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#1 le 13.10.15 20:45

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La pièce était plongée dans une étrange lueur rosée.

Julianne était accoudée à la fenêtre perdue dans ses pensées. Jamais elle n’avait revu sa famille. Devrait-elle en être séparée pour l’éternité ? Peut-être existait-il d’autres mondes semblables à celui-ci ?
Une feuille orange, projetée par le vent sur la fenêtre, l’a sortie de sa rêverie.

Elle soupira et revînt au rangement de son matériel médical. Elle remit les objets à leur place, jeta ceux à usage unique et nettoya tranquillement le reste en chantonnant. Elle pensait au fait d’être chanceuse, de ressentir, physiquement et psychiquement, les choses qui l’entouraient après sa mort. Peut-être avait-elle été choisie, tout le monde n’y avait-il pas le droit ?

Elle coupa l’eau et s’essuya les mains avant de s’asseoir un instant. Que cette nouvelle vie lui était douce. Jusqu’à présent tout se déroulait sereinement, sans accroc. Elle connaissait tout le monde, sans vraiment les connaitre. Elle n’osait jamais aborder les gens, ni approfondir les conversations. Elle était trop timide et la discrétion était un petit peu trop son point fort.

Elle renoua ses longs cheveux noirs à l’aide de son ruban, laissa retomber sa tête sur son épaule, craquant sa nuque. Sa blouse fût retirer, suspendu, et la porte du vestiaire fermée.
Elle traversa tranquillement l’infirmerie, en reprenant sa petite chanson, dans l’intention de la quitter.
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#2 le 19.10.15 13:42

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Fuyuuji entra dans le bâtiment de l'agence, il n'y mettait les pieds que très peu de fois, pour vérifier sa santé. Et savoir que l'infirmerie était tenue par un autre Nécromancien n'arrangeait pas son envie folle d'y aller. Le rouquin marchait lentement mais surement, croisant les personnes les mains dans les poches, sans même un bonjour. Fermant même les yeux sur les remarques de certains à son égard. Il ne passait jamais vraiment de temps ici après tout, il s'en foutait royalement de ce que les gens pensaient de lui.

Il arriverait encore une fois sans avoir pris de rendez-vous en espérant trouver une infirmière qui l'aiderait à déterminé le type de blessure qu'il s'était fait au bras. Le japonais jetait de temps à autre des coups d’œil à travers les immenses pièces de l'agence, enfin immense, tout était relatif pour quelqu'un venant d'un autre siècle et d'une autre période. Oui il essayait de se trouver une excuse valable, mais rien ne lui venait à l'esprit comme autre mots. Vraiment, il manquait parfois de vocabulaire pour parler avec les gens de ce monde.

Ou alors ce n'était peut-être qu'un effet de vieillesse qui commençait à se faire sentir ? Possible aussi. Enfin, inutile de re-penser à cela maintenant qu'il avait une nouvelle vie et qu'il était "mort". Heureusement que l'infirmerie était située au rez-de-chaussée contrairement à l'appartement qui lui fut affecté après son arrivée.  Il ne savait pas vraiment ou elle était située, alors il demandait quand même parfois son chemin pour être sur de ne pas se perdre. Mais évidemment pas à des personnes qui lui semblaient louches. Non.

Il toque, puis ouvre doucement la porte, le blanc, un puissant indicateur d'une infirmerie en générale. Il soupire puis passe la porte, la refermant doucement derrière lui tenant sa blessure en faisant attention à ne pas mettre de sang par terre. Bien qu'à première vue, celle-ci ne semblait pas profonde.
"Bonjour, il y a quelqu'un ? S'il vous plait ?"
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#3 le 19.10.15 21:16

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Elle ne fit que quelques pas et s’arrêtât. Une personne entrait dans l’infirmerie. Elle sourit, au moins cette personne était polie. Elle s’approcha d’un jeune homme roux. Sa chevelure était plus longue que la sienne. Cette pensée raviva son toc. Elle mena son doigt à une de ses mèches et l’entortilla dedans. « Que puis-je pour vous ? ». Elle rougit en voyant le bras du patient. Que sa question était bête !

Elle se précipita vers le vestiaire, enfila sa blouse et revint vers lui un peu essoufflée. « Ecartez votre main de la blessure. » lui dit-elle en le regardant droit dans les yeux. Elle repoussa sa main avec douceur pour examiner son bras. Cela saignait beaucoup. Elle lui fit un sourire réconfortant avant de partir vers une armoire en métal blanc. Elle l’ouvrit pour en sortir un bandage et de quoi désinfecter ainsi que les petits ciseaux indispensables.

Elle remit ses cheveux en place puis rejoignit le jeune homme. « Comment vous appelez vous ? » Elle essayait de le distraire tout en mettant ses gants. Elle commença à écarter les tissus collés à la plaie. « Je pense qu’en vous asseyant ce sera plus facile. » Elle lui présenta un siège l’encourageant d’un geste de la main à s’y installer. « Confortable ? » Elle attendit qu’il s’y mette à son aise pour revenir sur la blessure. Elle retirait ce qu’elle pouvait tentant de nettoyer la plaie avec son désinfectant.

Julianne essayait de se souvenir de cet homme. Elle l’avait aperçu quelques fois avant de se retrouver dans la même habitation que lui. Jamais elle ne lui avait parlé. Timide comme elle l’était, elle parlait à peu de personnes. Les tissus étaient enfin dégagés de la plaie. Elle garda la main dessus en appuyant légèrement pour empêcher le sang de s’échapper. « Comment vous êtes-vous blessé ? »

Ce n’était pas très grave mais le bandage ne serait pas de trop.
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#4 le 21.10.15 12:35

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Une fois la porte passée Fuyu eut la chance de constater que quelqu'un était encore présent en ces lieux. Enfin, quelqu'un qui allait partir mais qui accepta tout de même de le prendre en charge au dernier moment et qui semblait sympathique en plus de cela. Fuyu esquissa un sourire, et essayait de ne pas trop penser à a douleur sur son bras, faisant au passage ce que lui demandait la jeune infirmière. Avec son aide il écarta doucement sa main de la blessure. Son regard grisâtre se plongea ainsi quelque secondes dans celui de son interlocutrice. Elle le laissa un instant pour partir remettre sa blouse blanche. Comme on lui avait expliqué, les docteurs des "temps modernes" mettaient une bouse blanche pour soigner leurs patients.

Le japonais voyait les bandages qu'elle sortait, et il devrait mettre un truc comme ça sur sa blessure ? Il avait l'impression de faire vieux jeu dans ses réflexions, la demande de son prénom le fit sortir de ses pensées. Il répondit alors sur un ton plutôt amicale et un clin d’œil :
« Je m'appelle Fuyuuji Konoe mais mes amis m'appelle Fu, Fuyu »

Il regardait ce qu'elle semblait faire avec précision et était impressionné, il ne le cachait pas et ne put s'empêcher de grimacer un peu lorsqu'elle commença à écarter ce qui semblait être collé à sa blessure. Il détourna le regard depuis le temps il ne c'était toujours pas habitué à sa. Malgré le nombre de blessures qu'on avait put lui faire et qu'il avait du soigner dans l'urgence ou non. Cela lui rappelait quelques souvenirs.
« Oh heu vous avez raison pardonnez-moi je n'ai pas l'habitude des infirmeries... »

Ce furent les mots qui sortirent de ses lèvres pour dire qu'il était d'accord pour s'asseoir, et partit s'asseoir sur le siège qu'elle lui présentait. « Oui ça va j'ai vu pire merci » Bon en fait, il ne savait pas vraiment se comporter face à elle alors il préférait rester neutre et amicale avec une touche de distance. En dire le moins possible sur lui, à moins qu'elle ne lui demande par curiosité... Bref, il prit sa place et s'installa confortablement et lui permit de revenir à sa blessure.

En l'observant, il se souvenait de l'avoir déjà vue roder près de l'appartement ou il résidait lorsqu'il était à l'agence... Faisait-elle partit de ses colocataires ? ... Il s'interrogeait. En tout cas, elle lui rappelait quelque chose, mais ils ne devaient s'être jamais parlé avant aujourd'hui. Il se retint un petit "aie" lorsqu'elle finit par réussir à enlever tout ce qui traînait autour de sa plaie. Et elle ne lui paraissait finalement pas si profonde que cela.

Il sentit qu'elle appuya un peu plus fort sur son bras mais il restait quand même là à sourire, grimaçant quand même de temps à autre.
« J'ai glissé sur une pierre lorsque je me dépêchais pour rentrer chez moi sous la pluie hey oui une blessure assez bête mais qui fait mal quand même ! haha »

L'ex-épéiste essayait de détendre l'atmosphère car la brunette avait l'air très timide. Il ne voulait pas la mettre trop mal à l'aise. Alors il chercha du coin de l’œil quelque chose pour se moquer gentiment. Puis une idée lumineuse vint traverser son esprit ! Enfin, une question qui n'avait peut-être rien à voir mais qui lui semblait importante.
« Dîtes moi, je ne vous aurait pas déjà vue prêt de l'appartement Lascaux de l'agence ? »
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#5 le 23.10.15 0:07

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Julianne écoutait distraitement ce qu’il répondait. Pas qu’elle s’en ficha, elle portait sa concentration sur ses mouvements. Elle ne voulait pas lui faire mal. Elle déroula une petite bande et la coupa jugeant que la longueur était bonne.
Elle trouvait ce jeune homme charmant. Le Japon était sûrement son pays d’origine au vu de son nom. Il lui paraissait bon et aimable. La première impression est toujours la bonne. C’est ce que dit le dicton. A peine avait-elle relâché la compression sur la blessure que le sang se remit à couler. Décidément ce ne serait pas aussi simple que ce qu’elle avait pensé. Au moins la plaie était propre.
Julianne rougit soudainement. Elle détestait cette étape mais tout patient passait par là. Elle baissa les yeux n’osant affronter le regard de Fuyuuji. « Est-ce que vous pouvez vous déshabiller ou enfin … juste retirer votre haut. Pour mettre le … le bandage » Elle détourna le regard avant de se reprendre. Elle lui désigna le dossier de la chaise. « Vous pouvez poser vos affaires ici » Elle s’éloigna faisant mine d’être occupée par ses papiers. Elle touchait les papiers sur son bureau sans vraiment y faire attention. Tout ce qui comptait était de fixer le bureau. Ses gestes n’étaient même pas cohérents on aurait dit qu’elle voulait éparpiller ses papiers partout. Son comportement étrange dura jusqu’à ce qu’il ait fini de retirer ses vêtements. Elle ne le regardait pas et faisait en sorte que ses yeux n’aperçoivent pas le reste du corps du jeune homme. Seul son bras devait être visible.

Elle prit le bandage qu’elle commença à enrouler lentement autour du bras. Elle le serra bien fort, du moins aussi fort que le permettait ses mains, mais refusant toujours de le toucher. Elle osait à peine effleurer sa peau. « Vous n’avez pas de chance, cette pierre vous en voulait vraiment. » Elle sourit. Elle essayait de détendre l’atmosphère, ou plutôt de se détendre elle-même.
Elle n’aimait pas paraitre crispée devant les gens. Pourtant elle l’était souvent. Elle imaginait parfois ce que serait la vie si elle était moins timide. Sûrement plus simple.
Elle continuait à enrouler son bandage, le rouge aux joues. Il était adorable à lui de ne pas se jouer de sa timidité. Beaucoup de personnes aimaient la charrier à ce propos. De son vivant ou non. Elle repensa à ce qu’il lui avait dit auparavant. Quelle impolie elle faisait, elle ne lui avait pas répondu. « Oui je vis dans l’appartement Lascaux en effet. En fait nous vivons presque ensemble et nous nous ne voyons jamais. Vous êtes peu présent. » Alors qu’elle passait son temps à tout refaire dans l’habitat avec Moon. Elles devaient l’embêter avec leurs décorations et chichis de jeune fille. Elle émit un petit rire. « Nous nous rencontrons dans de drôles de circonstances. Il faut que vous soyez en sang pour que l’on apprenne à se connaître … »

Elle finit d’enrouler sa bande et y colla un sparadrap pour la maintenir. Elle était fière de son œuvre. Elle avait gardé sa rapidité et sa dextérité.
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#6 le 26.10.15 0:47

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Fuyu regardait la jeune infirmière du coin de l’œil tout en tenant son bras en l'air pour lui permettre de faire ce qu'elle avait à faire. Détournant le regard lorsque celle-ci enleva sa main et que le sang de sa plaie se mit de nouveau à couler. Il grimaça et fit un petit rictus pendant que la demoiselle dont il ne connaissait pas le prénom baissa son regard. Il fut surprit par ce qu'elle lui demanda. Et il comprit alors pourquoi la brunette était si gênée et il se mit à rire. Puis il exécuta ce qu'elle lui demanda en se tournant pour lui épargner son corps. Il posa sa veste beige sur le rebord de la chaise qu'elle lui montra et lui souriait d'un sourire assez franc.

Notre Japonais remarqua qu'elle semblait de plus en plus mal à l'aise en sa compagnie, alors il fit mine de réfléchir quelque secondes. Pourtant, elle aussi tentait de faire de cette conversation quelque chose qui pourrait marquer l'instant présent. Le Konoe essayait lui aussi de trouver une solution de son côté et le fait qu'elle reparlait de sa mésaventure avec la pierre... Peut-être qu'en lui détaillant sa mauvaise aventure, elle pourrait commencer à être détendue ? Il dirige son regard grisâtre vers la demoiselle et lui répondit d'un air neutre et serein :
« Oh vous savez cette pierre n'est pas celle qui pourrait me faire le plus souffrir j'ai connu pire comme mésaventure ! »

Et Peut-être que s'il lui demandait également son prénom... cela aurait son effet ? Après tout, même si c'était sa sauveuse du moment, et en plus une colocataire, ils ne savaient rien l'un de l'autre. Comme elle le lui rappelait si bien, il fallait qu'il soit "en sang" pour faire connaissance ... alors autant paraître aimable non ? parce que dans le fond il n'était pas le plus méchant, sadique et tyrannique des hommes... Loin de là.

Puis ce serait bien plus facile pour communiquer à l'avenir ! Car elle vint lui confirmer assez vite qu'ils habitaient le même appartement. Fin, même si Fuyu passait son temps à vadrouiller dans le monde des morts pour le découvrir, ce serait toujours sa de gagner non ? Comment elle lui présenta la chose le fit encore une fois rigoler, sauf que la douleur de la plaie le ramena vite à la réalité. Il soupira longuement et leva les yeux au ciel.
« Un peu comme un couple ! Vous vous appelez comment Madame Brunette ? »
Fit-il avec un sourire charmeur en réponse à son petit rire ! enfin elle semblait ne plus avoir peur de lui. Il avait insister sur le mot couple mais en réalité c'était plus à prendre comme de l'ironie.

Ce n'était qu'une image, une métaphore en prime d'un petit surnom qui se voulait sympathique, elle pourrait lui en donner un aussi si le souhaitait cela ne le gênerait absolument pas !
« Avouez que vous m'évitez en travaillant tout le temps quand je suis là ! »

Fit-il avec un clin d’œil et bien que cette phrase put sembler un instant avec des arrières pensées, notre membre de la famille du nord n'en était pas rendu là !