en partenariat avec...
Nano RoleplayEsquisseTasty TalesJust MarriedMaster PokéThe Holiday Scam
Recherche
Recherche avancée
Annonces
Opale cherche un partenaire de rp
Viktor a posté un rp libre dans les Catacombes (université)

La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori

La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty #1le 24.06.19 15:27
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
  • Réputation du message : 100% (1 vote)
Kaori Hirano
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori As64OwE12/15La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EeIQN7j  (12/15)
× Présence: présence réduite
× Evolution : La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty × Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 25
× Avatar : Victor Nikiforov - Yuri on ice !
× Logement : Appartement
× Epitaphes postées : 624
× Øssements500
Féminin
× Inscription : 18/05/2019
× Surnom : le céleri
× DCs : Willou & Yuki
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4839-kaori-hirano-le-pethttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4841-kaori-hirano-le-petit-nouveau-dans-le-monde-des-morts
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance.
Mamie Do ∞ Kaori
Je pensais que tout se passerait mieux maintenant, j’ai eu la décence de croire que ma vie parmi les morts serait plus paisible. Je redessine pour le plaisir. Oui ce ne sont plus des bâtiments mais au contraire je dessine la vie parmi la mort. Si ce n’est pas là la plus belle des contradictions. J’ai même trouvé un travail au cirque. Je n’aurais jamais pu dire ça de mon vivant sans être totalement déshonoré par ma famille. Mais je peux devenir qui j’ai envie ici, et je tends vers cela un peu plus chaque jour.
Mais il faut croire que ça ne peut pas être le cas.
Alors que je suis en train de dessiner calmement dans le parc, on m’arrache soudainement le cahier des mains, sans aucune explication, que de la violence. Je fronce les sourcils, prêt à me défendre mais me stop net lorsque je reconnais la silhouette qui me surplombe…
Je cligne rapidement des yeux, espérant clairement avoir à faire avec une hallucination. Seulement il ne part pas. Au contraire, plus je cligne des yeux plus il se fait net, comme dans mes pires cauchemars.
Je suis dans un cauchemar,  je vais me réveiller…
Mais rien ne se passe, je reste là, les yeux grands ouverts alors que je tremble presque de peur.
- Et bien alors Hirano, on ne salut pas son chef adoré !
Il est là… Comment ça se fait ? Il est mort ? Comment il est mort ? Il est jeune ? Il était malade ? Lui aussi a mis fin à ses jours ? C’est lui, ce fameux chef qui m’a piégé il y a de cela sept mois. C’est lui qui m’a embrassé pour un pari et qui a prouvé aux autres que j’aimais les hommes. C’est lui qui fermait les yeux lorsque j’ai été le voir la première fois dans son bureau pour lui parler du comportement des autres. C’est lui qui m’a frappé le premier, lui qui me montrait du doigt en plein milieu d’une réunion pour m’humilier devant les autres. C’est à cause de lui que je suis devenu si maigre, que j’ai perdu cette étincelle dans les yeux, que j’ai arrêté de parler, de dormir, de vivre. C’est à cause de lui que tout a commencé, jusqu’à ce que je saute de son building pour mettre fin à mes jours…
Il m’a reconnu et je suis assis dans l’herbe sans rien pouvoir faire…
Non, non je dois pouvoir me défendre.
Mais je ne suis plus le même que dans le monde des vivants. Je devrais pouvoir me défendre non ? J’ai commencé à rencontrer des gens et je sens que je suis plus fort. Nous ne sommes plus au Japon du monde des vivants. Je me redresse alors et observe mon chef légèrement plus petit que moi.
- Rend moi mon carnet.
- Oh, mais c’est qu’il parle finalement !
Je serre les poings, tentant de garder le courage qui semble m’animer encore un peu.
- Rend mon carnet ! MAINTENANT !
A peine je termine de hausser le ton qu’il me donne un coup de poing sur la mâchoire. Je perds l’équilibre et il me rattrape par le col de mon T-shirt.
- Sale petite ordure ! Sais-tu seulement à quel point ma vie a été un enfer suite à ton suicide. Les gens ont commencé à dire que je te harcelais et que tu étais une pauvre petite victime ! Des mensonges putain ! J’ai tout perdu en quelques semaines ! La bourse a chuté, plus personnes ne voulaient de nous et nos contrats ont été annulé ! Sale petit pédé comment tu as pu ruiner ma vie ainsi alors que je t’ai tout donnée !
Menteur. Tu m'as tout volé au contraire.
Seulement je suis incapable de lui répondre, de me défendre. Ses yeux ne sont que rages et je me retrouve à nouveau dans ses locaux où tout le monde me pointait du doigt, se fichant totalement de ma détresse. Il aura finalement fallu que je mette fin à mes jours pour que les gens se bougent dans la société et dénoncent mon malheur. C’est toujours ainsi, faut croire. Une bande d’hypocrites au passage, s’ils ont réussi à tout mettre sur le dos du chef alors qu’ils y ont tous participé… Absolument tous.
Mais là, je tremble de peur, parce que je ne l’ai jamais vu autant en colère. Et ca ne manque pas, il me frappe de nouveau et je suis au sol. Tout en me donnant des coups de pied dans le ventre, sur les côtes il m’insulte, me maudit :
- Par ta faute… J’ai… TOUT… PERDU !!!!
Je manque de souffle et je me demande si on peut mourir une seconde fois… Et encore une fois, personne ne réagit. Rien n’a changé,  tout le monde regarde et je reste pourtant incroyablement seul. Mon corps tout entier tremble alors que le goût du sang se fait sentir dans ma bouche. J’en avais presque oublié le goût…
Il se penche finalement vers moi, déferlant toujours sa haine alors qu’il agrippe mes cheveux pour être certain que je le regarde.
- Je vais pourrir ton existence comme tu as pu le faire avec la mienne.
Il me lâche et je reste au sol… là où est ma place avant tout…
Il me jette mon carnet à la figure, au moins ça il ne l’a pas détruit. Je le récupère vivement et le serre contre mon torse comme si ma vie en dépendait. J’entends ses pas s’éloigner doucement et ce n’est qu’à ce moment que je relâche totalement mes nerfs. Me voilà à nouveau, par terre, prostré en pleine crise de larmes comme un enfant qu’on viendrait de gronder pour une bêtise. Sauf que je n’ai fait aucune bêtise, je n’ai rien fait du tout pour mériter autant de haine. J’ai les côtes qui me font déjà mal et me voilà de nouveau avec le visage tuméfié… De quoi je vais avoir l’air en allant au travail demain… Je vais devoir trouver une histoire, inventer quelque chose…
- Pourquoi je ne suis pas  mort… Je veux mourir… S’il vous plaît, je veux mourir, s’il vous plaît… laissez-moi mourir, je veux mourir, laissez-moi, s’il vous plaît… Aidez-moi…, je murmure à peine, tel un couinement de souris espérant que le roi m’entende pour exaucer mes prières.
Mais rien ne se passe.
Je suis redevenu le moins que rien, l’imbécile, le wangta, le  souffre-douleur, le bouc émissaire, le faible, le désespéré, le dépressif, le suicidaire…
Rien ne se passe, jusqu’à ce que j’aperçoive une main tendue.
Est-ce un mirage, un appel au désespoir, une bouée de sauvetage ?  En tout cas, cette main est bien tendue vers moi, cherchant à me redresser. Alors, entre deux larmes, je tends ma main tremblante et attrape cette main, la serrant comme mon bien le plus précieux. Cette main qui me redresse tant bien que mal, et me voilà de nouveau assis, le corps en vrac, mais le cœur gonflé d’un nouveau sentiment.
C’est donc ça, l’espoir.
Code by Silver Lungs
Afficher toute la signature


IT'S A NEW DAWN IT'S A NEW DAY IT'S A NEW LIFE FOR ME AND I'M FEELING GOOD
©crack in time
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty #2le 25.06.19 11:37
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Donia Dambreville
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori As64OwE0/100La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EeIQN7j  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty × Age de la mort : 78 Féminin
× Age post-mortem : 80
× Avatar : Ultear Milkovich - version âgée (Fairy Tail)
× Croisée avec : Kakapo
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 21
× Øssements138
Neutre/Sans genre
× Inscription : 16/06/2019
× Surnom : le ténia
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4905-donia-dambreville-lhttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4912-mamie-do-une-petite-douceur-mon-enfant#132907




Une main tendue
au petit être perdu

feat Le petit Kaori


De bon matin, le soleil s'était timidement levé et la chaleur commençait à peine à irradier. Un temps parfait pour une petite promenade et de curieuses découvertes. Seulement, Donia ne pouvait s'y adonner car elle avait été chargée de remplir un petit service de livraison pour sa chère Noriko. Elle soupira, la boîte de carrés de sucre dans les bras.

(Que veut-elle encore faire de tout ça ? J'ose espérer que...)

Pensa-t-elle sans terminer sa phrase mentale. Non, Noriko n'avait pas pour habitude de la mêler à ses manigances. Étrangement même, elle l'en tenait éloignée, comme pour la protéger. Tout de même, devoir se fournir en sucre auprès d'une nécromancienne n'était pas une chose banale, voire même des plus suspicieuses. Elle haussa les épaules, après tout, tout ça ne la regardait pas.

Une brise légère s'était levée, agrémentant la chaleur naissante d'un souffle rafraîchissant. Notre grand-mère ne pu résister à un petit détour, histoire de profiter du temps estival pour une ballade improvisée des plus joviales. Il n'y avait rien d'urgent à sa course, Noriko lui pardonnerait sans doute, auquel cas notre mamie comptait bien la sermonner et lui faire goûter à ses petits carrés. Voyant mentalement la scène, elle se mît doucement à rire. Ahh, cette petite chipie, qu'elle lui causait bien des soucis !

Un couple de badauds quittaient le parc dans lequel Donia comptait s'engager, chuchotant l'un à l'autre avec anxiété. Elle tendit l'oreille en parfaite observatrice, voulant se tenir au courant de possibles péripéties. Pour se préparer aux choses de l'avenir, l'on était jamais trop averti.

« Tu as vu un peu ça ? J'en crois pas mes yeux, devant tout le monde comme ça... »

« C'est clair, y'avait même des enfants ! »

« On a bien fait de partir, j'aurais pas voulu me mettre entre eux-deux, sérieux... Tu as vu la raclée qu'il lui as mit ? »

« Ouais, partons vite d'ici ! Ça craint un max... »

Une curiosité teintée de méfiance naquit en Donia. Les événements dans le parc semblaient mouvementés, allait-elle réellement s'engouffrer dans un problème auquel elle n'était pas liée ? Par pure conscience, elle s'engouffra dans l'entrée et décida d'évoluer entre les arbres, à l'abri des regards. Une voix en particulier se détachait de la seconde plus douce et effacée, cette première, de rage, semblait vociférer. En effet,les choses s'étaient envenimées.

La vieille dame, empoignant son paquet et sa canne sous le bras, se mit à escalader un arbre touffu, de sorte sans avoir à se mouiller, d'obtenir une meilleure vue. Avant d'agir ou de fuir, il lui fallait connaître la situation et en évaluer les tenants et aboutissants. Elle se trouvait désormais perchée non loin de la scène, un passage piéton la séparant de l'étendu d'herbe. Une jeune personne était au sol, souffre-douleur d'une grande véhémence. Donia fronça les sourcils, le conflit semblait bel et bien à sens unique. Devant ses yeux, l'homme s'acharnait à rouer sa victime déjà à terre de coups, ne lui laissant aucun répit. La vieille dame se revît spectatrice des conflits qui affligeait à l'époque sa famille, son père en homme tout puissant se permettant tous les sévices, moraux comme physiques. Son cœur battait la chamade d'un stress intense, celui de ceux qui donnent la force tant d'agir que de demeurer choqué face à l'injustice.

Intervenir était-il cependant bien raisonnable ?  Se dresser face à un agresseur promet toujours à la victime de subir en l’absence de son protecteur, encore bien pire. Ceux munis de la puissance de la violence ne laissaient généralement pas un tel acte impuni, alors même si la grand-mère parvenait à s'en sortir, elle ne pouvoir rien promettre pour la pauvre personne qui était à présent soumise. Le cœur déchiré, elle patienta, espérant de tout son cœur que l'acharnement cesse avant qu'il ne soit trop tard, auquel cas elle hurlerait. Un hurlement du plus profond de ses entrailles, de ceux qui ne pardonnent pas les actes déchaînés du patriarcat. Celui de la chimère qui sommeillait en elle, et ce, quitte à provoquer une migraine à n'importe qui l'entourerait, dans l'espoir de se frayer un chemin et tirer de cet enfer, la victime inerte.  

Heureusement, la situation n'eut pas à dégénérer à ce point. L'homme, seul vainqueur d'un combat qui ne concernait que son ego, d'après ce qu'avait pu capter Donia de ses quelques mots, quitta les lieux sans se retourner. Quatre à quatre, de son observatoire Donia descendit, sautant au sol en se réceptionnant habilement sur ses pattes de Kakapo. Avant d'intervenir et pour cacher ses attributs, elle lissa soigneusement sa robe, il ne faudrait pas non plus causer une peur encore plus grande à quelqu'un pour qui sa main, elle souhaitait tendre.

Lentement, elle avança vers le petit être prostré qui se lamentait. Il souhaitait qu'on l'achève, murmurait-il avec tristesse. La vieille dame eut le cœur brisé par ses souffrances car ce qu'elle avait aperçu était sans aucun doute récurent. Il était inacceptable de constater que même morts, de tels maux se perpétuaient encore. Ce n'était clairement pas le but de la non-vie que l'on vantait ici. Face à ces larmes de crocodiles, se petites mains flétrie, elle tendit.

« Mon enfant, tout va bien maintenant. Tu peux te redresser ? »

S'exprima la mamie pour briser le silence constellé des sanglots de la victime. Alors que cette dernière s'assit, Donia eut un léger moment de flottement dans lequel elle se figea légèrement, s'appuyant lourdement sur sa canne pour préserver sa contenance. Bien que de carrure frêle, il s'agissait d'un autre homme, ni d'une femme ou d'un adolescent. Un tel chagrin ne pouvait cependant pas être feint, aussi se força-t-elle à la détente pour espérer alléger ses tourments. Actuellement elle n'était pas sa cible, et tout ceci serait une chose auquel elle réfléchirait une fois le sauvetage fini.

A présent, ce petit avait besoin d'un remontant. La grand-mère lui sourit avec chaleur, fouillant dans ses affaires pour ouvrir la boîte qui lui avait été confiée.

« Veux-tu bien attendre 2 secondes, mon petit ? Il faut que je goûte avant de t'en proposer, on est jamais trop sûrs de ce l'on détient, par ici ! »

Dit-elle d'un petit rire pressé qui avait pour vocation de dédramatiser, alléger le poids des épaules fragiles du jeune homme encore apeuré. Donia se doutait que pour traiter une telle souffrance, son attitude n'était pas suffisante, mais pour l'heure, elle agissait dans l'urgence. Elle ouvrit avec difficulté la boîte en carton, de ses doigts grossis par l’arthrose et toutes sortes d'activités, bien qu'elle aurait pu aisément s'en charger de sa griffe de perroquet. Devant un homme, il fallait maintenir encore plus le secret. Elle coupa un sucre en deux, ferma les yeux avec appréhension et le posa sur la langue en attendant qu'il fonde. A sa grande surprise, sur l'instant, rien de particulier ne se produisit.

« Hmmm, je crois que tu vas pouvoir... »

Alors qu'elle lui validait le fait qu'elle allait lui en donner, elle ressentit une bouffée de chaleur se propager dans tout son corps, et ses muscles lentement se détendre. Toute appréhension s'était volatilisée, comme si par magie son stress avait été anéanti.

(Noriko petite fille... Je vois quels projets tu avais pour tes futures victimes...)

Se renfrogna la grand-mère sous effets de l'art de la nécromancienne. Noriko avait pour habitude d'instaurer la confiance avant de s'adonner à la création du chaos, il apparut alors que le but était évident : adoucir l'ambiance pour mieux instiller le climat désiré et dans l'esprit de sa proie s'infiltrer. Pour le moment, ces petits sucres seraient utiles à Donia, mais rien ne dit qu'elle les apporterait à leur destinataire, comme elles se l'étaient promis avant ces événements.

« … En goûter un... Peux-tu ouvrir la bouche un instant ? »

Termina-t-elle enfin, après un toussotement dû à l'étrange sensation qui l'empêchait de craindre l'évolution de la situation avec le jeune homme. Sa méfiance était un rempart solide derrière elle se cachait souvent pour prendre des décisions dénué le plus possible de danger. Aussi se sentait-elle soudainement démunie sans cet instinct très utile, incapable même se ressentir l'angoisse monter suite à cette nouveauté. Décidant de laisser ses questionnements de côtés, elle posa une main tendre sur la joue de l'homme, devenu par l’afflux de ses sentiments un véritable enfant. En parfaite grand-mère, elle caressa du pouce la mâchoire de ce grand enfant, arborant un sourire rassurant. Avec ce nouveau recul, il était vrai qu'elle le voyait moins menaçant. Toute doucement, elle déposa un carré entier entre ses dents.

« Voilà, c'est bien. Détends-toi, le sucre va t'aider à retrouver des forces. »    
Russe
Français
Anglais
Japonais

Afficher toute la signature


La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori O9mp
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty #3le 25.06.19 14:54
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Kaori Hirano
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori As64OwE12/15La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EeIQN7j  (12/15)
× Présence: présence réduite
× Evolution : La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty × Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 25
× Avatar : Victor Nikiforov - Yuri on ice !
× Logement : Appartement
× Epitaphes postées : 624
× Øssements500
Féminin
× Inscription : 18/05/2019
× Surnom : le céleri
× DCs : Willou & Yuki
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4839-kaori-hirano-le-pethttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4841-kaori-hirano-le-petit-nouveau-dans-le-monde-des-morts
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance.
Mamie Do ∞ Kaori
- Pourquoi je ne suis pas mort…
C’est vrai ça. J’avais pourtant décidé d’en finir avec la vie. J’avais décidé de mettre un trait à tout cela et de fermer les yeux une bonne fois pour toute. J’ai tout fait pour que ma chute soit fatale et que je n’ai plus jamais à me réveiller. Pourtant je les avais rouverts, ses yeux pleins de tristesses et de hontes. Pourtant, même si on m’a certifié que j’étais mort et que j’avais réussi mon coup, il n’empêche que je vivais encore dans ce monde. Je marche, je respire, je vois, je souris, je pleure, je ris, j’ai peur…
- Je veux mourir…
Ce n’est pas la première fois que je souhaite cela avec autant de force. Je pensais même vraiment avoir fait ce qu’il fallait, mais non j'arpente encore un monde où je suis moi, pauvre petit Kaori. Pauvre petit oiseau privé de ses ailes pour s’envoler.
- S’il vous plaît, je veux mourir, s’il vous plaît…
Peut-on mourir une seconde fois ? Combien de fois je vais devoir le faire avant d’être finalement libéré de ce poids qui pèse sur mes épaules, qui écrase ma poitrine, qui pulvérise ma vie.
- Laissez-moi mourir, je veux mourir, laissez-moi, s’il vous plaît…
Peut-être que c’est ça, peut-être qu’il faut que je sois encore plus humilié, encore plus au fond du trou pour qu’on me laisse enfin reposer en paix, ou du moins reposer tout court.
- Aidez-moi…
Dernière supplique. Pourquoi ? Pour qui ? Personne ne répond de toute façon, tout le monde fuit lorsque cela arrive. Ils participent tous à mon enfer en agissant comme si de rien était. Pourtant c’est moi la victime, non ?
Est-ce que le fait que ces personnes détournent le regard et me fuit est un message pour me dire que je suis en tors et que je mérite ce qui m’arrive ? Est-ce que j’ai vraiment mérité ça ? Je n’ai pas demandé à aimer les hommes, pourtant tout me pousse vers eux. Moi je ne veux qu’aimer, alors en quoi ça serait mal ? Pourtant depuis que les gens savent,  je n’ai été que maltraité. Et si c’était ma faute…
C’est ça, ça doit être ma faute…
Personne d’autre ne se fait frapper ainsi dans le parc, juste moi. Seulement moi…
Tout le travail que j’avais pu faire sur moi-même s'est envolé avec la légère brise qui se lève. La culpabilité remonte,  je me sens fautif alors qu’au fond je sais que ce n’est pas de ma faute.

Mais alors que je reste au sol, totalement hors de contrôle, une main se tend vers moi. Une main un peu frêle, signe du temps et de l’expérience. Une main que je saisis avec frayeur, et si elle me lâchait elle aussi, cette main sortie de nulle part.
-  Mon enfant, tout va bien maintenant. Tu peux te redresser ?  
La voix est douce, elle semble même préoccupée par ce que je viens de vivre. M’a-t-on montré un jour un signe d’affection, aussi léger soit-il, après une agression ?
Non.
Le corps toujours tremblant je me redresse tout en restant assis. J’ai les côtes et le ventre endoloris, et j’ai l’impression de ne plus sentir certaines parties de mon visage. Ou alors je les sens beaucoup trop, je ne sais plus. La vieille dame s’installe à côté de moi et je n’ose pas la regarder en face. J’ai terriblement honte, je ne veux pas qu’on me regarde ainsi, et en même temps je veux qu’elle reste auprès de moi.

Décidément, tu es vraiment un imbécile Kaori…

Je l’entends à peine alors qu’elle essaye de communiquer avec moi. Je reste sous le choc de ce qui vient de se passer. Je pensais être passé au-dessus de tout ça, mais il a fallu que mon chef meure lui aussi. Je ne sais pas comment, et je m’en moque terriblement. Le fait est qu’il est là lui aussi. Alors qu’elle est en train de goûter quelque chose, il me semble, je redresse doucement mon pantalon pour vérifier que ma prothèse n’a rien. Non, elle ne semble pas cassée et tient parfaitement encore contre mon genou. Je pourrais souffler de soulagement,  mais impossible. Ce sont toujours les larmes qui coulent sur mes joues alors que je me dis que la prochaine fois, parce qu’il y aura bien une prochaine fois non (il me l’a dit…), il pourrait casser ma prothèse et je devrais avoir des béquilles…
Je remets rapidement mon pantalon en place, cachant de nouveau mon handicap. Je n’en ai pas honte, je crois juste que j’ai assez montré mes faiblesses comme cela.
C’est la main de la vieille dame à mes côtés qui me tire de ma rêverie. Je tourne finalement mon visage vers elle, rougissant un peu. Je ne l’ai pas écouté tant j’étais sous le choc, je le suis encore. Et les larmes continuent de couler, mais cette fois c’est son geste de tendresse qui me fait pleurer. C’est si doux, agréable même… Et puis ce sourire, comme si elle me murmurait que ça allait bien se passer. Je n’ai jamais eu quelqu’un de mon côté et elle est si gentille. Je la regarde me tendre un sucre, attendant clairement quelque chose de moi.

Oh, je dois le manger ?

J’ouvre doucement la bouche et elle pose le carré entre mes dents. Je le laisse fondre dans ma bouche tout en ne la lâchant pas des yeux. Maintenant, j’ai peur que, si je la lâche du regard, elle fuie. Et si elle était le fruit de mon imagination pour tenter de me consoler (ça serait une première.)
- Voilà, c'est bien. Détends-toi, le sucre va t'aider à retrouver des forces.  
Je cligne un peu des yeux alors que j’ai l’impression de me sentir mieux. C’est comme si toutes angoisses s’étaient envolées. La douleur est toujours présente, mais mon cœur est moins serré. Je me sens presque serein malgré ce que je viens de subir. Je reste un instant interdit, ne comprenant pas vraiment ce qu’il m’arrive. Cependant je ne vais pas m’en plaindre, je me sens un peu mieux, c’est presque agréable.
- Je suis désolé, je murmure à  peine.
Je ne sais pas vraiment pourquoi. Est-ce que je dois m’excuser ? Peut-être pas et pourtant me voilà en train de demander pardon.
- Vous devez bien avoir d’autre chose à faire… Mais merci d’être venu… Je me sens un peu mieux…
Même si c’est vrai, je sens pourtant qu’en dessous, il reste un traumatisme et je sais que lorsque je serais de nouveau seul, je vais redevenir cette ombre que j’ai fui depuis ma mort. Je n’ai pas pu le supporter de mon vivant, cette douleur, comment je pourrais le supporter maintenant que je sais que je ne pourrais même pas y échapper.
- Merci pour le sucre aussi… Je ne vais pas vous retenir plus longtemps… Je… Je vais…
Je vais quoi au juste ? Je quoi Kaori. Je vais rester là, me redresser difficilement avant de marcher la tête basse en espérant ne pas croiser le regard des gens et me fondre dans la masse ? Aller acheter de l’alcool et boire encore et encore jusqu’à totalement tomber quelque part. De toute façon,  je ne peux plus mourir alors, quelle importance.
- Vous avez tout vu n’est-ce pas…, je finis par demander dans un murmure. C’était mon chef… Dans le monde des vivants… Il a ruiné ma vie, et maintenant il ruine ma mort… Je suis gentil vous savez… Toujours à aider les personnes à traverser, à porter les courses ou indiquer le chemin. Et puis tout a changé le jour où…
Je m’interromps, me souvenant parfaitement de cette fois-là au bureau, lorsqu’il m’a embrassé, lorsque nos langues se sont touchés et que j’ai gémi de plaisir, lorsque popol s’est levé… Il a été mon premier baiser avec un homme, le seul, j’en suis dégoûté rien que d’y penser.
- Est-ce que vous trouvez que je suis un monstre ?..
La question est sortie toute seule. Elle ne doit même pas comprendre pourquoi je dis ça, et je suis incapable de lui expliquer que c’est parce que j’aime les hommes. Après tout, elle a été la seule main tendue et j’ai déjà peur de la perdre…

Égoïste que je suis…

Code by Silver Lungs
Afficher toute la signature


IT'S A NEW DAWN IT'S A NEW DAY IT'S A NEW LIFE FOR ME AND I'M FEELING GOOD
©crack in time
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty #4le 26.06.19 15:13
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Donia Dambreville
Chimère

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori As64OwE0/100La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EeIQN7j  (0/100)
× Présence: présent
× Evolution : La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty × Age de la mort : 78 Féminin
× Age post-mortem : 80
× Avatar : Ultear Milkovich - version âgée (Fairy Tail)
× Croisée avec : Kakapo
× Appartement : Brossard
× Epitaphes postées : 21
× Øssements138
Neutre/Sans genre
× Inscription : 16/06/2019
× Surnom : le ténia
Chimère
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4905-donia-dambreville-lhttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4912-mamie-do-une-petite-douceur-mon-enfant#132907




Une main tendue
au petit être perdu

feat Le petit Kaori


Le regard de ce garçon était aussi intense que sa douleur. Une douleur qui n'avait plus à se cacher, si forte qu'elle en était désespérée. Donia en fut complètement bouleversée, n'arrivant plus à s'arracher à la profondeur de ses yeux bleus, ruisselants de tristesse, comme l'appelant à l'aide. Jamais elle n'avait vu un homme se permettre d’épancher ses peines, se montrer si fragile et honnête avec lui-même. Elle ne savait plus quoi penser, ni comment l'aborder. Jusqu'à ce qu'enfin, après avoir assimilé le carré sucré, il cligna des yeux, rompant le contact visuel et l'emprise inconsciente qu'il venait d'avoir sur elle. Les seuls mots qui restaient en tête de cette grand-mère étaient « pauvre enfant », et pourtant elle ne le connaissait ni d'Eve ni d'Adam.

Alors le jeune homme prit la parole. Elle l'écouta silencieusement s'excuser, lui laissant l'espace nécessaire pour s'exprimer. Elle demeurait assise à son cotés, regardant l'herbe pour éviter de le perturber, et peut être aussi pour elle-même se préserver. Elle avait encore du mal à comprendre ce qu'elle en pensait et n'avait d'autre choix que de se laisser guider par son cœur, sans préjugés. Pour autant, elle ne pouvait le laisser se fustiger de voler un peu de temps à une petite mémé. Il était bien connu qu'elles en avaient toujours devant elles, et quand bien même, le choix n'avait appartenu qu'à elle. Il n'aurait plus manqué que le pauvre garçonnet ne se sente coupable d'avoir été tabassé...  Alors qu'elle voulu le rassurer, agitant les mains devant elle en signe de négation, elle sentit qu'en son esprit des tourments assaillaient ce garçon, de par les traits troublés que son visage dessinait. Elle se retint ainsi d’intervenir puisque déjà sa bouche il rouvrait.

Il continua à lui expliquer le fond de sa pensée, de sa petite voix douce et mélancolique. D'un hochement de tête, Donia l'invita à poursuivre son récit, les mains depuis lors reposées sur les genoux. Ce qu'elle avait vu concordait avec ses mots. Vraisemblablement, il était une victime qui n'avait eu aucun moyen pour se défendre. Où que l'on soit, visiblement, les abus d'autorité n'avait pas cessé de frapper... Tout le monde ne pouvait saisir cette chance de s'élever et contrer un tortionnaire trop zélé.

Malgré tous les sentiments qu'en elle et par sa situation, il remuait, elle ne savait toujours pas si elle pouvait lui faire confiance. Après tout, les gens pouvait changer aisément d'apparence si leur fierté était réduite à néant. Cependant, elle n'avait pas la force de douter. Les petits sucres la lui avait retiré, elle le ressentait. Peu lui importait désormais, ceux qui se vengent par la violence ne valent pas mieux que leur opposant. En l’occurrence et pour maintenant, la seule victime était donc ce petit qui par la puissance de ses souffrances n'avait pas très fière allure. Oui, elle ne pouvait faire autrement que de compatir, bien que sa nature de chimère le lui interdise.

« Est-ce que vous trouvez que je suis un monstre ?.. »

Sont les mots qui la sortirent de ses songes, comme pour questionner ses propres réflexions. Donia osa un regard en sa direction, mais le garçon arborait l'une de ces postures qui sans nul doute évoquait la culpabilité. Il n'était pas dans l'esprit de la mamie, pas plus qu'elle n'était dans le sien, aussi avait-il ses propres raison de poser cette question. La grand-mère fit appel à sa sagesse pour sortir de ses doutes égocentriques et apporter une réponse sincère à ce qui n'était finalement, rien d'autre effectivement, que ce « pauvre enfant ».

« Tu sais mon petit, je ne te connais pas suffisamment pour t'apporter une réponse convaincante. Mais je peux te dire une chose... Ce que j'ai vu, c'est quelqu'un abuser de son rang pour prodiguer sa violence. Le monstre, s'il en existe, vient de partir. Je n'en vois plus aucun ici. »

D'un geste de la main, elle montra le chemin qu'avait emprunté le dit-patron pour quitter les lieux, puis lui adressa un petit sourire complice. Elle sentait, cependant, que la question soulevait des préoccupations bien plus importantes. On ne vient pas à se considérer comme un monstre du jour au lendemain, sans résonnement, sans rien. Peut-être avait-il besoin de vider ce trop plein d'émotions, d'autant plus avec l'aide du déstressant petit bonbon. Puisqu'il avait consenti à confier une pensée intime, elle était prête, en échange, à lui partager un instant de sa vie.

« J'ai connu aussi cette douleur. »

Dit-elle en effleurant le ventre roué de coups du garçon, veillant à ne pas causer de mal. Décidément, il faudrait ensuite traiter ces blessures, ce genre de choses pouvaient empirer sans qu'on ne le remarque de prime abord. Pour le moment, contre toute attente, elle sentait qu'il était préférable de le soulager moralement. Rien n'indiquait qu'il accepterait de se faire soigner, tant dans le malheur il n'avait le choix que de demeurer prostré.

« Ho, ça fait longtemps maintenant... Mais tout ce temps m'a permis de comprendre que ce n'était pas normal de la subir. Personne ne devrait avoir à lever la main sur qui que ce soit. Pas même émettre un jugement sur qui tu es, si tu ne leur as jamais rien fait. »  

Faisant mine de s'affairer à ses petites choses, elle prit un autre sucre qu'elle croqua cette fois. Après tout, puisque Noriko n'en aurait plus besoin, Donia comptait bien les utiliser pour maintenir son calme et celui de son interlocuteur. Elle posa la boîte ouverte entre eux-deux, l'invitant d'un tapotement de main sur le couvercle, à se resservir autant qu'il le souhaitait.

« Pourquoi te sens-tu être un monstre, mon enfant ? »

Osa-t-elle finalement, espérant l'amener peu à peu à se dévoiler. Bien que ce fut présomptueux de sa part, peut être espérait-elle le libérer.    
Russe
Français
Anglais
Japonais

Afficher toute la signature


La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori O9mp
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty #5le 26.06.19 23:11
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Kaori Hirano
Lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori As64OwE12/15La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EeIQN7j  (12/15)
× Présence: présence réduite
× Evolution : La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori EmptyLa vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance. ❅ Mamie Do&Kaori Empty × Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 25
× Avatar : Victor Nikiforov - Yuri on ice !
× Logement : Appartement
× Epitaphes postées : 624
× Øssements500
Féminin
× Inscription : 18/05/2019
× Surnom : le céleri
× DCs : Willou & Yuki
Lémure
http://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4839-kaori-hirano-le-pethttp://www.peekaboo-rpg.forumactif.com/t4841-kaori-hirano-le-petit-nouveau-dans-le-monde-des-morts
La vie est nulle, et ensuite on meurt. Tu parles ! Je n'aurais pas cette chance.
Mamie Do ∞ Kaori
- Est-ce que vous trouvez que je suis un monstre ?..
Je ne sais même pas pourquoi je demande ça à voix haute. Oui cette question je me la suis souvent posé à moi-même, finissant par me dire que c'était certainement le cas. Après tout, on ne fait du mal qu'aux monstres non, qu'aux personnes qui font du mal autour d'eux. Mais pourtant je ne suis pas méchant. Alors pourquoi, surtout à la fin de ma vie j'avais l'impression d'être tout simplement difforme. Peut-être que c'était à force de prendre des coups, que ce soit physique ou moral. Peut-être que ce sont ces mots prononcés, ou écrit, ou alors ces regards insistants, dégoûtés, si dégoûtés que j'ai fini par penser que oui, je n'étais pas normal.
Mais en revenant à la case départ dans son monde je remarque que les gens me parlent sans trop de difficulté, si ce n'est passer la barrière de ma timidité et de ma peur. Ils me regardent droit dans les yeux, s'amusent à ébouriffer mes cheveux dans un geste tendre, veulent me connaître parce qu'ils pensent que je suis quelqu'un d'intéressant. Si seulement ils savaient, changeraient-ils de comportement comme ils ont pu le faire dans le monde des vivants ? Parce que eux aussi étaient sympas avec moi. On sortait souvent boire des verres, et qu'est-ce qu'on a pu faire de karaoké. Et dès que la nouvelle s'est rependu, plus rien. J'ai été évité comme si j'étais tout simplement une bête, maudit, méprisant, damné, un monstre...
- Tu sais mon petit, je ne te connais pas suffisamment pour t'apporter une réponse convaincante. Mais je peux te dire une chose... Ce que j'ai vu, c'est quelqu'un abuser de son rang pour prodiguer sa violence. Le monstre, s'il en existe, vient de partir. Je n'en vois plus aucun ici.
Cette fois je me tourne pour la regarder droit dans les yeux, voulant voir si elle se moque de moi ou non. Seulement son air sérieux me fait rapidement comprendre qu'elle est profondément sérieuse. Elle pense ce qu'elle dit et je ne peux exprimer à quel point cela me touche. Je n'ai jamais eu quelqu'un de mon côté et voilà que cette vieille dame, qui a vu ce qu'il s'était passé, et à mes côtés. Mais si elle ne voit pas de monstre ici pour le moment, en serait-il de même si elle comprenait la haine de mon chef envers moi ? Après tout, elle semblait justifiée si mon suicide à ruiné la fin de sa propre vie. Mais à aucun instant cet homme a pensé à moi, à ce que je pouvais ressentir. Bien au contraire, il a été celui qui m'a mis un pied dans la tombe, je n'ai fait que suivre le chemin qu'il m'avait tracé.
Mais, même si elle ne sait pas ce qu'il se cache derrière cette question, sa réponse me fait sourire timidement. C'est agréable d'avoir quelqu'un auprès de soi, qui semble partagé cet instant difficile, cet instant de tristesse, avec une telle simplicité. Elle est assise à côté de moi, me regardant réellement, me souriant sincèrement, et me protégeant aussi en quelque sorte. Elle me protège de la solitude, de la peur, de  la récidive aussi.
- J'ai connu aussi cette douleur.
Je l'observe, surpris par sa révélation. Est-ce qu'elle parle de cette douleur de se sentir rejeté, monstrueux, ou la douleur d'être maltraité ainsi publiquement ?
Son geste de la main répond à ma question sans dire le moindre mot. Cette main fragile qui caresse doucement mon ventre endolori, un geste tendre cherchant à ne pas me faire plus de mal, mais montrant clairement qu'elle comprend ce que cela fait. Je la regarde et mes yeux se voilent d'une légère tristesse.
- Personne ne devrait avoir à vivre ça, je murmure doucement en détournant le regard.
Oui, je ne souhaite ça à personne, pas même à mon pire ennemi. Personne ne devrait sentir la souffrance de se sentir seul, de se sentir esseulé, d'être frappé publiquement, humilié, et de souffrir, aussi bien physiquement que mentalement. Et savoir qu'elle aussi a pu vivre cela, bon sang, ça me serre le cœur.
- Ho, ça fait longtemps maintenant... Mais tout ce temps m'a permis de comprendre que ce n'était pas normal de la subir. Personne ne devrait avoir à lever la main sur qui que ce soit. Pas même émettre un jugement sur qui tu es, si tu ne leur as jamais rien fait.
Je me mordille la lèvre inférieure, retenant mes larmes pour qu'elles ne coulent pas à nouveau. Mais je suis si touché par ce qu'elle me dit, parce que ça me concerne particulièrement. Ils ne devaient pas me juger, je n'ai rien fait, je n'ai rien demandé, en soi c'est mon patron qui m'a agressé. J'ai répondu à son baiser, mais il a abusé de moi, de ma faiblesse, de mon attirance...
Je remarque son geste du coin de l’œil et souris à nouveau. Je laisse ma main prendre un nouveau sucre que je croque doucement, laissant le goût envahir ma bouche avec un certain plaisir. J'ai toujours été plus sucré que salé.
- Pourquoi te sens-tu être un monstre, mon enfant ?
- Parce que j'aime les hommes...
C'était sorti comme ça, sans que je puisse le contrôler. Je n'ai même pas réfléchi à sa question, encore moins à ma réponse. Je venais de lui livrer la vérité, comme ça. Je venais de m'abandonner, comme ça. Je venais d'ouvrir mon cœur, comme ça. Je venais d'avouer mon plus grand secret, comme ça.
Je cligne rapidement des yeux et me tourne vers elle, choqué. J'attends sa réaction de haine, j'attends les insultes, j'attends qu'elle comprenne pourquoi je suis un monstre et qu'elle comprenne d'où venait ma question. Mais rien ne vient, au contraire, le silence s'installe. Ce n'est même pas un silence gêné, c'est juste le temps de l'acceptation. Je détourne à nouveau le regard, fixant un point au loin, choqué moi-même.
- Je... Je ne l'avais jamais dit à voix haute.
Je passe une main dans mes cheveux, un peu gêné alors que je baisse la tête.
- Je n'ai jamais eu personne dans ma vie, parce que moi même je ne comprenais pas ce qu'il m'arrivait. Ils n'auraient jamais dû savoir, et pourtant... Quand la rumeur s'est répandu là où je travaillais, on a commencé à m'insulter... Entre autre...
Je ne parle pas des violences physiques, elle en a eu un parfait exemple il y a à peine quelques minutes plus tôt. Je serre un peu le poing et tremble légèrement. Mon cœur semble plus léger, et pourtant lorsque les souvenirs viennent, plus vifs mon cœur bat tout de même plus vite.
- Je suis devenu un être contre nature, un sale pédé, un gay, un dérangé, un monstre qui cherche à corrompre les bonnes personnes... Mais je n'ai rien demandé moi, je n'arrivais même pas à mettre un mot sur mes sentiments, sur ce que je ressentais pour les personnes du même sexe que moi...Même mes parents ne le savent pas... Ou du moins ne le savait pas... Ils l'ont peut-être appris maintenant, vu comment le chef semblait dire que l'affaire était devenue publique. Alors à force je me suis mis à réfléchir. Si je vivais tant d'horreur, c'est que quelque chose doit bien clocher chez moi... Vu toute cette haine qu'il déversait sur moi, je devais bien l'avoir mérité, quelque part... Sinon pourquoi ils étaient aussi violents avec moi, ma voix se termine dans un léger murmure, un couinement pincé de douleur.
Je me remords la lèvre inférieure. Ces questions ne m'ont jamais vraiment quitté, cette culpabilité qui fait que je m'en veut, à moi parfois plus qu'aux autres. Bon sang, je n'avais jamais raconté ça de ma vie, et je me sens tellement mis à nu que je me recroqueville sur moi-même. Cela me fait froncer légèrement le nez de douleur mais je crois que j'ai besoin de me protéger encore plus maintenant. Comment j'ai pu me confier aussi facilement ? Je ne saurais vraiment répondre dessus. Est-ce que mon cœur est plus léger ? Là encore je ne sais pas vraiment quoi dire. J'aurais pu l'être si mon chef n'était pas dans l'équation, s'il était vivant, je n'aurais pas cette crainte de souffrir encore plus. Mais il est mort, il est dans ce nouveau monde avec moi.
Mais qui sait, avec cette main tendue je peux arriver à grandir et devenir plus fort.
Bon sang, ce que j'aimerais être plus fort...
Code by Silver Lungs
Afficher toute la signature


IT'S A NEW DAWN IT'S A NEW DAY IT'S A NEW LIFE FOR ME AND I'M FEELING GOOD
©crack in time
  • Citer
  • Editer
  • Supprimer
Contenu sponsorisé
Réponse rapide :

N'oublie pas de valider le captcha avant de partir, sinon le message ne sera pas envoyé :(


forums partenaires devenir partenaire