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La perfection incarnée - Ft. Pandora
Thanatos Sclavak
nécromancien

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× Age de la mort : 20 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : The Red King, by Heylenne.
× Pouvoir : Transformation en poupée Vaudou.
× Appartement : Pucca
× Métier : Agent de sécurité
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nécromancien
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La perfection incarnée - Ft. Pandora  Empty #1le 11.07.19 16:07
PANDORA & THANATOSAllongé sur son lit, les pieds contre le mur rose de sa chambre, Thanatos s'ennuyait à mourir. Il entendait vaguement ses colocataires rire de l'autre côté de la porte, sûrement attelés à une activité cuisine, ou à une soirée jeux de société. Mais il n'ira pas les rejoindre car il n'en avait pas envie et il était persuadé qu'eux non plus. Qui aimerait passer du bon temps avec un cadavre en face de soi? Soucieux, le jeune spectre toucha du bout des doigts la nouvelle plaie qu'il s'était infligé quelques minutes auparavant. C'était une jolie coupure qui barrait son menton, recouvrant de sang les autres cicatrices situées en dessous. Chaque fois qu'il croisait une personne autre que son frère jumeau, Hypnos, le jeune nécromancien sentait les regards angoissés se poser sur ses cicatrices. Pourtant lui, il les aimait bien. Il avait toujours dit que ces balafres le rendaient unique, comme une oeuvre d'art, mais vivante. Au Panthéon, la secte où il a grandit, tout le monde était habitué à son physique. Ils ne le traitaient pas bien pour autant, mais ils ne le dévisageaient pas, eux au moins. Le jeune homme se redressa sur son lit en soupirant. Il n'avait pas envie de repenser à tout ça. Pas maintenant. Pas aujourd'hui. Il fallait de toute urgence qu'il se change les idées. Lentement, il détacha sa main de son menton ensanglanté et la passa dans ses cheveux en bataille. Puis, gagné par un soudain regain d'énergie, le jeune homme se leva et se dirigea vers une pile de vêtements plus ou moins propre. Dedans, il trouva un débardeur dont les trous offraient une vue sur son ventre musclé, un pantalon noir à chaînes qui lui tombait sur les hanches et une veste à capuche usée. Puis, il s'équipa de ses rangers noires en cuir avant de s'arrêter devant le miroir. Le reflet qu'il y trouva lui plut, mais il se rappela les mine dégoûtées des passants et se renfrogna. "Putain si je pouvais leur crever les yeux..." fulmina-t-il intérieurement. Désormais sur les nerfs, il claqua la porte de sa chambre en partant.

Une fois à l'extérieur, Thanatos inspira une grande bouffée d'air. Instinctivement, il sortit de sa poche son paquet de cigarette et en alluma une. Il resta un instant planté là, savourant ce moment de solitude avant de se mêler à la foule. Cette fois, il ne rabattit pas la capuche de sa veste sur son crâne partiellement brûlé, conscient de ce qui l'attendait. La tête droite, les yeux lançant des éclairs, le jeune masochiste essuya les regards choqués et les figures contrariées qui s'affichaient devant lui. Lorsque qu'un lémure récupéra son chien dans les bras avec une mine horrifiée, Thanatos serra les poings. "Bordel, on dirait je vais lui bouffer son clebs à cet enculé" ricana-t-il face à l'imagination débordante des autres. De toute manière, il savait qu'il était bien meilleur qu'eux. Tout ces spectres qui erraient dans la rue sans aucun but, c'était eux qu'il fallait plaindre. Pas lui. Puis il fit la même chose qu'eux, il les jugea, jetant un regard amère sur chaque personne qu'il croisait. Un autre homme le fixa avec insistance et Thanatos se lança dans un duel de regard, bien déterminé à étaler sa supériorité. Mais, sans qu'il ait le temps de réagir, il percuta une petite masse sombre qui se trouvait sur son chemin et qui bascula en arrière face au choc. Surpris, il poussa un grand cri.

- Putain mais fais gaffe !

Et face à lui, il trouva une vieille femme, au sol, une moue apeurée sur son visage ridé, tenant fermant son minuscule sac à main contre elle. "Putain évidemment..." jura-t-il en levant les yeux au ciel. Thanatos commença à ressentir des picotements dans la nuque et il sut d'instinct que tout le monde sur la place le fixait avec un regard accusateur. Il se passa la main sur le visage, effleurant au passage sa plaie au menton et souffla d'épuisement. Ce n'était vraiment pas sa journée. Par fierté, il continua son chemin, tout en contournant les quelques personnes venues aider la personne âgée. Il quitta la petite place avec une expression indéchiffrable. C'était parfait, il venait d'agresser une petite mamie devant au moins vingt témoins. Bien entendu, il ne l'avait pas agressée. Mais les passants avaient vu autre chose, et quoi que le jeune nécromancien aurait pu dire ou faire, rien n'aurait changé leur point de vue. Blessé, il rabattit sa capuche sur ses cheveux en bataille et continua sa route, se dirigeant vers la bouche de métro la plus proche.

Encapuchonné et assis sur un des nombreux bancs de la station de métro, Thanatos broyait du noir. En vérité, il avait bien envie de broyer une ou deux têtes à la place. Le dos appuyé contre le mur froid et sale, il croisa ses bras musclés sur sa poitrine tout en rejetant la tête en arrière. Pour l'instant, la station était vide, seulement quelques personnes zonaient près des rails. Mais dans quelques minutes, lorsque que le métro arriverait, une foule de monde sortira de ce dernier. Et encore une fois, il se fera dévisager tandis qu'un défilé de spectres se pressera pour sortir. Il resta là, quelques instants, le regard dans le vide. Lorsqu'il entendit au loin le métro arriver, il s'alluma une cigarette et tira vigoureusement dessus. Ils voulaient le dévisager? Aucun souci, il fera de même. La tête haute, le regard lancinant, il attendit que les portes du transport métallique s'ouvrent pour vomir une foule d'idiots. Mais soudain, ce fut le choc.

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NO PAIN, NO GAIN.

Pandora R. Bahatóris
zombie

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La perfection incarnée - Ft. Pandora  8lo4DNR × Age de la mort : 38 Féminin
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La perfection incarnée - Ft. Pandora  Empty #2le 12.07.19 16:24
I live in my own flames
The human body is the best work of art.
La nuit appartient à ceux qui peuvent la conquérir. Le menton relevé, je sors du théâtre, laisse l’air chaud de l’été me caresser la peau. Le soleil commence à peine à entamer sa lente chute dans le ciel, annonçant la fin de la journée. Je lève les yeux vers l’immensité azur, zébrée ci et là de rose et d’orange, à peine couverte par quelques nuages.

D’un geste assuré, je sors mes ray ban de leur étui et les glisse sur mon nez.  Sans plus un regard en arrière, après que les hautes portes du théâtre se soient refermées, je m’engouffre dans les rues adjacentes, remonte le long des veines de la capitale nippone pour en atteindre les artères principales. A cette heure-ci, la vie grouille, à Tokyo, la masse se densifie de travailleurs débauchant et de jeunes prêts à sortir.

M’arrêtant un instant au milieu du trottoir, je replace mon chapeau de feutre noir sur mon crâne. Les gens passent à côté, échappant des plaintes et des reproches, comme si je prenais plus de place que l’autre vieux débris d’un mètre cube qui bouscule les passants tout en grommelant.

Je prends mon temps, profitant de ma pause pour consulter la carte de mon GPS.

Un artiste sans talent mais à la cote en hausse organise un vernissage dans une galerie des quartiers populaires de Tokyo. Rien à voir avec ce que je fréquente d’habitude, mais il se trouve que l’un de nos metteurs en scène voudrait l’embaucher pour la prochaine saison.

J’ai mon objectif et une adresse, mais aucune idée de la manière dont je dois m’y rendre - et ma fierté m’empêche de m’avouer vaincue en appelant un taxi. Toujours plantée au milieu du trottoir, une main sur la hanche et ‘autre tenant fermement mon portable, mes yeux ambrés parcourent d’un regard rapide l’itinéraire indiqué par le GPS.

J’ai un soupir théâtral - ciel, je défaille. Je dois prendre le métro, évidemment, ou mes Lou Boutin me tueront avant que je ne sois arrivée à destination. Qui dit métro, à cette heure-ci, dit populace suintante de la sueur de la journée, mais aussi corps collés et regards glissants.

Or, quel meilleur moyen, pour une étoile filante, de se distinguer, si ce n’est en brillant plus fort que toute autre au milieu de la masse des astres ?

Un sourire ravi s’étire sur mes lèvres violettes, rehaussées d’un rouge à lèvre foncé. Mes créoles émettent un cliquetis ravissant lorsque je me mets finalement en route, arrêtant d’un geste impérial un Japonais pressé qui avait entrepris de me doubler en grognant.

Clin d’œil amusé. Je passe, la foule trépasse.

Je m’engouffre dans une bouche de métro en prenant tout mon temps, décomposant mes mouvements à la manière d’une impératrice sur un escalier de marbre. C’est surtout pour ne pas rompre mes talons et m’étaler quelques mètres plus bas, mais personne ne s’en douterait.

Derrière moi, quelques plaintes se font entendre. « Plus vite ! » Je ralentis encore le pas, me délecte de la sensation d’avoir cette foule derrière moi, suivant le moindre de mes gestes, les regards plantés dans mon dos. Arrivée en bas, je ne leur adresse aucun regard, marquant une pause, toujours plantée en plein milieu, pour chercher le bon quai.

Rejetant une mèche de cheveux violets en arrière, je continue ma route, sous des yeux à la fois charmés, amusés et agacés de la foule. C’est ça…

Regardez-moi !

Adieu soleil, bonjour artifice nocturne des souterrains.

J’accélère un peu le pas, le pantalon de ma combinaison noire voletant au rythme de mes enjambées. Je n’ai pas à attendre longtemps sur le quai avant de pouvoir m’engouffrer dans la rame, choisissant de rester debout, en plein milieu du passage.

D’un geste calculé, je me débarrasse de mon ample chapeau pour le tenir à bout de doigts, un bras croisé avec manière, tandis que l’autre s’emploie à remonter mes lunettes de soleil sur mes cheveux, les repoussant en arrière et dévoilant deux orbes dorées.

J’esquisse l’ombre d’un sourire, faussement modeste, qui me donne l’air d’une aristocrate assez bonne pour se perdre au milieu du petit peuple, dans le métro crasseux.

Cela dit, ça pue le rat mort noyé dans sa propre sueur. Je m’en pincerais presque le nez, si je ne craignais pas que cela ternisse mon image si parfaite. Alors je n’en fais rien, respirant légèrement par la bouche, les lèvres entrouvertes à la manière des mannequins de publicité.

Je croise quelques regards, les soutiens jusqu’à ce qu’ils se détournent et profite de mon bain de foule.

Quelques arrêtes passent. Je me sens comme un poisson dans l’eau, bercée par les courants humains. C’est si agréable que j’en oublierais presque où je dois aller.

Ah. A quel station dois-je descendre, déjà ?

Portant un doigt préoccupé à mes lèvres, je me mordille un ongle en fixant mon portable. Merde. J’avais oublié que ça ne capte pas, dans le métro. Aveuglée par ma stupéfiante beauté, dans cet instant de partage de ma personne, j’ai complètement oublié de conserver une trace de l’itinéraire.

Claquement de langue agacé.
Le métro pile.
Mes talons glissent, m’arrachant un glapissement surpris. Je me rattrape au premier bras venu, fait tomber un homme et parvient à ne pas le suivre en attrapant une barre métallique au dernier moment.

L’homme devient soudain très rouge et se met à piaffer de colère. Je le fixe d'un air ennuyé.

— Oh ! Navrée~ je m’exclame en portant une main à ma bouche, une moue sincèrement désolée plaquée sur le visage. Je pensais que la galanterie était l’atour des hommes, j’imagine que j’ai été naïve de croire une telle chose…

J’ajoute à la scène une larme qui dévale ma joue violette. L’homme est fusillé du regard par plusieurs personnes présentes, baisse les yeux, le visage toujours aussi enflammé.

J’esquisse un sourire derrière mon masque. Je n’ai eu besoin de rien faire, si ce n’est de minauder avec mon accent français en feignant une petite larmichette. Diantre ! Mais quelle actrice je fais !

Les portes du métro s’ouvrent à nouveau et deux files de japonais attendent de s’engouffrer dans la rame. L’homme  part, non sans me jeter un regard mauvais, humilié pour les dix prochaines années. Je lui souris d’un air faussement innocent avant de lever les yeux vers la foule de mes prochains spectateurs.

Au creux de la masse, une silhouette de distingue. La foule s’écarte sur son passage comme sur celui d’un démon craint et honni. J’arque un sourcil intrigué, dessine du regard les contours de l’étranger. Mon sourire s’agrandit.

Mes prunelles balayent son apparence, remontent lentement le long d’une stature élancée et droite, s’attardent sur des muscles saillants, sans aucune gêne, avant glisser dans deux billes noires. Ce qu’il est abîmé, celui-là… Est-ce un zombie ? Mes prunelles se plantent dans les siennes.

Voilà qui promet d’être intéressant.

Évidemment, lui semble fasciné par mon charme, ma beauté, que dis-je, ma magnificence naturelle, au point de rester scotché sur place. Au vu des guenilles qu’il porte, je suis presque sûre qu’il pourra me dire où trouver la galerie des quartiers louches.

Je lève les yeux vers la lumière annonçant la fermeture des portes et tire le bras du décharné avec force, l’entraînant dans la rame sans lui demander son avis.

— Viens par ici, toi !

Je ne sais pas s’il devait prendre ce métro et m’en contrefiche complètement. Je n’ai d’intérêt que pour ses connaissances et l’effet que notre aspect provoque.

Peau violette contre tâches d’encre et de sang. Orbes ambrées contre charbon infini. Perfection imparfaite contre parfaite imperfection. Les regards nous dévorent, languissent de comprendre ce qui a pu d’un coup rassembler en un même lieu deux personnes aussi…différentes. J’en frissonne.

Je lui adresse un sourire malicieux.

Entre semblables étrangers.
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