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Hurt my Feelings
Rizzen Arai
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Hurt my Feelings Empty #1le 08.07.19 6:59
Hurt my Feelings
Parfois, Rikchasz est le type le plus chiant que tu connaisses. Le plus lourd et le plus insistant aussi. Il prétend toujours qu’il est ainsi pour ton bien, pour que tu retrouves une qualité de vie, mais il le prétendait pour toutes sortes de raisons quand vous n’étiez pas morts, tous les deux. Alors ce ne sont que de belles paroles, ce que tu lui remets au nez. Tes souvenirs de votre vie persistent dans ton esprit, il ne t’aura pas si facilement! Bref, cette fois, il a décidé que tu allais consulter un psychologue. Il t’en parlait déjà, te trouvant trop amorphe, trop blasé, trop différent d’avant. C’est facile pour lui de dire ça. Il a choisi sa mort, pas toi. Néanmoins, penser ainsi te ramène toute la culpabilité que tu ressens à cause de son suicide, bien que ce ne soit pas du tout de ta faute. Pour ta part, il y a plusieurs émotions qui te rongent, qui t’empêchent de réellement avancer et de profiter de cette nouvelle... vie. Tu n’as jamais eu à consulter un professionnel avant ta mort. Du moins, pas ce genre de professionnel. C’était plus des nutritionnistes et tout expert relié au monde du sport. Donc, admettre que le besoin d’aide est présent est un pas très difficile à franchir. Puis, comment trouver le bon spécialiste? Il doit y en avoir une foule, pas nécessairement tous qualifiés pour le travail qu’ils font... C’est comme les nécromanciens qui confectionnent des potions, ça. Il y a des profiteurs partout. N’es-tu pas trop méfiant?

« T’en fais pas Riz, j’ai un nom à te proposer! » Ton regard blasé fixe ton jumeau. Évidemment, il voulait être certain que tu ne puisses pas refuser ou que tu ne baisses pas les bras à devoir chercher un psy potable. « Je me suis renseigné vaguement sur lui, il a l’air de savoir ce qu’il fait. » Ton cerveau enregistre surtout que Rik n’est pas à cent pour cent sûr de ce qu’il avance. Autant dire que cela ne te plaît pas trop. D’un autre côté, qu’as-tu réellement à perdre si tu tentes l’expérience? Ces professionnels ne sont pas censés faire en sorte que tu te sentes encore plus mal. Sinon, ils seraient des plus mauvais. Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres, signe de ton abandon de guerre. « Ok, je le veux bien le nom de ce psy. » La motivation n’y est pas. L’intonation blasée fait soupirer ton jumeau. Néanmoins, il ne passe pas le moindre commentaire à ce sujet, sachant que cela pourrait être suffisant à te faire changer d’avis. Maintenant qu’il t’a eu à l’usure, il compte se la jouer profil bas. Voilà le désavantage d’avoir un jumeau : il connaît tout de toi, mais vous ne vous passeriez pas l’un de l’autre. « Si ça peut faire en sorte que tu m’lâches un peu avec ça... » La phrase remonte ta gorge, signe de contrariété. Rik lève les yeux au ciel. « Tu sais que c’est pour ton bien. » Sans un mot de plus, il te tend un papier sur lequel le nom est inscrit, ainsi qu’un numéro. « Prends vraiment un rendez-vous s’il te plaît. » Et il est parfaitement conscient que lorsqu’il te formule une telle demande, tu es incapable de la lui refuser...

***

Tu l’as fait. Le rendez-vous est aujourd’hui et autant dire que l’envie de t’y rendre frôle le négatif. Tu pourrais prétexter être malade, comme les gamins le matin avant d’aller à l’école. Ouais, la comparaison te fit grommeler. Te comporter en adulte ne te fera pas de tort. Puis, si cette personne peut vraiment faire quelque chose pour toi, ça serait bête de passer à côté. Ainsi, tu te prépares avec lenteur. C’est ta prothèse esthétique qui t’accompagnera. Si tu peux éviter de parler de ce souci en jour un, ça t’arrangerait. Voilà pourquoi tu enfiles des pantalons, dans l’espoir que ce faux membre ne paraisse pas. Il n’aura pas trop de raison de te regarder la jambe, du moins c’est ce que tu te dis. Fin prêt, tu pars au même instant que ton portable vibre. Sans doute Rik qui veut s’assurer que tu te bouges. Il attendra un peu. Remontant les étages sans emprunter l’ascenseur, tu finis enfin par te rendre à ta destination. T’assoyant sur une des chaises de la salle d’attente, tu te saisis de ton portable pour répondre à ton frère que tu y es et qu’il aura des nouvelles après. Cela fait, ton portable est éteint puis remit dans ta poche de pantalon. Maintenant, les minutes sont longues. Est-ce vraiment une bonne idée ce rendez-vous?
« J’espère que tu ne t’es pas trompé, Rik », murmures-tu en fixant la porte du bureau du professionnel.

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Leone J. Chiaramonte
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Hurt my Feelings Empty #2le 08.07.19 12:30
Take a breath.
Avec un léger sourire, Leone raccompagne sa patiente à la porte.

— On se revoit la semaine prochaine, même jour, même heure, donc.

La Chimère opine du chef rapidement avant de s’éclipser sans demander son reste. Leone la suit du regard avant de jeter un coup d’œil à sa montre. Soupir soulagé. C’est enfin terminé. Aucun objet n’a volé en direction de sa tête cette fois.

Comme d’habitude, il a un peu de temps avant son prochain rendez-vous.

Les mains résolument enfoncées dans ses poches, il se dirige vers le petit placard à balais du cabinet, réaménagé en usine à café de qualité - no offence, mais celui de l’Agence est vraiment mauvais - et se prépare une tasse.

De retour dans son antre, le psychologue vient se pencher au-dessus du bureau, profitant du temps qu’il lui reste pour se dégourdir les jambes. Ses doigts viennent pianoter sur son bureau de bois alors que son œil parcourt du regard son emploi du temps. A haute voix, il lit le nom de son prochain patient.

« Rizzen Arai », un prénom aux consonances métisses. Selon ses notes, c’est un jeune homme de 26 ans, tout juste fauché par la mort. Le dossier que l’Agence a sur lui n’est pas très épais, puisqu’il ne s’est visiblement jamais vraiment fait remarquer par l’administration ou les mangemorts.

Voilà qui ôte une épine du pied du Sicilien. En théorie, pas besoin de prévoir de réparations de meubles en catastrophes, avec un patient comme celui-ci. Leur entretien au téléphone, en revanche, a été bref et nerveux, de l’autre côté du fil.

Leone porte la tasse à ses lèvres en jetant un coup d’œil par la fenêtre. Il espère sincèrement que ce jeune homme vient de son plein gré, parce qu’il n’est pas certain de pouvoir gérer une nouvelle tempête infernale dans son bureau.

La rue grouille de vie, aussi ironique l’image soit-elle pour un monde exclusivement composé de morts. L’œil du Sicilien s’attarde sur les visages, décortique les gestes, invente des histoires à chaque passant. Le ciel annonce une après-midi ensoleillée qui arrache un petit sourire à Leone, ravi de ne pas s’être habillé trop chaudement à l’approche de l’été - une fine chemise blanche sur les épaules uniquement.

Leone entrouvre la fenêtre pour terminer son café. L’air frais secoue ses mèches brunes et rafraîchit la pièce. La porte claque avec fracas, poussée par le vent.

Son œil consulte à nouveau sa montre d’un air nerveux alors qu’il déboutonne le col mao de sa chemise de deux crans, pour profiter de la bise. Il aurait bien voulu sortir griller une cigarette, mais le timing était trop court.

Soupir dépité. Ça devra attendre.

Il n’entend pas la porte du cabinet s’ouvrir et se refermer - bien trop loin pour son ouïe - mais constate que l’heure de son prochain rendez-vous approche à grand pas. D’une traite, il achève son café, avant de fourrer la tasse dans un tiroir.

Sur son bureau, le borgne ferme le dossier de la patiente précédente et le glisse parmi les autres, dans une étagère, pour ne garder à disposition que les informations de monsieur Arai. Il espère que celui-ci n’a pas entendu le claquement de la porte du bureau - constater que son psy a des tendances violentes, c’est un coup à s’enfuir en courant - et se dirige vers son chesterfield, soigneusement accroché au porte manteau près de la porte pour se saisir d’une petite bouteille d’eau.

Trois gorgées plus tard, il a la main sur la poignée. D’ordinaire, il aime que cette porte, séparation entre l’espace d’attente et son bureau, soit entrouverte lorsqu’il n’est pas en rendez-vous. Ça permet d’éviter de dresser un mur entre les deux pièces, entre lui et ses patients.

Leone ouvre la porte. Avec un peu de chance, celui-ci ne s’en formalisera pas - après tout, ce ne sont que ses petites manies de vieux psychologue.

Coup d’œil à l’intérieur de la salle. Il repère son patient sans mal, au milieu des murs tapissés de livres. Sous son cache-œil, le Sicilien lui adresse un sourire bienveillant en s’approchant. Pas de canines à signaler, son dernier repas ne date pas.

— Monsieur Arai ?

Sa voix n’est pas complètement vierge d’intonations étrangères, mais il fait un effort pour ne pas afficher ses tics de langage.

Le psychologue tend une main vers son patient, ravi de voir qu’il a eu le courage de venir. Peu de morts, finalement, sur l’ensemble de la population, acceptent de livrer leurs problèmes devant un professionnel.

Pourtant, le silence est rarement bénéfique.

— Enchanté, je suis Leone Chiaramonte.

Sa bille ambrée détaille le jeune homme devant lui, se plante dans un étonnant regard vert qui tranche avec les airs asiatique du reste de ses traits, encadrés par des cheveux bruns en bataille.

Se retournant d’une pirouette, il s’avance vers la porte de son bureau et le désigne d’un geste ample du bras.

— Je vous en prie, entrez.

Laissant son patient passer devant, il lui emboite le pas et referme derrière lui. La magie du secret opère donc à partir de cet instant précis.

Contournant son patient et le meuble, Leone vient s’assoir en face du jeune homme. Droit, il vient croiser ses coudes sur le bois du bureau.

— Alors, qu’est-ce qui vous amène ici, Arai-san ?

Son sourire se rétrécit pour ne plus étirer ses lèvres qu’en une moue polie, légèrement encourageante.

Le premier pas est souvent le plus difficile.
ft. Rizzen



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Hurt my Feelings Empty #3le 10.07.19 4:15
Hurt my Feelings
Quand la porte du bureau s’ouvre, ta tête se redresse doucement tandis qu’une certaine appréhension se manifeste en toi. Quel état psychologique sera le tien lorsque cette séance se terminera? Tu parierais sur le pire, parce que c’est tout ce que tu peux voir. Tu maudis déjà ton frère et ses idées à la con. Bref, le professionnel t’interpelle et tu lui réponds d’un simple oui avant de te lever. Sa façon de prononcer ton nom de famille t’indique que le japonais n’est pas sa langue maternelle. Puis, avec le nom qu’il a, impossible de te tromper là-dessus, sans parler du fait qu’il te tend la main. Tu n’es pas surpris, tu as appris, grâce au monde sportif, que beaucoup de personnes se saluent ainsi. Donc, ta main vient se saisir de la sienne tandis que tu l’entends se présenter. « Enchanté aussi. » Presque, si ton intonation n’était pas si blasée et que ton visage n’exprimait pas en permanence ce même sentiment. Maintenant que le psychologue est tout juste devant toi, tu t’attardes un peu plus sur lui, le regardant à ton tour. Et il faut dire qu’il a un tu ne sais quoi qui ne te laisse pas insensible. Cet œil à la couleur particulière, avec le cache-œil. Les traits de son visage, la fermeté dans sa poignée de main... et le fait qu’il est plus grand que toi. Ton regard descend doucement vers le haut de cette chemise ouverte, rien pour aider ce sentiment de perte de contrôle qui s’installe peu à peu en toi. Est-ce déjà survenu par le passé? Il te semble que non, en fouillant dans tes souvenirs. Peut-être parce que... parce que Rik était toujours à côté de toi et que c’était vous deux ensemble qui provoquiez de tels effets. C’est bien de te rattacher à une hypothèse, non? En tout cas, tes iris se détournent rapidement de l’homme, tandis que tu espères sincèrement qu’il n’a pas remarqué ce moment de légers troubles, ce moment pendant lequel tu devais le fixer un peu trop.

Profitant du fait qu’il se retourne pour te composer un visage très neutre, tu évites avec grande attention de laisser ton regard naviguer sur son dos et un peu plus bas. « Merci. » Une réponse courte, la clé du salut. Une réponse qui ne permet pas de laisser entendre ta voix trop longtemps, réduisant ainsi les chances d’hésitation, ou les chances de déceler qu’il y a quelque chose chose qui cloche chez toi. Tu veux à tout prix te ressaisir donc tu détailles la pièce dans laquelle tu entres. Tes fesses se posent sur le fauteuil qui t’est destiné tandis que Leone s’installe à son bureau. Ton regard l’évite encore, jusqu’à la question qui suit. Question logique, mais qui te semble trop brusque. Ta posture est trop raide, peu naturelle. Il va falloir que tu te détendes plus que ça. Un fin soupir remonte ta gorge. Tu observes alors le psychologue, ce que tu regrettes aussitôt. Mais comment peux-tu te confier à lui alors que tu voudrais juste qu’il te... Hum, mauvaise idée de poursuivre sur cette pensée. Tes joues prennent une petite teinte rosée. Avoir un meilleur contrôle sur ton esprit ne te fera pas de tort. C’est troublant puisqu’il s’agit d’une première. Du moins, pour une attirance aussi forte que t’en perds tes moyens.

« J’ai un jumeau qui trouve que je suis trop différent d’avant », amorces-tu comme explication. C’est encore très vague, trop vague. Comment le thérapeute peut-il savoir quoi faire de cette information? Tout est un peu mélangé dans ta tête. C’est difficile de mettre de l’ordre, surtout en ayant du mal à ne pas regarder ton interlocuteur, au risque d’avoir encore des pensées un peu trop « intimes » qui viennent te parasiter. Un nouveau soupir franchit tes lèvres. Tu tentes de t’installer un peu plus confortablement, daignant jeter un bref regard vers Leone. Qu’il est beau, non? Mais ce n’est toujours pas le sujet. « C’est vrai que la mort ne m’enthousiasme pas. » T’en échappes un court rire sans joie. Ça fait du bien, tu en oublies, pour quelques secondes, à quel point l’homme en face de toi est charmant. Tu reprends avant que ça te revienne et d’encore rougir comme un idiot. « Ma mort n’était pas de ma faute, mais je me sens si coupable que mon frère ne soit pas arrivé à continuer de vivre. Je porte le poids de son suicide, même si... même si je sais que nous n’aurions pas pu vivre un sans l’autre. Les cinq premiers jours ici ont été infernaux, cinq jours avant qu’il choisisse sa mort. » Ton choix de mots n’est pas dénué de sens caché. Tu l’envies, en quelque sorte, d’avoir pu choisir sa mort. Pas comme toi, elle a été imposée. Néanmoins, de là à l'avouer plus ouvertement, il ne faut pas rêver!
« Je... » L’erreur de regarder Leone dans l’œil. Tu sens ta peau du visage qui s’enflamme une fois de plus. S’il faut qu’il approche, tu n’es plus sûr de répondre de quoi que ce soit.

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Hurt my Feelings Empty #4le 10.07.19 19:43
Take a breath.
Le Sicilien a conscience d’avoir une apparence pour le moins atypique, entre son œil unique, doré de surcroît, et le cache de couleur noire qui lui donne des airs de pirate de l’autre côté. Aussi, il ne se formalise pas du regard prolongé de son nouveau patient, qu’il interprète comme de la curiosité, en priant pour qu’il ne s’enfuie pas en courant en découvrant que son psychologue est non seulement un géant aux airs de bandit, mais en plus un étranger à l’accent prononcé.

Alors il lui sert son sourire le plus charmant.

Leone baisse les yeux un instant vers la poignée de mains qu’ils échangent. Par habitude, il salue toujours de cette façon, mais il a conscience que ce n’est pas naturel chez les Japonais. Relevant sa prunelle vers le visage de son patient, il note déjà mentalement une certaine aisance, chez le jeune homme, avec les mœurs étrangères. Cela lui facilitera le travail.

La voix du Japonais se contente de peu de mots, économisés sur un ton qui laisse clairement entendre ses doutes. Est-il venu de sa propre volonté ou cherche-t-il encore un échappatoire à ce rendez-vous ?

Alors que chacun prend place sur le siège qui lui es destiné, le borgne remarque le regard fuyant de son patient. Il arque un sourcil intrigué. A-t-il fait quoi que ce soit pour le froisser ? Est-il habillé de manière étrange ? Il est persuadé que le problème vient de lui - il faut dire qu’il est habitué à ce qu’on le dévisage en le prenant pour un mafieux tout droit sorti d’un film de Coppola.

Tout chez lui indique son malaise. Sa façon de se tenir, de regarder Leone avant de détourner ses prunelles émeraude… mais le Sicilien est bien incapable d’interprêter cette réaction. Est-il déçu de l’avoir comme psychologue ? S’attendait-il a un Japonais en costume cravate sévèrement taillé ? Sans rien dévoiler de son incompréhension face à l’air troublé du jeune homme, le borgne se contente d’observer les traits de ce dernier.

Malgré tout, le jeune homme se lance dans l’arène, dévoilant une première information. Les épaules de Leone se détendent légèrement tandis que les commissures de ses lèvres esquissent un discret sourire en coin. Imperceptible soulagement. Malgré tout, son patient à l’air de bien vouloir rester dans ce bureau.

Un jumeau, donc. Le psychologue s’enfonce dans son fauteuil et rive son unique prunelle sur le visage de Rizzen. Ses mains se joignent et ses doigts s’entremêlent, bras appuyés sur les accoudoirs.

« Avant », répète intérieurement Leone. Tant de significations possibles à ce mot. La plus probable : la mort. Il se redresse sur son siège pour poser ses coudes sur le bureau, de sorte à piocher quelques informations dans le dossier soigneusement posé devant lui. Dans le cas de son patient, le décès remonte à quelques mois auparavant à peine. Moins d’un an.

Le Sicilien lève à nouveau le visage vers son interlocuteur en refermant le dossier, opinant du chef pour l’encourager à continuer.

Certains habitant du monde spectral changent du tout au tout après leur décès. Certains cherchent à trouver la rédemption dans cette nouvelle vie, d’autres à réaliser tous leurs rêves les plus fous. Repensant aux premières périodes de sa mort, Leone peut largement comprendre de quoi parle son patient. Mais lui n’avait pas de proche qu’il avait connu de son vivant - à part quelques soldats - dans l’au-delà pour juger sa conduite. Non, les siens s’en sont occupé de son vivant, participant à sa lente descente aux enfers.

Il sait donc à quel point il est important de parler, d’évoquer son soi d’avant pour mieux le confronter à celui actuel, comprendre les ressorts et les raisons de ce changement. C’est une chance qu’il n’avait pas eue à l’époque, les thérapeutes laissant franchement à désirer avec leurs méthodes tout droit sorti d’un bouquin de Freud.

Il lui semble voir le Japonais se détendre légèrement - quoi que son regard ne se pose jamais bien longtemps sur le borgne -, alors il ne prend pas la parole, laissant les mots s’écouler de sa bouche aussi longtemps qu’il pourra le maintenir. Leone ne le quitte pas du regard, écoute patiemment les paroles du jeune homme sans chercher à rompre trop rapidement le silence qui s’installe parfois entre eux.

Il accueille sa confidence avec un léger sourire, attendant de comprendre pourquoi exactement sa mort se révèle-t-elle être si désagréable. Certains arrivent dans ce monde tout sourire, enfin libéré du poids de la vie, rares sont ceux, finalement, qui la voient comme un enfer personnel.

Ce que le jeune homme révèle ensuite attise encore la curiosité du Sicilien. Beaucoup de morts seraient ravis de voir leur famille faire un tel geste pour eux. Ce jeune-homme ci, en revanche, se force à porter le poids de la mort de son frère sur la conscience. Néanmoins, un mot en particulier l’intrigue. Dans son esprit, il inscrit le terme de « choix » - scelta - en lettres capitales.

Leurs yeux se croisent finalement - le nombre de fois où cela a eu lieu se compte sur les doigts d’une main - et la voix du jeune homme semble s’étranger dans sa gorge alors que ses joues prennent une teinte rougie.

Voyez-vous ça.

Leone plisse les yeux, arque un sourcil surpris, hésitant entre deux hypothèses pour expliquer le comportement plus qu’étrange de son patient. Sa prunelle dorée se teinte d’un amusement difficilement contenu.

La première, c’est que le Sicilien le dérange véritablement.

Leone porte sa main à son menton, un doigt effleurant sa lèvre supérieure avant de glisser sur sa mâchoire, dévoilant un imperceptible sourire.

— Pardonnez mon indiscrétion, monsieur Arai, mais est-ce que j’ai fait quelque chose qui vous dérange ? demande-t-il avec une moue préoccupée. J’espère que vous ne vous sentez pas forcé d’être ici, ce serait contre-productif.

La seconde, celle qui l’amuse le plus et qu’il ne peut ignorer, face à l’absence totale de filtre du Japonais, est à l’extrême opposée.

L’air de rien, il rapproche le fauteuil et pose sa tête sur ses doigts entrelacés, un sourire bienveillant s’étirant sur ses lèvres coupables. Il se tient désormais bien plus près de Rizzen.

— Je préfère que nous soyons d’emblée sincères l’un avec l’autre, vous voulez bien ?

Il ponctue ses mots d’un clin d’œil loin d’être innocent - et très loin d’être professionnel.

Patiemment, il attend la réponse du jeune homme, espérant qu’il ne s’agisse pas d’un problème envers lui, son physique ou sa profession. Mais si tel est son désir, Leone ne retiendra pas le jeune homme dans son bureau plus que nécessaire.

Outre son amusement personnel, Leone voudrait surtout éviter une situation de malaise permanent, dans une pièce où la confidence et le contact sont de mise.

A voir ce qu’il en est du côté de son jeune patient.
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Hurt my Feelings Empty #5le 11.07.19 23:55
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Tu te maudis pour ton comportement qui ne passe sûrement pas inaperçu. Tu le voudrais, sauf que c’est clairement écrit dans ton front qu’il y a un malaise que tu ne parviens pas à passer. Cette réflexion contribue à ce que ton regard reste fuyant, pour éviter de remarquer ses réactions face à ton trouble, mais aussi pour éviter de tomber de nouveau sur un sourire charmant, ou sur son iris doré. Quel bon choix de couleur! Difficile de s’ouvrir dans de telles conditions. Surtout, tu ne voudrais pas avoir un lapsus révélateur... Ça serait terriblement gênant. Mais qu’est-ce qu’il bouffe ce mec pour être si attirant? C’est terrible cette emprise. Tu te consoles en te disant que ça va passer, qu’au fil de ton discours, les émotions que le tout te fait ressentir prendront le dessus. Te rattacher à cette idée te permet d’amorcer les choses que tu as à dire. Il y en a tellement que de mettre de l’ordre n’est pas simple, surtout avec les pensées qui viennent te déboussoler. Au moins, c’est rassurant de voir que Leone ne t’interrompt pas, qu’il ne te presse pas à parler. Tu ne vois pas tellement les gestes qu’il peut avoir pour t’inciter à poursuivre, évitant de trop regarder dans sa direction. Ça a un quelque chose de peu naturel pour toi de t’adresser à une personne en ayant si peu de contact visuel. On dirait presque un appel, avec un malaise en plus et la présence tout juste à côté.

Néanmoins, tu remarques que le psy ne semble pas vraiment prendre de note, et ça te semble étrange. À moins qu’il ait une mémoire à toute épreuve. Peut-être est-ce son pouvoir, s’il en a un. Au final, ça ne t’empêche pas de parler. Non, ce qui t’empêche de continuer c’est plutôt ce regard que tu lui lances. Ça commence à te gêner beaucoup trop, en plus de te sentir démuni. Là, Leone ne peut pas avoir manqué ton cafouillage. Il va falloir que tu y fasses face... Un nouveau regard t’indique en effet qu’il a remarqué. C’est juste que... tu rêves ou il est en train de jouer avec cette attirance? Impossible de détacher tes iris de ce doigt qui glisse sur sa lèvre, sur sa mâchoire. Soudainement, t’as chaud, trop chaud. Tu déglutis pour te rendre compte que ta bouche est un peu trop sèche. Ta posture redevient plus raide, comme au début. Tu maudis vraiment Rik de t’avoir donné cette référence et pas une autre. Toutefois, il s’agit de la première fois qu’une personne de l’au-delà te provoque ce genre d’effet. Ça ne fait pas de mal, non?

Quand la question comble le silence, tu bloques. Que peux-tu lui répondre? Le blâmer pour sa beauté serait ridicule. Ton orgueil te crie de ne pas le lui dévoiler, de te calmer et de te ressaisir. Aller quoi, tu ne le connais pas, c’est purement physique et ça n’arrivera sûrement pas. T’es son patient, faut que tu te le rentres dans le crâne! Oui, ce sont de bonnes réflexions, mais elles sont rapidement mises à mal alors que ton interlocuteur bouge de nouveau. Il est plus proche, et tu ne peux détacher ton regard de son visage alors qu’il t’interroge de nouveau. Ton silence devait être trop long. Sincère, comment peux-tu être sincère dans une telle situation? Tu ne voulais pas en arriver là. Surtout après ce clin d’œil qui te fait doucement rougir, une fois de plus. Tu déglutis, prends une profonde inspiration, cherchant une échappatoire. Le néant dans ta tête, aucune idée, aucun plan. Juste ce beau sourire, juste cet homme sorti de tu ne sais où avec son accent étranger qui te donne presque envie de franchir des limites qu’il ne faut pas franchir. Si tu ne te maîtrises pas rapidement, tu sais que ton pouvoir pourrait se pointer et faire des siennes... L’instinct de survie embarque. Une image se fait forte dans ton esprit, cette image qui te répugne : ton amputation. Ça te refroidit aussitôt. Tu auras beau fantasmer autant que tu le veux, au fond, tu n’es pas prêt à vivre quoi que ce soit de trop intime à cause de ça. Tu trouves ton corps dégoûtant et la présence de Leone te l’avait presque fait oublier.

Un soupir passe entre tes lèvres alors que tu sembles tout d’un coup beaucoup plus calme. Tes iris verts reviennent se planter dans celui doré de ton interlocuteur. « Non, vous n’avez rien fait. » Ce qui est vrai. Ce n’est pas de sa faute s’il t’attire à ce point. Et cette attirance est toujours présente, mais le dégoût envers toi-même est si ancré que tu pourras sûrement garder un semblant de contrôle pour le reste de la séance. Du moins, tu le souhaites vraiment. « Je suis d’accord qu’il vaut mieux être sincère, alors... » Ouais, c’est facile à dire ça, moins de l’appliquer dans l’immédiat. Comment le lui dire? Le but n’est pas de passer pour un pervers... « Je suis désolé », mentionnes-tu d’abord, te laissant un petit temps de réflexion supplémentaire, « j’ai rarement rencontré une personne dont le physique m’attire autant que vous. » Ton regard se détourne une nouvelle fois, tu te sens horriblement gêné par cette révélation. Si tu pouvais fusionner avec le sofa, tu le ferais. « Mais je parviendrai à faire abstraction pour que ça se passe bien. » La précision tombe rapidement. Hors de question qu’il te jette dehors de son bureau. L’idée même de ne plus le revoir ne te plaît pas. Pour le plaisir des yeux, mais aussi parce qu’il te semble bienveillant et à l’écoute. Ça devait être ton imagination, il n’a sûrement pas voulu jouer avec cette attirance. Non?

« Est-ce que je peux avoir de l’eau avant de continuer? S’il vous plaît. » Ça te fera de quoi à faire, si jamais ta maîtrise de toi-même vole en éclat.

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Hurt my Feelings Empty #6le 12.07.19 16:37
Take a breath.
Patient, mais aussi et surtout très curieux, Leone darde son unique prunelle dans les iris émeraude de son patient. A-t-il poussé le vice un peu trop loin ? Devant le silence évocateur, le psychologue est pris d’un doute : et s’il s’agissait bien de la première option, et s’il le détestait depuis la première minute passée dans le bureau ? Son regard se voile de doute. Sa main nerveuse vient trouver le chemin de sa crinière de jais tandis qu’il se recule en arrière pour s’enfoncer dans le dossier du fauteuil.

Néanmoins, le Sicilien remarque la teinte cramoisie que prennent petit à petit les joues de son patient. Serait-ce vraiment de la haine ? Il se le demande bien, soudain très embarrassé par son propre comportement et le silence qui semble se prolonger.

Son visage change en un instant, tandis que Leone ne détache pas son iris dorée du visage si expressif du jeune homme. Va-t-il lui avouer qu’il le trouve effrayant ? Qu’il voudrait changer de psy ? Ne plus jamais remettre dans son bureau de pizzaïolo - toutes les séances avec Urie l’ont rendu plus que paranoïaque sur le sujet - ?

Finalement, leurs yeux se rencontrent à nouveau, Leone soutenant le regard, soudain plus calme et assuré, de son patient. C’est bien dommage que celui-ci soit fuyant la plupart du temps, ses prunelles vertes ont ce petit quelque chose de fascinant qui sape toute envie de s’en détacher.

Les commissures des lèvres de Leone se retroussent légèrement lorsque son patient lui confie que rien n’est de sa faute. Il est suspendu à ses mots, l’écoute avec attention et en silence. Néanmoins, ses épaules s’affaissent légèrement. C’est un soulagement pour lui que d’apprendre qu’il n’est pas l’objet d’un profond dégoût ou d’une haine quelconque.

Mais dans ce cas… avait-il vu juste quant à la seconde option ?

Les paroles de Rizzen viennent confirmer rapidement ses impressions. Alors. Là. Leone marque un arrêt, de respiration, du cœur, du clignement de ses cils. Tout est suspendu. Il s’attendait A TOUT, sauf à ça. L’aveu de son patient le surprend au plus haut point, mais il se contient, n’en montre qu’un léger écarquillement de l’œil.

Le jeune homme détourne à nouveau le regard - ce que Leone comprend, pour le coup - avant d’assurer que son attirance ne sera pas un problème pour la suite. Ce qui signifie qu’il y aura une suite. Un petit sourire s’étire doucement sur les lèvres du borgne, ravi d’apprendre qu’il n’a pas - encore - provoqué la fuite d’un de ses patients.

La demande de celui-ci l’arrache à ses pensées. Leone s’éclaircit la gorge, au fond de lui tout aussi gêné que le jeune homme.

— Oui, bien sûr, un instant je vous prie.

Leone se relève en reculant son fauteuil, contourne à nouveau le bureau pour quitter la pièce et remplir un verre d’eau dans la petite pièce située dans la salle d’attente.

Est-il sensé dire quelque chose, lui ? Comment réagir face à une telle confidence ? Le rose lui monte au joue alors que l’eau s’écoule rapidement dans le verre. Il n’a aucune idée de la marche à suivre, alors que c’est lui qui a provoqué la situation - qu’avait dit Urie, à propos de son professionnalisme, déjà ? - en jouant avec les émotions de son propre patient.

Mais tout ira bien, tente-t-il de se persuader.
Un lourd soupir lui échappe.

Leone retourne dans le bureau en fermant doucement la porte, pour qu’elle ne claque pas dans le dos de son patient. Déposant le verre à côté de ce dernier, il s’installe à nouveau dans son fauteuil, croisant les jambes.

Son œil vient observer à nouveau le jeune homme.

— Merci pour votre franchise, commence-t-il, avant d’ajouter avec un grand sourire : ça me va droit au cœur. Merci d'accepter de continuer malgré tout la séance... Je ferai de mon mieux pour ne pas vous indisposer plus que nécessaire.

Quelque part au fond de lui, Leone sait que c’est une demie vérité, qu’à un moment où un autre, il risque de s’amuser de la situation. Mais pour le moment, il ne compte pas faire fuir son patient. Devrait-il s’excuser de l’effet qu’il provoque ? Il n’en est pas certain.

Finalement, après un léger moment d’absence, il choisit de passer outre. Si cela dérange son patient, celui-ci le lui fera savoir, que ce soit par les mots ou par l’expression de son visage, si transparente.

— Si ça ne vous dérange pas, je voudrais que l’on revienne à ce que vous aviez dit avant…

Il se saisit d’un vieux stylo plume et s’installe plus confortablement au-dessus du meuble de bois. Son œil se plante dans celui de Rizzen pour ne plus s’en détourner.

— Vous évoquiez un avant, tout à l’heure. Il se redresse. Quel est-il et qu’est-ce qui a changé, d’après vous ?

Il se pare d’un sourire d’encouragement. Cette situation est une première, pour lui, d’autant plus que cela fait un moment qu’on ne lui a pas dit ça sans arrière-pensée. Quelque part, cela le rend étrangement heureux.

Une lueur d’amusement vient illuminer sa prunelle. A bien y réfléchir, il interrogera certainement le jeune homme sur cette attirance par la suite, puisque cela fait partie des questions de bases. Il est rarement l’objet des désirs de ses patients, à l’exception de ceux morbides ou de violence que certains assouvissent sur lui ou sur les objets de son bureau - il ne compte plus les retenues sur son salaire à cause des dégâts -, alors leur séance risque de prendre une tournure encore plus intéressante.
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Hurt my Feelings Empty #7le 13.07.19 3:07
Hurt my Feelings
Révéler la vérité sur le pourquoi de ton comportement a demandé une bonne dose de courage, en plus de devoir laisser ton orgueil de côté. Néanmoins, tu ne voulais pas qu’il pense que tu mentais en lui mentionnant qu’il n’a rien fait qui te dérange. Trouver d’autres justifications aurait été trop long, trop peu spontané. Heureusement, ton regard détourné t’empêche de voir les réactions face à tes mots. Sans doute de la surprise, peut-être du dégoût... Ce ne sont pas tous les hommes qui peuvent accepter qu’un autre homme apprécie leur physique. S’il est réellement un professionnel, il n’est pas censé te le montrer, à moins qu’il te recommande directement à quelqu’un d’autre. C’est un plan qui te ferait mal, qui te ferait te replier complètement sur toi-même. Si dès les premières minutes ça ne fonctionne pas, pourquoi serait-ce différent avec un autre psychologue? Dans tous les cas, tu voulais préciser que tu parviendras à te contrôler, alors tu le mentionnes dans l’espoir que cela convienne à ton interlocuteur, qu’il ne soit pas mal à l’aise avec toi. Qu’il ne craigne pas que tu lui sautes dessus comme un gros pervers, ce que tu n’es absolument pas. Ton regard revient doucement vers Leone quand tu formules la demande pour avoir de l’eau, essentielle pour ta bouche trop sèche et pour avoir moins chaud. Le petit sourire qu’il arbore ne passe pas inaperçu et te rassure quelque peu. Au moins, ce n’était pas du dégoût...

Un hochement de tête pour lui répondre tandis qu’il se lève pour aller te chercher l’eau demandée. Seul dans le bureau, un profond soupir s’échappe d’entre tes lèvres tandis que tu te traites mentalement d’idiot. Une attirance comme celle-ci ne se contrôle pas aussi facilement. Maintenant, ton idée est de garder en tête tous les mauvais sentiments envers ton propre corps pour arrêter d’avoir l’air d’une lycéenne en chaleur... — Un peu sévère la comparaison, non? — Tu déduis que c’est ce qu’il peut penser de toi, mais tu sais bien que les hypothèses de ce genre ne mènent à rien. Puis, ce n’est assurément pas la méthode du siècle de te torturer l’esprit avec tout le ressentiment causé par ta brûlure et par l’amputation. Si ça peut sortir de ta bouche, il y aura au moins une personne censée pour t’aviser que ce n’est pas très sain. Du moins, ça serait bien pour toi.

« Merci. » Ton visage forme un léger sourire en le regardant se réinstaller, pendant que ta main vient chercher ce verre tout juste posé pour le porter à ta bouche. Deux bonnes grandes gorgées plus tard, tu le remets à sa place. Il faut admettre que ça fait du bien. Tes yeux fuient moins celui de ton interlocuteur. Après tout, il vaut mieux en profiter avant que la séance se termine. Bon, le voir sourire autant juste pour te remercier de ton honnêteté ne te rend pas insensible, mais tu parviens à hocher doucement la tête en réponse, ayant toi aussi un sourire, bien que beaucoup plus discret. Par contre, il disparaît trop rapidement. « Vous ne m’indisposez pas. » Tu voulais le mettre au clair tour de suite. « J’espère que... m’enfin, que je ne vous indispose pas à cause de ce que je vous ai dit... » Tu voudrais le savoir tout de suite avant de trop te confier, d’avoir confiance en lui pour que finalement ça ne fonctionne pas. Il a bien dit plus tôt qu’il était important d’être sincère un envers l’autre alors c’est ce que tu attends en retour.

C’est un peu rassurant de pouvoir poursuivre, bien que ça risque d’être ardu de parler de toi, du passé, de ton vivant... Par contre, cela te permet d’avoir un peu d’ordre dans les idées, alors tu accueilles la question. Tandis que Leone se saisit d’un stylo plume — une sorte de stylo dont tu ne t’es jamais servi — et qu’il t’adresse un sourire, ton visage est plutôt neutre. Ça se bouscule trop dans ta tête. Le avant, c’est vaste et il y a beaucoup de choses à dire... « Le avant est celui que j’étais avant ma mort dans cet incendie. Heureusement, je suis plutôt mort asphyxié que brûlé. » La fin de ta phrase est dite avec une légère touche de sarcasme. S’il avait fallu que ton corps soit entièrement couvert de brûlure, tu te serais sûrement laissé tomber en poussière. « J’étais un athlète professionnel, je prenais part à des compétitions partout dans le monde. J’ai toujours adoré le sport et j’y mettais les efforts pour un jour être aux Jeux olympiques. C’était... une sorte de rêve. » Un rêve brisé désormais. Tu n’as même pas pris la peine de te renseigner à savoir s’il y avait des compétitions sportives dans ce monde. Puis, tu ne serais plus dans la même catégorie que de ton vivant... Autant dire que ça ne te plaît pas. « Ici, je ne peux plus exercer ce métier. » À mesure que la phrase sort de ta bouche, tu réalises qu’il te faudra sans doute parler de ton amputation et tu ne veux pas. Pas maintenant. Et jamais si possible. Alors tu t’empresses de donner une autre information, bien que tu aurais voulu la garder pour toi, celle-là aussi. « Rik a pu reprendre un travail de mannequin, comme avant. Je le jalouse un peu pour ça. »

Et tu le jalouses d’avoir choisi sa mort, n’est-ce pas? « Rikchasz, mon jumeau », précises-tu, réalisant que tu n’avais pas donné son prénom plus tôt. Puis, tu passes du coq à l’âne dans le fil de tes pensées. « J’avais aussi un chien. Sköll me suivait partout, il s’entraînait avec moi. Je croyais pouvoir le retrouver ici, il est mort en même temps que moi. J’imagine qu’il a eu une bonne vie à mes côtés... » C’est ironique, ton chien s’est assez amusé, mais pas toi. Tu t’écrases mieux contre le dossier de ton siège, fermant les yeux. Repenser à tout cela remue beaucoup d’émotions. Une chance que Leone ne bouge pas trop, et qu’il ne t’adresse pas d’autres clins d’œil. À ce niveau, tu gères. Pour le moment. « Et j’ai de la peine pour notre mère qui doit continuer de vivre sans ses deux fils. » Tes paupières s’ouvrent et tu fixes quelques instant le psychologue. Il y a une contradiction en toi. Te dire qu’il est beau t’aide à passer toute la tristesse qui remonte, mais ça fait aussi en sorte que les précédentes envies essaient de revenir...

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Take a breath.
Leone de départ pas de son sourire. Il trouve son patient presque attachant, à rougir de ses propres mots et à détourner le regard dès que celui du borgne se fait trop intense. Néanmoins, il mentirait s’il prétendait que de tels aveux ne lui font rien. D’abord, c’est extrêmement rassurant de savoir que Rizzen ne compte pas prendre ses jambes à son cou, Leone s’imagine déjà laisser ses tics de langage revenir plus rapidement qu’à l’accoutumée, le psychologue se contrôlant toujours énormément durant les premières séances, pour faire bonne impression.

Mais c’est visiblement chose faite.

— Non, non, ne vous en faites pas… souffle Leone. Il marque une pause le temps de réfléchir, choisissant soigneusement ses mots, avant de replanter sa prunelle dorée dans le regard émeraude de son patient : ma quee... ça me touche énormément et si ça ne vous pose pas de problème, ça ne m’en pose pas non plus. Et puis, si ça vous aide à vous sentir à l'aise face à moi, c'est parfait !

Il s’arrête là, ne cherchant pas à provoquer plus que nécessaire le jeune homme… pour le moment, l’assurant d’un sourire à toute épreuve que cela ne changera rien pour lui.

En vérité, ce genre de confession est loin de laisser indifférent les êtres légèrement fleur bleue comme Leone. Il est ravi, en son for intérieur, de se savoir attirant, qu’importe le sexe ou l’identité de la personne qui le lui dit. Trop souvent néanmoins, il s’est retrouvé mêlé à des affaires plus ou moins honnêtes, parce qu’il cédait face aux attentions des autres. Mais dans de pareilles circonstances, il doute que son patient se soit volontairement embarrassé au beau milieu d’une séance dans le seul but de manipuler son psychologue.

Il demeure pensif un instant, choisissant de passer autre chose, le temps que l’esprit du jeune spectre s’éclaircisse. Son orbe ambrée se pose avec intérêt sur le visage de Rizzen, scrute le moindre changement de ses traits, attend que sa parole se délie pour mieux lui livrer ses secrets.

Il avait si bien commencé, le Sicilien regrettant presque de l’avoir interrompu plus tôt. Il sait néanmoins que la communication - surtout lorsqu’elle s’effectue dans les deux sens - est nécessaire à la réussite des thérapies. Instaurer un climat de confiance, voire de complicité, est presque essentiel.

Surtout pour Leone.

Son patient finit par reprendre la parole, s’attardant sur la question posée par le borgne, sur ce « avant » qui semble avoir tout fait basculer. Il en précise la nature : la mort, l’incendie. Dans son bureau, il a vu défiler des spectres conservant les stigmates rougeâtres dignes des grands brûlés, celui-ci ne semble pas en faire partie. Où est donc la blessure encore à vif qui semble le préoccuper, qui le pousse à hésiter, à mesurer ses mots et renoncer à ses rêves d’antan ?

D’avant.

La mort n’est pas toujours le motif qui mène ses patients jusqu’à son bureau. Plus souvent, c’est ce qu’il se passe après, ou ce qu’ils ont vécu auparavant et dont ils sont incapables de se débarrasser.

Là, Leone écoute le jeune homme parler avec regret de sa vie, des conséquences de son décès, de ce que cela signifie pour lui et de ce que la mort lui a pris. Mais a-t-il uniquement perdu l’opportunité de courir ou y a-t-il quelque chose d’autre, derrière ces mots, lourds de sens ?

A « avant », le borgne associe sur le papier un « ici ». D’un côté, il range les rêve et les expériences, tandis que de l’autre… il attend de pouvoir en savoir plus. Une pensée le traverse. Il lui semble voir un être ailé, porté par la vie et les courants de la réussite, à qui l’on a brisé les ailes et arraché les plumes. Comment ?

Laissant de côté la question de sa profession, le jeune homme bifurque, retournant sur un sentier déjà légèrement abordé auparavant. « Rik ». Leone notre ce nom dans un coin. Son frère jumeau, celui qui l’a poussé à consulter un psychologue, il lui semble.

Leone opine légèrement de la tête en entendant Rizzen évoquer avec franchise une sensation de jalousie. Est-ce lié au choix dont il parlait tout à l’heure ? Leone retourne une page en arrière, encadre ce terme et y associe le prénom du frère jumeau.

Sans laisser au psychologue le temps d’établir plus de connexion, son patient emprunte à nouveau une autre route, choisissant de parler de son animal de compagnie - dont il note le nom sur une feuille, un nom atypique pour un maître Japonais.

Relevant le nez de sa feuille, le Sicilien observe ce dernier. Il ferme les yeux, prend le temps de réfléchir à ses mots, comme s’il cherchait véritablement à mener Leone dans une direction bien précise. Celui-ci se laisse faire, pour le moment.

Aux côté de « Rik », il inscrit donc « madre ». Deux piliers principaux, à en croire ses paroles, de la vie du jeune homme.

Leone plisse l’œil en réfléchissant. A plusieurs reprises, Rizzen a évoqué sa tristesse, mais surtout un énorme sentiment de culpabilité, pour son frère, d’abord, et maintenant pour sa mère. Le borgne croise à nouveau le regard de son jeune patient et le soutient, réfléchissant à la suite.

— Si j’ai bien compris, « Rik » est votre jumeau, c’est ça ? commence-t-il en jouant avec le stylo plume, sans détourner son unique œil du visage de son interlocuteur. Vous vous entendez bien avec lui ?

Il marque une pause, interrompt le mouvement du stylo entre ses doigts agiles pour le porter à ses lèvres, juste au-dessus de celle supérieure, d’un air pensif. Il réfléchit à ses mots, conscient qu’il ne doit pas brusquer son patient. Finalement, il cherche à nouveau son regard, continuant d’un ton à la fois ferme et intrigué.

— Pourquoi son avis vous importe-t-il autant ?

Qu’il se fasse emmener d’un endroit à l’autre de la vie - et de la mort - de Rizzen, Leone suivra le mouvement, tout en tentant de faire émerger un cap au milieu des informations dans lesquelles il risquerait de se noyer à la moindre inattention.

Mais pour cela, il doit abattre des barrières.
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Hurt my Feelings Empty #9le 14.07.19 7:42
Hurt my Feelings
Ton aveu ne rend pas Leone inconfortable, voilà qui est des plus rassurant. Tu te sens mieux, cela facilitera la suite. Il t’adresse ensuite deux mots en une autre langue que tu ne connais pas, et en deux mots c’est difficile de deviner c’est laquelle. Heureusement, le reste est en japonais alors tu comprends tout. En tout cas, cet accent étranger te plaît bien. En réponse, tu ne parviens pas à faire autre chose que de hocher la tête, désireux de passer à autre chose. La question tombe, ta voix se laisse entendre, faisant attention à ne pas aller sur des sentiers sur lesquels tu ne souhaites pas t’aventurer pour le moment. Le psychologue prend parfois des notes, ça change de plus tôt. Cela veut assurément dire que tu feras face à de nouvelles questions ou à des demandes pour approfondir certains points à peine effleurés... Il y a tant à dire, tant à couvrir. Il faut admettre que tu n’es pas une personne qui s’ouvre sur ses réels sentiments, mis à part avec ton jumeau. Ainsi, tu as gardé des années de frustration envers ta mère, envers ton entraîneur et agent, envers le monde sportif sans le partager ailleurs qu’avec Rik. Quand il était disponible pour cela, puisque lui aussi te partageait ses émotions, ses contrariétés. Dire que tu ne pourras plus jamais avoir de conversation avec ta mère, que tu ne pourras pas lui dire en face ce que tu retiens depuis ton enfance... Voilà un autre point difficile à accepter et dont il te faudra parler avec le thérapeute en face de toi.

Après avoir évoqué ta génitrice, ta bouche se referme, le temps d’une pause. Des détails te font penser à autre chose. Comment es-tu censé structurer ta pensée? Il faut admettre que tu ne t’es pas préparé à la rencontre. De toute façon, tu ne savais pas comment t’y préparer. Puis, tu te dis que l’expérience de Leone fera cette part, celle de tenter de te recadrer. D’ailleurs, ça ne tarde pas avec une question qui te surprend un peu. « Oui, Rikchasz, comme je l’ai dit. » Peut-être n’a-t-il pas porté attention, ce n’est pas plus grave. Ça t’étonne, mais ne t’offusque pas. « Je ne l’appelle jamais par son prénom complet par contre, toujours Rik. » Une précision qui peut être importante pour ses notes, s’il veut s’y retrouver. La réponse à la question suivante te semble tellement évidente que tu ne t’attendais pas à ce qu’elle te soit posée. À tes yeux, des jumeaux ça s’entend toujours bien, ce n’est pas censé être autrement. Puis, vous entretenez une relation si fusionnelle ensemble... Vraiment, tu as du mal à concevoir qu’il puisse en être autrement, parce que tu n’as pas connu autre chose. Même dans les films, même dans ton entourage à l’école. Tes lèvres s’entrouvrent sauf que les mots ne passent pas. Ton regard est attiré par ce mouvement du stylo qui s’arrête, par l’endroit où il se pose. Le fait-il exprès? Cette expression pensive au visage est très agréable à l’œil. Tu déglutis et attrapes ton verre d’eau pour en boire deux autres gorgées rafraîchissantes...

La question suivante t’ébranle et il te faut quelques secondes avant de parvenir à y réfléchir. Au moins, ça attire ton attention ailleurs, donc ton regard se détache des lèvres de Leone. Comment répondre aux questions? Que dire? Tu cherches encore à exercer un contrôle, au lieu de simplement laisser venir les mots. Il y a aussi que tu ne veux pas sembler très désordonné dans le fil de tes pensées et de ce que tu diras. Un Japonais n’est jamais désordonné, n’est-ce pas? « Vous m’avez pris de cours avec cette interrogation. » Tu ne précises pas laquelle; une chance la pause est courte. « Ça me semble évident que des jumeaux, ils s’entendent bien. » Voilà, tu exprimes ton avis sur la question, mais il faut maintenant y répondre adéquatement. Cet exercice est hautement plus ardu. « Rik est mon confident, mon meilleur ami, la personne la plus importante pour moi. Comme dans toute relation humaine, on a nos moments plus difficiles, mais je ne me passerais pas de lui. » Vu ce que tu as mentionné plus tôt, à quel point les cinq jours avant son arrivée ont été infernaux pour toi, cela te paraissait aussi évident. Toutefois, au fil de tes mots, tu te laisses doucement prendre au jeu. « On veut ce qu’il y a de mieux pour l’autre, toujours. On fait ce tout pour que l’autre aille bien. Il est chiant parfois, sauf que je sais au fond qu’il veut mon bonheur. » Un fin sourire étire tes lèvres. Ouais, Rik est pénible, ça n’est pas nouveau. Sans lui, ta vie et ta mort n’auraient pas la même saveur.

« On se taquine souvent, c’est amusant de piquer l’autre. C’est quand même moins amusant quand c’est lui qui le fait envers moi », dis-tu en laissant un léger rire remonter. Un rire franc et honnête. Une poignée de secondes s’écoulent avant que ton visage redevienne un peu plus sérieux. « Je suis content qu’il soit ici avec moi, mais chaque fois que je pose les yeux sur ses poignets, j’ai mal... » Ton regard se voile, fixant le vide derrière Leone. Un long soupir s’échappe d’entre tes lèvres. Que c’est difficile de parler de ça... donc c’est le moment d’enchaîner sur la question suivante. Tes iris reviennent observer ton interlocuteur. « Et son avis m’importe parce qu’il connaît tout de moi, comme je connais tout de lui. Depuis tout jeune, nous étions le seul confident de l’autre. Nous sommes entrés à l’adolescence dans nos domaines professionnels respectifs, alors ça ne nous laissait pas le temps d’avoir des amis. » Maintenant que tu y songes, c’est un peu aberrant. Ce n’est pas étonnant que tu ne te sois pas assez amusé... « Rik est un peu naïf, sauf que ça ne l’empêche pas d’être de bons conseils. D’habitude. » Parce que ça lui arrive de se planter et de juste être chiant, comme tout le monde.

Codage par Libella sur Graphiorum
Leone J. Chiaramonte
Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾

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× DCs : Mitsuko Shinoda & Pandora R. Bahatóris
Mascotte de bordel
 ☽ Preux Sicilien ☾

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Take a breath.
Leone opine d’un léger mouvement de la tête lorsqu’il entend Rizzen confirmer l’identité de « Rik ». Diminutif de « Rikchasz », donc. Il couve un instant du regard son patient. Il y a quelque chose dans sa voix qui dévoile toute l’affection qu’il porte à son frère jumeau, quelque chose de touchant, exactement comme lorsqu’il parlait des raisons pour lesquelles il a l’air de s’en vouloir.

Et visiblement, le jeune homme accorde un crédit absolu à son jumeau. Assez pour aller consulter un psychologue à sa demande, en tous cas. Cela en disait déjà long sur leur relation, sûrement fusionnelle. Symbiose parfaite de deux êtres accordés l’un avec l’autre de la plus naturelle des manières. Mais le Sicilien souhaite entendre les mots de Rizzen. Ecouter sa version, comprendre le monde à travers ses yeux.

Malgré l’idée d’un « avant », Rik est une constante invariable, un pilier inchangé. Leone prend le temps de s’interroger sur l’origine des prénoms des deux jumeaux. Ce n’est clairement pas japonais, jurant presque avec leur patronyme.

Son patient porte le verre à ses lèvres comme pour masquer son embarras, ou peut-être chercher ses mots. Le borgne ne force pas les choses, ne cherchant pas à précipiter la conversation plus que nécessaire. Les commissures de ses lèvres se retroussent cependant légèrement, avec plus de malice que de bienveillance, cette fois, derrière le stylo.

L’orbe doré de Leone scrute les expressions du visage de son interlocuteur, sa dernière question posée. Il prend son temps, pèse certainement ses mots. Leone baisse les yeux vers sa feuille. Le jeune homme semble réellement vouloir contrôler la direction dans laquelle ils vont, avançant prudemment, pour pouvoir faire demi-tour s’il se retrouve acculé.

Le Sicilien relève le nez vers lui lorsqu’il entend sa petite confidence, inclinant la tête sur le côté comme pour tenter de voir son patient sous un autre angle. Lui, l’a pris de court ? Décidément, ça deviendrait presque une habitude. Il se recule dans son siège, adressant à Rizzen une moue presque désolée.

Pour Leone, ce n’est pas évident. Certes, il a l’exemple de Gabrielle, qui échange de corps avec son jumeau - ce qu’il n’a toujours pas digéré d’ailleurs -, mais ce ne sont que quelques cas, face à d’autres exemples de déchirements profonds. Les liens du sang ne font pas toujours tout, même entre des jumeaux. En revanche, ceux-ci font bien plus de dommages.

Ecoutant son patient préciser sa pensée, le borgne note nonchalamment quelques détails sur sa feuille. Le portrait de Rik se fait de plus en plus nettes, au travers des mots de Rizzen, ses contours se dessinant sous l’encre du stylo-plume. Joies et déboires se côtoient dans une relation au-delà de la simple fraternité.

Encore une fois, il y a ce « toujours » rassurant. Pour le mental et le moral, les valeurs inchangées peuvent s’avérer extrêmement importantes, surtout dans le cas de la mort. Combien de fois Leone a-t-il rêvé de croiser Charlotte et Hélène, ailleurs que sur la Terre, là où il n’a jamais pu les approcher ? Combien de fois s’est-il imaginé la mort sans cette profonde et infinie solitude ? Celle qui le réveille la nuit et le pousse à s’embrumer l’esprit, d’une manière ou d’une autre ?

Beaucoup de spectres ont besoin de cet appui fondamental. De trouver un proche pour les aider à apprendre à « être mort » ou du moins à supporter cet au-delà qui parfois se révèle être un enfer personnel plus qu’une seconde chance.

A l’évocation de son jumeau, le jeune spectre se fend d’un sourire, continuant sur ce terrain. Il semble se détendre, se sentir bien plus à l’aise qu’auparavant. Il échappe même un petit rire.

Puis tout s’arrête, son regard, ses gestes et sa mine semble suspendus dans les airs. Son silence arrache Leone à la contemplation béate de ce bonheur contagieux. « Ses poignets ». Auparavant, il avait bien mentionné le suicide de son frère, le fait qu’il n’ait pas pu continuer à vivre sans son jumeau et qu'il ait choisi la mort, sans pour autant être certain de pouvoir le retrouver.

C'est donc ce qui les lie ? Un amour sans faille ? Une loyauté à toute épreuve, comme il y en a peu ? Leone griffonne sur sa feuille quelques mots d'italien.

Ce qui est étonnant, à l’œil du Sicilien, c’est que malgré la séparation de l’adolescence, les deux frères aient gardé ce lien si spécial qui les attache l’un à l’autre, jusqu’à pousser l’un à se donner la mort, parce que la vie était devenue insupportable.

Lorsque son patient achève sa dernière phrase, le borgne ne peut s’empêcher de songer qu’il en sait plus sur Rikchasz que sur Rizzen.

Il se fend d’un sourire mutin.
Alors comme ça, on n’aime pas se faire taquiner ?

Leone se redresse, quittant presque son fauteuil, pour poser sa main presque à plat devant le jeune homme. Il cherche à l’empêcher d’ajouter quoi que ce soit, à capter son attention, son regard émeraude. Tout. Il reprend la main, s’impose face à lui en rompant l’espace qui les sépare tout en respectant les limites de leur échange. En s’éclaircissant la voix, il s’avance au-dessus du bureau sans pour autant se relever complètement, avant de plonger sa bille dorée dans le regard de Rizzen.

— Vous avez conscience que c’est vous - il le pointe du doigt d’une légère pirouette du poignet, sourcil arqué au-dessus de sa prunelle intacte, marquant une pause pour souligner ce « vous », avant de continuer - …qui m’intéressez, n’est-ce pas ?

Le sourire du borgne s’accentue, lui donnant un petit côté vorace, derrière son cache-œil. Sagement, il se recule après avoir laissé ses mots faire leur petit effet. Il a choisi son vocabulaire en conséquence, pesé ses mots en amont pour qu’ils puissent acquérir, dans sa bouche, un double sens plus que volontaire.

— C’est donc Rik qui vous a poussé à venir, mais qu’en pensez-vous ? Qu’est-ce qui vous pousse réellement à mettre les pieds ici ? A vos yeux, qu'est-ce qui a changé par rapport à avant ?

Qui êtes-vous ?

Outre le bonheur de son jumeau, il y a certainement des choses, dont Leone a déjà plus ou moins conscience, qui expliquent sa présence ici. Sa culpabilité, notamment. Mais son patient ayant l’air de vouloir garder la main, il se contente de le guider doucement vers l’endroit qu’il désire atteindre dans la psyché de Rizzen.

Et la fin justifie les moyens.
ft. Rizzen
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