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Agitation en salle de musculation !

Agitation en salle de musculation ! Empty #1le 12.09.19 17:22
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Haruki Matsuoka
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Haruki Matsuoka
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Le tintement d'une altère reposée sur le rail à la fin d'un exercice contraste avec le ronronnement régulier des tapis de courses et des vélos statiques. Quelques respirations haletantes, souffle ou sons produits par la voix dû à l'effort se font également entendre. Vient ensuite le son produit par le frottement du fil qui monte lors d'un exercice de levé de poids sur l'une des machines. Encore le même son, le fil redescend, rapidement suivi par l'impact des poids retrouvant leur place. Chacun est concentré à sa tâche, dans cette salle éclairée par les néons se trouvant au plafond. Dans un coin en hauteur, une télévision est allumée montrant un présentateur en costume gris et cravate rouge, penchant de temps à autre les yeux sur ses feuilles. Ses lèvres sont en mouvement mais aucun son n'en sort. Personne ne prête attention à l'écran.

Avalant la distance sur son tapis de course, Haruki regardait les différentes valeurs s'afficher. Celles-ci indiquaient qu'elle courait déjà depuis 24 minutes et une poignée de secondes. Dans ses jambes, un cri voulant la pousser à s'arrêter. Sa repiration s'était tout naturellement accélérée pour ne pas l'aider. Et une partie de sa conscience à chaque fois qu'elle voyait le temps s'affichait, avait l'impression de le voir s'étirer de plus en plus à mesure qu'elle se rapprochait de son objectif. Les dernières minutes étaient toujours les plus difficiles. Or, elle connaissait ses symptômes et presqu'intérieurement, ne pouvait s'empêcher de s'autocritiquer, comme un moteur de motivation.

Te fous pas de moi. Fatiguée mon cul. Regarde, tu n'as même pas ralentie et tes jambes continuent d'avancer. Ta respiration est encore régulière. Aucune douleur à la poitrine, aucun problème respiratoire et même, quand tu cesses un instant d'y penser, la douleur dans tes jambes s'en va. Cette fatigue, c'est juste dans ta tête. Tu peux faire beaucoup plus. Si tu étais vraiment à bout, tes jambes refuseraient de te porter et tu t'étalerais. Tu es loin d'être vomir. Tu as déjà fait tout ca. Plus que cinq minutes et tu as fini. Tu n'as aucune raison de t'arrêter alors interdit de le faire. Tu sais bien trouver l'énergie de stresser, te questionner, subir toutes ces pensées parasites. La force de te mutiler ou détruire tu l'as. Alors fais-en quelque chose et fous-là dans tes jambes pour faire ces cinq putins de dernières minutes !

La sueur perlait sur front, dans son cou, sur son ventre et dans son dos. La jeune femme passa son bras sur son visage pour enlever la sueur qui la dérangeait et continua sa course, avec un mélange d'euphorie de voir qu'elle avait presque fini et de désespoir de voir le temps avancer si lentement. Finalement, elle ralentit progressivement la machine et son allure jusqu'à s'arrêter complètement. Tirée de son effort, la fatigue s'empara de ses jambes et elle sentit une bouffée de chaleur surtout au niveau de son visage et de ses oreilles gardée jusque-là à distance. Les extrémités de ces mains et de ses pieds étaient à l'inverse beaucoup plus froid. Mais surtout, cette séance de course l'avait laissé détendue, comme si rien n'aurait pu perturber cette transe. C'était au moins le cas pour toute les pensées dans lesquelles la jeune femme se noyait d'ordinaire. Elle n'avait pas l'habitude d'avoir une telle paix et en cela, même si elle n'était pas aussi friande de sport que d'autres, elle était au moins reconnaissante envers cette activité pour ca.

Après s'être assurée d'avoir remis la machine à zéro, la demoiselle se dirigea vers un banc pour s'y asseoir et récupérer de cette première partie de sa séance. Son rythme cardiaque retrouva assez vite une allure plus modérée et portant le dos de sa main à sa joue et son front encore mouillé, elle constata que sa température quoiqu'encore légèrement élevée, était déjà bien redescendue.

Un peu plus loin, la baie vitrée s'ouvrit pour laisser entrer de nouveaux praticiens. En tête du groupe, il y avait un homme aux cheveux blonds mi-longs et légèrement en bataille. Son teint hâlé, mettait en valeur ses muscles saillants de ses épaules et ses bras ainsi que de ses mollets que sa tenue, un short et un débardeur, ne cachaient pas. Quand aux parties dissimulées, sa tenue n'empêchait pas de deviner leur forme. L'entrée de l'inconnue ne se fit pas sans bruit. Avancant d'une démarche assurée dans la salle, le nouveau venu qui semblait assez bien connaître les lieux, se dirigea dans hésitation dans un coin pour commencer à s'échauffer. Personne n'aurait davantage porté attention à son entrée si celle-ci ne s'était pas accompagnée d'un chahut crée par le groupe de personnes qui le suivaient. Des femmes pour la majorité et quelques hommes. Un peu moins d'une dizaine de gens qui soudain, firent paraître la salle plus bondée et beaucoup plus étroite.

La sérennité du lieu venait d'être troublée et pour cause, quelques têtes se tournèrent vers le groupe l'air contrarié. Un homme assis sur l'un des bancs où se pratiquent les developpé-couché se leva et récupéra sa serviette qu'il jeta sur son épaule, avant de se diriger vers la sortie. Haruki regardait avec agacement les nouveaux venus. Trop de monde et bruyant avec cela. Et de ce qu'elle voyait et entendait, ils étaient surtout là pour le blondinet. En temps normal, cet agacement aurait grandi et elle aurait tourné et retourné sa frustration dans sa tête, s'imaginant juste partir outrée ou les faire sortir. Seulement dans son imagination. En vérité, elle n'aimait pas se faire remarquer dans ce genre de chose, trop pénible à gérer. Toutefois, la paix apportée par sa session de course lui permit de simplement laisser échapper son exaspération dans un soupir avant de leur tourner le dos pour reprendre son entraînement.

Les minutes s'égrénèrent et malgré un environnement un peu plus animé, tout le monde avait retrouvé sa concentration et ses exercices. Deux autres personnes, une fois leur entraînement fini s'en étaient allées et les praticiens restant avaient pour certains changés de place au fil de leurs besoins. De fait, après quelques séries d'abdos et un autre mouvement la Lémure était partie faire quelques exercices de dos et d'épaules avec des altères.

... 6 ... 7 ... Synchronisant le mouvement avec sa repiration, Haruki levait et abaissait un poids se trouvant derrière sa tête, les coudes au niveau de ses tempes quand le poids se trouvait au milieu de ses omoplates et dépliant les bras pour hisser celui-ci. Concentrée et le dos tourné, elle ne vit pas que quelqu'un s'approchait dangereusement d'elle. Pas plus que la personne occupée à rire à une blague ne la vit.

- Attention !

Le mot lui était sans doute parvenu aux oreilles d'Haruki comme celle de la femme qui la percuta en se retournant mais c'était trop tard. Le heurt associé au poids qu'elle portait en hauteur déséquilibra la demoiselle. Haruki effaré se sentit partir mais plus angoissée encore, elle vit la personne qui se tenait non loin d'elle qu'elle risquait d'entraîner dans sa chute. La femme qui lui était rentré dedans put se retenir et retrouver son équilibre mais Haruki dont les mains n'étaient pas libre n'eut pas le réflexe immédiat de lâcher son poids. De plus, elle essaya tant bien que mal de ne pas tomber à son tour sur le jeune homme qui se trouvait dans sa trajectoire. Son succès fut mitigé... Alors qu'elle perdait prise avec le sol, elle lâcha son poids comme elle put pour éviter de blesser l'autre mais elle ne put que partiellement lui éviter un accident.

Une sourde douleur dans la jambe qui la fit se crisper et ses serrer les lèvres sur le coup suivit de l'impact de sa rencontre avec le sol.

Il lui fallut quelque secondes pour se remettre du choc de la chute mais en reprenant ses esprits, elle se rendit compte de deux choses. La première : la douleur qui lui parcourait la jambe gauche. La seconde, elle sentait quelque chose sous son corps. A partir de là, il ne lui fallut qu'une fraction de secondes pour comprendre que malgré son effort, elle avait entraîner l'autre avec elle et qu'elle venait qui plus est de lui écraser l'avant-bras. Horrifiée, son premier réflexe fut de se traîner quelques centimètres plus loin pour le libérer. Des cheveux en désordre s'échappaient de sa queue de cheval et elle arborait expression inquiète alors qu'elle tendait les mains pour essayer de l'aider à se rassoir.

- J-je suis sincèrement désolée... Je ne l'ai pas fait exprès...
Agitation en salle de musculation ! Empty #2le 15.09.19 19:20
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Benedikt Engelburg
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Sport et incidents
Inspire. Expire. Inspire. Expire. Inspire. Expire.

La respiration du lémure se cale sur ses mouvements. Les pieds ancrés dans le sol, il remonte son buste jusque-là allongé à terre pour venir toucher des coudes ses genoux. Puis, avec la même vigoureuse lenteur, il revient vers le sol avant de recommencer l’exercice, encore et encore, sans réel répit.

Autour de lui, rien que le chuchotement des respirations haletantes, le ronronnement ou grincement des machines et le silence des corps qui s’activent. Peut-être, en tendant bien l’oreille, remarquerait-on la faible musique qui réussit à s’échapper du casque d’un coureur, mais Benedikt n’y fait pas attention. Son esprit est vide, et ça ne va pas sans l’arranger. Certes, c’est vrai, il ne réfléchit pas énormément au quotidien, mais pour une fois, ses émotions ne filtrent pas à travers son cerveau. Il est dans un calme profond, et c’est plus qu’agréable. Il se contente de préserver la douce monotonie de ses exercices, les yeux fermés. Il en changera, peut-être, tout à l’heure, lorsqu’il en sera lassé. Mais en attendant, il profite de l’instant, il profite de l’effort.

Son souffle est régulier. N’est-ce pas doux à entendre, le souffle d’un homme mort ? Voilà ce qu’il manquait dans sa vie, le calme d’une salle de sport. Ignorant même l’existence de ces réflexions, il continue à se relever, presque machinalement. Il n’est pas conscient des tiraillements de ses muscles, comme il n’est pas conscient du temps qui a passé depuis qu’il est arrivé dans la salle.

Soudain, des bruits de pas, des claquements de portes, des échos de rires. Un groupe d’ectoplasmes rentre dans la salle, brisant le silence et l’atmosphère feutrée et agréable. Benedikt se relève une dernière fois avec une grimace, et grogne silencieusement. Ils viennent de casser son moment de bonheur, ils ne méritent que des regards de reproches, dont ils feront fi bien évidement. Le lémure les aurait bien déclarés en duel, mais ils sont nombreux, et c’est une salle de musculation plus que de combat. Et surtout, les duels étaient passés de modes plusieurs siècles avant sa mort.  

Il hésite : quitter la salle ou continuer comme si de rien n’était ? La seconde solution lui parait plus appropriée, mais il décide tout de même d’aller boire un coup. En retrouvant la bouteille qu’il avait laissé là, il la découvre vide. Il se glisse donc vers les toilettes pour la remplir.

Il revient quelques instants plus tard. Le groupe est toujours présent, toujours bruyant, et toujours aussi peu intéressé en ce qui devrait être considéré comme un art, j’ai nommé, le sport. Il décide de passer juste à côté, histoire de leur montrer à quel point il les ignore et faire quelques croche-pattes au passage. Il les dépasse sans effectuer son dessein, les pieds se baladant loin des siens et les têtes trop occupées pour le remarquer. Il grogne, légèrement frustré, avant d’entendre un cri derrière lui :


“Attention !”


Il n’a le temps de se retourner que pour voir une brunette lui tomber dessus, portant entre ses mains un altère qui l’évite de prêt. Par contre, la jeune morte l’emporte dans sa chute, lui labourant au passage l’avant-bras droit. Mais cette douleur n’est rien face à celle dans sa cheville qui s’est retrouvée bloquée par une machine et son poignet gauche tordu en amortissant la chute.

Un pardon et un éclat de rire vient de celle qui a causé l’accident et a réussi à éviter la chute, avant qu’elle ne se désintéresse totalement d’eux. La jeune femme sur lui se décale sur le côté et se penche vers lui. La chute et le sport ont totalement ébouriffé ses cheveux, un air nerveux et inquiet marque son visage.


"J-je suis sincèrement désolée... Je ne l'ai pas fait exprès..."


Un léger sourire à la fois amer et conciliant déride le visage du jeune ectoplasme. S’il ressent beaucoup de rancœur envers la membre du groupe qui l’a mis dans cet état, il n’en veut pas à celle aux altères qui est elle aussi une victime des circonstances, et a semble-t-il essayer d’éviter de l’embarquer avec elle.  Redevenu sérieux, il regarde son poignet qui commence à gonfler.


“J’aurai juste du mal à écrire pendant un petit moment...”


Il renvoie dans un coin de son esprit la douleur à la cheville et celle à l’avant-bras, qui lui semblent superflues. Dans un élan d’humanité, il demande à sa partenaire de malheur :  


“Tu as été blessée ?”


Vraiment, ce groupe de fantômes sont vraiment décidés à gâcher sa journée, et même sa semaine. Bon, c’est vrai, il a de la compagnie dans cette galère.
Agitation en salle de musculation ! Empty #3le 17.09.19 13:59
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Haruki Matsuoka
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Ce moment était à classer dans les moments dont elle se serait bien passé. D'abord, elle qui n'aimait pas être le centre d'attention. On était donc très loin du compte. Avec un accident pareil, ils avaient concentré sur eux tous les regards de la salle. Contrairement à la coupable de cette chute qui avait à peine esquissé une fausse excuse à moitié avalé par un rire moqueur qu'elle tentait de dissimuler, d'autres praticiens avaient cessé leurs exercices et se levaient pour venir voir les victimes. Haruki baissa la tête, sentant une chaleur honteuse grimper à ses joues suite au commentaire de l'homme. Il avait peut-être souhaité ajouter une touche d'humour à la situation mais pour elle, c'était une couche de remords supplémentaire. Ce n'est pas comme si le volume grandissant de son poignet lui avait échappé. Mais elle préféra garder le silence, incapable de dire quoi que ce soit sur le coup. Ce n'est que lorsqu'il s'enquit de son état qu'elle retrouva la parole, relevant la tête au passage.

- Rien qui ne vaille la peine qu'on s'inquiète... Il vaut mieux qu'on regarde tes blessures en premier. J'ai mes premiers soins, je peux m'en occuper.

À côté de la presse, un homme à la peau mate et aux cheveux sombre coupés courts essuya ses mains encore moites sur son short en tissu. Pendant que d'autres l'imitaient en rapprochant, il fut le premier à rejoindre le duo et à s'agenouiller à côté d'eux.

- Eh, ca va ? Besoin d'un coup de main ?

Il avait un timbre amical et naturellement rythmée, ce qui ne l'empêchait pas d'afficher une expression sérieuse, ses yeux sombres se baladant sur le corps des deux victimes à la recherche de toute anormalité. La demoiselle capta le regard du nouveau venu qu'elle dirigea en même temps qu'elle tournait la tête vers le plus mal en point.

- Il faudrait qu'on fasse quelque chose pour ses blessures, si on veut limiter les dégâts.

- Il y a salle de repos à côté et une trousse de soin si je me souviens bien.

Si ce n'était la discussion qui avait lieu entre la Lémure et le sportif, la salle aurait connu un long silence. Attendant l'évolution de la situation, pour les plus volontaires prêt à donner un coup de main au besoin, personne n'avait encore été le premier à reprendre le courrs de son entraînement. Ne serait-ce que parce que cela aurait été malvenu de faire sa vie quand il y avait des personnes en détresse à côté. Alors, ils attendaient tous et regardaient. La coupable s'était rapprochée de son groupe d'amis et chuchotait à l'oreille d'une autre femme. Les deux gloussèrent à voix basse. Une attitude qui passa inapercue face à l'idole du groupe qui regardait inquiet et visiblement désolé ces deux jeunes gens. Il était tourné dans le bon sens, son dos exposé aux larges miroirs recouvrant le mur où les praticiens pouvaient s'observer pendant qu'ils travaillaient, et il avait donc vu se dérouler toute la scène. Il avait vu l'un de ses compagnons de sports heurter la jeune femme qui était tombée sur cet homme. Et il avait vu le poids s'écraser sur sa jambe. La mesure du poids ne lui était pas visible dans le sens où il était tombé mais même si ce n'était que 5kg, tombés de la sorte, ils avaient dû lui faire mal.

-  Vous voudriez bien m'aider à le soutenir ? Pour éviter au maximum qu'il appuie dessus...

Haruki n'avait pas trop demandé l'avis du blessé mais elle espérait qu'il ne rechignerait pas à se faire aider. Avec une cheville bien entamée et un poignet enflé sans parler de son bras qu'elle avait elle-même maltraité, qu'espérait-il faire de toute manière ? Poursuivre les exercices dans  cet état ? Peu probable. Du reste, elle avait beau avoir mentalement préparé un argumentaire et s'imaginait tenir tête à d'éventuels plaintes, elle savait que dans les faits, s'il refusait son aide de manière affirmée, elle resterait bêtement à ne rien faire parce qu'elle ne saurait pas insister. Elle s'en voudrait toujours de l'avoir mis dans cet état, mais n'aurait pas la volonté de trop s'imposer surtout alors qu'elle se sentait coupable. Aussi, avant de bouger, ne serait-ce qu'un muscle et le toucher pour de vrai, elle préféra malgré tout avoir son consentement.

- Vous voulez vous appuyer sur moi ? C'est ma faute mais justement... laissez-moi faire quelque chose pour vous aider.

Elle avait commencé à se relever, le genou gauche n'étant plus que le seul à rester au sol, sa jambe droite en appui sur son pied. Elle ne bougea plus d'un pouce ni n'avancant ni ne reculant, observant la réaction de son interlocuteur. Le deuxième homme lui s'était remis debout et attendait penché, les mains sur ses genoux que le blessé ne soit prêt à bouger.

Un peu plus loin du côté des tapis, les messe-basses se poursuivaient et attirèrent bientôt l'attention d'une praticienne portant un chignon chatain. L'entrée déjà tumultueuse de ce qu'elle qualifiait pour elle-même d'une bande de poule à la manière dont elle caquetaient et gloussaient sans arrêt, ne lui avait pas fait grandement plaisir. Mais leur mauvaise attitude et le fait de les voir continuer à piailler ne fit faire qu'un tour à son sang. Pointant l'une de ses mains gantés vers le duo, elle explosa.

- Tu pourrais pas la fermer un peu ! Tu n'as pas l'impression que c'est de ta faute par hasard ?! Quand on vient dans une salle, c'est pour s'entraîner ! Si tu veux papoter avec tes amis, va dans un café !  

Quelques murmures approbateurs s'élevèrent dans la salle tandis que certains se contentaient de hocher la tête. L'interpellée qui la seconde d'avant riait encore, vit son expression se muer en un mélange d'étonnement et d'agacement. Agacement exaspéré, un air hautain qui avait l'air de dire à l'attaquante "Pour qui tu te prends" et à mesure que les réactions de la salle lui donnaient raison, son visage exprima fureur et honte, ses joues gagnant en couleur de l'association de ses deux sentiments. Elle serra les poings, ses yeux lancant des éclairs. L'atmosphère se tendit et l'autre membre du groupe qui avait partagé ses rires s'approcha pour lui mettre une main sur l'épaule et tenter de la pousser temporairement dans un coin. Mais la femme au chignon n'en avait pas encore fini et s'étant désintéressée de sa première victime, son index accusateur désignait désormais l'idole du groupe qui cligna des yeux avec stupeur.

- Quant à toi, tu n'es pas moins fautif. Que tu veuilles faire du sport, c'est une chose. Mais évite de ramener tes groupies avec toi !

L'accusé eut une réaction bien différente de son prédecesseur. Acceptant le blâme qui lui était fait, il se pinca les lèvres, détournant la tête, regard rivé vers le sol. Il ne niait pas sa responsabilité dans l'histoire. Quand il releva un peu les yeux, ce fut pour les porter vers les gens qui avaient subi l'inconscience de ceux qui le suivaient. Il croisa le regard de la demoiselle aux cheveux auburn qui avait tourné la tête en entendant les vociférations de sa collègue mais à peine capta-t-il ses yeux clairs qu'elle se détourna avec une telle brusquerie que sa queue de cheval fouetta l'air. Il se sentit encore plus mal, se disant qu'elle devait vraiment lui en vouloir. Ce qu'il ne savait pas, c'est que Haruki n'était vraiment pas à l'aise avec les contacts visuels et quand elle l'avait vu se rendre compte qu'elle l'observait, elle avait juste tourné la tête avec énergie, gênée. Heureusement, comme elle devait encore s'occuper de l'homme aux cheveux long, elle ne s'attarda pas plus que nécessaire sur ce petit malaise.
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Benedikt Engelburg
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  Toute activité dans la salle s’est arrêtée, les gens les fixent. Ça ne le dérange pas vraiment, mais Benedikt ne peut s’empêcher de s’étonner de cette réaction de masse. La femme qui l’a entrainé dans sa chute discute avec un autre homme à la peau mate.  Il les regarde, légèrement étonné, à la fois d’être mis de côté et de la gravité avec laquelle ils parlent de ses blessures. Elle lui propose de s’appuyer sur elle, vraiment inquiète. Elle garde un espace de sécurité, n’osant même pas le frôler, peut-être a-t-elle peur qu’il morde.

Il tourne son regard vers elle, la sondant de fond en comble. Il ne croit qu’à moitié qu’elle n’a pas été blessée, mais ne revient pas sur le sujet. Presque de mauvaise foi, il réplique :


“Vraiment... Vous en faites pas, je vais bien. Je peux me seul lever.”


Puis, vu qu’elle reste persuadée que c’est sa faute et qu’il lui en veut, il ajoute :


“Je me moque d’avoir tombé. C’est pas à cause de toi.”


Alors qu’il s’apprête à montrer au monde qu’il est parfaitement capable de se relever seul, une sportive aux cheveux bruns se met à descendre la groupie responsable de l’accident ainsi que le fantôme qui les a amenées ici, soutenue par le reste de la salle. Bien sûr, Benedikt ressent lui aussi beaucoup de dédain et un peu de colère pour le groupe, mais il n’a pas beaucoup plus de respect pour cette femme et la réaction qu’elle a. Elle n’est absolument pas en droit de porter des accusations aussi véhémentes. Sèchement, il réplique :


“Ne parle pas comme ça. Ne crie pas. C’est trop. Je comprends, mais ce n’est pas la réaction à avoir. Tu dis trop de haine pour quelque chose de pas grave. Faut pas attaquer les gens comme ça”


Puis il se tourne vers le groupe, le regard toujours aussi sévère.


“Elle est pas tort non plus. Faites attention à d’autres.”


Benedikt donnant des leçons, on aura tout vu. Il faut qu’il soit vraiment de bonne humeur pour jouer aux médiateurs, lui qui d’habitude se moque bien des autres. Mais il a trouvé cette femme injuste dans ses paroles, et zélée dans son rôle de spectatrice. La jeune morte a un regard étonné, presqu’outrée, puis baisse les yeux et rougit de colère et de honte. Peut-être est-elle allée un peu loin dans ses accusations, mais son esprit échauffé en veut maintenant aussi au blessé de l’avoir rabaissé ainsi, alors qu’elle argumentait en sa faveur.

Il soupire et ose un léger sourire, avant de se tourner vers ceux qui veulent l’aider. Puis, afin de prouver qu’il va bien, il utilise sa main restante pour se relever doucement. Malheureusement, à croire qu’il a sous-estimé sa blessure, ce qui venant de lui ne serait pas très étonnant, à peine debout, sa jambe blessée lâche et il se rattrape de justesse à l’homme à ses côtés. Il réaffermit sa prise sur l’épaule du jeune ectoplasme, légèrement honteux de voir ses propres propos remis en cause par les défaillances de son corps. L’homme sur lequel il s’appuie sourit et n’a pas l’air de lui en vouloir de l’utiliser comme béquille. Au contraire, même, il ne semble demander qu’à aider.

Benedikt se baisse vers la femme prête à se redresser, guettant si comme lui, elle reste fière tout en cachant ses faiblesses. Il tend la main vers elle, sans penser que lui-même n’est debout que grâce au soutien de l’inconnu. Ce dernier se dépêche de lui proposer son aide à elle aussi, et lui propose de regarder ses blessures. Dans le pire des cas, ils pourront toujours aller à l’infirmerie. Le lémure approuve d’un hochement de tête cette solution, et attend que la fille décide ce qu’elle veut faire. Après tout, peut-être n’a-t-elle pas été blessée et souhaite-t-elle retourner à ses altères. Il espère secrètement que ce n’est pas le cas, sans savoir vraiment pourquoi.

Occupé à la regarder, il ne fait pas attention à cet air contrit sur le visage du fantôme blond, ni même au regard mauvais que s’échange les deux hommes. Enfin, plutôt que le l’ectoplasme à la peau mate envoie à celui entouré de groupies, dont les yeux fuient. Il ne remarque pas non plus les mouvements du blond, délaissant sa petite troupe de fans.



Les dés:
Aller, je mets des dés, parce qu'on aime ça Agitation en salle de musculation ! 4151510438
Pile : Le fantôme blond sort piteusement de la salle de sport, considérant qu'il a fait assez de dégâts comme ça  Chou
Face : Le fantôme blond vient près des blessés, s'excuse pour les dommages occasionnés et propose son aide sous le regard pas content de l'homme qui soutient Bene  Agitation en salle de musculation ! 2498550285
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La Faucheuse
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'PILE OU FACE' :
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A l'étonnement de la jeune femme, le blessé à ses côtés ouvrit la bouche pour s'adresser aux uns et aux autres, ayant d'une manière ou d'une autre pris part à l'action. Si la sportive enragée après avoir pris quelques couleurs se tut, contrariée de se faire réprimander alors qu'elle défendait leur cause, la Lémure, elle, resta bête un moment, clignant des yeux en se demandant si elle avait bien entendue.

Pardon ? Je rêve ? Pas grave ? Lui, il pense ce qu'il veut de ses blessures, mais moi j'apprécie moyennement l'idée de me faire blesser. Un accident passe encore mais de la part d'une abrutie que ca amuse, certainement pas. Franchement, c'est quoi cette réaction ? C'est un enfant sorti de son monde de bisounours ? Mon garcon, tu ferais mieux de grandir ou tu vas te prendre de sales gifles dans la vie...

Son intervention eut au moins le mérite de mettre un terme à cette histoire. Le temps qui avait ralenti, s'étirant depuis le début de l'affaire observée par plus d'une dizaine de pairs d'yeux reprit lentement son cours. La scène figée à l'exception des quelques protagonistes qui avaient joué un rôle, se remit lentement en mouvement. La femme aux chignons qui avait hurlé son mécontentement n'eut rien à répliquer à Benedikt, pas plus qu'elle n'avait à en rajouter pour les autres. Et au vu de la manière dont elle avait été remercié, elle préféra retourner à son entraînement. Son visage passa de la contrariété à l'indifférence tandis qu'elle se désintéressait désormais de ce qui se passait. Bientôt, voyant que la situation retournait à la normale, plusieurs sportifs l'imitèrent reprenant également là où ils s'étaient arrêtés. Et lentement, la salle reprit vie. Le roulement des machines se remit en route, les haltères tintèrent de nouveau à intervalles réguliers, les respirations se firent de nouveau entendre.

Mais dans un coin, plusieurs personnes étaient restées figées. Le groupe si plein d'entrain à leur arrivée était désormais devenu bien calme. Leur idole était prostrée sur place. Ses yeux étaient rivés vers le tapis depuis une poignée minutes, n'ayant pas le courage de regarder plus longtemps vers les blessés. L'accusée, de son côté, était toujours furieuse, fixant la femme qui l'avait insulté devant tout le monde avec toute son énergie, comme si ce regard pouvait apporter le malheur sur son ennemi. Elle aurait apprécié. Quant aux autres, ils étaient pour la plupart désormais mal-à-l'aise, s'échangeant des regards discrets, sans qu'aucun n'ose dire ou faire quoique ce soit.

Finalement, ce fut le blondinet qu'ils avaient suivi qui émergea le premier de sa pétrification. Il releva la tête et regarda en direction de son groupe, une expression triste sur le visage, qu'accentuait un faible sourire désolé. Il ne parla qu'à mi-voix, mais ceux à qui ils s'adressaient étaient suffisamment proches pour l'entendre.

- Je m'en vais. C'en est assez pour aujourd'hui...

- Mais ce n'est pas de ta...

La jeune fille n'acheva pas sa phrase. La personne qu'elle admirait avait détourné les yeux, coupant court à toute communication. Même s'il restait, son envie avait été brisé. Sans envie, il n'avait plus aucune raison d'être ici. Ses épaules s'affaissèrent tandis que l'un des deux autre hommes du groupe lui posa la main sur l'une de ces épaules, tentant de la réconforter avec un sourire. Le fantôme se détacha des autres sans regarder derrière lui. Les suivants le regardèrent s'éloigner sans les attendre et comprirent qu'il ne ferait pas. Une brève conversation visuelle et quelques hochements de tête approbateurs et ils se mirent à leur tour en route accompagnés de quelques derniers regards brefs.

Lorsqu'ils arrivèrent au niveau des blessés, le meneur du groupe posa une nouvelle fois ses prunelles sur le trio, accueillit par le regard froid de l'homme venu aider. Il s'arrêta, rattrapé et imité ensuite par le reste de la troupe. Il ouvrit la bouche avant de la refermer. Que pouvait-il leur dire de toute manière ? Qu'il était désolé ? Il ne les avait pas poussé lui-même, pourquoi se sentir responsable ? A dire vrai, c'est surtout que la situation le mettait mal-à-l'aise. Il connaissait bien les personnes qui l'accompagnaient, sortaient souvent avec eux. Ce n'étaient pas des gens mauvais. C'était en salle qu'il avait rencontré plusieurs d'entre eux et comme c'était une passion, il avait toujours apprécié de leur filer un coup de main, partager son  expérience. Il avait conscience qu'ils avaient en quelque sorte finit par éprouver une sorte d'admiration à son égard, il n'était pas stupide. Or, il n'avait jamais spécialement envisagé cette relation comme quelque chose de mal. Aujourd'hui, les personnes de ce groupe avaient été mal percues, justement à cause de cette relation et c'est en cela qu'il se sentait en partie responsable. Sa réaction n'avait pas été géniale, mais Niala avait juste été étourdie. On lui avait déjà fait la morale et qui plus est, elle était assez grande pour s'excuser elle-même. Lui aurait dû s'excuser de quoi ? De ne pas avoir surveillé les gens qui l'accompagnaient, de ne pas avoir été responsable d'eux ? Il se sentait responsable de leur inattention pour la raison déjà cité mais s'excuser ici, comme ca, n'aurait pas la signification qu'il aurait voulu apporter aux excuses. Parce que des excuses, il devait en ce cas en faire aussi bien à son groupe qu'au duo. Une fois à l'extérieur, il parlerait aux premiers.

Haruki attendait sans bouger de savoir ce que leur voulait ces gens, mais ce ne fut qu'une courte pause. Quoiqu'il eut envie de dire, le blondinet s'éloigna, passa la porte et tous disparurent pour de bon de leur champ de vision. Elle les regarda jusqu'au dernier moment et continua observer la porte encore une bonne minute après. Ce fut la tentative de Benedikt à se relever qui la fit de nouveau tourner la tête assez vivement d'ailleurs, de peur de voir ce dernier se casser la figure. Et ca ne rata pas. Heureusement, l'homme à ses côté, très réactif fut un support secourable lui évitant de s'étaler au sol une nouvelle fois.

Face à autant d'entêtement, la demoiselle soupira. Qui espérait-il berner, cet homme incapable de seulement se relever et qui voulait pour Dieu sait quelle raison prouver qu'il n'avait pas besoin d'aide ? Un point de plus en faveur de cette pensée qu'elle avait affaire à un enfant. Mais un enfant au bon coeur du moins. A peine eut-il retrouvé un semblant de stabilité soutenu par l'homme à la peau hâlée que son confrère lui offrit à son tour la main. Elle laissa retomber les épaules et son expression se radoucit, un léger sourire se formant sur ses lèvres. Le second homme enjoint son geste à celui de Benedikt, lui proposant de regarder ses blessures également. La Matsuoka hocha doucement la tête en signe d'approbation et avec leur aide se releva et prit  un appui ne serait-ce que minime sur sa seconde jambe. Pour rendre la marche moins inconfortable pour eux trois, elle proposa aux deux hommes que Benedikt reste avec l'homme à la peau mat afin que celui-ci puisse pleinement le soutenir. De son côté, maintenant qu'elle était debout, elle pouvait les suivre derrière en s'appuyant sur le mur, apportant des précisions en guise d'arguments.

- Pour ma part, j'ai seulement recu un coup à la jambe. Me tenir au mur sera amplement suffisant pour rejoindre la salle de repos.

Un froncement de sourcils désapprobateur naquit sur le visage de leur bienfaiteur. Une expression que ce personnage d'ordinaire enjoué ne montrait pas. Mais aujourd'hui, on lui avait beaucoup fait froncer les sourcils.

- Je peux juste aller déposer le jeune homme et revenir te chercher. Si je vous porte, ca peut aller vite.

En réponse, la belle aux yeux clairs secoua vigoureusement la main en signe de dénégation. Elle ne doutait pas de sa capacité aussi bien physique que psychologique à les porter mais, l'idée qu'on la porte ne la mettait pas du tout à l'aise. La scène de se voir soulevée s'imposa très vite dans son esprit et elle s'appliqua à l'en chasser tout aussi rapidement. Le ridicule ne tuait pas et elle était déjà morte de toute manière. Mais plus que ridicule, il s'agissait aussi d'une certaine pudeur bête de sa part. Le fait qu'on puisse la trouver lourde ou simplement le fait d'être portée par cette personne qu'elle ne connaissait pas, c'était impossible pour elle. Une personne qui la connaissait aurait déjà une chance proche de zéro de s'amuser à le faire alors là... autant dire que si son état avait été pire et qu'il lui avait fallu choisir entre ramper et se faire porter, elle aurait sans hésitation choisit la première option.

- Ca ira. Le temps que j'arrive, ce serait mieux que tu sortes la trousse de premiers secours et que tu prépares le nécessaire. On gagnera du temps.

- Vous avez l'air aussi têtu l'un que l'autre... Pour le coup, vous faites bien la pair.  

Il soupira mais n'insista pas davantage. Il attendit que Haruki prenne appui sur une machine à proximité pour la laisser se concentrer son attention sur Benedikt avant que celui-ci ne prenne exemple et se rebelle à son tour. Il passa donc son propre bras dans le dos du Lémure et passa le bras de ce dernier autour de son cou, le maintenant de sa main libre. De la sorte, même si l'homme aux longs cheveux venaient à perdre l'équilibre ou ne plus pouvoir tenir sur ses jambes, il serait soutenu par son collègue. La jeune femme attendit, les deux mains appuyées contre la machine, le pied de sa jambe blessée en pointe, frôlant à peine le sol. Elle évitait de s'en servir autant que possible. Une fois que le duo serait prêt à partir, elle se mettrait à les suivre à son rythme.
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Le sportif lui propose de l’accompagner jusqu’à la salle de repos, et, au grand malheur de l’ego de Benedikt, il ne peut refuser. Ou alors, il risquerait probablement de devoir y ramper à la force de ses coudes, une des dernières parties de son corps à être encore intacte.

La jeune femme, aussi têtue que lui, préfère semble-t-il y aller d’elle-même, ce que le lémure comprend parfaitement. Celui qui l’empêche à l’instant de s’écrouler au sol se tourne vers elle et ajoute :


“Si tu as un quelconque souci, n’hésite pas à m’appeler, euh... Comment tu t’appelles ?”


N’attendant pas la réponse de la jeune femme, il se tourne vers le blessé et lui pose la même question.


“B... Benedikt” répond-t-il, déstabilisé par la question et le japonais rapide que parle son interlocuteur.


 “Moi, c’est Yukio”

Le sportif leur sourit à tous deux avant de commencer la lente marche vers la salle de repos. Pas si lente, en vérité, au regard du poids qu’il a sur ses épaules. Le lémure fait de son mieux pour ne pas trop le gêner, mais il se sent un peu bête d’être aussi incapable. Ils finissent finalement par atteindre leur but.

La porte s’ouvre dans un grincement sur eux, dévoilant une pièce sombre, vieille, pas sale mais presque, au matériel gémissant au simple regard. Yukio allume l’interrupteur pour amener une lumière blafarde et froide, un peu clignotante à ses débuts. Ce décor est triste et fade, et possède comme seul mobilier d’ancestrales bancs de bois où repose une vieille trousse de premiers soins. L’ectoplasme à la peau mate laisse le blessé s’assoir, craignant au passage que son trône ne se brise. Bien heureusement, Benedikt s’assoit sans suppléent dommage, et Yukio peut vérifier que tout le matériel est en état dans la trousse. Les bandages ont l’air encore utilisables, mais les différentes crèmes apaisantes sont carrément périmées. Il soupire.


“Je vais devoir aller à l’infirmerie en chercher, s’excuse-t-il. J’en profiterai pour voir comment s’en sort notre autre blessée”


Benedikt reste seul dans la pièce, particulièrement étonné. Il ne comprend pas cet homme. Il ne comprend pas pourquoi il perd son temps à aider deux parfaits inconnus, qu’il ne connait d’Eve ni d’Adam. Il ne comprend pas pourquoi il se fait autant de soucis, pourquoi il se donne autant de mal. A ses yeux, la seule raison qui l’avait poussé à vouloir aider la jeune morte, c’était qu’ils soient dans la même galère. Mais cet ectoplasme à la peau mate se donne du mal pour eux deux, et ça lui semble aberrant. Il ne connait pas, et ne comprend donc pas, cette générosité presqu’immense qui habite le cœur de certains êtres. L’idée qu’il fasse ça parce qu’il a quelque chose à gagner lui effleure l’esprit, mais une force inconsciente le pousse à réfuter cette idée.

Laissant ses pensées sans but de côté, le lémure se décale sur le banc afin d’étendre sa jambe et observer ses blessures. Mais, malheureusement, avant qu’il n’ait le temps de s’en rendre compte, le bout de bois se brise et il atterrit bruyamment au sol.

Son cœur fait un bon au sein de sa poitrine, il a peur malgré lui. Le souffle court, il vérifie s’il n’a pas plus mal qu’avant. Bien heureusement, rien de nouveau, si ce n’est qu’il est assis sur le sol désormais et que son rythme cardiaque est légèrement trop accéléré. Légèrement en sueur, il passe une main sur son visage. Décidément, c’est une journée de chute, aujourd’hui.

La minuterie automatique est finie, la lumière s’éteint. Le voilà seul, par terre, dans le noir. Il aimerait pourtant tellement ne plus être seul. Inconsciemment.
Agitation en salle de musculation ! Empty #8le 22.10.19 10:15
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- Haruki.

Il n'y a pas de moment pour les présentations. C'est ainsi qu'elle fit officiellement la connaissance de ce bon samaritain qu'était Yukio et de Benedikt, son compagnon de mauvaise fortune. Après quoi, les deux hommes se mirent en marche et prenant appui contre le mur, Haruki en fit de même. Maintenant que toute l'agitation était passée et qu'elle se retrouvait avec elle-même, la Lémure pouvait sentir la douleur lancinante dans sa jambe qui protestait à chaque nouveau mouvement.

Beau travail ma fille. Toi qui d'ordinaire sait éviter les situations à problèmes, tu as réussi à te retrouver dans cet état. Au moins, je ne pense pas avoir quoique ce soit de cassé. Avec le poids qui m'est tombé dessus, je peux déjà me considérer chanceuse. Mais quand même... putain ce que ça fait mal...

À cause de la douleur, elle replit inconsciemment les épaules, sa tête penchée vers le sol. Peut-être parce qu'elle n'a rien d'autre dans son champ de vision, son cerveau se met à voir toute sorte de détails à côté desquels les gens d'ordinaire passent sans même savoir qu'ils existent. Une fine craquelure au sol, un mouton de poussière aussi petit que deux fourmies qui commence à se former sur la plainte. La demoiselle se rend bien compte de l'inutilité de s'attarder sur ce genre de choses. Qui donc y prêtent vraiment attention. À ce stade, en quoi cela changerait la vie de quelqu'un ? En rien, certainement. Des années d'observation lui auront montré des scènes intéressantes, plus de détails qu'elle ne pourrait s'en rappeler. Et pourtant, on ne sait jamais quand et comment un détail peut influencer la vie de plusieurs personnes. Et surtout, si on veut tout voir, il y a de quoi s'occuper indéfiniment. Pour cette jeune femme qui peine à trouver goût à la vie, cette activité l'empêche souvent de tomber dans le plus profond des ennuis et lui donne un peu moins l'impression de gâcher son temps.

- Ah ! Ca te fait aussi mal que ça ? Tu aurais dû le dire !

La voix d'abord ne fut qu'un son étranger dont elle avait compris les paroles sans en saisir toute la teneur. Relevant la tête par réflexe pour voir qui venait de parler et à qui il s'adressait, la blessée se rendit compte que quelques pas devant elle se tenait Yukio. Un rapide regard lui fit comprendre qu'ils étaient seuls à cet instant dans la portion du couloir et de fil en aiguille, la logique suivit son cours. La réponse s'imposa d'elle-même. C'était lui qui venait de parler et il n'y avait pas trente personnes à qui il pouvait s'être adressé, d'autant que ses yeux verts étaient profondément posés sur sa personne. La constatation suivante fut sur sa posture qui elle s'en rendait compte à présent, devait donner l'impression qu'elle était vraiment mal en point. Elle ne se souvenait pas s'être arrêtée, encore moins depuis combien de temps. Fermant les yeux, elle se pinça l'arrête du nez entre le pouce et l'index.

- Non non ! Enfin, si c'est un peu douloureux... Mais je rêvassais. Désolée de t'avoir inquiété. Où est Benedikt ?

- Déjà dans la salle.

Avant que la demoiselle aux cheveux auburn ait pu en demander davantage, le jeune homme lui expliqua la situation.

- Il y avait bien une trousse de secours mais les produits ne sont plus utilisables. Je vais chercher du neuf à l'infirmerie. D'ailleurs ils devraient penser à nettoyer un peu de ce côté. On croirait que ça fait un siècle que personne n'a utilisé cette salle.

Il partit d'un rire naturel et contagieux qui fit esquisser un sourire amusé à la Matsuoka. Le sportif avait beau plaisanter, son interlocutrice était maintenant intriguée de connaître l'état des lieux. Retrouvant un peu son sérieux, du moins... son air décontracté habituel, il indiqua du doigt l'encadrement d'une porte situé quelques mètres plus loin.

- C'est juste là. Tu veux que que je t'y conduise ?

Fidèle à elle-même, Haruki secoua la tête en guise de réponse, ce qui fit grimacer le jeune homme.

- Ca va aller, ce n'est plus très loin. L'infirmerie n'est pas aussi proche, par contre.

- Pour quelqu'un qui ne peut pas marcher. Mais je suis en pleine forme. Toi en revanche, une fois arrivée, fais-moi plaisir et arrête de forcer.

Il appuya ses paroles d'un index inquisiteur. Les bonnes intentions de cet homme la touchèrent quand même et elle accepta de se tenir tranquille. Satisfait, il trotta sur place le temps de lui faire un salut de la main et s'en alla à petite foulée, passant à côté d'elle. Haruki le regarda s'éloigner un instant avant de se remettre en route. Benedikt était seul en ce moment. S'il arrivait quelque chose, elle ne pourrait peut-être pas faire grand chose mais aurait sûrement plus de chances à ce sujet que lui. À deux, c'était toujours plus prudent. Même s'il s'agissait de deux blessés.

Un bruit sourd retentit. Même s'il était étouffé, on pouvait deviner qu'il était proche. La force avait légèrement fait vibrer le mur, suffisament pour que la demoiselle le perçoive. Après un léger sursaut dû à la surprise, la Lémure accéléra le pas car il lui semblait trop évident que le tapage avait eut lieu dans la salle où se trouvait l'homme aux longs cheveux. Elle accéléra le pas autant qu'elle put, ignorant les protestations de sa jambe et, une petite minute plus tard, ouvrit la porte en trombe. Dans un petit grésillement, la lumière s'allume.

L'effort qu'elle avait fait malgré la souffrance lui avait fait gagné un degré supplémentaire. Ses battements cardiaques s'étaient légèrement accélérés, faisant soulever sa poitrine au rythme d'une respiration plus rapide. Elle ne savait pas à quoi s'attendre et avait rapidement analysé la scène. L'autre blessé était au sol à côté de débris de bois qui avait dans le passé probablement été un banc solide, que les années avaient cependant attaqué. Elle resta plusieurs secondes immobiles face à ce qu'elle voyait. Néanmoins, elle fut plus détendue de voir qu'il ne semblait pas dans un état pire que celui dans lequel il avait été laissé par Yukio. Plus étonnée aussi, maintenant que l'anxiété liée au vacarme et à ses éventuelles conséquences s'était envolée.

- Qu'est-ce que tu fais au sol ?

Question réthorique. Elle avait déjà une hypothèse assez plausible sur le déroulement des évènements. C'était surtout un moyen de briser cette scène qui semblait s'être figée et ainsi permettre au temps de reprendre son cours. De fait, elle quitta enfin l'encadrement de la porte pour venir, après avoir inspecté le sol, s'asseoir face à son interlocuteur. Ses traits se déformèrent tandis qu'elle s'abaissait et se mettait dans une position plus confortable. Mais une fois assise et sa jambe devant elle, la belle aux yeux azures sentit toute la reconnaissance de son membre de le laisser enfin souffler un peu. Ses yeux plus clairs que le ciel se posèrent sur la personne qu'elle avait involontairement entraîné dans cette histoire.

- Désolée... J'aurais préféré être la seule à être blessée. Si j'avais eu de meilleurs réflexes à ce moment-là, j'aurais au moins pu t'épargner.
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Sport et incidents
 La lumière grésille, puis finit par illuminer la pièce d’une lumière fade. Benedikt relève la tête : Haruki l’a rejoint. Il esquisse une sorte de sourire de bienvenue, puis hoche la tête. Maintenant qu’il n’est plus seul, il ne sait pas trop quoi dire. Le visage de la jeune femme est pâle et elle semble souffrir. Il n’ose pas la questionner sur le sujet, vu qu’elle répète depuis tout à l’heure qu’elle va bien. Après tout, c’est à elle de voir. A sa place, il n’apprécierait pas des questionnements à répétition.

De son côté, elle lui demande ce qu’il fait au sol. Un rictus ironique déforme légèrement le coin de sa bouche. La terre est bien basse.


“Le vieux banc a lâché, faut croire...”


Il parle tout en désignant les morceaux de bois autour de lui, avant de tapoter le sol du doigt.  


“C’est quand même... Confortable, en-dessous"  ajoute-t-il, avec ce qui pourrait presque être du mauvais humour.


La blessée s’assoit sur un banc et semble se détendre. Ils doivent être bien beaux à voir, tous les deux, vu le sale état dans lequel ils sont. Le lémure s’étonne qu’on puisse autant se blesser en chutant entouré de matériel de sport. Ce serait une expérience à tenter pour prouver qu’on peut mourir, même déjà mort. Peut-être en se lançant des altères dessus, pif, paf, pouf, traumatisme crânien et tu pars en poussière. Il note cette idée dans un coin de sa tête avant qu’Haruki ne prenne la parole :


“Désolée... J'aurais préféré être la seule à être blessée. Si j'avais eu de meilleurs réflexes à ce moment-là, j'aurais au moins pu t'épargner.”


Benedikt se tourne vers sa partenaire de malheur et lui jette un regard étonné. Combien de fois devra-t-il lui dire de ne pas se soucier de lui ? Pourquoi se sent-elle aussi coupable d’un accident dont elle est la principale victime ? Croirait-elle au karma ? Est-elle persuadée que c’est le destin qui se venge sur elle pour les mauvais actes qu’elle a commis et qu’il est la victime de ses erreurs ? Non, insensé, sinon elle penserait immédiatement que ce même destin l’a puni lui aussi pour toutes les fautes qu’il a commises — et qui sont probablement nombreuses, maintenant qu’il y pense.

Alors... Est-ce qu’elle est vraiment persuadée que tout ce qui n’arrive n’est que de sa faute à elle, parce qu’elle est tombée après qu’on l’ait poussée ? Aux yeux du lémure, c’est idiot de penser une chose pareille. On ne peut pas s’en vouloir de choses qui arrivent, qu’on ne pouvait même pas éviter. A moins de revenir dans le temps. C’est, à ce qu’il croit, ce qu’on appelle des remords. Il n’est pas convaincu de l’utilité de pareils sentiments, mais il n’a pas à discuter de leurs existences vu qu’il doit tout d’abord disculper sa camarade d’elle-même.

Il n’aurait peut-être pas dû défendre la responsable de tout ça. Maintenant qu’elle n’est plus reconnue comme coupable à ses yeux, peut-être l’autre blessée a-t-elle pensé prendre cette place. Qu’elle n’a absolument aucun droit de s’octroyer, vu que le lémure comptait sérieusement la laisser vide. A ses yeux, nul n’est responsable ici. Il ne ressent aucune rancœur, c’est à peine s’il est mécontent de s’être blessé. Ça fait un peu mal, certes, mais c’est très gérable s’il ne bouge pas. Alors, fidèle à lui-même, encore une fois, Benedikt s’en fout. Il cherche comment le faire comprendre à celle qui se mine l’esprit pour quelque chose dont lui-même ne s’inquiète guère, j’ai nommé, sa santé. Après tout, il est déjà mort. Encore plus bêtement que la manière dont il vient de se blesser, avec en plus des conséquences légèrement plus forte.

Il la fixe d’un regard dur, sans plus un sourire, l’air extrêmement sérieux.


“Tu ne dois pas t’en vouloir,  lance-t-il d’une voix sèche. J’en ai marre de répéter, c’est pas ta faute. Et même si c’est ta faute... Tu sais quoi, c’est cool. Je m’étais pas autant blessé depuis ma mort, drôle d’expérience.”


Il redevient plus affable, du moins essaye de l’être, n’étant pas quelqu’un qui extériorise beaucoup sa joie. Il ne sait pas si elle va réagir comme il l’espère, et s’en vouloir un peu moins. Elle va halluciner de le voir tenir des propos aussi je-m'en-foutistes, il ne se rend pas compte à quel point il a l’air d’un gamin inconscient. Ce qu’il est probablement, en y réfléchissant un peu. Plus doux, il ajoute :


“T’en veux pas, en tout cas... Je me sens mal pour toi sinon.”


Certes, Benedikt n’est absolument pas empathique, mais il n’aime pas voir la jeune femme s’en faire autant pour lui alors que ça lui est égal. Il a envie de la rassurer ou de l’apaiser. Drôle de sentiment. Il n’est pas vraiment habitué à prendre soin des gens, ça a quelque chose d’agréable et de frustrant.

Mais voilà qu’arrive leur grand frère du jour à tout deux, qui semble être bien meilleur pour aider qu’eux deux réunis. Toujours le sourire aux lèvres, il passe la tête dans l’encadrement de la porte.


“J’ai de quoi vous réparer !”  s’exclame-t-il.


Puis il fronce les sourcils en voyant les morceaux de bancs qui entourent le blessé au sol, avant de pousser un soupir. Il est grand temps de les soigner, ces deux-là, avant qu’ils ne se fassent encore mal.
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