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Cobaye de l'immortalité { Ambroise
Elagabal
nécromancien

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nécromancien
Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #1le 08.02.19 9:48
Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper.

Des lunettes d’aviateur tout droit sorties d’une autre époque sur le nez, tu fais plus que peur à voir, au milieu du capharnaüm de ton laboratoire d’expérimentation. Heureusement que tu ne prends plus les stagiaires ; tu les dégouterais définitivement du métier de nécromancien. Il faut dire qu’entre tes gants à moitié calcinés par les flammes qui font pétiller tes potions et ton tablier de cuir plus qu’usé par le temps, tu n’es pas vraiment le meilleur exemple de ta profession.

Mais s’il faut t’accorder un mérite, c’est que tu prends soin - quand l’envie te prend - de mener à bien ton travail. Tu pourrais passer des heures enfermé dans la grotte glacée qui te sert de laboratoire, à ignorer les clients qui t’appellent depuis l’entrée de ta boutique. Heureusement que tu n’es plus à une potion près pour survivre.

Personne ne comprend pourquoi tu aimes rester dans cette arrière-boutique d’où s’échappent des odeurs plus que louches et où s’empilent recettes, livres en tous genre, carnets noircis par l’encre de la plume que tu ne consens pas à abandonner après toutes ces années, flacons scintillant au milieu du désordre général. C’est simplement ton antre, où tu peux être un sauvage sans que personne ne vienne te demander de compte. De l’autre côté de la massive porte en bois se trouve un comptoir parfaitement ordonné, où s’alignent des potions variées et des artéfacts « homemade » pour tous les goûts, qui se vendent à des prix délirant - mais que les pigeons s’arrachent tout de même.

Avec prudence, tu te penches pour ajouter un liquide noirâtre dans l’erlenmeyer placé au-dessus d’un petit feu et dont le contenu vient d’entrer en ébullition. Doucement. Pour que le tout ne déborde pas et que cette satanée mixture ne rate pas une nouvelle fois. Et accessoirement pour ne pas te retrouvé aspergé par un liquide dont tu n’es absolument pas certain de maîtriser tous les effets.

La langue coincée entre les dents - parce qu’à cette heure-ci tu les as toutes -, tu te concentres presque avec intensité. Cela fait déjà quelques mois que tu travailles sur cette potion-là. Avez-vous déjà rêvé de pouvoir traverser les murs comme un vrai spectre ? En améliorant une potion d’invisibilité pendant plusieurs mois, c’est possible. Enfin, en théorie.

Dans le cas contraire, t’es sûr de pouvoir offrir une scène digne du quai 9 ¾  en version moldue à qui voudra acheter un flacon. De toute manière, t’as prévu de refourguer tous les essais ratés aux clients qui se montreront appâtés par les perspectives de ne plus avoir à ouvrir ou fermer les portes, voir à passer la tête par le mur pour mater leur voisin en train de faire de la muscu’.

Après avoir ôté des lunettes et toussé un bon coup face aux vapeurs qui envahissent la pièce, tu jettes un coup d’œil vers ta montre, seul vestige du passé que tu prends le soin d’entretenir et dont le cuir semble entretenu. Normalement l’employé du mois ne devrait pas tarder à pointer le bout de son nez pour travailler - parce qu’il n’est pas payé à rien foutre, mine de rien.

Répartissant différents dosages de la potion dans trois tubes à essai que tu glisses sur un support en bois, tu te diriges vers la partie « civilisée » de la boutique, l’avant. Il est encore un peu tôt pour accueillir des clients - qui ne trainent étonnement que la nuit aux environs de ta boutique - alors tu te contentes de t’écrouler sur une chaise en observant ta nouvelle invention.

Plus qu’à croiser les doigts pour que ton cobaye ne se retrouve pas emmuré à l’occasion d’un test plus ou moins réussi.

Cobaye qui brille d’ailleurs par son absence, amenant tes sourcils à se rejoindre petit à petit d’un air menaçant. Au milieu de tes potions et autres arnaques en tout genre - « Farces et attrapes » aurait été un bon choix de nom pour ton magasin -, tu donnes l’impression d’être une vieille sorcière attendant sa prochaine victime, tapis dans un coin de la boutique à la lumière faible, violacée et presque inquiétante.

Mais finalement la porte s’ouvre, mettant fin à ton attente. Outre un énergumène dont la vision ne te ravis pas particulièrement, cette irruption inonde la pièce de la lumière de l’extérieur. Tu plisses les yeux comme un vampire tout juste sorti de son cercueil mais ne bronche pas, attendant de pouvoir avoir les résultats des premiers essais de ta potion.

Lentement, tu pousses les tubes à essai sur le comptoir dans la direction du nouveau venu, sans même lui adresser le moindre salut ou faire preuve d’un tantinet de politesse.

Business is business, comme on dit dans le milieu.

+ tag@Ambroise Blanchard
+ notesvoilà, j'espère que ça te convient !
BY MITZI
Ambroise Blanchard
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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #2le 08.02.19 21:03




Avec
Elagabal


Cobaye de l'immortalité

Pourquoi

Très bonne question. Pourquoi quoi? Pourquoi lui, là, maintenant. L’idée, aussi, de se promener dans une ruelle sombre à cette heure. Cette heure? Il ne faisait même pas encore nuit noire, le soleil était tout juste sur le point de se coucher et ses rayons dorés venaient frapper ici et là autour d’eux, faisant chatoyer sa touffe blonde au passage. Pourtant, allez savoir, il avait emprunté une allée sinueuse -la même que d’habitude, il aurait juré- pour se rendre jusqu’au repère du Nécromancien, mais sur le chemin il s’était fait prendre par deux lascars. Faut dire; Ambroise avait ses petites habitudes, il venait tous les mois aux mêmes journées; une pour tester la potion, une pour rapporter les papiers d’observation. Valait mieux minimiser les contacts avec ce Nécromancien là. Il aurait pu qualifier cette relation de travail d’horrible, mais dans les faits ça avait cela de rassurant qu’avec lui, Ambroise s’attendait déjà au pire, du coup il était sur ses gardes (pour peu qu’il le puisse) et ça lui évitait parfois des ennuis, le genre qu’un Nécromancien mal intentionné mais qui fait semblant d’être votre ami pourrait vous apporter, en tout cas.

Mais juste là, le problème n’était pas Elagabal; non, c’était plutôt les deux brutes qui l’avaient forcé à se mettre dos au mur, les bras croisés autour de lui comme pour se protéger, essayant de ne pas les regarder dans les yeux. Dans la ruelle, ça empestait; habituellement, il ne prenait pas la peine de le remarquer puisqu’il ne faisait que passer sans s’arrêter, mais maintenant qu’il était pris en souricière, il avait tout loisir d’humer l’odeur nauséabonde. Ou peut-être était-ce simplement les deux larbins devant lui qui puaient? Peut-être qu’ils étaient des zombies, et que c’était pas leur faute. En tout cas, ces deux-là ne se mettaient pas de parfum pour masquer leur odeur, c’était certain.

«Écoutez, je crois que c’est un malentendus, on ne se connait pas, si?» fit-il en essayant de ne pas laisser sa voix trahir sa nervosité.

Apparement, les deux autres n’étaient pas d’accord. Ambroise, il dira, les deux faisaient deux mètres de haut et étaient des armoires à glace, il n’avait aucune chance contre eux! Relativisons; il est vrai qu’Ambroise n’avait aucune chance conte eux (pardon chaton), mais ils devaient plutôt faire dans le mètre quatre-vingt-cinq, et leurs muscles ils les devaient au travail (est-ce qu’ils travaillaient dans la construction?), pas à la salle de gym.  Reste qu’ils le regardaient comme une pièce de viande là et pendant une seconde il se demanda s’il allait pas se faire manger tout rond. Mais non. L’un des deux larbins, que l’on nommera Tony pour faciliter la chose, s’empressa de lui expliquer la situation (comme un bon sbire).

À la fin, Ambroise en avait presque les larmes aux yeux -c’est qu’il était facilement ému, et puis il avait tellement peur que son cerveau overreactait un peu. Apparemment ces deux jeunes (?) hommes c’étaient fait avoir par le Nécromancien qu’Ambroise allait visiter, comme à son habitude. Hors, les deux hommes, peu friand de s’être fait arnaquer, avaient devisés un plan pour réclamer leur du; toutefois, malheureusement, il leur était difficile de mettre leur plan à l’œuvre puisque, manifestement, le Nécromancien ne sortait jamais de chez lui. Ambroise se dit; c’est probablement plutôt qu’il sait ne pas passer par la porte de devant quand il a besoin de sortir -mais il se garda bien de partager sa pensée avec les deux autres. Il se demandait, également, de quelle manière les deux hommes avaient été arnaqués -avaient ils bu une potion supposée les ramener à la vie, mais qui les avaient plutôt changés en zombies? C’était, après tout, là un des classiques du métier. Ou peut-être qu’Elagabal leur avait offert un truc qui ne fonctionnait pas, ou les avait fait payer trop cher? Leur histoire n’était pas assez nette pour qu’il puisse le savoir, et les deux truands se gardèrent bien de lui donner trop de détails, parce qu’ils ne voulaient pas qu’il puisse cafter.

Une minute, cafter quoi?

Son cerveau eut tout juste le temps de tilter que c’était pas normal avant de recevoir un crochet de droite en plein dans les côtes.

«Mmmmph»

Au moins c’est pas le visa-

Encore une fois, tout se passa trop vite pour qu’il ait le temps de féliciter le ciel de ne pas se faire dérouiller le portrait, et qu’il puisse protéger le dit portrait d’un coup de genou alors qu’on lui empoignait les cheveux. Pour le coup, là, il était bien sonné et son nez pissait le sang. Il n’en fallut pas plus pour qu’on le mette à terre. L’autre abruti, que l’on nommera Karl, s’empara de son sac pour en vérifier le contenu -c’est-à-dire qu’il l’éventra et en rependit le contenu sur le sol. On y comptait; des billes de verres qu’Ambroise avait échangé plus tôt parce que ça le rendait plutôt nostalgique de quand il était gamin et il les trouvaient belles, son super poster de Joshua, son portefeuilles avec ses économies d’ossements, un étui à crayon pour prendre des notes et un calepin sur lequel écrire. Cela ne semble pas faire plaisir à ses deux attaquants, qui lui assénèrent un nouveau coup de pied dans les côtes en maugérant.

«Non mais, je te l’avais dit qu’il servirait à rien ce mec» Fit Karl dans un japonais exaspéré qu’Ambroise ne comprenait pas.

«Bah, il pourra passer le message. Prends-lui ses pièces quand même, comme ça au moins ce sera pas tout perdu» répondit Tony, toujours en japonais, en haussant les épaules.

Ambroise voulait protester, mais décidément, le premier coup qu’on lui avait collé lui avait coupé le souffle; remarquez, c’était peut-être mieux comme ça; les deux n’en voulaient pas encore à son intégrité physique à lui, alors il allait être tranquille maintenant. On lui redonna son sac (ou plutôt, on le laissa choir devant lui), et juste comme ça, les deux hommes repartirent comme s’ils ne s’étaient jamais croisés, à l’exception du fait que maintenant Ambroise n’avait plus une tune, il avait le nez en sang, mal partout, et que son poster de Joshua était tout sale! Il se releva péniblement, les vêtements mouillés par la neige sale. Il grelotait de froid, et peut-être un peu à cause du stress aussi. Il rassembla ses possessions ensemble, les fourrant rapidement dans son sac, essaytn de faire fit de ses mains tremblantes.

Oh puis je les zut! Et je les emmerde! Quels connards! C’est quoi leur problème? J’ai rien fait moi! C’est pas parce que j’accepte de servir de souffre-douleur au sadique du coin une fois par mois, que d’emblé je suis de mèche avec lui! Ce que je fais c’est bien là! Comme ça il vous refile pas n’importe quoi! Enfin s,il vous refile n’importe quoi c’est son affaire, mais c’est pas de ma faute! Au contraire! C’est moi la bonne poire qui se coltine les essaie-erreurs louches qui gouttent le caca et donnent de l’acnée! PUIS ALLEZ CHIEZ QUOI-

Sa tête, tournant à un mille l’heure pour les deux petites minutes qu’il lui restait à marcher pour se rendre au petit magasin sinistre, était, vous comprendrez, remplie d’invectives et de «c’est pas juste». Une main tenait son sac bien contre lui, et l’autre était plaquée contre son nez, qu’il tenait un peu en l’air pour essayer de stopper le flot de sang chaud sur son visage. Pui il arriva à la boutique et poussa la porte d’un mouvement de fesse bien placé. Il n’avisa pas tout de suite Elagabal, puisque ce dernier, comme à son habitude, était dans un coin sombre. C’était plutôt flippant, en fait. Ambroise déposa son sac, enleva ses bottes et son manteau, le tout à une main pour essayer d’empêcher de mettre du sang partout. Sur le chemin vers le nécromancien, il s’apprêtait à s’excuser pour son retard, lorsqu’il le vit tout simplement pousser des fioles vers lui. Même pas un bonjour. Les épaules d’Ambroise s’affaissèrent.

«Séreux? Je sais bien que j’ai du retard, mais quand même, c’est pas de ma faute si je me fait mugger par des débiles»

C’était pas la peine d’expliquer au Nécromancien pourquoi. Ambroise se disait que ça ne ferait que lui causer du soucis, et dans le fond il espérait que les deux autres étaient satisfaits avec ce qu’ils avaient obtenus déjà. Sauf que voilà; en s’exaspérant, il avait lâché son nez -heureusement, le flot de sang s’était ténu, mais le bas de son visage en restait plein, et sa main également. Son premier réflexe aurait été de s’essuyer la main sur son pantalon, mais il résista quelques secondes.

«Désolé» fit-il en ayant pas l’air si désolé que ça quand même, «Si ça vous embête pas je vais aller me rincer, je voudrais pas fausser les tests parce que j’ai avalé du sang vous voyez.»

Il regarda autour de lui. Son nez lui piquait; le sang, en train de crouter, lui donnait une envie folle d’éternuer. Il avisait une boite de mouchoirs proche, en tirant un mouchoir pour soulager son nez meurtris; malheureusement pour lui, cet objet faisait parti des objets en vente à la boutique, manifestement, puisque quelques secondes après l’avoir utilisé, ses yeux s’emplirent d’eau. Ils étaient quand même au poivre de cayenne, ces mouchoirs? Il enleva ses lunettes pour mieux essayer les larmes qui coulaient le long de ses joues, se barbouillant au passage un peu de rouge.

«[…] vous auriez pu dire quelque chose […]» se lamenta-t-il tout bas en se dirigeant à tâtons vers l’arrière-boutique. «La salle de bain est de quel côté déjà?»


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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #3le 13.02.19 11:55
Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper.

Tes yeux se posent sur le nouveau venu. Malgré la lueur décroissante de l’extérieur, sa fine crinière blonde se détache sur l’obscurité de ta boutique. Juste un instant, jusqu’à ce que la porte se referme brutalement derrière lui. Ambroise, tu ne le connais pas plus que ça, mais il fait partie des personnes qui pourraient te faire ressentir un tantinet de respect. Faut dire que des tarés qui veulent bien tester les pires inventions que le monde de l’alchimie ait connu, y’en a pas à tous les coins de rue. Mais toi, c’est pas pour autant que tu vas lui dire bonjour et minauder en le remerciant. Les cartes de visites et les sourires, c’pas ton truc.

Alors tu le regarde déboulés avec ses cheveux en désordre et sa jolie gueule d’ange un peu amochée sans réagir. S’il fait affaire avec des gangs, c’est son problème, pas le tiens, t’es peut-être vieux mais pas au point de réagir comme papy Ela’, à donner des bonbons aux pauvres âmes qui ne savent plus quoi faire de leur vie.

A nouveau, la boutique se retrouve plongée dans l’obscurité, vous laissant face à face. Tu viens te détacher de l’ombre pour allumer l’une des quelques lumières qui orne la pièce. Peut-être que les rideaux de velours sombre, c’est un peu too much, mais ça donne le ton au reste de la boutique.

Là, tu remarques enfin l’état de ton cobaye. Tu fronces les sourcils en le voyant se tenir le nez, débraillé comme si on lui avait roulé dessus avec un tractopelle - au moins. C’est pire que ce que tu voyais sans lumière, à ce stade.

Pas vraiment d’humeur à jouer les infirmières, tu éteins à nouveau la lumière - on appelle ça le déni, c’est plutôt facile à vivre - avant de la rallumer, comme pour constater qu’Ambroise est effectivement dans un état lamentable. Tes yeux se plissent. A moins qu’il n’ait décidé de vivre dans une poubelle ou de s’associer aux mauvaises personnes, tu ne vois pas bien ce qui a pu lui arriver.

En attendant, il va dégueulasser ton magasin, à ce rythme.

Les bras croisés sur la poitrine, tu prends à peine le temps de lui répondre, à mi-chemin entre le grognement caverneux et la parole cohérente. Notons aussi que si Ambroise te témoigne un minimum de respect, t’es loin d’en faire autant, ne prenant même plus la peine de le vouvoyer depuis qu’il a décroché son boulot et est devenu l’esclave de tes expériences. Déjà que tu fais l’effort de parler la langue des Yankees, ces espèces de pseudo néo-impérialistes qui te courent sur le haricot tant t’as l’impression qu’ils ont décidé de conquérir le monde et, par extension, la cité nippone.

— T’as besoin qu’on s’dise bonjour et qu’on s’embrasse aussi ? Je suis pas ta nounou, que tu grommèles en passant une main nerveuse dans tes cheveux. Si tu t’fais victimiser dans les rues par plus fort que toi, c’est pas d’ma faute.

Si tu savais, mon p’tit Elagabal, à quel point tu te fourres le doigt dans l’œil. Dans le genre expert en inimitié, on ne fait pas meilleur que toi. Ta compétence spéciale ne doit pas être de soulager les gens de leur douleur mais bien de satisfaire ton égo quelque peu maso en te créant à la pelle des ennemis, partout où tu vas. Entre les clients mécontents et les silhouettes que tu as pu offenser, tu ne tiens plus de comptes, oubliant peut-être trop vite à quel point tu es odieux.

Mais le pire dans tout ça, c’est que ta victime de cobaye s’excuse. Tu lève les yeux au ciel. Désolé de quoi au juste ? A croire qu’Ambroise a choppé la vilaine habitude qu’on les japonais de se plier en quatre pour se faire pardonner, alors qu’il vient de l’autre bout du monde. Tu renifles avec dédain devant ce manque d’égoïsme. L’altruisme, ça te débecte - même si tu abuses clairement de la bonne volonté de ce pauvre lémure. Il serait presque mignon, à se préoccuper comme ça de la réussite des expériences de son tortionnaire - parce que, reconnaissons-le, c’est tout ce que t’es mon pauvre vieux - alors qu’il a dû pisser le sang par le nez sur tout le trajet.

D’un geste de la main, tu lui signifie que t’as pas grand-chose à carrer de son besoin de se laver, qu’il fasse ce qu’il veut tant qu’il finit par boire ta potion.

Et c’est fou comme il a la mémoire courte. A croire qu’il n’a toujours pas compris dans quel endroit il s’est fourré et à qui il loue ses services, le lémure. Tu aurais pu l’empêcher de se moucher dans les kleenex au poivre - brillante idée de ton associé russe, qui en a une variante à l’alcool. Tu aurais pu, mais t’en as rien fait, préférant ricaner. T’es un peu de la vieille école, considérant que pour apprendre, il faut commettre des erreurs. Les préoccupations des autres ne sont qu’une erreur, un frein sur l’échelle de la survie, faussant la sélection naturelle - alors que, qui en a encore quelque chose à battre dans l’au-delà ? -, le genre de pensée un peu conne héritée de ton passé.

Un rire mauvais s’échappe de tes lèvres. Tu te relèves enfin, t’approches d’Ambroise pour l’examiner - et non pas pour t’excuser, comme tu restes un sale type.

— Droite, tu réponds enfin.

Non pas que ça te préoccupe vraiment, mais si le quartier craint, il va encore falloir résoudre ça. Le grabuge n’attire pas vraiment la clientèle - déjà qu’on se demande comment tu parviens à faire tourner ton commerce.

Le suivant dans l’arrière-boutique plus pour éviter que ses yeux tuméfiés ne le fasse buter dans un meuble ou sur une pile de livres, tu l’accompagnes. Tu n’es pas de ceux qui rassurent par leur présence. En vérité, être à côté de toi à presque quelque chose d’inquiétant, vu que tu parles peu et te contente d’observer avec des yeux perçants les gens, un peu inquisiteur sur les bords.

Comme alerté par les déplacements des deux hommes, une petite furie au pelage blond vient se faufiler entre tes jambes. Bis. Tu te penches pour caresser le chacal, à l’abri du regard larmoyant d’Ambroise, parce que tu te gardes bien d’afficher ton côté papa gâteau que seul Anubis parvient à provoquer chez toi et ta personnalité nécrosée.

Dans la partie « salle de bain », ressemblant plus à un souk qu’autre chose - sans citer, bien sûr, la baignoire reconvertie en piscine à boules - et où différentes traces de couleur s’étalent sur les murs, tu fais couler l’eau pour Ambroise, parce que t’es d’humeur généreuse. Aussi parce que tu ne sais pas avec quoi il risquerait d’entrer en contact. Cette petite pièce plus qu’exigüe sert presque uniquement à tester les produits qui s’appliquent sur la peau, avec lesquels l’on peut avoir quelques surprises. Au fond d’un meuble biscornu qui doit dater de la Renaissance, tu lui dégotte même une serviette - propre, oui oui -, une vraie soubrette. Comme quoi, ça t’arrive d’être serviable. Ordonné, par contre, pas moyen, du moins, pas dans ce pseudo laboratoire.

Un cobaye, c’est un peu comme un animal de compagnie - quoi que Bis soit largement mieux traité que ce pauvre lémure. Tu peux lui faire plein de trucs pas forcément cautionnés par les associations de protection et les syndicats, mais il ne faut pas non plus trop le brutaliser, sinon t’es perdant. Et Dieu sait qu’Ambroise t’es utile - au moins économiquement parlant -, quoi que tu laisses paraître.

— Qui t’a fait ça, au fait ? Ils t’ont pas raté, hein ? tu railles en le regardant se débarbouiller.

Tu gardes Anubis à distance des produits étalés dans la salle de bain, maintenant la porte entrouverte, mais tu es presque sûr qu’il sautera sur Ambroise dès la première occasion. Mais, ça, c’est son problème.

+ tagft. Ambroise Blanchard
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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #4le 14.02.19 19:00
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Avec
Elagabal


Cobaye de l'immortalité

En d’autres circonstances, Ambroise aurait peut-être trouvé ça comique, qu’Elagabal ouvre, puis referme la lumière, en mode «ce que je ne vois pas n’existe pas». Sauf que là, ce qu’on essayait d’éclipser, c’était manifestement ses blessures, et il aurait quand même préféré un peu d’aide. Après, s’il en mettait partout, le nécromancien, il ne pourrait pas venir se plaindre, hein! Bon -fallait pas se compter de peur, en vrai, Elagabal, s’il voulait se plaindre du fait qu’il avait tout salopé l’endroit, il allait le faire, qu’il est aidé ou pas, et même s’il avait nuis. Avant même qu’il ait pu avoir la mauvaise idée de râler, toutefois, la lumière s’alluma à noueau, comme pour constater qu’il ne rêvait pas.

Et non, dude, j’te dis, ils m’ont pas manqués. J’voudrais bien te dire que je leur ai rendu la pareille, mais ce serait un gros mensonge, alors… je vais jsute ne rien dire, tiens. C’est aussi bien, de toute, je crois que t’as du mal à supporter le son de ma voix.

Alors même Qu’Ambroise tenait sa conversation mentale, le nécromancien, lui, daigna enfin lui adresser la parole; quoiqu’il y eût là très peu de parole à vrai dire, mais il avait décidément utilisé ses cordes vocales pour produire un son. C’était déjà mieux que rien, non? Puis de vrais mots suivirent et Ambroise, comme les processant un à un, répondit;

«Se dire bonjour ce serait sympa, mais comme il commence à être tard je crois que bonsoir ce serait plus approprié non? Enfin je veux pas me perdre dans des précisions linguistiques mais je crois que ce serait plus juste. Et non pour vous embrasser, vous êtes pas mon genre, ce ne serait pas professionnel et en plus, j’ai le nez qui pisse le sang. Vous voyez pas? S’il faisait pas aussi sombre dans votre magasin aussi. Ça fait très gothique-chic, mais on ne voit pas vraiment où on mets les pieds. Ah, mais peut-être que vous vouliez plutôt parler de faire la bise? Je vais décliner encore, pour toutes les raisons que j’ai nommé, puis chez moi on se donne habituellement juste la main. Sauf que ma main est pleine de sang et -oh, je crois qu’il faudrait soit que j’arrête de parler, ou que je respire autrement, parce que je commence à avoir le tête un peu légère là. J’ai quand même pas perdu tant de sang que ça?»

Oui, apparemment, le stress et l’anxiété de s’être fait tabasser et d’être dans un milieu semi-hostile lui déliait la langue et lui faisait raconter des inepties. Il s’arrêta donc de parler, probablement pour le plus grand bonheur de son employeur. Puis son cerveau internalisa ce que le nécromancien venait juste de dire, là, plus tôt; avant même qu’il ne commence à parler. C’est qu’il n’était pas capable de parler et de penser en même temps en ce moment. Il s’arrêta dans son élan pour jeter un regard lourd à Elagabal, papillonnant des yeux comme s’il n’en revenait pas de ce qu’il avait dit.

Pas de sa faute? hurla-t-il mentalement, alors que son corps, lui, refusait de bouger d’un seul centimètre. Déjà, c’est bien beau de se faire attaquer comme ça dans le rue, et qu’en plus il s’en contre-fiche, mais il est vraiment obligé d’en rajouter? Il le fait exprès là? Ça se peut pas? C’est sûrement une plaisanterie. Oui, si je tourne trois fois sur moi en criant «Lapin, je ne boirai pas de ton eau», je vais me réveiller dans mon lit tout douillet, avec mon visage en entier et mon sang à l’intérieur de moi.[/b]

Sa lèvre trésaillis légèrement alors qu’il dit à contre-cœur, d’un ton qui essayait tant bien que mal de retenir son venin :

«Vous avez raison. Absolument pas de votre faute. Pourquoi ce serait de votre faute? C’est pas comme si vous aviez quoi que ce soit à vous reprocher.»

Il eut un léger pincement de cœur; au fond, c’était méchant de sa part, et puis Elagabal n’était pas responsable de tous les maux sur la terre. Certes, il avait peut-être enfirouapé deux personnes (et encore, il n’en avait de preuve que leur parole, et en plus, pas vraiment dans une langue que lui parlait), mais il restait que de tabasser des gens dans la rue, c’était inadmissible et c’était quand même pas le nécromancien qui lui avait amoché le nez. Il essaya de plaquer un sourire sur son visage comme pour s’excuser de son mauvais charactère, mais cela lui tira plutôt une grimace; c’est qu’en bougeant ainsi, il fit bouger la peau sur laquelle le sang commençait à crouter. Charmant.

Est-ce… y’est pas sérieusement en train de rire de moi, là? pensa-t-il en retenant ses larmes causées par le mouchoir au poivre, espérant qu’elles ne viennent pas se mêler à son sang et le rendre liquide à nouveau.

«Je dois vraiment faire une drôle de tête si ça vous fait rire..» lâcha-t-il malgré lui en suivant ses indications pour aller à la salle de bain. L’endroit avait moins l’air d’une salle de bain qu’elle ressemblait au coin anti-dégât dans la classe de science au secondaire, mais Ambroise n’allait pas s’en formaliser; tout ce dont il avait vraiment besoin, c’était d’un peu d’eau -si elle pouvait être tiède au lieu de froide, tant mieux- et d’une serviette pour s’éponger. Même pas le temps de mettre la main (celle qui est propre… presque) sur le lavabo; Elagabal, en grand serviable, a tourné le robinet. C’était plutôt gentil et si Ambroise n’avait pas perdu autant de sang, il se serait probablement demandé pourquoi il l’aidait comme ça, mais voilà -sur le coup, il le remercia même avant de finalement cesser de tenir son nez, passant sa main sous l’eau. Froide. Il frissonna; il détestait le froid, et en plus l’eau éclaboussait sur le rebord de ses manches. Difficile de l’en empêcher puisqu’il avait enlevé ses lunettes, mais au minimum ça le força à se dépêcher à rincer ses mains correctement, puis à se frotter les yeux un peu parce qu’ils piquaient.

Oui oui, il ne faut pas se frotter les yeux quand il brûlent comme ça -c’est ce que l’on dit, en tout cas quand on coup des oignons, mais qui peut se targuer de ne pas le faire lorsque ses yeux son en larmes? Pas Ambroise en tout cas. Une fois satisfait du frottement, les yeux devenus un peu rouges quand même, il remis ses lunettes et pu constater des dégâts; son nez était enflé à l’arrête et le sang lui avait coulé sur le manteau. Charmant. Il entreprit gauchement de se laver, et d’un coup le nécromancien arriva à côté de lui avec une serviette pour s’éponger. Après un énième remerciement, Ambroise s’arrangea le restant du visage et de ses vêtements. Faudra qu’il pense à faire du lavage en arrivant à la maison, et de laver son écharpe à la main. Au moins, là, il ne saignait plus du nez, mais c’était encore plutôt sensible.

«Merci» répéta-t-il encore, comme exprès pour énerver l’autre homme. «Désolé, je crois bien que j’ai salopé votre serviette. Vous, euh… voulez-vous que je vous la ramène propre la prochaine fois, ou?»

Tout d’un coup, sa gêne naturelle reprit le dessus. C’est qu’Elagabal ne donnait pas sa place côté intimidation, et, certainement, Ambroise comprenait parfaitement qu’il était en train de déranger avec cette arrivée plus qu’impromptue. Il était supposé être là -au moins-, mais il était en retard et dans cet état. Loin de lui l’idée d’avouer pourquoi. Allez savoir pourquoi; c’était pas le genre d’Ambroise d’aller raconter que des types louches lui en voulait. Fallait dire, aussi, qu’il avait pas tout compris pourquoi. Essayant de chasser sa nervosité en retournant prestement vers la table où son employeur était assis à son arrivé avec, certainement, les fioles contenant ce qu’il devait tester pour lui, Ambroise l’esquiva tout bonnement dans un rire nerveux et se dirigea à reculons vers la porte de la salle de bain.

Ensuite, comme dans un film; il sentit un truc se frotter sur sa jambe. Il capta trop tard. Le visuel qui traversa ses pupilles, une demi seconde plus tard, était celle d’une boule de poil. Analyse : un animal de compagnie, certainement. Et si quelqu’un comme Elagabal tenait un animal dans sa boutique, c’était probablement pas pour qu’il se fasse piétiner par Ambroise. Est-ce que le Nécromancien était le genre de personne pour qui son chacal était roi et maître dans la maison? Le blond ne voulait pas le découvrir et, dans un effort surhumain, se rattrapa sur le cadre de porte, ses mains s’y accrochant comme des serres. Son cœur fit un quart de tour. Sérieusement, il allait vieillir de dix ans facile juste là. Il cligna des yeux alors que l'animal crachait dans sa direction, mécontent du mouvement brusque qu’il venait de faire, mais probablement aussi de son existence. Ambroise sourit.

«Il, eum,…»

Il passa son regard du chacal vers Elagabal. Au final, il se retint de dire quoi que ce soit. C’était probablement mieux ainsi. Il plissa toutefois des yeux, comme incertain de bien voir; dans sa bêtise, Ambroise pensait que l'animal était un chat, mais il se posait plusieurs questions quand à la morphologie de l'animal. Avait-il été modifié par une quelconque potion?

Ils se ressemblent un peu, non? se dit-il à lui-même.

Ambroise évita délicatement le chacal pour ne pas plus le perturber -ce qui n’était pas facile puisqu’il était solidement positionné en plein milieu du passage et ne semblait pas vouloir se déplacer- et refit le chemin inverse vers l’avant de la boutique. Il se trouva une chaise et l’approcha de la surface où Elagabal avait posé ses fioles, se retenant de frotter son nez qui lui piquait. Son inconfort risquait de durer longtemps. Alors qu’il sortait son matériel de son sac à dos, ses yeux s’ouvrirent grands, et il s’affaira subitement : il en sortit son poster de Joshua, qui avait précédemment été malmené dans la neige. Il passa sa main dessus pour y enlever la gadoue qui s’y était posée et le regarda d’un air désolé, se demandant comment le sauver; la neige avait fondue dessus ici et là, le faisant gondoler. Il soupira, se tournant à moitié le corps vers l’arrière boutique tout en gardant le regard rivé sur son poster.

«Dites, vous auriez pas un gros livre bien lourd que je pourrais emprunter momentanément? Je voudrais faire sécher mon poster à plat. Le temps que je teste vos… potions, ça devrait être suffisant, je crois.»




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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #5le 16.02.19 23:37
Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper.

Tu as bien envie de rétorquer à ton cobaye que tu ne l’as pas embauché pour qu’il te fasse la morale et que dans le genre pro’, t’es loin d’être dans les clous, mais tu passes. Il ne te laisse même pas le temps d’en placer une, alors tu croises les bras, arrêtant de respirer pour le fixer avec une moue agacée. Lorsqu’il émet l’idée qu’il parle trop, tu opine de la tête, parfaitement d’accord avec lui.

Tu ne prends même pas la peine de répondre quoi que ce soit face aux critiques sur le style de ta boutique. Qu’est-ce qu’il croit ? Que les gens cherchant des potions veulent un magasin impeccable, carrelé de blanc et aux comptoirs immaculés ? Non. Ils veulent un truc qui implique du mystère, de la magie, de l’inconnu en flacon. De la poudre de perlimpinpin quoi. Plus d’un siècle que ce business fonctionne, t’es pas prêt de refaire la déco. Et puis, ce guignol ne connaît rien à l’histoire ; s’il savait à quoi ressemblaient les étals des marchés à Constantinople, il ravalerait sa mauvaise graine fissa.

Si un ricanement t’échappes face à la réaction d’Ambroise, quand tu lui dis que tu te contrefous de son histoire, tu ne lui réponds pas non plus, de peur qu’il ne finisse par faire une syncope dans ton magasin, à force de parler autant. C’est une maladie, à ce stade. Et puis, ça lui fera les pieds, de se faire ignorer.

Mais il y a bien quelque chose que tu ne parviens pas à expliquer : son ton plein d'ironie. Bien sûr que si, t’as plein de choses à te reprocher. Mais tu ne l’as pas passé à tabac - même si l’envie de lui arracher la langue te prend parfois - ni commandité quoi que ce soit, alors tu ne vois pas bien le rapport avec toi. Et quand bien même, il n’a qu’à apprendre à se défendre ; c’est la loi du plus fort qui régit le monde, dans la vie comme dans la mort. Bouffer ou être bouffé, un truc qu’on n’apprend plus aux jeunes d’aujourd’hui, qui se voient tout cracher dans la bouche. Connerie de « progrès » qu’on appelle éducation. T’es bien placé pour savoir qu’il n’y a pas de meilleure éducation que celle du champ de bataille et des leçons rentrées dans le crâne à coup de fouet. Mais ça, c’est révolu, c’que tu regrettes, vu que t’es un peu con et réac’ sur les bords.

Face au regard plein d’excuses qu’Ambroise te lance, ton air narquois s’effondre pour ne laisser place qu’à un profond désespoir. Las de constater que ce pauvre garçon n’a vraiment aucune dignité, au point de s’excuser auprès de toi alors qu’il n’y a aucune raison, tu soupire. Irrécupérable, cette génération. Plus qu’à attendre que les post-2000 se mettent à crever en masse, pour voir si ça peut être pire. Quoique ça devrait te faire une belle clientèle de pigeons.

— C’est ta naïveté qui me fait rire. Comme d’hab’. Fais comique, tu gagnerais mieux ta vie que comme cobaye, tu lui souffle avec détachement, convaincu par tes propos.

Mais, en vérité, tu ne voudrais tout de même pas perdre un si bon cobaye - volontaire de surcroit. Près de l’embrasure de la porte, tu l’observes s’agiter et se débarbouillé en te disant que, tout de même, il n’est pas aidé, le pauvre petit. Bis, lui, gratte à la porte, curieux de comprendre pourquoi les deux bipèdes s’agitent dans la petite boutique.

Ambroise, dégoulinant d’eau et de remerciements, achève de s’arranger le portrait avant de te présenter de nouvelles excuses. Roulement de tes yeux dans leurs orbites. Veine qui pulse avec un rythme inquiétant sur ta tempe. Il est insupportable, ce gamin. Un jour tu finiras par lui refourguer une potion qui rend malpoli, si t’arrives à trouver la recette. Là, tu pourrais t’amuser, voire apprécier le lémure.

Tu croises les bras.

— Ouai. Tu vas aussi la repasser. Je la veux impeccable pour la prochaine fois. Et qu’elle sente bon, pas la lessive à deux balles.

D’un air agacé, tu claques ta langue contre ton palais. Tu vas finir par l’appeler Conchita, si ça continue. Quelque part, tu as du mal à croire que cela venait d’une véritable bonne intention, alors tu le toises l’air de dire « Qu’es’tu va faire, gamin ? T’as cru que j’allais te dire « t’inquiète mon poussin, j’avais justement une lessive à faire » et ne pas t’exploiter ? » Auquel cas il peut se fourrer un doigt dans l’œil. T’es pas vraiment un exemple de générosité. Mais tes lèvres ne s’activent pas, préférant largement faire passer le message au travers de ton regard et de tes sourcils arqués en une expression dédaigneuse.

En tous cas, loin de vouloir satisfaire ta curiosité, Ambroise garde le silence sur l’histoire derrière son saignement de nez. Tant pis, tu n’es pas du genre à tirer les vers du nez aux gens - surtout dans le cas présent -, encore moins lorsque la morale de l’histoire est évidente : le lémure doit apprendre à se défendre.

En prenant soin de t’éviter, ton cobaye sort de la salle de bain et tente de revenir vers l’avant de la boutique. Tel une furie, Bis lui coupe la route, manquant de justesse de le faire tomber. Ç’aurait quand même été le comble pour cette victime de la mort, à coups sûr il aurait fini aux urgences - ou dans une benne à ordures au coin de la rue, en fonction de ton humeur et de ta détermination à l’emmener à l’hosto.

Le regard d’Ambroise alterne entre toi et ton chacal. Même Anubis ne comprends pas, préférant entreprendre une toilette bien méritée, puisqu’il a encore du se rouler en boule dans un coin poussiéreux du laboratoire. En vérité, la ressemblance est effectivement frappante, quoi que l’animal soit bien plus aimable que son maître.

C’est donc cette fois le chacal qu’Ambroise évite soigneusement. Tu fronces les sourcils. Même face à un simple animal, il se dégonfle et choisit directement de se déclarer vaincu. Il est mou. Terriblement mou. Nouveau soupir. C’que la belle époque te manque. Une bonne guerre et c’est réglé, t’as pas d’autre choix que de t’imposer pour survivre… mais ce n’est pas l’avis de tout le monde.

Suivant en silence le blondinet, tu l’observes vider son sac sur ton comptoir pourtant impeccable jusqu’à présent. Ça t’irrite. D’où il se permet de dégueulasser comme ça la vitre de verre ? Autant, le sol, t’en as rien à faire puisque les gens laissent des traces de pas toute la journée.

Un sourcil s’arque soudain sur ton front. Proche, la veine de ta tempe commence a tambouriner sérieusement. C’est de la boue que tu viens de voir ? En plus de la neige ? Qu’il vient tranquillement de rependre partout sur ton sol.

Regard vers le sol. Vers Ambroise et son poster du roi.

Tu ne comprends pas. Fronce les sourcils - on se demande à quel point tes muscles sourciliers sont développés, à force. Malgré ça, tu te contentes de fixer Ambroise dans le silence, alors qu’il s’offusque de l’état de son affiche.

— Non, tranche ta voix rocailleuse.

Tes pupilles se dilatent. Peut-être qu’Ambroise ne peut pas le distinguer, mais c’est bien le cas. Mis à part ça, ton visage demeure complètement fermé à toute émotion. Mais ce n’est que le calme avant la tempête.

Ton doigts se lève en direction du merdier au sol, où la neige, déjà bien fondue, permet à la boue de s’étaler sur une flaque. Il y a des morceaux de terre sur les vitrines aussi. Ton regard passe des saletés à ton cobaye plus si préféré que ça.

— Tu sais qu’on tue pour moins que ça ? T’as décidé de me pousser à bout, aujourd’hui ?

Oh que oui. Enfin, « tuait » au passé. Et y’a vraiment des jours où tu regrettes le bon vieux temps. Quoi de mieux que d’étriper d’autres gens pour canaliser les émotions négatives ? C’est un peu comme les duels ; avant toutes ces lois stupides pour que l’aristocratie arrête de s’entretuer.

D’un geste, tu t’empares du poster. Le roi, non mais n’importe quoi. Et puis quoi encore ? Ce pauvre garçon n’a vraiment rien pour lui s’il voue en plus de tout le reste un culte à cet espèce d’empoté qui règne - quand ça l’arrange - sur le royaume des morts. Sait-il que la succession n’a aucune valeur ? Que c’est le meilleur d’entre les morts, le plus sage et le plus fort, qui devrait prendre le pouvoir ? NON. Il ne le sait pas, il ne sait rien. Personne ne dit rien, de toute manière. Tous des moutons.

Mais là, c’est pire que tout : Ambroise doit être lobotomisé, ou du moins adhère à la propagande par « goodies » du pouvoir. Pouvoir qui en est réduit à ça pour se légitimer, certainement. Qu’on ne vienne pas te dire que c’est une royauté légale.

C’que ça peut te mettre en rogne.

— Ambroise.

Ta voix vibre de colère. Oui, oui, tu fais partie de ces gens qu’un tout petit rien énerve. Surtout quand tu passes tes journées à nettoyer la merde des autres - pas la tienne, vu l’état de la salle de bain explosée par tes expériences farfelues. En l’occurrence, t’as juste l’air d’un petit vieux irascible en train d’enguirlander un gosse qui trouve ça super cool de faire des pâtés de boue.

— Je me fous de la manière dont tu t’y prends, mais tu vas me nettoyer tout ça, ou tu peux dire adieu à ton…truc.

Objet que tu serres un peu trop fort entre tes mains. Tu espères sincèrement qu’Ambroise remarquera que tu te retiens fortement de le déchirer sans réfléchir, et que tu fais cet effort pour LUI - enfin, pour toi et le test de tes potions plus qu’autre chose.

Tes traits se décrispent quand une sensation de chaleur vient se faire sentir contre ta jambe. Tu n’as pas besoin de baisser les yeux pour savoir qu’Anubis est venu te calmer en pressant son flanc contre toi.

Mais tu continues de fixer le lémure blond avec la sincère envie de le réduire en charpie. Comme s’il pouvait, d’un claquement de doigts, réparer ce que tu considères comme une faute.

Fourrant tes mains dans tes poches, tu décides d’attendre, planté là, à le regarder réagir, le poster toujours prêt à le réduire en bouillie, mais tu n’ajoutes rien, plus parce que c’est comme ça que tu communiques que pour gêner ton cobaye.

« Fissa » lui intiment tes prunelles noisette, alors que tu te redresses de toute ta taille.

Dire que tu avais décidé d’être sympa avec lui.
Il a tout gâché.

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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #6le 17.02.19 1:24




Avec
Elagabal


Cobaye de l'immortalité

Il avait embarqué la serviette sans sourciller; ne comprenant même pas le ton qu’Elagabal avait utilisé, parce que pour lui c’était plutôt normal, quand tu salopes les trucs de quelqu’un, de le remettre en état avant de le redonner. Surtout qu’il s’imaginait mal qu’il y ait une buanderie dans la boutique! Alors tant pis pour lui : son regard dédaigneux et son ton moqueur passèrent comme dans du beurre et le petit hocha simplement de la tête en enfournant la serviette dans son sac à dos. Faut croire qu’il avait l’habitude de parler tout seul, parce qu’il ne remarqua pas non plus qu’on ne lui répondait pas, qu’on ne ponctuait pas ses phrases d’un habituel «Mmm-Mmm» et, surtout, que plus il parlait, plus l’autre semblait être sur le point de tester s’il était capable de lui donner une mort finale. Ce serait mieux de le rendre muet, ou alors de se rendre sourd soi-même, pour avoir la paix. Il cligna des yeux.

«Ma naïveté? C’est qu’on a pas tous plusieurs décennies d’expérience derrière nous, ça c’est sûr. Il fronça des sourcils. «Je crois pas que je fasse très drôle. À moins de trouver des gens qui aiment rire du malheur des autres-»

Il se retint tout juste d’ajouter «comme vous». Fallait pas exagérer.

«Je crois que je vais garder mon job de cobaye pour le moment. De toute manière, si je quitte, vous allez faire comment?»

Le vous, ici, était au sens large; il parlait certes d’Elagabal, mais également des autres nécromanciens qui usaient de ses services, et également ceux qui, une fois les potions terminées, les utilisaient dans leur vie de tous les jours. Au fond, Ambroise, il rendait service à la société. Trop gentil. Et limite suicidaire, mais passons. Alors même qu’il se désintéressait de l’autre blond pour sauver son poster, un simple mot résonna dans sa tête. Un refus. Pendant un instant, perdu comme il l’était dans sa tentative de sauver le bout de carton et son débit de parole qui ne cessait pas, il se demanda ce qu’on lui refusait. Que venait-il de lui demander, au juste? Il n’eut pas le loisir de lui demander de répéter, que déjà un index commençait à pointer le sol, puis le comptoir. C’est à ce moment là seulement qu’Ambroise remarqua qu’en voulant sauver son poster, il avait, évidemment, cochonné la boutique.

«Ah, Pard-»

Pas même le temps de dire un mot que le nécromancien le haranguait déjà. À voir comme il était calme, il devait être sur le point d’exploser, c’était pas possible; malheureusement pour lui, toutefois, Ambroise n’était pas très doué pour lire le langage corporel, surtout pas quand les gens ont la poker face facile. Il cligna à nouveau des yeux.

MOI je le mets à bout? MOI? Mais je vais la ramasser cette terre, c’est pas comme si ça allait être long? Il veut que je fasse quoi de plus?

Le truc, c’était qu’il voulait pas nécessairement qu’Ambroise fasse plus de choses, mais probablement moins d’irritants. Trop tard, toutefois, pour rattraper le coup : l’autre s’était saisi de son poster et menaçait de l’abimer. C’était qu’un poster; Ambroise aurait pu s’en remettre. Les posters c’est bien moins important que les sentiments des gens, leur bien-être et leur intégrité physique. Certes, il en faisait collection et celui-là était un tout nouveau, mais il était un grand garçon et saurait s’en remettre. Malgré lui, ses mains se fermèrent en poing et ses dents se serrèrent. Il ferma les yeux l’espace d’un instant, prenant une grande inspiration.

«Ça» dit-il en pointant le sol, puis le comptoir «Je vais le ramasser parce que c’est moi qui l’ait salit, et d’où je viens c’est normal de laver quand on fait des conneries. Je regardais pas ce que je faisais et j’aurais dû.»

Il grinça des dents, cherchant à se délier la mâchoire.

«Ça» dit-il en pointant le poster, puis l’entièreté de la personne d’Elagabal en mode how to train your dragon «C’était vraiment pas nécessaire. Tant mieux si ça vous fait plaisir de jouer au plus fort.»

Ceci étant dit, il lui tourna le dos; c’était vraiment pas la peine de lui montrer qu’au fond, il était plutôt triste de la tournure des événements. C’est qu’il n’avait pas l’impression que le nécromancien comprendrait. Ambroise essayait toujours d’être ouvert d’esprit dans ce nouveau monde qu’est celui des morts, et pourtant en ce moment il ne peut s’empêcher de se demander -est-ce que ce que l’on raconte sur les nécromanciens est véridique? Il semblerait bien. Après tout, ça en fait plus d’un qu’il croise qui ont mauvais charactère comme ça. Après, il savait qu’il était lui-même plutôt bizarre, mais là ça lui faisait carrément des flashbacks de la petite école. De son sac, il sorti la serviette -faute de mieux- et entreprit d’éponger la boue et la terre avec la surface non souillée par son sang. Ses mouvements étaient plus saccadés qu’il ne l’aurait voulu; sa main, là, tremblait-elle? Il en avait marre. Cette journée pouvait aller au diable. Il n’acceptait certes pas de subir, ni de jouer les victimes. Tant pis.

«Si je vous fait chier-»

Il s’interrompit. Accroupit, il se frotta le crâne de sa main libre.

«Je veux dire, vu comme je vous fais chier» rectifia-t-il en se relevant, observant son œuvre pour s’assurer que tout était convenable «Je veux bien croire que les genses prêtes à tester les potions ne pleuvent pas mais vous pouvez quand même pas être à ce point en besoin que vous ailliez à me supporter»

Bien que la phrase semblait être affirmative, Ambroise se retourna et pencha la tête sur le côté, comme le questionnant du regard. Manifestement leurs personnalités ne collaient pas. Au départ, Ambroise n’aurait pas crû que ce fut réellement nécessaire, mais il y avait quand même des limites. Il était prêt à accepter ses fautes dans l’histoire, mais ça le dérangeait -pour qu’il explose comme ça d’un coup, ça faisait longtemps qu’il rageait tout seul dans son coin? Le blond avait un peu du mal avec ça; la communication, pour lui, était essentielle a toute relation -même quand un utilise très peu de mots. Il s’accota au bord du comptoir, faisant attention de ne rien renverser.

«Vous faites pas d’idées, c’est pas une excuse pour partir sans regarder en arrière. Puis j’en ai vu d’autres.»

Un nom lui vint en tête. Milo Cassarotti. Lui aussi, il était capable de lui piquer des colères. Et pire, il l’invectivait en italien, et les deux étaient incapables de converser dans une langue commune. Ambroise n’avait aucune espèce d’idée de ce qu’il lui avait fait, et apparemment ça allait rester comme ça tant qu’il ne parlerait pas le japonais ou l’italien couramment.

«Vous avez bien raison sur le fait qu’on a pas besoin d’être potes»

Il sembla hésiter un moment.

«Alors si on continue j’imagine qu’il suffit d’être professionnel et rien d’autre»

Il haussa des épaules. Allez savoir pourquoi, il n’aimait pas ça, mais au fond, c’était vrai; un comme l’autre, c’était là la source de leur problème, n’est-ce pas? Ambroise avait étrangement du mal à respecter la limite entre ce qui se fait avec un pote et ce qui se fait avec un inconnu. Il baissa les yeux vers ses bottes. Son nez lui faisait encore mal, il n’allait probablement jamais ravoir son poster et il s’était fâché avec son employeur. Quelle douce journée.

Oh, puis zut.

«Je me l’enfile ou pas?»
fit-il en pointant le raque de fiole, préférant changer de sujet.


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Cobaye de l'immortalité { Ambroise Empty #7le 23.02.19 0:44
Ne compter que sur soi c’est risquer de se tromper.

Tu n’émets aucun commentaire en voyant Ambroise s’emparer de la serviette. Quelque part, tu te sens un peu blessé qu’il s’imagine que t’es incapable de faire ton linge tout seul, comme un grand. Remarque, il croit peut-être que tu t’laves pas, quoi que tu ne pues rien d’autre que le parfum de tes expériences. Alors, certes, c’est pas aussi séduisant que les différentes fragrances de « La Petite Mort Noire » ou d’Hugo Bones, mais t’es loin d’être sale. Juste… un nécromancien trop exposé à ses potions, qui ne prend peut-être pas autant soin de sa peau que d’autres le feraient.

Faut dire qu’avec ta tronche au naturel, c’est difficile de savoir où est-ce qu’il faut pomponner.

Entendant Ambroise s’embarquer sur le sujet d’une possible réorientation dans le milieu du rire, t’as de gros doutes sur ses capacités à saisir la différence entre premier et second degré. A croire qu’effectivement, le monde du spectacle et du showbiz ne soit pas fait pour lui.

Les yeux rivés sur Bis, qui bousille allègrement les lacets de tes chaussures, tu le laisses faire. Il est mignon quand il s’imagine lutter contre un ennemi imaginaire. Tu en sourirais presque, si t’étais pas aussi crispé des zygomatiques.

Ambroise termine son argumentaire sur un point parfaitement vrai. S’il savait à quel point le fait d’être nécessaire le sauve de toutes les tortures que tu voudrais lui infliger, par moment - inutile de préciser que, parfois, tu rajoutes des effets indésirables juste pour le plaisir de le savoir atteint de diarrhée tout un week-end. Son travail, son dévouement même, est trop précieux pour que tu le laisses te filer entre les doigts. Alors t’es du genre un peu plus clément que la normale.

Juste un peu.

Tant qu’il ne dépasse pas les limites de ton self control. Or t’es pas vraiment réputé pour ta patience et ton caractère raisonné. Non, t’es plutôt hors limite, comme type, bien extrême sur les bords. Mais tu fais des efforts, c’est juste les autres, avec leurs conneries, qui ruinent tout. C’est juste la faute des autres, ouai.

Tu sais bien qu’Ambroise, au fond, il est juste un peu trop naïf. T’es même presque certain qu’il ne comprend absolument pas ce qu’il se passe, quand tu te mets à y voir rouge et à gueuler comme un putois - adieu, élégance sauvage du chacal.

Le bout de papier humide entre les doigts, tu l’observes avec attention, tentant de déceler une pointe de défi lorsque ses mains se crispent et que sa mâchoire se contracte, témoignant d’une certaine irritation. Tu ouvres même les yeux un peu plus grand, pour assister au spectacle d’un Ambroise en colère.

T’es franchement déçu. Mais le ménage va être fait, alors tu ne pipes mot, gardant le silence en attendant la suite. Ta face se déforme cependant quand il t’accuse de jouer aux tyrans. Vous ne venez tout simplement pas du même monde, vous êtes juste complètement différents. Incompatibles, en somme. Heureusement que tu ne te le coltines pas en tant que pote, sinon tu l’aurais déjà frappé - oui, c’est une vision de l’amitié un peu particulière. La relation de nécromancien à cobaye est nettement plus sûr pour lui qu’autre chose.

Docilement, il se met à éponger le sol avec la serviette. Silence pesant. Il n’y a plus que le bruit du frottement du tissu contre le parquet.

T’en profites pour déplier le poster sans faire de trou - on prend soin de ses cobayes - pour examiner le tout. Voir la face de l’autre Joshua te débecte, ça réveille en toi des principes enfouis et tus depuis des siècles. T’aurais bien voulu savoir si lors d’une élection normale, on aurait choisi cet absent au bataillon pour régner sur le monde des morts. Tu dis pas que t’aurais été mieux, loin de là, mais tu piges toujours pas pourquoi on ne choisit pas le meilleur d’entre les morts pour ce poste somme toute négligeable - avouons-le, il délègue et passe sa journée dans son bureau à mater les films de la mort de tout le monde en bouffant du pop-corn.

Le silence se prolonge.

Blanc pesant - quoi qu’agréable pour toi. Jusqu’à ce qu’Ambroise ne le rompe à nouveau. Dans un coin de ta tête un peu rongée, tu notes qu’il va falloir lui faire tester une potion de mutisme, histoire d’avoir la paix.

Le début de sa phrase te fait lever un sourcil surpris, mi ironique, mi outré. Est-ce qu’il a enfin compris qu’il t’es insupportable ? Visiblement, oui, vu la tournure que prend la suite. Tu poses le poster sur un présentoir, pour éviter de le déchirer s’il te vient encore l’envie d’arracher sa tête au lémure.

T’en meurs d’envie, mais ce serait regrettable qu’il s’en aille en claquant la porte. Et puis les leçons de violence, quand elles ne sont pas administrées avec des coups de fouet, ne servent à rien. Surtout pas avec cette jeunesse mollassonne et décadente. Aucun moyen de redresser les esprits pervertis par le nouveau siècle.

— Non mais y’en a peu qui sont cons comme la Lune.

Ah. Ça t’a échappé. Invective partie trop rapidement, tu ne la regrette pas, tu appréhende ses effets. En temps normal, t’es du genre à faire passer tes intérêts avant tes petits maux personnels.

Mais t’as les nerfs à fleur de peau, alors faut pas vraiment attendre de toi d’être poli et mignon. Au contraire. Mais au moins, tu fais l’effort de ne pas te jeter ni à sa gorge ni sur le papier humide du poster.

Tu grognes. La situation te déplaît. Il t’énerves, à être nécessaire comme ça. Bien sûr que si, qu’il n’y a que trop peu de gens assez crédules pour faire son boulot. Y’a sûrement même des associations pour dénoncer les tests d’alchimie perpétrés sur des cobayes vivants - difficile d’être mort à proprement parler, cela dit. Manquerait plus qu’une inquisition new age te tombe sur la gueule.

Nouveau grognement, roulement des mécaniques.

Tu quittes la pièce. Le poster aussi. Bis à ta suite. Juste après qu’il t’ait assuré qu’il ne compte pas partir parce qu’il te fait chier.

C’est bien. Après le bâton, la carotte. Il l’a bien mérité.

Dans le labo, tu cherches un moment avant de tomber sur une espèce de vieux livre tout droit sorti d’un monastère. Le genre de truc qui a bien pris cher depuis que tu l’as « emprunté » à un monastère en Bohême, une copie du Codex Gigas - le genre de choses qui n’existe que dans ce royaume parallèle.

Loin de vouloir soulever l’énorme truc de 75 kilos, bien planqué dans le fond d’une armoire, tu y glisses le poster. Tant pis pour les traces d’humidité, ce ne seront pas les premières à profaner le précieux manuscrit.

— Fais-moi penser à te rendre c’t’horreur. J’en veux pas ici.

Sacrilège de ton antre.
Sacrifice de ta part.

Peut-être que c’est ta manière de lui faire comprendre que t’as fait ta part. C’est toujours aussi cordial, aussi charmant, de l’Elagabal tout craché.

Tu hausses les épaules d’un air désintéressé en l’entendant continuer à jacasser, les mains fourrées dans les poches de ta veste en jean, contre laquelle tu as troqué ton tablier de cuir - ça te donnait plus l’air d’un tueur en série que d’un vendeur. Bien sûr que t’as raison. Pourquoi tu aurais tors ? C’est pas ton genre de faire ami-ami avec le premier lémure venu, encore moins pour lui faire ingurgiter des pires expériences. D’ailleurs, t’es même pas sûr que ce pauvre petit bout de chou soit capable de te supporter en tant qu’ami.

Crois-moi, il ne regrette rien en s’armant de professionnalisme face à toi.

Tu t’arrêtes de bouger pour le fixer. Tout ça pour ça ? C’était ça, sa grande conclusion ? « Soyons professionnels » ? Merci Capt’ain Obvious.

— T’es doué pour les déductions, tout compte fait, tu ferais un grand détective, à défaut d’un grand comique.

Tu n’esquisses même pas un sourire. Pas question de compter sur toi pour savoir si tu le singe ou non. Tant pis, t’es de trop mauvaise humeur pour faire le moindre effort.

Satisfait de voir Ambroise se décider à ENFIN se mettre au boulot, tu opine d’un mouvement de la tête lorsqu’il te demande ton avis.

— Ce s’rait con que tu sois venu juste pour te faire tabasser et récurer mon magasin, non ?

Argument imparable, en l’occurrence.

— Je t’ai dit à quoi elle sert ?

Sourire imperceptible.

— A traverser les murs.

Autrement dit : « tu vas souffrir et je vais bien rigoler en te regardant foncer dans les murs pour savoir à quel moment la potion fait effet. » Séance de sadisme en perspectives. Réjouissances pour ton âme de vil nécromancien.

SI elle fait effet. SI les dosages sont les bons.

Mais avec des « si », on refait le monde.

+ tagft. Ambroise Blanchard
+ notesJ'ai peut-être un peu poussé mémé dans les orties pour la longueur...
BY MITZI
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