Bienvenue jeune vivant !
Le Monde des Morts n'attend que toi, es-tu prêt à passer de l'autre côté ?
Rejoindre l'au-delà
Naviguer sur le Styx
ConnexionConnexion  AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  
Rechercher
Viktor a posté un rp libre dans les Catacombes (université)
Joyd a posté un rp libre dans "se promener" (plusieurs participants sont attendus !)
Pinho recherche des partenaires de rps
en partenariat avec...
Nano RoleplayNevada's GodfatherEsquisseTasty TalesJust MarriedMaster Poké

Welcome, Nightmares
Kyo Yuzuki
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR0/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
× Age de la mort : 22 Masculin
× Age post-mortem : 23
× Avatar : Toma - AMNESIA (Hanamura Mai)
× Croisée avec : Soi-même (et c'est déjà suffisant)
× Appartement : Kiss
× Epitaphes postées : 282
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 16/06/2019
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4897-kyo-yuzuki-la-poisse-a-l-etat-pur-ou-pashttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4930-kyo-avant-l-ombre-et-l-indifference
Welcome, Nightmares Empty #1le 12.07.19 7:42
Welcome, Nightmares

Il fait sombre, à l’extérieur. Aucune fichue idée de l’heure qu’il peut bien être, ni même l’endroit où il est. Il s’en fiche un peu, il faut l’avouer. Il est plutôt concentré sur ce qu’il fait. Ou plutôt, concentré sur ce que sa cible fait. Il la voit parfaitement bien de sa cachette, sortant de son taxi. Une longue crinière d’un roux flamboyant, des jambes élancées, la taille gracile… Et cette démarche. L’espace d’une seconde, il se perd dans la contemplation du balancement de ses cheveux. Tant de grâce. Un frisson le traverse de toute part et il se sent… particulièrement excité par la suite des évènements. Un regard à sa main, il sourit en voyant l’opinel qui glisse entre ses doigts. Elle s’éloigne, prenant le même chemin que chaque soir. Ce soir, ça tombe bien, il pleut. Il peut la suivre doucement, le clapotis de la pluie couvre le bruit de ses pas. Dans deux secondes, elle va tourner à gauche. Il le sait. Ça ne manque pas d’arriver ; son sourire se fait plus grand encore. Il continue de la suivre. Il n’y a personne, autour d’elle. Il y n’y aurait personne jusqu’au bout. Il ignore pourquoi elle s’obstine à toujours passer par là, alors que ses amis s’inquiètent pour elle. Son petit ami aussi. Sa seule pensée suffit à le mettre dans une colère noire. Mais non, il doit se calmer. Ce soir, c’est le bon soir.

Il accélère le pas. Il la voit s’arrêter. Elle l’a entendu, mais c’est trop tard. Il a le temps de voir la panique dans ses iris émeraude, le temps que met son cerveau pour comprendre ce qui lui arrive. Le premier coup qu’il lui porte est extrêmement jouissif. Il la voit se tordre de douleur, il l’entend crier. Elle essaye de se débattre, mais il est bien plus fort qu’elle. Rapidement, il la maitrise et il renvoie la lame dans son estomac. Le deuxième coup est tout aussi bon. Elle le supplie d’arrêter, continue d’hurler. Personne ne va t’entendre, chérie. Trois, quatre, cinq fois. Le frisson s’étend à tout son corps et il ne peut s’arrêter de la poignarder. Alors il continue, jusqu’à ce que la fatigue le pousse à se stopper. Éreinté. Il regarde ses mains, couvertes de sang. Il sourit encore plus, frémissant de tout son long. Il ignore la douleur qui lui tiraille les doigts. Dans sa frénésie, il s’est blessé. Mais ça n’a pas d’importance. Aucune. Tout ce qui compte, c’est qu’elle est à lui, dorénavant. A jamais. Son regard fou se perd sur l’une des vitres aux alentours, avant de porter la lame à sa gorge.


[…]

Le réveil fut brutal. Kyo ne se rappelait même pas s’être endormi. Il avait simplement somnolé, maudissant la chaleur qui régnait dans sa chambre. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il  avait eu le haut le cœur. Par réflexe, il avait pris une grande bouffée d’air, comme s’il était resté trop longtemps en apnée. Il était en nage, tremblant de tout son soul. Il porta sa main à sa gorge, paniqué. Il toussa, une fois, deux fois. Pour finalement se remémorer le visage cette fille et venir à vomir tout ce qu’il avait bien pu avaler sur le sol.

PUTAIN. DE. MERDE. C’était quoi cette connerie ??!

Il avait du mal à respirer. Le rythme furieux de son cœur lui donnait mal à la poitrine. La nausée lui serrait toujours les tripes. Il passa ses mains sur ses joues, constatant pour la énième fois l’absence de chair. Putain, ce n’était vraiment pas le moment. Etait-ce vraiment utile de se rappeler sa condition de zombie, dans un moment comme celui-ci ? Il rapporta ses jambes contre son torse, enfouissant son visage. Il essayait désespérément de rassembler ses esprits. Reprendre contenance. Mais évidemment, c’était plus facile à dire qu’à faire. Il n’osait même pas fermer les yeux, de peur de revoir le cadavre de cette fille. Cette pauvre fille. C’était… Affreux.

« C’est quoi ce délire ? »


Il avait du mal à parler, manquant de souffle. De toute façon, ce n’était pas comme si quelqu’un pouvait l’entendre. Il déglutit avec difficulté, grimaçant en sentant le goût de la bile titiller ses papilles. Ok ok ok. On se calme, maintenant. Plusieurs minutes avaient défilées, depuis qu’il s’était réveillé. Le souvenir, s’il pouvait dire ainsi, s’estompait peu à peu. Ou pas du tout, en fait. Lorsqu’il y pensait, les détails lui paraissaient si… Nets. Il avait tué une innocente. Il savait qu’elle était innocente. Son seul tort pouvait vraiment d’être simplement jolie ? C’était ridicule. Un rire jaune passa le seuil de ses lèvres. Putain, mais y a vraiment des tordus, dans ce monde. Et il en faisait partie, en plus. La panique l’étreignait et il sentit un sanglot lui échapper. Il était rare, qu’il pleure. Mais là, ça faisait vraiment beaucoup. Découvrir qu’il était un putain de tueur…

Calme-toi, vraiment. Respire. Et réfléchis.

La vitre. Le déclic. Il fronça les sourcils, se concentrant sur sa respiration. Il fallait que son cœur ralentisse, s’il ne voulait pas qu’il explose. Au lieu de se concentrer sur la belle rouquine, il se concentra plutôt sur la vitre. Enfin, ce n’était pas le verre, l’important, mais le reflet qu’il y avait vu. L’homme qu’il avait aperçu, alors qu’il aurait dû voir son reflet… Ce n’était pas le sien. Un étranger. Pas la moindre idée de son origine. Européen, sans doute. Ou Américain. Il ne savait pas trop, les blancs se ressemblent tous. … Comment c’était possible ?

[…]

Il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Lorsqu’il s’en était senti capable, il avait avalé une potion pour que son aspect redevienne normal. Il était ensuite allé prendre une douche. Une longue douche chaude. Plus le temps passait, plus les détails du meurtre lui échappaient. Ça ressemblait, avec un peu de recul, à un méchant bad trip. La raison aurait pu être valable, s’il avait consommé de la drogue. Sauf que non. A moins que quelqu’un s’était amusé à droguer ses cigarettes, mais il en doutait sérieusement. Vraiment, c’était absurde. Il essayait de trouver des raisons, sans y parvenir. Plus il cherchait à comprendre, plus il avait cette sensation de perdre pied.

« Tu perds la tête, mon vieux… »

D’autant plus que tu parles encore une fois tout seul.

Il avait beau faire les cent pas dans sa chambre, il ne trouvait pas d’explications logiques. Il avait fini par se parfumer pour quitter la pièce étouffante. Se promener, se changer les idées. Peut-être aller faire un coucou à Rizzen ou William… En fait non, parce qu’il était bien incapable de rester calme. L’agitation à laquelle il faisait face était trop importante pour qu’il parvienne à leur cacher la vérité. Aussi, de peur de croiser quelqu’un qu’il connaissait –bien que cette liste de gens était pour l’heure très réduite-, il entreprit d’errer dans les rues caché derrière une capuche. C’était ridicule. Bordel. Perdu dans ses réflexions sans queue ni tête, il se retrouva soudainement dans un quartier de la ville qu’il connaissait peu, n’ayant pas la moindre idée de comment il avait pu se trouver là. Il sentait le regard insistant de certains passants, le faisant frissonner. Le malaise était important. Il se décala, se rapprochant d’un bâtiment pour reprendre son souffle. Et ce fut-là, qu’il vit la petite annonce, indiquée en petit sur un panneau d’affichage. Le mot lui avait sauté aux yeux, tout comme le genre d’évènement vanté. Réunion de zombies anonymes. NON MAIS LA BLAGUE. Il ne pouvait retenir un nouveau rire jaune de sortir de sa gorge. Ça lui paraissait tellement… Tellement irréel. Et grotesque. Il lâcha l’affaire, bien qu’il avait enregistré, dans sa petite caboche, qu’il y avait une réunion le soir même, dans un théâtre des environs.

Il erra sans but pendant toute cette fichue journée, ne parvenant pas à réfléchir, à manger, à boire. Son corps ne le lui rappelait pas, de toute façon. Malgré les heures qui avaient défilées, il se sentait toujours aussi paniqué et fébrile. Il ne parvenait pas à trouver de raisons logiques à son rêve. A part la folie. Si ça se trouvait, son cerveau avait commencé à se décomposer. Il se passait quoi d’ailleurs, quand cet organe était touché par la zombification ? En temps normal, il préférait ne pas connaitre la réponse à cette question, se maudissant pour réfléchir à des sujets qu’il prenait soin d’éviter. Mais avec ce cauchemar… Il cligna des yeux, observant le bâtiment qui lui faisait face. Instinctivement, il s’était rendu au lieu du rendez-vous anonyme. Un énième rire sans joie et il essayait de faire demi-tour. Non, il n’était pas rendu au point de venir pleurer sur sa condition… Si ? Il resta statique un long moment, incapable de se mouvoir. Au fond, il était terrorisé. Le jugement des autres l’effrayait, tout comme apprendre qu’il devenait complètement taré. Ok il avait toujours eu un petit brin de folie, mais ce n’était pas le même niveau…

« Et puis merde… »


Il poussa un long soupir, maitrisant un spasme qui le fit trembler des pieds à la tête. Il ferma les yeux, se résignant définitivement. Aller à une séance, ça n’allait pas le tuer –il était déjà mort, alors forcément- et même si sa fierté en prenait un coup, en vue de la nuit passée et de cette journée chaotique, ça ne pouvait pas lui faire de mal. Au pire, si jamais ça devenait vraiment n’importe quoi, il avait juste à se barrer. Rajustant sa capuche sur son crâne, il se décida enfin à pénétrer dans le théâtre. Trouver le lieu de rendez-vous fut assez simple, bien qu’il prenait grand soin à ne pas adresser la parole à qui que ce soit. Il était un peu en avance, sans pour autant être le premier arrivé. Il alla s’isoler dans un coin de la pièce, guettant les autres du coin de l’œil. Est-ce que… Est-ce qu’ils étaient tous des zombies, dans la même galère que lui ? Ses lèvres se pincèrent, alors qu’il finissait  par regarder le plafond.

Il regrettait déjà d’être venu.
Codage par Libella sur Graphiorum
Pandora R. Bahatóris
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR26/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (26/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares 6mEoiJDWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
Welcome, Nightmares 8lo4DNR × Age de la mort : 38 Féminin
× Age post-mortem : 97
× Avatar : Windowmaker/Amélie Lacroix – Overwatch
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Danseuse & mannequin
× Epitaphes postées : 136
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 29/05/2018
× DCs : Mitsuko Shinoda, Leone J. Chiaramonte & Elagabal
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3340-pandora-you-ve-gotta-dance-like-there-s-nobody-watchinghttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3355-pandora-what-else
Welcome, Nightmares Empty #2le 13.07.19 1:07

Intensely selfish people are

always very decided
as to what they wish.
ft. Kyo Yuzuki
Sourcils froncés en une moue agacée, je me tiens sur la scène du théâtre. Depuis quand emploie-t-on des incapables pour faire les travaux les plus minutieux ? Autour de moi, danseurs, chorégraphes et metteurs en scène sont suspendus à mes lèvres, attendant que mon courroux ne se libère.

— Asuma-san, c’est quoi, ça ?

Je me tourne vers le technicien chargé de l’installation des décors. Si mes yeux pouvaient cracher des éclairs, il serait mort une nouvelle fois, ou aurait brûlé sur place, à défaut de pouvoir crever une bonne fois pour toute.

— Euuh, c’est que… hum…

Mes yeux dorés roulent dans leurs orbites. Les regards inquiétés passent de mon visage énervé à celui désespéré de l’homme.

— J’attends ! ma voix est froide tandis que je troque le japonais pour le français : merde à la fin !

Mes doigts tapotent ma hanche.

— C’est… tout le monde le regarde avec pitié. Un ange ?

— Pardon ? je manque de m’étouffer avec un ricanement amère.

— Oui, euh, juste un peu cassé, rien de grave, je vous assu-

— RIEN DE GRAVE ? Vous appelez un ange décapité avec le nez du Sphinx - et j’entends : pas de nez -, un ange « juste un peu cassé » ? Vous allez voir ce que je vais vous casser, mon cher, ça va faire mal…

La metteuse en scène s’interpose en agitant les bras comme la bonne Japonaise qu’elle est - ça doit les fatiguer, à force. Je la regarde de haut, remontant mes bras croisés sur ma poitrine. Quoi, encore ? Elle aussi, elle veut gâcher la pièce maîtresse de la saison ? Celle que MON génie s’est acharné à rendre possible ?

Mes sourcils s’arquent en une moue dédaigneuse. J’attends la suite et une très bonne excuse pour ne pas balancer mon talon dans le ventre du technicien, si ce n’est plus bas.

— Mademoiselle Pandora, je crois que l’usage de violence n’est pas nécessaire…

— Certes. Mais virez moi cet incapable.

— Euh, nous n’avons personne d’autre.

— Trouvez. Faites en sorte que le scénario du ballet s’adapte à l’ange décapité, vous avez cinq jours encore jusqu’à la toute dernière répétition, faites travailler vos méninges.

— Je suis déso-

D’un geste, je coupe le technicien, mon regard lui conseillant vivement de se taire avant que je ne le fasse expulser du théâtre. Un technicien de perdu, dix de retrouvés, non ?

Tsk. Il ne manquait plus que ça. Rejetant ma queue de cheval en arrière, je me détourne de cet horrible spectacle. Mes talons claquent contre la scène avec une violence volontaire tandis que je m’éloigne.

Pourquoi personne n’est en mesure d’atteindre ma perfection ? De réaliser mes idées si merveilleuses ? Pourquoi, si proche du but et du succès, le karma ou n’importe quelle maudite entité supérieure s’obstine à ruiner mes plans ?

Je mordille ma lèvre inférieure avec colère tandis que je gravit l’escalier principal. Pourquoi ne suis-je pas nécromancienne ? Si je l’étais, j’aurais un pouvoir vraiment utile et avec un peu de chance je pourrais faire souffrir, vraiment souffrir, les gens comme cet incapable. Pourquoi le monde est-il rempli d’incapables bons à rien et mauvais en tout, d’ailleurs ? A croire que je suis la seule personne sensée DE CETTE PLANÈTE.

Je grimpe d’un étage et m’assois dans le pouf d’une des petites salles de la cafétéria.

— Martine, café, j’ordonne à ma stagiaire.

Car oui, l’avantage d’être une extraordinaire organisatrice et cheffe d’entreprise, c’est d’avoir des stagiaires pour exécuter vos moindres désirs. Dieu qu’il est bon d’être écouté et respecté. Celle-ci est un ange, Française en plus, une petite brunette discrète qui fait son travail impeccablement.

Elle me tend mon café. Je m’en saisis, les yeux rivés sur la comptabilité qui s’affiche sur l’écran de mon ordinateur.

— Tu ne devineras jamais l’origine du bruit de tout à l’heure… je marque une pause, laisse le suspens faire son effet, avant de reprendre sans lever les yeux : monsieur Asuma, le technicien là, il a décapité l’ange du prochain ballet.

Cri de stupeur de Martine.

— Je vais rester tard, ce soir, pour essayer de trouver une solution dans le script.

— Mais…ce soir, Pandora, ce n’est pas la réunion des zombies anonymes ?

Et merde. Je lève les yeux vers ses taches de rousseur et son air préoccupé, avant de les baisser vers mon planning. Un sourire crispé s’étire sur mes lèvres. Elle a raison.
Dieu que ça tombe mal, cette histoire.
La journée est passée très vite. Pas particulièrement rapide, juste sur les chapeaux de roues. J’ai passé mon temps à courir et à réfléchir à la vitesse de l’éclair. Bien évidemment, c’est quelque chose que mon génie me permet, mais il faut que les autres insectes me suivent, alors forcément, ça bouchonne dans leurs petits esprits étriqués.

La fin de l’après-midi a été accueillie avec soulagement par tout le monde. Une alternative au script est sur le point d’être votée et mes merveilleuses idées ont encore une fois été acclamées de tous. Qu’est-ce que ferait ce théâtre, sans moi ?

Martine est la dernière à s’en aller, je la raccompagne jusqu’à la sortie, souriante, sincèrement ravie d’avoir enfin trouvé quelqu’un avec qui ne plus échanger dans la langue barbare qu’est le japonais. Le français, la France, me manquent terriblement. Je ne peux que m’en approcher par l’art, mais ce n’est pas suffisant, jamais.

Avec un peu de chance, après quelques années de travail, l’Apóllôn pourra accueillir des génies de mon pays d’origine. Des gens qui peuvent se targuer d’être presque à mon niveau.

La fin de la journée de travail ne signifie pas pour moi le repos. Dans ma grande bonté, j’ai mis mon théâtre à disposition des zombies les plus nécessiteux, ceux dont le salut réside dans le partage, accueillant un soir par semaine ceux dont le cœur est trop lourd pour qu’ils profitent sereinement de la mort.

Je m’engouffre dans la salle de spectacle, histoire de superviser la mise en place des sièges et du petit buffet.

Et là, le choc.

— Mais bon sang, c’est quoi ça encore ?!

Ma voix résonne dans le théâtre, tout le monde se fige sur la scène. Ce sont pour la plupart des bénévoles - ceux envoyés par l’association « Zombies, and proud of it » dont je ne commenterai par le nom - et quelques agents de manutention. Leur regarde passe de mes longues jambes qui se rapprochent au pas de course à l’objet de ma colère.

— Quelqu’un peut me dire ce que fout encore cette tête d’ange là ?! Où est Asuma-san ?

L’énorme tête est plantée en arrière de la scène, largement visible, le nez tronqué et du faux sang s’écoulant de ses yeux vides.

Mais pas d’Asuma-san dans le théâtre. Rapidement, les gens en présence s’éclipsent, à l’exception des bénévoles participant à la réunion - un zombie de quatre siècles puant le parfum, une autre dont l’œil ne cesse de se barrer de son orbite et un troisième à l’air normal, transformé il y a moins de dix ans.

Je pousse un soupir las.
On va devoir faire avec, pas moyen de bouger la tête.

Le cadre idéal, en somme, pour une réunion sérieuse - ricanement ironique. C’est tout de même dingue que tout ait été débarrassé, à l’exception de cette tête. A croire que tout ceci n’est qu’une mascarade pour mettre ma personne à l’épreuve.

Mordillant l’ongle de mon pouce, je descends de la scène pour me rendre dans le hall principal et sortir les panneaux indiquant la direction à prendre. Sortant à l’extérieur, je parviens finalement à joindre mon technicien de malheur et lui passe le savon du siècle.

— Je ne veux rien savoir, demain c’est heures sup’ non payées pour vous ! je tranche d’une voix froide avant de couper l’appel.

Une fois, j’ai assisté à un séminaire sur la force de cohésion et l’importance de la communication en entreprise. Spoiler : je me suis tirée avant la fin. Manquerait plus que je me plie en quatre pour des ingrats incapable de bouger une tête décapitée, tiens.

Les premiers zombies arrivent et je les regarde entrer dans le théâtre. Cela me surprend que le concept n’ai jamais existé avant que je ne l’organise. Bon, je suis certes une personne génialissime, mais les zombies existent depuis la nuit des temps, personne n’a jamais songé à les soulager de leur malheur ?

Mon téléphone dans la main, je m’engouffre à nouveau dans le théâtre en détachant ma queue de cheval. Je fixe ma main un instant. Son teint, plus clair que mon violet habituel, indique que les potions commencent à perdre leur effet. J’ai encore du temps devant moi, mais cela rend mon image plus… proche… oui, plus semblable à celle de mes pairs décharnés.

Jetant un coup d’œil à ma montre, je pénètre dans la salle de spectacle par l’entrée principale - et non celle indiquée par les panneaux, qui passe par les coulisses, côté jardin.

Arrivant sur la scène où des chaises ont été installées et où des gâteaux et rafraichissements sont mis à disposition de tous, sans attendre que tout le monde arrive, je me saisis d’un donut au glaçage bleu pour l’entamer.

Dans un coin de la pièce, un zombie encapuchonné semble décidé à faire bande à part. Je fronce les sourcils. Encore faut-il que ce soit un zombie. De temps à autres, je reçois des messages m’indiquant que certains ont peur de venir, parce qu’un nécromancien pourrait se jouer d’eux à nouveau en assistant lui aussi aux réunions.

Mon devoir, en tant que grande ambassadrice de la cause zombiesque, est d’être certaine que ce genre d’individu demeure radié de ce temple du partage. Si j’en viens à le foutre dehors à coup de talon, je n’en serais que plus adulée encore par mes pairs !

Je termine mon beignet et m’essuie les mains avant de m’approcher de ce qui semble être un jeune homme.

— Bonsoir, je lance en français avant de continuer en japonais : il faut se découvrir la tête lorsque l’on rentre dans un bâtiment, ce n’est pas très poli sinon.

Je marque une pause avant de me planter plus férocement devant lui, une main sur la hanche et l’autre prête à le gifler -attitude conseilée à la page 44 du livre Apprenez à vivre en société et à vous faire des amis avec Pandora.

Après cette journée de misère, je n’attends qu’un prétexte pour frapper sur quelqu’un.

— Vous venez pour la réunion ?

Sans aucune gêne, je m’avance pour le renifler. Ma langue claque contre palais avec agacement quand je constate la présence de parfum. Flute. Pas d’epic moment pour moi ce soir. J’ai un soupir dépité, avant de tendre la main pour me présenter, affichant une mine enorgueillie malgré ma déception.

Comment dire ? Je me contrefiche des usages japonais, et venir ici signifie le savoir.

— Pandora Rouché Bahatóris, éminente propriétaire du théâtre et organisatrice des réunions.

Je scrute le visage encapuchonné, toujours avide de violence. Je ne l’ai jamais vu, celui-là.

— C’est votre première fois ?

Sur un malentendu… ça peut peut-être passer… Mais je tiens à récupérer un maximum d'informations avant tout coup d'éclat, ne souhaitant pas particulièrement ternir l'image du théâtre et des réunions.

Mais sait-on jamais.
Kyo Yuzuki
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR0/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
× Age de la mort : 22 Masculin
× Age post-mortem : 23
× Avatar : Toma - AMNESIA (Hanamura Mai)
× Croisée avec : Soi-même (et c'est déjà suffisant)
× Appartement : Kiss
× Epitaphes postées : 282
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 16/06/2019
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4897-kyo-yuzuki-la-poisse-a-l-etat-pur-ou-pashttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4930-kyo-avant-l-ombre-et-l-indifference
Welcome, Nightmares Empty #3le 14.07.19 14:55
Welcome, Nightmares

Kyo n’avait pas spécialement fait attention à l’agitation qui régnait dans le théâtre. Toutefois, il avait cru entendre quelques cris, quelques paroles cyniques aussi. Il ne s’y était pas particulièrement attardé ; il s’en foutait royalement, il fallait dire. Son attention était portée sur le néant, alors que ses yeux lançaient de temps en temps des regards en biais aux autres zombies présents. Il n’y avait pas masse de monde, ce qui ne l’arrangeait pas. Il était plus facile de se fondre dans un groupe nombreux… Là, il y avait de fortes chances qu’il attire l’attention, que les autres s’intéressent à son histoire. Mais il n’avait pas envie de parler de lui. Ce n’était pas dans ses habitudes. De plus, s’exposer ainsi aux moqueries… Non, juste non. Il préférait se barrer, dans ce cas. Pourtant, il savait aussi que rester seul à broyer du noir n’était pas une solution. Pff. Quelle merde, la mort, vraiment.

Il avait tendance à s’attarder sur les deux zombies avec l’air misérable. Celui dont la décomposition était avancée lui faisait dresser chaque poil de son corps. Refusait-il d’utiliser une potion, pour son aspect ? Ou alors était-il en accord avec son apparence ? Ou pire encore… La potion ne faisait simplement plus effet sur lui. Cette idée suffisait à lui glacer le sang. Si c’était le cas, cela voulait dire qu’un jour, lui aussi, serait dans cet état, avec d’autres choix que de montrer sa face au monde. Putain. Plutôt mourir. Il rit en son for intérieur ; ce genre de blague vaseuse ne passe plus, ici. Ça l’agaçait fortement. Quant à la femme qui galérait de toute évidence pour faire tenir son œil dans son orbite, il évitait de la regarder, sentant le dégoût grimper dans sa gorge. Il avait un truc con, avec les yeux. Il ne supportait pas tous supplices les concernant. S’il était friand de film d’horreur, toute action liée aux orbites et ce dont elles contenaient –énucléation et autres joyeusetés- était suffisant pour lui donner la nausée et lui faire détourner les yeux. Seiya se moquait bien de lui, pour ça –même si lui était bien incapable de regarder un screamer sans crier ou trembler, ce qui amusait aussi beaucoup le blondinet-.

Tu t’abandonnes de nouveau dans tes souvenirs. Arrête ça…


Au moins, il se rassurait en voyant l’autre type qui avait l’air aussi normal que lui. Ça existait, mon dieu inexistant. Il se mordit la lèvre inférieure, venant à rabattre sa capuche à nouveau sur sa tête. Il ne voulait pas être vu, malgré l’utilisation de sa potion. Le rêve de cette nuit l’obsédait à chaque secondes et toutes ses tentatives pour les chasser de son esprit s’avéraient inefficaces. Il pouvait jurer autant de fois qu’il le souhaitait, cela ne changeait rien au fait. A ce moment-là, il ne dirait pas non à un sac de frappe pour passer ses nerfs. Une moue passa sur son visage, suivit d’un long soupir de désespoir. Lui qui pensait qu’il ne pouvait pas tomber plus bas, il était surpris d’apprendre que c’était encore possible.

Une nouvelle personne fit son entrée et son regard se perdit sur son arrivée. Une femme. De loin, il avait du mal à la dévisager, mais il croyait déterminer une couleur de peau légèrement anormale. Une zombie, elle aussi ? Il était intrigué, un peu. Pour autant, sa curiosité mal placée étant actuellement en berne, il ne chercha pas à en savoir davantage, préférant rester dans son coin à broyer du noir. C’était plus cool, hein. Il ne s’était pas approché de la scène, ni du buffet qui s’y trouvait. Même si les sucreries étaient un de ses points faibles, il n’était pas capable d’avaler quoi que ce soit, au risque de retapisser le sol. N’importe quoi. Perdu dans ses pensées volages et incontrôlées, il fut surpris d’entendre une voix s’adresser à lui. Il redressa la tête, arquant un sourcil. Bonsoir ? Il ne s’était pas attendu à entendre du français. Il ne parlait pas la langue, mais il avait appris quelques mots via Mira –étant donné qu’elle avait deux amis français dans ses contacts, lorsqu’elle vivait aux Etats-Unis-. Il découvrit la jeune femme qu’il avait repéré tout à l’heure. Il constata que ses yeux ne l’avaient pas dupé ; elle avait effectivement un teint violacé. Sans être flagrant, il comprenait toutefois qu’elle partageait elle aussi sa condition de mort vivant. Tant mieux, sinon il l’aurait volontiers ignoré. Ensuite, elle enchaina en japonais, de sorte qu’il puisse comprendre. Eeeettt… Il devait avouer qu’il était un peu abasourdi. Elle lui parlait vraiment de politesse ? Alors oui, ce n’était effectivement pas poli d’entrer dans un bâtiment le visage couvert. Mais en vue des circonstances… Son visage se renfrogna quelque peu, finissant par pousser un soupir. Il n’avait pas envie de se battre, contrairement à la donzelle. Tout dans son attitude, sa position corporelle, lui laissait croire qu’elle était prête à lui casser la gueule à la moindre occasion. Cette agressivité qu’il ne parvenait pas à comprendre tendait à rendre son humeur encore plus morose. Agacé à son tour, il se releva, retirant sa capuche. Son regard était dur, mais il n’avait pas encore pris la peine de lui répondre.

Ça aussi, c’est impoli. Mais c’est le cadet de tes soucis, n’est-ce pas ?

Il était quand même ravi d’avoir pris sa potion. En vue des zombies présents dans la salle, apparaitre avec ses joues décharnées n’auraient pas eu grand effet. Mais… Qu’est-ce qu’elle fout, au juste ? La surprise se peignit sur son visage alors que son regard devenait plus sévère encore. Elle venait de le renifler ouvertement, et apparemment, elle était déçue de constater l’odeur de son parfum. Sérieusement ?

« C’est vrai que c’est poli, ça aussi. »
Il avait un sourire moqueur. Chercher les noises avec une femme, c’était pas des plus malins. Après, il ne faisait pas partie de ces machos qui pensaient que le genre féminin était le sexe faible. Si elle avait besoin de se défendre, elle saurait parfaitement le faire. Toutefois, il n’était pas non un grand fan de la violence envers le sexe opposé. « Oui, je viens pour la réunion. » Il y avait moins d’assurance, cette fois-ci. Il la toisa un instant, restant sur la défensive. Il n’aimait pas le ton qu’elle employait, ni son comportement en général. Il avait bien compris qu’elle était étrangère –française de toute évidence- et il n’était pas un fervent défenseur des traditions de son pays, néanmoins, il continuait de penser que ce n’était pas une façon d’aborder les gens. Surtout quand il venait dans une putain de réunion à la con pour chercher bêtement de l’aide.

Elle enchaina sur sa présentation. La propriétaire des lieux, hein ? Ça expliquait le comportement pompeux et autoritaire. Il n’était pas difficile de comprendre qu’elle se prenait clairement pour quelqu’un. Un comportement avec lequel il avait mal. Être ambitieux n’était pas un souci ; se prendre pour une diva un peu plus. « Je comprends mieux pourquoi y a pas foule. » Encore dans la provocation. S’il continuait comme ça, il n’allait certainement pas avoir le soutien qu’il était venu chercher ici. Mais au fond, est-ce qu’il le cherchait réellement ? C’était à croire qu’il se sabordait lui-même. Il fallait qu’il se calme, il le savait s’il ne voulait pas être accompagné « poliment » vers la sortie. Après, si ça arrivait… Il se démerderait. Comme toujours. Mais cracher sur la main tendue, c’était assez inédit, quand même.

Mets un peu ta fierté de côté, surtout si tu veux comprendre ce cauchemar qui t’obsède.

C’était plus facile à dire qu’à faire. Lui renvoyer ses piques avait quelque chose de jouissif, sans qu’il s’en rende réellement compte. Toute la colère, l’incompréhension qu’il ressentait étaient concentrées sur elle. Pas franchement malin, il fallait avouer, mais libérateur. « Première réunion, peut-être la dernière. A voir… » Son regard se perdit un peu sur les autres zombies. Difficile de dire quels sentiments lui passaient par la tête, à ce moment. « Kyo Yuzuki. » Il venait de réaliser qu’elle avait au moins eu la décence de se présenter. Même avec toute l’incivilité dont il pouvait faire preuve, il était bien incapable de ne pas en faire de même. Connerie d’éducation à la noix. « Ah et vous avez un peu de sucre glace sur la joue, juste-là. » Il lui montra le coin de ses lèvres du bout des doigts, armé d’un nouveau sourire moqueur.

Tu ne chercherais pas un peu à te faire défoncer le portrait ? Remarque, ça te remettrait les idées à la bonne place, au moins.
Codage par Libella sur Graphiorum
Pandora R. Bahatóris
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR26/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (26/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares 6mEoiJDWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
Welcome, Nightmares 8lo4DNR × Age de la mort : 38 Féminin
× Age post-mortem : 97
× Avatar : Windowmaker/Amélie Lacroix – Overwatch
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Danseuse & mannequin
× Epitaphes postées : 136
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 29/05/2018
× DCs : Mitsuko Shinoda, Leone J. Chiaramonte & Elagabal
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3340-pandora-you-ve-gotta-dance-like-there-s-nobody-watchinghttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3355-pandora-what-else
Welcome, Nightmares Empty #4le 17.07.19 20:01

Intensely selfish people are

always very decided
as to what they wish.
ft. Kyo Yuzuki
Est-ce que mon attitude en révèle trop sur le fond de mes pensées ? J’imagine que oui. J’ai trop l’habitude d’agir sans filtre, ça doit désarçonner ces fragiles de Japonais. Bien se tenir, éviter le contact, respecter les distances et les marques de politesses. Quelle ironie, quand on sait qui a inventé le hentai à base de poulpe. Si ça leur fait du bien de croire que leurs manières sauveront la face, libre à eux, mais ce n’est pas ça qui va faire avancer le monde.

Le regard qu’il me lance est évocateur. Pas besoin de traducteur pour comprendre que ma présence est indésirable. Les commissures de mes lèvres se retroussent en un sourire provocateur. Ce qu’il n’a peut-être pas compris, c’est à l’instant même où ses prunelles se sont posées sur moi, j’ai envahi l’espace à la manière d’un impétueux spectacle, dont je suis la seule protagoniste. Maintenant, passion ou haine, je m’en contrefiche, tant que je peux capter les regards.

Quant à moi, je le regarde de haut. Pieds nu, je devine qu’il doit être légèrement plus grand que moi - au-dessus de la moyenne pour un Japonais…s’il est japonais, parce qu’entre ses yeux bicolores et ses cheveux blonds, y’a de quoi demander une autre nationalité -, mais étant donné que ma taille est relevée par mes talons aiguilles, je peux le contempler de haut de tout mon saoul.

Et dieu que c’est bon.
J’aime les hommes petit, ça fait mal à leur égo de se faire regarder de haut, et c’est tellement agréable de les voir réagir comme de misérables fourmis sous mes chaussures de marque.

Je me pare d’un sourire à toute épreuve en l’entendant m’envoyer une pique au sujet de ma politesse - ou de mon absence de manière.

— La politesse, ce n’est que pour les gens qui la méritent, je rétorque, une main sur ma hanche. Je pense être en droit de vérifier votre identité, vu qu’il n’y a pas écrit « ZOMBIE » en majuscules sur votre front.

Autrement dit : tu vois les cadavres derrière moi ? Et bien je n’ai pas besoin de les renifler, eux.

J’opine d’un léger mouvement de la tête lorsqu’il confirme être venu pour la réunion. Ça fait plaisir de voir que ce mouvement prend de l’ampleur, à mesure que les zombies se passent le mot. J’ai beau être merveilleuse et très bien dans mon corps, ce n’est pas le cas de tous mes pairs, alors je donne un peu du mien, comme une déesse bénit ses fidèles, quelque part.

J’avoue que l’image me plait grandement.

Sa remarque m’arrache un rire amusé alors que j’arque mes sourcils en une mine pleine de pitié. Sérieusement ? J’ai froissé son petit égo d’une simple remarque sur la politesse ou quoi ?

Ou alors, je suis tombée sur la dramaqueen de service.

— Pas foule ? Mais mon petit, il faut du courage pour venir ici. Je marque une pause en plantant mon regard dans le sien. Ou beaucoup de désespoir.

C’est l’un ou l’autre, et à en juger par son attitude et son besoin de défiance, je pencherais plutôt pour la seconde. Les zombies sont souvent plus émotifs que le commun des morts, après tout, que ce soit à cause de notre condition ou de ces satanées visions. Cela-dit, ce n’est clairement pas la bonne méthode à employer pour se frayer une place au sein des réunions.

— J’espère que vous trouverez l’aide que vous cherchez, Yuzuki-san.

Ce n’est pas une pique ironique, au contraire, j’ai même fait l’incommensurable effort de prononcer cette phrase à la perfection, sans l’écorcher de mon accent si ravissant. Si j’ai mis en place ces réunions, c’est bien pour qu’elles servent à quelque chose et pas pour me battre inutilement avec des zombies venues quémander des conseils avisés.

A ce moment, mes ardeurs belliqueuses étaient presque calmées. Presque. Jusqu’à ce qu’il rallume la mèche qu’il ne fallait pas, en m’indiquant le bout de glaçage qui ornait mon somptueux visage.

Je baisse les yeux vers lui, soudain très sérieuse, avant de passer un doigt sur le coin de mes lèvres pour le porter à ma bouche. J’ai un sourire tout en plantant mon regard doré dans le sien. Il a vraiment cru qu’il pourrait m’avoir avec une simple remarque.

— Merci, je souffle, avant de continuer d’un ton mielleux : mais dites donc, monsieur Yuzuki, vous êtes à peine arrivé ici et vous ne pouvez déjà pas décrocher vos yeux de mon visage, vous m’en voyez extrêmement flattée…

Je rejette une mèche de cheveux violets en arrière avant de croiser mes bras sur ma poitrine, le sourire amusé ayant changé de camp, tandis qu’une lueur de provocation passe dans mes yeux.

Je pousse un soupir, presque désireuse d’enterrer la hache de guerre, quoi que j’ai pu faire à ce pauvre petit pour l’offenser. L’effet des potions s’estompant, ma personnalité s’en trouve grandement améliorée, tout comme ma patience.

— De quoi avez-vous besoin ? On ne dirait pas, comme ça, mais je peux être de très bon conseil ! Je suis zombie depuis 60 ans après tout… mais qui pourrait le dire n’est-ce pas, avec ma beauté et mon charme naturel ? je me fend d’un sourire en portant une main à ma joue, ravie de pouvoir me jeter toute seule des fleurs, avant de reprendre d’un ton sérieux : je sais que ce n’est pas facile, encore moins pour les nouveaux zombies, n’hésitez pas à me solliciter même si…

Pause. Rictus moqueur.

— … même si j’ai visiblement froissé votre petit égo. Je ne m’attendais pas à vous découvrir si fragile au fond de votre petit cœur, vous voyez ?

Traduction : je te prends clairement pour un gros tsundere, alors fait pas trop le malin, petit zombie.

Un air faussement angélique collé au visage, je lui renvoie d’une phrase les piques qu’il a pu me faire auparavant, sans me préoccuper de savoir si cela va le pousser à rester ou à décamper. S’il a vraiment besoin d’aide, ce n’est pas en s’écrasant face à une aînée - quoi que je sois grandement impressionnante, il faut le dire - qu’il va faire quoi que ce soit de bon de sa mort.
Kyo Yuzuki
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR0/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
× Age de la mort : 22 Masculin
× Age post-mortem : 23
× Avatar : Toma - AMNESIA (Hanamura Mai)
× Croisée avec : Soi-même (et c'est déjà suffisant)
× Appartement : Kiss
× Epitaphes postées : 282
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 16/06/2019
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4897-kyo-yuzuki-la-poisse-a-l-etat-pur-ou-pashttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4930-kyo-avant-l-ombre-et-l-indifference
Welcome, Nightmares Empty #5le 18.07.19 1:15
Welcome, Nightmares

Tu n’as qu’une chose qui te traverse la tête : WOW.

Et non, ce n’était pas le WOW du « quelle bombasse ! » mais plus du genre « WOW mais elle est complètement jeté, celle-là ». Kyo ne savait pas s’il devait rire ou continuer d’être dépité. Devait-il lui dire qu’il trouvait son comportement ridicule ? Déjà, à la base, il n’était pas hyper heureux d’être là. Lui qui croyait qu’il pourrait passer inaperçu, c’était râpé. Et en plus, il remarquait bien qu’elle le prenait de haut… Par son comportement et par sa taille. Peut-être et sans aucun doute pour le mettre mal à l’aise.

Alors là, ma pauvre, tu peux faire le paon tant que tu veux, ça ne fonctionnera pas avec lui.


Si dans la théorie le blondinet était bisexuel, cela faisait bien longtemps qu’il n’avait plus vraiment éprouvé d’attirance pour la gent féminine. Aussi, son intimidation tombait particulièrement à l’eau. Il n’allait pas se mentir néanmoins ; elle était belle, c’était vrai. Avec un corps agréable à regarder, plus grande que lui avec ses talons. Mais en revanche, niveau caractère… Erk. Au fond, il espérait pour elle qu’il ne s’agissait que d’une carapace dressée fièrement afin de dissimuler une quelconque faiblesse. Dans le cas contraire… Il n’aimerait vraiment pas être elle. Sa première remarque sur la politesse le fait sourire, rire un peu aussi. Un peu plus et elle bombait le torse. Il était d’accord néanmoins, la politesse, ça se méritait. Il n’y avait donc aucune raison qu’il se montre poli envers elle.

« Oh pardon, j’ignorais qu’il fallait que je mette un écriteau. Ou sinon…. Attendez, j’ai une idée. Me poser la question, c’était possible aussi, non ? »

Plutôt que de renifler comme une chienne. Il fut plus difficile de garder cette pensée pour lui, continuant simplement de sourire. Il avait parfaitement compris que le geste était pour définir sa nature, mais il était loin d’avoir apprécié pour autant. Sinon, il arrivait aussi que les personnes normales se parfument, juste pour signaler. Il lui semblait être en présence d’une adulte, pas d’une gamine capricieuse qui agit comme bon lui semble. Si elle voulait le prendre pour un con, il pouvait lui rendre la pareille. Pas de souci. Il arqua un sourcil face à son rire et la mine qu’elle afficha ensuite. Avait-elle seulement compris son sous-entendu ? Car clairement, ce n’était pas un compliment, qu’il voulait lui faire. Ou alors était-il trop subtile. En tous les cas, sa réponse le fit tout autant sourire. Il en fallait oui du courage pour avoir envie de se retrouver face une diva avec un tel melon. En revanche, il capta facilement le regard qu’elle lui lança en parlant de désespoir.

Au moins, elle n’était pas totalement idiote non plus.

Il aurait pu répliquer de façon cinglante. Il aurait pu. Néanmoins, la demande quant à la réunion lui rappela la raison de sa venue. Il s'était rendu dans ce théâtre pour avoir des réponses ; savoir s’il était réellement en train de devenir fou. Néanmoins, en vue de l’agressivité qui régnait entre eux et de ce premier contact pour le moins explosif, il se demandait s’il était réellement capable de laisser sa fierté de côté pour lui révéler la vérité (spoiler alert : dans son état actuel, pas le moins du monde). Il se montra d’autant plus méfiant lorsqu’elle articula dans un japonais qui se voulait parfait qu’elle espérait qu’il trouverait l’aide dont il avait besoin. Il la toisa pendant plusieurs secondes, cherchant à savoir où était l’entourloupe. Il dut admettre, finalement, qu’il n’y en avait peut-être pas.

« Moi aussi… »

Il baissait un peu sa garde, aboyant moins, se détendant un peu. Néanmoins, cette tâche de sucre était une trop belle occasion pour qu’il la laisse passer. Elle qui se sentait si parfaite et implacable, cette saleté jurait dangereusement avec son image. Et, de toute évidence, il avait touché une corde sensible. Face à son geste et sa réplique, il ne peut s’empêcher de hausser à nouveau un sourcil. Waouh. Pour avoir des chevilles comme ça… Il fallait y aller, quand même. Il leva les yeux au ciel, se contentant de hausser brièvement les épaules. Il ne se donnerait même pas la peine de répondre, ça ne ferait que lui donner encore plus d’importance. Les personnes imbues d’elle-même, aussi étrange que cela pouvait être, aimaient qu’on parle, pense à eux. Peu importait dans quel sens les termes pouvaient être ; positif ou négatif. On parlait d’eux, et cela ne faisait que réjouir leur côté m’as-tu-vu. Un comportement que le blond avait toutes les peines à comprendre et dont il n’en avait aucune envie d'y parvenir.

Une fois encore, elle continua sur un ton plus… Abordable. Il se serait presque laisser séduire, mais le retour de bâton ne tarda pas à s’abattre. Et lui, il riait. Ça le faisait rire, toutes ses conneries. Il se demandait bien d’où elle sortait cette histoire de froissement d'égo. Quoi ? Parce qu’il lui répondait plutôt que de se laisser marcher sur les pieds ? En tous les cas, s’il y avait une chose qu’il ne pouvait pas dire, c’était qu’elle manquait de caractère. Et d’un côté, ce n’était pas foncièrement désagréable. Sans vouloir faire dans le stéréotype, il trouvait que les japonaises manquaient… De peps, de répondant. Ce n’était pas du tout le cas de cette Pandora à l’attitude extravagante, il devait le reconnaitre.

« Vous devriez rencontrer ma sœur, vous vous entendriez à merveille. Niveau égo surdimensionné, vous devez être à égalité. »

Autant dire qu’il détestait sa sœur. Et il continuait de rire, cet abruti. Toute la frustration, la colère, l’agacement. Tout son mal-être… Se dissipait. Là, à cet instant. Clairement, le rire était nerveux. Pour autant, il ne se vexait pas de l’attaque directe qu’elle lui portait. Ce n’était qu’un juste retour des choses, avec un peu de recul. Et au moins, cette rencontre lui permettait d’évacuer le trop plein d’émotions.

« J’ai bien compris que vous faites ces réunions pour dorer l’image que vous avez de vous-même, pour faire genre devant les autres. Je doute même que vous ayez réellement envie de m’aider. » Il poussa un soupir, bien qu’il continuait de sourire. « Mais je n’ai pas trop le choix, on dirait. Je doute un peu de la méthode utilisée, cependant. Qu’est-ce que vous voulez savoir, exactement ? »

Finalement, il se prêtait à son petit jeu. Possible que ce soit plus malin que de continuer à jouer à celui ou celle qui balancera le plus de punchlines.

Et tu cherches toujours une explication à ce rêve qui te crispe, rien que d’y penser.
Codage par Libella sur Graphiorum
Pandora R. Bahatóris
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR26/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (26/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares 6mEoiJDWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
Welcome, Nightmares 8lo4DNR × Age de la mort : 38 Féminin
× Age post-mortem : 97
× Avatar : Windowmaker/Amélie Lacroix – Overwatch
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Danseuse & mannequin
× Epitaphes postées : 136
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 29/05/2018
× DCs : Mitsuko Shinoda, Leone J. Chiaramonte & Elagabal
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3340-pandora-you-ve-gotta-dance-like-there-s-nobody-watchinghttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t3355-pandora-what-else
Welcome, Nightmares Empty #6le 18.07.19 23:02

Intensely selfish people are

always very decided
as to what they wish.
ft. Kyo Yuzuki
Ah ! Douce stupeur qui s’étale sur ses traits, m’arrachant un sourire ravi. Bien évidemment, personne n’est à ma hauteur et encore moins un petit zombie trop prétentieux pour ce qu’il est -oui, c’est l’hôpital qui se fout de la charité - et que je semble avoir arraché à se sombres et inintéressantes réflexions.

Néanmoins, il persévère dans ses tentatives pour me tenir tête, continuant de renchérir sur mes remarques. J’en serais presque ennuyée, si cela ne m’amusait pas, éloignant de moi les pensées meurtrières au sujet d’Asuma-san.

Comme l’alter-égo mesquin d’une héroïne de manga, je porte ma main à mes lèvres en échappant un gloussement moqueur.

— Au cas où vous ne seriez pas au courant, le propre de l’homme est de mentir, un bon coup de parfum suffit largement à régler la question.

Je me fends d’un sourire mauvais derrière mes doigts manucurés, plantant un regard moqueur dans les yeux bicolores de mon interlocuteur.

— Et vous empestez le parfum, personne ne s’infligerait ça à part un nouveau zombie.

Haussement d’épaules.

— Mais si vous préférez vous balader avec une pancarte, libre à vous, ce n’est pas ça qui ruinera votre style, vous êtes déjà au fond du trou à ce niveau-là…

J’ai un mouvement de tête digne d’une comédienne de théâtre - mais quel talent ! -, à peine exagéré, pour pousser un soupir affligé. Je pensais que ce genre de fringues était interdit, en vérité, mais il faut croire que certains n’ont pas passé le cap de la crise d’ado. Mon regard redevient sérieux alors que je scrute les traits de son visage, avant de détailler le reste de son corps, reculant pour avoir une vue d’ensemble - sans aucune gêne puisqu’il ne s’est pas embarrassé de sa politesse pour reluquer mon corps de déesse. Il n’a pas l’air si jeune, pourtant. La vingtaine peut-être ? Impossible de savoir.

Il n’empêche que je suis son aînée. Les Japonais n’ont-ils plus de respects envers les gens plus vieux qu’eux ? La jeunesse alors… plus aucune éducation. On voit parfaitement qu’ils n’ont rien connu - la guerre, Vichy, que sais-je ? - et vivent innocemment jusqu’à la fin de leur paisible vie.

Visiblement, l’intérêt que je lui ai porté l’espace d’un instant a suffi détendre quelque peu le blondinet. Comme quoi, il suffit de parler aux gens de leur petite personne et ça y est, tout va bien dans le meilleur des mondes. C’est d’un ridicule… A moins que ce ne soit justement parce que MOI, je me suis intéressée à lui. L’idée semble tout à fait plausible, d’une logique imparable. Après tout, quel meilleur privilège que mon intérêt ?

Accueillant son silence, face à ma légère parade, je l’interprète comme un oui, mettant une nouvelle fois sa réaction sur le compte de mon charme naturel.

La suite arracha un rire à mon interlocuteur, auquel je réponds d’un sourire. Si ça peut le détendre, tant mieux pour lui. Ce n’est pas comme si j’avais besoin de son avis pour me savoir fantastique.

Après tout, si ma personnalité le dérangeait vraiment, n’aurait-il pas dû décamper depuis un petit moment déjà ?

— Oh j’en doute fort, personne ne m’arrive aux chevilles, quand il s’agit d’égo, je glousse.

Oui, j’assume complètement ce pan de ma personnalité. Pourquoi s’imposer des masques et des apparences, lorsque l’on est mort ? J’ai trop longtemps vécu enchaînées à des rêves qui n’étaient pas les miens, à des personnalités calculées, pour ne pas laisser l’éclat de lumière qui est en moi s’exprimer au grand jour, au travers de l’étoile… non, du soleil que j’incarne face au commun des mortels.

Mais ça, peu de gens sont capables de le supporter. S’attendait-il seulement à ce que j’accueille sa remarque comme ça ? La question me taraude, une moue pensive s’étalant sur mon minois violet.

— Vous savez, rire à pleine dents non plus, ce n’est pas très poli, mais je vous pardonne, c’est vous dire à quel point je suis magnanime.

Nouvel auto-lancement de fleur pour Pandora. Je le scrute, penchant ma tête sur le côté, pour accueillir sa réaction, un sourire provocateur au bord des lèvres. Sourire qui se fane en un instant lorsqu’il m’accuse d’organiser ces réunions pour mon propre plaisir, pour ma propre renommée.

Avec hargne, je plante mon talon dans son pied en croisant mes bras sur ma poitrine - ah, l’effet des potions s’estompant, je deviens plus émotive… il l’apprendra à ses risques et périls - tout en me rapprochant de lui pour mieux l’affronter du regard.

— Vous pouvez m’insulter de tout votre saoul, mais je ne vous permets pas de parler ainsi du travail que nous faisons ici, je siffle durement, une ire glaciale au fond des yeux. Je me préoccupe du sort des zombies, de l’insuffisance de l’accompagnement dont nous disposons et des traumatismes auxquels nous sommes exposés.

Combien de fois ais-je maudis cette condition, lorsqu’il s’agissait de se réveiller en rendant le dîner de la veille à cause d’une vision atroce. Des morts, partout, sur cette terre et dans nos rêves. Quoi qu’il puisse penser de moi, il n’a pas à mettre ça sur le dos des réunions.

Dire que pour UNE fois que je ne pense pas à moi seule, y’en a un qui est là pour cracher sur mes maigres efforts.

— C’est à vous de voir, maintenant, si vous êtes prêt à mettre de côté votre immaturité et votre fierté pour vous assoir sur une chaise et vous livrer, malgré ma présence, je marque une pause, me reculant. Le fait est que c’est exactement ce que je fais, pour ma part, alors gardez vos grands airs moralisateurs pour les gens crédules.

Pause. Je détourne le regard un instant pour observer les zombies arriver, avant de reporter mon attention sur le jeune homme.

— Parce qu’en aucun cas vous valez mieux que moi. Et nous sommes tous dans le même bateau : potions, décomposition et visions sont notre lot commun.

J’ai un haussement d’épaules agacé, avant de terminer ma petite tirade :

— La seule chose que je veux savoir, c’est si vous comptez poser vos fesses ou non dans un des sièges derrière moi. Parce que si vous êtes venu ici, c’est que vous en avez besoin. A voir si vous parviendrez à mettre vos sentiments personnels de côté pour ça.

Nous parlions d’égo, n’est-ce pas ? Ça fait quoi de subir un tel retournement de situation pour se retrouver sur le banc des accusés, à la place occupée par les enfants ?

Je m’éclaircis la gorge, attendant sa réponse.
Oh, il pourrait tout aussi bien prendre ses jambes à son cou, mais j’ai comme l’impression que sa fierté l’en empêcherait.

Je glisse un regard en biais vers lui, une moue faussement innocente s’étirant sur mon visage.
Kyo Yuzuki
zombie

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
Welcome, Nightmares XyYk8hR0/100Welcome, Nightmares IUyLEY2  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : Welcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares EmptyWelcome, Nightmares Empty
× Age de la mort : 22 Masculin
× Age post-mortem : 23
× Avatar : Toma - AMNESIA (Hanamura Mai)
× Croisée avec : Soi-même (et c'est déjà suffisant)
× Appartement : Kiss
× Epitaphes postées : 282
× Øssements523
Féminin
× Inscription : 16/06/2019
zombie
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4897-kyo-yuzuki-la-poisse-a-l-etat-pur-ou-pashttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4930-kyo-avant-l-ombre-et-l-indifference
Welcome, Nightmares Empty #7Hier à 12:36
Welcome, Nightmares

Le plus drôle, c’était qu’elle le considérait comme le prétentieux de cette histoire. Alors que celle qui se prenait pour la reine sur son piédestal, c’était clairement elle… Devait-il en rire ou pleurer ? Tout ce qu’il savait, c’était qu’il peinait à garder son calme. Elle avait le don de le faire sortir de ses gongs. Le cynisme et lui, il pouvait être bon copain. Pour autant, il s’apercevait aussi qu’elle était douée d’une répartie sans faille. Un nouveau regard perplexe de sa part, lorsqu’elle balança que c’était le propre de l’homme de mentir… On était bien d’accord. Mais son argumentation ne tenait pas la route. En réalité, ce qui échappait au japonais était la raison qui poussait un membre d’une autre race à venir à ces réunions pour zombies. Perdre son temps ici pour se moquer des pauvres âmes lui paraissait tellement… Bas et mesquin.

Tu ne t’es pas encore confronté à des idiots qui se moqueront de toi à cause de ta condition. Là-dessus, une fois encore, tu te montres bien trop naïf.

Le monde des Bisounours, hein. Ça lui rappelait la réaction abasourdie qu’il avait eue face à William, quand il avait appris l’existence des vampires, dans ce monde –et qu’il était face à l’un d’entre eux, notamment-. Néanmoins, dans ce cas présent, il refusait d’admettre face à elle qu’il avait encore beaucoup de choses à apprendre sur ce monde. Cette différente de niveau de connaissances l’agaçait fortement. Il venait ici pour pallier à tout ça, mais sa fierté en décidait autrement. Baisser sa garde n’était pas une option envisageable. Alors oui, il se parfumait trop. Il le savait, au point d’avoir parfois la tête qui lui tournait à cause de sa propre odeur. Mais il détestait d’autant plus l’odeur de sa chair pourrie qui le faisait vomir. Il manquait de sommeil, aussi, ce qui jouait davantage sur ses nerfs. Il commençait aussi à être las, de tout ça. Petit à petit, il acceptait l’idée qu’il n’en saurait finalement pas plus sur son rêve, trop têtu pour s’afficher volontairement en position de faiblesse. Alors il faisait le fier, riant à sa remarque sur sa façon de s’habiller.

« Excusez-moi, il est vrai que vous deviez être parfaite, lors de votre zombification et les temps qui ont suivis. Comment ça se fait au juste, que vous soyez une zombie ? »

Fausse excuse, nouvelle provocation. Il était vrai néanmoins que sa condition jurait avec ses airs de princesse insupportable. Elle l’attaquait sur sa faiblesse du moment, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas en faire de même. La question lui avait brûlée les lèvres et vraiment, si elle se trouvait si magnifique, elle n’aurait pas dû céder à l’envie de retourner sur Terre. A moins que son désir était purement égoïste… Ce qui ne l’étonnerait guère. D’un geste dédaigneux, il se gratta la joue, commençant à y sentir une gêne. Manquait plus que ça ; à quelle heure avait-il pris sa potion, au juste ? Il avait tant vagabondé dans la ville qu’il en avait perdu la notion du temps. A cette heure, généralement, il était déjà en train de broyer du noir dans sa chambre, à l’abri des regards, les yeux rivés sur ses bras qui se décharnaient peu à peu. Il n’y avait pas à dire, la levée de l’illusion, c’était quelque chose de… Captivant. Aussi captivant que désagréable, d’ailleurs, voire dégoutant. A force, il commençait à s’y habituer. Cependant, il n’était jusqu’alors, jamais sorti sous cette forme. La seule fois où il était apparu devant autrui décharné, c’était par mégarde, pensant qu’il n’y aurait personne dans la cuisine de son lieu de vie. Grossière erreur, il n’était plus près de la refaire, celle-là.

Le pire, c’était qu’avoir un ego surdimensionné ne la dérangeait pas. C’était honnête, cela dit. Le blond avait toutefois tout le malheur du monde à comprendre comment on pouvait accepter sans broncher d’avoir un si gros melon. C’était… Impensable, pour lui-même. Alors certes, la confiance en soi, c’était capital. Mais à ce point, vraiment ? Il ne devait pas avoir grand monde qui l’aimait. Voire personne, en fait. Cette pensée contribuait à faire grandir son sourire, venant même à en rire. L’hilarité était une réponse à toute la frustration qu’il ressentait.

« C’est pas la modestie qui vous étouffe. »

Constat flagrant fait à voix haute. Encore une fois, il se moquait d’apprendre qu’il était impoli. Son avis sur sa personne n’avait aucune valeur, à ses yeux. Déjà, lorsqu’il était vivant, il avait tendance à se moquer de ce que les gens pouvaient penser de lui. De toute manière, ils lui collaient une étiquette dès qu’il se rendait compte qu’il n’était pas à cent pour cent japonais. Suite à son hilarité, il ne manqua pas de répondre avec cynisme. Ah. De toute évidence, il avait touché une corde sensible. Il ne fut pas assez rapide pour esquiver son talon qui vint à éveiller une douleur sourde dans son pied. Il étouffa un cri de douleur, lui lançant un regard mauvais. Ses muscles se contractèrent, mais il n’eut aucun geste violent en retour. C’était peut-être macho, mais même dans une colère noire il n’était pas résolu à frapper une femme.

Et pourtant, après cette grimace de douleur, il ne tarda pas à afficher à nouveau un sourire carnassier. « J’ai touché une corde sensible, on dirait. » Et il souriait davantage, s’approchant d’elle comme elle le faisait, affrontant sans ciller son regard. « Je veux bien admettre qu’il y a une part de vérité, dans votre action bénévole. Mais ne me faites pas croire que c’est votre bonté d’âme qui est la seule responsable. Être honnête avec soi-même, ça vous dit quelque chose ? » Il n’était pas muet par son comportement. Au contraire. La douleur l’éveillait, lui permettant de reprendre du poil de la bête. D’autant plus que dorénavant, un pan de sa joue droite commençait à se détacher doucement, alors qu’il ne s’en rendait même pas compte. Apparemment, les coups de sang –ou était-ce la douleur ?- et les potions, ça ne faisait pas bon ménage, chez lui.

« Soit. Vous êtes plus convaincante quand vous parlez au nom des participants. Je suis bien d’accord sur ce point et j’admets sans problème que je ne vaux pas mieux que vous. En revanche, l’inverse est aussi vrai. »

Car clairement, il était évident pour lui qu’elle se prenait pour une meilleure personne que lui. C’était sans aucun doute ce qui l’énervait le plus, étant donné qu’au final, elle ignorait tout de sa personne. Lorsqu’elle évoqua les visions toutefois, son regard se fit plus perçant.

Est-ce que ta fierté est si mal placée que tu vas cracher sur l’opportunité de comprendre ce qu’il t’arrive depuis ce matin ?


Il venait de mettre le doigt sur un élément qui l’agaçait ouvertement ; la fausseté. Son jeu théâtrale, cette façon de se montrer innocente alors que de toute évidence, la moquerie l’animait. Il trouvait ça… Particulièrement triste. S’il avait voulu continuer à jouer le jeu de la provocation, il lui aurait demandé si elle était seulement capable d’aimer quelqu’un d’autre que sa propre personne. Il n’en fit rien ; la réponse coulait de source. Peut-être se trompait-il, mais dans le cas où il avait vu juste… Il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une profonde tristesse. Une vie sans amour… C’était impensable et cruelle. Il ignorait d’où lui venait cette soudaine empathie. Tout ce qu’il savait, c’était qu’il avait fini par laisser passer un soupir de ses lèvres.

« Je compte bien rester, ne serait-ce… Que pour comprendre. Je manque clairement de connaissances, quant à notre… Race. J’espère néanmoins que vous n’accueillez pas tous vos futurs membres de cette manière, auquel cas je m’étonne qu’autant de membres soient présents. »

C’était un miracle, d’ailleurs. Sans pour autant baisser l’échine devant elle, il admettait avoir besoin d’aide, puisque c'était vrai. Ce n’était pas une nouveauté, sinon il ne serait pas là. Mais cet échange particulièrement animée commençait à avoir raison de son énergie. Il était las, de tout ça. Un regard sur ses mains et il put y observer sa chair en décomposition. Un rire moqueur passa ses lèvres, alors qu’il guettait d’un œil presque amusé l’os qu’il devinait au niveau de son poignet. Si ses mains et avant-bras étaient ainsi, il devait en être de même pour son visage. Les deux joues sans la moindre présence de peau, sa mâchoire visible et, petite nouveauté, sa lèvre supérieure qui commençaient délicatement à se détériorer.  

Quelle joie d’être un zombie. Au moins ainsi, elle ne pouvait pas dire qu’il était un imposteur.
Codage par Libella sur Graphiorum
Contenu sponsorisé
Welcome, Nightmares Empty #8
Pseudo :

forums partenaires