Bienvenue jeune vivant !
Le Monde des Morts n'attend que toi, es-tu prêt à passer de l'autre côté ?
Rejoindre l'au-delà
Naviguer sur le Styx
ConnexionConnexion  AccueilAccueil  PortailPortail  S'enregistrerS'enregistrer  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  
Rechercher
Milo voudrait un nouvel avatar
Perséphone cherche des partenaires de rp
Tinek cherche plusieurs partenaires pour réaliser ses idées en rapport avec les potions
en partenariat avec...
Nano RoleplayNevada's GodfatherNew Life.comEsquisseTasty Tales

The greatest gift
Ambroise Blanchard
lémure

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
The greatest gift XyYk8hR7/15The greatest gift IUyLEY2  (7/15)
× Présence: présent
× Evolution : The greatest gift EmptyThe greatest gift EmptyThe greatest gift EmptyThe greatest gift EmptyThe greatest gift EmptyThe greatest gift Empty
The greatest gift Empty × Age de la mort : 23 Masculin
× Age post-mortem : 24
× Avatar : Original by Applepisfasna
× Appartement : Kiss
× Métier : Cobaye pour Potions de Nécro
× Epitaphes postées : 210
× Øssements389
Féminin
× Inscription : 25/01/2019
lémure
Terminé #1le 08.02.19 22:51




Avec
solo


The greatest gift


Le blondinet était déterminé : il allait tricoter ce pull, peu importe le temps que ça prendrait, sauf qu’en même temps idéalement, ça ne prendrait pas trop de temps non plus, parce qu’il aimerait bien le finir et le donner à l’homme armuré avant la fin de l’hiver. Il savait bien qu’il y aurait d’autres hivers après celui-ci, mais ce n’était tout simplement pas pareil s’il n’y arrivait pas avant l’arrivé du printemps. Le livre qu’il avait apporté avec lui en sortant de la bibliothèque lui avait été fort utile, à tout le mois pour lui faire comprendre qu’il avait besoin d’aide. Il faut comprendre : il y a un tas d’aiguilles à tricoter différentes, plusieurs sortes de laine, de grosseur de laine, de grosseur d’aiguille, de patrons, de format de mailles -et même avec toute la volonté du monde, le petit n’était pas capable d’assimiler toutes ses informations et commencer un projet de a à z, de lui-même. Pour la peine, il avait pris le temps de regarder des vidéo youtube, de vidéos qui vous expliquent comment compter vos mailles, qui vous montrent comment mettre des guides, comment ne pas échapper vos mailles quand vous posez votre travail, comment rattraper vos erreurs. Il s’était bourré le crâne de mots et d’images jusqu’à plus capable. Ensuite, il était passé à la prochaine étape : la création.

Or, pour créer, il faut du matériel. Ambroise avait ramassé ses ossements et s’était dirigé au centre-ville à la recherche d’une boutique de laine. En bon mâle perdu (pardon les stéréotypes mal placés), il ne demanda pas son chemin et tourna en rond pendant plusieurs heures, n’ayant même aucune idée de ce à quoi ressemblerait la boutique qu’il cherchait. Ce serait, certainement, une boutique spécialisée, mais lui s’était essayé dans des boutiques de grande surface; certains tenaient bien de la laine, ou certaines aiguilles, mais impossible de dire lesquelles allaient avec lesquelles, et il n’y avait certes pas de patron. Un patron, il pouvait trouver sur le net, mais ça, par contre, c’était plus risqué parce qu’il devrait trouver la bonne laine et les bonnes aiguilles pour aller avec, sinon le projet ne servirait à rien.

Deuxième journée de recherche, il parti braver le froid, cette fois-ci en se munissant de son téléphone portable; il ne faut pas se tromper, Ambroise n’était pas si pressé que ça. Il aimait bien arpenter les rues et faire des découvertes au hasard. Sauf qu’en même temps, voilà : il avait toujours son objectif de finir avant l’arrivée du printemps. C’était rare qu’il se donne un temps limite comme ça, du moins depuis sa mort, mais il était vraiment excité à l’idée de faire porter sa création à Viktor et de l’aider à ne pas avoir froid, allez savoir pourquoi. Les interwebz lui indiquèrent qu’une boutique répondait parfaitement à ses besoins; Le fil d’or, dans le centre commercial de Shibuya 109.

Tiens, c’est drôle? Je me souviens pas être passé par là, genre ever? Bon, ça me fera voir un autre coin de Tokyo au pire, puis c’est pas très loin du train.

C’est donc ainsi, les mains dans les poches pour se protéger du froid (bien qu’il portait déjà des gants), qu’il poussa la porte qui menait vers le centre commercial. L’endroit était, certes, beau, et l’air était embaumée d’un doux parfum qu’Ambroise ne reconnut pas tout de suite. Vanille? Jasmin? Si c’était du parfum, il n’était en tout cas pas comparable à celui que portaient habituellement les zombies, et tout de suite Ambroise se détendit, faisant quelques pas de plus pour que la porte se ferme derrière lui et que le froid cesse d’entrer dans les lieux. Plus loin, devant, une fontaine, autour de laquelle étaient assissent quelques jeunes femmes en train de se préparer à aller travailler; il était tôt encore, et la plupart des boutiques étaient sur le point d’ouvrir. Ambroise leur rendit un sourire lorsqu’il passa à leur niveau, mais ne remarqua ni ne compris la surprise dans leur regard.

C’est qu’au Shibuya 109, on se spécialisait spécifiquement dans la mode féminine, aussi le jeune homme était-il malencontreusement pas du tout à sa place. Encore, il aurait pu être là pour magasiner pour sa copine, sa conjointe, sa mère (qui d’ailleurs refusait toujours de lui parler, malgré ses tentatives incessantes pour lui faire comprendre que sa mort était réellement un accident. Un jour, il arriverait à mettre la main sur la vidéo de sa mort et lui enverrait par la poste, où qu’elle soit) ou une amie, même. Ou peut-être, avec son joli minois, préférait—il acheter pour lui-même, pour porter en secret ou non? Sauf que voilà, ce n’était rien de cela. La meilleure boutique de laine était bien à l’étage, ici; c’est que tricoter est malencontreusement toujours très genré, et même si quelques hommes s’y intéressent, la clientèle majoritaire étant féminine, le magasin avait ouvert dans le centre commercial pour être plus prêt de sa clientèle cible, quoi.

Quand neuve heure sonna et qu’on le laisse enfin entrer dans la boutique, Ambroise se mit tout de suite à arpenter les étalages, passant ses doigts sur le textile de la laine; certaines douces, d’autres non, c’était bien tout ce qu’il avait imaginé et plus encore. Certaines balles de laine avaient comme des pompons d’imbriquer dans le fil, alors que d’autres encore avaient été teintes de manière à ce que la couleur change au fur et à mesure du tricotage.  Il passa bien trois quart d’heure, ainsi, sous le regard attentif et amusé des préposées du magasin, à explorer le merveilleux monde du textile laineux. Mais voilà; il y avait trop de choix, de grosseurs, de textures, de couleurs, et il n’était pas plus avancé. Il y avait également tout un assortiment d’aiguilles, certaines en formes de broches, d’autres avec un espèce de fil de plastique qui dépassait, plus souple, et d’autres carrément qui étaient liées ensemble. Il se rappelait que ces dernières servaient à faire des motifs en rond -mais pas plus. Une des préposée, comme ayant compris que son émerveillement était passé et qu’il était maintenant temps de l’aider, s’approcha de lui.

«Vous cherchez quelque chose de particulier, peut-être?» Fit-elle dans un japonais qu’Ambroise ne comprenait malheureusement pas. Le voyant sourire bêtement et simplement cligner des yeux comme pour s’excuser, elle s’essaya en anglais : «Are you looking for something in particular?»

Le blondinet hocha vivement de la tête, ses yeux s’illuminant. Ne pas savoir parler japonais à Tokyo, c’était une source de problème constante. Heureusement que la gentille dame ne lui en tenait pas rigueur.

«I am, actually. I’ve been wanting to knit a sweater for a friend, but as it turns out, I have no idea what kind of…» il gesticula pour designer l’ensemble du matériel dans le magasin «you know. Materials to get.»

«Have you ever…» Elle imita son geste, lui offrant un charmant sourire, mais intérieurement, elle riait pas mal quand même.

Ambroise se passa la main dans les cheveux, le rouge lui montant doucement aux joues. Pas parce que la dame lui avait offert un joli sourire, mais plus parce qu’il avait été pris en flagrant délit de n00bisme, apparemment.

«Is that… a problem?» dit-il en se mordant la lèvre, espérant qu’on ne le mette pas dehors du magasin à grand coup de pied.

La dame, heureusement, secoua négativement de la tête, son doux rire résonnant dans la tête d’Ambroise.

«Not at all love, but maybe you’d like to start with something a wee bit smaller than a sweater. How about a scarf? It would be great practice, and will save you a lot of sweat and tears, I promise»

Le jeune homme, tout de même déçu de ne pas pouvoir mettre son plan de pull en œuvre de suite, soupira; la dame, comme sachant pertinemment ce qui se passait dans sa tête, lui tapota l’épaule et le mena à travers les étagères, choississant pour lui une paire d’aiguilles à tricoter et une balle de laine.

«Here, try this, This wool is pretty easy to weave, and this brooches are long enough that you shouldn’t have any issue. Oh, and-»

Avant même qu’il eut le temps de prononcer les mots «ah, mais en fait, j’ai vu des vidéos sur comment faire les mailles, mais je ne sais pas comment monter mon ouvrage pour le partir», elle ajouta :

«We have tables at the back of the store. There’s always people there that come by to chat and knit, so if you have any question, you can ask them.»

Il remercia la dame et, après avoir payé le matériel, se dirigea vers le fond de la boutique, où quelques dames, surtout âgées, discutaient autour de leur thé d’avant-midi. Le voyant arriver, elles semblèrent d’abord surprises; puis, voyant qu’il tenait du matériel pour tricoter dans les mains, elles lui firent une place autour de leur table, le cajolant dans diverses langues; il répondait d’un sourire poli. Évidemment, si un jeune homme se présentait dans leur cercle de discussion, elles aillaient s’arranger pour qu’il reste, c’était pas commun! Attendez qu’elles racontent ça à leurs amies!

On lui expliqua donc, à coup de traduction et de répétition, comment monter ses mailles, puis comment les compter pour avoir toujours le bon compte en montant, et comment faire des mailles à l’endroit et à l’envers. Elles disaient que c’était la base, et Ambroise était bien prêt à les croire. À la fin de la journée, exténué mais heureux, Ambroise avait fini sa balle de laine, et son œuvre… ressemblait à une écharpe. Malgré les remarques de félicitation des dames à la boutique, toutefois, Ambroise ne pouvait s’empêcher d’envier leurs beaux tricots droits. Lui, il avait échappé plein de mailles, et on avait du lui montrer comment en ajouter, puis comment en enlever puisqu’il s’était mis à en faire trop. Du coup, le foulard avait l’air un peu difforme.

Tout de même, une fois chez lui, il posa le foulard sur son lit et prit la peine de le prendre en photo. Après tout, c’était son premier morceau et il s’était bien amusé, autant immortaliser le moment.

The greatest gift Ptm5

Une fois la photo prise, il rangea soigneusement l’écharpe dans un sac de papier et se mis à naviguer sur internet pour chercher un patron de pull qui répondait à certains critères : d’un, le patron devait être simple, de deux, le patron devait être dans une langue qu’il savait lire, de trois, idéalement, dans une grosse laine, comme ça ça lui prendrait moins de temps pour le tricoter. C’était du moins là les conseils qu’on lui avait donnés et redonnés au cours de la journée! Il éplucha donc plusieurs sites de tricot à la recherche de la perle rare, même jusqu’à s’en faire mal aux yeux. Mais il trouva! Un patron pour un gros pull, fait avec de la grosse laine -en plus, comme c’étaient de grosses mailles, ça lui rappelait un peu la forme de la cote de maille, et Ambroise se disait : ça fait tellement comme l’autre, le zombie là! C’est parfait! Et tout content de sa trouvaille, il éteignit la lumière pour se laisser aller à dormir quelques heures avant de retourner à la boutique du fil d’or.

Il présenta le patron à la dame qui l’avait aidé la veille, et elle les servit un hochement de tête appréciatif; au minimum, elle semblait d’accord pour dire que c’était un bon patron pour un débutant, même si ça son avis à elle, il aurait dû continuer à se pratiquer, genre en faisant des pantoufles… mais devant le sourire d’Ambroise et sa hâte communicative, elle ne pouvait que flancher et l’apporter dans le rayon où se trouvait la bonne laine et de bonnes grosses aiguilles en bambou numéro 20, rien de moins! On lui donna une aiguille pour la finition, et devant son air interdit, elle se rit de lui et lui dit qu’il verrait bien en temps et lieu. Maintenant, il était temps de commencer.

Et si sa première expérience avait été empreinte d’erreurs, la deuxième ne fut pas mieux, à cette exception près qu’il développa sa patience et n’eut pas peur de revenir en arrière, même de plusieurs rangs, lorsque cela était nécessaire. Pas question d’offrir un pull difforme; et si cela apportait son lot de frustration, ça lui fit également apprendre deux fois plus vite, parce que dans la vie, personne n’aime recommencer son tricot à l’infini. Il fallait dire qu’avec le cercle des tricoteuses pour l’aide, il l’avait facile! On le gâtait, on le félicitait, on lui disait tout de suite s’il faisait une erreur -mais surtout, on l’encourageait, et Ambroise, pour la première fois depuis toujours, s’était découvert une passion et des gens avec qui la partager.

Et si ça c’est pas le plus beau cadeau qu’on peut offrir, quoi d’autre?


Codage par Libella sur Graphiorum

Afficher toute la signature


Ambroise jase en #007777

MES BÔ POSTERS DE JOSHUA:
The greatest gift U64k
The greatest gift Dczp
Pseudo :

forums partenaires