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Oiseaux de nuit, bonne compagnie • {Merle - Leone}
Merle Blanc
vampire

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
16/100  (16/100)
× Présence: présent
× Evolution :
× Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 99
× Avatar : Jack (par Kate) ; Ash (par Valentina Remenar)
× Appartement : Jules Verne
× Métier : Vétérinaire
× Epitaphes postées : 272
× Øssements367
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× Inscription : 15/01/2019
vampire
#1le 02.02.19 15:49
Mes doigts glissent sur le tissu. Cette sensation m'égaie toujours. Je n'ai pas besoin de miroir pour savoir à quoi je ressemble. Le toucher suffit. Je prends le temps d'arranger les froufrous de mes manches, avant de serrer le lacet de cuir qui maintient le jabot sur ma gorge. La chemise est blanche, les couleurs sont ailleurs. Sur mon pantalon à la teinte irrégulière, sur le large foulard qui me sert de ceinture, sur la demi-cape dont je lisse à présent les plumes. Pour cela, je remercie Ambre et Perle. Ce sont leurs pennes et leur duvet que j'ai pu coudre sur les bordures. La mixité de leurs couleurs donne un visuel moucheté du plus bel effet.

C'est l'heure du maquillage. L'appartement est silencieux, la solitude de mon antre me convient. Le crayon affermit mon regard comme celui d'un acteur de théâtre. Ma peau est la scène qui me guide. Le pinceau glisse sur elle comme le pas des danseurs. Une étoile noire prend forme sous mon œil, comme un pentacle aux branches pleines. Mes lèvres se peignent également d'obscurité, qui ne ternit en rien mon sourire.
J'ajuste un demi-masque du côté droit de mon visage, à l'opposé de l'étoile. Bien que plus court, il est assez semblable à celui du fantôme, même si je n'ai pas la présentation d'avoir son talent. Il rehausse parfaitement la dichotomie de mon regard, confondant le bleu nuit à celui d'argent céleste au dessus de l'étoile. S'il s'agit de ma couleur naturelle, c'est bien une lentille qui ici annule l'effet de la potion.
Je prépare le reste de mes accessoires avant la touche finale. Je compte parmi eux des cartes de tarot au dos marqué d'une étoile semblable à celle sur mon visage. A l'exception de l'une d'elles, détachée des autres, elles sont prévues pour s'ouvrir en un éventail intriguant. Les arcanes représentés le sont tout autant. Des bottes cavalières s'ouvrent légèrement au dessus de mon genou. De cuir noir, elles sont ornées d'une structure externe semblable à des os, assemblés comme une cage thoracique.

Un léger soupir s'échappe d'entre mes lèvres. Si je me fie à mon ressenti, cet essai est concluant. C'est l'un des avantages de ce pays, je dois bien le reconnaître. Trouver du matériel pour créer des atours dignes des plus grands films est d'une facilité déconcertante, contrairement à la peine rencontrée sur le vieux continent, bien plus classique.
Et les costumes européens ne font pas exception à la règle. J'ai même déniché une veste de la maison Hugo Boss, et il a fallu bien peu pour que je reconstitue le costume dans son entier. Mais celui-là... je ne le sortirais que lors d'une occasion spéciale.

Silence, toujours. Je me faufile dans la salle de bain pour avoir un aperçu de mon apparence de plein pied. Très convainquant. Pour ma sortie du lendemain, ce costume sera parfait. J'ouvre l'éventail de cartes devant mon sourire devenu depuis quelques jours un peu trop carnassier. Le coup du costume marche toujours, quel que soit ce que l'on cache derrière.

La touche finale. Je trempe les doigts dans du henné noir, qu'une fine brosse vient dissiper en dégradé jusque sur mes poignets. Si le composé chimique responsable de cette coloration artificielle est dangereux pour les vivants, il n'en est rien ici, et c'est un avantage non négligeable. Le noir imprègne ma peau, mais n'atteindra sa teinte optimale que dans quelques heures. Et sera toujours aussi intense demain. Avec les ongles que j'ai laissé pousser en même temps que mes crocs, et taillés en pointe, l'effet est délicieusement dérangeant sans être vraiment monstrueux ou effrayant.

L'idée me trotte en tête depuis que j'ai commencé les essayages. Mes yeux pétillent encore à cette perspective. Puisque j'ai passé du temps à me préparer, temps gagné sur le lendemain uniquement si je ne dors pas, autant le rentabiliser !
La fraîcheur de la nuit me caresse le visage. Sur mon passage les gens se retournent, me dévisagent. Je leur rends leur attention, leurs saluts, leurs sourires. Dommage, pas un n'a eu suffisamment de curiosité pour m'arrêter. Je continue ma route, je sais où aller.
A proximité d'un parc, je me laisse flotter en respirant les parfums de la fin du jour.  Plantes et fleurs se protègent, se referment, mais restent enivrantes. Je ferme les yeux. L'air que je respire est froid, mais vivifiant, exquis.

En poussant la porte du bar, j'entends une voix gaillarde m'accueillir. Suis-je déjà venu ici sans costume... ? Je suis certain que non.


Ola, drôle d'oiseau ! ... Jester ce soir ?

Joignant deux doigts près de mon œil étoilé, qui se referme pour l'occasion sur un salut dérisoire, je lui réponds sur le même ton. L'éventail de cartes noires vient renforcer les dires du barman et le mystère du personnage. Jester Black.

Ja. Wie geht's ? Un rire me répond, et je m'installe au comptoir. Tu as du schnaps, cette fois ?
Tu crois que j'en importe juste pour toi ?
Riesling dann.
Tu as encore du mal avec le japonais ?
Chassez le naturel...*

Essuyant un verre ballon, il se permet d'interrompre ma citation en riant à nouveau. Je sais qu'il la compléterait volontiers, à force il la connait par cœur. Si seulement... il pouvait la prononcer. Bientôt, je hume le nectar blanc que je fais tourner entre mes doigts d'un noir de jais. Le verre est presque chaud, et l'odeur seule est déjà un pur délice. L'homme derrière le comptoir en profite pour s'approcher de moi et chuchoter sur le ton de la confidence.

Il y a une animation ce soir. Pour toi qui aime la scène, ça tombe bien !

Fermant mon œil saphir d'un air complice, j'acquiesce lentement, avant de tranquillement goûter le fruit des vignobles de ma patrie.


* NdT : En français dans le texte.
Leone J. Chiaramonte
Mascotte de bordel ☽ Preux Sicilien ☾

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38/100  (38/100)
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× Age de la mort : 33 Masculin
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Mascotte de bordel
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#2le 12.02.19 20:33
Oiseaux de nuit, bonne cmpagnie
Un granello di sabbia nel deserto
— MA QUE

ft. @Merle Blanc
Leone ne sait jamais où il va, lorsqu’il décide de sortir et d’aller s’échouer dans un endroit de Tokyo. Ses soirées s’éternisent souvent ; il apprécie l’air glacial et l’ambiance nocturne de la capitale nippone. Quoi qu’on en dise, rien n’est plus pareil, une fois la nuit tombée. Souvent, il fend l’obscurité de sa présence, l’on ne distingue plus qu’un bout de braise qui rougit et avance seul dans l’ombre, bûcher de nicotine qui irradie ses poumons dès qu’il sort de l’Agence.

A côtoyer tant de gens, toute la journée, l’on en vient à savourer la solitude. Le borgne n’a jamais été très sociable, depuis sa mort. Il se contente d’aller et venir, d’une rencontre à l’autre, d’un sourire à une étreinte, avant de finir sa nuit quelque part, partout sauf à l’appartement. Cette sensation de ne pas être chez lui, celle qui dérange les enfants qui passent un mois sans papa maman chez leur grand-mère l’été, il l’accueille avec soulagement. Elle l’empêche de sombrer dans ses cauchemars, l’empêche de dormir autant que l’alcool le plonge dans le plus noir des sommeils.

Leone est éclaté, tente de l’oublier, mais jamais n’est parvenu à recoller les morceaux. Alors il ne pense plus à lui-même, s’acoquine des malheurs des autres pour oublier ses peines, avant que la nuit de lui ouvre de nouveaux sourires, nouvelles voix et rencontres.

Les portes de l’Agence claquent derrière lui, laissant là sa journée de travail. Un instant, il s’arrête devant le bâtiment comme pour mesurer la température du regard. Son œil observe son souffle que le froid matérialise d’une légère brume, qui vient se dilater dans l’air. Il hésite, aimant rentrer tard, certes, mais sans risquer de mourir une seconde fois, de froid, en chemin.

— 'N frìddu ddi lùpi, qu’il peste entre ses dents.

Finalement ses mains gantées viennent redresser le col de son manteau et il se met en route. Le crépuscule tombe déjà sur la cité que l’obscurité ne parvient pas à conquérir, tant les néons grésillent de toute part, il lui faudra un moment avant de trouver un bar qui ne ressemble pas à l’une de ces spécialités japonaises aux couleurs criardes et aux filles à demi-couvertes.

Le Sicilien aime les découvertes, explorant depuis des années les recoins les plus perdus de la ville, à la recherche de nouveauté. Il a parfois l’impression d’être un animal en cage, le Leone, lui avant si fougueux et curieux, se laissant enfermer depuis plusieurs dizaines d’années dans un cabinet parfois trop petit pour lui, ses patients et sa conscience.

Alors il se perd, s’en amuse et se faufile dans les rues. Tout en pianotant sur son téléphone, il se laisse emporter par les transports vers le centre, là où convergent tous les désirs. Depuis des années, peut-être trop, celui de Leone se résume à la boisson. Bien que ses excès soient derrière lui, l’on ne renonce que difficilement à ses habitudes et, du reste, tremper ses lèvres dans l’alcool demeure un plaisir que la mort n’a pas pu lui arracher.

Le borgne laisse presque la foule l’avaler, le guider jusqu’à ce qu’il trouve un refuge digne de ce nom, où il pourrait laisser reposer son esprit au fond d’un verre trop de fois vidé, trop de fois rempli.

Son choix se porte sur un bar à l’écart. Européen dans son style, il arrache un sourire à Leone, qui n’hésite pas longtemps avant de laisser derrière lui le froid du soir. Retirant ses gants doucement, le contraste entre l’extérieur et la chaleur qui irradie la salle fait rougir les joues du Sicilien. L’endroit lui semble familier, comme s’il était déjà venu avant. Cela ne l’étonnerait pas, vu son âge, mais il est bien incapable de mettre un nom sur la tête du barman.

Observant attentivement les alentours, il choisit de s’installer au comptoir. Rien de mieux pour un premier verre, peut-être un second. Il finirait peut-être sa nuit au Bchobiti, qui sait. D’ici-là, il pouvait au moins compter sur la qualité de l’endroit pour ne pas se laisser aller à une ivresse trop soudaine.

Il n’avise pas tout de suite le costume de son voisin, s’écroulant d’abord sur son tabouret. Il adresse un petit sourire au barman et commande un pastis, histoire de bien commencer la soirée. Il n’a aucune idée de la nationalité de l’européen qui lui fait face, mais s’en contrefiche bien, tant qu’il n’est pas Italien.

Son œil vient ensuite se poser sur les doigts de son voisin. Noirs, comme enduits de suie, ils intriguent le Sicilien qui détaille l’ensemble du costume du jeune homme à côté de lui. Un instant, il s’interroge sur sa profession - hésitant entre croque-mitaine et cosplayer - mais se contente de lâcher un léger sifflement admiratif.

— Che figata ! murmure-t-il, avant de reprendre en japonais : y’a du boulot, bravo.

Lui-même adepte des changements d’identités sous couvert de déguisements colorés, il n’a cependant ni la patience ni la minutie qu’à certainement nécessité l’élaboration du maquillage du jeune homme. A côté de lui, la veste de costume bordeaux du vampire dénote complètement, tranchant sur l’obscurité du costume de son voisin.

Leone sourit puis détourne le regard, regardant le barman le servir et le Cognac perdre sa couleur ambrée pour un jaune pâle, presque délavé. Dieu qu’il aime la France, sa langue, ses filles et ses alcools - même si rien ne vaut le Fernet-Branca.

Il savoure un instant l’odeur du breuvage comme on le ferait avec un bon vin, avant de savourer une première gorgée d’alcool. L’avantage de celui-ci, c’est qu’on le retrouve dans tous les coins du monde, y compris dans l’au-delà.

Au bout d’un moment, la salle s’agite, comme si quelque chose allait se passer. Leone lance un regard interrogateur au gérant, qui secoue la tête comme pour lui faire croire qu’il ne sait rien. Fronçant les sourcils, le Sicilien se penche vers son voisin.

— Ma… il y a quelque chose de prévu, ce soir ?

Sourire plein de canine à la perspective de se laisser entraîner dans une soirée des plus amusantes.

Merle Blanc
vampire

Infos complémentaires
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16/100  (16/100)
× Présence: présent
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× Age de la mort : 25 Masculin
× Age post-mortem : 99
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Je ne veux pas répondre
× Inscription : 15/01/2019
vampire
#3le 17.02.19 23:27


Oiseaux de nuit,
bonne compagnie
J'ai fermé les yeux. Je ne m'en aperçois que lorsque j'entends le bruit caractéristique d'une longue journée. Mes paupières se soulèvent pour me permettre de discerner la personne qui vient d'arriver.
L'homme s'est installé avec une certaine lassitude, mais ne s'impose pas. Ses cheveux ont l'élégance et les reflets des queues de pies. Son iris gauche, précieux, fait écho au mien. Lui d'or moi d'argent. L'ennui s'évapore peu à peu de ses gestes.

Une griffe noire dessine lentement le contour de mon verre, en relève la bordure. Je la suis des yeux, distraitement. Je perçois les imperfections du verre du bout de l'ongle. Mon autre main est posée sur le comptoir, et n'a pas besoin de bouger pour que les veinules du bois prennent forme dans mon esprit. J'aimerais sentir la sève couler sous l'écorce. Mes doigts jouent avec une écharde.

J'entends l'homme passer sa commande, dépassant le léger brouhaha du bar d'une voix sombre et veloutée, alourdie d'un fort accent. Un méditerranéen. Les yeux toujours à demi fermés, un trait d'ironie étire mes lèvres derrière mon verre. Je me délecte d'une nouvelle lichée quand il me confirme inopinément ses origines italiennes en s'adressant à moi. Mes yeux s'ouvrent un peu plus, et dévisagent l'étranger un instant, pétillants.

Vielmols merci.*

Même si mon ravissement reste discret, le compliment me touche sincèrement. Rencontrer un amateur est un vrai bonheur. Ce court échange donne un aperçu supplémentaire du travail qu'il félicite, puisqu'il ne pouvait pas apprécier toute la complexité du maquillage asymétrique en contemplant mon seul profil. Adoptant l'attitude mutine de mon personnage, je ferme un œil, puis l'autre. Leur disparité et l'effet qu'ils procurent est très différent d'un côté à l'autre du masque. Lui... n'en a qu'un. Ma canine s'enfonce légèrement dans ma lèvre.

Le temps reprend son cours et quelques instants suffisent pour que je m'immobilise à nouveau, yeux clos et verre en main. Cascade volatile dans ma gorge, l'alcool envahit à nouveau mes papilles. Le liquide roule entre ma langue et mon palais, je ne l'avale que par petites gorgées pour profiter de la sensation, le gardant juste le temps nécessaire pour qu'il rafraîchisse mon œsophage.
J'entends l'agitation un peu plus loin, comme un bruissement de foule. Je tourne subrepticement la tête, au moment exact où mon voisin choisit de réduire la distance entre nous. Même sans le voir je le sais, il est proche, très proche.
A l'instar du riesling, son haleine me rappelle les cépages ensoleillés, en plus fort. Version eau-de-vie. Le cognac qu'il a commandé semble un bon cru. Impatient de savoir si ma déduction est exacte, j'ouvre les yeux. Son visage est juste en face du mien. Sa proximité me donne envie de le toucher. Mais il parle le premier. Un léger sourire flottant sur mes lèvres, je me fais un plaisir de répondre.


C'est...

Ce sourire. Exalté, ravageur. Un sourire de fauve. Je sais qu'il ne m'est pas adressé, il ne vient que de son engouement. Mais rien ne peut arrêter l'engrenage qui fait fuir ma voix. Je me sens gauche, mon assurance volée. Mon costume ne dissimule certainement pas la panique qui m'envahit. Même dans mon rôle espiègle et excentrique, l'arlequin noir se décompose. Face à lui, je...

... u-un conc-cours de... mime.

Silence. Je fais silence. Cela vaut mieux. Comme un mime. Le silence me sied bien. Je respire, lentement, me force à détacher les yeux de son visage, de ses canines. Mon cœur tambourine dans ma poitrine, toujours affolé. Incontrôlable.




* NdT : Merci beaucoup en français alsacien.
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