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SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien
Sebastian Gray
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nécromancien
#1le 31.01.19 19:37
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Spin, slip, fall



« Allez viens, je vais te faire visiter Tokyo. »

Une exclamation joyeuse retentit. Avec un demi-sourire, Sebastian suivit des yeux l'enfant de neuf ans qui se jeta sur son manteau et ses bottes avec enthousiasme. Lui-même rajusta sa parka et son écharpe par-dessus son nez avant de quitter la pièce.

A leur sortie dehors, le ciel blanc d'hiver les accueillit. Le froid les accompagna dans leur découverte tokyoïte, rougissant leurs oreilles et engourdissant leurs doigts.

Sebastian soupira, des volutes de buée s'échappèrent d'entre ses lèvres pour s'évaporer dans l'air froid. Cet instant de calme et de repos, il l'avait attendu depuis leur arrivée à l'aéroport, deux jours plus tôt. Le temps leur avait manqué jusque-là, les démarches administratives accumulées ayant tenu occupé le blondinet. Mais celui-ci en avait enfin fini avec cette déplaisante paperasse administrative : Les papiers étaient signés, il avait un toit et la Spectrofac contenait son nom dans le registre des inscriptions au diplôme de nécromancien. Il lui restait encore quelques formalités à accomplir et ses recherches d'emploi à mener, mais il avait des ossements en portefeuille et l'urgence était moindre. En attendant, il pouvait se bien détendre un peu.

Il reporta son attention sur son jeune compère qui s'émerveillait à chaque coin de rue, à chaque bâtiment. Un sourire étira ses lèvres à la vue de la joyeuse innocence de Max. Il aurait aimé pouvoir lui dépeindre et lui raconter Tokyo ; Mais il se rendait compte que le temps vécu dans cette ville avait été majoritairement passé enfermé dans une chambre, loin de l’agitation et des merveilles culturelles. Il en avait été de même de son vivant, même si les lieux de ce monde étaient différents. Alors il regardait les bâtiments, l’architecture, la flore, et voyait tout ceci d’un œil nouveau, à travers le prisme de la découverte et de la joie enfantine communicative du garçonnet.

Ils déambulèrent, au gré du hasard et de leurs découvertes, dans une capitale japonaise peu animée en cette glaciale matinée. Certaines boutiques et échoppes commençaient seulement à ouvrir. Frigorifiés mais d’humeur légère, ils s'offrirent deux chocolats chauds qu'ils sirotèrent en poursuivant leur errance.

Leurs pérégrinations les amenèrent non loin de la Tokyo Tower. Ils finirent par déboucher sur l'immense place au centre de laquelle s'étendait la gigantesque patinoire de Tokyo. Amusé, Sebastian guetta la réaction de son jeune compère, qui ne se fit pas attendre.

Une explosion de joie.

Ils louèrent les équipements nécessaires au patinage pour chacun d’eux deux. Tandis que Max revêtait déjà patins et moufles, Sebastian jeta son dévolu sur un grand verre de vin chaud, dont l'odeur lui chatouillait les narines. Son verre en main, il sortit du chalet attenant à la patinoire et monté pour l'occasion, pour observer son jeune compagnon s'élancer sur la glace avec une aisance remarquable. Assurément, ce n'était pas la première fois qu'il patinait…

Sirotant sa boisson, Sebastian savourait la chaleur du vin chaud qui réchauffait tous son corps, et ses doigts engourdis appréciaient le contact brˆulant du verre en plastique. Le blondinet s'adossa contre le chalet, observant les déambulations des uns et des autres sur l'étendue de glace. Eh bien, il ne perd pas de temps, songea-t-il en voyant Max s'intégrant déjà au sein d'un groupe d'enfants. Il avait de la verve, cet enfant ; Compte tenu de son passé et de ses propres difficultés, Sebastian ne pouvait que le lui souhaiter. Comme s'il avait senti sa pensée chaleureuse, Max se tourna vers lui, à l'autre bout de l'étendue glacée, comme pour lui demander l'autorisation silencieuse de demeurer avec ceux de son âge. Sebastian lui répondit avec un hochement de tête et un signe de main, avant de se détourner pour rejoindre le comptoir du chalet. Il le retrouverait plus tard, peut-être même en fin de journée ; Tant que son protégé le tenait au courant par texto.

Un dernier verre de vin chaud avant de chausser les patins. Ou deux, peut-être. Juste histoire de se réchauffer avant d’affronter la glace.

Puis, enfin, rejoignant le bord de la piste, Sebastian enfila ses patins, ses moufles, et prit son courage à deux mains pour se laisser glisser sur la patinoire. Son cœur fit une embardée quand il tangua dangereusement et réalisa que l’équilibre en patins n’était pas le même équilibre qu’en skateboard. Puis, certainement ridicule – mais, après tout, tout le monde passe par là –, les bras à l’horizontale et les jambes raides, il glissa de quelques petits coups de patins sur la glace. Il répéta cette opération, plusieurs fois, de nombreuses fois, prenant petit à petit confiance et étant de plus en plus à l’aise. D’abord prudent, il en vint finalement à patiner de façon plus franche. Un sourire flottait sur son visage tandis qu’il s’acharnait à dompter le patinage sur glace. Il s’imaginait déjà pouvoir accélérer la vitesse, imiter le commun des patineurs présents qui virevoltaient sur la glace.

Outch. Ce n’est jamais bon d’être trop optimiste. Surtout quand on est maladroit.

Son patin droit buta sur la glace. Son patin gauche poursuivit sa course, dessinant un arc de cercle comme un compas. Il vit la barrière avant de l’atteindre... Mais il était lancé. Impossible de s'arrêter.

Il se mangea la barrière de sécurité dans le ventre, et seul un grognement de souffrance étouffé franchit ses lèvres.

Il se plia en deux sous la douleur, essaya de se redresser pour reprendre son équilibre, et dérapa pour atterrir lamentablement sur les fesses.

Evidemment, le sol était froid, gelé et humide. Il jeta un regard paniqué sur la barrière derrière lui. Il ne voyait pas comment se relever, à moins de ramper puis s'agripper de façon grotesque à la barre. Impossible, c'était trop ridicule. Il lui fallait pourtant rapidement trouver une idée, sous peine de se faire patiner dessus – déjà qu'il avait dû attirer tous les regards avec sa chute mémorable.

Aaaah. La honte. Il piqua un fard.


OkamiKei

Adrien Renart
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#2le 08.02.19 18:15

spin slip fallyou can pretend you don't miss meC’était une journée froide. C’était l’hiver. Un soupire s’échappa de tes lèvres, rougies par la morsure glaciale du vent. C’était une journée de libre, où il n’y avait rien à faire, sinon se laisser vivre. Tu aurais pu rester chez toi, lire un livre, regarder quelque chose, faire n’importe quoi. Mais là, tu n’avais aucune envie de rester coincé entre quatre murs. Tu avais besoin de prendre de l’air. Un peu d’air, par pitié.
Cet air glaçant qui te mordait la peau, pour la rendre plus rouge que d’ordinaire. Cet air rafraîchissant, qui te faisait oublier que tu étais mort. Tu fermais les yeux, et pendant un instant, tu avais l’impression de te retrouver sur ton balcon, chez toi, à Bruxelles. Non. Ce n’était plus chez toi, depuis longtemps. Ce n’était plus là où tu étais, ce n’était plus ta demeure. Tokyo était ta nouvelle maison, tu y avais trouvé une nouvelle famille. Et tu comptais bien la garder cette fois.

Tu déambulais dans Tokyo, dans l’espoir fou de trouver une occupation. Tu ne savais pas toujours quoi faire de ces journées de repos. Peut-être aurais-tu pu aller voir un de tes proches, prendre le thé, manger quelques biscuits. Se poser avec cette personne, ne pas rester seul.
Et puis, tant pis. Au pire, tu tomberas bien sur quelqu’un qui te tiendrais compagnie. Tu tombes toujours sur quelqu’un. C’est fou, à croire que par un tour de Deus Ex Machina, il y avait toujours quelqu’un au coin de la rue. Tu t’attendais presque à tomber sur quelqu’un.
Mais non, personne. Tes épaules retombèrent, et tu laissa un souffle s’échapper. Tu ne t’étais pas rendu compte que tu étais aussi tendu. Tu avais peur de tomber sur quelqu’un qui aurait dû rester vivant.

Dans ta balade, tu finis par tomber avec une patinoire qui te faisait de l’oeil. Oh ciel, depuis combien d’année tu n’as pas fait de patinage ? Beaucoup trop. La dernière fois, ça avait été avec. Lui. Maximilien. Ton frère. Penser à lui t’avais fait un pincement de coeur. Au moins, tu étais persuadé que ton frère était encore vivant (même si en vérité, non, mais ça, tu l’ignorais, pour le moment).
Tu avais payé pour louer l’équipement et tu te préparais à rentrer dans le ring, avant de te faire pousser par un enfant, sans aucune sommation. Erh. Les enfants. Bon, au moins, tu comprenais l’excitation d’aller patiner.

Tu fis quelques tours dans l’anneau, glissant sur la glace. Tu as l’impression de voler. Tu n’es pas super doué, mais tu tiens debout et tu avances sans soucis. Tu es dans ton propre monde, ailleurs, tu évites de justesse un groupe d’enfant (décidément) et tu continues ta route. Jusqu’à entendre un crash. Les gens qui sont proches se retournent mais finissent par ignorer la scène. Y a souvent des gens qui débute le patinage, c’est normal. Personne ne juge et tout le monde finit par oublier.
Mais pas toi. Toi, tu regardes encore le gars. Un blond. Tu le connais.

Dans un élan, tu fonces, et te laisses tomber en glissant le percutant à nouveau contre le muret. Il a dû avoir mal, le pauvre. Tu essayes de garder une voix calme.

“- Hey. Ça… ça fait un bail.

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#3le 11.02.19 20:35
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Spin, slip, fall
Feat @Adrien Renart



Sebastian ne vit pas le choc arriver. Il le sentit. La douleur explosa dans son bras gauche et sa tête frappa le muret. Sonné, il mit plusieurs secondes à revenir à l’instant présent, tandis que dans son oreille et jusqu’à ses tympans se glissa sournoisement une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Ses yeux se tournèrent. Une chevelure rousse s’enflamma dans son champ de vision.

Un. Deux. Trois battements. Son cœur trébucha, se rattrapa, se rata, se redressa, retomba. Ou peut-être était-ce le temps : s'était-il arrêté, ce fichu temps ? Une seconde. Puis une autre. Encore une autre. Les yeux écarquillés de Sebastian peinaient à voir ce qui se trouvait sous ses yeux. Ou était-ce son cerveau qui peinait à l'analyser ?

Le temps semblait s'être suspendu. Et, bouche bée, il fixait toujours cette silhouette devant lui.

Lui. Mais qu'est-ce qu'il foutait là ?

Ça fait un bail.

Une seconde passa. Lentement. Puis une nouvelle seconde. Puis le temps se remit en marche.

Et Sebastian vit rouge.

Ce fut une violente vague de colère déferlante qui le submergea. Son cœur se fit le cor de ce fracas qui résonna dans chaque parcelle de son être, dans chaque centimètre carré de sa peau. Un frisson voyagea le long de son dos, la moiteur s'installa dans ses paumes, la cavalcade dans sa poitrine s'élança sauvagement. Son souffle s’accéléra, l'air manqua à l'appel. Il se mit à trembler, ses mâchoires se serrèrent.

L’émotion s'était emparée de tout son corps. Une colère vive s'éveillait des tréfonds de son âme ; Remontant de très loin, enfouie depuis des années, elle s'éveillait, enfin. Démon sanglant caché dans ses entrailles, colère sourde et violente.

Ce n'était pas de la haine ; Loin de là. La haine était trop peu profonde par rapport au tumulte de sentiments qui se disputaient sa carcasse. Emotions tourbillonant dans une danse endiablée. Mais l’émotion qui prédominait, c'était la rage. Une rage vive et brûlante, qui faisait corps avec un ressentiment dont le poids s'était tapi dans son cœur des années auparavant.

Non, ce n'était pas de la haine.

C'était une colère. Monstrueuse.

Et devant ses yeux, l'objet de cette colère. Comment pouvait-il être là ? Que faisait-il là ? Pourquoi ?

Ça fait un bail. Était-ce tout ce qu'il trouvait à dire ?

Cet homme… Ce garçon l'avait bousillé. Trois ans plus tôt, il avait planté son drapeau dans son coeur, conquistador venu chambouler une terre déjà meurtrie. Ah, ce qu'il l'avait amadoué avec ses doux yeux d'agneau, ce qu'il avait pu le charmer cet enfoiré de vampire – Pour mieux l'abandonner à ces cruelles facéties qu'il avait engendré en lui. Ahahaha, ce qu'il l'avait tourmenté, son départ ! Ce qu'il l'avait blessé, ce départ ! Il avait fait miroiter mille et une merveilles dans l'esprit fragile de Sebastian – Pour après le laisser tomber. Pas un mot, pas un signal. C'était plus drôle ainsi, non ? N'est-ce pas ? C'était plus fun de briser cette seconde chance, de la tuer dans l'œuf, n'est-ce pas ??

Ce n'était pas de la haine. C'était l'opposé de la haine.

C'était une amertume nourrie de colère.

Bien sûr, il avait survécu à cette disparition, vécue comme une trahison. Mais dans quel état ? Sans l’aide et l’attention de sa lémure préférée, y serait-il arrivé ? Puis il avait fallu que les souvenirs de sa vie reviennent pour qu'il puisse se relever. Il avait fallu qu'il se rappelle l'amour fraternel vécu de son vivant pour se relever de son mourant. Il avait fallu… Les sentiments portés à ce foutu rouquin aussi ; Et ce ressentiment, ce désir de revanche sur la vie, ce désir de vengeance. Mais ça, il n'oserait se l'avouer.

Ça fait un bail.

Il ne pouvait pas juste dire "ça fait un bail". Il ne pouvait pas juste dire ça  comme ça. Il n'avait rien ressenti, lui ?!

« Qu-quoi… »
Ses membres se crispèrent, se mirent en mouvement. Il se jeta sur lui, le saisit par le col de ses deux mains, approcha son visage du sien, beaucoup trop près, planta ses yeux brûlants de colère dans les siens.

« Ne me dis pas… » Commença-t-il dans la langue de Shakespear d'une voix rendue rauque par l'émotion. Ses yeux rencontrèrent ceux du rouquin, et sa détermination vacilla comme la flamme d'une bougie.

Sa colère s'était polie au fil des ans, comme un souvenir enchanté paré de ses plus beaux atours. Nourrie pour rendre plus léger les souvenirs auxquels elle était attachée.
Maintes fois Sebastian les avait repoussées, ces insidieuses pensées qui prétendaient que tout était de sa faute, ses pensées qui avaient détruit son estime de soi alors que la solitude l'entravait de nouveau. Cachées au fond de lui, elles avaient toujours été là, susurrant que cette personne à laquelle il tenait tant était partie à cause de lui. Il les avait combattues en s’enfermant dans la colère. Il les avait détruites en construisant celui qu'il était à présent.

Sans s'en rendre compte, il se mit à le secouer comme une poupée de chiffon.

« C’est tout c’que t’as à dire ?!? »

Il avait crié, oubliant totalement l'endroit où il était. Il céda à ses pulsions et sa main droite lâcha le col de son adversaire ; à genoux sur la glace froide qu'il ne sentait plus, il serra son poing, le sang perla de ses paumes entaillées par ses ongles pointus, et il jeta son poing serré dans la mâchoire du rouquin.

« ADRIEN !!!!! »

Voilà. Après ça, peut-être seraient-ils quittes. Mais ce coup de poing, il le méritait. Pour être parti sans nouvelles.


OkamiKei



Pile : Great - Sebastian réussit à envoyer son coup de poing en direction d'Adrien (après, il peut rater ou Adridri peut esquiver s'tu veux )
Face : Loser - A force de gesticuler sur la glace, le genou de Sebastian glisse alors qu'il essaye de porter son coup, il rate et s'étale de façon lamentable, amuse-toi à décrire ce que tu veux
La Faucheuse
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#4le 11.02.19 20:35
Le membre 'Sebastian Gray' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


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#5le 18.02.19 18:34

spin slip fallyou can pretend you don't hate meSon poing s’était écrasé sur ton visage. Le choc était douloureux, ce n’était pas le poing qui faisait le plus mal. Tu ne t’y attendais pas. Pas ici, pas de lui. C’était la douleur de la trahison. Tu restais un instant sans bouger. Il t’avais secoué, frappé, mais c’était comme si tu n’étais plus là. Il était furieux.

Il était furieux.

Il était furieux. Comment osait-il être furieux ? C’était toi, qui avait envoyé des lettres, des messages, des centaines de messages, auxquels il n’a jamais répondu. C’était lui, qui t’avais ignoré pendant ces deux dernières années, comme si tu n’existais pas. Et pourtant, il se permettait d’être furieux ? Tu pouvais comprendre qu’une disparition soudaine était frustrante, mais ce n’était pas une raison.
Tu n’avais rien de plus à dire que ce qui avait déjà été dis. Et si le temps passant avait effacé quelques sentiments superflus, tu avais tout de même déballé ton coeur sur du papier, tu avais déchiré ton âme sur ce foutu papier. Et il agissait comme si tu devais encore t’expliquer.

Alors, non, désolé, tu n’avais plus rien à dire, pas à quelqu’un qui refusait de te répondre, à quelqu’un qui avait aussi décidé de s’enfuir. Quelqu’un qui n’était pas mieux que toi. Une contrainte. Voilà ce que tu ressentais, en ce moment, d’avoir essayer de garder Sebastian dans ton âme, dans ta mémoire. Et si c’était comme ça qu’il voulait jouer, tu allais jouer de cette manière.

Tu n’étais pas encore, tu n’étais pas triste. À vrai dire, tu en avais assez. Tu n’avais même pas l’envie de ressentir quoique ce soit. Tu ne fis que te relever. Tant pis, tant mieux. Tu ne sais pas. Tu n’avais pas envie de rester plus longtemps près de lui. Il est vrai que lui rendre son coup aurait été approprié, mais en un instant, il ne te paraissait plus si important. Il avait un air insignifiant. Qu’il reste en colère, tu avais mieux à faire, tu te retournas, ne lui lançant pas un dernier regard.

Et là, chose étrange, un enfant.

Il était arrivé de nulle part. Il cherchait Sebastian qui était au sol. Il avait vu la scène. Sûrement la chute. Et Surtout le coup de poing. Pourquoi un enfant ? Alors c’était donc ça, la raison de sa disparition ou qu’une conséquence collatérale ? Deux gamins qui se préoccupaient l’un de l’autres. Un souvenir remonta. Non.
Ce n’était pas le moment.

Tu avais juste besoin de partir et le laisser là où il était.

Sur la glace, tes soucis semblaient lointain, tant pis s’ils étaient juste à côté.
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#6le 18.02.19 22:13
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La rage tambourinait aux tempes de Sebastian. Serrant les dents sur ses lèvres meurtries, il regarda Adrien se relever. Celui-ci ne répliqua pas. Non, il ne répliqua pas. Il ne dit rien. Pas un mot ne sorti de ses lèvres. Pas un geste ne fit bouger son poing. Trembler sa main. Rien.

Un mur froid.

Une impasse.

La hargne de Sebastian vacilla. Inexplicablement, son coeur se serra. Il eut envie de le secouer. De lui dire de réagir. De s'excuser, ou de le frapper. De faire quelque chose. N'importe quoi.

Tout, mais pas cette ignorance-là. Pas celle-là.

Haïs-moi, mais ne m'ignore pas.

Pas cette ignorance. Pas celle-là, la même que tous ces gens autour à son égard, que toutes ces personnes qu'il ne connaissait pas. Pas cette ignorance, le déni de son existence, l'omission de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble.

Tout, mais pas ça.

« A... »

Il voulut l'appeler. Mais sa voix se cassa. Comme une boule bloquant sa gorge. Son estomac se tordait comme s'il allait vomir.

Il serra ses mâchoires. Qu'il s'en aille. La colère était toujours là. Et elle essayait de cacher de sa masse toutes les conséquences de son geste. De l'absence de gestes.

Tant mieux. Tant pis.

« Sebastian ? »

Un électrochoc. Comme une onde parcourant son dos. Comme une décharge se propageant dans chaque cellule de son corps. Comme une chute, un dur retour à la réalité, sur la glace gelée de la patinoire, devant une foule aux regards curieux.

Max.

Il était là, devant lui, regardant Sebastian de ses grands yeux inquiets.

Merde.

La colère reflua. La honte s'installa. La compréhension s'étala. La panique s'ébranla.

Son catalyseur était là. Sebastian était parfois violent. Il perdait les pédales. Mais jamais en sa présence. Jamais à son su. Il tenait trop à son estime. Max.

Il l'avait vu.

Pire.

Il le voyait toujours.

Et son regard enfantin se tourna vers Adrien.

Adrien.

Le souffle lui manqua. Ses yeux s'embuèrent et son corps trembla.

Adrien.

Ne t'en va pas. Ne me hais pas.

Quel idiot. Quel idiot ! IDIOT !

Se fustigeant mentalement, il prit appui sur le sol glacé de sa main ensanglantée. Il n'allait pas le laisser partir. Il n'allait pas commettre cette erreur. La plus grosse erreur de sa vie.

Ridicule. Tu es ridicule, Sebastian. Je te déteste. D'avoir failli laisser partir le rouquin. D'avoir laissé sa colère le dominer. D'avoir manqué de tirer un trait sur leur passé.

D'avoir failli perdre son meilleur ami.

Tant pis, s'il l'avait blessé ; Tant pis, s'il l'avait abandonné. Et tant pis, si de nouveau il le délaissait.

« A-dri-ien ! »

Patinant maladroitement, s'essouflant, il s'élança, l'attrapa, l'enserra. Il avait oublié, comme il était grand. Il avait oublié, comme sa chevelure flamboyante rendait terne les alentours. Il avait oublié, son odeur, sa corpulence, sa prestence.

Il ne voyait pas son visage. Il posa sa tête sur son dos.

« I missed you. »

Oh, il était toujours énervé. Mais il s'était calmé. Parce qu'il s'était trop attaché. Des années auparavant, pourtant si peu de temps à côté du reste de son existence. Mais ç'avait été le premier. De sa mort, à tendre la main vers lui. De son passé, à l'accepter.

Vivant, Sebastian avait perdu un frère. Quand sa mémoire ne s'était pas encore rembobiné, mort, il en avait trouvé un autre.

Alors tant pis, si c'était lui-même qui l'avait fait fuir. S'il avait été trop lourd pour Adrien. Si celui-ci avait voulu l'abandonner. Tant pis, même si c'était à cause de lui qu'il était partit. Même si cet attachement était à sens unique. Tant pis.

Il ferait avec.


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