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What we are { Zeno

What we are { Zeno Empty #1le 02.03.19 2:38
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Pandora R. Bahatóris
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What we are { Zeno 8lo4DNR × Age de la mort : 38 Féminin
× Age post-mortem : 97
× Avatar : Windowmaker/Amélie Lacroix – Overwatch
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Danseuse & mannequin
× Epitaphes postées : 142
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× Inscription : 29/05/2018
× Surnom : le rémora
× DCs : Mitsuko Shinoda, Leone J. Chiaramonte & Elagabal
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Créations en exil.
Légèrement plus pressée que d’habitude, j’achève le cours de danse pour les petits pile à l’heure. Une habitude qui les soulages, eux qui n’ont qu’une hâte : rentrer prendre un goûter au Refuge ou chez leurs parents adoptifs en regardant un truc bien abrutissant à la télévision.

Les cris de joie fusent face à la liberté regagnée, m’arrachant une grimace qui ne manque pas d’en faire rire certains. Pour eux, je suis « la prof violette », un peu bizarre et parfois gentille. Accompagnant les enfants jusqu’au hall où les attendent bénévoles ou parents, du moins des figures paternelles, je ne m’attarde pas et fonce me changer.

En pestant, bien sûr.

C’est qu’il y en a qui pensent que je ne dois rien faire de mes journées à part somnoler sur mon fauteuil, que la renommée et le succès arrivent en claquant des doigts et que je suis aussi libre que l’air et presque aussi disponible qu’un fonctionnaire de l’Agence.

« Ok. Ce soir. »

C’est pourtant tout ce que j’ai répondu, malgré le fait que cela puisse m’obliger à quitter le théâtre plus tôt, annuler des plans - car bien sûr ma vie sociale est bien plus remplie que celle d’un mort ordinaire - et me faire rentrer plus tard que prévu à l’appartement, à moins de finir la nuit ailleurs.

J’ai peut-être un agenda de présidente, mais pas un cœur de pierre. Encore moins lorsqu’il est question de Zeno. C’est que j’ai un petit faible pour les causes perdues, dans tous les sens de ces deux termes, alors je m’y joins. Et comment refuser d’aider un zombie en détresse avec un minois d’ange ?

Il est clair que peu de personnes le voient sous cet angle là - lui le premier, certainement - mais je suis bien placée pour savoir qu’il a besoin de moi. Tout comme le reste du monde, d’ailleurs, simplement de manière plus accentuée. Finalement, il n’est qu’une preuve supplémentaire de ma grande générosité.

Je jette un coup d’œil à ma montre. Si je ne veux pas être bloquée par la foule, il vaut mieux que je me presse. Lèvres pincées - une diva aime prendre son temps, l’inverse est frustrant - je m’active et me change, troquant ma tenue de sport pour une plus confortable, plus adaptée à une sortie.

Trench épais enfilé et surmonté d’une écharpe chaude, je sors du théâtre pour m’engouffrer dans la première bouche de métro venue. Rien que ce simple fait console mon cœur arraché trop vite au bâtiment qui m’est si cher. Les uns collés aux autres, il est plus facile de détailler, mais surtout d’être détaillé, et les regards qui glissent sur ma peau violacée me font l’effet d’une multitude de compliments. J’aime les transports en commun, non pas pour le côté écologique ou la sueur ambiante qui vous prend à la gorge dès les premières minutes, mais parce que c’est le meilleur endroit pour capter l’attention des gens, les fasciner. C’est comme une fourmilière. Toutes ces personnes pour m’admirer. Je pourrais fondre.

Néanmoins, entre les odeurs d’aisselles, les freinages abrupts et le bruit infernal, c’est loin d’être idéal et c’est sûrement le bain de foule le plus court qu’il m’arrive de prendre.

C’est presque un soulagement lorsque j’arrive à me faufiler hors de la rame, non sans lancer quelques « merci » et « au revoir » en français, alors que je suis certaine que cette bande d’incultes ne sait pas qui je suis - ou refuse de reconnaître ma grandeur.

Une fois à la surface, l’air frais me mord les joues, m’arrachant un sourire ravi. Les néons grésillant illuminent les rues, indiquent les bars ou les commerces ouverts jusqu’au bout de la nuit. Ce n’est pas le Tokyo que je préfère, mais je n’ai pas vraiment le choix.

A quelques pâtés de là, je m’engouffre dans un établissement bien précis, aux effluves singulières. Le genre d’endroit que la majorité du monde des morts évite soigneusement, qui regroupe les plus brisés d’entre les lémures, abusés pour la plupart. A mes yeux, les plus méritants.

Comme moi, quoi.

Je me faufile entre les personnes présentes, me débarrasse de mon manteau et cherche du regard la raison de ma venue. Mieux vaut pour lui qu’il soit là.

Si une diva déteste se presser, la faire attendre est une bien mauvaise idée.
Ft. @Zeno J. ClarkJ'espère que ça te conviendra !
What we are { Zeno Empty #2le 04.03.19 16:22
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Une nuit étoilé.
Pour oublier la réalité.
S'aventurer dans un autre temps.
Pour fuir les bras de Morphée.


Comme toujours. Une rengaine bien huilée. Des nuits agitées et des bras inconnus. C'est toi qui va et vient, Zeno. Trouvant une seconde suspendu dans le creux des bras fins. Des femmes à la pelle. Douce et éphémère. Elles s'effaceront aussi vite qu'elles sont arrivées. C'est le lot commun à toutes tes soirées enfumées. De la drogue et de l'alcool. Pour continuer à errer sans avoir l'obligation de la croiser. Morphée n'est plus une amie. Comme pour beaucoup de gens, tu la fuis. Avide de ne pas plonger dans ses mensonges. Ses fausses promesses. Alors tu cours. Après tout ce qui vit, Zeno. Du moins, seulement la nuit. Tu laisses tes sentiments grégaires se faire entendre. Profitant de la gueule d'ange pour ramasser une âme seule qui ne demande qu'à être aimée. Cela te semble moche, pensé ainsi, mais tout est toujours clair. Comme à cet instant lorsque tu te lèves. Elle ouvre les yeux, mais ne dit rien. Parce qu'elle le savait déjà.
Tu ne restes pas.
Un simple souvenir. Une nuit enivrée. De douceur et d'amour simulé. Passager. L'ivresse des corps qui s'embrassent avant de s'oublier. Rien de plus. Rien de moins. Mais la liberté qui découle ensuite, te laisse perplexe, Zeno. Il n'y a rien à faire. Seulement le vide. Le surplus de temps qui t'oblige à réfléchir. À ce que tu cherches tant. Et tu rentres d'ailleurs. Soudainement épris par le besoin avide de savoir. Il est neuf heures du matin tout au plus lorsque tu arrives dans l'appartement. Prenant une cafetière de café pour toi, tu retourne devant tes affiches. Des visages en masses. D'enfants oubliés. D'enfants égarés. Des affiches qui datent des 25 dernière années avant ta naissance présumée. Et dix ans après celle-ci. Il y en a. des centaines. Encore et encore.

Elles repeignent les murs.
De regards joyeux.
Qui n'existent plus.


Une affiche. Deux affiches. Trente affiches. Peut-être même cent à présent. Elles s'enlisent et se répandent petit à petit avec les années. Tant de visages oubliés ou perdus. Tellement d'enfants qui n'ont plus de chez eux, qui sont abandonnés dans le monde entre des mains tordus. C'est dans cet univers presque morbide, malsain que tu t'allonges soudainement sur ton lit. Le silence s'éparpille, volatile et recouvre tout l'appartement. Tu fermes les yeux lourdement. Le sommeil ne vient pas, comme toujours. Et l'esprit ne cesse de réfléchir. De chercher. Inlassablement obnubiler par sa seule quête incessante. Les pensées découvrent le vide que tu abrites. Le néant qui grandit au fond de toi. Alors fronçant les sourcils, tu retournes à tes recherches.
Jusqu'à tard.
Trop tard. Lorsque tu te rends compte que plus de dix heures sont passées. Se sont perdue alors que tu cherchais, tu soupires. Fatigué et épuisé de toi-même. Il te faut une échappatoire. Un moyen de te concentrer ailleurs parfois. Ne serait-ce qu'une heure. Tu es partagé, Zeno. Entre ce besoin ardent de trouver des réponses et cette réalité de devoir te calmer. Tu le sais, mais tu n'y arrives pas. Tu y penses. Encore. Encore. Encore et elle est la seule solution qui te vient. « Faut que je te parle. Ce soir au même endroit que d'habitude, ça te va ? » quelques mots tapés sur un clavier. Quelques mots envoyés sans explications. Pandora viendra, tu le sais. Tu le crois.

Un guide dans ce monde.
Une belle femme à tes côtés.
Pour ne pas sombrer.
Jusqu'à te noyer.


Dans un geste brusque, tu enfiles ta veste en cuir. Tes baskets noirs. Ton bonnet noir. Et tu files déjà. Incapable de tenir en place. Ce bar à zombie, c'est ici que vous vous rencontrez. Et c'est ici que tu viens dès que tu as envoyé ton message. Parce qu'il n'y a rien à faire d'autres. C'est bien cela, le problème. Lorsque ton regard croise la plus belle femme de ces lieux, tu sais que c'est elle. Le regard tombe. Les orbes s'ancrant dans les siennes directement. « Salut... » des mots qui s'égarent. Les seuls que tu arrives à laisser entrevoir. Un verre à la main, tu l'observes en silence d'abord. Avant d'ajouter : « Désolé de t'avoir demandé de venir comme ça... brusquement. » un besoin. Une aide. C'est ce que tu cherche. « T'veux boire quoi ? » de la courtoisie pour commencer. Tu ne peux pas l'agresser dès son arrivée. Après tout...
C'est Pandora.
Étrange relation qui vous lient parfois. L'incompréhension d'autre part. Mais étonnamment vous vous comprenez. Un amas compliqué de sentiments et de ressentis. « Comment était ta journée ?... Pas trop dur de donner des cours ? T'dois être fatiguée, je suis désolé. » tu t'excuses encore. C'est souvent le cas lorsque tu ne gueule pas. Tu es dans un moment calme, Zeno. Loin de sentiments amers et violents. Pour une fois. Parce qu'elle est là, sûrement. « En tout cas... ça me fait plaisir que tu sois venue. Ça faisait un moment ! » oui. Un moment.
What we are { Zeno Empty #3le 18.03.19 19:36
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Créations en exil.
Au fond, la mort est vide de sens. Plus le temps passe, au fil des jours, qui se transforment en mois, années, siècles parfois, et plus l’on oublie ce qui pouvait motiver la vie terrestre. Un but, quelque chose pour donner une signification à l’existence.

Comme une bouée de sauvetage.
Celle dont Zeno semble désespérément avoir besoin.

Mes yeux dorés se posent sur la raison de ma venue, adressent un sourire muet, au-delà des simples expressions du visage. Je n’ai pas eu à chercher longtemps, ce qui me soulagerait presque. Si la foule a du bon, j’ai eu ma dose pour la journée, d’autant plus que la pièce garanti presque l’anonymat des clients du bar. Le lieu est chaud, les musiques moins désagréables qu’ailleurs, mais on reste loin des plaisirs de l’oreille. Je me détends.

A ses salutations, je réponds d’un hochement de tête enjoué avant de m’étirer vers lui pour - en bonne Française - lui coller la bise sur une joue, sans lui laisser le choix. Avec le temps, j’ai compris que les japonais, et plus largement le commun des morts, ne sont pas friands de ce genre de salutation, alors j’ai adopté la mode argentine, choisissant l’équilibre entre les deux bises et l’absence totale de contact. Les vieilles habitudes ne vous quittent jamais vraiment.

L’entendant s’excuser, je lève les yeux au ciel en écartant son idée d’une main.

— Tu ne me déranges pas. Tu sais bien que je te trouve toujours un créneau dans mon emploi du temps.

Il est presque mignon, Zeno, de temps en temps. Il n’a plus rien à voir avec son image, se préoccupe des autres, loin de ses airs de géant bourru. Plissant les yeux, je fixe le tableau de craie où s’alignent les boissons disponibles.

Finalement, après un instant de réflexion, mon choix s’arrête. Solution de facilité ou attrait du confort, je finis par souffler un « Comme d’habitude » presque las - douce époque que celle lointaine où l’on ne proposait pas trente-cinq-mille types de bière ou de vin - avant de lever la main pour appeler la serveuse décharnée à quelques mètres de là.

Cinquante ans que je prends la même chose ici, à quelques variations près, en espérant qu’un jour ils renommeront leur boisson avec mon nom - objectif ultime de tout amateur d’alcool qui se respecte.

Évidemment, mon geste ne passe pas inaperçue et la zombie se précipite vers moi. C’est ça, la célébrité, que voulez-vous ? L’on se plierait certainement en douze pour moi. Commande passée, je reporte mon attention sur Zeno.

Mes prunelles d’or glissent sur son visage assombri. Effet des lumières ambiantes ou simplement de la crispation de ses traits, c’est la suite de la soirée qui me le révèlera.

Mais jamais une rencontre entre nous est anodine. D’abord parce qu’il a le grand honneur de côtoyer ma personne, ensuite parce qu’il y a toujours une raison.

Car si je suis une bouée pour lui.
Il est un phare dans la nuit.

Etrange relation que nous avons établie, à base de silences prolongés et de rencontres forts en émotions. L’un comme l’autre, on fricote avec les extrêmes, un peu pour le meilleur ou pour le pire. C’est un besoin inavouable, enfouis sous une épaisse couche de déni et d’excuses.

—  Non je sais gérer plusieurs choses à la fois, c'est l'expérience, tu vois ? s’il considère le verre à moitié vide, je le vois à moitié plein - voire débordant de ma personne - trouvant dans ses excuses le moyen de me jeter des fleurs. Je sors d’un cours pour les gamins, alors ce genre de soirée est une pause bien méritée dans le monde des adultes.

Ma commande arrive lorsqu’il prend un ton plus enjoué.

Les commissures de mes lèvres se retroussent légèrement. Heureusement que ça fait un moment, quelque part. Un surplus de Zeno dans ma vie, comme un surplus de moi dans la sienne, entrainerait une catastrophe destructrice, c’est presque certain. Destructrice pour lui, pour moi, pour nous.

— Je viens toujours, tu sais bien, je lâche. Je sais que tu ne peux pas te passer de moi.

Je porte le verre à mes lèvres en le fixant.

Je ne sais pas ce que la soirée nous réserve. Aucune idée de la raison pour laquelle il m’a demandé de le rejoindre. Mais je sais que c’est nécessaire.

— Alors, qu’est-ce qui t’arrive ?

Si Zeno à au moins le mérite d’être poli, ma propre politesse s’arrête là où commence ma personne. Que ce soit envers lui ou d’autres, je n’éprouve que peu d’intérêt envers le superflu des relations humaines - quoi que j’aime tout particulièrement raconter ma vie - lorsque cela concerne autrui. Mais il commence à me connaître, connaître les éclats qui constituent ma personnalité, à l’image de la sienne.
Ft. @Zeno J. ClarkSorry pour le retard
What we are { Zeno Empty #4le 28.03.19 13:11
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Une rencontre à l'aube de la nuit.
D'un semblant superficiel.
Qui n'a rien de tel.


L'un comme l'autre, vous le savez. Elle ne vient pas pour écouter des histoires sans intérêt. Tu ne viens pas pour tenter de lui en conter. Une entente mutuelle sur ce point. Une entente parfois bancale sur le reste. Au fond de ses orbes, tu le sais. Tu le vois. Tu l'entrevois. Et elle trouve les mêmes réponses chez toi. Trop de l'autre serait plus qu'assez. Alors le temps a passé. Sans se faire prier. Elle a continué sa vie. Sans un bruit. Tu as continué à sombrer. Sans ta bouée. Cette nuit cependant, tu as besoin d'elle. De sa voix et de ses yeux francs. De ses mots même s'ils venaient à être tranchant. Tu as besoin de croiser son regard.
De la voir.
« Un jour, il s'pourrait que tu ne viennes pas. Quand on y pense. » un bref sourire. Éphémère et vain. Tu le sens s'étirer pour mourir l'instant d'après. Encore embrumé des visages du passé. Ils défilent. En masses. En nombre. Ils s'accumulent et rongent. Une main se perd dans la crinière verdâtre. Un soupir s'échappant de tes lèvres gercées. Elles te tirent maintenant que tu y songes. Une pensée qui arrive pour s'évaporer l'instant qui suit. Dans un silence de plomb, tu observes la serveuse qui s'avance. Lui désignant la même chose dans un léger sourire muet. Avant de retourner ton attention sur elle. La célébrité à tes côtés. C'est amusant comme tu n'y penses jamais. Qu'elle soit célèbre ou non, ça ne te fait aucun effet. Hermétique aux banalités de ce monde. De l'être humain. Tu sais que des gens se jetteraient à ses pieds en la suppliant de les regarder. Et tu ne comprends pas. Parce qu'il n'y a rien que tu aimes. Rien que tu ne puisses citer. Tout te semble si loin. À l'opposer du vide qui erre chez toi. Qui erre de ton côté. Elle parle et tu l'écoutes sans broncher. Sans rien rétorquer. Il n'y a rien à dire.

Du silence.
Qui te laisse écouter.
Plongeant ton regard sombre.
Pour chercher la lumière.


Dans sa voix, tu en oublies de voir le verre déposé. Juste sous ton nez, mais dans un réflexe machinal, tu le prends. Buvant une gorgée avant de dévoiler un sourire en coin. « C'est vrai... j'ai sûrement du mal à m'passer de toi. » il y a du vrai, tu ne peux le nier. Depuis la première fois où vos regards se sont croisés, tu t'y attaché. Après y avoir vu là, ton moyen de ne pas couler. Dans ce nouveau monde, tu as besoin d'elle. Avec tant d'ardeurs. Tant de forces. Pour te soutenir. Ne pas te démolir. Continuer à avancer. À chercher. Jusqu'à trouver la vérité. Zeno, tu ne peux pas disparaître. Tomber en poussière ; sans l'avoir trouvé. Cette famille a qui tu as été dérobé. Cet endroit qui se nomme : chez toi.
Là où ton cœur réside encore.
Doucement, le sourire s’éteint. Elle pose la question qui sied à cette soirée. À ce message envoyé à la volée. Tu sens l'alcool glisser le long de trachée. Une minute s'écoulant. « J'ai b'soin de bosser... je me demandais si tu avais pas une idée ou si tu ne connais pas un endroit qui cherche quelqu'un ? » faut que j'arrête d'y penser. C'est ce que tu aimerais ajouter. Mais les mots se meurent avant d'exister. À ton image. « Même si c'est un boulot physique, ça me va. Tout m'va en fait. J'ai juste b'soin de m'occuper un peu. » parce que ça ne va plus. Tu ne sais pas combien de temps tu as été clean dernièrement. Combien d'heures tu as passé sans sentir la drogue circuler dans tes plaies. Même à cet instant, tu sens tes orbes tiraillés. Rouge du manque de sommeil, de l'alcool et du péché. Tu atteins un point de non-retour. Ou il est dépassé depuis bien longtemps. Tu ne sais guère ce qu'il en est. « Je me rends bien compte que j'compte trop sur toi, Pandora. Désolé. » des excuses. Légères et superficielles. C'est le genre de choses qui ne sonne pas comme des excuses valables. Seulement dans un souci de l'autre. Parfois, tu y songes.
What we are { Zeno Empty #5le 06.05.19 15:46
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Mes prunelles d’ambre sont braquées sur Zeno. La mine désinvolte, je l’observe cependant. Les lumières vacillantes et colorées accentuent les traits tirés de son visage, soulignent les cernes sous ses yeux clairs, révèlent l’état de son esprit.

On était sensés s’amuser, dans l’au-delà. A croire que la majeure partie des mots ne sont que des épaves à la dérive. Intérieurement, je lâche un soupire, mon regard glissant sur la masse qui nous entoure. Des visages qui nous croisent parfois, dont on ne retient jamais le nom. Peut-être ont-ils compris notre manège ? Nous croiser de manière ponctuelle comme des étrangers, mais dans un but bien précis.

Loin d’être une bouffée d’air frais, c’est plus un besoin, comme pour s’assurer d’avoir au moins une personne auprès de laquelle compter. Bien sûr, la foule de mes admirateurs ne manque pas, mais il est toujours bon de garder auprès de soi les plus fidèles fans, histoire d’alimenter le mythe. Et je ne peux pas refuser le plaisir de ma présence, je ne suis pas snob à ce point.

Ses lèvres esquissent un sourire à sa remarque, qui meurt après un battement de cils sur ses lèvres craquelées. Mes doits viennent frapper doucement le bois de la table, mais le son du choc ne parvient pas jusqu’à mes oreilles, engloutis entre les conversations et la musique.

Je reporte mon attention sur Zeno.

— Généreuse est mon second prénom, je lâche avec un sourire mutin - une part de moi ne crois pas à mes propres paroles -, tant que tu n’abuses pas de ma confiance, je te ferai l’honneur de ma présence.

Confiance, un terme étrange dans le cadre de nos échanges. A-t-on seulement confiance l’un en l’autre ? Peut-être assez pour savoir que l’on peut compter mutuellement l’un sur l’autre. Et encore, trop de secrets pèsent sur notre relation pour que je puisse affirmer que Zeno est un allié. Ni confidents, ni amants, peut-être à peine amis, impossible de définir clairement ce qui nous rapproche.

Le fait est que nous sommes là, dans un endroit qui pourrait être « le nôtre » puisque c’est à peine si l’on s’est croisé ailleurs. Vu de l’extérieur, peut-être que nous avons l’air proches. Peut-être le sommes-nous, par moment.

Mon sourire s’agrandit lorsqu’il admet que je lui suis indispensable - ou quelque chose qui s’en approche et que je choisis d’interpréter comme ça. On ne se lasse pas de moi, c’est une certitude, mais l’entendre ma ravit, j’en ronronnerais presque, si je le pouvais, cette simple phrase flattant mon égo. Sans jouer le jeu de la fausse modestie, je me contente d’étirer mes lippes en guise de remerciement, avant de porter mon verre à mes lèvres en saluant mon interlocuteur d’un geste de la main.

Pas besoin de toast. Que souhaiter, après tout ?

Son sourire se fane à nouveau et je lui prête une oreille attentive, décroisant puis recroisant les jambes tout en me repositionnant, mon regard scrutant toujours les mouvements de son visage. Un travail ? Y’a pas d’organisme spécialisé là-dedans, ne nous jours ? Surtout qu’avec une dégaine dans la sienne, je connais pas mal d’organisations qui seraient ravies de lui céder une place, ne serait-ce que pour intimider des gens ou régler des comptes. Mais ce n’est peut-être pas ce qu’il recherche.

Lorsqu’il ponctue sa demande d’excuses, je me fais un malin plaisir de lever grossièrement les yeux au ciel, mes doigts revenant marteler le bois de la table.

— Tu n’as pas besoin de d’excuser, si je ne voulais pas écouter ce que tu as à me dire, je ne serais pas venue. Pause. Si tu cherches quelqu’un pour t’excuser, tu n’es pas au bon endroit.

Il faut dire que les faux-semblants n’ont pas lieu d’être. D’abord parce que je déteste ça, ensuite parce que dans le genre donnant-donnant, on fait rarement plus honnête, comme relation. Jouant d’une main avec le liquide à l’intérieur du verre, je réfléchis tout de même, malgré mon air irrité.

— Mon pauvre Zeno, t’as l’air désespéré dis-moi.

C’est un euphémisme. Son visage est tiré, cisaillé par des préoccupations qui m’échappent certainement, dont je ne m’enquiers pas - je ne suis pas mère Thérésa non plus - mais dont il ne me parle pas pour autant.

Délaissant mon verre et le liquide qui y scintille, mon menton vient se lover entre mes doigts croisés.

— Tu peux compter sur moi, mais si ça te gène tant que ça, on peut songer à une compensation.

A nouveau, les commissures de mes lèvres se retroussent légèrement. Effectivement, j’ai peut-être quelque chose pour l’aider, mais autant faire d’une pierre deux coups.

— Tu sais que j’ai un théâtre, non ? je demande de manière purement rhétorique. Bien sûr que tu le sais. Qui ne le sait pas ? Enfin, je t’avoue qu’avec le crédo du coin, les gens cherchent plus à venir s’y amuser qu’à y travailler, et les mecs comme toi semblent plutôt orientés vers les affaires plus louches. Je ne te le cache pas : j’ai du mal à recruter.

Je lui laisse un instant pour comprendre ce que je lui propose, avant de continuer en m’installant dans le fond de ma chaise.

— Si tu veux, tu peux travailler pour moi. Rien de bien méchant, payé de surcroît, et avec une merveilleuse patronne dont la générosité n’est plus à démontrer. De quoi occuper tes soirées, si tu le désire.

C’est presque risqué, comme proposition, je songe en buvant une nouvelle gorgée de boisson. Se croiser plus souvent pourrait ficher en l’air l’espèce de construction sans queue ni tête que nous avons élaboré, mais qui suis-je pour lui refuser mon aide ?

Mon verre vient frapper doucement la table. Mon regard se fait plus appuyé.

— Tu peux refuser, bien sûr. Tu ne me dois rien, Zeno, garde bien ça en tête, j'ajoute, la mine plus sérieuse.

Je ne veux pas entendre de nouvelles excuses ou d’un accord fondé sur des appréhensions et des doutes. Plutôt qu’une hésitation dissimulée, je préfère une négation en bloc. Qu’il prenne le temps qu’il souhaite pour répondre, tant que c’est une réponse sans artifice.

Je n’aime pas les masques, n’en ait pas besoin. A choisir entre les compliments hypocrites et la sincérité des insultes, je préfère sans hésité la seconde. A quoi bon perdre du temps à essayer de paraître parfait et à refouler ses sentiments, puisqu’il n’y a plus rien à perdre ?
Ft. @Zeno J. ClarkEncore désolée, j'espère que ça t'ira !
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