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#1 le 02.11.15 0:33

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welcome to your house
WITH Kayoux

   
Assis au croisement d'une rue, Félix, accompagné de ses deux énormes valises, regarde les voitures défiler devant ses yeux. Il avait l'habitude de voir les choses défilées. Cela fait maintenant 105 ans qu'il voit le monde changer. Les choses partent et viennent en un claquement de doigts. Ça va trop vite. Ça lui donne le tournis. Il vient de se faire mettre à la porte. Encore une fois. Les paysages urbains deviennent tout autres. Les cabarets deviennent des hôtels luxueux un poil vintage, les anciens logements sont abattus pour en construire de nouveau et ainsi de suite. La destruction, ce cercle vicieux. Il est habitué de devoir sans arrêt changer. Cette fois-ci, son appartement était devenu un immense magasin à vêtements, il ira faire un tour quand il aura du temps. Il avait dans sa main totalement froide, un petit bout de papier sur lequel était inscrit sa nouvelle adresse. Quel drôle de nom.

- Michalak ...

Félix avait confié une bonne partie de son capharnaüm aux déménageurs qui étaient sûrement déjà arrivé. Des hommes baraqués comme des bulldozers. Ils avaient ainsi embarqué tout son utilitaire en un éclair. Il traînait le gamin. Il s'en fichait, car il n'avait désormais plus de lendemains. Il prenait le temps pour lui tordre le coup. Le sablier est depuis longtemps cassé. Il se met debout et tire avec peine ses valises plus que pesantes. La nouvel nouveauté du siècle : les roulettes. C'était plus pratique que de se promener avec ces énormes caisses qu'il devait foutre sur le dos d'un pauvre canasson.

Tokyo, une grande ville. Il s'y est perdu tellement de fois qu'il ne peut désormais plus compter sur ses doigts. Il connaît la ville comme sa poche. Mais cela fait bien longtemps que Félix n'est pas retourné à la case départ. L'agence Azazel. La porte d'entrée de tout les enterrés. Il se mit à un rire silencieusement, fourrant sa tête dans les plis de son écharpe. C'était sans doute nerveux. Le petit Jenkins, enfin devant son nouveau domicile, farfouille dans ses poches pour trouver les clés. Une fois en mains, clic, il décide d'entrer. L'appartement était totalement encombré par ses cartons. C'est qu'il avait beaucoup d'affaires ce garçon.

- Faites que mes colocataires ne soient pas trop sévère.

Et il commença machinalement à rangé. Il rit. Ce n'était pas la première fois dans le pire des cas.
© ASHLING DE LIBRE GRAPH'


   

#2 le 31.05.16 20:48

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私の人家


Un nouveau départ.



L’appartement Michalak était de ceux qu’on n’aimait pas vraiment nettoyer. En fait, même en faisant tous les efforts du monde, il était impossible d’arriver à une propreté impeccable. Le sol, les murs et mêmes les meubles étaient sucrés. Collants. Il était impossible de venir à bout de la farine qui semblait pousser pendant la nuit. J’avais d’ailleurs renoncé depuis longtemps à porter des chaussettes ou des chaussures à l’intérieur. Mais ce matin-là, j’avais décidé de nettoyer l’appartement de fond en comble. J’en avais un peu marre de marcher dans de la confiture dès mon réveil.

Vêtue d’un pantalon et d’un vieux kimono, les manches retroussées, je m’étais attaquée au ménage. Pendant plusieurs heures, j’avais astiqué chaque recoin de la cuisine, du salon et de la salle de bain. Je profitais de l’heure matinale pour être sûre de ne voir personne. On m’avait plus ou moins dit que j’allais avoir de nouveaux colocataires - ou plutôt j’avais vu un papier qui traînait sur le bureau de Joshua. Cela ne m’enchantait pas forcément, mais comme je possédais ma propre chambre, cela avait peu d’importance au final tant qu’ils ne bougeaient mes réserves de petits suisses des réfrigérateurs. J’en avais sur trois étages au moins puisque j’avais été en acheter la veille.

J’étais encore en train de me battre avec un bout de pâte d’amande collé à l’arrière de la porte d’entrée lorsqu’elle s’ouvrit brusquement. Je découvris un colosse portant des cartons et suivi par deux autres armoires à glace, j’allais les houspiller, leur rappelant qu’on entrait pas chez les gens comme ça, mais ils s’excusèrent avant que je puisse le faire. Et puis je me dis que de toutes manières je devais ressembler à un moustique pour eux. Un moustique couvert de farine et poisseux. Je leur indiquai simplement un endroit pour poser les affaires de mon futur colocataire avant de disparaître dans ma chambre, le dernier endroit que je devais nettoyer. Il était hors de question que je m’occupe de celles des autres.

Lorsque je me décidai enfin à ressortir, je ne vis qu’une montagne de cartons. Bon, il avait vraiment déménagé celui-là. J’espérais qu’il allait vite ranger tout ça parce que là je ne savais même plus par où passer pour aller me chercher à manger et mon estomac criait famine. Me faufilant entre les piles de boites j’essayai de rejoindre la cuisine et dans le hall d’entrée j'aperçus un jeune homme à la chevelure mauve. Original.

"Faites que mes colocataires ne soient pas trop sévères." marmonna-t-il avant de commencer à ranger en rigolant. Un rire perturbant, je devais l’admettre.

J’époussetai rapidement mes vêtements avant de m’approcher, un grand sourire sur mes lèvres, prête à sociabiliser.

"Bonjour ! Enchantée, moi c’est Miu."

J’espérais qu’il allait simplement me saluer et retourner à son rangement, histoire que je puisse remplir mon estomac. Framboise ou banane était actuellement la question la plus importante à mes yeux. D’ailleurs framboise, ça me paraissait bien. Quoiqu’il me restait peut-être quelques pots de fraise.


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