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Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée)
Ikura Watanabe
lémure

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lémure
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Terminé #1le Mar 5 Mar 2019 - 19:10


I could not give a shit. You don’t even ripple.


identité

NOM : Watanabe.
PRÉNOM : Ikura – qui signifie « Combien ? » en Japonais. Le comble du bon goût pour une fille de prostituée. Elle n’a jamais su si elle devait ce choix cynique à sa mère ou à son proxénète ; qu’importe, son indifférence crasse lui a rapidement fait passer l’envie d’en changer, de toute façon.
DATE DE NAISSANCE : 6/11/1992 – elle a vingt-six ans.
DATE DE MORT : 21/12/2014 – morte à vingt-deux ans.
NATIONALITÉ : Japonaise.
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[x] Anglais, appris cahin-caha durant sa scolarité désastreuse.
[x] Japonais.
[ ] Autre(s) : __________
RACE : Lémure. En quatre ans, elle n’a toujours pas développé de pouvoir – et elle se demande, au fond, si ce n’est pas parce que cela aurait entériné son appartenance au monde des morts, qu’elle refuse viscéralement.
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Naoto Fuyumine – DOGS : Bullets & Carnage.



physique


Ikura est si peu exubérante au premier aspect que les moins avertis ne la soupçonneraient probablement pas. Il est vrai que son mètre soixante-sept la porte au-dessus de la Japonaise moyenne, cependant elle se fait aisément oublier par une allure de coup de vent qui n’offre aucun point d’accroche aux mauvaises mémoires. Ceux qui possèdent une meilleure acuité, en revanche, ne tarderont pas à distinguer les microfissures dans l’apparente banalité de son personnage.

Sa peau, d’une pâleur plus maladive que lumineuse, est comme celle de beaucoup de gens, à la différence peut-être que la sienne est barrée de cicatrices et d’hématomes, palimpseste plus ou moins déchiffrable du rapport qu’elle peut avoir à son corps – un outil, tout au plus, un intermédiaire entre son esprit et les aspérités du monde, aussi exposé, et beaucoup moins solide, quoi qu’elle en dise, que le rocher qui s’interpose entre la falaise et le ressac corrosif des vagues.

Un œil attentif remarquera sans doute ces lividités cadavériques puisqu’elles contrastent singulièrement avec le noir dont elle se vêt presque exclusivement, et d’une manière tout à fait quelconque : des chemisiers usés et mal boutonnés qui tombent sur une poitrine quasiment inexistante, le plus souvent des jupes courtes, au mépris de toute pudeur, qu’elle assortit de collants vite déchirés quand les températures chutent, enfin des Rangers négligemment lacées qui trahissent peut-être un violent désir d’écraser le monde entier. De son absence de maquillage au carré mal taillé de ses cheveux, qu’elle a très bruns et qui durcissent l’air martial qu’elle arbore au repos, tout indique qu’Ikura n’est pas là pour s’embarrasser de plaire à qui que ce soit. Elle est d’ailleurs très avare de sourires et, quand son visage s’adoucit ainsi, ce n’est généralement pas bon signe.

Selon toute apparence, les lentilles bleues ou rouges dont elle couvre parfois le marron tout à fait ordinaire de ses iris n’ont rien d’une coquetterie, mais révèlent au contraire l’intention désobligeante de mettre mal à l’aise ceux qui se hasardent à la regarder au fond des yeux. Le regard d’Ikura est dérangeant, impudique ; d’aucuns lui trouveraient une fixité toute reptilienne : quand certaines personnes, en posant les yeux sur leur prochain, donnent l’impression de l’imaginer nu, celle-ci laisse plutôt penser qu’elle l’imagine ouvert.

Pour ne rien arranger, elle a le corps sec et nerveux, fin comme une aiguille, et si ses muscles sont longs et déliés, il ne s’en dégage qu’une grâce paradoxale, très étrangère à celle des félins : elle se meut plutôt avec l’élasticité d’un lézard, où entre une forme de cassure, et la disharmonie froide dans l’écoulement de ses gestes rappelle discrètement qu’elle peut se déployer avec l’imprévisibilité monstrueuse d’un saut d’araignée. Quand elle s’assoit, sa posture suggère souvent la souplesse dérangeante d’un pantin de bois.

Il est enfin possible de distinguer, dans l’ouverture de son chemisier, la naissance d’une cicatrice laissée par la rafale de balles qui l’a fauchée alors qu’elle essayait d’échapper à la police, peu de temps après avoir fêté ses vingt-deux ans. Elle ironise volontiers à ce sujet, prétend regretter l’absence de ces balles aujourd’hui car cela lui aurait fait du « plomb dans le bonnet » – en somme de quoi remplir un peu plus le soutien-gorge qu’elle ne porte de toute façon jamais.



précisions


• Ikura dit à qui veut bien l’entendre – et même à ceux qui ne le veulent pas – que le Roi l’a « bien baisée avec son pacte à la con » ; aux dernières nouvelles, une tueuse en série ne s’amuse pas en allant faire du shopping ou en se torchant la gueule au bar du coin.

• Il paraît qu’elle a déjà essayé de provoquer la tombée en poussière d’un fantôme : un lamentable échec, même si on ne sait pas trop, aujourd’hui, ce qui a fait avorter le projet – l’intervention d’un tiers ou son propre ennui.

• Son intense frustration la dispose à envier furieusement les vampires qui, eux, ont une licence pour tuer. Elle éprouve envers eux une fascination morbide – leur chef, notamment, a durablement fixé son attention ainsi que ses ovaires.

• Elle a plusieurs fois tenté de franchir la passerelle menant au monde des vivants – du sprint bête et méchant au plus subtil des grimages. Cela n’a jamais fonctionné. Alors, la nuit, elle rêve qu’un genre de masque à gaz très étrange lui permet d’arpenter le Tokyo qu’elle a tapissé de sang des années durant.

• À défaut de pouvoir tuer les gens en les ouvrant, elle s’amuse à traquer ses victimes et à leur tomber dessus aussi brutalement qu’un hooligan pour les forcer à décrire la manière dont elles ont vécu leur mort et lui permettre de revivre le massacre par procuration.

• Contre toute attente, elle est très consciente des valeurs morales qui régissent les sociétés, y réfléchit beaucoup, jusqu’à la nausée, et prend un malin plaisir à les battre en brèche – pas du tout à la façon d’une justicière, puisque son manque d’empathie la rend tout à fait indifférente au malheur du monde, mais comme un enfant, au faite de sa cruauté, se sentirait l’envie irrésistible de souffler sur un château de cartes.

• Elle ne supporte pas le désordre, qu’elle considère comme une forme insidieuse de personnalisation : tout, pour elle, doit être aseptisé, prédisposé à recevoir ses projections fantasmatiques comme une toile de cinéma. À l’attention de ses éventuels colocataires : elle brûle tout ce qui traîne, y compris les animaux de compagnie.

Caractère


Il lui arrive d’être fréquentable. Après tout, elle a ce qu’il faut pour soutenir une conversation : ses yeux brillent d’une intelligence profonde et, à force d’observer les codes sociaux à la manière d’un entomologiste, c’est-à-dire avec une fascination mêlée d’une légère répugnance, elle a parfaitement appris à les reproduire pour donner l’illusion d’une jeune femme capable d’empathie. De fait, après avoir été confronté à son allure d’épouvantail, on peut légitimement s’étonner de la découvrir saine d’esprit ; elle n’est pas folle – ce serait trop facile –, même si le cas échéant, elle aurait très bien pu faire semblant de l’être pour plaider sa cause ; non, elle est simplement une excellente menteuse quand il s’agit de dissimuler combien le sort de ses pairs lui importe peu.

Pour un individu « normalement » constitué, il est impossible de se sentir à l’aise bien longtemps en sa compagnie, car ce qui peut s’apparenter à une qualité chez elle a toujours son pendant irrationnel. Il lui arrive d’être enthousiaste, c’est vrai, d’avoir dans la voix une ardeur presque juvénile qui figure une exaltation saine, inoffensive ; cependant on s’aperçoit rapidement qu’il s’agit d’une ferveur un peu noire, prompte à devenir très inquiétante, et parce qu’ils jalonnent sporadiquement la frise de son indifférence chronique, ses intérêts tournent rapidement à l’obsession voire à la monomanie, deviennent par là même d’autant plus spectaculaires. Certains sujets la passionnent, alimentent la richesse insondable de sa vie intellectuelle : elle pourrait par exemple parler pendant des heures, avec une jubilation malsaine, des absurdités qui fondent les sociétés et de l’ignoble casuistique humaine, de tous ces mécanismes mentaux insoupçonnés qui tendent à décomplexer la médiocrité quotidienne et permettent aux salopards de se regarder dans le miroir sans rougir d’eux-mêmes. À cet égard, elle se montre immanquablement d’un cynisme insoutenable, s’exprimant à travers un humour noir et très souvent obscène.

Du reste, cet intérêt destructeur n’épargne pas ceux qui l’entourent. Ikura excelle quand il s’agit d’abstraire les gens – et de s’abstraire elle-même, et on aurait tort d’oublier que, même lorsqu’elle « aime » à la fureur, l’objet de son désir n’est précisément qu’un objet, un réceptacle vide où elle projette tous ses fantasmes, comme elle a pu le faire avec chacune de ses victimes. Ainsi, lorsqu’elle se livre déraisonnablement à sa passion, qu’elle pense rechercher ardemment l’attention de l’individu qu’elle convoite, il y a en fait de fortes chances que cet amour irrationnel ne survive pas à la personnalisation.

Ce rapport aux autres a sans doute ses racines dans le terreau d’une enfance souillée, qui a commencé d’infléchir totalement sa manière de voir le monde. Ikura n’envisage les relations humaines qu’à travers le prisme d’irréconciliables rapports de force et d’inévitables compromissions. À ses yeux, l’humanité entière s’échelonne au long d’un vaste continuum de la prostitution, de la petite fille prétendument innocente qui minaude pour que son Papa lui achète des bonbons et apprend déjà, par là même, à être la grande putain de demain, à la jolie jeune femme qui se maquille et se moule dans des robes tape-à-l’œil exclusivement pour s’étaler avec complaisance sur le gigantesque marché de la séduction. Envisager son prochain en termes d’amicalité ou de fiabilité, chez elle, n’est plus du tout de l’ordre du réflexe : elle est proprement – et irréversiblement – incapable de faire confiance à qui que ce soit. Cela ne signifie pas que la corruption l’effraie : elle-même ne manque jamais une occasion de s’enfoncer plus avant dans la perversion et adore qu’on essaie de l’acheter, puisque cela ne fait que confirmer ses observations quant à la pourriture plus ou moins avancée de ses pairs.

De prime abord, on lui trouve un esprit aventureux, voire téméraire. La vérité, c’est qu’elle est dangereusement désinhibée, étrangère aux normes sociétales susceptibles de la tenir en bride : il lui en faut beaucoup – beaucoup trop – pour être stimulée, ce qui lui fait inévitablement rechercher les extrêmes – par exemple, elle trouve essentiellement son plaisir dans les situations de toute puissance, où elle peut s’imposer à l’autre jusqu’à l’anéantir dans son individualité. Très peu sujette à la peur, elle sursaute difficilement, et seules les contraintes du monde des morts, paradoxalement, peuvent l’arracher efficacement à son flegme ordinaire : taraudée par une frustration qui ne cesse de croître, elle se découvre de moins en moins endurante à la contrariété, et les colères qu’elle laisse alors exploser ont pour elle quelque chose de salutaire, plus encore lorsqu’elles trouvent leur prolongement dans ses poings. Ikura, loin de réduire sa frénésie à celle de l’amok qui la poussait à tuer dans le monde des vivants, peut se montrer extrêmement violente jusque dans les situations les plus anodines du quotidien ; et dans la mesure où elle ne peut massacrer personne de ses propres mains, ses déchainements feraient passer un combat de chats pour de tendres jeux enfantins.  

Enfin, elle n’a pas la naïveté de se croire hors du système – au contraire –, mais elle se targue d’être dans une certaine mesure sortie de cet engrenage infernal qui consiste à vouloir absolument plaire à autrui : elle se sent étonnamment libre dans sa propension à rebuter, à ne pas satisfaire les attentes. Si elle a parfaitement conscience du désastre qu’a été son enfance, elle ne se cherche pas d’excuses, se soustrait à toute attitude victimaire – à plus forte raison maintenant qu’un procès n’est plus du tout à l’ordre du jour – et ne supporte d’ailleurs pas que l’on cherche à rationaliser ses crimes, à s’expliquer le monstre. Au fond, elle est persuadée – à raison – qu’elle n’a pas besoin de sauveur, et c’est sans doute pour cela qu’elle vit très mal son errance dans le monde des morts, où le pacte qui consiste à s’amuser lui interdit du même coup de faire ce qui l’amuse le plus. Ce qui aurait dû s’apparenter à un étrange Paradis n’est rien de moins que l’antichambre de l’Enfer pour elle – et sans doute l’a-t-elle bien mérité !


histoire


“I just think some women aren't made to be mothers. And some women aren't made to be daughters.”

À trois ans, Ikura ignore la teneur de l’article 3 de la loi anti-prostitution de 1956 : « Nul ne peut faire de prostitution ou en être le client » ; elle ignore qu’aucune peine coercitive ne viendra cueillir les contrevenants pour autant, et que la définition de « prostitution », selon la loi japonaise, n’implique jamais que le coït et exclut tous les autres actes sexuels – mais alors, pourquoi est-elle là ? Elle ignore qu’en ces termes tout faits de détours et d’arguties, la légalité de la prostitution rapporte bien trop à son pays pour que celui-ci consente à s’en priver ; elle ignore encore que sa mère est doublement hors-la-loi en occupant un local – leur « chez elles », pense-t-elle ingénument – que son souteneur lui a fourni pour accueillir « chaleureusement » d’autres hommes. Elle est bien plus préoccupée par le sort qu’a subi Wasabi, sa tortue en peluche, dont l’œil gauche a été arraché par l’odieuse Fuyu à l’école maternelle ; c’est vrai que la peluche n’est pas exactement la sienne et qu’elle-même a dû faire couler des larmes pour se l’approprier, mais ce n’est pas sa faute, sa Maman est trop occupée à être une peluche elle-même pour se soucier de son bien-être. Elle espère qu’aucun de ces hommes en noir ne lui arrachera l’œil gauche. Elle est encore à cet âge où elle ne peut s’empêcher d’aimer désespérément celle qui s’est déchiré les entrailles pour la mettre au monde – après tout, qui aimer d’autre, et de qui espérer apprendre à s’aimer soi-même, sinon d'elle ?

Du reste, elle n’est pas la seule à avoir les yeux trop humides, et Amane, qui ne cesse d’évoquer les histoires que sa mère lui raconte avant de dormir, relève plutôt de l’exception. Certains chanceux parviennent quelquefois à obtenir un baiser réconfortant sur le front, de ceux qui protègent des mauvais rêves ; Ikura, elle, commence tout juste de s’étonner de ce que beaucoup d’hommes connaissent bien mieux qu’elle la soie que sa mère peut avoir au bout des lèvres. Elle serre sa peluche un peu trop fort, la nuit, sait qu’il est inutile d’appeler quand elle mouille son lit.

Elle est à cet âge où il lui arrive de s’arracher à son sommeil et de s’en souvenir ; à cet âge où elle peut se glisser hors du matelas posé à même le sol parce que la porte à galandage a mal été refermée ; à cet âge où sa vue est excellente, et son œil parfaitement ajusté à l’ouverture ménagée par la négligence de sa mère. Mais l’immondice lui rentre d’abord par l’oreille. Ce que l’éclairage tamisé peut avoir de charmant est rendu visqueux par d’étranges halètements – elle ne savait pas, jusqu’alors, que ce bruit pouvait émaner d’autre chose que d’un chien tirant trop sur sa laisse –, quelque chose comme des couinements de souris légèrement aspirés sur la fin – un peu comme le hochet en forme de lapin qu’elle a vainement essayé de voler à Gisuke il y a quelques jours –, un long râle qui ressemble à celui que pousse monsieur Nishimura, l’étrange voisin, quand il se redresse après être resté penché trop longtemps sur le contenu des poubelles. Insidieusement, parce que son esprit cherche à rapporter ce qu’elle surprend à du connu pour mieux l’appréhender, le stupre souille toutes ses représentations, jusqu’aux plus innocentes, lui donne à voir de ses propres yeux, sans la moindre gaze, sans le détour d’ombres chinoises, la réalité la plus crue.

Les silhouettes se déplacent, la boucle d’une ceinture heurte le bois de la table basse dans un bruit mat, et elle ne comprend pas que l’opulente chevelure de sa mère devienne laisse à son tour, que des doigts épais s’y enfoncent hargneusement comme pour la dompter alors qu’elle est tout à fait soumise, aussi complaisamment offerte qu’une tête de chat à l’arrondi caressant d’une main ; elle ne comprend pas que les seins lourds de sa mère, contre lesquels il ne lui a jamais été permis de poser sa joue, deviennent bientôt, et si facilement, l’écrin de tout autre chose. Quelque chose lui déplait dans la manière dont l’homme la recouvre de son ombre, dans la manière dont il bouge, sèchement, brutalement, et tout à coup, elle se sent obligée de jeter Wasabi par terre, trouvant désormais répugnante l’étreinte qu’elle lui a infligée jusque-là.


Le lendemain, elle abat son petit poing sur le visage de Chidori, qui suçait innocemment son pouce, parce qu’elle sait, à présent, qu’une bouche est bel et bien vouée à tout manger, et pas seulement ce qui se trouve dans les bols de la cantine. Elle n’a aucune idée de ce qu’est l’obscénité ; pourtant tout, confusément, lui devient obscène.


“When a child knows that young that her mother doesn't care for her, bad things happen.”

Il a fait très froid, ces derniers jours, si froid que son sommeil est toujours de plomb, un noir bonheur qui, temporairement, lui fait tout oublier. Elle ne perçoit pas immédiatement les deux charges qui, bientôt, tour à tour, font ployer l’extrémité de son matelas. Dans la brume encore trop dense de son endormissement, elle ne s’affole pas, parce que la sensation lui est déjà familière et qu’un souvenir agréable lui revient ; celui, réconfortant, d’un gros chien tendre et pataud amené par un homme en noir débordé, quelques semaines plus tôt – cela ne vous dérange pas ? avait-il demandé ; non, avait complaisamment répondu sa Maman, et elle non plus, cela ne la dérangeait pas, bien qu’elle n’ait pas eu son mot à dire. Le chien avait été mis à l’écart, évidemment, et avait fini par se frayer un chemin jusque dans son simulacre de chambre. À moitié endormie, elle avait senti ses pattes s’enfoncer timidement dans le matelas, estimer prudemment la place que pouvait occuper son corps soyeux roulé en boule. Elle s’était retournée, avait eu peur un instant, mais le chien, alors, s’était mis à remuer la queue tout doucement et avait adorablement baissé les oreilles en signe de soumission. D’une main, elle lui avait gentiment flatté le museau, puis elle s’était rendormie, rassurée d’avoir contre ses jambes une boule d’amour et de chaleur dont la respiration paisible avait rapidement répondu à la sienne.

Elle songe avec candeur qu’un autre moment de grâce lui est offert. Seulement, le chien, lui, n’avait pas continué sa progression sur le lit, ne s’était pas écrasé de tout son poids contre son dos, menaçant de rompre son diaphragme, la forçant à s’arracher au sommeil dans un sursaut sans lui laisser le temps de remplir ses poumons ; le chien, lui, n’avait pas appliqué sa patte sur sa bouche pour l’empêcher de hurler, ne s’était pas soulevé un instant pour se débarrasser des couvertures et faire entendre le desserrement d’une ceinture, l’éclair d’une fermeture, avant de relever sa chemise de nuit et d’offrir sa peau d’enfant de quatre ans à la morsure du froid extérieur, puis à celle plus moite, plus rêche, d’une peau bien plus âgée que la sienne.

Elle ne comprend pas tout de suite que quelque chose la déchire, lui transperce les entrailles et semble vouloir forer, forer, forer jusqu’à sa gorge ; elle n’a tout d’abord qu’un tressaillement dans les yeux, et ce doit être exactement le même émoi qui traverse le verre lorsqu’il est sur le point d’entrer en collision avec le sol et de se briser. Elle ne comprend pas et essaie de rationaliser la douleur qu’elle éprouve, et qu’elle n’aurait jamais pu soupçonner ; son corps comprend avant elle et ses yeux s’embuent de larmes tandis qu’elle se demande si ce qui lui arrive a quelque chose à voir avec la manière dont elle peut chapeauter ses doigts des mûres offertes par un homme en noir généreux, quelquefois, la manière dont elle les enfonce autour de la pulpe de son pouce, de son index, de son majeur, de son annulaire et de son auriculaire avant de les gober, une à une, seul véritable luxe, seule véritable volupté de son existence ; mais alors il ne lui semble pas que les mûres souffrent autant qu’elle ne souffre à cet instant. Cela a-t-il quelque chose à voir avec la façon dont elle plante malencontreusement sa baguette dans l’un des maigres morceaux de kabocha cuits à la vapeur qui remplissent parfois son bol ? Cela est-il du même ordre que ses jeux dans la terre, quand elle y introduit durement un bout de bois pour se donner l’air de préparer la tambouille du soir – la terre, alors, souffre-t-elle autant qu’elle ne souffre à cet instant ? Toutes ses tentatives de compréhension et de standardisation de la douleur échouent lamentablement, et à nouveau, toutes ses représentations enfantines sont sacrifiées au feu répugnant qui lui lèche le ventre par à-coups.


Son dos est froid, à présent, aussi froid que l’intérieur de ses cuisses ne brûle, et elle reste un long moment hagarde dans son lit, sans entendre les gémissements plaintifs de sa mère qui se recroqueville sous les allées et venues trop violentes de l’homme au-dessus d’elle et la pluie cinglante de ses gifles colériques.


Quand elle cherche enfin à la rejoindre, dans une titubation douloureuse de chevreau tout juste né, elle songe tout à coup, en considérant sa mère qui nettoie ses plaies et ses souillures, que celle-ci doit absolument la serrer dans ses bras, lui montrer d’une manière ou d’une autre qu’elle l’aime, ne serait-ce qu’un peu, avant que tout ne se casse définitivement en elle. Ses yeux suivent les siens, plus avertis, quand ils cheminent jusqu’à l’intérieur de ses cuisses, luisant d’un sang pâli par une viscosité blanchâtre qu’elle n’a jamais vue, et elle ose s’approcher un peu plus, prête à recevoir l’étreinte réconfortante que sa mère doit absolument lui donner maintenant qu’elle a tant souffert ; mais celle-ci, plutôt que d’ouvrir les bras, lui tend un linge mouillé d’eau chaude en lui enjoignant de se nettoyer, s’adressant à sa fille comme elle se serait adressée, sans doute, à une simple collègue. Alors, tout ce qui reste de son monde intérieur s’écroule pour de bon.


“A child weaned on poison considers harm a comfort.”

Certains hommes en noir imposent à sa mère des pratiques illégales et s’offrent le plaisir de la rouer de coups ce faisant, parce qu’ils savent qu’elle risque plus gros qu’eux, qu’elle est bien plus concernée par la menace d’une « arrestation pour atteinte à la moralité » ; Ikura, elle, a beau courir aussi confusément qu’une souris dans l’atmosphère sordide du local, elle ne parvient pas à échapper longtemps à la main brutale qui se referme sur ses cheveux quand son tour vient. Il n’y a pas de place sous son lit pour cacher le moindre croquemitaine ; non, le démon du Namahage vient toujours d’au-dessus.

Elle retourne à l’école maternelle sitôt que les lésions ont assez guéri pour lui permettre de marcher à peu près convenablement. Ses yeux prennent parfois la fixité égarée de ceux qui commencent tout juste de regarder au-dedans d’eux-mêmes, y découvrant avec frayeur un abîme insondable, le poids d’une conscience née prématurément. La majorité sexuelle, au Japon, est fixée à treize ans. Elle a près de dix ans d’avance.

Le stupre, irrémédiablement, s’applique sur le monde qui l’entoure à la manière d’un filtre de saleté. Les gestes les plus anodins lui sont insupportables ; Fukuo qui insère son crayon de couleur miniature dans le taille-crayon sous la surveillance de la maîtresse ; la maîtresse qui enfonce le capuchon de son stylo à son extrémité avant d’écrire ; les flûtes à bec dans la bouche de ses camarades pendant l’atelier d’éveil musical ; parfois elle se sent obligée de fermer les yeux très fort, de se secouer, de s’ébrouer comme une bête mouillée dans l’espoir de faire tomber d’elle-même toutes ces images qui lui parasitent l’esprit ; de plus en plus souvent, elle voudrait simplement pouvoir se lacérer le visage, trouver un autre genre de douleur qui puisse remplacer celle, beaucoup trop visqueuse, qui lui colle à la peau.

Elle abrite une violence qui ne cesse de croître et brûle de se manifester. Bientôt, il ne se passe plus un jour sans qu’elle n’ait agressé l’un de ses camarades, d’un coup plein de hargne ou d’un geste obscène qui reproduit ignoblement les pratiques de sa mère.

Un jour, elle tape sur l’œil gauche de l’odieuse Fuyu jusqu’à ce que la maîtresse les sépare. L’œil gauche n’est pas tombé, mais elle apprend, quand sa mère est convoquée, que l’odieuse Fuyu en a définitivement perdu l’usage à cause des points lumineux permanents qui, désormais, en tapissent le fond.

Les parents de l'odieuse Fuyu veulent porter plainte et l’école, afin d’éviter les complications et le scandale, tâche de les apaiser et d’étouffer l’affaire en excluant définitivement l’intenable Ikura. Sa mère, à elle, ne prend pas le temps de lui expliquer qu’elle n’a pas les moyens de l’envoyer dans un établissement spécialisé et l’abandonne sans un mot, avec tout juste un regard de dégoût, dans un centre de protection de l’enfance.


“If you can't take care of me while I'm alive, you have made me dead anyway.”


Ikura observe le sourire bienveillant de la monitrice avec la défiance d’un chat échaudé. On ne sait jamais, peut-être que, quand personne ne regarde, ce sourire se referme lui aussi sur des hommes en noir. Sa mère n’a laissé que son acte de naissance et on la garde au centre le temps qu’aboutissent les démarches administratives, le temps que s’achève la batterie d’examens médicaux qu’elle doit subir pour être remise sur pied au plus vite. Il n’y a pas de place, ici, il faudra l’envoyer ailleurs, où il risque de ne plus y avoir de place non plus. Elle fond en sanglots quand personne ne regarde, et ses pleurs semblent quelquefois surgir des profondeurs primitives du monde.


Dès le début, elle se méfie de la chance qui l’envoie dans une famille d’accueil établie à Natori, honteuse d’avoir à héberger sa chétive carcasse mais motivée par l’heureuse promesse de percevoir des aides sociales qui viendront compléter des revenus parfois trois modestes. Le centre de protection de l’enfance a sans doute été soulagé de les voir partir, elle et ses frasques. Seule la monitrice qui l’a accueillie s’est hasardée à essayer de la prendre dans ses bras ; elle l’a mordue avant de s’échapper avec la brusquerie d’une petite bête farouche.


La rencontre avec ses « parents adoptifs » est insupportable pour elle, qui les regarde par en-dessous avec l’hostilité d’un rat affamé. La sévérité de leur visage ne lui échappe pas, même s’ils font ostensiblement l’effort de se composer une expression avenante, soucieuse de son bien-être. La mère de fortune, surtout, semble déjà se convaincre qu’elle va parvenir à faire quelque chose de ce petit monstre-là, de cet enfant dont elle ne sait que très vaguement qu’il a été fini aux coups et aux semences étrangères. Le père, lui, ne tarde pas à poser sur elle un regard ennuyé. Elle se demande si, lui aussi, viendra lui couvrir le dos comme une plaque de goudron quand elle aura l’imprudence de dormir. Elle doit le penser un peu trop fort, d’ailleurs, ou bien sous-estime-t-elle l’éloquence de ses yeux, car il se détourne bientôt en réprimant péniblement une grimace d’aversion. Elle se dit confusément que les hommes doivent reconnaître – comme un chien de chasse reconnaît le fumet de l’animal qu’il piste – l’empreinte de turpitude qu’ils appliquent indélébilement sur tout ce qu’ils touchent.

Mais enfin, on lui vend tout cela comme un nouveau départ – comme s’il y en avait jamais eu un premier. L’appartement est petit et austère, mais propre ; on lui a préparé de nouveaux vêtements et tout indique qu’elle mangera dorénavant à sa faim. Avec l’aide du centre de protection de l’enfance, ses « parents adoptifs » l’inscrivent dans un établissement spécialisé, cependant la proximité d’autres enfants du malheur n’arrange rien. Il lui semble parfois qu’elle n’est qu’une poupée de chiffon garnie de cendres et qu’elle manque de s’étouffer à chaque respiration ; leur douleur à tous embaume et rend l’air corrosif, délétère. En dépit de tous les efforts des éducateurs, le seul moyen pour elle de remonter à une surface respirable est de plonger corps et âme dans la surenchère ; elle n’est soudainement plus une coquille vide quand le regard de ses camarades s’allume d’épouvante puis se brouille de larmes sous ses coups répétés. Elle se sent exister, vivre par procuration à travers l’exacerbation de leur souffrance ; elle acquiert de l’importance en ce que l’espace d’une seconde, d’elle seule dépend la fin de leur calvaire et le début des quelques heures où ils pourront, enfin, laisser échapper quelques soupirs de soulagement. Son ombre, désormais, ne se fait plus engloutir par celle d’un autre mais se répand sur le petit monde qui l’entoure dans une extraordinaire vomissure de violence. Elle apprend, enfin, qu’il n’est pas obligatoire pour elle de rester fragile.

Dès le troisième jour, son « père adoptif » fait pleuvoir les coups sur son dos pour la punir de ses écarts, et elle n’a pour lui que le regard méprisant de celle qui savait déjà.

Profondément instable, le corps et l’esprit lacérés de traumatismes dont elle a plus ou moins conscience, Ikura grandit tant bien que mal en rebondissant d’école spécialisée en école spécialisée, sa famille d’accueil allant jusqu’à solliciter l’aide de bénévoles associatifs pour réussir enfin à la tenir en bride. L’apprentissage ne la distrait qu’un temps, elle a l’esprit vif mais parasité par des questionnements qui, d’après ses éducateurs, ne sont pas de son âge. En somme tout échoue, et parce que les maltraitances envers les plus jeunes sont fréquentes au Japon, parce que les moyens manquent pour endiguer ce phénomène, parce que les places sont précieuses, elle finit par être expulsée au profit d’un cas moins désespéré.

Contrainte de retourner à l’école publique pour sa dernière année de collège, Ikura découvre un nouveau terrain de jeu où les élèves sont aussi tendres et fragiles que des mottes de beurre ; elle n’a qu’à s’y enfoncer, elle veut déjà que ce monde la sente comme on peut sentir une lame, et c’est un désastre. Ne travaillant jamais plus que nécessaire pour maintenir la médiocrité de ses résultats, elle participe volontiers aux brimades amorcées par les autres collégiens sur leurs camarades les plus vulnérables et les orchestre bientôt, forçant ses victimes à s’infliger d’horribles choses, de la consommation d’insectes morts au piment frotté contre leurs parties génitales. C’est sans doute à elle que la superbe Hanayo doit sa première tentative de suicide.

La culture du secret la protège pendant un temps, mais l’impunité ne l’intéresse pas : comme à chaque fois, elle se sent un jour l’envie irrépressible d’aller trop loin, de faire en sorte que les professeurs ne puissent plus fermer les yeux sur l'échec monstrueux qu'elle représente.


“I have a meanness inside me, real as an organ. Slit me at my belly and it might slide out, meaty and dark, drop on the floor so you could stomp on it.”


Le directeur de l’école les reçoit, elle et sa « mère », dans son bureau aseptisé. Ikura aime beaucoup l’ordre qui y règne et consent même à refermer ses jambes quand sa tutrice lui frappe discrètement la cuisse avec un regard mortifié. Elle se redresse, se met à regarder l’homme comme si elle s’apprêtait à s’agenouiller devant lui, et l’écoute imperturbablement exprimer ses griefs, un sourire caustique aux lèvres. La pauvre femme assise à côté d’elle ne sait pas encore et se décompose à mesure qu’il lui révèle les faits, tout en luttant pour ne pas trop manifester la gêne profonde qu’il éprouve. « Madame, je vous ai convoquée aujourd’hui parce que mademoiselle Watanabe s’obstine dans un comportement plus que déplacé, sans jamais s’en excuser du reste. » Il marque une pause tandis que la femme blêmit un peu plus, prête à entendre le pire. Ikura enroule distraitement une mèche de cheveux autour de son index et croise lentement les jambes dans un grossier simulacre de lasciveté. Le directeur poursuit en la fustigeant du regard : « Croyez bien que je ne vous fais aucun reproche, madame, et que j’imagine combien il est difficile pour vous de tenir mademoiselle en bride. Je crains cependant qu’il ne soit plus possible pour mon établissement d’accueillir mademoiselle. Les brimades à l’encontre d’autres élèves peuvent à elles seules constituer un motif d’exclusion – il ignore la bouche d’Ikura qui prononce muettement un « Menteur. » aiguisé d’une cruelle raillerie –, mais mademoiselle Watanabe a irréparablement aggravé son cas en ayant un geste obscène à l’égard de son professeur de mathématiques. » Les mains de la femme se mettent à trembler sur sa jupe mal coupée. Elle bredouille : « U-un… Un geste obscène… ? » Ikura ne quitte pas le directeur des yeux lorsque celui-ci rassemble toute sa contenance pour formuler la broutille qu’il considère comme un crime : « Mademoiselle Watanabe a explicitement mimé une fellation à l’attention de son professeur, devant tous les élèves de la classe. » Du coin de l’œil, elle voit sa tutrice porter une main épouvantée à sa bouche pour y étouffer un sanglot ; aussi en profite-t-elle pour enchérir avec l’aplomb des consciences complètement débridées : « Si vous voulez tout savoir, je ne me suis pas contentée de mimer, avec lui. » Elle se compose un air rêveur tandis que le directeur pâlit et que le regard médusé de sa tutrice lui brûle le profil. L’homme inspire profondément et l’interroge en articulant nettement : « Mademoiselle Watanabe, êtes-vous en train d’accuser votre professeur de mathématiques d’avoir eu des rapports sexuels avec vous, une jeune fille d’à peine quinze ans ? » Les sourcils d’Ikura s’arrondissent dans une caricature d’étonnement : « Oh, je ne l’accuse de rien, monsieur le Directeur, et c’est très compréhensible, ce qui est arrivé. Il serait difficile de lui en vouloir car j’ai beaucoup d’expérience en la matière, vous savez ; il faut dire que j’ai commencé à l’âge de quatre ans. »

C’est plus qu’ils n’en peuvent endurer tous les deux et le reste de l’entretien n’est qu’un chaos de mots méprisants, de cris et de sanglots, essentiellement poussés par la pauvre femme qui a essayé de faire d’elle une élève fréquentable. Très étrangement, son aveu « Roh, si on ne peut même plus plaisanter ! » ne parvient absolument pas à calmer les esprits.


À l’extérieur, alors qu’elles rejoignent la voiture, celle qui pleure comme une véritable mère, la lettre d’exclusion à la main, secoue frénétiquement la tête et bafouille des prières, dans l’espoir touchant de repousser la vérité loin d’elle. Quand elle se tourne vers Ikura, qui n’éprouve qu’une jubilation mauvaise mêlée de colère, ses sanglots redoublent – c’est la première fois qu’elle se montre si affectée par ses âneries, remarque-t-elle avec indifférence : « Tu… Tu m’as fait honte à un point que tu ne peux pas te représenter. Je ne sais pas ce que je vais faire de toi ! Je ne sais pas s’il est seulement possible de faire quelque chose de toi ! Tu… » La jeune fille, à nouveau, feint de s’étonner et l’interrompt : « Attends un peu, tu as donc compris ce qu’il me reprochait ? Non parce que vu la tronche que tire mon pauvre petit Papa chaque fois qu’il rentre du boulot le soir, j’aurais plutôt parié sur le fait que tu ne savais pas du tout ce qu’est une fellation. » Parce que l’affront se passe de réponse, c’est une gifle qui la cueille, avec une telle sècheresse qu’elle s’en trouve à son tour mortifiée ; l’humiliation remue quelque chose en elle, qui sent dans ce geste, pourtant bien en-deçà des sévices paternels, toute l’impuissance d’une mère blessée ; néanmoins, plutôt que de porter une main fébrile à sa joue, plutôt que de fondre en larmes et en suppliques, elle lui fait à nouveau face pour la frapper à son tour, non pas d’une simple gifle, mais d’un poing rageur qui devait tôt ou tard s’abattre sur elle et ses prétentions déplacées de sauveuse. La pauvre femme, saisie d’effroi, titube en se tenant le visage, jusqu’à tomber sur l’asphalte ; elle n’a pas le temps de réagir que sa mauvaise fille a déjà disparu en courant au coin de la rue.


Les derniers mois qui la séparent de ses seize ans sont jalonnés de disparitions plus ou moins longues. Peut-être se vend-elle, peut-être commet-elle de menus larcins ; elle n’en a jamais rien dit. Un jour, quelques-unes de ses affaires disparaissent. Elle ne rentre plus du tout.


“I was raised feral, and I mostly stayed that way.”


Sac sur le dos et capuche sur la tête, Ikura s’engouffre dans le métro puis avise une place miraculeusement libre, à moitié occupée par un homme bedonnant qui transpire dans son costume mal repassé tout en se payant le luxe de trop écarter les jambes. Avec son air de voyou renfrogné, elle s’installe lourdement sans se soucier de le heurter au passage, et comme il a le culot de protester, elle aboie en rabattant brusquement sa cuisse du plat de la main : « T’as qu’à me fermer tout ça, sombre connard, manifestement y a rien dans ton froc qui justifie que tu t’étales autant ! » Les passagers se tournent vers eux et l’homme, conscient d’être au cœur du spectacle, rougit de colère et se met à lui postillonner dessus : « Mais enfin vous êtes folle, piaille-t-il en rapatriant lâchement ses jambes contre lui, c’est un scandale de déranger les gens ainsi… ! » Tandis qu’il cherche vainement un peu de soutien auprès des autres passagers, Ikura souffle furieusement par le nez : « Tu sais ce qui est fou et scandaleux, raclure de pelle à merde ? C’est que tes putains de couilles aient plus d’air à respirer que moi ! Dégage ! » Choqué, soucieux que la confrontation ne dégénère pas en pugilat – surtout, pas de vague –, l’homme consent à se lever enfin et à s’éloigner raisonnablement de l’adolescente qui le suit du regard avec des airs de crocodile du Nil. Elle finit par croiser les bras et se tenir tranquille, fluette sur son siège, si bien qu’une femme, qui de toute évidence ne s’était pas assise à la place qu’elle occupe désormais en raison de la précédente invasion masculine, en profite pour s’installer enfin, très timidement. Ikura, qui vient de comprendre, la regarde fixement et finit par cracher : « C’est ça, dis pas merci, surtout ! » La jeune femme rougit, cille craintivement et bredouille de maladroits remerciements de très bonne grâce. Ikura se renfrogne un peu plus et se jure de leur faire perdre la face, à tous.


“You think you know the answer, you’re going to find peace? Like knowing is somehow going to fix you? You think after what happened there’s any peace for you, sweetheart? How about this. Instead of asking yourself what happened, just accept that it happened.”




Le fait d’errer dans le doya-gai local et de vivre de petits expédients ne contribue qu’à lui faire bouillir le sang un peu plus. La résilience des siens l’écœure, leur répugnante propension à se complaire dans le malheur au lieu de sauter au visage de leurs bourreaux toutes dents dehors la fiche peu à peu en l’air. Ici, de plus en plus d’hommes qui n’ont même plus les moyens de se payer une lamentable chambre s’entassent dans les rues trop étroites. Certains ne savent pas qu’ils peuvent bénéficier d’aides, et il y a de fortes chances qu’ils ne le sachent toujours pas, même en 2014, quand la loi commencera réellement d’être de leur côté. C’est en les côtoyant qu’Ikura s’aperçoit avec acuité de son déficit intérieur : leur sort lui est si indifférent qu’elle se sent véritablement seule au monde pour la première fois.

Quelquefois, pour se réchauffer un peu, elle imagine leur désastre refluer à la gueule du gouvernement comme un dégueulis. Il n’y a que des laissés-pour-compte, dans ce bidonville qui ne s’assume pas, et pendant qu’ils souffrent, pendant qu’ils meurent dans leur propre merde et qu’on les oublie aussi naturellement qu’on respire, pendant ce temps-là, des gens cautionnent tacitement tout cela, des gens dorment sur leurs deux oreilles et parviennent à se regarder dans le miroir le matin. C’est leur insouciance dégueulasse, et non la souffrance ambiante, qui lui fait vraiment quelque chose, qui lui tord le ventre de colère. Elle enrage pour de bon et se surprend tout à coup à vouloir donner la nausée à son pays ; une bonne grosse chiasse qui le fera déborder par tous les trous.


Elle ne tremble pas la nuit où elle s’immobilise furtivement devant un clochard endormi, s’empare d’une main gantée de l’une des trois bouteilles qu’il a vidées, la casse un peu plus loin contre le mur sans même lui arracher un mouvement, et l’abat pour lui taillader profondément la gorge. Elle a tout le temps, tandis qu’il s’éveille brusquement dans un sursaut et un pitoyable gargouillis de sang, de s’éloigner et de s’accroupir derrière une benne pour le regarder agoniser sans même pouvoir appeler à l’aide, sans même avoir assez de mains pour retenir la vie qui s’échappe de lui à gros bouillons. Le cœur d’Ikura palpite délicieusement pour la première fois ; ce n’est que de la vermine et de la souffrance en moins, se dit-elle en souriant, décidée à faire voler en éclat la bonne conscience illégitime qui innerve les beaux quartiers.


Elle n’a pas d’arme, ne cherche pas à s’en procurer, s’émerveille de constater que la rue elle-même lui offre immanquablement tout ce dont elle a besoin pour commettre ses horribles forfaits. Il lui semble, du reste, qu’il serait imprudent de rester trop longtemps à Natori. Bientôt, elle se met à prendre le bus pour aller de ville en ville, répand une odeur de fer dans chaque doya-gai, parfois en-dehors, avec la complicité de la nuit. Malgré les efforts de la police pour étouffer tout scandale, le nombre croissant de cadavres qu’elle laisse derrière elle finit par ne plus pouvoir échapper à la presse japonaise. Elle s’en réjouit, s’arrête fréquemment dans un konbini pour lire dans un journal la manière dont on relate ses exploits. Pendant longtemps, en raison des nombreuses prostituées qui expirent également entre ses mains, elle reste selon les enquêteurs un homme âgé de quarante à cinquante ans, prédateur sexuel, qui a sans doute subi des sévices psychologiques de la part de sa mère. Ikura secoue négativement la tête. Elle n’en veut pas à sa mère, au fond ; les deux seules femmes de sa vie ont sans doute fait ce qu’elles ont pu pour la sauver, selon leurs modestes moyens, songe-t-elle pour jouer la carte de l’indulgence dans un accès d’ironie cruelle ; mais quel dommage, vraiment, que la première réponde si fidèlement aux stéréotypes auxquels l’assigne la majorité masculine : on a tôt fait d’accuser les mères, puisque les pères se soustraient souvent au jugement par leur absence, et si elle devait en vouloir à la sienne, ce serait bien plutôt pour leur avoir fourni une occasion de plus de systématiser les monstres – presque tous, paraît-il, ont eu une mère défaillante, et elle est un peu déçue de constater qu’elle-même n’a pas su échapper à la règle.


Paradoxalement, la trivialité poisseuse du sang augmente son besoin d’abstraction. L’individualité de ses victimes compte de moins en moins et, parallèlement, elle se sent de plus en plus l’envie de s’alimenter l’esprit, au point de se hasarder quelquefois à voler des livres qu’elle dévore dans une frénétique boulimie intellectuelle.


C’est probablement une lettre laissée à dessein sur le cadavre d’une prostituée et également envoyée à la presse, en 2011, qui commence de mettre la police sur sa piste. La ville de Sendai a été frappée par un séisme qui a provoqué près de vingt-mille morts et, bien que ce nombre lui ait causé un vertige délicieux, elle n’a pu s’empêcher de songer à sa prostituée de mère, de se demander si elle avait eu le culot de rester en vie ; elle envisage même de retourner dans sa ville natale pour en avoir le cœur net, et en finir le cas échéant. Elle n’a massacré que des putains, cette année-là, et quand elle y repense, elle ne regrette même pas d’avoir fait l’erreur d’écrire. Au fond, peut-être cherchait-elle à être enfin appréhendée ?

« Vous savez, celle que vous connaissiez sans doute et que vous regrettez maintenant de ne plus pouvoir baiser, bande de cochons, a eu le loisir de me demander pourquoi je faisais tout ça. Je n’aurais sans doute pas dû perdre mon temps à lui expliquer qu’elle se trompait en me posant une telle question, mais toute réflexion faite, je pense avoir bien fait et il me paraît finalement important de vous éclairer à votre tour, des fois que ça puisse vous motiver à vous sortir enfin les doigts du cul. Je lui ai dit que ma mère était une prostituée et que ma naissance a probablement été l’un des grands drames de sa vie. N’allez pas dire comme toujours que le problème, c’est la mère. Non, le problème, le vrai problème, c’étaient tous les porcs qui gravitaient autour d’elle et qui, à force de cogner dessus, à force de l’obliger à abstraire son propre corps pour n’être qu’un témoin lointain des horreurs qui lui arrivaient, a dû perdre tous les outils qui auraient pu lui permettre de me protéger un peu mieux, peut-être même de m’aimer un peu. Elle vendait son cul, c’est vrai, par nécessité, par paresse, parce qu’il est effectivement facile de se faire du fric en profitant de votre concupiscence ; au fond, la vraie raison, je m’en tape : elle vendait son cul, et elle aurait pu le faire dans de meilleures conditions sans votre putain de goût pour les euphémismes et le pognon. Le problème, c’est qu’avec votre bénédiction, il existe des hommes, beaucoup trop d’hommes qui considèrent qu’un môme de quatre ans ferait très bien autour de leur queue, un peu comme une gravure ferait très bien dans leur salon. Avant que vous ne me traitiez de tarée, j’aimerais juste vous rappeler, quand même, que vous servez un pays qui permet encore certains actes de prostitution avec des mineures et qui ose appeler ça des « relations d’entraide » ; c’est joli, c’est pudique, ça n’effarouche pas la loi. Evidemment, quand j’ai raconté tout ça à la pute que j’étais en train de lacérer – c’est comme ça, puis ça pleure, plus ça tremble, plus j’aime ça et plus je me sentirais presque pousser une bite tant je me sens influente –, elle s’est mise à jouer la carte de la compassion, a commencé à me dire que j’avais beaucoup souffert, mais que reproduire vos dégueulasseries, ce n’était pas la solution, qu’elle pouvait m’aider. J’en ai ma claque des messies, surtout quand ils compatissent seulement pour sauver leur cul. Je lui ai dit qu’aucun des enfants victimes de vos manquements ne méritait d’être sauvé. Elle n’a pas compris, bien sûr. Que se passe-t-il, quand on arrête un tueur en série ? On fait comme la pute. On se demande ce qui a bien pu le mener à faire un truc pareil. On cherche les vrais coupables – forcément la mère, donc. On rationalise quelque chose qui ne devrait jamais être rationalisé, et ça en dit long sur tous les désastres qui ont été provoqués par votre capacité d’abstraction à la con. Pour comprendre, pour vous expliquer le tueur en série, il y a un moment dans votre réflexion, un court moment – mais beaucoup trop long déjà – où vous allez envisager qu’un môme de quatre ans, parfois même de quelques mois, puisse se faire écarteler par une queue plus épaisse que son avant-bras, où vous allez en accepter la possibilité exactement comme il faut abstraire une formule de mathématiques pour pouvoir l’appliquer, avec distance et détachement, simplement dans le but de pouvoir en faire un système. Il y a donc, dans votre système qui vous permet de standardiser le phénomène « tueur en série », une acceptation sans véritable révolte du fait qu’un enfant puisse être battu, violé, et devenir le monstre qu’un porc a semé dans ses entrailles ; vous vous dites qu’il faut bien l’envisager pour comprendre, et vous grimez votre indifférence écœurante en résignation – malheureusement ça arrive, le monde est ainsi fait, nous faisons notre possible pour que ça n’arrive plus. En d’autres termes, vous êtes complices. La pute n’a jamais compris. Pour elle, il était normal de faire abstraction des réalités les plus sordides afin de pouvoir survivre. Je pense qu’il ne vaut pas la peine de survivre au prix d’une telle compromission. Je souhaite à tous les enfants abusés à cause de votre négligence de devenir d’immondes tueurs en série, de manière à ce que vous récoltiez encore longtemps toute la merde que vous avez semée. Il serait trop facile, trop doux pour vous que l’on s’en sorte. Vous n’avez pas idée des monstres que vous créez chaque jour et, pour ma part, je vais mettre un point d’honneur à échapper à tous vos efforts absurdes de systématisation. »

Oui, de toute évidence, elle cherchait en effet à être appréhendée, rêvant d’un magnifique procès durant lequel, enfin, elle pourrait à travers les médias vomir toute sa haine et sa rage à l’encontre de ce pays qui lui faisait l’offense de dormir tranquille.


“I was never really on my side in any argument. I liked the Old Testament spitefulness of the phrase got what she deserved. Sometimes women do.”




Cela ne se passe pas exactement comme prévu. Elle met plusieurs années à revenir à Sendai, continuant de se jouer des autorités en laissant toujours plus de cadavres et de faux indices derrière elle, poussant fréquemment la témérité jusqu’à traquer les prostituées de luxe. Mais pendant ce temps-là, taraudée par l’ampleur que ne cesse de prendre l’affaire, la police fait bien son travail, ainsi qu’elle l’a désiré, et les suspects les plus pertinents dans le vaste secteur où les crimes ont été commis sont éliminés un à un ; bientôt, il ne reste plus qu’elle, une femme, la seule du lot. Elle n'ignore pas que les enquêteurs ont d'abord considéré prudemment le genre féminin qu'elle a pris le risque de révéler, les tueurs en série étant réputés pour être menteurs. Mais grâce à sa lettre, on la sait au moins dangereuse et irrécupérable, grâce à ce qui lui a servi d’entourage et aux témoignages des nombreux établissements qu’elle a fréquentés, on est en mesure de la reconnaître ; on prévoit ce fatidique retour à la mère, c’est presque rituel, paraît-il, et on envisage de la jeter en pâture à la justice une fois qu’elle aura avoué sa culpabilité, mais elle-même ne prévoit pas assez – ou trop tard – la consigne qui ordonne de tirer à vue au moindre signe d’hostilité.

Elle commet son dernier crime ce soir-là, dans le local où elle a grandi, rapidement reconstruit après le séisme, et où sa mère n’est plus, peut-être morte, en tout cas remplacée par une autre bouche trop goulue. C’est à ce moment-là que l’amok se déclenche, plus intensément que toutes les autres fois, inhibant sa prudence, l’obligeant à lancer son couteau de combat dans la gorge de l’unique vigile qui surveille la porte, le temps de le désarmer et de l’achever ; à l’intérieur, cela s’agite déjà, le client se reboutonne en vitesse afin de s’enfuir par l’arrière, la pute hurle – plus pour longtemps.


Quand elle en a enfin terminé, que la frénésie l’a quittée, la laissant froide, à peine tiédie par le sang qu’elle vient de répandre, elle entend les sirènes, fait l’erreur de croire que quelques hommes n’ont pas déjà été postés à proximité pour la neutraliser en cas d’apparition, qu’elle a le temps de fuir à son tour ; et plutôt que de se montrer raisonnable, plutôt que de sortir les mains levées, elle s’arrache au sordide taudis par la porte arrière, couteau à la main, ignore l’interpellation et l’avertissement du flic qui, d’en bas, pointe son arme sur elle, manquant par là même à la consigne qui lui a été donnée par ses supérieurs de tirer sans sommation en cas de mouvement suspect. Un collègue, plus loin, le rappelle à l’ordre, et c’est finalement lui qui la fauche d’une salve de balles lorsqu’elle lance son couteau sur le premier dans l’espoir de l'anéantir. À travers sa veste et son chemisier, la peau et la chair se rompent dans une sensation familière à mesure que les balles fendent l’eau de son existence ; soudain, elle a froid, et la morsure de l’hiver n’y est pour rien ; c’est comme un empalement, semblable à celui qu’elle a subi presque vingt ans plus tôt. En moins douloureux peut-être. En moins douloureux malgré tout.


***

Sur l’écran, elle se voit passer lamentablement par-dessus la balustrade à laquelle elle s'est retenue pour ne pas partir en arrière, chutant lourdement dans la nuit hivernale, morte enfin, aux pieds du policier qu’elle n’a même pas réussi à abattre. Elle éprouve une étrange fascination à se regarder ainsi, trouvant un plaisir morbide au spectacle de sa propre mort, quand bien même le grand final n’est pas du tout à la hauteur de sa carrière criminelle. « Ton caméraman a fait du sale boulot, se contente-t-elle de dire comme pour garder la face, on ne voit même pas ma culotte ! » Elle pense distraitement que l’heure n’est pas à la plaisanterie, mais il s’avère que si. Quand l’homme lui raconte toutes ces âneries d’au-delà et d’opportunité offerte de s’amuser enfin, de s’amuser tout son soûl, elle manque d’éclater de rire, estomaquée par l'ironie du sort. C’est qu’elle ne sait pas encore.


Pourtant, lorsqu’elle quitte le bureau, une perplexité défiante lui fronce le visage. Elle jubile et se questionne tout à la fois, songeant ingénument qu’elle, tueuse en série sans rachat, est peut-être en train de faire un pied-de-nez à la morale écœurante de leur société qui prétend punir le Méchant et récompenser le Gentil, quand elle met en fait tout en œuvre pour grimer le Méchant en Gentil, et le Gentil en Méchant. Oubliant la déception qu’a provoquée en elle la perspective d’avoir à subir son corps à nouveau, de toujours être de chair et d’os, elle se livre entièrement à ces pensées puériles et rafraîchissantes. Au fond, elle se réjouit de n’avoir pas été cueillie par l’appareil compromis de la Justice, se félicite de s’être montrée cynique jusqu’au bout, comme tant d’autres salopards ayant fait le pari qu’il n’y aurait rien de pénible après la mort – enfin, du moins est-elle encore là pour leur prouver le contraire, sourit-elle en s’engouffrant dans un bar de Kabukichō. Elle n’a plus d’arme mais ne répugne pas à revenir provisoirement à ses anciennes méthodes ; surtout, elle trouvera bien le moyen de s’en procurer une si le pendant spectral du quartier est le même que l’original, n’est-ce pas ?


Une fois installée et sa boisson commandée, elle a à peine le temps d’embrasser les lieux du regard pour se mettre en quête de sa prochaine victime qu’il se coule à sa table.

Elle se souvient lui avoir dit quelque chose comme « Encore toi… ? », et d’avoir écouté ce qu’il avait à lui dire un peu comme elle se serait allongée sur des rails juste avant le passage d’un train. Elle sait que son sourire s’est fissuré graduellement à ce moment-là et qu’elle s’est en fin de compte sentie aussi humiliée que l’arroseur arrosé – après tout, l’au-delà ne pouvait décidément pas être si amusant.

Elle se souvient l’avoir considéré longuement, fixement, et s’être dit quelque chose comme « Dommage, il était pourtant mignon. », avant d’abattre son pied lourdement chaussé sur la table afin de grimper et s’accroupir dessus, pour aussitôt saisir le farceur du siècle par le col et armer son poing dans le droit alignement de son nez.

À force de lui cogner dessus, s’est-elle dit et se dit-elle encore aujourd'hui, il en tombera peut-être une idée géniale pour mettre ce monde pourri à feu et à sang.


derrière l'écran

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Terminé #3le Mer 6 Mar 2019 - 9:33
BIENVENUE OFFICIELLEMENT Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 798748180
déjà j'aime ce # voilà
par contre je suis désolé, mais le roi des vampires c'mon mari à moi, donc calmos les ovaires Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2935886327
*crève*
BREF. ON VEUT LA SUITE NON MAIS.
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Terminé #4le Mer 6 Mar 2019 - 11:28
Le Roi l’a « bien baisée avec son pacte à la con »
PARDON ? Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 466567816 Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 466567816 Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 466567816 Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 466567816 /paf

Bienvenue à toi bichette, je suis contente de voir que le scéna attire toujours Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) YNxj4lV (comme les gens ghostent toujours après l'avoir pris je me disais qu'il était peut-être cursed™ Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2929307098)
J'ai hâte de voir ce que tu vas en faire en tous cas, n'hésite pas à appeler au secours si tu as besoin d'aide ♥️
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Terminé #5le Jeu 7 Mar 2019 - 13:29
Bienvenue par ici, et bon courage pour ton histoire ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) YNxj4lV
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Terminé #6le Jeu 7 Mar 2019 - 19:15
Coucou les amis ! Merci beaucoup pour vos mots doux, vous êtes des sucres ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4261462038

Je pense avoir une prédilection pour les prédéfinis maudits, donc je vais faire tout mon possible pour conjurer le sort, c'est promis. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 1908650368

J'en profite pour dire qu'après une longue, troooop longue documentation sur les psychopathes, sociopathes et tueurs en série, ainsi que sur la maltraitance infantile, le système éducatif, la pauvreté et la prostitution au Japon (liste non-exhaustive Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2935886327 ), j'ai enfin pu venir à bout de l'histoire, wééé ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4271522326 #bonneélève #réclamesonbonpoint (Et, euh, je vais de ce pas nettoyer mon historique, hein. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3244213463 )
Du coup c'est très long, désolée, je me suis sentie obligée avec un sujet aussi coton Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 66125246 mais j'espère que l'ensemble vous paraîtra cohérent. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2142726103 Je reste à la disposition du Staff pour toute correction à apporter ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 630725246

Bonne lecture et merci beaucoup d'avance. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2960999066

Édit : J'ai corrigé une petite incohérence à la toute fin, au moment de sa mort, ocazou. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3258746239
Joshua Rokuro
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Terminé #7le Ven 8 Mar 2019 - 6:53
Super bichette ♥️ J'ai pas le temps de lire ça tout de suite bicoz je pars m'éduquer à la fac (Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 799831993), je crois que d'autres staffeux sont dispos today mais je ne sais pas à quelle heure Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3209851839 En tous cas tu seras lue aujourd'hui tékaté, je m'en occupe en rentrant en fin d'après-midi si personne ne m'a devancée Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2960999066
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Terminé #8le Ven 8 Mar 2019 - 14:29
Je viens lire !
Et je suis le modo qui prend la fiche en charge ! Dis donc, je dois corriger deux scénarii cette semaine, wow. C'est beaucoup de boulot. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2929307098

Identité Les âges complétés dans le profil sont les mêmes que ceux précisés dans la fiche du prédéfini. C'est d'ailleurs très gentil à toi de les remettre à la suite des dates qui sont d'ailleurs exactes avec les âges demandés et indiqués. Par contre, j'ai une question : Pourquoi toujours faire crever vos personnages à mon anniversaire ? Cette date est maudite ou quoi ? Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2929307098
Rien à redire sur les langues et comme c'est un prédéfini, aucun souci sur le visuel à réserver, bien entendu. Mention spéciale pour le petit avant-goût aux précisions, on voit que tu tentes déjà de prendre le personnage bien au sérieux et pas pour une grobill et ça me plait. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 798748180

Physique Et on a un physique rédigé, si c'est pas énorme, ça ? Je suis d'accord que sa taille lui confère donc une certaine minceur donc, même si voir que des grandes femmes plutôt que des petites me lassent un peu, je trouve que là, bien qu'elle soit japonaise, ça permet de lui donner la carrure élancée que la fiche demande. En revanche, nous n'interprétons pas de la même manière le mot « quelconque » mais pour autant, ta description me paraît tout aussi bonne. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 798748180 Je ne précise pas les autres impératifs liés au physique mais c'est respecté donc pas de soucis à se faire.

Et on adore les physiques rédigés pour deux raisons que je vais mettre en avant grâce à ta fiche : Premièrement ça développe le caractère donc parler des chaussures pour aborder son désir de domination, c'est déjà très enrichissant pour ma lecture prochaine du caractère d'Ikura. Mais en plus, ça permet d'aller beaucoup plus loin que ce que le formulaire propose. A titre d'exemple, c'est vraiment très intéressant d'avoir la manière dont elle a de se tenir ou de bouger.

Bien entendu, tu as rajouté des suppléments tout aussi plaisants sur le corps de ta personnage et tu te l'appropries déjà, donc, c'est bon signe ! Surtout que le « le plomb dans le bonnet » m'a fait rire, j'avoue. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2815383975

Précisions Par contre tu ne t'arrêtes pas dans ces propos salaces, dis moi ? Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3965502052 Non mais je plaisante, ça a vraiment le mérite d'être drôle. Et du coup cette partie te permet de décrire certains pré-liens. On le fait généralement en histoire mais c'est une bonne idée de choisir cette section-ci.

Et en prime, tu développes donc la psychologie assez complexe de #1 ici par des cas qu'elle est probable de commettre, sans pour autant que ça soit pété. C'est même plutôt léger mais montre bien sa trop grande « passion ». Et en plus tu manies bien le contexte. Maintenant je suis embêté, j'ai rien de négatif à dire, moi. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4151510438

Ah si, brûler les animaux euh... Ca me fait penser à ces sales gosses qui mettent du sel sur les limaces. Bon, après, c'est signe de la triade mais je tenais juste à dire que je cautionne pas. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4151510438

Caractère « Elle n'est pas folle ». Tout est dit.
C'est quand même assez cocasse de prendre le métier d'entomologiste pour une fan d'autodafés d'insectes. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2935886327

Donc je comprends rien mieux le lien entre son détachement de la société et finalement le cynisme. Comment tu l'écris, ça paraît évident et totalement logique mais je n'y avais absolument pas pensé. En tout cas, ça prouve que tu as bien réfléchi au personnage (et étudié pour qu'elle soit effectivement tout de même intrigué sur le concept de codes sociétaux propre aux tueurs). Pour autant on ne tombe du coup pas dans le stéréotype de la fille trop pédante. Bien qu'on raccrocherait le manque de modestie à la volonté de dominer d'Ikura, là, ce n'est pas le cas et au final, je trouve que le dernier paragraphe est autant utile qu'intelligible pour nous permettre de faire cette distinction entre despotisme et orgueil. De toute façon, la quête de pouvoir est liée aux mêmes traumatismes donc, tes recherches sont assidues, encore une fois. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 1302590589
De la même manière, ses mensonges répétitifs, non précisés dans la fiche du scénario, sont caractéristiques des meurtriers. Je ne vais pas me répéter mais tu saisis que je suis fier de toi. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4151510438

En tout cas, tous les traits requis sont donnés dans ce caractère en particulier une partie implicite mais dédiée tout de même à ses traumatismes d'enfance. Et ça nous faut une bonne transition pour passer à l'histoire... qui est quand même sacrément longue. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 1126230839

Histoire Faire de la maison en quelque sorte un bordel permet effectivement de rendre les actes sexuels bien plus visibles à Ikura, oui. Ça parait même plus simple mais va savoir, dans ma tête, j'imaginais ça dans la rue. Bref. Passons. Excepté que c'est assez « poétique » de faire passer un acte de l'âge adulte sous un vocabulaire et une vision enfantins.
En ce qui concerne l'enfance, on a tout ce que le scénario demande en plus, encore une fois, de correspondre au profil du meurtrier. Je n'ai pas bien compris si Ikura était encore un bambin ou une grande enfant lorsque tu as précisé les urines au lit mais bon, si c'est le deuxième cas, c'est en ta faveur pour être en adéquation avec la triade. On a même (malheureusement) un peu plus parce que si je comprends bien, en plus des violeurs et du proxénète, la mère est une connasse ? Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2935886327 Elle autorise qu'on viole son enfant ? Ah très bien, très bien. Après je ne connais pas trop le proxénétisme donc faudra que je fasse des recherches là-dessus mais que la mère accepte, bon... C'est pas du tout détonant.

Renvoyer à toutes ces images permet donc de faire le lien entre ce qu'elle vit et ce qu'elle va, inconsciemment, empirer en étant davantage plus violente qu'elle ne l'était. C'était dit en une phrase dans le scénario sans être pour autant intrinsèque mais tu emboîtes les deux cas donc je te félicite aussi pour ta qualité à donner du lien ; c'est vraiment quelque chose que j'aime bien voir et qui me fascine. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3117243060

Alors, je t'avoue que, sur le bond allant de ses +4 ans et 14 ans, je n'aurais pas trop su quoi mettre parce que je ne m'y connais pas en centre spécialisé pour l'abandon des enfants. Qu'elle y soit accueilli me paraît plus plausible qu'elle vive seule dans la rue, de toute manière. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3965502052 Après, j'ai fait des recherches sur les dispositifs au Japon et j'ai rien trouvé donc je pense que le centre suffira. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4151510438 D'autant plus que ce cap permet du coup de développer l'autocentrisme qu'elle conserve même après ses neuf ans.
Ce qui me fait un plus peur, c'est l'histoire des aides financières. Après, moi je pense pas que les parents vont se dire qu'ils prennent une gosse pour toucher des genres de petites allocs parce que c'est pas « rentable ». Après, ils sont pas matheux, ils sont pas matheux. /paf

Okay donc la mère prostituée et l'adoption avec des parents sévères et négligents est un peu le coup de massue. On te donne des éléments sur la possible naissance d'une meurtrière et toi t'en rajoutes. T'es gourmande, dis donc. En tout cas, j'ai très souvent remarqué des gens dire qu'ils veulent se rendre utiles, faire quelque chose qui a du sens. Du coup, j'ai l'impression que c'est le cas avec cette adoption. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3154978501
Enfin c'est à se demander si elle ne va pas finir chimère avec tout ça, quand même, parce que le viol et maintenant se faire battre par son père adoptif...

(à ce stade, ma correction fait 1500 mots, tout va bien.) Oui c'est souvent récurrent, les brimades pour afficher un désir de pouvoir alors qu'effectivement, l'estime de l'enfant n'est pas plus haute que celle du brimé. Encore une fois un élément qui renforce cette basse estime de soi, tiens ! Je trouve la fugue plus courte mais plus intense parce qu'elle est ponctuée de dialogues. Enfin, elle est là et on l'attendait.

L'épisode sur le manspreading. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2998768518 Enfin cet épisode comme celui de la rencontre avec les bidonvilles permet de comprendre son rejet de la société et qu'elle prend aucun parti, qu'elle a pas d'intérêt et encore moins de compassion à en prendre un. Donc c'est ce qu'on attend de la tueuse et qui permet de motiver son acte, c'est bon ! Après, il faut bien comprendre que le cycle du meurtre se résume un peu au principe du désir : Rêver du meurtre et une fois accomplit, il y a une forme de déception qui pousse le meurtrier à recommencer. Bon, j'ai compris que c'était pendant l'acte qu'elle vivait l'extase et pas après donc ça fonctionne.

J'imagine que tu as bien épluché l'article donné par Jojo pour mener la police par l'aveu. Mais c'est très bien, tu décortiques bien ce qu'on t'impose pour t'en servir à ta guise donc qu'elle soit repérée par la police, c'est qui est demandé mis t'as bien utilisé tes recherches pour donner la piste à la police par l'aveu et finalement, la fuite qui a quelque chose de jubilant pour Ikura, j'imagine.

On a le moment de la mort de ta personnage et le post-mortem fait, bien entendu, suite. En voyant la longueur du pré-mortem, j'ai cru que ça allait être trop court mais non. D'autant plus que c'est une lémure.
Beaucoup d'éléments du post-mortem ont été donné dans les précisions plutôt qu'ici. Je pense qu'on peut accepter sans changement de section même si ça aurait été plus approprié, ici (notamment la frustration). Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3209851839 Personnellement, j'aurais aimé que tu développes un peu plus cette dernière. Qu'elle se dise qu'elle puisse tuer et finalement se rend compte que ça n'a aucun effet (puisqu'un poing ne pas abattre quelqu'un finalement). Encore une fois, les précisions peuvent suffire mais ça serait mon seul bémol à noter pour cette fiche. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4126420999


tu es prévalidée, un admin arrive


Ma correction de fiche est assez longue dans le temps car je t'avoue que j'ai voulu m'appliquer et que j'appréhende toujours de corriger des cas particuliers comme les sociopathes ou, du coup, les meurtriers. Je m'en excuse ici parce que tu fais un peu office d'expérimentation pour que je me lance dans ce genre de cas. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2929307098 Mais bon comme c'est une bonne fiche, finalement, je me suis pas senti si stressé que ça. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4126741921
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Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) YHYt2x1 × Age de la mort : 22 Féminin
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Terminé #9le Ven 8 Mar 2019 - 16:09
Wah ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2955130718 C'est la première fois que je vois un retour aussi détaillé, ça fait super plaisir ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4261462038 Merci beaucoup ! Et bravo pour ta deuxième validation de scénario, t'es au top ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2782890776 )

Je suis désolée pour la date de mort, au début je me disais que j'allais choisir celle de Noël et puis j'ai finalement pensé que c'était un peu too much. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3244213463 Pour la taille, j'avoue que c'est celle que j'ai trouvée pour Naoto, en fait, mais je me demande si ce n'était pas juste un truc de fan... Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 1175393300 Je l'aurais moi-même préférée plus petite mais je n'ai pas osé. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3258746239
Je suis super heureuse que le caractère t'ait semblé cohérent. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2960999066
En ce qui concerne la mère, il ne s'agissait pas nécessairement de la faire passer pour une connasse, je me suis bêtement dit qu'elle ne devait pas forcément avoir le choix (qu'aurait-elle récolté en essayant d'empêcher tout ça ?), et surtout être occupée avec un autre client pendant que ça arrivait (le violeur étant le proxénète). ALORS, PAR CONTRE, ce n'est pas moi qui fais dans la surenchère, d'abord, pas du touuut, les châtiments corporels par la famille d'accueil sont mentionnés dans la fiche du scénario  Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 1621193293  Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2782890776 (On sent un peu la fille qui n'assume pas encore totalement son choix de prédéfini et qui essaie de rassurer la communauté sur sa santé mentale ? Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3965502052 )

C'est vrai que je n'ai pas assez insisté sur l'insatisfaction qui suit les meurtres, j'aurais dû. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3258746239 (Mais promis j'avais bien noté cet aspect-là du tueur en série. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2929307098 ) En ce qui concerne la frustration, j'avoue tout, comme ça va être mon fil rouge pour le RP, je n'ai pas voulu griller trop de cartouches dans ma manière de la décrire... Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 3386025534
(La véritable question est : aurais-je eu la place d'ajouter un paragraphe de plus à cette fiche ?  Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2782890776 Je ne sais pas !! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 301034784 )

Voilà, je ne voulais pas me contenter d'un "Merciiii !" après un aussi chouette message de validation, j'espère que le fait d'y avoir répondu plus longuement ne paraîtra pas indélicat ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 716997839 Merci encore tout plein, j'ai hâte de jouer #1 ! Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2651935965 Et j'attends patiemment ma couleur, du coup. Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2960999066
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Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) Cflb × Age de la mort : 18 Masculin
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Terminé #10le Sam 9 Mar 2019 - 6:55
Tu es validée !
Me voilà doooonc excusez moi du retard Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 799831993 Je patage l'avis de Bd et honestly j'ai adoré lire ta fiche en dépit de sa longueur  Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2998768518 Tu es perf pour ce scénario, objectivement, ça me fait trop plaisir d'aller marquer qu'il est pris et de savoir qu'il sera bien joué Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2998768518

Félicitations, tu peux désormais aller rp !

A son arrivée dans l'au-delà, ton personnage aura également été placé pendant une semaine dans un des appartements de l'Agence Azazel :

L'appartement Kiss
En te rendant dans le sous-forum qui y correspond, tu trouveras un sujet de "flood privé" réservé pour la discussion avec tes colocataires, n'hésite pas à t'y présenter pour nouer de premiers liens sur le forum  Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 4037558674

En parallèle, pense à aller recenser ton avatar dans le bottin pour ne pas qu'un futur nouveau te le pique, et à remplir les différents champs de ton profil. Tu pourras éventuellement aussi te créer un carnet spectral pour qu'on vienne te demander des liens et des rps, et surtout qu'on sache où tu en es dans ta vie sur le forum !

Enfin, même si on n'a pas envie d'y penser à peine validé, tu peux aussi passer faire un tour dans ce sujet afin de prévoir une éventuelle disparition de personnage en cas de reboot, de départ ou d'inactivité future Ikura Watanabe — #1 (Fiche terminée) 2960999066

Je pense que tu es assez submergée de liens pour le moment, je te laisse profiter du forum, étant donné que tu es officiellement une Lémure !
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