si je l'ignorais. Enfin. Est-ce qu'en soit, ça changeait quelque chose ? Non. Car au final, c'était Sebastian, et pour rien au monde j'aurais changé ça.
    Il était plaqué contre une paroi de la cabine. Moi, je tentais de prendre le moins de place possible, qu'il puisse se changer. Du coin de l’œil, je le voyais. Il s'empêchait de m'admirer (un peu d'humour, que Diable !), il trouva excuse pour se retourner. Il se cachait le visage de moi. Moi, qui était à moitié nu. Et non, je n'extrapoles pas. Je n'avais ni pantalon si chemise. J'étais là, en boxer, devant lui. En fait, oui, j'aurais dû avoir honte. J'aurais eu honte, en temps normal, mais avec lui, j'avais le sentiment qu'il n'y avait plus de problème. Je ne sais pas pourquoi ni comment l'expliqué.
    Alors, moi, dans mon sous-vêtement rouge (oui, il est très important de le souligné), j'entrepris d'essayer un autre pantalon, vert. J'avais prévu de le mettre avec une chemise bleue à carreau et un pull jaune. Le tout irait très bien avec mes bottes brunes, que je n'avais pas sur moi, évidemment.
    La couleur était sympathique et la texture agréable. Mais, comme il est facile d'imaginer, je suis pas très doué.
    Tentant de mon mieux de rester dans mon espace, je finis par me prendre les pieds dans le vêtement, ce qui eu pour cause de me faire tomber. Bien sûr, je ne comptais pas me casser la figure, alors, j'ai mis mes mains devant moi pour me rattraper. J'ai cru pendant deux secondes que j'allais arracher les vêtements de Sebastian, parce que oui, c'est vers lui que je suis tombé !
    Mais ce qui est arrivé est encore mieux que ça ! Mes mains posée, plus ou moins contre la paroi, moi avec un pantalon sur les chevilles et à moitié à poil et puis, lui, qui était entre tout ça.
    J'aurais pu rire, si je n'étais pas trop occupé à mourir (pour une seconde fois) de l'intérieur. J'étais devenu aussi rouge que mon boxer.
    La proximité, ça passait. Le fait de l'avoir dans mes bras, dans un câlin, aussi. Mais ça. Ça, je n'avais vu que dans les scènes de romances dans les animes. Je n'étais, mentalement, pas préparé à ça. Être aussi proche de ses lèvres. C'était... perturbant ?
    Je tiens à préciser que je n'ai jamais eu personne dans vie : je n'ai jamais été intéressé par ça.
    Au bout de près de trois seconde, je réalisais ce qu'il se passait.
    Je me suis retiré le plus vite possible et repris de m'habiller, ne disant rien.
    Une fois changer, je lui dis qu'on devrait peut-être y aller.
    La tenue m'allait plutôt bien. Mais j'étais trop rouge pour noter quoique ce soit.
    J'avais remit en place les vêtements que je ne prenais pas à leur place. Puis, on est partit en caisse, payant ceux qu'on emportait.
    Je gardais sur moi les nouveaux habits.
    Peu à peu, on se dirigeait vers la sortie.
    Mais je n'avais pas envie que ça se finisse là. Je voulais... plus ?
    Est-ce que...” commençais-je. Pourquoi était-ce devenu si dur de parler, d'un coup ? Mes joues n'avaient pas changer de couleur. Au moins, dehors, je pourrais prétendre que c'était le froid. “Est-ce qu'on pourrait se revoir ?
    Et sa réponse, je l'attendis, là, en le regardant dans le blanc des yeux.

    codage par Hydro sur
    apple-spring

    Hors RP:
    Oh mes dieux ? C'est... pourri ? Mais pourri ? C'est niaiiiiis. C'est tout nul DDDD:
    Mais je te propose de s'arrêter à ta réponse et puis on reprend ailleurs ? Quelques jours plus tard ?
    × Evolution :
    × Image : × Age de la mort : 25 Masculin
    × Age post-mortem : 177
    × Avatar : Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!
    × Appartement : Michalak
    × Métier : Mannequin
    × Péripéties vécues : 631
    × Øssements172
    × Age IRL : 24 Féminin
    × Inscription : 02/01/2016
    × Présence : réduite

    Feuille de personnage
    × Degré d'amusement:
    24/100  (24/100)
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    avatar
    zombie
    http://www.peekaboo-rpg.com/t2341-oscar-l-warren
    25Masculin177Dino Cavallone - Katekyo Hitman REBORN!MichalakMannequin63117224Féminin02/01/2016réduite
    zombie
    Terminé
    #16 le 21.02.16 16:17



    Boisson Post-Mortem




    Dans la petite cabine à la chaleur étouffante, Sebastian se retenait de trépigner sur place, abominablement gêné par la situation. Lui tournant toujours le dos, il ne voyait plus Adrien ; Mais il sentait quand même, si proche de lui, sa présence qui lui rappelait la dérangeante situation dans laquelle tous deux se trouvaient. Une cabine exigüe, deux jeunes hommes, l’un se dévêtant et l’autre… regardant ? Attendant ?

    Le blondinet rattacha ses cheveux et prit une profonde inspiration. Il se retourna vers Adrien, ouvrant la bouche pour lui dire qu’il sortait et qu’il allait l’attendre dehors. Ses cordes vocales tardèrent à formuler un son, tandis que son regard se posait sur le jeune homme roux qui était en train de mettre un pantalon, sur son torse dénudé et son boxer rouge (la classe !). Avant qu’il n’ait eu le temps de détourner le regard, devant ses yeux ébahis, Adrien perdit l’équilibre et manqua de se vautrer royalement. Manqua, puisqu’il eut le réflexe de tendre les bras pour se raccrocher à quelque chose, et se rattrapa au mur.

    Oui, voilà. Sauf que, du coup, ses mains étaient contre le mur et, cerné par ses bras tendus, Sebastian se retrouvait presque dans ses bras.

    Quelques secondes. Ce fut le temps que dura cette proximité outrancière. Quelques longues et interminables secondes. Le choc, ou plutôt l’embarras coupa le souffle de Sebastian, qui s’arrêta de respirer sans s’en rendre compte. Ses yeux ronds étaient plantés dans ceux d’Adrien, juste à sa hauteur.  Ses lèvres étaient si proches, trop proches. Il sentait même son souffle sur son visage. Il le voyait rougir de si près qu’il avait l’impression de pouvoir discerner son grain de peau.

    S’il avait pu s’enfoncer dans le mur, nul doute qu’il l’aurait fait en cet instant.

    Puis Adrien se recula subitement, reprenant ses esprits. Sebastian cligna des yeux et sa respiration reprit enfin à un rythme effréné et saccadé. Son cœur tambourinait avec force dans sa poitrine et son visage avait viré au cramoisi. Il avait l’impression que la chaleur avait grimpé dans la cabine. Il faisait chaud, tellement chaud…

    Ses yeux fixaient obstinément le sol tandis qu’il essayait d’ignorer la présence d’Adrien juste à côté et cette foutue situation embarrassante digne des mangas qu’il lisait habituellement. Sauf que, dans ces mangas, les choses étaient généralement plus ambiguës, ou elles le devenaient pas la suite… Est-ce que leur situation était ambiguë ? Non, non, non. Enfin, ils se connaissaient à peine. Ils se connaissaient à peine, mais ils se retrouvaient tous deux coincés dans une cabine d’essayage trop petite et… Chht ! … Et dans la situation la plus embarrassante qui soit… Aaaaaaah mais non non non ! Par réflexe, et pour faire taire ses stupides pensées qui lui donnaient envie de sauter à nouveau d’un pont, Sebastian se claqua le front avec la paume de sa main puis se frotta le visage. Essayant de refouler cette voix diabolique et terriblement gênante dans sa tête – où était la petite voix d’ange plutôt ? – le blondinet attendit qu’Adrien ait fini de se rhabiller, regardant et trifouillant ses ongles devenus subitement si intéressants.

    Lorsqu’Adrien eut fini ses essayages, tous deux allèrent à la caisse du magasin. L’ambiance s’allégea en sortant de la cabine exiguë, pourtant… Pourtant, tandis qu’ils faisaient la queue pour payer, le jeune blond n’avait pas envie de sortir de la boutique. Une fois qu’ils sortiraient, tout s’arrêterait ? Ils risqueraient de ne plus se revoir et repartiraient chacun de leur côté. Adrien retrouverait peut-être ses amis et Sebastian, sa solitude. Il n’en avait pas envie. Il n’en avait pas envie mais, paradoxalement, il ne se voyait pas demander davantage au jeune homme roux. Non seulement par peur d’un refus, mais aussi parce qu’il était bien trop timide pour oser le déranger.

    Ils avaient fini de payer. Sa mine s’assombrissait tandis qu’ils allaient vers la sortie. Ses méninges tournaient pourtant à plein régime, cherchant vainement une excuse pour que tout ne s’arrête pas ainsi, cherchant…

    « Est-ce que... »

    Sebastian releva vivement la tête lorsqu’Adrien commença à parler. Il planta dans ses yeux son regard bleu, attendant impatiemment la suite, le cœur palpitant.

    « Est-ce qu'on pourrait se revoir ? »

    Aussitôt, un immense sourire naquit sur le visage du blondinet et illumina son regard.

    « Oh, oui ! On pourrait… ! Euh… Est-ce que tu loges à l’agence ? »

    A son acquiescement, Sebastian lui expliqua où était l’appartement où lui-même logeait au sein de l’agence, sans se rendre compte de son débit de paroles nerveux et rapide qui pouvait s’avérer difficile à suivre pour quelqu’un qui n’était pas américain ou anglais. Puis il se coupa à la fin de son explication et posa un regard joyeux sur Adrien, le sourire aux lèvres.

    « Euh, si… Si tu veux, on pourrait se retrouver dans l’agence… Je ne sors presque jamais, donc… Je suis souvent là… »

    Il s’emmêla nerveusement les doigts. Il avait poursuivi plus lentement et avec hésitation. Regardant ses doigts qui s’agitaient avec nervosité, il inspira avant de continuer, d’une petite voix :

    « Je suis arrivé il y a peu… Si tu connais davantage le monde des morts, tu pourrais… Me le faire découvrir… ? »

    Ils étaient sortis de la boutique. Maintenant, il était temps de se séparer. Toutefois, Sebastian était rassuré à l'idée qu'ils pourraient se revoir. Et il espérait fortement qu'il entendrait bientôt Adrien venir frapper à sa porte. Il n'avait pas envie de retrouver la solitude qui était la sienne... Il s'était si rapidement habitué à l'agréable compagnie du jeune homme roux !

    Les deux garçons se dirent au revoir et, après s'être fait violence pour se forcer à rentrer, Sebastian adressa un dernier geste de la main à celui qu'il attendrait de revoir avec impatience. Puis, légèrement dépité mais content en même temps, il se retourna et redescendit les étages pour rentrer chez lui et retrouver le bazar de solitude qu'était son coin de chambre, son lieu de vie.



    FIN

    Code by OkamiKei

    Aller à la page : Précédent  1, 2
    Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum

    forums partenaires