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#1 le 16.11.15 18:59

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Tu ne comptes plus les années...
Depuis combien de temps es-tu morte ? Dix ans peut-être plus. Tu n'as pas voulu t'arrêter, tu n'as pas voulu y penser. Noyer ce chagrin profond en toi. Oui tu ne voulais pas mourir Eden. Toi qui rêvais avec tant de simplicité et de légèreté. La vie était ton utopie, ces hommes aux crocs bien longs te l'ont dérobée pour un caprice exagéré. Alors tu as cherché à t'évader, à t'échapper. Tu n'avais pas envie de voir de la foule, être liée à un endroit et faire semblant d'avoir une nouvelle vie. Du moins au début, mais le temps passe et efface lentement les peines et rancoeurs. Tu as voyagé, tu es prête à t'installer.

Tu observes la clé dans le creux de ta main.
Un drôle de symbole lunaire dessus, c'est la clé de ton appartement. De ta colocation. Tu n'as pas beaucoup d'affaires, juste une valise demeurée sur roulettes. Presque aussi grande que toi et surtout pleine à craquer. Tu marches dans le couloir en la triant à tes côtés, tu n'es pas vraiment rassurée. Après tout, c'est la première fois que tu partages un appartement avec des gens. Des inconnus de surcroit. Tu peux sentir la boule dans ta ventre et le noeud dans ta gorge qui te narguent. Tu souffles et secoues la tête pour te donner du courage. Un sourire et quelques politesses, ça devrait le faire. Et tu t'arrangeras pour partir dès que tu auras la possibilité de prendre un logement que pour toi. Juste une période de transition, c'est pas comme si tu avais l'éternité devant toi, non ?

Tu poses la main sur la poignée, c'est ouvert.
Il y a déjà du monde dans ta nouvelle demeure. Ton cœur loupe une mesure. C'est amusant que de se dire que les fantômes peuvent encore sentir leurs cœurs qui s'emballent, non ? Tu déposes ta valise dans l'entrée. C'est étrange, se pourrait se croire sur la lune... Tu souris, ce monde n'arrêtera jamais de surprendre décidément. Tu déposes ta veste digne du chaperon rouge sur ta valise. Tes talons vernis claquent le sol lunaire, tu te sens si légère. Tes cheveux, rideau doré, flottent légèrement autour de toi, comme s'il y avait ici un léger souci de gravité. Tu cherches du monde, des habitants dans cette maison et c'est à la cuisine que tu vois une silhouette.

Une silhouette, simplement géante.
Tu peux sentir l'intégralité de tes muscles se crispe devant cette vision, tu l'observes de loin, tu n'oses pas faire de bruits ou rentrer dans la cuisine. Après de longues minutes à observer ce dos colossal, tu te décides à approcher, tu arrives à son niveau. Dans une grande inspiration, plein de courage, tu viens délicatement toquer sur le plan de travail. Tu n'oses pas relever les yeux, tu as l'impression que ton cœur va exploser. Entre ta timidité et la carrure de cet homme, tu es complètement paniquée, ta voix tremblante chuchote un léger :

« B-Bonjour, pardonnez-moi de vous déranger... Je viens tout juste t'arriver. Je suis votre nouvelle colocatrice... »

Et tu essaies enfin de le regarder. Ton cœur n'arrive plus à suivre la cadence de ta peur. Tu peux sentir le feu sur tes joues les rendre toutes roses, tu remontes lentement tes grands yeux azurins pour arriver jusqu'à son cou, puis... Son visage.
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#2 le 16.11.15 19:38

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C’est tout con, tu es dans ce monde depuis déjà quelques années. Comme tu n’as pas vraiment trouvé de travail qui soit digne de ton prestige tu te contentes d’utiliser tes avantages de vampire. Faire du troc c’est un truc vachement plaisant, tu vas sur terre, ramène des trucs et te fais payer pour ça ! Tu es d’ailleurs de retour après une longue semaine, les bras chargés, tu iras rendre ça demain, tu préfères rentrer à la maison et faire le repas. Tes colocs ne sont pas revenu ? Parfait, tu en profite alors que tu es tranquille pour prendre ton temps, ouvrir une bouteille de vin et cuisiner. Tu t’es habitué à cette foutu gravité et tu as habitué ton style culinaire a cette atmosphère qui cherche à te faire perdre patience.

Tu rattrape l’oignon qui se barre vers la gauche pour pouvoir le couper précisément et habillement. Sur tous tes ingrédients, tu mets une espèce de couvert qui les empêche de partir au loin, parce que ce n’est pas très drôle que de chercher les carottes au plafond. Étant d’un bon gabarit, tu restes au sol, au moins, y’a ça. Tout en cuisinant, tu sirote puis sifflote doucement. Faire ce genre de truc te rend heureux et te donne l’impression que tout va bien, que rien n’a changée et que cet endroit n’est pas pour toi la représentation de l’enfer sur terre.

« Toi connard ! »

Oui, c’est l’oignon, mais tu en rattrape rapidement les morceaux. Quand tu entends la porte s’ouvrir tu supposes naturellement que c’est Miro-chat ou encore la princesse, alors tu lâche un petit.

« Salut. »

Simple et efficace. Seulement, tu n’as pas vraiment de réponse. Ça ne t’empêche pas de rester concentrer sur ta tâche. Une petite voix vient t’interpeler. Ça ne te rappelle rien ? C’est si loin. Mais tu sais que ce ne sont pas tes colocs et d’après les mots de la demoiselle, elle est le troisième boulet. Tu prends deux secondes pour t’assurer qu’il n’y aura pas de couteau volant, tu essuie rapidement tes mains sur ton tablier rouge et tu te retournes vers la nouvelle arrivée. Commençant par ses pieds, tu remontes doucement puis vos regards se croisent au même moment, alors que machinalement tu avais tendu ta main pour serrer celle de la personne en face de toi.

Lowell ? Bonjour ? La terre appelle la lune ?! Cette nana te dis quelques choses, il n’en faut pas plus que ça pour que ça fasse ‘Bing’ dans ta tête et que tu ouvres tes bras pour venir l’écraser contre toi. Un câlin, plein d’émotion.

« Eden ! Mais !? Qu’est-ce que tu fais ici ?! »

Elle ne te reconnaît surement pas… mais tu prends pour acquis qu’elle te reconnait comme tu la reconnu. Même si tu as changé énormément depuis ta jeunesse. Tu la pose sur le sol, tout souriant, tout content, t’es vraiment un gosse quand tu veux.
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#3 le 16.11.15 20:18

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Il s'est retourné, il t'a regardé.
Un silence qui en dit long... Et toi qui réalises combien il est grand. Tu ravales ta salive assez bruyamment. Tu ne sais pas ce que tu dois faire en cet instant. Est-ce-qu'il en attends un peu plus de toi ? Heureusement qu'il a posé son couteau de cuisine.. Cuisine, il est cuisinier ? Amateur ou professionnel ? C'est pas le moment de se poser ce genre de question ! Mais il avait l'air vachement expérimenter. Mais pourquoi il ne bouge toujours pas ? Il aime les petites blondes comme casse-croute entre le repas du midi et du soir c'est ça ? Tu commences à te dire que tu devrais prendre la fuite... Loin, très loin.

Mais il ne l'entends pas de cette oreille.
Visiblement pas DU TOUT de cette oreille. Car il se précipite comme un prédateur sauvage et affamé sur ton frêle corps de demoiselle. Tu fermes fort les yeux, tu trembles prête à accepter la mort une deuxième fois en espérant ne pas démarquer dans une autre dimension, ENCORE plus étrange. Paix à ton âme, Eden... Et puis, plus rien. Pas de grand mélodrame, pas de mort tragique, juste une étreinte des plus intimes et famillières. Tu ne sais pas quoi faire. Faire la statut c'est le mieux, alors que des larmes commencent à habiller tes yeux trop grands et tout écarquillés.

Une fois qu'il te relâche, tout content.
Oui, il a ce drôle de sourire dément sur le visage. C'était une ruse, il va vraiment finir de par te dévorer, tu le sais. Il est trop grand, tu prends la sécurité de reculer d'un pas ou deux. Tu repasses la scène en boucle dan ta tête en l'abaissant. Oui, parce que soyons réaliste, là tout de suite, t'es pas capable de soutenir son regard. Mais alors pas du tout, et c'était tellment gênant, chaleureux, puissant.. Que.. Le rose vient orné tes joues, sans pour autant déloger tes larmes. Ce rose remonte même jusqu'à tes oreille qui se réveillent elle-aussi.

Il connait ton nom, Eden.
Donc il te connait, donc une connaissance du monde des vivants, non ? Mais un homme de cette corpulence et borne de surcroit ça ne court pas les rues... Tu t'en serais souvenu, non ? Une ruse!! C'est certain !! Peut-être qu'il peut même lire dans ton esprit, peut-être même qu'il est entrain de le faire en cet instant! AAAAH! Pardonnez-moi Monsieur, j'voulais pas vous importuner... Ton coeur loupe une mesure, mais il attends une réponse, vu la manière dont il te regarde. De ta petite main tremblante, tu serres ton jupon pour te donner du courage et ta voix hésitante s'élève :

« Je... Je suppose que, comme tout le monde. Je suis morte, pas vous ? »

Par sécurité tu vas reculer encore de quelques pas, juste pour être sûre qui pourrait pas te reprendre dans ses grands bras musclés et... Non non, il est trop grand et plus que louche. Tu secoues un peu la tête avant de remonter enfin ton nez vers lui. Les yeux dans les yeux, le rose aux joues et la voix presque chuchoter pleine d'incompréhension tu ajoutes :

« Est-ce-qu'on se connait vous et moi ? »

Pourtant tu ne connais pas de personne comme ça, avec des yeux aussi clairs et perçant... Enfin si, une personne ! Mais.. ça ne peut pas être lui, n'est-ce-pas ?
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#4 le 16.11.15 23:00

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Cette étreinte que tu lui as offert était chargée d’amour, d’affection, de douceur et de tendresse. Ce n’est pas parce que tu es grand et large que tu es incapable de délicatesse. Elle semble troublée, perdue, gênée et voir même effrayer par toi. Elle a baisée les yeux, ne te regarde plus, recule encore… C’est con, mais ça te blesse, car tu es certains qu’elle ta reconnu. Croyant pouvoir mieux son visage en te penchant vers elle, tu espères voir ses yeux clair se poser à nouveau sur toi.

« Euh… oui, on est mort mais… Je te croyais plus au paradis qu’ici. »

Quoi qu’après réflexion tu te rends compte qu’elle est morte assez jeune et que sa présence ici est tout à fait approprier, elle n’a pas assez vécue pour avoir la chance de partir simplement et paisiblement. C’est triste, mais semble-t-il que ce soit la réalité du moment. Et là elle vient confirmer tes doutes, te vouvoyant comme un inconnu, demandant ton nom…

« Regarde-moi un peu mieux que ça, pomme d’amour. »

De ta grande main à l’odeur d’oignon tu viens relever son visage vers le tiens, lentement et finement. Si elle ne te reconnait pas… tu serais sans doute déçu et même vexé. Après avoir levé son menton vers toi, tu retires ta main.

« C’est vrai que j’ai plusieurs années en plus… et que toi tu es quasiment la même que dans mes souvenirs… Mais je te laisse deviner. »

Ce petit sourire en coin, tu n’en reviens tout simplement pas. Quelle était les chances dans ce monde de malade de pouvoir tomber à nouveau sur ton amour d’enfance ? Sur la jeune femme qui t’as tellement offert et montrer quand tu étais gosse. En plus, dans le même appartement ? Comment un hasard aussi grand peut-il exister ? Aurais-tu abusé de l’Alcool sans t’en rendre compte ? Ou encore est-ce un tour de Victoria ?

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#5 le 17.11.15 18:59

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Il se penche vers toi.
Tu sais bien qu'il fait cela pour essayer de croiser ton regard, de voir ton visage d'un peu plus près. Peut-être pour te sauter à la gorge... Tu ravales ta salive, tu n'es vraiment pas rassurée. Et ceux, même s'il essaie de te duper en te disant qu'il te voyait bien plus au paradis. Oui, oui biensûre, comme s'il te connaissait réellement. C'est un charlatan ! Car tu as bien fait le tour de toutes tes connaissances et il n'y a personne qui puissent lui coller à la peau, même avec quelques années en plus. Même "lui" ce n'est pas possible... Il était si frêle au visage d'Ange.

Sa main sent l'oignon...
Elle est grande et virile.  Elle est sans doute dotée d'une force telle, qu'il pourrait faire exploser une pastèque avec... Oui Eden, tu n'es pas du tout rassurée, surtout quand il te prends le menton, si tu avais pu, tu l'aurais fui à des kilomètres pour ce simple geste. C'est comme si tu étais proche de lui. Pourtant ces mots raisonnent le long de tes entrailles. Il vient de te donner un surnom que peu de monde pouvait te donner. Un cercle de la famille proche. Et "Lui" aussi, il le faisait à l'époque. Tu secoues un peu la tête alors que lui enchaîne en disant que tu dois deviner...

Et les larmes se mettent à couler.
Tu n'en reviens pas que ce Monstre soit fourbre à ce point ! Ce n'est pas "Lui" ce n'est pas possible. Alors tu recules et tu te bouches les oreilles comme pour espérer que cela l'empêcher de continuer à sonder ton esprit. Tu remontent les yeux dans les yeux, pour lui montrer tes sanglots. Oui à faire semblant comme ça, à jouer avec tes souvenirs. Ce monstre imposteur vient de te blesser. Tu as l'air déchirée et profondément touchée par ses mots et lui dit d'une voix éraillée de chagrin :

« Vous êtes un Monstre CRUEL... »

Tu recules encore un peu et tes mains quittent tes oreilles, après tout ce n'est sans doute pas comme ceci que tu pourras te protéger. Tu rajoutes en te frottant les bras, les larmes toujours bien présente :

« Pourquoi vous amusez-vous avec mes souvenirs ? Il n'y avait qu'un petit nombre de personnes qui m'appelait ainsi. C'était ma famille. Les personnes auxquelles je tiens le plus et ceux, pour toujours. Alors arrêter de lire mon esprit pour espérer me duper... »

Tu tournes les talons le cœur lourd. Comment peut-on faire cela ? Ce sont tes plus précieux souvenirs, c'est sinistre. C'est cruel. Si tu dois vivre ici avec CE monstre, autant vivre dehors. Tu te frottes les yeux marmonnant dans ta barbe comme un sermon, une réflexion que tu aurais sans douter aimer que le vrai Lowell puisse entendre. « Oser t'utiliser toi mon Lowell, c'est vraiment une personne abjecte cet homme... Je le déteste. »
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#6 le 17.11.15 19:19

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Okay, là c’est un peu trop. Pourquoi elle pleure au juste ? Tu penches la tête sur le côté, hausse un sourcil. C’est à ne rien y comprendre. Tu poses les mains sur tes hanches, l’air de dire ‘Tu te fou de ma gueule ?’. Le pire dans tout ça, c’est qu’elle te fuit encore ce qui t’arrache non seulement un soupire mais un petit grognement. C’est agaçant, que croit-elle ? Pas en toi visiblement, sans doute a-t-elle l’impression que tu joues avec elle que tu te moque de ce qu’elle ressent et pense !?

« Je ne peux pas lire en toi. Je ne suis pas ce genre de monstre. »

Tu as ce timbre de voix qui frôle l’agacement. La grandeur et la largeur de ton corps devrait suffire à la coincée contre un mur. Après avoir retrouvé cette jeune fille ici, il est hors de question que tu la laisse filer comme ça, elle est trop précieuse pour toi. Alors tu lui barre carrément la route.

« Tu sais, ça fait longtemps, c’est normal que je ne sois plus totalement le même après autant d’années. »

Garde ton calme et ton sang-froid, si tu t’énerve elle va te fuir encore plus.

« Tu ne pensais quand même pas que je serais resté aussi petit que toi ? »

En fait, tu avais quasiment la même grandeur qu’elle quand vous vous êtes rencontré. Plus tu mettais de détail, plus tu espérais qu’elle se rende compte de sa bêtise. Le truc, c’est que là, t’en a déjà marre de jouer parce que tu aurais pensé qu’Eden aurait été capable de te reconnaitre et bien visiblement ce n’était pas le cas. Oui, ça te blessais mais ce n’était pas un élément contrôlable.

« Lowell Daisy Lincoln. J’ai maintenant une bonne quarantaine d’année. Après avoir déménagé avec mes parents, mes quatre frères et ma sœur, ça a été l’enfer. Quand j’ai pris confiance en moi, je suis retourné voir la boutique pour t’inviter enfin à boire un chocolat chaud mais il était trop tard. Tu devais surement être tombé ici. J’ai pris soin de maman jusqu’à la fin et j’ai suivi des cours de cuisines pour devenir chef. J’ai eu un accident qui ma ramener ici… Est-ce que j’ai besoin d’être plus précis ? »

Parce que tu crois avoir donné assez d’informations pour la convaincre tu t’écartes de son chemin.

« Et là, regarde-moi dans les yeux, dis-moi que tu ne me reconnais pas. »

Ton cœur se serre, tu as peur ? Peur qu’elle ne veulent rien entendre et qu’elle te repousse…

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#7 le 17.11.15 19:35

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Oh Mon Dieu !! Il va te tuer!
Cette fois c'est certain tu vas mourir une deuxième fois c'est certain. Ton corps entier tremble devant sa carrure si massive. Tu n'oses plus bouger et tu ne peux plus t'échapper. Tu vois bien qu'il est agacé en plus de cela. Vraiment Eden, tu ne sais plus où te mettre. Tu commences à faire des prières à un dieu de la seconde mort dont tu espères l'existence... Tu es prête à recevoir le châtiment de ton bourreau géant. Mais rien...

Rien de plus que des vérités troublantes.
Que tu écoutes avec beaucoup d'attention. Oui, il te racontent l'intégralité de ce passé que tu aimes tant. Il te dit même des choses qu'il ne pourrait pas connaître comme au sujet de ta mère... Tu es aussi fascinée que désemparée. C'est dérangeant tu n'arrives pas à réaliser que cela puisse réellement être lui. Oui, ce petit garçon à peine plus grand que toi quand il t'a quitté. Ton cœur est complètement dépecé par toutes ses émotions et tes larmes ne cessent de couler. De doutes ou de bonheur, tu ne sais pas très bien. Ton être entier crève d'envie d'y croire aveuglément... Surtout que l'âge aussi concorde parfaitement si on suit la logique de ce monde...

Tu oses avancer d'un pas vers lui.
Tu es encore hésitante et fragile. Le moindre geste un peu brusque pourrait te faire fuir à l'autre bout de la pièce avec une poêle en guise de bouclier pour te défendre. Tu ravales ta salive et sèche tes larmes d'un revers de manche trop grandes. Tu serres un peu ta jupe de ta main libre puis de l'autre tu viens délicatement toucher son bras. Comme si c'était la première fois... Tu fais ce qu'il te demande, comme si dans son œil valide tu cherchais une réponse à tes doutes. Une confirmation pour te noyer dans ses bras immenses tu murmures alors :

« Je peux pas Lowell.. T'as plus qu'un oeil. »

Oui réussir à balancer une blague de ce genre dans ce genre de moment, c'est tout toi. Et s'il a le malheur de rire. Tu sauras que c'est bien loin. Ton corps entier voudrait désormais le serrer contre toi. Tu peux sentir le rose à tes joues de timidité, de bonheur et de honte d'être aussi peureuse. Lowell c'est vraiment toi?
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#8 le 17.11.15 19:49

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Ça te fait tellement étrange de la voir ainsi, plus petite que toi. Elle a l’air un peu plus mature que lorsque tu l’avais quitté dans le passé mais elle est restée fondamentalement la même. Pas comme toi qui est passé par la croissance et la maturité ! Ce qui a grandement changé ton corps, ta voix et bien d’autres choses. Ces larmes coulent toujours mais elle n’a pas eu le choix de t’écouter et bien que tu aies toujours détesté voir de la tristesse sur ce petit visage tu n’as pas le choix de tenir ton bout afin qu’elle admette que tu es qui tu présume être.

Sa main sur pose sur ton bras, ça y est ? Tout plein d’espoir, elle te lâche une bombe, là comme ça et il t’est complètement impossible de garder ton sérieux et ton agacement. Tu éclates carrément de rire, venant même tenir ton ventre tellement tu as mal de rire autant. Après une bonne minutes-tu cesses, reprenant le contrôle de ton corps et essuyant une petite larme au coin de son œil valide.

« Franchement ! Fallait me prévenir que j’allais mourir de rire ! »

Tu le lui reproche, oui, oui.

« C’est dû à l’accident de ma mort, j’en ai gardé un vestige. »

Aussi bien le lui expliquer, comme ça elle n’aura pas besoin de poser la question ni même de s’en inquiéter. Alors tu te penches à sa hauteur quand soudainement une odeur vient attirer ton attention. ÇA BRULE ! La cuisine t’était complètement sortie de l’esprit jusqu’à ce que tu puisses sentir le bruler… Tu vas éteindre les ronds avec empressement, retirer la nourriture pour ne pas aggraver le cas même s’il est beaucoup trop tard.

« Bordel… »

Une fois le problème régler, tu te retournes sur Eden. Elle est toujours là ? Elle n’en a pas profité pour prendre la fuite au moins ?

« S’cuse… J’crois que ce soir ça va être pizza.»

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#9 le 17.11.15 20:07

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Cette fois il n'y a plus de doutes possible...
Tu veux y croire et si c'est un sorcier, alors il est vraiment super rusé et super bon comédien. Mais là, tu veux juste y croire quand tu l'entends rire comme ça. Un rire si franc à s'en tordre. Un rire si fort qu'il fait trembler tes cheveux en suspension physique. Tu l'observes avec tendresse. Voilà donc à quoi ressemble ton petit bout de miel ? Ton ange voleur ? Tu n'en reviens pas... Tu le laisses même t'accuser d'une seconde mort à son tour. Bon, il a le droit tu as fait la même chose il y a quelques minutes. Mais ! C'est que tu pensais vraiment qu'il allait te dévorer...

Il est donc mort, victime d'un accident.
OUF ! Au moins en plus d'être géant, ce n'est pas un vampire. Parce que déjà que t'es pas super rassurée même si tu commences à admettre que c'est TON petit Lowell. Les vampires vraiment tu peux pas ! C'est les pires créatures que la terre et tout autre monde possible n'est jamais portés ! C'est certain ! Voilà que l'odeur de brûlé vient vous tirer de vos rêverie et retrouvailles des plus uniques. Il se précipite sur son plat et toi, tu restes pas très loin. Tu l'observe du coin de l'oeil avec ce petit sourire amusé et pleine de tendresse à son égard. S'il est bien Lowell, c'est tout à fait normal.

Voilà qu'il te parle de Pizza.
Alors tu ris avec politesse. Mains devant la bouche et pas trop de volume sonore. Tu ne voudrais pas qu'il pense que tu te moques de lui. Puis tu t'approches d'un pas. C'est bon, il est impressionnant mais c'est Lowell, non ? Cette question reste en suspension dans ton esprit. Tu viens délicatement remettre son col de chemise en place. Tu le regardes dans les yeux. Oh ce n'est pas le regard d'une femme que tu lui offres mais bien celui-d'une maman. Mature et posé. Tu penches la tête avant de lui répondre :

« J'aime bien la Pizza moi tu sais... Mais si tu as pris des cours de cuisine, je veux manger l'un de tes repas un jour d'accord ? » Tu regardes autour de vous avec un certain intérêt avant d'ajouter. « C'est quand même un drôle d'appartement ici. Nous sommes combien à vivre ensemble ? Les autres sont gentils ? Grands ? Est-ce-qu'il y a des vampires ? » C'est quand même une information intéressante, non ?
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#10 le 17.11.15 20:27

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Elle te crois ? Finalement ! Tu lui offre un grand sourire, content, enfin, elle est là, devant toi. C’est aussi étrange que magique. Elle n’a plus aussi peur et ça te rassure. Tu la laisse s’approcher sans reculer, le coté bienveillant de cette fille te surprendra toujours, elle vient replacer ton col de chemise. Habillement tu retires ton tablier rouge et ajoute.

« C’est certain ! De toute façon… »

Tu marques une pose en rangeant ton tablier dans l’armoire sur le crochet.

« C’est MA cuisine. »

Ce qui sous-entend que tu ne laisses pas les autres l’utiliser. S’ils le font, c’est que tu n’es pas là et que faire un sandwich ce n’est pas tellement intéressant. C’est alors qu’elle te pose tout un tas de question. Tout en rangeant les dégâts et jetant la nourriture brûler dans la poubelle, tu réponds à ses questions tout à fait légitime.

« Avec toi on est quatre. Tu vas surement avoir la même chambre que la princesse, moi je partage avec un autre type… ce qui n’est franchement pas des plus pratiques… »

Distrait par ton nettoyage tu reprends une fois fini.

« Ils sont… correct et je crois bien être le plus grand. On a le droit à une nécromancienne, un vampire, un mort ordinaire et toi. »

Évidemment, tu ne précises pas que tu es le dis vampire. Après tout, ce n’est pas comme si c’était vraiment important d’en parler. Un mensonge par omission qu’on dit. Alors que tout est enfin propre et bien ranger dans la cuisine tu en sort, te dirigeant vers Eden avec ta coupe de vin que tu avais laissé sur le comptoir en cuisinant. Tu lui fais signe de te suivre, lui montrant l’appartement et la chambre qu’elle occupera.

« Ta chambre, tu vas pouvoir ranger ta valise ? »

Sur le coup, tu viens de la remarquer et ça t’intrigue. Pourquoi une valise ? Elle était partie en voyage ? Quoi qu’il en soit, tu en profite pour finir ta coupe. C’est que tu ressembles a un homme mature avec ta chemise verte kaki, ton pantalon propre droit, tes cheveux long attaché à l’arrière et cette coupe de vin.

« Mais ils sont gentils, le méchant, c’est moi. »

Tout ça parce que tu gère mal le fait de vivre avec d’autre personne et de devoir partager ton espace personnel avec les autres.