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Cupidon s'en fout { ft. Milo

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Ton épaule te lance légèrement et une fois la porte enfoncée, tu recules légèrement pour la masser, comme si ça pouvait réellement soulager la douleur. Aucune plainte, pas même un grognement, ne s’échappe de tes lèvres. Ton silence ne présage rien de bon, comme toujours,.

Alors que Milo s’apprêtait à dire un truc, il est comme interrompu. Tu lève le nez, surpris qu’une salle de réunion lui fasse cet effet. Et tu comprends. L’intérieur ressemble à une partouze de mauvaise qualité digne d’un mauvais scénario de film porno. Et vas y que ça s’embrasse, que ça se colle et se trémousse.

Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Tu sais que la société actuelle est complètement dégénérée, que les gens ne savent plus quoi faire de leurs corps dans l’au-delà, mais de là à organiser des orgies au travail… y’a des limites.

Profondément irrité par le spectacle, tu t’avances en grognant quelques mots en turc tout en retroussant tes manches. Ton devoir d’ancien est de corriger ces obsédés - ou juste de distribuer gratuitement des baffes. Mais Milo t’en empêche, à croire que c’est une manie, chez lui, de te frustrer comme ça. Tu t’apprête à lui aboyer dessus quand il développe sa pensée.

— De la fumée contaminée ? Des vapeurs de potions ? Mhm…

Ah. Ça fait sens. Tu réfléchis à haute voix en réfléchissant à ce qui peut les rendre comme ça - et à ce que toi tu aurais inventé pour ce genre de situation. Ce serait donc la même chose que ce qui vous a poussé l’un dans les bras de l’autre la veille. Voilà qui vous avançait quelque peu.

Un instant, tu laisses ton regard glisser sur Milo alors qu’il s’éloigne à toute vitesse vers les toilettes - une envie pressante maintenant, il est sérieux ? - en te laissant sur place. Une pointe de regret vient lancer ton cœur. A tous les coups, il n’a pas envie de retenter l’expérience avec toi.



Ton poing s’abat sur le mur. Les vapeurs étranges t’ont-elles atteint toi aussi ? Es-tu encore sur l’emprise d charme de la veille ? Tes doigts se crispent jusqu’à faire blanchir tes phalanges. C’était quoi, à l’instant ? Tu échappes une flopée d’insultes, incapable de comprendre les raisons de ton état. C’est extrêmement irritant.

Et c’est forcément la faute des odieux connards de la pièce contaminée.

En entendant Milo revenir, tu te redresses  avec précipitation, loin d’avoir envie qu’il ne s’imagine quoi que ce soit. Comprenant rapidement la raison de son absence aux toilettes, tu le opine du chef et obtempère docilement lorsqu’il te tend le bout de serviette mouillé.

Au moins, ça masquera tes joues rougies par l’embarras.

En silence, tu suis Milo, une moue dégoûtée sur le visage - pas besoin de voir ton rictus pour le comprendre - face à l’attroupement d’humains en rut devant eux.

Le premier couple est en pleine parade nuptiale : un homme grassouillet déclame des vers qui donneraient à n’importe quelle âme un tantinet littéraire envie de s’enfoncer des clous dans les oreilles pour ne plus avoir à écouter ce supplice.

Or, tu es friand de littérature et de poésie, dont les plus grands représentant t’ont inculqué leur art à la Renaissance.

T’as franchement envie d’envoyer un coup de pied dans l’homme à genoux, mais Milo s’interpose - ENCORE - pour interroger la femme en premier. A croire qu’il a autant de patience que toi, finalement. Claquement de langue - VRAIMENT - agacé. D’un coup, tu ne sais pas ce qui t’énerve le plus, entre ton coéquipier qui ne cesse de s’imposer sans te laisser une chance de mener la dance, le coiffeur de CM1 qui a coiffé la blondasse ou la poésie du p’tit gros, mais à ce moment précis, tu te rappelles pourquoi tu aimes autant être seul et pourquoi ta boutique et ton appartement te manquent autant.

Mais ça, les autres le comprendront bien assez tôt, s’ils continuent à te pousser à bout.

Évidemment, Marie-Chantal - la blondasse - ne répond pas et c’est son prétendant enragé qui prend la main en attrapant Milo par les épaules pour mieux le secouer.

Ah. Tu sens un truc craquer au fond de toi.
Un rictus mauvais s’étire lentement sur tes lèvres, sous la serviette.
Trèèèès mauvais.

Tu ne souris jamais pour les mêmes raisons que le commun des morts.

Ta patience a été mise à rude épreuve aujourd’hui, tu peux presque la voir creuser sa propre tombe, la saluerait presque d’un geste patriotique en la remerciant pour ses quelques heures de loyaux services.

T’as été sage, vraiment sage. T’as fait des efforts pour comprendre le bordel de votre situation. Bien plus d’efforts que d’habitude. Mais c’est fini. Fini de l’Elagabal obéissant.

Sans un mot, tu empoigne le bras de l’homme grassouillet et écarte violemment Milo - il faut casser des œufs.

— Mais ta gueule toi, avec ta Marie-Chantal ! Tu crois qu’on en a quelque chose à foutre ? Non ! Tu crois que t’as le droit de faire ce que tu veux avec lui ? Non ! Tu le touches pas avec tes sales pattes de pervers. Personne le touche. Et je vais m’assurer que tu ne recommences pas.

Ah… retour du Elagabal toutes griffes dehors.
Tu aurais presque pu ajouter un petit « y’a que moi qui peut lui balancer des lits en travers de la gueule » mais ça aurait tout gâché.

Peut-être l’homme a-t-il un éclair de conscience, parce que son regard se teinte d’un voile de panique. En attendant, toute la pièce semble se figer au moment où le bruit de ses os se cassant se répercute contre les parois de la pièce.

Peut-être est-ce à cause du charme, mais il n’hurle qu’après coup, au moment précis ou tu décides de l’envoyer voler contre une fenêtre - pour aérer, c’est pour la bonne cause - puis un mur. Comme la grognasse du rez-de-chaussée, il s’effondre au sol, salement amoché.

C’est comme si la magie la plus efficace avait opéré. Le calme revient sur la salle et tous les employés se figent.

— Maintenant vous allez répondre : qui est le patron ici ? Qu’est-ce que vous avez foutu avec les nécromanciens ? Vous avez une minute max pour désigner un bouc émissaire.

Revenant vers Milo, tu passes un bras autour de ses épaules pour lui sourire en enlevant la serviette pour la balancer sur Blondie, maintenant que l’air circule dans la pièce.

— Je crois qu’on peut envisager de punir le coupable… des suggestions ?

Ton sourire n’a rien de bienveillant, sous ta peau décharnée, et ton regard noisette se fait avide.

Avide de vengeance et de destruction.


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Milo est secoué. Littéralement. Son monde est flou et agité mais sa colère ne faiblit pas. Elle ne fait que flamboyer de plus belle. Il imagine, avec une pointe de sadisme, ce vieil homme se réveiller demain matin, sans sentiment ni argent. Il l'imagine réaliser qu'il est tombé dans son propre piège. Comprendre que ce dans quoi il a mis toute son âme les vingt-quatre dernières heures ne sont qu'une vague illusion. Comprendre et regretter, comprendre et se détester, comprendre et déprimer. Milo ne sait pas comment il va gérer cette plaie béante dans son cœur. Celle de ses sentiments arrachés. Parfois, il aimerait retourner en arrière et trouver un âme-sœur compréhensive. Mais non, il est tombé sur un guerrier aigri et violent. Un homme qui ne semble avoir d'autre envie que la vengeance. Même si ... même si, Milo se souvient avec une précision chirurgicale de ses lèvres contre les siennes. Il sait que cette situation ne le laisse pas indifférent. Il a entendu ses jurons tout à l'heure, il a entendu son poing contre le mur. Il ne sait d'où venait ce soudain accès de rage mais il sent, intimement que ça a un lien avec lui, avec ce truc entre eux, ce truc qu'on leur a volé et que, malgré tous les efforts qu'ils font, jamais ils ne récupéreront leurs souvenirs à deux. De toutes façons, vu comment ils sont l'un avec l'autre, jamais le bonheur qu'ils ont connu ne reviendra. Milo a entendu le claquement de langue derrière lui quand il s'est approché du couple. Il sait que le guerrier va finir par craquer et lui aussi prendra cher. Pour changer.

Il est levé depuis trois heures maximum et il a pris un lit dans la gueule, a été embrassé de force, secoué par un guerrier, moqué par une chimère et agressé par un gros amoureux gazé. Trop d'événements en une seule journée. Milo commence à se débattre, se tortille vivement, sans grand succès, la colère donne une poigne redoutable à l'homme. Hélas, elle ne fait pas long feu face aux griffés acérées de Bayezid. Il les sépare et l'envoie valdinguer contre une étagère. Milo se crispe, se prépare au choc, à la douleur dans son dos déjà bien amoché mais rien ne vient. il percute le meuble avec violence mais aucune souffrance n'envahit ses nerfs. Il cligne des yeux, surpris.

Il pose sur Bayezid un regard perdu. Ses mots sont chargés d'une telle colère qu'il en frissonne. Pourtant, il y a comme une sensation derrière cette tirade, quelque chose de terriblement possessif qui arrache un rougissement à Milo. Il s'avance, encore perturbé par cette douleur qui n'est pas venue. Il n'esquisse même pas un geste pour arrêter le guerrier. Il comprend que ça ne sert à rien d'essayer d'arrêter une locomotive lancée à pleine vitesse, surtout quand elle est chargée de cette rage. Il regarde avec un étrange mélange de contentement, d'effarement et de désolation. Car malgré toute sa colère, Milo ne peut s'empêcher de grimacer quand il entend les os de l'homme se briser, quand il voit son corps percuter la fenêtre. Mais il ne fait rien car il sait que ça ne fera qu'énerver encore plus Bayezid et Dieu sait qu'il n'en a pas envie. Les cris de souffrance de l'homme percent ses oreilles avec vivacité et il sait qu'ils hanteront ses nuits pendant encore un moment.

Dans la chape de plomb qui s'est abattue sur la salle, Bayezid semble se déplacer à la vitesse de l'éclair. On le sent à son aise dans ce monde où, soudain, le moindre geste peut condamner. Il est désormais le roi dans cette pièce, un tyran aux poings rapides. Pourtant, il s'approche de Milo et l'enlace à moitié. Le zombie le regarde avec un air surpris. mais peu à peu, le calme redescend sur lui. Tout marche beaucoup mieux ainsi, il aurait dû laisser faire Bayezid dès le début. Il toise la salle, petit prince de ce royaume éphémère.

Les doigts tremblants des occupants de la salle se pointent vers l'homme avachi au fond de la salle. Celui-là même que Bayezid a éclaté contre une fenêtre. Il git, inconscient dans les débris de verre. Milo s'approche lentement et le toise. Dans ses yeux se battent milles émotions. Actuellement, sa colère l'empêche de penser de trop, l'empêche de prendre conscience des remords qui l’assailliront prochainement.

- Il est déjà bien amoché et, maintenant que le gaz est parti, plus personne ne voudra de lui. Par contre ... j'ai cru comprendre qu'il était ravi d'avoir accumulé beaucoup d'argent. J'pense qu'il a gagné tout ça en profitant de l'amour répandu hier. Donc, on va prendre sa carte bleue et garder ce qui s'y trouve pour nous.

Nous. C'est étrange de dire ça. Ne pense pas Milo. Ne pense pas. Prends ta revanche et ne pense pas. Les remords et les réflexions viendront plus tard. Il saisit le gros homme et le repousse, il ouvre son veston et en tire son portefeuille. Il s'empare de sa carte qu'il tend à Bayezid et met les ossements restants dans sa poche. Il se redresse et salue théâtralement l'assemblée.

- Mesdames et messieurs, la prochaine fois que vous voudrez droguer toute une population, vérifiez qu'il ne s'y trouve pas un énergumène comme lui. C'est dangereux les guerriers.

Il est content, il se sent fier, il a vengé tous les amoureux malheureux de cette matinée. Mais son sens de la morale le titille douloureusement et ça, ça va être bonbon à gérer. C'est pourquoi, il espère de tout son cœur que Bayezid se contentera de cette compensation.
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Tu plantes tes billes noisette dans les siennes. Tu cherches à capter son regard, dans l’euphorie de l’instant. Moment libérateur qu’est le déchaînement de ta violence, la sensation des os qui se brisent sous tes doigts, celui où la panique envahit l’intégralité de l’espace.

Parce que tu l’as provoquée.

Tu en es l’auteur, l’artiste, la main visible du démon pernicieux qui t’habite, qui se love au fond de toi jusqu’à l’éclatement ravageur.

Tu souris face à lui.
Face à Milo.
Milo n’a pas peur de toi.

Tu peux lire la surprise sur son visage, proche du tien, mais la crainte est passée. A-t-il seulement cru que tu lui ferais du mal ? Que ta tempête vengeresse l’embarquerait malgré lui ?

Au fond de toi, l’inavouable vérité est toujours là.
Tu n’as pas envie de lui faire de mal - c’est un progrès depuis ce matin.
Et il n’est pas la raison de ton courroux.

Tu suis son regard lorsque tous les doigts désignent la victime de ton carnage. Même Blondie, dont le brushing a souffert de la scène, a la main tendue en direction de son pseudo amant.

Ton rictus mauvais s’accentue.
Tu as eu raison de le cogner.
Rien ne t’empêche de le finir, non ?

Tes prunelles se posent à nouveau sur Milo, toujours au creux de ton bras. Tu observes ses traits se crisper, la manière dont ses paroles ont l’air de le faire souffrir alors que la même ire danse dans son regard. Est-ce sa morale qui l’empêche de prononcer une sentence plus dure ? Sa gentillesse ? Sa naïveté ?

Tu l’écoutes se faire juge du bourreau de vos cœurs. Celui là même qui a joué avec vos émotions avant de vous arracher tout souvenir, toute trace.

Et qu’aurais-tu fait, si tu avais conservé ta mémoire ? Si tu te rappelais ce que c’est que de désirer quelqu'un ?

Ton regard suit Milo alors qu’il se dégage de ton étreinte pour fouiller l’homme, qui gît contre un mur. Aurais-tu eu honte ? Aurais-tu aimé ce pan de ta personnalité ? L’aurais-tu aimé, lui ? Tu t’interroges en silence, désireux d’obtenir ces réponses.

Parce que tu ne sais pas ce que ça fait, d’aimer.
Parce que tu n’as jamais été aimé.
Mais lui, oui, ne serait-ce qu’une fraction de temps.

Une journée et une nuit passées à l’aimer.

Ton cœur se serre. Cette absence de souvenir est insupportable. Comme si quelque chose d’important t’avais été arraché.

En silence, tu saisis la carte bleue qu’il te tend. Le châtiment te semble trop léger face à l’affront. Bien trop léger.

Vient-il de dire « nous » ? Tu lèves les yeux vers son visage, comme pour y trouver la signification de ce mot, qui sonne si bien dans sa bouche.

Son visage se dégage de l’emprise de ton regard d’une pirouette artistique. A la manière d’un acteur, il se penche en avant pour se retirer de la pièce.

De cette histoire sans aucun sens.

L’assemblée est suspendue à ses lèves, te jette des regards inquiets de temps à autres, mais toi, c’est de celles de Milo que tu es incapable de décrocher. Tu écoutes ses mots, qui sonnent à la fois comme un avertissement et une leçon de morale. Tu l’entends parler de toi, te déconsidérer sans le moindre égard pour ton ancienne profession.

Mais ça ne te dérange même pas.

A cet instant, tu voudrais que le gérant se réveille. Tu voudrais reporter son attention sur quelque chose, n’importe quoi.

Tant que ce n’est pas lui.

Mais rien à faire, il n’y a que sa voix et sa moue satisfaite qui lui donne des airs de gamin.

Tu joues avec la carte entre tes doigts, réfléchis un moment. Dans son regard, tu peux lire l’appréhension, celle de te voir tout recommencer, celle de subir l’éclatement de ton courroux à nouveau.

— Ça me va, on se casse.

Ta voix est faible, peu habituée aux éclats paroles de ce genre. Peu habituée à devoir s’élever au-dessus du capharnaüm créé par tes poings. Peu habituée à avoir une raison de s’imposer.

Sans un regard pour l’assemblée - dont certains membres ont déjà recommencé à se rouler des pelles - tu empoignes Milo par la taille pour le sortir de la pièce. Ça te semble étrangement familier, comme sensation.

Mais ce n’est presque pas dérangeant.
Tu le lâches sans un mot, une fois à l’extérieur du magasin.

En sentant ta main glisser dans son dos, tu te rappelles un détail de la scène de chaos. Le bruit de Milo s’éclatant contre un meuble, parce que tu voulais le protéger. Tu serais super efficace comme garde du corps, dis-donc.

— Ton dos, tu commences de ta voix rauque, ça va ?

Ta voix s’étrangle dans ta gorge abîmée. Tes cordes vocales sont sur le point de rendre l’âme, trop sollicitées en peu de temps. Si tu veux qu’il te comprenne - bordel, que c’est chiant, la sociabilité - il faut que tu prennes ta potion.

Hier, tu l’avais avalée en début de journée, ce qui veut dire que tu as toujours celle de secours sur toi. Tu palpes la poche de ton sweat, celles de ton cargo noir. Rien à l’arrière, rien à l’avant. Claquement de langue agacé. Tu trouves finalement le Graal dans la poche latérale de gauche. Une petite fiole au contenu couleur ocre, dont tu ne te sépares presque jamais, surtout depuis que tu dois faire des allers-retours entre l’Agence et le centre-ville pour tes affaires.

Une toute petite fiole qui a le pouvoir de te rendre ton apparence.

Tu en avales le contenu d’une traite sans autre forme de procès. Grimace crispée. T’as l’impression que ça te déchire l’intérieur, tant ta gorge est douloureuse.

Le récipient vide retrouve sa place d’un geste. Plus qu’à attendre.

D’une main, tu te frottes l’arrière de la nuque, l’autre tenant toujours la carte.

Tu reportes ton attention sur Milo, incapable de lui expliquer quoi que ce soit sans te mettre à grimacer de douleur. Lui, prend-t-il des potions uniquement pour se soustraire au regard des autres ?

A-t-il tant envie que ça d’être différent ?
Tu t’interroges sur Milo. Ton silence t’y oblige, prolonge le contact de vos yeux.
Tu finis par détourner le regard, avant de te détourner tout court.

Tu sens que la potion agit.
Dans ta main, la carte bleue slalome entre tes doigts agiles.

Ton esprit pense déjà à ce que vous allez bien pouvoir en faire.
Vous. Parce que vous êtes deux, depuis hier, à avoir été embarqués dans cette folie.

Tu te retournes enfin, gorge intacte et bouche immaculée.
Rien à voir avec ta version pegi 18.
T’imagines que ça doit le soulager.

Tu le dardes à nouveau en agitant la carte devant ses yeux.

— C’est quoi le truc le plus fou que t’aies jamais eu envie de faire ?

Ta voix sonne différemment.
T’as l’air plus humain.
Mais il y a autre chose.

Est-ce une pointe d’amusement qui ponctue ta question ?




PS:
A un moment Ela parle de protéger Milo, c'est au sens chevaleresque du terme, donc ça passe crème dans son esprit et sans forcément de sous-entendus !
(Quoi que c'est vite fait possessif, dans ce sens-là)
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Nous.

Nous. Lui et moi. Toi et lui.

Milo et Bayezid. Amants, amis, partenaires d'enquête, galériens dans le même navire ? Qui êtes vous ? Et surtout, qu'allez vous devenir ?

Quelle drôle d'image vous devez renvoyer ainsi. Le guerrier défiguré enlaçant farouchement un adolescent tiraillé entre colère et remords. Sauvagerie et douceur. Attraction et répulsion.

Les regards qui se sont échangés durant l'explosion de violence de Bayezid ne cessent de perturber Milo. Leur intensité le trouble et lui arrache de multiples frissons. Comme s'il ne frémissait pas déjà assez. Les yeux du guerrier ne le lâchent pas durant l'énonciation de sa sentence. Il les sent aussi sûrement que ce pauvre homme a senti la fenêtre contre son dos. Pauvre petit justicier perdu.

Nous.

Lui aussi l'a entendu. Contact. Noisette contre noisette. Le même trouble. Mais teinté différemment. Maintenant qu'ils savent ce qu'il s'est passé, il va falloir décider de ce qu'il va se passer.

"Ça me va, on se casse."

Le soulagement descend sur Milo. Il n'aura pas à le retenir, il n'aura pas à affronter son regard furieux d'avoir été bloqué dans ses envies de violence. Il n'aura plus à subir sa colère, en théorie. La sienne disparaît peu à peu. Il a eu sa revanche, il a éclaircit le mystère de sa nuit. Seuls restent les sentiments confus que lui inspirent Bayezid. Et ça, il ne le réglera pas en cassant la gueule d'un patron de boutique. Ça, il va devoir le gérer face au guerrier, les yeux dans les yeux.

Le zombie sent une main s'enrouler autour de sa taille et le serrer avec possessivité. Il frissonne et jette un regard surpris à Bayezid qui l'entraîne fermement loin de cet enfer de faux-semblants. Étrangement, il se sent en sécurité dans cette étreinte, alors même que l'homme qui le tient vient d'en ravager un autre. Alors même que ce même homme était prêt à lui administrer le même sort à peine quelques heures plus tôt. Sacré syndrome de Stockholm. Sacrément rapide. Sacrément addictif.

Bayezid le lâche quand ils sortent du magasin. Ils sont seuls, les gens évitent l'endroit au vu du chaos qui y règne. Le chacal du guerrier est allongé sur les débris du panneau détruit plus tôt par son maître. Il en machouille un morceau distraitement.

Le trajet des doigts de Bayezid contre son dos arrache à Milo une multitude de frissons. Il se dit sans vraiment y penser qu'il aurait bien aimé rester entre les bras du guerrier. Mais Milo ne pense pas, ne pense plus. Il se concentre sur l'instant présent. Le moment actuel parce que sinon, il le sait, le monde va s'effondrer. Il va réaliser ce qu'il vient de faire, à savoir voler et laisser un homme se faire casser la gueule. Pour le moment, seuls comptent les doigts de Bayezid dans son dos et ses yeux noisettes soudain inquiets.

Inquiets ?

Sa voix est rauque et basse, comme une avalanche de rochers s'entrechoquant les uns les autres. Le zombie se demande ce que ça fait d'entendre cette voix murmurer des douceurs. Ça lui semble impossible et pourtant, ses souvenirs oubliés lui hurleraient le contraire.

Il lui parle de son dos. Milo bat des paupières un instant, surpris. Il ouvre la bouche mais aucun son n'en sort dans un premier lieu. Il se rappelle parfaitement d'avoir violemment percuté l'étagère mais il se rappelle encore plus de l'absence de douleur provoquée par ce choc. Il passe une main distraite sur sa colonne vertébrale, cherchant un bleu qui le ferait réagir mais rien ne vient.

- J-je ... Oui ça va, j'ai pas du tout eu mal ... C'est étrange parce que je me la suis bien mangée dans la gueule cette étagère, murmure-t-il sans réaliser la portée de ce qu'il dit. Il relève des yeux un peu paniqués vers Bayezid. Fin ça va hein, j'ai pas mal du coup ça va ...

Le guerrier ne répond pas, il fouille dans ses poches à la recherche de quelque chose. Il extirpe une potion qu'il avale rapidement. Milo comprend que c'est celle qu'il utilise pour retrouver un visage plus ... supportable aux yeux du monde. Leurs regards se croisent à nouveau alors que la mixture fait peu à peu effet. Le zombie a le sentiment qu'à chaque fois que leurs iris se rencontrent, le temps paraît s'arrêter et ils se perdent l'un et l'autre dans ce flou de souvenirs oubliés et de sensations fantômes. Les yeux de Bayezid sont emplis de questions que Milo n'a pas le temps de saisir avant qu'il ne se détourne. Sa gorge se reconstitue et son visage entier revient vers lui.

Le cœur de Milo rate un battement, peut être deux. Parce que putain, voir Bayezid intact sur quelques photos n'est rien par rapport à l'avoir là, face à lui, ses yeux noisettes plongés dans les siens. Il se sent rougir jusqu'aux oreilles. Son cœur bat à mille à l'heure alors que la voix du guerrier retentit à nouveau, teintée d'une émotion jusque là inconnue.

"C’est quoi le truc le plus fou que t’aies jamais eu envie de faire ?"

T'embrasser. T'embrasser putain.

Le cœur de Milo répond immédiatement mais sa raison le censure alors que ses joues trahissent le trouble nouveau - encore - qui s'est emparé de lui. Ses pensées se mélangent les unes aux autres passant du coq à l'âne. Son regard se pose sur une peluche de tortue abandonnée par un enfant devant un magasin. La panique de n'avoir toujours aucune réponse fait le reste.

- Embrasser ... une tortue ?

Sa voix s'éteint alors qu'il réalise ce qu'il est en train de dire. Un sourire débile étire ses lèvres et un rire mi-gêné mi-euphorique vient secouer ses épaules.

- Je ... oublie ce que je viens de dire, c'est la tension qui retombe je crois,
articule-t-il entre deux éclats incontrôlés.

Il finit par se calmer et essuie les larmes qui perlent à ses yeux. Il glisse la main dans sa poche et sort la feuille qu'il a volée dans le bureau un peu plus tôt. Il lui tend.

- J'ai trouvé ça là-haut ... c'est notre récompense pour avoir gagné une course apparemment. C'est un soutif anti-rhume.

Il marque une pause et glisse un regard sérieux au guerrier.

- Tu vois que j'suis pas fétichiste ! Et y'a aussi un truc pour aller manger à deux ... C'est aux frais du magasin.

Il n'ose pas prononcer les mots "dîner aux chandelles" pourtant, c'est bel et bien écrit sur le papier qu'il tend à Bayezid. Et dans un luxueux restaurant en plus.

- Je sais que l'intitulé fait pitié mais ... J'ai rien bouffé depuis ce matin et j'estime avoir le droit de me péter la panse dans un restau cinq étoiles !

C'est étrange comme rire l'a détendu. C'est étrange comme cette situation n'a aucun sens. Mais, Milo veut vivre l'instant présent pour ne pas regretter, pas maintenant. Et la chose la plus folle qu'il ait envie de faire - à part embrasser ces lèvres si tentantes et caresser la joue dorée de Bayezid jusqu'à s'en user les doigts - c'est manger dans un palace en riant fort et en mettant ses rangos de punk anar sur les chaises. Bousculer les gens pour ne pas qu'on voit à quel point lui est chaotique à l'intérieur.

Profiter. Profiter pour oublier mais surtout, profiter d'avoir des excuses pour ne pas le quitter.
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Tu t’étrangles. Pas tellement sous le coup de l’émotion. Pas tellement parce que tu t’en veux. Juste parce que ta gorge a décidé de lâcher prise à ce moment précis. Tu parles peu d’ordinaire, voire pas. Mais là, tu t’es retrouvé à beugler sur un groupe d’abrutis sadiques.

Et t’aurais aimé pouvoir beugler encore plus.
Saleté de blessure à la con.
Et on dit que la mort soigne tout, qu’on ne garde qu’une apparence parfaite, à l’égal de l’âme.
Belle connerie.

Ou alors c’est juste que ton âme est à ton image.
Celle d’un guerrier ravagé par ses propres flammes.

Tu fronces les sourcils en entendant le diagnostic de Milo. Pourtant, t’y a pas été de main molle. T’es loin de t’en faire pour les autres, et ce n’est pas parce que tu as été amoureux d’une crevette dans son genre pendant un jour que tu vas changer cette partie de toi.

Enfin, ça c’est ce que tu voudrais bien croire.
Mais le fait est qu’il a percuté l’étagère avec trop de force pour que ça ne lui laisse pas de marque.

Tu grommèle un truc inaudible - pour changer - de ta voix aussi brisée que deux pierres qui s’entrechoquent, le temps de te saisir de la potion qui te brûle la peau au fond de la poche de ton treillis. Tu sors la fiole, avale son contenu. Pas d’hésitation.

Pourquoi fais-tu cet effort, au fait ? Pour le bien de votre mission, à présent terminée ? Pour toi ? Ou pour lui ? C’que cette situation te les brise, sérieusement, tu ne sais même plus pour quelle raison tu fais ci ou ça.

Nouveau focus sur Milo.

Pour quelle raison tes yeux le couvent de cet étrange regard, alors que tes paroles sont clouées au fond de ta gorge. Oh que tu hais ces moments de faiblesses durant lesquels tu ne peux plus ouvrir ta grande gueule, ta chair se reconstituant peu à peu sous l’effet des potions.

Tu ne le quittes pas du regard, ce Milo. Tu observes en silence ses joues se teinter de rouge sans pour autant relever ce détail. Colère ou surprise ? Tu t’en moques, attendant que le processus parvienne à son terme.

A sa question, sa voix d’origine retrouvée en même temps que ses cordes vocales réparées, il pique un nouveau fard, qui t’arrache un haussement de sourcil interrogateur. Son regard t’échappe et ses lèvres hésitantes formulent sa réponse.

« Embrasser… »

Tu cilles malgré toi.
T’as peur de la suite, toi qui n’a peur de rien sauf du feu.
Sensation désagréable au creux de ton ventre.

« …une tortue »

Sa phrase s’achève et tu redescends sur terre pour le regarder comme s’il venait d’une autre planète, avec l’horrible sensation d’avoir été emporté sur des montagnes russes.

Il se fiche de toi ?
Un rire léger s’échappe de ses lippes, s’accentue pour lui arracher des lames.

Quelque chose remue à nouveau au fond de toi. Déception ou soulagement, tu ne saurais le dire, mais dans tous les cas, tu n’aimes pas ça. Tu n’aimes pas perdre le contrôle.

La tension retombe finalement de ton côté aussi. Tu fourres tes mains dans les poches de ta veste et te contentes de répondre d’un léger bruit qui passera peut-être inaperçue, mais qui dans ton langage pas très civilisé signifierait quelque chose comme « t’inquiète, j’comprends ».

Parce que tu ressens la même chose.

Crise de fou rire achevée, Milo te tend un papier. Tu t’en empares pour le parcourir rapidement des yeux, tes sourcils se fronçant rapidement à sa lecture.

— Ouai, si tu l’dis, tu grommèles sans lever les yeux du papier, il n’empêche que t’as accepté de le porter et que tu m’as embarqué là-dedans, j’aurais jamais accepté de porter ça moi, j’ai des principes ! tu t’exclames en froissant le papier entre tes mains, ton regard à nouveau planté dans le sien.

« Je suis un homme, un vrai ! » clament tes prunelles enflammées.

Parce que le travestissement et le respect des genres est à ajouter à la longue liste des choses pour lesquelles tu pourrais être qualifié aujourd’hui de vieux con réac’. C’est surtout ta culture d’origine, ta religion natale, qui influence ton jugement.

Mais qui sait ce que l’amour te ferait faire, fusse-t-il complètement chimérique ?

La suite du ramassis de connerie imprimé sur la feuille t’avait échappé, mais Milo s’occupe de te renseigner sur la question. Tu défroisses le papier blanc pour y lire : « Grand prix de la course de saint valentin : un dîner aux chandelles offert dans l’un des plus grand restaurant de Tokyo ! ».

Ton regard passe de la feuille à Milo, puis de Milo à la feuille.

« Dîner aux chandelles ».
Tu dois étriper qui pour cette idée-là ?

Après avoir déchiré la partie qui vous intéresse - nom et adresse du fameux Le pavillon du levant -, tu balances le bout de papier dans une poubelle sans que Bis n’ait eu le temps de sauter en l’air pour l’attraper. Jappement insatisfait, à l’image des traits qui ornent le visage de son maître.

Ton estomac se manifeste, te ramenant à l’ordre. L’argumentation de Milo se tient. Si on enlève le « aux chandelles », ce n’est qu’un dîner gagné à la force des pieds dans une compétition des plus viriles.

Tu croises les bras, regarde Milo.

— Ok, on y va.

Tu étires tes omoplates et ta nuque, réfléchissant. L’adresse ne te dit rien, mais ce doit être dans les alentours du centre commercial, puisque ce foutu magasin a ce fameux restaurant en partenaire.

— Dis, t’aurais pas une carte sur ton téléphone pour qu’on trouve le rest-

Tes neurones s’activent.
Tu détournes le regard.
Vite fait coupable.

— Mhm, on va trouver à l’ancienne, hein… ça doit être plutôt connu.

Tu tournes les talons, scrutant l’horizon à la recherche d’un plan, sans plus d’excuse pour le téléphone de Milo, certainement encore éclaté sur le sol de sa chambre à l’heure actuelle. Tu ne cherches pas à lui demander son avis et encore moins à écouter ses éventuels reproches quant à la victime de ta furie.

Mieux vaut faire preuve de mauvaise foi.



Les dés:
Pile : le restaurant est indiqué sur un plan plus ou moins clair
Face : un.e employé.e du restaurant vient les alpaguer parce qu’ils avaient rendez-vous à cette heure-ci devant le magasin organisateur de la course pour être conduit au restaurant

Si Pile :
Pile : c’est loin
Face : c’est plutôt proche

Si Face :
Pile : pour « faire bien » on leur paye un relooking en les foutant dans une limousine sans les prévenir et ils ont une Cristina Cordula version chimère japonaise un peu hargneuse pour les aider
Face : faut pas pousser mémé dans les orties, un repas au Pavillon du Levant ça coûte déjà assez cher, on ne va pas en plus relooker les clients
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Milo sent que le récit de sa rencontre avec l'étagère ne plait pas au guerrier. Il marmonne, grommelle mais après tout, cela semble faire partie de son mode de communication de base. Le zombie lui-même doute de cette histoire, il ne la comprend pas mais, en même temps, depuis le début de cette journée, il y a tellement de choses qui lui échappent.

Le monde est devenu fou en une nuit.

Bayezid ne semble comprendre les réactions de Milo, il se contente de hausser les sourcils d'un air renfrogné - enfin, plus que son air habituel disons. Le plus petit en lâcherait presque un soupir de soulagement si ses lèvres ne s'en allait pas proférer d'autre idioties. Le regard atterré du guerrier aurait arraché un immense éclat de rire à Milo dans d'autres circonstances mais là, là, il avait juste envie de s'enterrer six pieds sous terre et de rire à s'en déchirer les cordes vocales.

Milo métronome fou, Milo fatigué.

Les mains fourrées au fond des poches, Bayezid attend patiemment la fin de cet envolée de folie. L'explication du zombie a paru lui convenir et ce dernier s'en félicite. En revanche, sa réaction face au papier est égale à lui-même. Ses yeux clament et portent haut et fort une sainte virilité qui tirerait des soupirs au plus petit s'il se l'autorisait. Mais il se tait, préférant se dire pour lui-même qu'il était quand même joli ce soutif et bien pratique.

- Peu importe si tu l'as porté ou non, personne s'en rappelle de toutes façons ...et puis, ça nous a évité de tomber malade comme des chiens. Et vu ce qu'on a apparemment fait hier, je trouve ça plutôt pas mal.

Est-ce ce fou-rire qui libère ainsi ta parole ? Nul ne le saura. Il se dit peut-être que maintenant que l'affaire est "réglée" l'autre sera moins enclin à ces explosions de violence qui semblent le caractériser. C'est sûrement ça qui t'a poussé à lui proposer ce dîner. Ça et l'envie dévorante de rester à ses côtés aussi non ?

Vivre le moment présent avec toi, oublier que j'ai envie de t'embrasser, oublier cette violence et juste rire en sentant mon cœur battre trop fort.

Quoique. Les allers et retours des iris diablement noisette de Bayezid entre Milo et la feuille qu'il lui a tendu ne présagent rien de bon. Inconsciemment, le petit se tend. C'est triste cette ambivalence, crainte désir. Il déchire le papier, les traits du zombie se font penauds, un peu tristes, un peu déçus. Le visage du guerrier, ses bras sont croisés, son regard insondable. Milo déglutit un peu fort.

— Ok, on y va.

La surprise qui se peint dans les yeux de Milo est vite remplacée par une joie mal contenue. Il a l'impression d'être face à son premier amour quand il était en primaire. Il se sent idiot. Mais cette chaleur dans sa poitrine balaye cette sensation. Ça et la question de Bayezid. Il réalise alors soudainement ce que la perte de son téléphone entraine. Plus aucun contact pro, plus de photos, plus de partitions. Il ne retient pas le soupir qui s'échappe de ses lèvres.

- C'était lui ou moi de toutes façons, autant que ça soit lui hein ?

Un sourire tendu étire ses lèvres. Il hausse les épaules.

- Ça se remplace au pire et j'suis pété de thunes maintenant en plus !

La tension s'évacue par un doux rire. Non, Milo n'est pas de ceux qui s'effondrent à la perte d'un téléphone. Les regrets sont passés aussi vite qu'un papillon. L'enthousiasme de devoir chercher par lui-même l'entraine déjà dans une chasse aux trésors endiablée. Il suit Bayezid sans se poser de questions. Ses yeux cherchent un plan du centre commercial. Il en trouve un et s'y précipite en trottinant. Il le parcourt du doigt, cherchant le nom "Le Pavillon du Levant". Mais rien. Il fait une moue déçue.

- J'crois que c'est pas ici, on va devoir prendre un taxi, eux savent tout !

Il entraine Bayezid devant le magasin, le chacal sur leur talons, et hèle un taxi, un bus, un truc pour les transporter. Son estomac gronde de plus en plus. Maintenant que l'adrénaline quitte lentement son sang, son organisme réclame bruyamment sa pitance quotidienne. Milo laisse échapper un rire gêné alors qu'un véhicule se stoppe près d'eux.

les dés du fun:
Dé 1 :
Pile : C'est un taxi
Face : C'est un bus parce qu'ils sont, sans l'avoir remarqué, près d'un arrêt (et à priori, il va au bon endroit)

Si Pile :
Pile : Le taxi est grand, propre et agréable.
Face : Le taxi est miteux et le chauffeur lâche des réflexions pas cools.

Si Face :
Pile : Le bus est bondé
Face : Le bus est si vide que c'en est flippant.
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#1 'PILE OU FACE' :
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#2 'PILE OU FACE' :
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