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Viktor a posté un rp libre dans les Catacombes (université)

SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien

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Terminé #1le 31.01.19 19:37
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Sebastian Gray
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SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien As64OwE6/100SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EeIQN7j  (6/100)
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× Evolution : SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EmptySPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EmptySPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EmptySPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EmptySPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien EmptySPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien Empty
× Age de la mort : 16 Masculin
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Spin, slip, fall



« Allez viens, je vais te faire visiter Tokyo. »

Une exclamation joyeuse retentit. Avec un demi-sourire, Sebastian suivit des yeux l'enfant de neuf ans qui se jeta sur son manteau et ses bottes avec enthousiasme. Lui-même rajusta sa parka et son écharpe par-dessus son nez avant de quitter la pièce.

A leur sortie dehors, le ciel blanc d'hiver les accueillit. Le froid les accompagna dans leur découverte tokyoïte, rougissant leurs oreilles et engourdissant leurs doigts.

Sebastian soupira, des volutes de buée s'échappèrent d'entre ses lèvres pour s'évaporer dans l'air froid. Cet instant de calme et de repos, il l'avait attendu depuis leur arrivée à l'aéroport, deux jours plus tôt. Le temps leur avait manqué jusque-là, les démarches administratives accumulées ayant tenu occupé le blondinet. Mais celui-ci en avait enfin fini avec cette déplaisante paperasse administrative : Les papiers étaient signés, il avait un toit et la Spectrofac contenait son nom dans le registre des inscriptions au diplôme de nécromancien. Il lui restait encore quelques formalités à accomplir et ses recherches d'emploi à mener, mais il avait des ossements en portefeuille et l'urgence était moindre. En attendant, il pouvait se bien détendre un peu.

Il reporta son attention sur son jeune compère qui s'émerveillait à chaque coin de rue, à chaque bâtiment. Un sourire étira ses lèvres à la vue de la joyeuse innocence de Max. Il aurait aimé pouvoir lui dépeindre et lui raconter Tokyo ; Mais il se rendait compte que le temps vécu dans cette ville avait été majoritairement passé enfermé dans une chambre, loin de l’agitation et des merveilles culturelles. Il en avait été de même de son vivant, même si les lieux de ce monde étaient différents. Alors il regardait les bâtiments, l’architecture, la flore, et voyait tout ceci d’un œil nouveau, à travers le prisme de la découverte et de la joie enfantine communicative du garçonnet.

Ils déambulèrent, au gré du hasard et de leurs découvertes, dans une capitale japonaise peu animée en cette glaciale matinée. Certaines boutiques et échoppes commençaient seulement à ouvrir. Frigorifiés mais d’humeur légère, ils s'offrirent deux chocolats chauds qu'ils sirotèrent en poursuivant leur errance.

Leurs pérégrinations les amenèrent non loin de la Tokyo Tower. Ils finirent par déboucher sur l'immense place au centre de laquelle s'étendait la gigantesque patinoire de Tokyo. Amusé, Sebastian guetta la réaction de son jeune compère, qui ne se fit pas attendre.

Une explosion de joie.

Ils louèrent les équipements nécessaires au patinage pour chacun d’eux deux. Tandis que Max revêtait déjà patins et moufles, Sebastian jeta son dévolu sur un grand verre de vin chaud, dont l'odeur lui chatouillait les narines. Son verre en main, il sortit du chalet attenant à la patinoire et monté pour l'occasion, pour observer son jeune compagnon s'élancer sur la glace avec une aisance remarquable. Assurément, ce n'était pas la première fois qu'il patinait…

Sirotant sa boisson, Sebastian savourait la chaleur du vin chaud qui réchauffait tous son corps, et ses doigts engourdis appréciaient le contact brˆulant du verre en plastique. Le blondinet s'adossa contre le chalet, observant les déambulations des uns et des autres sur l'étendue de glace. Eh bien, il ne perd pas de temps, songea-t-il en voyant Max s'intégrant déjà au sein d'un groupe d'enfants. Il avait de la verve, cet enfant ; Compte tenu de son passé et de ses propres difficultés, Sebastian ne pouvait que le lui souhaiter. Comme s'il avait senti sa pensée chaleureuse, Max se tourna vers lui, à l'autre bout de l'étendue glacée, comme pour lui demander l'autorisation silencieuse de demeurer avec ceux de son âge. Sebastian lui répondit avec un hochement de tête et un signe de main, avant de se détourner pour rejoindre le comptoir du chalet. Il le retrouverait plus tard, peut-être même en fin de journée ; Tant que son protégé le tenait au courant par texto.

Un dernier verre de vin chaud avant de chausser les patins. Ou deux, peut-être. Juste histoire de se réchauffer avant d’affronter la glace.

Puis, enfin, rejoignant le bord de la piste, Sebastian enfila ses patins, ses moufles, et prit son courage à deux mains pour se laisser glisser sur la patinoire. Son cœur fit une embardée quand il tangua dangereusement et réalisa que l’équilibre en patins n’était pas le même équilibre qu’en skateboard. Puis, certainement ridicule – mais, après tout, tout le monde passe par là –, les bras à l’horizontale et les jambes raides, il glissa de quelques petits coups de patins sur la glace. Il répéta cette opération, plusieurs fois, de nombreuses fois, prenant petit à petit confiance et étant de plus en plus à l’aise. D’abord prudent, il en vint finalement à patiner de façon plus franche. Un sourire flottait sur son visage tandis qu’il s’acharnait à dompter le patinage sur glace. Il s’imaginait déjà pouvoir accélérer la vitesse, imiter le commun des patineurs présents qui virevoltaient sur la glace.

Outch. Ce n’est jamais bon d’être trop optimiste. Surtout quand on est maladroit.

Son patin droit buta sur la glace. Son patin gauche poursuivit sa course, dessinant un arc de cercle comme un compas. Il vit la barrière avant de l’atteindre... Mais il était lancé. Impossible de s'arrêter.

Il se mangea la barrière de sécurité dans le ventre, et seul un grognement de souffrance étouffé franchit ses lèvres.

Il se plia en deux sous la douleur, essaya de se redresser pour reprendre son équilibre, et dérapa pour atterrir lamentablement sur les fesses.

Evidemment, le sol était froid, gelé et humide. Il jeta un regard paniqué sur la barrière derrière lui. Il ne voyait pas comment se relever, à moins de ramper puis s'agripper de façon grotesque à la barre. Impossible, c'était trop ridicule. Il lui fallait pourtant rapidement trouver une idée, sous peine de se faire patiner dessus – déjà qu'il avait dû attirer tous les regards avec sa chute mémorable.

Aaaah. La honte. Il piqua un fard.


OkamiKei

Terminé #2le 08.02.19 18:15
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Adrien Renart
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spin slip fallyou can pretend you don't miss meC’était une journée froide. C’était l’hiver. Un soupire s’échappa de tes lèvres, rougies par la morsure glaciale du vent. C’était une journée de libre, où il n’y avait rien à faire, sinon se laisser vivre. Tu aurais pu rester chez toi, lire un livre, regarder quelque chose, faire n’importe quoi. Mais là, tu n’avais aucune envie de rester coincé entre quatre murs. Tu avais besoin de prendre de l’air. Un peu d’air, par pitié.
Cet air glaçant qui te mordait la peau, pour la rendre plus rouge que d’ordinaire. Cet air rafraîchissant, qui te faisait oublier que tu étais mort. Tu fermais les yeux, et pendant un instant, tu avais l’impression de te retrouver sur ton balcon, chez toi, à Bruxelles. Non. Ce n’était plus chez toi, depuis longtemps. Ce n’était plus là où tu étais, ce n’était plus ta demeure. Tokyo était ta nouvelle maison, tu y avais trouvé une nouvelle famille. Et tu comptais bien la garder cette fois.

Tu déambulais dans Tokyo, dans l’espoir fou de trouver une occupation. Tu ne savais pas toujours quoi faire de ces journées de repos. Peut-être aurais-tu pu aller voir un de tes proches, prendre le thé, manger quelques biscuits. Se poser avec cette personne, ne pas rester seul.
Et puis, tant pis. Au pire, tu tomberas bien sur quelqu’un qui te tiendrais compagnie. Tu tombes toujours sur quelqu’un. C’est fou, à croire que par un tour de Deus Ex Machina, il y avait toujours quelqu’un au coin de la rue. Tu t’attendais presque à tomber sur quelqu’un.
Mais non, personne. Tes épaules retombèrent, et tu laissa un souffle s’échapper. Tu ne t’étais pas rendu compte que tu étais aussi tendu. Tu avais peur de tomber sur quelqu’un qui aurait dû rester vivant.

Dans ta balade, tu finis par tomber avec une patinoire qui te faisait de l’oeil. Oh ciel, depuis combien d’année tu n’as pas fait de patinage ? Beaucoup trop. La dernière fois, ça avait été avec. Lui. Maximilien. Ton frère. Penser à lui t’avais fait un pincement de coeur. Au moins, tu étais persuadé que ton frère était encore vivant (même si en vérité, non, mais ça, tu l’ignorais, pour le moment).
Tu avais payé pour louer l’équipement et tu te préparais à rentrer dans le ring, avant de te faire pousser par un enfant, sans aucune sommation. Erh. Les enfants. Bon, au moins, tu comprenais l’excitation d’aller patiner.

Tu fis quelques tours dans l’anneau, glissant sur la glace. Tu as l’impression de voler. Tu n’es pas super doué, mais tu tiens debout et tu avances sans soucis. Tu es dans ton propre monde, ailleurs, tu évites de justesse un groupe d’enfant (décidément) et tu continues ta route. Jusqu’à entendre un crash. Les gens qui sont proches se retournent mais finissent par ignorer la scène. Y a souvent des gens qui débute le patinage, c’est normal. Personne ne juge et tout le monde finit par oublier.
Mais pas toi. Toi, tu regardes encore le gars. Un blond. Tu le connais.

Dans un élan, tu fonces, et te laisses tomber en glissant le percutant à nouveau contre le muret. Il a dû avoir mal, le pauvre. Tu essayes de garder une voix calme.

“- Hey. Ça… ça fait un bail.

_______________
543 mots ; ft. @Sebastian Gray
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Terminé #3le 11.02.19 20:35
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Sebastian Gray
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Spin, slip, fall
Feat @Adrien Renart



Sebastian ne vit pas le choc arriver. Il le sentit. La douleur explosa dans son bras gauche et sa tête frappa le muret. Sonné, il mit plusieurs secondes à revenir à l’instant présent, tandis que dans son oreille et jusqu’à ses tympans se glissa sournoisement une voix qu’il ne connaissait que trop bien. Ses yeux se tournèrent. Une chevelure rousse s’enflamma dans son champ de vision.

Un. Deux. Trois battements. Son cœur trébucha, se rattrapa, se rata, se redressa, retomba. Ou peut-être était-ce le temps : s'était-il arrêté, ce fichu temps ? Une seconde. Puis une autre. Encore une autre. Les yeux écarquillés de Sebastian peinaient à voir ce qui se trouvait sous ses yeux. Ou était-ce son cerveau qui peinait à l'analyser ?

Le temps semblait s'être suspendu. Et, bouche bée, il fixait toujours cette silhouette devant lui.

Lui. Mais qu'est-ce qu'il foutait là ?

Ça fait un bail.

Une seconde passa. Lentement. Puis une nouvelle seconde. Puis le temps se remit en marche.

Et Sebastian vit rouge.

Ce fut une violente vague de colère déferlante qui le submergea. Son cœur se fit le cor de ce fracas qui résonna dans chaque parcelle de son être, dans chaque centimètre carré de sa peau. Un frisson voyagea le long de son dos, la moiteur s'installa dans ses paumes, la cavalcade dans sa poitrine s'élança sauvagement. Son souffle s’accéléra, l'air manqua à l'appel. Il se mit à trembler, ses mâchoires se serrèrent.

L’émotion s'était emparée de tout son corps. Une colère vive s'éveillait des tréfonds de son âme ; Remontant de très loin, enfouie depuis des années, elle s'éveillait, enfin. Démon sanglant caché dans ses entrailles, colère sourde et violente.

Ce n'était pas de la haine ; Loin de là. La haine était trop peu profonde par rapport au tumulte de sentiments qui se disputaient sa carcasse. Emotions tourbillonant dans une danse endiablée. Mais l’émotion qui prédominait, c'était la rage. Une rage vive et brûlante, qui faisait corps avec un ressentiment dont le poids s'était tapi dans son cœur des années auparavant.

Non, ce n'était pas de la haine.

C'était une colère. Monstrueuse.

Et devant ses yeux, l'objet de cette colère. Comment pouvait-il être là ? Que faisait-il là ? Pourquoi ?

Ça fait un bail. Était-ce tout ce qu'il trouvait à dire ?

Cet homme… Ce garçon l'avait bousillé. Trois ans plus tôt, il avait planté son drapeau dans son coeur, conquistador venu chambouler une terre déjà meurtrie. Ah, ce qu'il l'avait amadoué avec ses doux yeux d'agneau, ce qu'il avait pu le charmer cet enfoiré de vampire – Pour mieux l'abandonner à ces cruelles facéties qu'il avait engendré en lui. Ahahaha, ce qu'il l'avait tourmenté, son départ ! Ce qu'il l'avait blessé, ce départ ! Il avait fait miroiter mille et une merveilles dans l'esprit fragile de Sebastian – Pour après le laisser tomber. Pas un mot, pas un signal. C'était plus drôle ainsi, non ? N'est-ce pas ? C'était plus fun de briser cette seconde chance, de la tuer dans l'œuf, n'est-ce pas ??

Ce n'était pas de la haine. C'était l'opposé de la haine.

C'était une amertume nourrie de colère.

Bien sûr, il avait survécu à cette disparition, vécue comme une trahison. Mais dans quel état ? Sans l’aide et l’attention de sa lémure préférée, y serait-il arrivé ? Puis il avait fallu que les souvenirs de sa vie reviennent pour qu'il puisse se relever. Il avait fallu qu'il se rappelle l'amour fraternel vécu de son vivant pour se relever de son mourant. Il avait fallu… Les sentiments portés à ce foutu rouquin aussi ; Et ce ressentiment, ce désir de revanche sur la vie, ce désir de vengeance. Mais ça, il n'oserait se l'avouer.

Ça fait un bail.

Il ne pouvait pas juste dire "ça fait un bail". Il ne pouvait pas juste dire ça  comme ça. Il n'avait rien ressenti, lui ?!

« Qu-quoi… »
Ses membres se crispèrent, se mirent en mouvement. Il se jeta sur lui, le saisit par le col de ses deux mains, approcha son visage du sien, beaucoup trop près, planta ses yeux brûlants de colère dans les siens.

« Ne me dis pas… » Commença-t-il dans la langue de Shakespear d'une voix rendue rauque par l'émotion. Ses yeux rencontrèrent ceux du rouquin, et sa détermination vacilla comme la flamme d'une bougie.

Sa colère s'était polie au fil des ans, comme un souvenir enchanté paré de ses plus beaux atours. Nourrie pour rendre plus léger les souvenirs auxquels elle était attachée.
Maintes fois Sebastian les avait repoussées, ces insidieuses pensées qui prétendaient que tout était de sa faute, ses pensées qui avaient détruit son estime de soi alors que la solitude l'entravait de nouveau. Cachées au fond de lui, elles avaient toujours été là, susurrant que cette personne à laquelle il tenait tant était partie à cause de lui. Il les avait combattues en s’enfermant dans la colère. Il les avait détruites en construisant celui qu'il était à présent.

Sans s'en rendre compte, il se mit à le secouer comme une poupée de chiffon.

« C’est tout c’que t’as à dire ?!? »

Il avait crié, oubliant totalement l'endroit où il était. Il céda à ses pulsions et sa main droite lâcha le col de son adversaire ; à genoux sur la glace froide qu'il ne sentait plus, il serra son poing, le sang perla de ses paumes entaillées par ses ongles pointus, et il jeta son poing serré dans la mâchoire du rouquin.

« ADRIEN !!!!! »

Voilà. Après ça, peut-être seraient-ils quittes. Mais ce coup de poing, il le méritait. Pour être parti sans nouvelles.


OkamiKei



Pile : Great - Sebastian réussit à envoyer son coup de poing en direction d'Adrien (après, il peut rater ou Adridri peut esquiver s'tu veux SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien 3946617890)
Face : Loser - A force de gesticuler sur la glace, le genou de Sebastian glisse alors qu'il essaye de porter son coup, il rate et s'étale de façon lamentable, amuse-toi à décrire ce que tu veux SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien 3244213463
Terminé #4le 11.02.19 20:35
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La Faucheuse
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Le membre 'Sebastian Gray' a effectué l'action suivante : laisser faire le hasard


'PILE OU FACE' :
SPIN, SLIP, FALL ~ feat Adrien RtIGMYL
Terminé #5le 18.02.19 18:34
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Adrien Renart
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spin slip fallyou can pretend you don't hate meSon poing s’était écrasé sur ton visage. Le choc était douloureux, ce n’était pas le poing qui faisait le plus mal. Tu ne t’y attendais pas. Pas ici, pas de lui. C’était la douleur de la trahison. Tu restais un instant sans bouger. Il t’avais secoué, frappé, mais c’était comme si tu n’étais plus là. Il était furieux.

Il était furieux.

Il était furieux. Comment osait-il être furieux ? C’était toi, qui avait envoyé des lettres, des messages, des centaines de messages, auxquels il n’a jamais répondu. C’était lui, qui t’avais ignoré pendant ces deux dernières années, comme si tu n’existais pas. Et pourtant, il se permettait d’être furieux ? Tu pouvais comprendre qu’une disparition soudaine était frustrante, mais ce n’était pas une raison.
Tu n’avais rien de plus à dire que ce qui avait déjà été dis. Et si le temps passant avait effacé quelques sentiments superflus, tu avais tout de même déballé ton coeur sur du papier, tu avais déchiré ton âme sur ce foutu papier. Et il agissait comme si tu devais encore t’expliquer.

Alors, non, désolé, tu n’avais plus rien à dire, pas à quelqu’un qui refusait de te répondre, à quelqu’un qui avait aussi décidé de s’enfuir. Quelqu’un qui n’était pas mieux que toi. Une contrainte. Voilà ce que tu ressentais, en ce moment, d’avoir essayer de garder Sebastian dans ton âme, dans ta mémoire. Et si c’était comme ça qu’il voulait jouer, tu allais jouer de cette manière.

Tu n’étais pas encore, tu n’étais pas triste. À vrai dire, tu en avais assez. Tu n’avais même pas l’envie de ressentir quoique ce soit. Tu ne fis que te relever. Tant pis, tant mieux. Tu ne sais pas. Tu n’avais pas envie de rester plus longtemps près de lui. Il est vrai que lui rendre son coup aurait été approprié, mais en un instant, il ne te paraissait plus si important. Il avait un air insignifiant. Qu’il reste en colère, tu avais mieux à faire, tu te retournas, ne lui lançant pas un dernier regard.

Et là, chose étrange, un enfant.

Il était arrivé de nulle part. Il cherchait Sebastian qui était au sol. Il avait vu la scène. Sûrement la chute. Et Surtout le coup de poing. Pourquoi un enfant ? Alors c’était donc ça, la raison de sa disparition ou qu’une conséquence collatérale ? Deux gamins qui se préoccupaient l’un de l’autres. Un souvenir remonta. Non.
Ce n’était pas le moment.

Tu avais juste besoin de partir et le laisser là où il était.

Sur la glace, tes soucis semblaient lointain, tant pis s’ils étaient juste à côté.
_______________
432 mots ; ft. @Sebastian Gray
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i don't do too much talking
Terminé #6le 18.02.19 22:13
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Sebastian Gray
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Spin, slip, fall
Feat @Adrien Renart



La rage tambourinait aux tempes de Sebastian. Serrant les dents sur ses lèvres meurtries, il regarda Adrien se relever. Celui-ci ne répliqua pas. Non, il ne répliqua pas. Il ne dit rien. Pas un mot ne sorti de ses lèvres. Pas un geste ne fit bouger son poing. Trembler sa main. Rien.

Un mur froid.

Une impasse.

La hargne de Sebastian vacilla. Inexplicablement, son coeur se serra. Il eut envie de le secouer. De lui dire de réagir. De s'excuser, ou de le frapper. De faire quelque chose. N'importe quoi.

Tout, mais pas cette ignorance-là. Pas celle-là.

Haïs-moi, mais ne m'ignore pas.

Pas cette ignorance. Pas celle-là, la même que tous ces gens autour à son égard, que toutes ces personnes qu'il ne connaissait pas. Pas cette ignorance, le déni de son existence, l'omission de tout ce qu'ils avaient vécu ensemble.

Tout, mais pas ça.

« A... »

Il voulut l'appeler. Mais sa voix se cassa. Comme une boule bloquant sa gorge. Son estomac se tordait comme s'il allait vomir.

Il serra ses mâchoires. Qu'il s'en aille. La colère était toujours là. Et elle essayait de cacher de sa masse toutes les conséquences de son geste. De l'absence de gestes.

Tant mieux. Tant pis.

« Sebastian ? »

Un électrochoc. Comme une onde parcourant son dos. Comme une décharge se propageant dans chaque cellule de son corps. Comme une chute, un dur retour à la réalité, sur la glace gelée de la patinoire, devant une foule aux regards curieux.

Max.

Il était là, devant lui, regardant Sebastian de ses grands yeux inquiets.

Merde.

La colère reflua. La honte s'installa. La compréhension s'étala. La panique s'ébranla.

Son catalyseur était là. Sebastian était parfois violent. Il perdait les pédales. Mais jamais en sa présence. Jamais à son su. Il tenait trop à son estime. Max.

Il l'avait vu.

Pire.

Il le voyait toujours.

Et son regard enfantin se tourna vers Adrien.

Adrien.

Le souffle lui manqua. Ses yeux s'embuèrent et son corps trembla.

Adrien.

Ne t'en va pas. Ne me hais pas.

Quel idiot. Quel idiot ! IDIOT !

Se fustigeant mentalement, il prit appui sur le sol glacé de sa main ensanglantée. Il n'allait pas le laisser partir. Il n'allait pas commettre cette erreur. La plus grosse erreur de sa vie.

Ridicule. Tu es ridicule, Sebastian. Je te déteste. D'avoir failli laisser partir le rouquin. D'avoir laissé sa colère le dominer. D'avoir manqué de tirer un trait sur leur passé.

D'avoir failli perdre son meilleur ami.

Tant pis, s'il l'avait blessé ; Tant pis, s'il l'avait abandonné. Et tant pis, si de nouveau il le délaissait.

« A-dri-ien ! »

Patinant maladroitement, s'essouflant, il s'élança, l'attrapa, l'enserra. Il avait oublié, comme il était grand. Il avait oublié, comme sa chevelure flamboyante rendait terne les alentours. Il avait oublié, son odeur, sa corpulence, sa prestence.

Il ne voyait pas son visage. Il posa sa tête sur son dos.

« I missed you. »

Oh, il était toujours énervé. Mais il s'était calmé. Parce qu'il s'était trop attaché. Des années auparavant, pourtant si peu de temps à côté du reste de son existence. Mais ç'avait été le premier. De sa mort, à tendre la main vers lui. De son passé, à l'accepter.

Vivant, Sebastian avait perdu un frère. Quand sa mémoire ne s'était pas encore rembobiné, mort, il en avait trouvé un autre.

Alors tant pis, si c'était lui-même qui l'avait fait fuir. S'il avait été trop lourd pour Adrien. Si celui-ci avait voulu l'abandonner. Tant pis, même si c'était à cause de lui qu'il était partit. Même si cet attachement était à sens unique. Tant pis.

Il ferait avec.


OkamiKei

Terminé #7le 20.02.19 23:00
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spin slip fallhostageTu aurais voulu être seul. Ne pas être là. Loin d’ici. Disparaître avec les feuilles que le vent transportait et n’être plus qu’une idée, une pensée, un souvenir. N’être que ce que tu as été durant cette absence trop douloureuse. Celle que tu avais causé.
Et que le ciel t’emporte, tu te haïssais d’être aussi faible. Tu n’as jamais eu le courage de rester mais maintenant que tu l’as, tu n’es plus qu’un criminel. Et tu deviens comme lui, ce géniteur inutile et vicieux. À croire que c’était une maladie, destinée à tous les membres de clan rougeoyant, destinée à ce groupe de traître. Malin renard, rusé voleur. L’inhumain coule dans tes veines depuis ta naissance, destiné à être comme son père.

Et lui. Lui, il était d’un culot. Lui, il se croyait supérieur. Sebastian pensait-il donc vraiment qu’il pouvait jouer comme ça, avec toi ? Il n’avait pas le droit de te rejeter, pas comme ça, comme si tu étais le pire être sur terre pour ensuite venir ramper à tes pieds de lui pardonner. Non, il n’était pas question que tu laisses ça arriver une seconde fois. L’amour, ce n’était pas une marchandise. Adrien l’avait très bien compris grâce à Elle. Tu n’avais aucune envie d’y penser, aucune envie de rester avec ça.
Que Sebastian aille se faire foutre, tu n’étais pas son chien. Tu refusais de lui accorder de la colère, tu refusais de lui accorder une once d’émotion. Tu n’avais pas besoin d’attachement avec des gens comme lui. Des gens un peu… comme toi.

Il t’avait pris dans ses bras, t’enlaçant. Le monde aurait pu prendre feu, tu ne te serais rendu compte rien. Pour toi, le temps s’était arrêté, un instant figé. Comme un éclat de verre, transparent et pourtant si tranchant, c’était le temps. Comme un verre qui se brise, tu pouvais voir le verre s’éparpiller, s’éclater sur le sol, l’impacte, s’échapper de ta main.
Sebastian, c’était ce verre, qui t’a échappé. Et tu sais que c’est le même, mais les morceaux ne forment plus un tout, les morceaux sont trop différents que pour reconnaître ce qu’il a été autrefois. Et le temps te glissait sous les doigts.
Pourtant, tu avais décidé de ne pas pleurer, sur ce verre éparpillé sur le sol, tu marchais sur ces morceaux comme s’ils n’étaient pas présent. Sauf que la douleur, elle venait toujours. Et c’était ce que tu ressentais à ce moment-là. La douleur que tu n’avais pas eu envie de voir. La rage, la tristesse, l’incompréhension. Ce n’était pas juste. Pourquoi est-ce qu’il ne te laissait pas tourner la page, puisque lui, il avait visiblement fait ça ? C’était injuste.

Pourquoi est-ce qu’il ne te laissait pas partir ?

“ - I missed you

C’était… C’était trop. Trop d’émotion. Tu ne pouvais pas ignorer les éclats de cette relation brisée. Tu agrippa de tes deux mains l’une de Sebastian. Tu la retourna, tu aurais pu la briser. Il se retrouva au sol. C’était pathétique. C’était du foutage de gueule. Tu pouvais pas. Tu ne pouvais plus. Tu le lâcha sa main qui souffrait sous tes doigts en colère.

Tu avais assez perdu comme ça.

“- ARE YOU KIDDING ME ?” hurlais-tu “ARE YOU FUCKING KIDDING ME ?

Après tout ce qui s’était passé, il osait dire ça, prétendre l’amour quand il ne voulait que blesser. Tu avais tes torts, il n’était pas innocent, loin de là. Ce que tu t’efforçais à retenir sortais en flot.

I gave you my very soul, I tried to reach you. MULTIPLE TIMES. You never responded, you just… ignored me ! And then, when I finally find you, you act like I was the worst person in the world ? When I just told you what I felt, why I ran away…” Tes larmes roulaient sur tes joues, comme deux perles brisées. C’était injuste. Tu étais venu ici, simplement pour te laisser glisser loin du temps, et il t’avait rattrapé. Il t’avait abandonné, comme toujours. Tu étais en colère, oui. Mais tu étais surtout brisé. Tu tentas de reprendre ta respiration. Et calmement, “Putain. Did you really hate me that much ?

Peut-être qu’au fond, tu avais besoin de savoir.

Tu avais envie d’être seul, sans lui. Tu avais envie d’être seul, dans ses bras.

Est-ce que ça avait un sens, tout ça ?
_______________
728 mots ; ft. @Sebastian Gray. S'il faut une traduction ou changer un truc, n'hésite pas à demander.
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Terminé #8le 21.02.19 20:39
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Choc d’un corps sur la glace. Sebastian se retrouvait allongé sur le sol froid et humide. Sa main était douloureuse entre celles d’Adrien. Hébété, il regardait le roux.

Ce n’était pas la douleur qui agita ses pensées. C’était la surprise. L’étonnement. Il n’avait pas le souvenir de cette force. Ni le souvenir qu’il possédait ces capacités. Il l’avait mis à terre avec tellement d’aisance. Et il aurait pu lui briser le poignet encore plus facilement.

Mais il le lâcha.

Et il hurla.

Et Sebastian ouvrit des yeux encore plus ronds. Le flot de paroles d’Adrien le percuta plus violemment encore que sa chute sur la glace. L’incompréhension se disputait à l’horreur sur ses traits. Il essayait de saisir le sens de ces mots, de ces phrases, d’écarter la lourde influence de cette stupeur qui paraît d’impossibilité les faits. Mais aucune remise en doute de la parole d’Adrien ne le parcourut. Ni mensonge, ni omission. Rien que la vérité. Adrien ne disait rien d’autre que la vérité.

Ses larmes coulaient. Leur écho portaient jusqu’à la poitrine de Sebastian. Elles traversaient, transperçaient le cœur du blondinet, le griffaient, le grattaient.

Ses pensées voltigeaient. A toute allure. « What do you mean… ? » Un murmure entre ses lèvres, un hurlement dans son esprit.

Il comprenait. Et c’était encore plus douloureux.

Il l’avait appris quelques jours auparavant seulement. L’existence des boîtes aux lettres à l’agence. Une pour chaque résident. Des cases avec le numéro des chambres, des étages.

Non, il l’avait toujours su. Il n’avait juste jamais regardé. Qui aurait pu lui écrire ?

Quoi ? Qui aurait pu lui écrire ?

Adrien.

Adrien lui avait écrit.

Adrien avait couché son être sur le papier pour lui.

Et il ne l’avait jamais su. Il ne l’avait jamais lu.

Il l’avait blessé. Et c'était pire qu'être blessé.

Les faits se paraient d’une toute autre couleur, à présent. Comme rétablir une image renversée en négatif. Comme lever les yeux du reflet de l’eau. Comme soudain ouvrir des yeux fermés.

Il s’était trompé. Ce n’était pas Adrien qui était parti. C’était lui qui était parti. C’était lui qui avait fui.

« Putain. Did you really hate me that much ? »

Une goutte d’eau. Un ruisseau. Un torrent. Le vase déborda, s’épancha, explosa.

Tremblant, ses larmes jaillirent.

La douleur dans sa poitrine se faisait vive. La douleur dans son esprit était insoutenable. Il s’était trompé, l’avait blessé, et ne pourrait peut-être pas se rattraper.

Et, avant cet instant, il ne l’avait pas compris. Il n’avait rien compris.

Ses joues inondées de larmes, fuyant le regard porté sur lui, il avait l’air d’un adolescent misérable au bord d’une patinoire. Ridicule et inutile.

« I… I didn’t… » Il bégayait. Pitoyable. « I never knew y-you tried to contact me… I-If you wrote to me, I… I didn’t read anything, I… »

Misérable.

Incapable de lever les yeux vers lui. Incapable d’affronter le regard d’Adrien. Parce que maintenant, il le savait. Tout était de sa faute. Adrien avait toutes les raisons du monde de lui en vouloir.

Une inspiration. Deux, trois.

Il tenta de se calmer.

« I don’t hate you, I… Je t’adore, tu sais. »

Tellement plus facile à exprimer dans une langue moins maîtrisée. Comme si c’était plus facile de s’en dédouaner. De l’avouer.

Il avait toujours tant d’affection pour lui, même après tout ce temps.

Mais la réciproque, il ne la méritait pas.

« I’m sorry… »

Il l’était. Profondément.

Il aurait aimé pouvoir le montrer. Le prouver. Mais il n’avait que ce mot. Ses larmes se calmèrent. Les yeux baissés sur le sol gelé, tremblant, il avait l’impression d’être au bord d’une brèche. Il pouvait reculer en sécurité, ou se laisser tomber.

Son cœur tambourinait douloureusement dans sa poitrine. Le remord enserrait son cœur battant. S’il avait seulement pu s’arrêter. Arrêter de battre, arrêter cette douleur, arrêter simplement d’être. Arrêter de blesser ceux auquel il tenait.

Il inspira. Et dans la brèche, se jeta.

« I’ve totally messed up. I’m sorry. This is all my fault. I misunderstood you, I misunderstood everything. I… I thought you ran away from me, but that was wrong. I’m the one who ran away. And… »

Une nouvelle inspiration. Il releva les yeux. Poursuivit sans laisser le temps à Adrien de répondre.

« Tu peux me blâmer. » Il était repassé au français. Moins de risque de compréhension alentour. Et Max ne comprendrait pas. Son accent était prononcé et son vocabulaire pauvre, mais il butait peu sur les mots. « Tu peux me détester. Tout à l’heure, j’étais… J’étais énervé, parce que j’ai cru que tu étais parti sans un mot. Soit parce que je te saoûlais, soit parce que pour toi je méritais pas de savoir où tu allais. Mais je me suis trompé, j’ai complètement merdé. J’ai rien compris... Je suis désolé. En fait c’est moi qui me suis barré, c’est moi qui n’ait rien dit à personne. C’est moi qui me suis fait oublier et qui n’ai jamais donné de nouvelles. Même à Miu. »

Il se mordit la lèvre. Il détestait ça. Il avait été incapable de surmonter l’irraisonnée crainte de sa réaction, incapable de faire cet effort pour oser la prévenir, pour oser la contacter. C’était lui l’enfoiré, dans tout ça.

« Okay, je mérite que tu me casses la gueule. » Il lui devait une explication. « Il y a deux ans, j’étais un gamin juste incapable de sortir faire trois pas dehors et parler à quelqu’un. J’ai foiré ma vie, je foirais ma mort, et je le faisais très bien. » Il devenait amer. Mais il ne laissait toujours aucun répit à Adrien et enchaîna. « J’avais oublié pour ma vie, mais j’m’en suis rappelé il y a deux ans, et devine ? J’empruntais le même chemin. Alors je me suis barré. »

Les brimades. Une vie de solitude et de brimades. Il détestait s’en souvenir. Il détestait se rappeler sa faiblesse. Son incapacité. Quelle honte. Il ne voulait pas qu’Adrien le sache.

« Voilà, je sais pas ce que tu… Ce que… Erh… What you’ve written to me, and you ain’t got to tell me. If you wanna hit me, well I deserve it. You can hate me but… but please, don’t. I hope you can forgive me… If you want us to be even, I’ll tell you more. Everything. »

Sa voix faiblit et sa gorge se serra. En réalité, il n’en avait aucune envie. Aucune envie de raconter à Adrien à quel point il avait été faible. A quel point ç’avait été difficile de changer. Mais le perdre définitivement était bien pire qu’avouer ses faiblesses.

En même temps, il le méritait, non ? Au final, c’était lui l’enfoiré qui avait abandonné tout le monde.

C’était lui qui avait fui, peut-être à un moment où Adrien avait eu besoin de lui.

Est-ce qu’il avait au moins le droit d’espérer pouvoir se faire pardonner ?

Il releva les yeux pour rencontrer son regard.


OkamiKei

Terminé #9le 23.02.19 23:24
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spin slip falljalousie.Colère. Morbide. Cruelle. Colère, elle s’était éprise de toi. Tes traits se déformaient, peut-être un peu par dégoût. Tu ne savais quoi faire. Ta gueule, s’ était la seule chose qui tournait dans ta tête. Elle tournait en boucle, comme une sirène d’alarme. À cet instant, il te répugnait. Pourquoi tant de haine ? Parce que simplement, il pensait t’atteindre, il espérait se jouer de toi, se jouer de tes sentiments. Comme si tu étais sa marionnette. Et ça, tu refusais d’être à nouveau le jouet d’une âme perverse ; traîtresse.
Au lieu de parler la langue shakespearienne, il s’adressait dans un molière plutôt bancal. Son accent écorchait ta peau. Ses phrases griffaient ton corp. Ses mots lacéraient tes chairs. Et son sens, il te massacrait le coeur. Tu n’avais aucune envie d’entendre ça. Pas d’excuse. Je ne savais pas, ce n’était pas une excuse. Il n’avait qu’une seule envie : se dédouaner de sa honte et sa peur. Sebastian, ce traître, n’avait fait qu’ignorer les réalités pour vivre dans un monde qui lui était propre.

Et toi ? Tu ne pensais qu’une seule chose :
Ta gueule.

Ta gueule.

Ta gueule.

Ta gueule.

Ta gueule.

Et il voulait te prendre, comme un insecte condamné sur une toile d’araignée, morbide étoile, constellation des morts. Un chemin, une route vers un paradis éphémère. Une fausse paix à une vrai guerre. Faire comme si tout était comme avant. C’était mensonge, tu le savais, pourtant, tu buvais ses paroles. Cherchant la moindre nuance, tu l’écoutais. Adorable paranoïa, comme s’il pouvait te blesser plus encore. Une envie de le planter, là, sur la glace. Mais était-ce le couteau ou l’abandon qui faisait feu dans ton esprit ? Un peu des deux, sans doute. Ravale ta fierté, connard. Ravale tes sentiments, enculé.

Tu n’es pas la seule victime.

“ - I’ll tell you more. Everything.
- Ta. Gueule.” puisqu’il semblait comprendre ta langue natale. Y avait juste plus rien à dire. Et pourtant. “Faudrait savoir c’que tu veux, connard. Tu veux que j’me barre ou que j’reste ? Tu veux encore me foutre un pain dans la gueule, sale bâtard ?!” Tu crachais tes paroles sur le blond, encore au sol. Comme un coup de grâce, tu le regardais de haut, comme s’il n’était plus rien. Pathétique enfant. Peut-être était-ce cette colère qui te rongeait, depuis si longtemps. Que dire ? Que faire ?

Les liens, depuis longtemps, étaient brisés.

Et mes lettres ; lis-les, jette-les, brûle-les. Je m’en fous, j'en ai rien à carrer.” Ta voix tremblait, “I don’t wanna see you. I don’t wanna be with you anymore.

Comme une agression cruelle, ces mots sonnaient dans ta bouche et poignardaient ton pauvre coeur déjà bien trop abîmé.

Tu n’avais aucune envie de partir ou de l’abandonner, mais il était hors de question de te laisser écraser par quelqu’un en qui tu avais eu confiance par le passé.
_______________
486 mots ; ft. @Sebastian Gray.
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Terminé #10le 25.02.19 19:04
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Sebastian sombrait. Dans un océan déchaîné. Pourtant, quelques heures plus tôt, tout était si calme. Une mer d’huile. Mais il avait ouvert la boîte de Pandore, encouragé par une futile colère. Il avait ouvert la boîte de Pandore, et elle était sortie ; Cette belliqueuse bête qui gisait à l’intérieur. Elle avait déchaîné vents et marées, elle avait soulevé la houle, elle avait déversé sa colère sur lui. Violente tempête qui avait déchiré les voiles, lacéré le mât, giflé son visage de son acerbe pluie.

Il avait cru pouvoir s’en sortir. Implorer, s’expliquer. Vaincre les vents et rentrer, sinon indemne, avec quelques séquelles. Mais il s’était trompé. Les vagues s’étaient élevées, le vent avait forci. La houle s’était déchaînée. Le bois de son navire avait cédé, la coquille s’était craquelée, et l’océan l'avait avalé.

Il avait cru pouvoir s’en sortir. Mais il s’était trompé. Il chavirait. Son cœur chavirait dans un océan de noirceur et de ténèbres. L’eau l’engloutissait, les algues l’attrapaient de leurs tentacules douceâtres et l’attiraient vers le fond.

Son cœur était devenu une épave. Lourd sentiment qu’il ne verrait plus jamais la lumière du jour.

Ils étaient cruels, ces mots. Ils étaient durs, ces mots. Ils avaient empalé son cœur souffrant d’une lame acérée. Mais ce n’était rien à côté de ce regard, froid et cruel, assuré, comme la main venimeuse qui avait brandi la lame empoisonné. Ce regard, qui le contemplait de haut, qui le réduisait à l’état d’un être misérable.

Il avait mal. Si mal. Dans sa poitrine, son cœur se faisait l’écho de douloureux battements. Il se sentait brisé. Il avait offert son être à Adrien, espérant rédemption. Mais celui-ci l’avait négligé, ignoré, insulté et il se sentait brisé.

Pourquoi ?

Alors c’était fini, comme ça ?

Avaient-ils tous deux changé à ce point ?

Le cœur au bord des lèvres, s’il avait seulement pu vomir pour s’en débarrasser. Pour se débarrasser de cette souffrance, de cette perte. Les larmes au bord des yeux, il se sentait brisé, comme deux ans auparavant. Mais il avait mûri, depuis. Il se relèverait. Peut-être pas indemne, mais il se relèverait.

Comme une lame de rasoir effleurant délicatement sa peau, ils remontèrent des tréfonds de sa mémoire. Ces souvenirs du temps passé ensemble. Ces journées tous trois avec Miu, ces instants en tête-à-tête, envahis de rires et d’amitié, emplis d’affection. Ces repas ensemble, ce dessin animé qu’Adrien lui avait montré, ces siestes devant la télé, ces instants précieux d'un bonheur enfantin et innocent.

C'était douloureux. Trop douloureux. Souvenir ne servait à rien. C'était fini. Plus rien ne serait comme avant. Ils ne seraient plus comme avant.

Le prix à payer de cette compréhension était trop grand. C'était triste. Pathétique. Il avait envie de vomir. Vomir sa tristesse et sa frustration. Vomir ses souvenirs et ses sentiments et les abandonner dans une poubelle aux confins du globe. Loin, pour qu’ils ne reviennent jamais. Pourquoi devait-il vivre avec ?

Il se releva, sans glisser. Planta ses yeux dans ceux d’Adrien. Le roux était plus grand que lui, mais comme ça, Sebastian était un peu plus à sa hauteur. Il le contempla. Adrien n’avait pas changé. Il ne changerait pas, de toute façon. Physiquement, lui-même n’avait pas changé non plus. A peu de choses près, on aurait pu penser que rien en eux n’avait changé. Mais ce n’était pas le cas.

Son cœur battait toujours douloureusement dans sa poitrine. Pourquoi ? Pourquoi cela se passait-il comme ça ? Devant le visage d’Adrien, il sentait ces souvenirs trop précieux s’agiter dans son esprit. Il les refoulait, comme ses larmes. Seule l'une d'elles s’échappa de son joug pour rouler le long de sa joue tandis que son esprit perdu se résignait. Il les garderai, ces souvenirs. Ces moments passés ensemble étaient précieux, ces instants et cette relation l’avait aidé à se forger ; Il les porterait toujours en lui. Comme des souvenirs acidulés et douceâtres, aux épines acérées. Tant pis s’il se sentirait meurtri dès qu’il les effleurerait ; De toute façon, il ne pouvait s’en débarrasser. Il avancerai avec. Il avancerai avec, toute sa mort. Avec le souvenir d’Adrien et d’un temps révolu.

Il tenta de sourire. Seule sa bouche s’étira en un rictus, ses yeux demeurant tristes et embués.

« I'm sorry. Je suis désolé. »

Tout ce qu'il vivait, il le méritait. Cette peine, cette souffrance, il les méritait. Mais il était peiné qu’Adrien aussi les vive. Il aurait souhaité tout prendre sur lui, être le seul à souffrir. Ça aurait été bien mieux. Qu’Adrien soit heureux, et que lui paye le prix de ses propres erreurs. Ça lui aurait semblé équitable.

« Don’t worry, I won't bother you anymore. »

Il choisissait ses mots avec soin, souriant maladroitement malgré sa peine, sa déception. Il ne voulait pas l’énerver davantage, le blesser davantage. Lui-même se sentait déjà suffisamment meurtri, suffisamment peiné par ces insultes et la situation.

« I wish you could forgive me, that's all. I'm sorry for hurting you. I never wanted to. »

Il portait sur Adrien un regard de pure affection. De tristesse et de déception, aussi, bien sur ; Son corps entier résonnait de l'écho de ces sentiments. Il aurait tant aimé se tromper. Se fourvoyer. Mais ces mots s'étaient fichés dans son âme. « I don’t wanna be with you anymore. ». Les mots de la fin. Que pouvait-il répondre à ça ? Il n'y avait rien à répliquer. Tout ce qu'il pouvait faire, à présent, c'était soulager Adrien de sa présence.

« Well, I'll be waiting for your forgiveness, one day maybe. Meanwhile, it’ll always be a pleasure to see you or help for anything. I'm looking forward to meet you again. »

Atroces. Ces mots écorchaient son coeur, ses cordes vocales, ses lèvres. Un cri silencieux secouait son corps et ses mains tremblaient. Pourquoi ? Pourquoi fallait-il que les choses se passent ainsi ? Il se mordit la lèvre, et son coeur fit une embardée quand il se détourna d'Adrien. Deux futiles coups de patins lui suffit pour franchir le mètre et demi qui le séparait de Max ; S'efforçant de reprendre contenance, il ébouriffa affectueusement les cheveux du garçon.


OkamiKei

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