en partenariat avec...
Nano RoleplayEsquisseJust MarriedMaster PokéThe Holiday ScamGifted
Recherche
Recherche avancée
Annonces

Mille et un pétales

Mille et un pétales Empty #1le 12.09.19 3:30
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Megumi Yokoyama
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kagiyama Hina - Touhou
× Croisée avec : Renard roux
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 685
× Øssements455
Féminin
× Inscription : 29/08/2019
Megumi Yokoyama
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.com/t5134-megumi-yokoyama-mille-et-un-mahttp://www.peekaboo-rpg.com/t5162-megumi-yokoyama-mille-et-un-mensonges#140469http://www.peekaboo-rpg.com/t5170-megumi-yokoyama-mille-et-un-messages#141146
Mille et un pétales 1568591790-1568251565-fleur
MILLE ET UN PÉTALES
feat haruki matsuoka
Connaissez-vous ces matins où le moral n’est pas présent? Il y a ceux qui se lèvent du mauvais pied et sont grognons. Puis, il y a ceux qui restent coucher et que toute l’ambition du monde est nécessaire pour les faire se lever du lit. Megumi se trouvait entre les deux, à la fois couché sur son lit avec le mauvais pied sur le sol. Elle était fatiguée, la nuit n’avait pas été évidente. Alors qu’elle dormait régulièrement comme une marmotte, les sons de son colocataire l’avaient dérangés comme le cri de ses pensées. Voilà déjà deux mois qu’elle était dans l’entre-deux de la vie et la mort. Les paroles de la faucheuse résonnait dans son esprit encore et encore :  T’aurais pas un peu oublié de t’amuser pendant que t’étais en vie? Jamais quelqu’un avait été aussi près de la réalité. Le doigt complètement dessus. Sa vie d’autrefois était d’un ennuyant mortel, si on se permet l’expression. Comment les gens vivaient sa mort, tout en bas? La vidéo qu’on lui avait présenté à son arrivée montrait jusqu’à son dernier soupir, mais elle aurait aimé en voir plus. Combien de temps son corps était resté à refroidir sur le bitume? Combien de gens étaient passés à côté d’elle sans réagir? Est-ce que la culpabilité envahissait l’âme de celui qui l’avait heurté ou vivait-il sans soucis maintenant? Megumi lâcha un cri de colère face à ses questions sans réponse et lança son oreiller contre la porte de sa hutte. Elle essuya les larmes qui roulaient contre ses joues et se leva. Il était temps de sortir cette pièce qui la rendait folle.

La jeune chimère alluma son téléphone cellulaire et lança sa playlist afin de débuter cette journée. S’approchant de son miroir, elle enduit ses cils d’une épaisse couche de mascara qui laissait des grumeaux sous son passage, symbole de sa faible qualité. Attrapant un pinceau, elle ajouta une poudre d’un orange brûlé dans le coin externe de ses yeux, l’atténuant avec rage, irritant la peau fragile de sa paupière qui se teinta rapidement de rouge, contrastant avec le vert de son iris. Megumi lança son pinceau sur son bureau et se dirigea vers sa garde-robe. Elle qui appréciait le maquillage, il n’était décidément pas de son côté aujourd’hui : elle n’avait pas l’élégance habituelle avec ce raté. Elle prit sa robe de soie d’un noir d’encre au niveau du torse qui dégrade vers un rouge sang vers ses chevilles. Un jupon épais et blanc doublait la robe. Elle prit une paire de talons hauts noirs et quitta sa chambre à la hâte, un morceau de ruban à la main pour coiffer sa chevelure en bataille par la suite.

D’un pas vif, la jeune Yokoyama se promena dans les corridors. Elle tourna à gauche, à droit, monta un étage, en descendit un autre. Elle était à bout de souffle lorsqu’elle arriva enfin à sa destination. Sa poitrine se souleva et elle huma le parfum des roses avec vivacité. Il était si bon, si agréable d’y être. Cette forêt de fleurs était un paradis dans cet immeuble pour elle qui aimait tant ces plantes colorées. Soupirant, elle laissa ses épaules tomber et avança d’un pas doux et léger, comme si elle dansait aux travers les épines. Sa main caressait doucement les pétales, en arrachant quelques unes et en flattant d’autres. Arrivée au fond du jardin, elle traversa quelques buissons et s’assit sans grâce sur le sol, sa robe formant un rond autour d’elle. Elle plaqua ces mains sur son visage, les pensées de la nuit refaisant surface. Un grand soupir et elle laissa ses bras tomber de chaque côté d'elle. Il lui fallait se changer les idées. C'était son lieu de paix ici, un lieu reposant, odorant. Alors que son esprit reprenait lentement le dessus sur ses émotions, Maître Renard sursauta d’un coup, entendant un craquement près d’elle.

▬  Y a quelqu’un ?

Elle renifla un coup, étirant le cou pour sortir la tête des buissons où elle s’était abrité. Elle essuya le coin de ses yeux, enlevant sans grand succès le mascara sous ses yeux, accentuant les cernes qu’elle avait tenté de cacher avec son fond de teint.

Oh, c’est toi. Tu m’as fais peur. Je pensais être seule.
Mille et un pétales Empty #2le 15.09.19 13:21
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Haruki Matsuoka
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Makise Kurisu (Steins;Gate)
× Appartement : Gagarine
× Métier : Sans emploi
× Epitaphes postées : 669
× Øssements1404
Féminin
× Inscription : 04/08/2019
× Surnom : le ouistiti
Haruki Matsuoka
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.com/t5049-haruki-matsuoka-s-amuser-diteshttp://www.peekaboo-rpg.com/t5096-haruki-matsuoka
La mort. J'avais toujours eu une étrange relation avec elle. Ce n'est pas anormal d'avoir peur de mourir. Jusqu'à en être victime, on ne sait rien de ce qui nous attend. Mais était-ce normale pour une enfant de s'interroger autant que je le faisais ? Pourtant, je n'avais eu aucun contact particulièrement traumatisant avec la mort. Pas de pertes subites et tragiques. Je n'ai pas non plus été témoin de la mort. On ne m'en a pas non plus fait tout un plat, au contraire ma mère à l'inverse de moi, avait toujours été très calme à cette idée. Si quelque chose devait arriver, ca arrivera. J'avais beau vouloir éprouverla même sérennité, je ne pouvais m'empêcher de me réveiller parfois la nuit, le souffle court et effrayée, n'ayant aucune envie de mourir. Il y avait par-delà le monde tant de croyance qui parlaient d'un au-delà. Une part de moi espérait tant que ce soit vrai. Je le savais. Je n'avais pas peur de la mort en soi. Ce qui me glacait, c'était le rien qui l'accompagnait. Le rien. Même si je savais parfaitement que c'était ridicule parce que s'il n'y avait rien, je n'existerais plus et ces sentiments non plus, mon moi enfant ne pouvait s'empêcher de se projetter, goûtant à cet impossible. Goûtant à l'effroi de ne plus être tout en étant et donc en sachant que tout à côté continuait à être.

Hilarité de la chose. J'avais moi-même mis un terme précoce à mon existence. Et ce sans avoir la certitude qu'il existait autre chose après. A ce moment-là, c'était plutôt l'inverse, je cherchais ce rien ou du moins, je cherchais la paix. Contrairement à d'autres existences de ce monde, je n'éprouve donc aucun traumatisme vis-à-vis de ma mort. C'était il y a quoi, un mois ? Il y a un mois, je m'étais retrouvé dans ce bureau et on avait jugé bon de me rappeler comment ma vie s'était terminée. Mais la première réaction que j'ai eu c'est de me dire que tiens, il y avait vraiment une après-vie en fait. Je tenais l'une des réponses tant et tant débattu dans le monde des vivants. Mais cet état de fait ne m'enchantait pas spécialement. J'avais ressenti une pointe d'exaspération et d'abbatement à l'idée que même après m'être suicidée, on refusait de m'accorder mon souhait. Au lieu de quoi, quelque administrateur de ce monde avait égoïstement décidé de me faire exister plus longtemps avec pour seul indice une question presque entendue : est-ce que je n'avais pas oublié de m'amuser ? Mais avais-je seulement l'envie de m'amuser ? Comment ? Il n'était pas là pour me guider d'avantage, ce qui semblait un peu malvenu de la part de ce monde qui avait décidé de me garder. Je suppose que c'était à moi de le découvrir, que c'était le but du jeu. Mais zut, je suis las, je veux juste qu'on me laisse tranquille...


La jeune femme se laissa aller à son exploration à demi au-hasard. Demi parce qu'elle n'était pas suffisament tête en l'air pour ne pas se souvenir être déjà à tel ou tel endroit. Au cours du mois, elle s'était en effet accoutumé au chemin qui allait de son appartement à la sortie de l'agence. Toutefois, celle-ci était assez vaste pour qu'elle n'en ait exploré qu'une petite partie jusqu'à présent. L'avantage, c'est qu'elle pouvait se laisser aller à ces pensées tout au long de sa marche. Le peu qu'elle pouvait faire puisqu'elle n'avait aucune des possessions qu'elle avait de son vivant. Et qu'elle n'était pas spécialement d'humeur à sociabiliser ou à "s'amuser". Aussi, lorsque la Lémure devait choisir une direction qu'elle n'avait pas encore exploré, c'est le hasard, l'envie du moment qui la faisait aller dans un sens plutôt qu'un autre. Aujourd'hui ces pas la conduisirent vers une porte qu'elle n'avait pas encore vu. Il n'y avait pas d'indicateur montrant qu'elle n'avait pas le droit d'être ici. Après quelques secondes, elle posa donc sa main sur la poignée et entra.

L'abrupt changement de luminosité la fit plisser les yeux pour se protéger. Elle resta immobile quelques instants, de sorte à s'accoutumer à l'éclairage. Mais déjà à travers ses yeux à moitié clos, elle pouvait observer l'endroit dans lequel elle était arrivé. Un vaste jardin. Elle tourna un peu la tête pour avoir une première vue d'ensemble. Elle ne put se retenir de penser à Alice aux pays des merveilles, tant il y avait de rosiers. A la différence que ceux-ci étaient de couleurs variées. Ses yeux se promèrent plus lentement à la recherche d'un éventuel lapin blanc ou d'une carte passant avec un pot de peinture. Simple rêvassage qui ne l'empêchait pas de poursuivre son exploration visuel. Lentement, elle s'approcha pour voir de plus près des roses que l'on avait fait grimper sur les murs. Levant sa main dépassant à peine de sa veste crème, Haruki toucha doucement du bout des doigts une fleur de couleur crème. Les pétals étaient doux comme du velours et frais, preque mouillés. Mais en en prenant un entre ses doigts sans le casser, elle sentit toute la finesse de celui-ci. Elle n'aurait eu qu'un mouvement à faire, juste frotter son pouce et son index pouur âbimer cette beauté délicate.

Chassant cette idée de sa tête, la jeune femme relâcha le pétale et pivota pour se rendre un peu plus loin. Les fleurs n'étaient pas spécialement une grande passion. De bons sujets de photographies et plutôt jolies à regarder comme on regarde un paysage, mais elle ne se voyait pas s'attarder pendant des heures sur des plantes ou chercher à en savoir plus sur elles. Elle pouvait les voir pour le côté pratique de certaines comestible ou aux propriétés médicinales, mais le côté ornemental ne lui inspirait pas grand chose. Ou plutôt, elle ne prenait plus la peine de se forcer sachant qu'elle ne savait pas comment apprécier tout simplement la beauté des choses. Elle ne savait pas comment faire. Et pas juste pour les fleurs. Cela étant, maintenant qu'elle était ici, elle se forcait un peu à regarder un peu plus loin, un peu plus longtemps. De toute facon, elle avait bien du temps à perdre maintenant.

A mesure qu'elle marchait, la demoiselle ne pouvait occulter le trop grand silence de la pièce, rendant le tout irréel. Son expérience passée lui avait appris à quel point la nature était bruyante. Le vent qui se lève de temps à autre et décide de faire danser les feuilles, le vol et le chant des insect, l'envol d'un oiseau, son cri, son chant, les herbacées qui se plient, la course d'un lézard, un bruissement dans les fourrées. Si on tendait l'oreille, on se rendait compte que ca ne s'arrêtait jamais vraiment. Ici, il n'y avait presque que le son de ses pas pour lui rappeler qu'elle n'observait pas une scène sur un écran ou une peinture.

Le soupir, les petites respirations presques larmoyantes parvinrent sans peine à son oreille exercée mais également en recherche inconsciente du moindre bruit pouvant briser ce silence. Cela provenait de derrière les buissons, un peu plus loin. Temporairement sortie de son ennui par une légère curiosité, Haruki décida d'aller jeter un coup d'oeil. Frôlant les rosiers, les feuilles et les fleurs caressaient ses bas, dépassant de son short en jean noir. Et si les bas eurent tout ce temps la chance d'éviter la griffure des épines, sa veste alors qu'elle allait se pencher pour voir, resta prise dans une branche qui craqua. Sentant son vêtement tirer, alors que la branche craquait, la demoiselle cessa d'avancer pour se défaire de l'emprise du rosier en évitant d'âbimer ou la plante ou le tissu. Rien de bien compliqué mais qui demandait à minima de ne pas se comporter comme une brute.

C'est alors qu'une voix cette fois, rompit plus clairement encore le silence. Haruki eut la réponse avant son interlocutrice. Elle se doutait qu'il y avait peut-être quelque chose. Désormais, elle savait qu'il y avait quelqu'un. Une femme qui plus est vu le timbre de la voix. Libérée, la jeune femme s'approcha un peu plus pour se montrer jusqu'à voir une petite tête aux cheveux verts dépasser des buissons. Haruki avait déjà croisé cette jeune femme dans l'Agence. Elles n'étaient pas colocataires mais la demoiselle aux cheveux auburn savait qu'il y avait bien d'autres appartements et sur plusieurs niveaux, pour être déjà passé rapidement devant certains d'entre eux au cours de ces excursions. Ce n'était donc pas une inconnue à proprement parler mais Haruki ne connaissait pas grand chose d'elle au final. Elle savait ce qu'elle voyait à savoir que la jeune femme en général, avait l'air de prendre soin de son apparence en plus d'être tout de même assez belle de base. Féminine et affichant souvent un grand sourire chaleureux. Aujourd'hui, son expression semblait un peu plus sombre et la Lémure se demanda si elle aurait préféré ne pas être vue. De fait, elle ne franchit pas la barrière végétale qui les séparait, ne sachant vraiment comment entamer la conversation. De plus, son interlocutrice n'avait peut-être pas envie de parler non plus et Haruki pouvait bien comprendre à quel point ca pouvait être pénible de devoir se forcer. Par politesse, elle se contenta donc de répondre brièvement.

- Désolée, je ne voulais pas te surprendre. Ma veste s'est prise dans un rosier. Tu peux te détendre, je ne reste pas.

Elle avait parlé d'une voix calme, ne montrant pas spécialement d'entrain, pas plus qu'elle ne se forca à sourire. Elle s'était contenté de l'essentiel et était prête à tourner les talons, pour ne pas imposer sa présence à la jeune femme pas plus qu'elle ne voulait s'imposer une conversation.
Mille et un pétales Empty #3le 16.09.19 4:06
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Megumi Yokoyama
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kagiyama Hina - Touhou
× Croisée avec : Renard roux
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 685
× Øssements455
Féminin
× Inscription : 29/08/2019
Megumi Yokoyama
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.com/t5134-megumi-yokoyama-mille-et-un-mahttp://www.peekaboo-rpg.com/t5162-megumi-yokoyama-mille-et-un-mensonges#140469http://www.peekaboo-rpg.com/t5170-megumi-yokoyama-mille-et-un-messages#141146
Mille et un pétales 1568591790-1568251565-fleur
MILLE ET UN PÉTALES
feat haruki matsuoka
Elle ferma les yeux, repassant un coup de doigt sous sa paupière inférieure, tentant d’enlever encore un peu les traces du mascara visiblement pas waterproof pour éviter d’avoir l’air d’un futur raton-laveur. La tentative sembla meilleure, puisque lorsqu’elle regarda le bout de son index, elle vit qu’il était bien noir, preuve qu’il avait recueilli les fuites de son maquillage. Ce n’était sûrement pas parfait, elle n’avait clairement pas l’air d’une délicate fleur à travers le champs de rose, mais elle était déjà mieux qu’avant. Elle ne sentait clairement pas dans ses meilleurs jours, mais il était temps de jouer la comédie. Le masque se glissa dans ses traits et un doux sourire vint se dessiner sur ses lèvres. Après tout, avoir de la compagnie en cette mauvaise journée ne pouvait pas être mauvais. Elle interpella la brunette, qui tentait déjà de fuir en tournant les talons.

▬  Ne dis pas de bêtises! Tu ne me déranges pas. Allez, vient me rejoindre, la vue est sympa ici.

Elle accompagna ses paroles d’un geste, un tapotement sur l’herbe à sa droite, qui se voulait légèrement insistant. Megumi n’était pas prête à la laisser partir si facilement, elle allait la suivre s’il fallait pour la garder près d’elle. Intrigante personnalité, aujourd’hui, tu es la cible de cette renarde, un jouet pour la désennuyer de ses pensées.  Réalisant que son ruban trônait toujours sur ses genoux, la jeune femme comprit qu’elle ne s’était toujours pas coiffée. De quoi pouvait bien avoir l’air sa tête suite à une nuit mouvementée? Elle ne devait pas avoir l’air d’avoir un oiseau ayant fait un nid dans sa chevelure, sa nuit avait été solitaire, sans amusement quelconque et surtout, tranquille et seulement embêté par des tonnes de questions.

Avec ses doigts, elle tenta d’imiter l’action d’une brosse à cheveux, démêlant les quelques nœuds présents dans sa chevelure d’un vert irlandais, d’un irlandais ayant pris une gorgée de trop et qui s’était battu avec un autre dans le bar du coin. De façon plutôt maladroite, elle continua d’essayer de se rendre plus présentable, réduisant le volume de sa chevelure, mais ignorante quant à la façon de les attacher pour limiter les dégâts. Elle n’avait qu’un seul ruban, elle ne pouvait donc pas les coiffer comme à leur habitude, soit un nœud sur la tête et un autre qui relirait les deux mèches sous son visage, lui donnant l’impression d’une couronne de noël, mais bien plus jolie et délicate. Elle se décida à réaliser une tresse en queue de poisson, faisant courir ses doigts de façon agile, comme un pianiste sur son piano, délicate et habilement. Elle la fit glisser vers l’avant, passant devant son épaule gauche pour la terminer en nouant le ruban au bout de sa création. Bon, c’était bien joli, mais ce n’était pas aussi solide qu’un élastique. Pour l’instant, cela ferait le travail vu la tranquillité du moment. Par contre, pour aller courir, ce ne serait clairement pas l’idéal..

Ta veste, elle est correcte? J’espère qu’elle n’a pas été abîmée par ma faute.. Elle fit une mine triste et désolée, tentant de repérer visuellement où pouvait être l’accro. Elle abandonna le projet, ne voulant pas être intimidante à fixer son vêtement. Qu’est qui t’amène ici aujourd’hui?

Son attention était maintenant à cent pourcent sur la jeune dame. Megumi avait tournée son corps pour lui faire face, démontrant par son non-verbal qu’elle était disponible à elle. Ces yeux d’un épinard fraîchement cuit à la vapeur était plongée dans les siens et un sourire sincère et bienveillant ornait son visage. Avant de gratter pour découvrir les profondeurs de Matsuoka, il fallait faire fondre doucement la croûte de glace qui l’enveloppait. Il fallait qu’elle la fasse parler, qu’elle la mette en confiance.  
Mille et un pétales Empty #4le 19.09.19 10:56
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Haruki Matsuoka
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Makise Kurisu (Steins;Gate)
× Appartement : Gagarine
× Métier : Sans emploi
× Epitaphes postées : 669
× Øssements1404
Féminin
× Inscription : 04/08/2019
× Surnom : le ouistiti
Haruki Matsuoka
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.com/t5049-haruki-matsuoka-s-amuser-diteshttp://www.peekaboo-rpg.com/t5096-haruki-matsuoka
Son mouvement n'était pas encore esquissé. Il aurait été très malpoli de sa part de commencer à tourner les talons en même temps qu'elle parlait. Cela aurait pu s'apparenter à une précipitation à fuir la jeune femme. Or, il n'y avait rien de tel. Le temps consacré à éloigner l'éventualité d'une mauvaise interprétation laissa donc le loisir à la Chimère de balayer de la main l'idée d'une séparation précoce, l'encourageant au contraire d'un tapotement au sol, à venir la rejoindre. La Lémure hésita une longue seconde, observant la place qu'elle lui offrait.

Elle veut vraiment que je reste ? Ce n'est pas que j'ai quelque chose contre elle, elle a tout l'air une fille sympathique. Mais je ne vois pas vraiment pourquoi. Ce n'est pas comme si on avait un sujet de discussion commun... Aucune activité particulière hormis regarder ce jardin de roses. Oui, ca risque surtout d'être du papotage. Mais me connaissant... à part si elle prend assez de place pour deux, et encore, est-ce que ca vaut vraiment le coup de risquer des silences gênants. Je suis sûre qu'elle ne sait pas encore quel numéro elle a tiré avec moi.

L'idée donc, ne l'enchantait guère. Mais d'autre part, la demoiselle ne comprendrait pas ou encore une fois interpréterait mal un refus de la Lémure qui n'envisageait pas de lui exposer la raison de celui-ci. C'est pourquoi, Haruki enjamba les buissons et alla s'asseoir en tailleur près de Megumi, en se disant que dans le pire des cas, celle-ci trouverait sa compagnie ennuyante ou détestable, lui ferait savoir avant de s'en aller ou se garderait de lui dire et trouverait une excuse pour la quitter. Dans les deux cas, ce serait juste un moment relou pour les oreilles de la plus jeune défunte. Après quoi, chacune retrouverait ses petites occupations de son côté. Haruki vivait déjà les prochains instants avec cette conclusion en tête, bien que cela ne changeait rien à son expression déjà paisible mais fermée.

Une distance d'un bras séparait les deux femmes assises côte à côte. Celle aux cheveux auburn ne sachant comment lancer une conversation qui ne tomberait pas à plat au bout de deux échanges, se contenta donc de garder le silence, jugeant que cela était acceptable. Après tout, elle avait été conviée et son hôte serait sans doute le mieux placé pour les lancer sur un sujet. Toutefois, celle-ci était occupée à dompter de ses doigts sa longue chevelure verte. Autour, le spectacle certes splendide, restait malgré tout un peu trop figé et Haruki finit par naturellement observer la Yokoyama se coiffer. Une action banale pour laquelle pourtant, la Lémure éprouvait une certaine fascination. Ou plutôt, elle était fascinée par l'être.

Elle est vraiment belle et souriante. Elle me fait l'effet d'une personne d'ordinaire chaleureux. Ces personnes qui brillent comme des soleils, très sociables, bonnes et qui de par leurs qualités, te donnent toujours envie faire de ton mieux et leur ressembler. Tout l'inverse de moi. Je ne suis pas très intéressante, plutôt renfermée et sombre. Je n'aime pas beaucoup parler et je n'arrive jamais à m'associer avec les gens. Si elle est le jour, je suis la nuit. Et un peu comme les deux, on partage le même ciel mais pas le même monde. Un ancien conte dit que quand Dieu créa le soleil et la lune, elles faisaient toutes deux la même taille. Mais la lune était jalouse du soleil. Un jour Dieu en a eu marre et enleva un morceau de la lune pour la rendre plus petite que le soleil, rendant cette dernière vraiment triste. Mais pour la consoler, il lui offrit un ciel plein d'étoiles. Ce n'est qu'un conte parmi d'autres, évidemment. Mais les deux corps céleste ont toujours eu une relation assez complexe. De la même manière, j'ai toujours été fascinée par l'éclat de certaines personnes tout en ayant du mal avec.

Perdue dans ses pensées, Haruki ne se rendit pas compte qu'elle fixait vaguement la demoiselle de ces yeux bleus clairs depuis plusieurs minutes. Lorsque cela lui parvint, elle cligna des yeux à deux reprises sur un laps de temps assez court, et redressa légèrement le dos qui en repos avait eut tendance à vouloir se replier. Alors que Megumi apportait la touche finale à sa tresse, la rêveuse accorda quelques secondes de sa concentration à forcer son corps à conserver une position plus adéquate. Parfois, on n'y faisait pas toujours attention mais au fil du temps, ces positions inadaptées pouvaient engendrées des douleurs au dos. Moins on y faisait attention et plus on en  payait le prix jeune. Encore que, cela était-il valable maintenant qu'elle était décédée, elle n'en savait rien. Mais c'était une habitude.

C'est à ce moment-là que la belle à la robe dégradée décida de rompre le silence du jardin. Finalement, ses premières paroles portèrent sur l'état de la veste de la Lémure. Petite banalité pour débuter dans laquelle elle exprima malgré tout une certaine culpabilité. Voyant ce regard inquiet parcourir chaque centimètres carré de sa veste, la Matsuoka saisit elle-même le pan de tissu qu'elle avait décroché plus tôt qui se trouvait au niveau de son dos et le ramena à elle, en le faisant passer proche de ses hanches. Sur le moment, la jeune femme s'était libérée et avait simplement jeté un oeil rapide mais n'avait discerné aucun gros dégât. Désormais, elle regardait un peu plus attentivement, pour rassurer la miss à ses côtés. Elle caressa des doigts le tissu, observa une face, puis fit plier le tissu pour regarder l'autre. Mais extérieur, comme intérieur, aucune trace n'était visible.

- Non, je ne vois rien. Et même s'il y avait quelque chose, je ne vois pas en quoi tu serais responsable. J'ai manqué d'attention, c'est tout.

Elle laissa retomber la veste dont le bas vint caresser l'herbe dans un faible bruissement. Herbe qui le lui rendait bien en lui chatouillant les jambes à travers ses bas, à chaque fois qu'elle bougeait un peu.

- Pas grand chose. Je n'avais rien à faire alors j'explorais. Je suis tombée par hasard sur cette salle.

Des phrases courtes et peu d'informations. Mais c'était moins pénible du point de vue d'Haruki que de se lancer dans des méandres psychologiques. Elle était venue ici parce qu'elle n'avait rien à faire, n'avait pas plus envie de faire quelque chose, avait des connaissances limités de ce monde parce qu'elle venait d'arriver il y a à peine un mois, et n'avait pas envie d'en apprendre plus parce qu'elle n'avait pas demandé à se retrouver bloquée ici.

Bien présenté, c'était peut-être ca qu'il aurait fallu dire pour nourrir la discussion avec sa partenaire. Mais c'était un exercice dans lequel elle n'excellait pas du tout et qui finissait la plupart du temps par l'embêter plus que de l'aider. Elle ne voulait pas spécialement passer pour la déprimée et refroidir ses interlocuteurs avec ses propos. Dans les faits elle se fichait un peu de tout, sa mort y compris, ce qui finissait par se sentir dans son attitude et ses mots et qui suffisait à éloigner les gens.

Contrairement à la Chimère qui était dans une position très ouverte, la Lémure n'avait pas bougé et lui offrait donc son profil. Quant à son regard, il n'était pas davantage tourné vers la demoiselle mais était retourné se perdre dans les roses, plus particulièrement sur un buisson dont les branchages et les feuilles soutenaient une variété blanche comme neige. Elle fit malgré tout un effort et tourna au moins la tête pour voir Megumi. Contrairement aux apparences, elle n'était pas non plus une reine des glaces et surtout pas assez stupides pour ne pas avoir relevé quelques détails. Hormis ces cheveux qu'elle avait récemment retouché, la jeune femme avait aussi délibérément essuyé des traces de maquillage dont il restait malgré tout un maigre vestige estompé au bord de ses yeux qui semblaient légèrement creusés. A croire qu'elle était tombé du lit, ou plutôt tirée de force. Tout ca pour venir admirer des fleurs ?

Néanmoins, encore une fois la jeune femme aux yeux clairs ne savait pas comment l'interroger sans se mêler de sa vie privée qui ne la regardait pas vraiment. Disons qu'elle considérait cela comme humain et normal de s'enquérir de l'état de l'autre. Ne pas le faire alors qu'elle avait remarqué des détails l'ayant laissé penser que quelque chose n'allait pas, aurait été indélicat. Finalement, son intention était peut-être un peu forcée par ce qu'elle estimait juste mais c'est qu'elle ne savait pas comment s'intéresser sincèrement à autrui. Alors même en se forcant, elle essayait parfois. Ne voulant pas que sa question ne pique la Yokoyama, elle se contenta une fois de plus d'être brève.

- Et toi ? Ca va ? Tu n'avais pas l'air dans ton assiette tout à l'heure.

Bon, elle avait essayé de faire preuve de tact. Quant à savoir, si c'était assez pour ne pas agresser la miss aux cheveux verts, c'était une autre histoire...
Mille et un pétales Empty #5le 20.09.19 4:14
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Megumi Yokoyama
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kagiyama Hina - Touhou
× Croisée avec : Renard roux
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 685
× Øssements455
Féminin
× Inscription : 29/08/2019
Megumi Yokoyama
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.com/t5134-megumi-yokoyama-mille-et-un-mahttp://www.peekaboo-rpg.com/t5162-megumi-yokoyama-mille-et-un-mensonges#140469http://www.peekaboo-rpg.com/t5170-megumi-yokoyama-mille-et-un-messages#141146
Mille et un pétales 1568591790-1568251565-fleur
MILLE ET UN PÉTALES
feat haruki matsuoka
La confiance est quelque chose de si abstraite et de si claire à la fois. Alors que certains la donnent facilement, mais la redonnent difficilement, pour d’autres, il faut travailler fort pour l’obtenir un point, c’est tout. Megumi était incapable de dire dans laquelle de ces catégories elle se qualifiait. Elle était un mélange des deux. Autant elle avait la confiance facile, autant elle pouvait juger une personne inapte et avoir de la difficulté à l’intégrer dans sa vie. Néanmoins, jamais la confiance avait été assez importante pour tout dévoiler. Pour dire la vérité, pour ne pas masquer un mensonge. Pourtant, elle essayait de gagner celles des autres à tout prix, de toutes les façons, de toutes les mesquineries ou flatteries. Or, si elle apprendrait que quelqu’un lui avait fait le même tour, elle se sentirait trahie, blessée et honteuse d’avoir été mené en bateau si facilement.Ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse était un conseil qu’elle disait facilement, mais n’appliquait clairement pas. Qui sait, peut-être changerait-elle le jour où l’inverse lui arrivera? Qui sait, peut-être apprendra-t-elle un jour ou alors, restera-t-elle identique jusqu’à ce que poussière se produise?

Ainsi, la curiosité poussait Megumi à se questionner à propos de la brunette. Elle avait bien des choses pour plaire, physiquement parlant, mais n’encourageait pas à la discussion et rendait les choses difficiles quand il était temps de parler d’elle. Quoi de mieux pour essayer de faire fondre la glace que d’attiser doucement une personne? Il ne s’agit nullement ici de relations sexuelles et d’attirances physiques, mais plutôt d’amener la personne à se sentir à l’aise, assez pour s’ouvrir doucement, comme une huître qui se relaxe sous la chaleur de la vapeur. Et cette huître était assise en face d’elle, avare dans ses paroles. Yokoyama continua de sourire, de la façon la plus sincèrement et douce possible, malgré la crampe qui commençait à se former dans ses joues. Sans ajouter un mot, attendant dans le silence de la pièce. Un petit soupir de soulagement lorsqu’elle lui annonça qu’aucun fil n’était brisé, un faux soupir qui semblait sincère, comme si elle se souciait réellement de cette information. Qu’aurait-elle fait si cela avait été le cas? Sûrement aurait-elle proposer de la réparer, en souhaitant intérieurement qu’elle refuse son offre? Sûrement se serait-elle excusé, bien qu’elle n’aurait pas été responsable de ce problème, vu que ce n’était pas elle qui avait poussé Haruki dans les épines, mais bien sa curiosité qui l’avait amené près d’elle. Or, pour les besoins de la cause, elle soupira de soulagement avant de sourire à nouveau, démontrant qu’elle se souciait de tout cela.

Il ne faut pas se méprendre, Megumi ne se fichait pas de son interlocutrice. Elle-même était confuse face aux sentiments qu’elle ressentait vis-à-vis la Lémure. Était-ce seulement la curiosité ou y avait-il réellement quelque chose en elle qui lui donnait envie de s’en faire une amie? Était-ce réellement la comédie ou seulement une petite partie, une petite couche de phare pour avoir l’air meilleur et extraordinaire alors qu’elle en était rien? Seul le temps serait apte à lui donner réponse, mais pour l’instant, c’était à elle de répondre à la jeune dame. Maître Renard étira un bras et effleura du bout de son doigts les pétales d’une rose d’un jaune pastel très doux qui se décolorait d’un rouge-orangé sur sa bordure, comme si une personne l’avait fait brûlé, comme si elle avait été témoin d’un accident. À la fois magnifique et intrigante, à la fois unique et multiples, ce n’était pas le seul buisson de la pièce avec cette teinte, mais elle était pourtant peu connu à l’extérieur de cette pièce. Les roses, en général, étaient d’un rouge vif, d’un rose pur, d’un blanc ivoire, mais jaune canari délavée? Pas vraiment.

▬  Oh, tu sais.. La nuit a été longue.

Elle fit un long soupir et rapporta sa main vers elle, lâchant la rose avant de l’effriter. Ses doigts se mirent à tracer des ronds sur le velours de sa robe. Ce côté tactile, ce besoin de sentir une texture, de caresser quelque chose de ses doigts. Elle releva la tête et fixa Haruki droit dans les yeux, souriant sans y croire, d’un sourire triste. Drôle d’oxymore, mais c’était pourtant la dilemme sentimental qui s’affichait dans son visage. Megumi se mit à mordiller légèrement sa lèvre inférieure, ou plutôt à pincer ses lèvres ensemble, hésitante, réfléchissant. Et si, pour une fois, elle s’ouvrait qu’un peu? Et si, pour une fois, elle parlait réellement de ce qui la dérangeait. Elle soupira à nouveau, ne sachant pas quel chemin emprunté. Trop s’ouvrir voulait dire un risque de questions et trop de réponses peut augmenter le risque de se faire avoir, de se mélanger dans les mensonges. Alors là, il serait difficile de récupérer son coup, d’avoir l’air sincère. D’un autre sens, en parler pourrait la soulager, pourrait lui donner une allure plus sincère, faire fondre la glace plus facilement. Son regard se détourna de l’azur de ces yeux, fixant droit devant elle, l’infinité de rosiers. Et si, elle agissait différemment pour une fois ?

T’es tu déjà demandé ce qui arrivait après? Pas nous, les morts, mais à ceux qui restent en vie? Comment ceux qu’on connaissaient vont suite à notre mort, à nous? Je sais pas pourquoi, mais cette nuit, cette question m’a hantée..  
Mille et un pétales Empty #6le 24.09.19 14:28
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Haruki Matsuoka
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Makise Kurisu (Steins;Gate)
× Appartement : Gagarine
× Métier : Sans emploi
× Epitaphes postées : 669
× Øssements1404
Féminin
× Inscription : 04/08/2019
× Surnom : le ouistiti
Haruki Matsuoka
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.com/t5049-haruki-matsuoka-s-amuser-diteshttp://www.peekaboo-rpg.com/t5096-haruki-matsuoka
La nuit a été longue. Telle fut la réponse à sa question. Une réponse relativement générale du point de vue de la Lémure qui était plutôt bercée dans le domaine. Celle-ci scrutait son interlocutrice en prenant soin de ne pas initier de contact visuel prolongé. Le soupir qui échappa des lèvres de la belle, comme le sourire triste qui naquit sur ses lèvres, menèrent Haruki à penser qu'il ne s'agissait pas d'un simple cauchemar mais plutôt d'une quelconque préoccupation qui devait agiter son esprit.

Comme quoi, même des personnes qui paraissent toujours si gai, peuvent avoir des moments à vide. Pas que je voyais ca comme impossible mais ce n'est pas commun à voir, surtout quand on n'est pas spécialement proche. Hmm, remarque, c'est peut-être pour ca qu'elle permet que je la vois dans cet état. Je ne suis pas de son cercle, donc dans le pire des cas, elle pourra juste occulter qu'une personne lambda l'a vu un peu moins énergique. Ou alors, elle se fiche tout simplement d'être vu. Va savoir ce qu'elle pense. Derrière les gens qui sourient, il y a ceux qui sont vraiment épanouis et ceux qui font semblant. Dans quel camp elle se trouve, je ne sais pas pour l'instant. Et même si je le savais, ca ne changerait rien à ma vie. Ce ne serait ni plus ni moins qu'une information sur une personne x à garder dans un coin de mon esprit.

Megumi semblait en proie à un dilemme tandis que sa consoeur défunte retournait à l'observation du jardin. Rien de nouveau au scénario. Dans la salle fermée, dénuée de fenêtre et de ciel, cette immobilité qui perdurait tendait à faire rapidement perdre la notion du temps. Aucune heure à proximité du duo ne pouvait leur restituer une notion temporelle. Deux minutes ou une heure s'étaient-elles écoulées ? Elles ne le sauraient que lorsqu'elles quitteraient cet espace clos qu'était la roseraie. Ou si l'une d'elle finissait par sentir le poids du temps et sortir son téléphone pour se faire révéler la vérité. À l'inverse, si les demoiselles se laissaient happer par la transe des lieux, elles pourraient se perdre longtemps dans cette sérennité au point de devenir elles aussi un parfait élément du décor. Cela faisait partie de la magie du jardin.

Sur la demoiselle aux cheveux auburn, cette magie pouvait rapidement prendre prise comme elle lui avait au tout début été sourde. Maintenant qu'elle était installée, elle ne ressentait plus le besoin de bouger ou de partir. Maintenant qu'elle avait autorisé l'enchantement du jardin a opéré, elle n'avait plus la necessité de réfléchir à quoi que ce soit. Le silence du jardin faisait écho dans son esprit. Vide, immobile, néanmoins paisible. Haruki ramena devant elle ses genoux, afin qu'ils lui servent d'appui pour sa tête; celle-ci dans un premier temps, pivota de nouveau vers la Chimère, sa joue venant épouser ses genoux. L'indécise alors finissait de pincer ses fines lèvres pour à son tour observer les fleurs, offrant uniquement son visage de profil, le reste de son corps faisant toujours face à la Lémure. A croire que les deux jeunes femmes jouaient un jeu, à qui chacun son tour détournait la tête quand l'autre la regardait. Peut-être que cela faisait aussi partie du scénario de la roseraie.

Au moins, ce n'était pas une oeuvre muette. Les derniers instants auraient pu faire naître le doute que la voix douce de Megumi ôta, sans pour autant mettre à mal la quiétude environnante. La teneur de ses propos toutefois vinrent piquer brièvement l'intérêt de la Matsuoka. C'était comment dire, une brise éphémère au cours d'une journée sans vent. Elle repart aussi vite qu'elle est venue à tel point qu'on se demande si on ne l'a pas rêvé et pourtant, on en garde le souvenir. De la même facon, si elle n'en avait de l'extérieur rien laissé parraître, la demoiselle avait senti les mots venir chatouiller son esprit avant que celui-ci ne retrouve sa léthargie. Malgré tout, elle prit quelques secondes pour méditer ce qu'elle allait dire à la fille aux cheveux verts en retour. Toujours dans sa position repliée mais détendue, les avant-bras coincés entre ses cuisses et ses mollets, Haruki regarda son interlocutrice sans la voir.

- Je me suis déjà posée la question mais par simple curiosité du moment. Je n'éprouve pas le besoin de savoir ce qui se passe dans un monde où je n'existe plus ou pas plus que quelqu'un qui veut connaître la suite d'une série. Quoiqu'il arrive, le monde continue à tourner et les vivants poursuivent leur vie. Quoiqu'ils fassent ou peu importe comment ils vont, que voudrais-tu de toute manière y faire ?

A peine eut-elle finit que la Lémure se demanda si elle n'avait pas été un peu trop dure. Certes, elle avait dit ce qu'elle pensait sincèrement mais si la Yokoyama avait vraiment été chamboulé toute la nuit à cause de ces questionnements, il aurait peut-être été plus judicieux d'enrober d'un peu de douceur ses paroles. D'un autre côté, elle pensait que trop la dorloter ne lui serait pas forcément bénéfique. La miss aux yeux bleux se contenta donc d'adoucir un peu ses propos en reprenant la parole, sans pour autant déformer la vérité. Et pour accompagner ses paroles, elle déplia ses jambes légèrement de sorte à libérer ses bras et se pencha vers Megumi pour lui tapoter gentiment le dessus de la tête.

- Je comprends que ca puisse te trotter dans la tête et je pense que tu n'es pas la seule à te poser ce genre de question. C'est un peu une transition que tu dois subir. Sans être détachée de ton ancien monde, tu te retrouves ailleurs. Je ne te dis pas d'oublier ton passé mais maintenant c'est ici que tu vis. Laisse tes proches continuer à avancer de leur côté et toi, avance du tien.

Elle s'éloigna de nouveau, ne voulant pas non plus paraître désagréable. C'est le genre de petit contact que Haruki pouvait se permettre. Celui-là était destiné aux gens qu'elle sentait fragilisé et qu'elle voulait à sa manière essayer de consoler, sans pour autant trop s'impliquer. Elle retrouva ensuite sa position de petite boule, sans rien ajouter de plus, jugeant qu'elle en avait assez dit. Elle avait déjà beaucoup parlé. Reprenant le jeu du "regarde, je tourne", la demoiselle chercha un nouveau point d'intérêt à observer. Son attention se porta cette fois-ci vers une variété à la couleur plus commune mais pas moins dénuées de beauté. Des roses d'un rouge sombre similaire à l'une des teinte du dégradé de la robe de Megumi, dont les pétales semblent de velours, même à plusieurs mètres de là. Quelques buissons plus loins, un autre rouge, moins sombre plus éclatant. Une couleur, un éclat presqu'irréel qui donnait l'impression qu'on les avait récemment peintes. Un sourire en coin se dessina sur les lèvres de la jeune femme.

Ah, je pense avoir trouvé les roses de la Reine. Mais si j'allais en cueillir une, aurais-je les doigts couverts de peinture ? Y verrais-je une rose blanche que l'on a essayé de masquer avec cette supercherie ?

Même de son vivant, le monde d'Alice aux pays des Merveilles avait toujours fait sourire Haruki. Une atmosphère mystique qu'elle ne saurait expliqué qui l'avait toujours fasciné. La folie ? Certains mettaient cela sur le compte de la maladie de l'auteur. Mais qu'importait la raison, c'était un univers qui parlait étrangement à la jeune femme. Celle-ci ressentit le besoin de se lever et d'aller vérifier. C'était bête et enfantin. Cependant, la mince probabilité du "si" était présente. Si, c'était vrai ? Et le fait de ne pas y aller, renforcait le besoin d'y aller car ce "si" existait toujours. Pire que le chat du Chesh... de Schrodinger.

La jeune femme ne bougea pas, laissant vivre un peu plus longuement cette probabilité, d'autant que si elle avait laissé aller son esprit, elle n'en oubliait pas moins qu'elle n'était pas seule. En plus de peut-être faire mourir son rêve, Megumi risquait de ne pas comprendre son comportement. Ca aurait toujours pu passer pour une simple envie d'aller voir une fleur mais bon... à une éventuelle question, elle ne se voyait pas répondre qu'elle cherchait le terrier du lapin blanc. Et une explication qui ne ramenait pas au monde des Merveilles se serait quelques peu apparenté à un mensonge. Au final, elle se contentait donc de rester sur place à simplement fixer son buisson, se divertissant en partie de sa rêverie tout en continuant de tenir compagnie à la Chimère. De toute manière, même ce rêvassage n'était qu'éphémère et très vite, il retomberait dans les Abysses, comme le reste.
Mille et un pétales Empty #7le 27.09.19 5:11
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Megumi Yokoyama
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kagiyama Hina - Touhou
× Croisée avec : Renard roux
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 685
× Øssements455
Féminin
× Inscription : 29/08/2019
Megumi Yokoyama
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.com/t5134-megumi-yokoyama-mille-et-un-mahttp://www.peekaboo-rpg.com/t5162-megumi-yokoyama-mille-et-un-mensonges#140469http://www.peekaboo-rpg.com/t5170-megumi-yokoyama-mille-et-un-messages#141146
Mille et un pétales 1568591790-1568251565-fleur
MILLE ET UN PÉTALES
feat haruki matsuoka
Elle ressentait une boule dans son ventre de s’être exprimée ainsi. Une partie d’elle regrettait déjà de s’être ouverte, bien que ce n’était pas dramatique. Pourtant, ce n’était pas l’objectif lorsqu’elle avait invité Haruki à venir s’asseoir auprès d’elle. C’était elle, l’huître à ouvrir et non sa propre personne. Pour autant, elle se rassura en se disant que ses paroles lui permettraient d’en connaître davantage sur les pensées de la brunette à l’égard de la mort et de la vie qu’ils avaient ici. Néanmoins, elle conserva son regard vers le lointain de la pièce, continuant de regarder les fleurs de la pièce avant de le ramener vers son interlocutrice qui exprimait des paroles étonnantes. Au moins, elle avait réussi à la faire parler davantage que de coutume.

▬  Merci, Haruki-chan. Tes paroles étaient ce dont j’avais besoin aujourd’hui.

Elle lui adressa un sourire, en plissant les yeux, de façon à obtenir cette expression faciale mignonne de sincérité et de gratitude. Elle restait sincère au fond de son cœur. Les paroles dites par la jeune femme était véridique. Elle n’avait pas le pouvoir d’influencer ce qui se passait dans le monde des vivants et même si les gens de sa vie d’autrefois se fichaient ou non de sa mort, que pouvait-elle y faire? Il est vrai que c’était ici qu’elle vivait à présent, dans cet appartement drôlement conçu avec ces pluies imprévus et cette pelouse en guise de plancher, cette grotte pour salle de bain et ses colocataires loin d’être ordinaire.  Et elle avançait, ayant changer drastiquement entre la vie et la mort, pour une personnalité plus intéressante, plus mémorable qu’autrefois. Un petit rire scintillant comme le grelot d’un lutin s’échappa d’entre ses lèvres lorsqu’elle lui tapota la tête. Elle ne pouvait pas se souvenir de la dernière fois qu’une personne avait agi ainsi envers elle. Était-ce sa mère? Ou est-ce un lointain souvenir qui ne s’était jamais produit, un rêve de petite fille d’avoir une attention, une récompense, de l’amour sur une forme différente? Peu importe, elle ressentait une petite chaleur, de celle qu’on a lorsqu’on est en bonne compagnie.

Malgré cette discussion, est-ce que cela était suffisant pour réellement faire taire les pensées dans sa tête? Une petite voix continuait de lui souffler des rumeurs, des murmures qu’elle avait entendu à travers les couloirs, par la bouche d’amants ou de faux amis. Curieusement, Haruki quitta sa place auprès d’elle et se levant. Megumi la regarda sans rien dire, un sourcil légèrement relevé, ne comprenant pas ce qui se passait. Que faisait-elle exactement? Maître Renard tentait de bien voir, de saisir la scène qui se présentait devant elle, mais n’ayant vu que sur le dos de son amie, elle ne pouvait comprendre complètement. Yokoyama se leva à son tour, sans poser de question, en s’approchant d’elle, faisant attention de ne pas s’accrocher dans les buissons qu’elle traversa. Elle tenta de visualiser la trajectoire du regard de son amie, arrivant sur un rosier d’un rouge pétant. À moins qu’elle regardait celui à côté, d’un rose pétillant?

TSuis-moi! Si c’est ta première fois dans cette pièce, tu n’as sûrement pas vu le petit kiosque au fond.

Elle s’avança, prenant le devant, pour rejoindre le petit chemin pavé afin d’ouvrir la voie. En arrivant ce matin, elle n’avait pas remarqué si le vendeur était sur place. Peut-être était-il en congé aujourd’hui, peut-être était-il en train de cueillir des roses à travers la pièce pour les vendre? Pour autant qu’il savait, c’était un homme doux et agréable à discuter. Il lui rappelait les hommes sages qu’on croisait dans les temples, de ceux qui s’occupaient de l’entretien des lieux en souriant doucement, comme s’il n’y avait jamais de soucis. Même pendant un tremblement de terre, il devait être en train de sourire comme si rien n’était grave. L’autre jour, il avait à son kiosque un bouquet de roses noires si belle par leur apparence inouï. S’il en avait encore, elle aimerait tant les montrer à Haruki. Sûrement en avait-elle jamais vu, ou seulement de ses photos peu réaliste. Les rose Black Baccara était une variété qui, malgré leur nom, n’était pas d’un véritable noir d’encre, mais plutôt d’un rouge violacé très foncé aux reflets de velours.  Le monde de la biologie était plutôt fascinant, surtout lorsqu’on parlait de plantes pour Megumi. Dans ce lieu, on pouvait se méprendre et croire qu’il y avait bien plus que des roses, mais il fallait savoir que certaines variétés de ces fleurs n’avaient pas l’apparence traditionnelle et commune, comme celles que l’on se fait tatouer ou qu’on offre pour la St-Valentin. Il y avait tellement plus à apprendre. Néanmoins, cette passion restait secrète dans son âme pour l’instant, n’était pas prête à partager ce type d’information, la trouvant quelque peu ordinaire et ennuyante pour le commun de la population.

Megumi était déjà à une dizaine de pas devant Haruki lorsqu’elle se tourna pour lui faire signe de la main de la rejoindre plus rapidement. Il y avait tant de choses à regarder dans ce lieu qu’elle ne pouvait pas lui en vouloir de perdre attention et de s’arrêter pour observer autre chose. Sans oublier qu’une petite chose orange était maintenant bien à découvert. La jeune Chimère, en se levant plus tôt, n’avait pas pris la peine de bien replacer sa robe. Ainsi, l’épais jupon blanc était à présent mal placé, ayant laissé les poils roux se faufiler et paraître, relevant le bas du tissu qui y était pris. Peut-être ne remarquerait-elle pas la présence de cette queue inconnue? Peut-être remarquerait-elle? Ou alors, Maître Renard aura peut-être le temps de replacer le tissu avant qu’autrui ne puisse voir?  
Mille et un pétales Empty #8le 05.10.19 11:55
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Haruki Matsuoka
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 21
× Avatar : Makise Kurisu (Steins;Gate)
× Appartement : Gagarine
× Métier : Sans emploi
× Epitaphes postées : 669
× Øssements1404
Féminin
× Inscription : 04/08/2019
× Surnom : le ouistiti
Haruki Matsuoka
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.com/t5049-haruki-matsuoka-s-amuser-diteshttp://www.peekaboo-rpg.com/t5096-haruki-matsuoka
Elle avait finalement cédé à ce buisson. Que dire de plus ? Mais elle ne lui accorderait pas davantage. Seules ses prunelles se contentaient de scruter la fleur, ses mains sagement croisées derrière son dos. De près, la fleur semblait plus réelle. Elle s'était penchée, son nez frôlant presque les pétales de l'une des roses. Cette posture avait fait glisser ses cheveux par devant son épaule. Ils se balancaient paresseusement au moindre petit mouvement de la jeune femme. Mais celle-ci était trop absorbée par sa contemplation. Son champ de vision s'était réduit principalement à la fleur qui lui faisait face. Tout ce qui était à l'extérieur était plus flou pour offrir à l'objet de son intérêt le maximum de netteté. Et pour cause, elle voyait désormais avec une certaine précision la texture des pétales qui de prime abord, paraissait lisse. C'était le cas à son échelle. Là où ses yeux voyaient, ses doigts auraient été incapable de sentir la différence. Elle en avait fait l'expérience plus tôt après tout. Cette observation eut toutefois, le mérite de rendre au rosier sa véritable identité. Aussi, intense que soient les couleurs de ces fleurs, elles n'avaient probablement pas été peinte. Du moins, pas avec un pinceau et un pot de peinture. La réponse n'avait rien d'étonnant mais méritait d'être dite et loin d'attrister la rêveuse, cela lui fit esquisser un léger sourire. Après tout, Alice ne s'était-elle pas réveillée ? Est-ce que cela voulait dire que ce qu'elle avait vécu n'avait jamais réellement existé ? Les choses n'étaient pas si simple et sachant cela, Haruki avait ses raisons de sourire.

Quelques pas pourtant pas si bruyant, mais perceptible au coeur de ce sempiternel silence lui permirent de savoir qu'une personne se déplacait à proximité. La fille aux cheveux auburn supposa qu'il s'agissait de Megumi qui devait comme elle l'avait imaginé, se demander ce qu'elle était venue voir. Toutefois, elle ne prit pas la peine de vérifier se disant que sa défunte consoeur prendrait de toute manière la parole si elle avait envie de parler. Et si elle s'était trompée, mais qu'on s'adressait tout de même à elle, eh bien ce serait encore le temps de se retourner. Elle avait passé trop de temps à se questionner de son vivant pour avoir encore envie de se prendre la tête sur des futilités. La Lémure ne tarda pas à avoir sa réponse. La voix familière de la jeune femme se fit entendre quelques secondes plus tard. Haruki se redressa et pivota pour voir la Yokoyama se mettre en route. Cette première replaca une longue mèche derrière son oreille pour ne pas qu'elle la dérange. Sa frange et les mèches de semi-taille encadrant son visage suffisaient amplement à l'aider à se dissimuler en général. La dite frange bien que régulièrement libre sur son front ne couvrait pas en permanence ses yeux mais si elle en éprouvait le besoin ,elle avait juste un petit mouvement à faire dans celle-ci pour se cacher derrière ses cheveux. Mais elle ne ressentait aucune envie de ce genre pour le moment.

Un kiosque ? Non, je ne crois pas être passé devant. Il doit être plus loin. Etrangement, l'entendre dire kiosque, me fait imaginer ces petites boutiques de rue. Nourriture entre autre, mais si je me penche un peu plus sur le terme, je pense à cet étalage de tous les journaux et magazines que vous pourriez avoir envie d'acheter. Et puis, comme j'y réfléchis, kiosque prenait aussi le sens et la représentation de ces jolis petit pavillons ouvert que l'on trouve dans les jardins ou certains parcs. Je les imagine souvent d'un blanc laiteux ou éblouissant suffisament éloigné des maisons pour qu'on se sente dans un petit havre de tranquilité. Dans une roseraie comme celle-ci, cette deuxième image du kiosque aurait bien sa place. Je l'imagine bien apparaître au moindre moment sous mes yeux. Mais d'un autre côté, je n'arrive pas à occulter complètement l'idée d'une petite boutique cachée derrière les rosiers. L'un et l'autre me conviennent parfaitement.

Aussi se contentait-elle de suivre sa guide, d'un pas tranquille. Celle-ci avait retrouvé un peu d'énergie, distancant sans peine la Lémure, sans jamais toutefois la perdre complètement de vue. Lorsque la distance entre elles fut trop importante, Megumi s'arrêta pour lui faire un grand signe de la main. De là où elle était, la jeune femme pouvait presque voir ses yeux briller d'impatience sans doute à l'idée de lui montrer l'endroit. On aurait dit une enfant excitée qui court au devant de ses parents, mais obligée de les attendre pour rentrer dans un parc d'attraction quand bien même ce ne serait pas sa première fois. C'est cette part innocente et étincelante qu'admirait la Matsuoka qui savait qu'elle même ne serait jamais capable de montrer aussi sincèrement son excitation. Pas comme ca. Et que si cela arrivait, ce serait plus l'objet du ridicule que du sentiment qu'elle avait à l'heure actuelle. C'est du moins comme ca qu'elle l'imaginait. Cela ne l'empêcha pas d'esquisser un très discret sourire.

Un sourire éphémère qui s'estompa au moment où la joyeuse demoiselle pivota de nouveau.

Un éclair orange traversa son champ de vision. Une fraction de seconde, Haruki pensa que dans ce mouvement, les jupons dansant de la belle lui avait révélé sa lingerie. La fraction de seconde suivante, elle associa une forme et imagina une texture à cette couleur. Ses pieds cessèrent brutalement d'avancer tandis qu'elle fixait intensément ce qui ressemblait de plus en plus à une queue. Vraie ? Fausse ? Elle avait appris après son arrivée que tous les défunts n'étaient pas pareil et qu'il y avait parmi eux, des fantômes aux attributs animaux. Ce n'est pas cela qui avait tétanisé la jeune femme qui avait une culture assez développée de son vivant des hybrides, des furry, des semi-humains et autre noms qu'on leur donnait dans l'imaginaire collectif. Non, la raison de cette immobilité était toute autre.

Une queue comme ca... Parmi les plus communs, je ne connais qu'un animal qui la porterait... Est-ce que c'est un coup du sort ? Pourquoi ?

La vision de cette couleur avait fit ressurgir des successions d'images et de scènes, agrémentées d'un tourbillon de sentiments longtemps enfouis. Elle avait depuis un moment fait le deuil, mais il était arrivé même de son vivant que certaines choses rappellent à elle des souvenirs, dans lesquels elle se perdait avec mélancolie. Et c'est cette émotion qui prédominait à présent, ayant brisé le coutumier masque impénétrable. Elle avait d'abord été choquée, mais désormais ses sourcils étaient  légèrement froncés, son regard nostalgique et ses lèvres s'étaient affaissées en une triste moue.

" Un être. Une femelle agressive qui ne vivait que par vengeance. Un lien difficile à décrire par de simples mots, un lien qui les unissait. De la tendresse. Un quotidien. Une famille. Les rires. Des jours heureux que l'on déchire devant ses yeux. Des pièces que l'on essaie de réassembler mais c'est trop tard. Un nouveau refuge, un nouvel espoir. Détruits. La distance. "

Elle aurait voulu se perdre dans ces souvenirs mais le temps et son être avait scellé tout cela, ne lui laissant que quelques bribes floues de cette époque. A ces bribes Haruki s'était raccrochée. Aujourd'hui encore, voir l'appendice animal de la Yokoyama éveillait quelque chose dans son passé qu'une autre part d'elle combattait.

C'est flou... Laissez-moi m'en souvenir... Ils sont précieux pour moi. Pourquoi ? Pourquoi alors que je me concentre pour voir ces images, je ne vois presque rien... Arrête ca bon sang, c'est stupide. C'est fini et tu le sais. Ca n'apportera rien. C'est flou, c'est sombre. Je m'entends penser mais je ne sais pas à quoi je pense. Laisse tomber. Laisse aller. Si je lâche et que j'arrête de penser, je n'aurais plus besoin de me préoccuper. Ne penser à rien, le vide, c'est plus reposant. C'est ce que je voulais. C'est toujours ce que je veux. Hmm... alors juste... tais-toi...

Mécaniquement, comme dirigée par des fils invisibles, la main de la demoiselle monta à son visage. A travers ses doigts, son expression mélancolique petit à petit mourait, et les prunelles azures retrouvaient leur inexpressivité. Ils ne regardaient rien, leur hôte s'éant plongée dans une semi-transe. Les pavés à ses pieds n'étaient qu'une image qu'elle percevait vaguement tandis que se coupant temporairement de ses connections avec le monde réel, elle pouvait noyer de nouveau tout ce qui menacait de s'échapper, et qui, serait bien pénible à gérer selon elle. Durant ce laps de temps où sa tête avait décliné vers le sol, Megumi qui avait pourtant été la cause involontaire de cet état, ne semblait plus être présente. Elle aurait pu être en train de la regarder, faire toutes les têtes qu'elle voulait, sa consoeur ne l'aurait pas su. Celle-ci en revanche, méfiante même au-delà de la mort, gardait même dans ce genre d'état une sensibilité à son environnement qui l'alerterait au moindre son ou changement dans l'air qu'elle pouvait percevoir. En fait, dans cet état, elle y était même d'autant plus sensible comme si cela compensait la possibilité qu'on puisse l'agresser de quelque manière que ce soit profitant d'une faiblesse.

Spoiler:
Paaaaaaardon, j'ai pris plus de temps cette fois ;w; *fait un gros câlin pour s'excuser*
Mille et un pétales Empty #9le 09.10.19 4:56
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Megumi Yokoyama
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Mille et un pétales As64OwE0/15Mille et un pétales EeIQN7j  (0/15)
× Présence: présent
× Evolution : Mille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales EmptyMille et un pétales Empty
Mille et un pétales Empty × Age de la mort : 20 Féminin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Kagiyama Hina - Touhou
× Croisée avec : Renard roux
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 685
× Øssements455
Féminin
× Inscription : 29/08/2019
Megumi Yokoyama
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.com/t5134-megumi-yokoyama-mille-et-un-mahttp://www.peekaboo-rpg.com/t5162-megumi-yokoyama-mille-et-un-mensonges#140469http://www.peekaboo-rpg.com/t5170-megumi-yokoyama-mille-et-un-messages#141146
Mille et un pétales 1568591790-1568251565-fleur
MILLE ET UN PÉTALES
feat haruki matsuoka
Immobile, elle attendait que sa peut-être nouvelle amie vienne la rejoindre. Les quelques pas qui les séparaient ne devrait pas rendre le trajet très long, mais il était vrai que Megumi, au fond d’elle-même, n’était pas la personne la plus patiente du monde. Elle se retenait de tapoter du pied, pianoter avec ses doigts sur son avant-bras, ou de présenter n’importe quel signe d’impatience. À l’inverse, elle souriait doucement et attendait, faisant seulement balancer sa tête de la droite vers la gauche, trouvant agréable la sensation de ses cheveux tressés sur sa nuque et appréciant le bercement de sa tête d’un sens à un autre, comme un enfant qui se fait calmer. Il ne manquait qu’un petit vent pour caresser sa peau et rendre l’instant inoubliable, avec la clarté de la pièce et la beauté de l’environnement, elle aurait trouvé incroyable de sentir le parfum des fleurs se promener dans la pièce. Or, il s’agissait uniquement de ça, une pièce, presque hermétique, où le vent et les réels rayons du soleil n’étaient pas les bienvenus. Alors, elle continua de sourire jusqu’à ce que les petites dents pointus qui formaient l’ensemble de sa dentition disparaisse, l’inquiétude venant la remplacer. Ses fins sourcils d’un vert irlandais se froncèrent au-dessus de ses yeux, l’excitation dans son regard disparu, remplacer par un mélange d’émotions. De l’incompréhension, du questionnement, des doutes, mais surtout des craintes.

La crainte qu’elle la soupçonnait de ne pas être honnête. La crainte qu’elle ait pu voir quelque chose qui ne fallait pas. À cette pensée, Megumi tenta de vérifier si sous les nombreuses couches de tissu, une partie de son secret pouvait se dévoiler. Parce qu’il était bien là le but de ces tenues. Elle appréciait bien évidemment le style Lolita avec les jupons, les dentelles, les superpositions de tissu, les couleurs pastels ou sobres, les rubans et les froufrous, mais surtout, elle aimait qu’il cachait cet appendice roux. Parce qu’il n’était pas facile à cacher, surtout pas avec la mode d’aujourd’hui. Ainsi, elle ne la cachait pas toujours, ayant plutôt adapté ses vêtements à cet ajout, trouant ici et là un jean, mais évitant les robes moulantes, car l’idée de trouer ce tissu lui semblait non adapté et la cacher en-dessous lui donnerait une drôle de forme au niveau du postérieur. Alors, pour se donner autant de mal que possible, elle qui avait tant voulu avoir cette différence, prenait le temps de la cacher aux yeux des autres. Se contortionnant, Megumi tenta de regarder dans son dos, tournant presque sur elle-même, tel un chien courant après sa queue, pour tenter de voir si un éclatant orange faisait tâche aux travers le tissu. Or, elle n’y arrivait pas, n’étant pas doté de la plus grande flexibilité au niveau du cou et parce qu’aucun œil n’avait poussé derrière sa tête lors de l’injection, la jeune femme se contenta de soulever l’épais jupon et de le secouer légèrement, lui faisant reprendre tous les plis qu’elle devait avoir, recouvrant cette queue dont elle ignorait l’apparition et visible par son amie.

Un doute restait en son âme, mais elle préféra ne pas en parler. Si elle s’expliquait, peut-être vendrait-elle sa peau alors que sa nouvelle connaissance n’était pas au courant et n’avait rien vu. Peut-être aussi que celle-ci s’en ficherait. Ainsi, préféra-t-elle attendre que ce soit cette dernière qui apporte le sujet, lui laissant ainsi le choix de conserver le secret pour elle-même ou de lui faire part qu’elle savait tout. Mais encore, tout cela était sous réserve que cette fichtre de queue était bel et bien visible pour son accompagnatrice. Le vêtement bien placé, Megumi décida de faire chemin inverse et revenir sur ses pas, ayant vu que Haruki n’avançait plus. Quelque chose clochait, mais elle ignorait quoi. Elle était là, présente, physiquement du moins. Ses yeux semblaient dans la brume, son esprit complètement sur une autre planète, une déconnexion presque total selon la scène qui se présentait devant elle.

▬  Haruki-chan?

Elle prononça ses mots avec hésitation, avec une pointe d’inquiétude et avec l’absence de jugement. Rien de cette scène ne lui faisait croire que la jeune femme était étrange ou folle, mais lui provoquait un sentiment de mal-être. Elle n’aimait pas être dans l’ignorance, ne pas comprendre ce qui se passait, ne pas être en contrôle. Alors, elle s’approcha encore un peu, jusqu’à ce qu’elle soit dans la bulle de son amie, se tenant près d’elle. Doucement, elle déposa ses mains sur celles d’Haruki et les lui enleva de son visage. La main droite de Megumi resta sur la main gauche de la Lémure tandis que la main gauche de la renarde abandonna la main droite de Matsuoka aux lois de la gravité, allant plutôt porter sa main libre sur la joue de cette dernière, caressant doucement sa peau par son pouce. Elle lui tint le visage, forçant un contact visuel bien qu’elle semblait être la seule personne allumée dans cette pièce

Haruki-chan? Haruki-chan! Reviens avec moi, regarde-moi. Il y a tant de choses à voir ici, ne me laisse pas seule.

Elle ignorait quoi faire, elle se sentait impuissante face à tout cela. Elle voulait seulement être présente pour celle-ci. Non seulement parce que c’était une évidence à ses yeux qu’Haruki avait besoin de cela en ce moment, mais pour elle-même, Megumi ne se sentait pas à l’aise de quitter les lieux, de la laisser faire et de juste s’asseoir à côté d’elle et d’attendre. Non, cette personne l’intriguait fortement, mais surtout, prenait lentement une place plus importante dans son âme, une place sincère au travers des relations qu’elle se forgeait dans ce nouveau monde. Un brin de culpabilité traversa son regard : était-ce de sa faute si elle était ainsi? Ce n’est pas tous les jours qu’on peut voir une Chimère, mais était-ce vraiment la cause? Elle soupira doucement, relâchant ses épaules, se trouvant ridicule de ramener la situation à elle-même, réalisant à quel point elle avait des pensées égocentriques. Pour l’instant, elle ne pouvait qu’attendre que cette étincelle de vie revienne dans les profondeurs océaniques du regard de la jeune adulte. Que l’étrangeté de la situation prenne fin, qu’elle continue de lui parler comme elle commençait à le faire. Elle commençait à réussir à ouvrir son huître, alors pourquoi se refermait-elle maintenant?   


HRP : Ne t'inquiète pas, il n'y a rien là. Prends ton temps, y a aucune pression de répondre rapidement :3
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Contenu sponsorisé
Réponse rapide :

N'oublie pas de valider le captcha avant de partir, sinon le message ne sera pas envoyé :(


forums partenaires devenir partenaire