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#11 le 17.11.15 20:53

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C'est sa cuisine, bien voyons.
Voilà une chose que tu feras vite changer dans cet appartement visiblement. Car si tu ne peux pas faire de petits gâteau tu seras bien vite triste. Surtout que tu pensais en faire en guise de cadeaux pour ton arrivée. Oui c'est toi qui fait des cadeaux alors que tu es l'arrivante. Tu l'écoutes ensuite attentivement pendant qu'il se dépatouille habilement de toute la catastrophe culinaire dont il a été victime. Tu es surprise de le voir aussi organisé, dans tes souvenirs il était vraiment tout l'inverse et voilà que maintenant il te ressemble quand il cuisine... Peut-être a-t-il pris exemple sur toi à la boutique ? Non non, c'est trop gênant d'y penser.

Il y a un vampire dans la maison.
Cette information t'offre un frisson de panique et de dégoût. Ce sont vraiment les êtres qui te font le plus peur et envers lesquels tu as une légère rancœur. Après tout, c'était des immenses vampires assoiffés qui sont à l'origine de ton décès. Tu continues de le suivre, comme un petit poussin pendant qu'il attrape son verre de vin pour te guider dans l'appartement. Vous voilà déjà devant ta chambre, que tu partageras avec la princesse, nécromancienne. Oui parce qu'il a dit Nécromancienne et pas Nécromancien donc... Tu es déjà sauvée à ce niveau. Tu l'observes avec un petit recul en chuchotant :

« Cette chambre n'est vraiment pas rassurante... Heureusement que je n'y suis pas seule. »

Oui c'est officiel, tu ne resteras pas longtemps ici. Aussi gentils soient tes colocataires. Tu pousses un nouveau soupire, tu délaisses ta valise pour venir tirer la manche de Lowell, l'invitant à te suivre pour revenir dans le salon, et sur lui chemin tu lui lances un :

« Tu es conscient mon ange voleur que c'est plus ta cuisine désormais mais la notre ? Car il n'est pas question que je ne puisse pas faire de pâtisseries ! » mais c'est que tu as du répondant quand tu veux, petite. Tu ajoutes ensuite en prenant place dans le sofa, la valise attendra « Dis Lowell ça fait longtemps que t'es ici ? T'as pas trop souffert quand t'es parti ? »
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#12 le 17.11.15 21:11

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En effet, tu as appris d’elle pour l’ordre et la propreté de la cuisine, tu as simplement garder ce trait dans tes cours et dans tout ce qui touche à cette pièce. Parce que franchement, ailleurs tu es d’un trait affreusement bordélique. Et oui, tu considères cet endroit comme étant TA cuisine. Déjà que tu digère mal le partage, si en plus tu étais condamné à manger la poubelle de tes colocs tu serais à la recherche d’un moyen pour mourir plus rapidement. Tu ne mangeras jamais quelque chose de Victoria, tu ne lui fait pas confiance sur ce sujet… après tout c’est une nécromancienne alors non, aucune chance. Miro… peut-être que tu testerais mais encore là, ça ne te dis rien alors depuis le début tu as établis que tu étais le seul à savoir cuisiner et que ce sera là ta part de la cohabitation. Parce que le ménage ce n’est pas ton truc.

« Les deux chambres sont identiques… juste le bordel qui change. »

Mais tu n’as pas besoin d’en dire plus, elle te tire et te guide jusqu’au salon. Bien sûr, tu la suis sans poser de question ni opposer de résistance, tu as même du mal à la quitter des yeux tellement tu es content d’avoir retrouvé ce petit bout de femme dans cet univers de malade. Comme tu connais bien les cratères, tu fais gaffe à ne pas te cogner le pied, puis prend place sur le canapé aux coter d’Eden. Tu poses alors ta coupe dans un petit cran sur la table qui l’empêchera de flotter dans les airs, oui tu as bien adapté la chose.

« J’ai confiance en toi, alors je n’y vois pas d’objection, tu n'imagine pas comme tes pâtisseries me manque. Et je déteste quand tu m’appelle comme ça… »

Tu parles évidemment du mot ‘voleur’, ça ne t’as jamais plu et ce n’est pas maintenant que ça va changer. De plus ce surnom te fait étrange au vu que tu sembles beaucoup plus adulte et vieux qu’elle, alors pour le coup ça donne une drôle d’image.

« Cinq ans, et la souffrance c’est relatif. C’est pénible de vivre dans ce monde… et d’avoir dû laisser des êtres chers sur la terre.»

Tu repense alors à la femme que tu étais sensé épouser ainsi qu’à ton gamin qui est né le jour de ta mort. Mais ça, tu vas attendre avant de lui en parler, tu préfères déjà digérer l’information comme quoi vous vous êtes retrouvé après tant d’année dans cet espèce d’univers de malade mental.

« Et dire que ce n’est que maintenant, dans ce monde pourri que je vais enfin pouvoir t’inviter à prendre un chocolat chaud.»

Parce que tu n’as jamais oublié malgré tout. Oui tu as eu une vie bien chargé et occuper après avoir su la mort d’Eden mais il y a des choses dans la vie et dans la mort que l’on n’oublie jamais. Et comme tu es mort, ici, avec elle et que ton engagement envers ta fiancé est devenu obsolète depuis cinq ans, rien ne t’empêche de renouer tes liens avec la jeune blondinette assit avec toi.
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#13 le 17.11.15 21:25

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Aucune objection pour la cuisine.
Mine de rien ça te rassure et ça te fait plaisir. Parce qu'il te dit que tes sucreries lui manquent. Tu ne pensais pas l'entendre dire cela un jour. C'est aussi un peu gênant alors tu rougies, légèrement. Tu observes le sol et les petites magouilles dont il fait preuve pour vivre convenablement dans un endroit où toi, avec ton poids plume tu ne peux sans doute pas te permettre de sauter, sous peine de rester en l'air à flotter pendant quelques secondes. Voir minutes. Tu pinces les lèvres quand il te reprends sur le surnom, toi tu l'aimes ce dernier. Qu'il est devenu grincheux dis donc. Cette remarque personnelle te fait sourire en silence.

Mais tu viens perdre ton sourire à ces mots.
Oh il avait donc d'autres personnes à chérir dans l'autre monde ? C'est rassurant et plaisant. Oui ça te fait plaisir autant que ça peut te faire de la peine. Des sentiments bien contradictoire dans le fond... Tu l'imagines bien père de deux gamins avec une femme aimante et attentionnée. Il faudra que tu lui demandes oui. Tu viens déposer ta main sur sa cuisse comme pour le soutenir face à la tristesse. Et voilà qu'il te gratifie d'une proposition qui te laisse sans voix. C'est qu'il a de la suite dans les idées... Enfin tu trouves l'anecdote amusante mais tu ne le prends pas au sérieux. Tu ris même un peu avant de tapoter sa cuisse :

« Lowell, désormais on a l'éternité pour boire des chocolat chaud ensemble. On vit même sous le même toit... Toi alors. » Tu poses encore ton regard tendre sur lui et tu ajoutes avec douceur en observant son menton : « Décidément en plus d'être devenu immense qu'est-ce-que tu es poilu... » Oui tu essaies de détendre l'atmosphère avant de lâcher un simple : « Dis Lowell, tu étais heureux sur terre hein ? Tu avais une femme ou des enfants ? Ou les deux ? ... » Tu marques un temps d'arrêt avant d'ajouter en te penchant vers lui « Ou alors un époux ? On sait jamais de nos jours... » Et tu te mets à rire de bon cœur.
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#14 le 17.11.15 21:42

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Pour vivre dans ce monde il faut des astuces, pour vivre dans un appartement douteux comme celui-ci il faut de l’imagination. Autant en cuisine que dans la vie de tous les jours, tu as trouvé plusieurs moyens de rendre cet endroit moins désagréable. Sans doute aussi est tu devenus un peu plus grincheux en vieillissant ou n’est-ce parce que tu es prisonnier de cet endroit ? Mystère et boule de gomme.

Tu sursaute en sentant la main de la demoiselle se poser sur ta cuisse, comme dans tes souvenirs elle est toujours aussi douce et compatissante. Le seul détail, c’est que tu n’es plus un gamin et que ce genre de geste te parait légèrement déplacer. En tant qu’adulte, tu n’as pas vraiment besoin de ce genre de geste réconfortant et pourtant tu acceptes bien celui d’Eden qui déjà doit s’adapter à ta tête.

« L’éternité, oui. Mais je veux quand même t’invité. »

Parce que pour toi ça n’as rien d’un simple chocolat chaud bien ordinaire, c’est un rencard. Sans doute est tu trop rapide pour le coup alors tu te tais sur la chose pour la suite. Elle remarque aussi ta virilité. Ce poile est venu avec la maturité de ton corps. Ton père l’était aussi avant toi alors ce n’était pas vraiment une surprise dans ton cas. À ces propos tu lui souris avec douceur. Exhibant ton menton vers elle pour rigoler.

Et soudainement ces paroles t’arrachent une expression, une grimace de dégout. Un ÉPOUX? Franchement, tu secoues rapidement la tête.

« Ce n’est pas parce que les mœurs on changer que je suis devenu gay. J’avais une fiancée sur le point d’accoucher. »

Finalement, pas trop le choix d’en parler puisqu’elle aborde le sujet et que visiblement tu ne peux absolument rien lui refuser, Eden est ton point faible depuis longtemps.

« Toi, as-tu rencontré quelqu’un ici ? Ou même avant de venir dans ce monde ? »

Elle te pose la question ? Alors il n’est en rien indélicat de lui renvoyer l’ascenseur. C’est que tu ne manques pas de mordant, tu n’es plus le gamin gêner d’ouvrir la bouche que tu avais été en face d’elle. Certes, tu restes gentil et poli mais beaucoup moins discret.
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#15 le 19.11.15 20:13

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Tu ne voyais pas le mal.
Dans cette main sur sa cuisse qui s'installe et compatit. Tu ne voulais que lui transmettre ton soutien comme avec un membre de ta famille, sans aucune arrières pensées. Comme à ton habitudes. Tu lui souris à sa remarque sur l'invitation. Que peux-tu ajouter devant tant de conviction et de désir ? Comme si tu allais lui refuser un chocolat après si longtemps... Tu lui offres déjà un premier sourire en guise de capitulation. C'est bon, tu viendras avec lui et son chocolat.


Il n'est pas Gay.
C'était plus une plaisanterie qu'autre chose mais bon, de nos jours tout est possible. Mais la suite te laisse un goût amer dans la bouche. Aucune jalousie bien sûr mais une peine profonde de réaliser ce qu'il a perdu quand il est décédés cela ne doit pas être facile tout les jours pour lui. Car son cœur est bordé par cet amour lointain et ce fils qu'il ne connait pas. Tu hausses un peu les épaules avant de pincer les lèvres. Douce petit fleur sensible que tu es quand tu t'y mets.

Il te renvoie l'ascenseur.
Oh tu aurais aimé lui répondre que toi aussi tu avais rencontrer l'homme de ta vie. Mais c'est un piètre mensonge, Johan le nouvel employé était devenu proche de toi, peut-être un peu trop aux yeux de certains. Mais tu n'avais pas d'aussi beaux projets d'avenirs que lui. Tu soupires profondément avant de t'enfoncer un peu plus dans le canapé pour lui répondre :

« Ici, j'ai pas vraiment eu de coup de cœur, je me suis concentrée sur le pardon et l'acceptation de ma situation. Essayer de retrouver mon sourire et cette faculté de voir le bon et non le pire... Et avant de mourir, j'avais une personne qui me faisait des avances et qui ne me laissait pas indifférente mais il n'était pas du tout au goût de Maman et tu sais que j'écoute souvent les conseils de maman. »

Tu te mets à rire avant de venir prendre sa main dans la tienne. Tu la serres avant de reprendre la parole d'une voix plus fluette, avec un petit sourire de grande sœur.

« En tout cas, j'suis vraiment heureuse de te revoir Lowell ! » Puis tu baisses un peu la tête et tu chuchotes alors avec plus de douceur et de tristesse dans la voix : « Dis Lowell, tout à l'heure tu m'as dit que tu avais vu Maman, non ? Comment allait-elle ? C'était pas trop dure pour elle ? Je ne l'ai pas vu ici, je suis heureuse. Si elle est morte, c'est qu'elle est partie comblée et sereine, c'est déjà ça... Tu veux bien m'en parler ? »
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#16 le 19.11.15 22:49

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Elle ne te semble pas fermer à l’idée de ce rendez-vous auquel tu as l’impression de la forcer. Soit ! Tant mieux si Eden est d’accord, ça va te permettre de renouer avec elle et de faire ce que tu n’as jamais eu l’occasion de faire dans le passé. Avoir un rendez-vous galant avec un gamin ça ne se prend pas bien au sérieux, alors que maintenant tu es adulte et de surcroit plus âgé qu’elle physiquement, il n’y a plus aucune raison pour qu’elle ne voit en toi que le petit frère. Tu comptes d’ailleurs bien le lui faire comprendre en faisant de cette sortie quelque chose de très rencard.

Tu vois bien dans son regard que ton histoire l’attriste. Pourtant c’est la vérité, cette situation te dérange mais tu n’y peux rien y changer même si tu le désirerais très fort alors tu t’es résigner à ton sort, aussi lui fait tu un petit sourire pour lui signifier que tout va bien et qu’il n’y a pas de raison d’en être triste.

La demoiselle t’explique alors son cheminement dans ce monde ainsi que ce que tu as loupé de son vivant. Tu hoche la tête, satisfait de ces paroles.

« Maman devait bien avoir raison, tu as bien fait d’écouter maman. »

Peut-être que la maman pensais à toi ? Qui sait ! Dans tous les cas, tu es bien content d’apprendre que personne ne lui tourne autour dans ce monde car même mort tu es bien résolu à passer du temps avec elle. Oui, Eden est l’image d’une sœur protectrice mais aussi ton tout premier amour et donc toi tu y vois une voie complètement libre. Cette dernière se saisit alors de l’une de tes mains. C’est tout chaud. Tu te surprends à remarquer à quel point ta main est plus grande que la sienne. Bien évidemment que tu es heureux d’avoir retrouvé la demoiselle dans ce monde de malade.

« Moi aussi. »

Et là elle embarque sur un sujet plus délicat, tu pince les lèvres. Non, tu n’as pas vraiment envie d’en parler, ça gâcherais un peu vos retrouvaille mais avec cette tête-là comment tu peux refuser quoi que ce soit ? Tu détourne le regard quelques secondes, soupire puis reviens sur la demoiselle.

« D’accord. »

Tu inspires et tu commences.

« Quand je suis revenu à la boutique pour finalement t’invité à sortir, la boutique était fermée, en me renseignant, j’ai su que maman était en fin de vie, à l’hôpital. »

Tu serres un peu la main d’Eden.

« Je suis resté à ses côtés. Elle est partie en douceur. Avant elle a eu le loisir de me sermonner… »

Ces pensées t’arrache un petit rire amusé et calme.

« Elle était certainement triste de partir après toi mais je ne crois pas que ces derniers moments ait été tourmenté. Un départ digne de la femme qu’elle était. »
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#17 le 08.01.16 0:15

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Comme tu pouvais t'y attendre.
Il vient s'accorder à l'avis de Maman sans même connaître les tenant et les aboutissants. Comme quand il était petit, dès qu'un jeune homme était autour de toi, il était bon d'écouter les conseils de maman sur le danger qu'il représente. Tu réalises à présent qu'il était un enfant bien possessif enverse toi. Mais cela serait mentir de dire que ça ne te plaisait pas. Tu étais sans doute aussi possessive que lui finalement.


Puis il accepte.
Oui il accepte de te parler de ta mère. C'est un acte vraiment noble et touchant. Tu peux sentir ton coeur se  crisper à chaque mot. La boutique avait donc perdu sa raison de vivre avec ton décès et la santé de maman s'était dégradé. Ton coeur se serre davantage, tu retiens tes larmes en serrant un peu plus cette grande main que tu trouves désormais si réconfortante. Oui ce n'est plus toi qui vient caresser le sommet de sa tête pour le consoler ou le féliciter. Tu le retraces des yeux. Des bras puissants, des épaules larges et un souffle régulier. L'odeur du tabac froid et son regard à l'iris unique. Tu aimerais qu'il te serre dans tes bras, comme cette soirée d'orage où il n'était qu'un adolescent et pourtant il était celui capable de calmer ta terreur.

Tu l'écoutes jusqu'à la fin.
Oui, c'était ce genre de femme. Tu le savais, lui aussi. Tu regardes ton petit Ange dans les yeux et les larmes se mettent à pleurer sur tes joues roses. Ce n'est pas un grand chagrin bruyant mais plus un soulagement inavouée. Ta mère n'a pas souffert. Elle est partie comme la grande femme qu'elle était. Au diable les convenances, il reste ton petit frère, non ? Alors tu lui murmures un inaudible : « Merci Lowell...» Avant te laisser tomber dans ses bras. Oui tu l'enlaces par la taille, blottie contre lui assise sur ce canapé presque flottante. Tu caches tes larmes dans sa chemise et tes tremblements dans ses bras.

Les émotions te submergent.
Tu avais su gérer jusqu'ici ce tumulte interne. Mais c'était bien trop pour un si petit coeur alors tu viens chercher ce réconfort qui te manquait tant. Tu viens chercher sa présence. Oui Eden, tu as trouvé ton petit frère. Tu as trouvé ton Ange voleur. Tu n'es plus seule ici-bas... Tu frottes un peu ton visage contre son torse pour essayer de reprendre un peu de prestance, puis tu relèves ton visage couverts de ces larmes silencieuses pour lui murmurer sans le relâcher : « Est-ce que c'est égoïste de te dire que je suis heureuse que tu sois là ? Je me sentais si seule... » Douce vérité lâchée entre trois yeux et un bandeau, sur le velours douteux d'un canapé lunaire.