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Welcome, Nightmares

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Kyo Yuzuki
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Kyo Yuzuki
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Welcome, Nightmares

Les excuses étaient sans doute de trop -il n’était pas japonais pour rien, après tout-. Si Kyo ressentait un sentiment désagréable d’avoir posé une question qui ne le regardait sûrement pas, et ainsi manqué de tact, il ne put s’empêcher de froncer les sourcils. Ce n’était pas de la pitié ; de la compassion, plutôt. Toutefois, cela ne semblait pas lui convenir non plus. Bah. En réalité, il ne s’était pas attendu à ce qu’elle lui réponde franchement. Il s’était plutôt attendu à ce qu’elle esquive le sujet, si cela lui peinait tant d’en parler. Mais ce n’était pas le cas. De plus, elle était presque fière de cette mort. … Pourquoi ? Jouer les martyres ? Il ne chercha pas à en savoir davantage, non désireux de jeter de l’huile sur le feu. Il ne pouvait néanmoins s’empêcher de penser, dans un coin profond de son esprit, qu’elle l’avait sans doute un peu cherché, cette mort. Quand on traitait les autres avec autant de dédain et d'insignifiance, il ne fallait pas s'étonner de récolter ce que l’on avait semé.

Tu sais que tu ne devrais pas avoir ce genre de pensée. Après tout, tu sais à quel point ton avis sur la peine de mort est détesté par tes amis… Ce qui ne t’empêche pas, au fond, d’y croire.

En tous les cas, il avait compris le message. Il ne se montrerait plus compréhensif. Certaines personnes estimaient que la compassion était une faiblesse ; il n’était pas d’accord. Il savait pourtant que cela n’aurait aucun d’impact d’en discuter avec elle. Il n’en avait pas envie, de prime abord, puis il n’avait pas de temps à perdre à parler dans le vide. Elle avait sa façon de penser qu’il peinait à comprendre, il avait la sienne. Point à la ligne. Il se contenta alors d’acquiescer doucement.

Depuis qu’il était mort, il y avait un trait de son caractère qui l’agaçait particulièrement ; sa naïveté. Dans ce nouveau monde où les lois de celui de vivants étaient complètement revisitées, il y avait tant d’éléments qu’il ignorait. La moue faussement attendrie de Pandora ne faisait que piquer là où ça faisait mal. Il ignorait si s’agissait de l’effet désiré, mais il était lui-même agacé par sa propre façon d’agir. Il le savait, pourtant, que l’être humain pouvait être la pire des ordures. Il ne s’était pas fait totalement à l’idée et il était bien forcé d’accepter la chose. Il fit claquer sa langue contre son palais en signe d’énervement, lâchant l’insulte. Les explications qui suivirent ne firent qu’augmenter sa lassitude face à un comportement qu’il trouvait absurde et lâche.

« Ce genre de personnes ne devraient même pas existé… »

Il ne s’était pas encore retrouvé confronté à un tel connard. Il fallait dire, aussi, qu’il cachait au maximum sa nature. Il avait bien croisé des gens de son appartement lorsqu’il avait oublié de prendre sa potion, mais il n’avait pas souvenir qu’ils aient mal réagi en le voyant. Peut-être étaient-ils l’exception qui validait la règle. Il ignorait beaucoup de choses, notamment sur la place des zombies dans cet environnement. Leurs liens avec les autres races, aussi. Beaucoup de choses qu’il devait apprendre, quelque peu blasé qu’un minimum n’ait pas été enseigné dès son arrivé. Quoique… Il n’avait même pas écouté ce que le roi lui avait dit, étant trop traumatisé par sa propre mort. Si cela se trouvait, on lui avait expliqué, il n’avait simplement pas écouté.

Ton propre comportement t’exaspère. Ce n’est pas pour rien que tu essayes de te mêler aux autres, désormais.

Sa zombification avait débuté, suite à l’estompage de la potion. Cela ne l’aidait pas à garder son calme, bien que son ton de mécontentement n’était pas tourné vers Pandora, cette fois-ci. Elle lui montra une poubelle où il pourra jeter cette peau en décomposition, avant de saluer une habituée. Son regard s’attarda sur son sourire bienveillant. Hum… Elle semblait tout de même appréciée par ses pairs. Malgré cette entrée en matière mouvementée, le blondinet venait à penser que ces réunions pouvaient peut-être l’aider avec sa condition. S’il mettait de côté toute cette fureur accumulée au cours de ses derniers mois, il y avait des chances. Elle parut comprendre sa gêne quant à la chair, précisant qu’il n’avait pas à avoir. Pas de jugement, ici. La certaine raideur qui avait pris part de son corps se dissipa quelque peu, alors qu’il retenait un soupir de soulagement. Il essayait -en vain- de se convaincre que ce n’était pas dramatique, qu’il se focaliserait pas dessus si quelqu’un venait à lui faire un commentaire. Mais malheureusement, il se rendait compte qu’il se berçait d’illusions. Il était bien plus impliqué émotionnellement qu’il ne voulait l’admettre.

Le ton de son interlocutrice s’était adoucie et c’était sans doute ce qui le motiva à poser la question qui lui brûlait les lèvres. Il tacha de ne pas paraître trop désespéré, il était toutefois évident qu’il recherchait des réponses. Apparemment, sa question l’étonna, s’il en croyait ce haussement de sourcil. Il se demandait s’il n’avait pas fait une bêtise. Néanmoins, elle chercha à lui donner ce qu’il voulait. En apprenant cette vérité, il ne sut dire s’il était rassuré ou plus paniqué qu’avant.

« Alors je suis pas en train de devenir fou… »

Un murmure, plus pour lui que pour elle. Il cherchait désespérément à assimiler les informations, mais une grimace de dégoût dansait sur son visage. Il y avait certes quelque chose de rassurant à savoir que son cauchemar était lié à sa zombification. En revanche, apprendre qu’il s’agissait d’une vision d’un évènement à venir… Nouveau traumatisme. Cette femme rousse existait bel et bien. Elle avait réellement un fan qui la désirait tant qu’il la préférait avec lui dans la mort. C’était si perturbant… Et il ne pouvait rien faire pour contrecarrer ça. Maintenant, le rêve était devenu bien trop flou dans son esprit, il était bien incapable de déterminer le moment, l’endroit. il ne savait pas même dans quel pays ! Il aurait pu le savoir ne serait-ce qu’en voyant la langue inscrite sur les panneaux… Mais ses derniers n’étaient qu’un amas de couleurs dorénavant. Il se mordit la lèvre inférieure, toujours aussi troublé.

Et la suite la laissa sans voix
.

Il n’y avait aucun moyen de passer outre. Faire avec était le seul mot d’ordre. Il grinça des dents, serrant les poings. Putain quelle merde. Tss. Il contrôla tant bien que mal la colère qui grondait dans sa poitrine, relevant la tête. « Ce matin… » Il se tut quelques secondes, le regard fuyant. Avait-il seulement la force de raconter ce qu’il avait vu ? De toute évidence, cela faisait partie de son lot, dorénavant. Pandora était elle aussi concernée par ces visions déconcertantes et parasites. « Je… C’est la première fois que ça m’arrive. Ça fait… Huit -bientôt neuf- mois que je suis mort. J’ai encore pas mal de trucs à assimiler… » L’admettre lui donnait un autre coup à l’égo. Néanmoins, peut-être que l’évoquer à voix haute lui permettrait d’aller de l’avant. Il en avait assez de rester cloîtrer chez lui, à déprimer. A un moment, il fallait qu’il se bouge un peu. Il pensait, aussi, que s’il était là, c’était pour une raison. Et s’il était un zombie, c’était pour le punir de sa propre naïveté. Il s’était cru supérieur à la mort ; fatale erreur.

« J'ai… C’est flou maintenant, mais j’ai vu une femme se faire assassiner. Plus précisément… » Il hésita, avant de laisser échapper un soupir. « Je l’ai assassiné. C’était… Dérangeant, et encore le mot est faible. Je sais que c’était pas moi au final, vu que j’ai vu le visage du gars dans un reflet. Par contre... Toutes les visions se passent comme ça ? Je… Je ressentais tout ce qu’il ressentait. J’ai senti la lame s’introduire dans son abdomen et toute l'excitation que ça lui procurait. » Le dire à voix haute augmentait de plus en plus son malaise et son dégoût pour lui-même. Son rythme cardiaque s’était accéléré, aussi. « C’est… injuste. Cette femme, elle avait rien fait de mal. Elle était juste… Jolie. Vraiment jolie. » Il était encore troublé. Il recommença à triturer sa lèvre inférieure de ses dents, maîtrisant un frisson qui lui traversa le corps.

Manquait plus, maintenant, que Pandora se foute de sa gueule pour sa sensibilité à ce rêve pour l’achever.
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ft. Kyo Yuzuki
D’où était venu cet excès de fierté, tout droit surgi de nulle part, en vérité ? Je n’en suis moi-même pas certaine. Défense placide ou véritable orgueil ? J’observe les traits du japonais se décomposer face à ma réplique, froncer les sourcils. C’est toujours dérangeant de tomber face à des gens qui ne se plient pas aux codes - pourquoi faire de la mort un infranchissable tabou, alors qu’elle peut apporter plus de succès que toute une vie d’effort ? - et les outrepassent en un instant. Dans mon cas, j’ai soigneusement découpé et conservé les articles au sujet de ma mort, sans pour autant parvenir à les lire une seconde fois. S’ils peuvent être des trophées, ceux de ma gloire sanglante, ils n’en restent pas moins la preuve de mon échec le plus cuisant.

J’aime me savoir en dehors de ces codes, j’aime m’amuser des attentes des autres, notamment dans ce pays sclérosé par les traditions et la bonne conduite - en apparence seulement - qu’est le Japon. Sourire en coin étiré sur un coin de mes lèvres, je ne cherche pas à lever les malentendus qui peuvent planer sur notre discussion si houleuse, laissant au blondinet tout le soin de s’imaginer mon histoire, ma vie, ma mort et toutes les fantaisies qui peuvent lui traverser l’esprit à mon sujet.

Néanmoins, il ne cherche pas à relancer le sujet. Si j’affiche une moue quelque peu déçue, une partie de moi ne peut s’empêcher de soupirer de soulagement. Je me suis déjà emportée face à Chisako, lui révélant le drame de ma vie, je l’ai amèrement regretté par la suite, cette gamine de gardant clairement pas sa langue dans sa poche.

Mes remarques faisant à nouveau mouche, le jeune zombie se renfrogne d’autant plus, accentuant la mine ironique qui s’affiche à présent sur mes traits. Ses paroles durcissent néanmoins mon regard. Non, en effet, pourtant c’est bien à cause d’elles et de leurs exactions que quelques-unes de leurs victimes atterrissent dans ce théâtre, pour partager un vécu commun et chercher des solutions à leur calvaire.

— Non, en effet. Pourtant c’est bien à cause d’elles que nous sommes ici, vous comme moi, et il faut encore s’en méfier, si vous voulez un conseil.

La seule vue de Catherine, à l’appartement, me débecte. Et Dieu merci, c’est la seule qui y vit actuellement. Je sais que les nécromanciens ne peuvent pas être fiables, qu’ils attendent le meilleur moment pour se jouer des personnes assez naïves pour leur accorder leur confiance.

Bien que chaque histoire soit différente, elle commence toujours avec un nécromancien.

Je replace une mèche de cheveux derrière mon oreille, tout en surveillant du coin de l’œil les allées et venues sur la scène, échangeant sourires et regards encourageants. Il n’y avait que peu de nouveaux, peut-être un seul, en plus du blondinet, quoi que plusieurs ne venaient que depuis quelques semaines à peine.

Si j’avais tenté de mettre ça en place plusieurs dizaines d’années auparavant, ça n’aurait certainement pas fonctionné. D’abord parce qu’au-delà du bouche à oreille, il existe maintenant des réseaux, mais aussi parce que les morts cherchent aujourd’hui beaucoup plus à se sociabiliser en faisant partie d’un groupe. Or, lorsque l’on vous met à l’écart parce que vous tombez en morceaux et que vous puez, il ne vous reste plus que vos pairs, bien que faire des généralités ne soit absolument pas mon genre. Les filtres et les usages d’antan sont tombés et avec eux les réticences des zombies à se réunir. C’est comme les bars à zombies, qui n’ont jamais eu autant de succès que ces dernières années.

— Non, vous ne devenez pas fou, je réponds d’une voix plus douce que je ne le voudrais. Mais il va falloir faire des efforts pour ne pas finir complètement dingue, ces visions peuvent être destructrices.

Il a beau être une véritable tête à claque impertinente, animé des flammes de la jeunesse, je ne peux m’empêcher d’y voir une nouvelle victime, un pair au même titre que les autres, d’autant plus que sa vision a l’air d’avoir été particulièrement éprouvante. Dégoût et colère se lisent facilement sur son visage, tandis que je m’attarde sur ses expressions. Il s’agit d’un bien triste fardeau, pour nous, le prix à payer pour notre célèbre naïveté, nos rêves déchus et nos espoirs piétinés.

Mes explications ne font qu’attiser son ire vorace, bien que quelque peu contenue. D’un coup d’œil expert - habitué à examiner les gens et les corps, dans le cadre de mon métier - je devine sans nul mal les crispations de ses traits, observe le blanchissement de ses phalanges et scrute l’air dur qui s’étale à présent sur son visage.

Décroisant mes bras, je pose une main sur ma hanche, en un signe d’ouverture que je lui dois bien, à présent qu’il ose se confier à moi, faisant fi de nos différents houleux. J’hoche la tête en l’écoutant attentivement, glissée dans mon rôle de pseudo guide pour zombies en perdition, à mesure qu’il me déballe sa vie et les raisons de sa venue.

En fonction des zombies, les visions peuvent se déclarer plus ou moins vite. J’imagine sans mal qu’il a été transformé quelques temps après sa mort, d’où la mention de sa maigre longévité de spectre, et cela correspond aux délais habituels.

Son récit m’arrache un désagréable frisson. Cela n’a rien de plaisant en temps normal, mais voir ça, de cette façon, c’est atroce, ça l’est toujours, ça donne envie de se laver à l’eau de javel et au kärcher.

Mes sourcils se froncent alors que j’imagine sans mal la scène, pour en avoir vu trop de fois des similaires dans mes propres rêves. Je déglutis difficilement, l’estomac tordu.

Ignorant une nouvelle fois les usages japonais, une fois que sa vision s’achève et qu’un silence morbide ponctue ses confidences, j’attrape son avant-bras pour le presser doucement.

— C’est injuste, mais beaucoup de gens meurent de cette façon, lorsque ce n’est pas plus cruel… vous risquez d’en voir d’autre et cela va être extrêmement dur à encaisser. Il paraît que des zombies s’allient à des vampires pour empêcher la mort d’arriver, mais j’ignore si cela fonctionne.

Je lâche délicatement son poignet.

— En tous cas, il ne faut pas garder ça pour vous. Outre nos récits de transformation, nous partageons aussi les visions, ici, pour nous en libérer. Vous avez des gens à qui vous confier, dans votre entourage ?

J’imagine sans mal qu’il n’est pas vraiment du genre à se présenter chaque semaine, alors que les visions, elles, le hanteront pour l’éternité.

Si l’on parvient à se détacher de ces rêves aussi glauques que perturbant, si l’on parvient à « faire avec », « passer outre », est-ce que finalement cela ne menace pas notre propre intégrité ? Avec ce genre de calvaire, qui pourrait me blâmer de chercher à vivre ma mort à ma façon, au juste ? Comprend-il à présent à quel point il est important, en tant que zombie, de ne pas se perdre de vue ? De ne pas oublier qui l’on est ?
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Il était inutile de s’attarder plus que nécessaire sur la mort de Pandora ; Kyo ne chercherait pas à en savoir davantage, estimant qu’il n’avait aucune légitimité à demander, si ce n’était d’assouvir une curiosité mal placée. Quant à elle, elle ne paraissait pas encline à lui en dire plus et ce n’était pas un mal. Il ne pouvait s’empêcher, néanmoins, de se questionner évasivement sur les raisons de sa fierté. Il ne tient pas compte de la moue qu’il crut voir se dessiner sur son faciès, comme si elle était déçue qu’il ne cherche pas à approfondir le sujet… Mais il n’y voyait pas l’intérêt, honnêtement.

Ils dévièrent plutôt sur les nécromanciens. Leur façon de penser, celle qui avait totalement échappée à la logique du blond lui donnait envie de vomir. Il était bien incapable de comprendre toute la logique derrière un comportement aussi… Lâche. Se délecter du malheur des autres, il se demandait comment c’était même possible. Il n’avait pas l’habitude d’être considéré comme quelqu’un de naïf, pourtant. Sur Terre même, il était parfois un peu trop terre-à-terre, justement. Mais ici, tout changeait. Ou était-ce simplement à cause de son éducation nippone ? Il aurait espéré qu’elle n’était pas aussi marquée, puisqu’il n’agissait pas toujours comme un japonais pur et dur.

Un certain malaise s’empara de lui, alors que son interlocutrice le mettait en garde contre les nécro. Il passa une main sur sa nuque, détournant son regard. Devait-il lui avouer que contrairement aux autres, il ne faisait pas parti de ces spectres qui s’étaient laissés bernés par de belles paroles et de fausses promesses ? Devait-il lui avouer que l’idée de la résurrection était purement de son jus et qu’il avait, de ce fait, entraîné un nécromancien innocent dans son délire ? Il ne s’en sentait pas capable. Si l’animosité avait perdue de l’intensité entre eux, il ne souhaitait pas s’exposer à ce point. Il avait déjà du mal à accepter qu’il ait pu être si idiot de croire qu’ils pourraient y parvenir. Il s’en voulait aussi, de profiter de la culpabilité de son acolyte pour avoir ses potions d’illusions.

Tant de regrets en si peu de temps… Mais tu n’es pas prêt pour en parler.

Basiquement, il affirma de la tête, ne cherchant pas à en discuter plus. Il fuyait le sujet, ne voulant pas s’exposer. Il avait l’impression que son histoire était encore plus risible que les autres. Il s’en voulait, d’avoir été si crédule, d’avoir mis toutes ses questions sur le fonctionnement de son éventuel retour dans le monde des vivants de côté. Sérieusement, comment il avait pu sincèrement croire que cela était possible ? Alors qu’il avait été incinéré ? Que personne avant lui n’avait réussi cet exploit ? Ça aurait dû lui mettre la puce à l’oreille. Mais non. Il s’était couvert d’œillère, il avait foncé.

On ne peut pas être plus mort que mort hein ? Quelle ironie.

Il profita du détachement de la femme de sa personne pour saluer des nouveaux venus pour reprendre un peu le contrôle. Il craignait que ses soudaines réflexions se soient peintes sur son visage, refusant toujours de montrer toutes ses faiblesses profondes. Il faisait le fier, mais au fond, il était encore en morceaux. Pas d’acceptation de sa mort, de sa condition de zombie. Seulement une liste longue comme le bras de remords. Il refusait néanmoins de l’admettre maintenant, sautant sur l’occasion pour parler des visions. Il voulait savoir, même si cela risquait fort de le blesser un peu plus. Il tiendrait le choc. Il espérait vraiment tenir le choc.

Et tout devenait plus clair, maintenant. Son rêve de cette nuit, c’était l’un des tracas de sa condition de zombie. Un nouveau truc à porter, en plus de la chair pourrie et de l’odeur nauséabonde. Ils étaient gâtés, dis donc. Son murmure, suite à l’effort que faisait son cerveau pour tout mettre en ordre, là-haut, avait été entendu par la donzelle. Il s’en sentit presque pris au dépourvu, mais se ressaisit presque aussitôt. Il pouvait devenir dingue, avec ses visions ? Ce n’était pas si surprenant. S’il faisait des rêves comme celui qu’il avait fait cette nuit, il était effectivement persuadé qu’il finirait par péter un plomb.

« Ne pas devenir cinglé… C’est mal barré, pour le moment, vu comment une seule vision me perturbe... »

Un rire sans joie, alors que la colère grondait de plus en plus dans sa poitrine. Savoir qu’il ne s’agissait pas de son imagination le rassurait, en revanche, apprendre que l’évènement auquel il avait assisté allait réellement se produire, beaucoup moins. Il était bien trop sentimental, surtout quand il ne parvenait pas à comprendre la logique, derrière. Pour l’homme qui avait abattu la femme dans son cauchemar, il n’y en avait aucune. Juste l’envie d’être avec une nana qui ne l’avait jamais calculé. La jalousie faisait tellement de dégâts, comme elle s’exprimait à ce point. Après réflexion, il n’était pas mécontent que l’assassin se soit suicidé. En revanche, il espérait que ce dernier ne finirait pas ici… Manquerait plus qu’il accède à une nouvelle vie pour continuer de harceler la jolie rousse.

Il ne sut réellement d’où il tira la force de raconter sa vision. Il faisait un effort considérable, se demandant seulement si cela était nécessaire. Il y avait tant de questions qui se bousculaient dans sa tête. Il avait du mal, aussi, à regarder Pandora dans les yeux. Lorsqu’il termina son explication, il voyait essentiellement le visage de la femme, souriante et pleine de vie. Une photo de son instagram sans doute que son assassin avait sur son portable, en fond d’écran. Il se sentait abasourdi, vidé de toute énergie. Et en même temps, alors que la fatigue devenait de plus en plus pesante, il craignait de se rendormir.

Il y a de fortes chances pour que ce soit nuit blanche pour toi, ce soir.


Kyo eut un léger sursaut en sautant cette main sur son poignet. Perdu dans ses pensées, il avait presque oublié qu’il n’était pas seul. Il se sentit idiot de s’être laissé surprendre, se préparant rapidement mentalement à essuyer une quelconques moqueries. Mais ce n’était pas le cas. En réalité, elle paraissait… Compatir. Touchée, peut-être, par son histoire ? Il ne savait pas trop, n’ayant pas fait attention à ses réactions le temps de sa tirade. Il frémit à l’idée qu’il était possible d’avoir une mort encore plus cruelle. Il déglutit, ses iris animés d’une profonde tristesse. Un brin d’intérêt les anima néanmoins, alors qu’elle parlait des vampires. C’était pas con, comme principe. Il allait certainement gardé cette idée dans un coin de sa tête.

« Ce sera difficile pour moi… Je suis incapable de dire où tout ça s’est passé. Ni quand… Est-ce qu’il y a une logique, dans les visions ? » Cette phrase ne veut rien dire, recommence. « Je veux dire, si on a une vision, elle se réalise dans genre une semaine où c’est complètement aléatoire ? » L’envie de comprendre le fonctionnement de tout ça prenait le dessus sur le coup qu’il prenait, en apprenant cette terrible vérité. S’il voulait rendre ses visions utiles toutefois, il était nécessaire qu’il maîtrise davantage le sujet. De toute évidence, si des zombies s’alliaient avec des vampires, c’était qu’il n’était pas trop tard pour agir. Pour cette femme… En fonction de la réponse qu’il obtiendrait, il serait peut-être capable de réagir.

Alors qu’elle lâchait son poignet, elle lui demanda si elle avait quelqu’un, dans son entourage, capable de l’entendre se plaindre de ses visions. Il eut un nouveau rire sans joie, alors qu’il passait une main dans ses cheveux. « Pas vraiment. J’ai pas cherché à me lier plus que ça, ici… Y aurait peut-être Rizzen mais, non, en fait, non. » Il chassait cette idée aussi vite qu’elle était venue. Se confier au nécromancien qui l’avait transformé, ce n’était peut-être pas la meilleure des idées. Et encore, ce n’était pas vraiment ce qui le dérangeait, dans cette pensée. Il profitait déjà assez du jeune homme sans en plus lui ajouter ses histoires morbides. Idem pour William. Il comprenait l’idée d’en parler à autrui pour ne pas devenir fou, mais… Il ne désirait pas passer pour le type qui raconte à tout va des histoires à se pendre. Il laissa échapper un soupir, alors qu’il reprenait doucement contenance.

« Je voulais savoir aussi… Euh… Désolé je pose beaucoup de questions. Mais on peut avoir à nouveau les mêmes visions ? Et… C’est toutes sortes de morts, suicide accident et compagnie ? Parce que… Parce que si toutes mes visions vont être du point de vue du bâtard d’assassin, ça risque d’être compliqué à gérer. »

Ça y est, t’es lancé, on ne t’arrêtes plus. Mais tu veux savoir, tu veux comprendre. Pour pouvoir mieux l’affronter, ensuite.
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Evidemment que les nécromanciens sont le mal incarné. N’importe quel zombie digne de ce nom est au courant. D’abord, parce que selon des études plus ou moins véridiques, la majeure partie de notre genre doit son apparence de cadavre putréfié à une potion vendue ou refourguée avec les intentions les moins pures qu’il soit. Bien sûr, certains nécromanciens prétendent avoir fait une erreur, mais lorsque l’on joue avec la vie et la mort, se cacher derrière ce genre d’excuse est tout bonnement ridicule.

J’en ricanerais presque.

Du reste, à moins de trouver la perle rare, la plupart des nécromanciens ne sont pas fiables, jouant avec une science à laquelle ils ne comprennent rien - ou ne cherchent pas à comprendre quoi que ce soit -, et allez trouver une potion qui vous rende votre physique d’antan, les cicatrices, plaies et boursouflures en moins.

Personnellement, j’ai renoncé à chercher un autre fournisseur que celui qui me procure mes potions actuelles après quelques essais infructueux. Certes, je suis violette, mais renoncer à ma carnation naturelle, au profit d’une apparence somme toute parfaite - on se fait à la couleur -, n’a pas été un choix difficile.

Ça vaut toujours mieux que le teint cadavérique qui commence à s’étaler sur cette même peau. Je pousse un soupir las en constatant que les extrémités de mes doigts noircissent à vue d’œil. J’ai tendance à nous considérer comme les plus braves parmi les braves, mais ça reste injuste. Peut-être qu’un jour, un nécromancien parviendra à trouver le remède à la zombification.

J’espère voir ça avant ma tombée en poussière.
Ou en morceaux.
C’est plus probable.

Visiblement mal à l’aise, le blondinet détourne le regard. A-t-il honte de s’être fait avoir, lui aussi ? Je n’en ai aucune idée, ne cherchant pas à creuser de ce côté-là. Les réunions existent pour ça. Les psys aussi, d’ailleurs.

Tentant peut-être de se reprendre, il se contente de léger hochements de tête, sans prolonger la discussion. Sujet sensible, hein ? Remontant mes manches sur mes bras pâles, je le fixe sans essayer de lui tirer les vers du nez. Oh que j’aurais aimé, en vérité. Déstabiliser les gens, abuser de la moindre de leur faiblesse, c’est délectable. Mais non seulement ce n’est pas une attitude qui correspond à l’endroit dans lequel nous nous trouvons - une réunion des zombies anonymes et non une arène de joute verbale -, et la potion se dissipant, mes émotions, d’ordinaire bien enfouies, reprennent le dessus sur mon espèce d’inhumanité glaciale.

Mais il a montré une faiblesse et qui sait, peut-être en ferai-je usage à l’avenir, une fois mon état normal retrouvé - s’il trouve le courage de remettre les pieds ici -, bien que j’ignore tout des raisons pour lesquelles il semble à ce point se crisper à l’évocation des nécromanciens et de leurs méfaits. J’ai beau donner à mon regard ambré - ou a-t-il commencé lui aussi a retrouvé sa couleur naturelle, l’émeraude qui faisait partie de mon charme inégalé - le tranchant du fil d’un rasoir, je ne suis pas pour autant madame Irma. Impossible de deviner ce qui se cache sous ses traits.

Un air de surprise s’étale sur ses traits lorsque sans le ménager je lui confie que ces visions peuvent très certainement nous rendre complètement fous - peut-être que je ne vais pas lui dire tout de suite que certains zombies peuvent avoir des visions durant la journée et que s’empêcher de dormir n’est qu’une solution provisoire, en plus d’être complètement destructrice.

Rapidement pourtant, ses traits se crispèrent à nouveau, sous l’effet d’un rire glacé, son timbre n’échappant pas la moindre trace de joie. Je croise les bras sur ma poitrine. Ce n’est pas vraiment étonnant, vu ce à quoi il a eu droit. Il y a des jours où l’on assiste à une mort « paisible », mais lui n’a visiblement pas eu de chance. Pour une première fois, en plus. Il y a de quoi ressentir une bonne grosse dose d’amertume et d’injustice.

Le récit de sa vision ne fait pas que l’attrister. Sur son visage s’étalent différentes émotions, dont la tristesse - je crois -, tandis qu’il ne relève pas le nez pour affronter mon regard. Peut-être cela lui rend-t-il les choses plus faciles, je n’en ai aucune idée. Moi, en revanche, je ne le quitte pas des yeux, rompant même ma sainte horreur du contact - dieu que je déteste cette vulnérabilité et cette émotivité qui me caractérise sans les potions - pour me saisir de son poignet.

Je plisse les yeux. Surpris, hein ? On est deux.

Néanmoins, cette empathie qui d’ordinaire ne m’atteint pas, ne m’effleure même pas l’esprit, quand bien même une personne serait agonisante à mes pieds, est sincère. S’en est vraiment pathétique.

Est-ce qu’il me reste une potion de secours, dans mon bureau ? Je me mordille une lèvre. J’espère que oui. Dire que depuis quelques temps, ces maudits breuvages étaient devenus plus efficaces.

A sa question, je le libère de mon emprise sur son poignet. Secouant la tête comme pour témoigner de mon impuissance, je recule de quelques pas.

— Je n’en sais rien. Il me semble que c’est aléatoire, mais qu’avec le temps, certains zombies sont capables de prédire avec une quasi exactitude la date de la mort des Vivants. Cela dit, peut-être que des détails vous reviendront en mémoire, comme une brochure de journal, une date sur un écran, que sais-je… ?

De quoi « peut-être Rizzen mais non » ? J’arque un sourcil irrité - l’émotivité est à tous les niveaux - par sa réponse comme par son hésitation. Je t’ai demandé si tu avais des gens pour t’aider, pas le prénom de tes potes. Rien à faire de ce Rizzen, dis-le tout de suite si t’es qu’un pauvre gamin sans amis.

Laissant couler, je me contente d’écarter d’un geste de la main - les Japonais sont gagas de ce genre de manière - ses craintes quant à la foule de question qu’il me pose.

— Profitez-en, ma bonté a ses limites, je me contente de rétorquer avec un haussement d’épaules. Et puis c’est un peu mon travail, de répondre à tout ça comme je le peux.

Si je peux être utile à un pair, même en dehors des réunions, je le ferai avec plus de bonne volonté que n’importe quelle autre tâche. A part la danse et la gestion du théâtre. Enfin, s’il pouvait se contenter de poser ses questions dans le cadre des réunions, ce serait déjà pas mal.

Sa question m’arrache un ricanement froid.

— Non, aucune logique, aucun schéma qui se répèterait. Au contraire, c’est un peu une surprise à chaque fois.

Je décroise mes bras.

— D’ailleurs, vous savez, ça ne sert à rien de se torturer pour ces personnes. Nous ne sommes que d’impuissants spectateurs, condamnés à observer les Vivants mourir comme des voyeurs incapables d’ouvrir les yeux pour fuir un cauchemar. Je marque une pause, cille en baissant les yeux, avant de reprendre, mon regard à nouveau braqué sur lui : vous ne pourrez pas y échapper, alors je vous conseille d’essayer de dormir malgré tout… même si c’est difficile.

Plus facile à dire qu’à faire, en effet.
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Kyo Yuzuki
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Kyo Yuzuki
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Peut-être était-ce une mauvaise idée de baisser les armes face à Pandora. Il avait eu un aperçu de son caractère exécrable et il ne doutait pas un instant qu’elle ne manquerait pas de l’achever si elle en avait l’occasion. Néanmoins, il était d’autant plus troublé par les traits compatissants se dessinant sur son visage, par ses conseils, aussi. Ces derniers ne semblaient pas décelés de pièges ou autre, visant à profiter de sa naïveté. Son arrivée dans le monde des morts étant encore récent, il y avait beaucoup d’éléments qu’il ne comprenait pas, qu’il ne connaissait pas. Il apprenait sur le tas, ce qui, à ses yeux, n’était sans doute pas la meilleure façon d’apprendre. C’était comme si pour apprendre à nager, on balançait la personne dans une piscine en lui criant “Nage !”... De quoi se noyer rapidement.

Les pensées fulminent et tourbillonnent dans ta ‘tite tête blonde. Fais gaffe quand même à pas te montrer trop sensible.


Il ne cherchait pas à débattre davantage, quant aux nécromanciens. Il était toutefois capable de comprendre les mises en garde qui lui étaient adressées. Il se ferait sa propre opinion, il le savait. Mais en gardant les avertissements en mémoire. Étant donné qu’il prenait grand soin, jusqu’à aujourd’hui, à cacher sa nature, il n’avait pas eu à faire face à de quelconques moqueries. Ses colocataires ne paraissaient pas attachés de l’importance à sa condition -bon, sans doute parce qu’ils ne les croisaient que très rarement et qu’il se faisait le plus discret possible- et lorsqu’il l’avait à William notamment, il n’avait pas lu de dégoût ou de jugement dans ses yeux. C’était sans doute pour cela qu’il était plutôt confiant dans la vision des autres, sur les zombies. Il ignorait à quel point il était naïf de penser que tout le monde était bienveillant. Déficience d’éducation, sans doute. Ne pas dire ce qu’on pense, c’était tellement une façon nippone de réfléchir…

Ces émotions dansaient un peu trop sur son faciès, mais en vue de l’avalanche de sentiments qui s’enchainaient au fil de la discussion, difficile pour lui de rester de marbre. La colère, la tristesse, la rage et le désespoir. Tout défilait à une telle vitesse qu’il en avait presque mal au cœur. Il était venu ici à cause de son cauchemar, au moins, il ne repartirait pas comme il était venu. Il avait des réponses quant à ses questions, cependant, il ignorait s’il s’agissait d’une bonne chose ou non. Il se sentait toujours aussi paumé, quelque peu terrorisé d’apprendre qu’il serait amené à en faire régulièrement. Plus ou moins. En tout cas, ce n’était pas un acte isolé et cela allait se reproduire. Cette nuit, peut-être. S’il arrivait à fermer les yeux… Il en doutait, quand même, en vue de l’agitation de son corps, de son esprit.

Tu as envie de hurler. De crier, d’évacuer toutes ses émotions, de les vomir même si c’est possible.

Une grimace déforma ses traits, alors qu’un rire sans joie lui échappait. Il évoqua son rêve, donnant les détails dont il gardait souvenir. Il évitait avec grand soin de regarder la demoiselle, au risque d’être troublé par sa réaction faciale. Il le fut tout de même lorsqu’elle posa sa main sur son bras. C’était lui où elle était tout aussi surprise que lui par son propre comportement ? Il ne s’étenda pas sur le sujet, ne cherchant pas à l’énerver à nouveau. Pas avant d’avoir eu les réponses qu’il recherchait.

Il continuait à poser ses questions, se rendant compte qu’il les enchaînait. Il se demandait combien de temps encore Pandora allait jouer son jeu et lui répondre. Il ne doutait qu’à un moment, elle finirait par se lasser… Et puis, la réunion allait bientôt commencer, non ? Il ne savait pas trop. De toute façon, il était concentré sur tout ce qui lui passait par la tête. Il voulait en apprendre davantage sur les visions pour mieux les affronter. S’il existait des bouquins sur le sujet, nul doute qu’il les dévorerait. Comme si comprendre lui permettait de mieux contrôler ce qui lui arrivait.

Spoiler alert : ça n’aide pas vraiment.


La réponse ne l’enchantait guère, alors qu’une moue pensive prenait désormais place sur son visage. Au moins, il avait l’espoir qu’il puisse un jour faire parti de ses zombies capables de prévoir la bonne date. S’il partait sur cette voie. Il était toutefois frustré quand à la question, cherchant à se souvenir de sa propre vision. Il voyait parfaitement les écrans où la date ou l’heure s’affichaient. Mais rien à faire ; il était incapable d’avoir une vue nette sur ce qui était inscrit. Tout était flou. Tout jusqu’à la langue écrite et parlée… De quoi le désespérer un peu plus. Il ne se laissa pas abattre, néanmoins, se contentant d’un soupir las.

« Là tout de suite, rien du tout. Tout est… Complètement flou. Peut-être qu’en cessant d’y penser à chaque secondes, ça me reviendra en mémoire. »

Un peu d’optimisme, dans toute cette histoire. Il se sentait toujours mal, vis-à-vis de cette femme. Il aurait aimé en faire plus pour lui éviter une mort atroce. Cependant, il devait se rendre à l’évidence que son acharnement en cette soirée était futile. A part le rendre davantage malade, cela n’allait rien arranger. Il ignorait d’où lui venait cette soudaine lassitude, mais il n’était pas mécontent de la ressentir. S’il pouvait éviter de foutre complètement en l’air son moral pour une inconnue, c’était quand même mieux. Il se mordit brièvement la lèvre inférieure, tâchant de se focaliser sur les aspects positifs : il n’était pas fou. Il avait une sale gueule de décomposé, puait la mort et le parfum, mais il n’était pas fou.

C’est un peu maigre comme consolation, quand même.


Il aurait mieux fait de ne pas évoquer Rizzen, dans cette conversation. Déjà parce que cela n’avait pas d’intérêt, si c’était juste pour le citer. De plus, leur relation était devenue si étrange depuis la zombification que le blond ne savait pas sur quel pied danser. Mais admettre devant elle qu’il était juste paumé, avec personne pour le soutenir dans sa mort était encore trop difficile. Pour le coup, il verrait bien si les réunions lui permettaient de se remettre d’aplomb ou au moins à alléger sa conscience. Il remarqua d’ailleurs que cette remarque l’agaçait quelque peu, aussi prit-il soin de changer de sujets, continuant avec ses questions. Sans surprise, elle lui apprit qu’il ne fallait pas trop qu’il abuse non plus, même si cela faisait parti de son travail. Il acquiesça doucement, comprenant parfaitement. Étant donné qu’il était un peu en train de la “squatter” rien que pour lui alors que les réunions étaient censées être pour tout le monde. Bref.

Son ricanement lui fit rapidement comprendre qu’il ne devait pas s’attendre à une quelconque logique, ni à un contrôle incertain. Il grimaça quelque peu, laissant à nouveau échapper un soupir alors qu’il croisait les bras contre sa poitrine. Il se fichait pas mal, pour le coup, de salir ses vêtements avec son propre sang. Il avait prit l’habitude, de toute façon, étant donné qu’il dormait sous sa forme de zombie pour économiser les potions d’illusion. Parce que certes, il les obtenait gratuitement pour le moment, une partie de lui ne voulait toutefois pas abuser. Même si c’était ce qu’il faisait. Mais bon… une autre fois, cette réflexion. Il avait autre chose à penser.

« Magnifique… »

La remarque cynique lui avait échappé. Il reprenait un peu du poils de la bête, maintenant qu’il comprenait un peu mieux comment tout ceci fonctionnait. Enfin, plutôt qu’il comprenait que la logique n’agissait pas, ici. Quoi qu’il fasse, il ne pouvait pas lutter. Se débattre inutilement, perdre son énergie dans un combat déjà perdu d’avance n’avait pas d’intérêt, à ses yeux. L’accepter et vivre avec était le seul choix judicieux à faire, à ses yeux. Évidemment, c’était plus facile à faire qu’à dire. Son regard se porta avec un peu plus d’âme sur Pandora alors qu’elle lui donnait davantage de conseils. En dehors de cette conversation, sans doute se serait-il offusqué d’une approche aussi peu… Humaine. Insensible. Cependant, il comprenait toute l’étendue du problème. Le maintien de sa santé mentale était plus importante. S’il peinait à l’accepter, il n’allait pas se montrer agressif à nouveau. De plus… Elle disait ça pour qu’il le vive mieux, non ? Ou alors il lui idéalisait un cœur.

« Je comprends. » Tant mieux mec, tu veux que ça lui fasse quoi, au juste ? « Je… Je vais prendre tout ça en compte. Je sais pas si j’arriverai à dormir mais au moins… Je sais à quoi m’attendre. Ou pas. » Un petit rire moqueur, le comportement narquois revenant au galop. Son regard se perdit sur les zombies présents, constatant qu’ils semblaient attendre désormais que la réunion commence. Mais avant… « Merci pour les explications et les conseils. » Il s’inclina brièvement, comme le faisait un japonais lambda. Maintenant qu’il avait tous ses éléments en sa possession, il serait plus à même de vivre sa vie de zombie. Si c’était vrai, tant mieux. Sinon… tant pis pour lui.

« Je crois qu’ils nous attendent pour commencer… ? »

Il avait assez abusé de sa patience, il l’admettait. Maintenant, il était curieux de découvrir comment les réunions se déroulaient, de savoir s’il allait s’amener ici plus souvent. Il en doutait un peu, pour le coup, mais il n’était pas à l’abri d’une surprise.
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