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Crossing paths like you cross swords
Ambroise Blanchard
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#1le 31.01.19 18:11




Avec
Abel & Miyu


Crossing paths like you cross swords

Il existe plusieurs clichés sur le type de mec qui va, un mardi soir, au bar; on pensera de suite à celui qui, surchargé par son travail, après avoir terminé le boulot à pas d’heure, s’y dirige le pas las pour oublier qu’il est déjà presque l’heure du dernier train pour rentrer à la maison et que le lendemain, veut veut pas, il devra se lever pour prendre le premier. Est-ce qu’aller au bar lui donne plus d’énergie? On peut douter du fait qu’il y aille vraiment pour ça. Peut-être que ça fait mieux dormir. En tout cas, Ambroise n’était pas, ou au minimum plus, du genre à se tuer au travail.

Puis de tout j’suis déjà mort, je peux pas me tuer à la tâche, lel

Si on y pensait bien, un autre cliché qui avait déjà fait ses preuves, c’était celui du type qui venait de se faire jeter, dont la relation venait de finir abruptement et qui venait noyer sa peine dans un élixir qui lui paralyserait un peu le cerveau et le cœur, ne serait-ce que le temps d’une soirée. Sauf que voilà; encore une fois, ça ne s’appliquait pas à lui, Ambroise n’avait jamais eu de copin.e de son vivant, et disons que le temps passé en tant que mort, il l’avait utilisé pour apprendre à s’aimer lui-même plutôt que les autres. C’était définitivement égocentriste, mais au moins il se gardait bien de le dire à voix haute. Quelque chose lui disait qu’on se marrerait bien de lui s’il le faisait.

Donc s’il n’était pas là pour récupérer d’une dure journée de travers, ou pour un cœur brisé, qu’est-ce qui l’amenait? L’autre explication toute simple aurait pu être qu’Ambroise était, tout simplement, un habitué; mais non, même pas, il ne fréquentait que très peu ce genre d’établissement, et celui-ci, celui dont il poussait justement la porte pour y entrer, il n’y avait jamais mis les pieds avant. C’était tout nouveau! Non, cela reposait sur quelque chose de bien plus simple que tout ça. Depuis qu’il était mort, Ambroise n’avait plus conscience du temps qui passait, et encore moins du concept de jours dans la semaine. Comme son boulot comme cobaye ne suivait pas un horaire «du lundi au vendredi», et bien, il vivait au jour le jour! Il n’était donc pas étonnant qu’il pousse la porte pour entrer au bar dans l’une des journées les moins achalandées.

Il s’étonna quand même à moitié de ne pas voir grand monde à l’intérieur; pour lui ça augurait mal. Était-ce un établissement de piètre qualité? Pourtant, il était plutôt certain que c’était bien l’endroit qu’on lui avait recommandé. Oui oui, Ambroise, il prend des recommandations de bar à fréquenter de passants. C’est pas normal, vous dites? C’est plutôt louche, vous dites? Vous avez plutôt raison, mais bon, voilà, on est déjà rendu, c’est pas la peine de faire marche arrière. Il secoua ses bottes l’une conter l’autre pour y faire décoller la neige qui s’était accumulée en dessous, dans les craques de la semelle, puis avança un peu plus à l’intérieur, se faisait tranquillement à l’éclairage tamisé de l’endroit. Le nez toujours fidèlement enfoncé dans sa précieuse écharpe de laine, il balaya l’espace du regard afin de trouver un endroit où poser ses fesses; il n’avait ni l’envie de se mettre dans un coin reculé, ni de se mettre trop près d’un groupe bruyant.

Au final, il décida d’aller se poser directement le long du bar; comme il y avait peu de gens pour le moment, il risquait peu de se faire assaillir par un groupe en quête du barman. Question de surface disponible vs le nombre de personnes y étant assis, quoi. Sauf que voilà, une fois assis, il se tortilla un peu sur place, comme inconfortable; déjà, il faisait chaud ici, puis lui il n’était pas habillé convenablement pour ça. Il se releva donc, avisa le coat check et s’y dirigea d’un pas leste. C’est qu’il n’était jamais vraiment pressé. Un employé lui répondit, attendant patiemment qu’il enlève; son manteau, sa tuque (qu’il mit dans une dans manches), son foulard (qu’il mit dans l’autre manche) et ses gants (qu’il mis dans les poches). On lui donna en échange une carte poinçonnée afin qu’il puisse revenir chercher ses effets plus tard. En même temps, c’était pas comme s’il allait oublier de venir chercher son manteau pour affronter le froid…

Faisait fit du regard épaté de l’employé au coat-check qui se demandait si, vraiment, c’était nécessaire d’avoir un gros pull en laine en plus de tout ce qu’il venait de lui laisser (la réponse : non, mais ça ne l’empêchait pas d’en porter un), Ambroise revint donc vers le petit tabouret où il avait décidé de poser ses miches un peu plus tôt.

Sauf que voilà, comme on dit, qui va à la chasse perd sa place! Quelqu’un avait vilement subtilisé le tabouret! On dira : des tabourets, il en restait plein, après tout, l’endroit était presque vide. Sauf que voilà, comme il avait décidé auparavant que c’était sur celui- qu’il voulait s’asseoir, maintenant, son cerveau était en train de se créer des excuses bidon pour lui faire croire que c’était la meilleure place dans tout l’endroit. Parfait angle pour voir la télévision! Aucune lumière qui vient frapper dans vos lunettes et venir embrouiller votre vision! Pas d’angle sur un saoulons disgracieux! Un petit plat de cacahuètes salées juste devant!

Comme bien d’autres avant lui, comme bien d’autres gens qui n’avaient absolument aucune raison d’aller à la guerre pour quelque chose d’aussi ridicule, Ambroise décida, pour une raison obscure, que c’était un combat qui valait la peine d’être entrepris. Sauf qu’en fait, voilà, il y avait bien une petite raison; de son vivant, il avait toujours été celui qui cédait sa place, se ramassait avec le coin sombre, et ça le taraudait. Évidemment, ça ne lui donnait aucunement le droit de faire ce qu’il s’apprêtait à faire -sauf que si on voulait une explication, au moins nous en avions une.

Il posa donc ses fesses juste à côté de la personne lui ayant subtilisé son tabouret (oui, je sais, ce ne sont ni son tabouret, ni un vol, passons) et lui tapota vivement sur l’épaule.

«Vous avez l’intention de rester assis longtemps comme ça?

Oula. C’est que quand il décidait d’être con, il ne faisait pas les choses à moitié.


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Ambroise jase en #007777

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Miyu Kagerô
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#2le 02.02.19 0:03



Crossing paths like you cross words

feat. Abel & Ambroise


Un soir d’hypomanie.


Ce soir-là, elle trépignait dans sa chambre, même dans tout l’appart. Vous auriez pu vous dire que cela devait sérieusement embêter ses colocataires, mais avec le temps, ils s’y étaient fait. Cela faisait quand même cinq ans qu’elle habitait à l’appart Brossard. La colocation lui convenant très bien, elle n’avait pas souhaité quitter le logement, et jusqu’ici, personne ne lui avait fait comprendre qu’il fallait mieux qu’elle se barre… Donc bon. Pour l’instant, il n’était pas question de partir.

Non seulement elle tournait en rond, mais en plus, elle se parlait toute seule dans sa chambre, parce qu’elle en avait besoin. Enfin, surtout, elle ne pouvait pas s’en empêcher. Ses pensées allaient à mille à l’heure… On ne va pas se mentir, avec ses études de psychologie et son propre ressenti, Miyu, au fond, se doutait bien que quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Mais aussi choquant que cela puisse paraître, elle ne trouvait pas de réponse. Chez des patients, un trouble bipolaire, elle aurait très bien su le reconnaître. Mais en elle-même… ce n’était pas possible, vous comprenez ? Inadmissible, peut-être. Et évidemment, elle s’était convaincue de ne pas aller voir quelqu’un…

Et donc à la place, elle avait décidé de se rendre au bar. C’était loin d’être la première fois qu’elle sortait toute seule le soir, mais par contre cette-fois ci elle allait se rendre dans un bar qu’elle ne connaissait pas. Il fallait bien se renouveler de temps en temps ! C’était donc avec cette idée dans la tête qu’elle se prépara comme elle avait l’habitude de le faire lorsqu’elle sortait pour une escapade nocturne ; c’est-à-dire qu’elle prit le temps de se maquiller, de se coiffer, et de s’habiller en ce qui parut (et qui fut) des heures.

Lorsqu’elle fut enfin prête, elle ne perdit pas de temps. Elle allait sûrement avoir froid en robe et collants, but who cared ? Certainement pas elle. Et puis de toute façon, il ne ferait pas froid dans le bar après tout ! Et elle eut raison. Tout de même munie d’un petit gilet, il ne lui fallut pas trop de temps pour se réchauffer dans l’établissement. Satisfaite de l’ambiance dès son entrée dans le bar, un sourire se dessina sur les lèvres et elle marcha avec fierté jusqu’à un des tabourets situés le long du bar. Un soir où elle avait autant confiance en elle, elle n’avait aucun mal à se mettre en valeur et se faire remarquer.

Alors qu’elle allait ouvrir la bouche pour demander une boisson, une voix dans son oreille droite attira inévitablement son attention.



« Vous avez l’intention de rester assis longtemps comme ça ? »

Directement, cette interpellation la fit pouffer de rire. Elle essaya de le contrôler mais c’était plutôt très visible. Hypomanie n’allait pas de pair avec discrétion, malheureusement. Elle répondit donc avec confusion, essayant tout de même de rester polie.



« Euh… oui ? Ce n’est pas interdit que je sache ? »

Désormais, Miyu fixait son interlocuteur dans les yeux. Un blond aux yeux verts qu'elle trouvait carrément beau gosse (et dans d'autres circonstances elle lui aurait sûrement sauté dessus), mais ce n’était pas une excuse pour être bête…



joshua rokuro pour peek a boo !

Abel Loneheart
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#3le 02.02.19 2:00

Crossing path like you cross words | Miyu et Ambroise

Ennui.

    Ouais, c'était certainement le meilleur mot pour désigner cette soirée. De toute sa carrière de barman ici, Abel n'avait jamais vu aussi peu de monde. Bien sûr qu'en général les gens arrivaient tard mais là, c'était plus vide que vide... enfin, il y avait quelques clients déjà présents mais les gens peinaient à arriver. Et lui, il attendait comme un couillon, accoudé au bar en regardant le monde passer et vivre autour de lui. Enfin... vivre, façon de parler, parce que tout le monde était mort ici. Depuis quelques jours, il avait déménagé dans un petit appartement pour se rapprocher un peu plus de son travail et de beaucoup d'autres choses. Petit appartement qui restait malgré tout très luxueux, et Abel le trouvait même trop grand pour lui tout seul. Il vivait depuis neuf ans à Lascaux et pourtant, il avait fini par commencer à ne plus trop s'y sentir bien. Certes, il y avait Chiara qu'il appréciait mais... avec le reste, c'était différent. Non pas qu'il détestait cet appartement, en réalité il s'était même fait la promesse d'aller voir Elijah coûte que coûte même si les derniers événements n'allaient sans doute pas l'aider. C'était juste... qu'il avait besoin de changer d'air. Et puis, au moins là-bas, il avait une meilleure connexion. Et Petit Chien pouvait rester toute seule sans s'ennuyer ou risquer de tout ravager, parce qu'elle avait même son petit coin à elle. Pour être honnête, Abel avait même pensé à adopter un autre animal de compagnie. Chien, Chat... peu importe. Peut-être que chez lui, ça le ferait se sentir encore moins seul.
    Quelques fois, ses collègues venaient lui tapoter ou lui pousser l'épaule, mais il réagissait à peine. Il se contentait de hausser les épaules, de soupirer ou de râler... rien de bien constructif. Et il n'avait pas non plus la foi d'engager une conversation parce que ça partait vite n'importe comment avec ses collègues. Et ça saoulait un peu le vampire les choses qui n'avaient pas de sens, quand ce n'était pas lui qui les déclenchait. Il serait volontiers parti jouer pour éveiller la curiosité des passants à l'extérieur mais même pas, on ne lui laissa même pas l'opportunité d'aller s'amuser avec sa guitare ! C'était toujours plus passionnant que d'attendre en observant les gens de son air le plus blasé et inexpressif possible. « Mais naaan, ils vont arriver, c'est juste qu'il fait froid donc les gens osent pas sortir », répétaient ses camarades. Mais ce genre d'excuses, il fallait avouer qu'il y croyait moyen.

    Alors pour passer le temps, il effectuait les cents pas et servait quelque chose à boire de temps en temps, quand il ne buvait pas de manière inattentive et machinale une goûte d'alcool. Heureusement qu'il était trop nonchalant et agacé pour s'en apercevoir, sinon ses collègues auraient en plus un Abel paniqué à devoir gérer. Et parfois, il chantonnait. Il chantonnait des airs et toute sorte de chansons qu'il connaissait sans vraiment y faire attention, sans capter les regards que les gens assis au bar portaient sur lui. Il avait une belle voix, Abel. Mais ça, contrairement à ses talents en musique, il ne l'avait jamais reconnu. Il se reprochait toujours sa voix peu importe à quel point il adorait chanter. Il ne la trouvait pas assez grave, pas assez juste, pas assez ferme. Mais il avait le genre de voix qui se prêtait bien aux chansons joyeuses et énergiques, ou aux chansons calmes et mélancoliques qu'il adorait chanter. Il avait l'impression qu'il avait une voix d'enfant et qu'il ne savait pas s'affirmer. Alors en général, sa voix, il l'utilisait surtout sur des chansons où il s'amusait à déconner, à plaisanter mais sans jamais être trop sérieux. Et il chantait sincèrement quand il était seul. C'était rare qu'on l'ai déjà entendu être comme ça. Il chantait quand il était perdu, triste, quand il allait mal ou quand il cherchait à passer le temps et qu'il était sûr qu'on ne l'entendrait pas. Mais là... il fallait dire qu'il ne se souciait même plus du monde qui se trouvait tout autour de lui.

C'était un peu comme si...
Comme s'il voulait s'enfuir quelque part.
Comme s'il voulait fuir les personnes qui l'entouraient pour être seul au monde.
Parce qu'au final, il se sentait bien quand il était seul au monde.

    La soirée avançait et le vœux d'Abel s'exauça ; les clients commençaient à se faire plus nombreux. Enfin, enfin il allait pouvoir faire quelque chose dans son ennui. À force de marcher en rond, il commençait à avoir mal aux pieds. Pas que c'était désagréable, mais... quand même un peu. Abel passa une fois devant un jeune homme blond aux yeux verts qui s'était installé, et il allait s'approcher de lui quand il quitta sa place, laissant le vampire un peu surprit. Il le dévisagea, l'observa tracer sa route en haussant un sourcil. Il grogna un peu, mais relativisa en se disant que le blond ne l'avait sûrement pas remarqué. Et quand il retourna la tête, surprise ; une jeune fille aux cheveux blonds venait juste de s'installer à la place nouvellement quittée par le jeune homme. Il haussa les épaules. Pourquoi pas, après tout. Alors il servit les boissons qu'on lui avait demandées, machinalement, en soupirant. Et quand il se tourna, le blond était réapparut aux côtés de la blonde. Sauf qu'un détail fit tiquer Abel ; à l'entendre, parce que oui, Abel entendait bien, le blondinet n'avait pas l'air très... content qu'elle lui ai piqué sa place ? Surtout qu'il y avait plein de places autour, c'était pas comme si le bar était plein à craquer. Enfin, c'est ce que le vampire déduisait. Il s'approcha des deux fantômes en traînant des pieds ; il avait juste à leur demander ce qu'ils voulaient boire et puis à s'en désintéresser. Du moins, c'est ce qu'il avait pensé au début. Il appuya ses mains contre le bois et les regarda dans les yeux, l'un après l'autre, de son regard un peu terne. C'est vrai qu'il aurait pu être plus beau, plus mignon s'il n'avait pas autant de cernes sous les yeux ou qu'il s'arrangeait un peu plus. En soi, il était loin d'être repoussant, mais c'était juste que... ce n'était pas le genre de garçon qui prenait énormément soin de lui. Surtout que sa peau d'une pâleur maladive n'aidait pas à penser qu'il faisait attention à sa personne.

-Qu'est-ce que j'vous sers ? Maugréa-t-il, d'une voix peu enthousiaste.

    Mais cette fois, fini le sermon que l'alcool c'est mal. Il reconnaissait que, depuis qu'il avait commencé à boire, il ne pouvait plus se permettre de dire ce genre de choses. Parce que ce serait lâche, et pas raisonnable.

Ambroise Blanchard
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#4le 03.02.19 18:56




Avec
Abel & Miyu


Crossing paths like you cross swords

Elle riait. Il aurait voulu dire; un rire qui vous déchire les tympans, un rire aigue, un rire comme les vautours et les hyènes auraient, un de ces rires qui vont font froid dans le dos et qui sont intrinsèquement méchants. Mais non, voilà; son rire était clair et franc, serti de douce touches mélodieuses. Remarquez, cela n’en attaqua pas moins son amour-propre, puisque manifestement c’était de lui qu’elle se foutait, là. Il papillonna des yeux, comme incertain de la marche à suivre à partir de là. C’est qu’il n’avait pas l’habitude de la confrontation, et maintenant qu’il avait passé la première étape, il se sentait à l’abandon. Devait-il insister? S’il voulait cette place, certainement! Est-ce que cela valait la peine de se prendre la tête avec quelqu’un juste pour une place assise? Probablement pas. Sauf que, bon, il avait déjà commencé, alors il se disait qu’il était aussi bien d’aller jusqu’au bout. De toute, elle riait bien de lui et ça l’irritait. Il avait fait de son mieux pour avoir l’air intimidant, si si!

«Ouin, peut-être, mais c’est pas parce que quelque chose est pas interdit que c’est bien de le faire d’abord» déclara-t-il, sur la défensive (bien que ça n’ait pas vraiment rapport avec leur différent actuel)

Il posa un coude sur le comptoir du bar, grommelant dans sa barbe inexistante. Il n’était peut-être pas venu ici pour se faire chier -même que tout l’inverse, à la base, il était venu au bar pour se ramollir le cerveau et passer un bon moment en toute tranquillité- mais il y avait quelque chose chez cette jeune femme qui lui faisait sortir le cerveau par les narines; comprendre ici que l’expérience lui était particulièrement désagréable et le rendait idiot en même temps. Il plissa des yeux en l’observa de bas en haut (Oula attention, tu vas passer pour un prédateur là Ambroise!), son visage se tordant dans une grimace.

«Puis t’es pas un peu jeune pour te tenir dans un bar comme ça? C’est pas 21 et plus ici? fit-il simplement, comme ayant déterminé qu’elle devait être trop jeune pour boire de l’alcool.

C’est qu’il faut lui pardonner ce léger détail; d’un, Ambroise est Ontarien, et en Ontario, c’est 21 ans l’âge légal pour boire, pas 18, pas 16! Puis de deux, il était encore assez récent au Tokyo des morts pour toujours oublier que, bah : les morts ça ne vieillit pas! La jeune femme aurait pu avoir 30 fois son âge, il ne l’aurait pas su. C’était toutefois un léger détail qui ne lui était pas venu à l’esprit, et le voilà donc en mode jugement. Enfin, sur ce coup-ci il n’était pas trop loin de la vérité; après tout, elle avait en tout t pour tout accumulée 23 ans. Elle avait presque le même âge que lui! Mais voilà, elle était morte plus jeune (and they say the good die young) que lui. Ça devait lui arriver souvent, quand même, de se faire juger par son apparence physique.

Il eut la chance d’être sauvé par le barman qui venait prendre leur commande. Juste comme ça, Ambroise aurait pu détourner le regard, oublier cette jolie demoiselle et le vol du tabouret (qui n’en était pas un) et simplement retourner à la raison pour laquelle il était venu ici : prendre un verre. Mais non! Plus rapide que la jeune femme, Ambroise claqua la langue et dit :

«Alors pour moi ce sera quelque chose de fort et d’amer, et pour la dame ce sera vote alcool le plus diurétique s’il-vous-plait»

Il accompagna sa demande d’un sourire charmeur; plutôt, c’est qu’il se trouvait drôle alors son sourire était étalé tout le long de son visage, un de ces sourires qui donnent l’impression que même vos yeux sourient. Il posa sa joue dans sa main -celle-là rattachée à son bras accoudé au comptoir- et tourna son regard vers la jeune femme. Il voulait un alcool fort pour s'assomer avec; amer, comme cette discussion l'était sur son coeur. Enfin, pas vraiment, mais il avait un sens du dramatique le petit quand il voulait!

«It’s on me comme on dit par chez nous» ajoute-t-il en lui faisant un clin d’œil outrageux.

Il ne remarqua même pas, dans la foulée, le ton fort peu impressionné du barman qui les servait, qui donnait l’impression qu’il était sur le point de clamser une deuxième fois. En même temps, peut-être que sa prise de bec avec la jeune femme (qui n’avait rien demandé, au passage) saura lui procurer un peu de divertissement. Ambroise, lui, avait le feu aux joues! Ça donnait à son visage une jolie teinte rosée. Il replaça ses lunettes sur son visage, discrètement, par le milieu.



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Ambroise jase en #007777

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Miyu Kagerô
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#5le 04.02.19 11:55



Crossing paths like you cross words

feat. Abel & Ambroise



Miyu ne savait absolument pas ce qui se passait. Elle avait répondu du tac au tac, aussi franchement qu’elle avait pu, étant donné ce que son interlocuteur lui avait dit. Cela sonnait clairement comme un reproche. Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle avait de mal, en soi ? Oh et puis m*rde, elle n’acceptait pas qu’on lui ruine sa soirée où elle se sentait like a Queen. Elle avait prévu de s’amuser avec l’alcool, de danser joyeusement et comme une folle, et voilà qu’on l’agressait… et sans raison en plus !



« Oui, peut-être, mais c’est pas parce que quelque chose est pas interdit que c’est bien de le faire d’abord. »

La blondinette crut halluciner. Il était bourré ou quoi ? Franchement, elle considérait sérieusement cette possibilité. C’était largement plausible. Il avait sûrement l’alcool agressif. Et puis pourquoi s’était-il braqué d’une telle manière ? Ca n’avait aucun sens et c’était irritant, mais d’un autre côté, Miyu aimait l’inconnu. Ca n’empêchait pas qu’elle se sentait un tout petit peu en danger. Enfin, en danger potentiel, surtout lorsque le blond posa fermement son coude sur le comptoir et la scruta de bas en haut en souriant de manière quelque peu creepy. Elle mourait d’envie de savoir ce qu’il y avait dans la tête de ce monsieur. Elle était tellement concentrée sur l’attitude de son interlocuteur qu’elle ne répondit rien et elle ne fut pas surprise lorsqu’il ouvrit une nouvelle fois sa gueule.



« Puis t’es pas un peu jeune pour te tenir dans un bar comme ça ? C’est pas 21 et plus ici ?
- Non mais j’y crois pas. T’as pas autre chose à faire ? Et puis je répondrai pas à ta question ; t’es pas mon père que je sache, donc c’est pas ton problème. »

Alors oui, vous vous demandez sûrement pourquoi elle ne lui a pas simplement laissé la place. Eh bien parce que son humeur et sa tendance à se frotter aux limites et au danger était à son paroxysme, ce soir-là. Et puis au fond, que risquait-elle ? Il y avait d’autres gens autour d’eux, ce n’est pas comme si elle s’était retrouvée avec lui dans une ruelle sombre. Dans ce cas-là, elle aurait peut-être moins fait la maline, je vous l’accorde.

Avant que le jeune homme (enfin du moins, il paraissait jeune) puisse lui répondre, l’attention de Miyu fut temporairement reportée sur le barman qui venait demander leurs commandes, et pas de manière très agréable. Ils s’étaient accordés pour être désagréables aujourd’hui ou quoi ? Tandis qu’elle bouillonnait à l’intérieur, le visage de Miyu restait neutre. Mais bon, au moins, elle pouvait commander un verre, et c’était le point positif.



« Je pr-
- Alors pour moi ce sera quelque chose de fort et d’amer, et pour la dame ce sera vote alcool le plus diurétique s’il-vous-plait. »

Attendez. Quoi ? Il venait vraiment de lui couper la parole et de commander une boisson à sa place ? Le sang de Miyu ne fit qu’un seul tour et elle s’empressa de crier à l’adresse du barman qui s’était déjà attelé à la tâche :



« POP POP POP! Un whisky, s’il vous plait. »

Elle sourit faussement au barman et replanta ses yeux sur le beau blond qui, à sa grande surprise, affichait un énorme sourire. On pouvait vraiment dire qu’il avait la banane, pour le coup. Mais pourquoi ? Il était décidément de plus en plus bizarre, ce mec. Lorsqu’il plaça sa joue contre sa main en regardant Miyu, elle le dévisagea. C’était quoi son but au final ? Juste l’embêter, finalement. Soit. S’il voulait jouer, elle jouerait.



« It’s on me comme on dit par chez nous, lanca-t-il avec un clin d’oeil outrageux.
- I bloody well hope it is. » rétorqua-t-elle de son charmant accent British, affichant un sourire charmeur. »

Cette interaction fut suivie du barman qui vint servir les deux blonds. Miyu le remercia cette fois chaleureusement, par pure envie, et plongea à nouveau ses yeux azurs dans ceux verts de son cher interlocuteur.



« Alors, dis-moi. Il s’est passé quelque chose avec un tabouret dans ton enfance et maintenant t’es traumatisé ? »

Elle prit ensuite une petite gorgée de son whisky qu’elle sentit lui brûler légèrement la gorge et ça, c’était un bon augure. Elle allait passer en mode attaque. Elle interpella encore le barman parce qu’elle voulait s’amuser, c’était définitivement décidé.



« Votre plus cher et meilleur shooter s’il vous plait ! »

Et là, elle retourna son visage vers le blond et lui lâcha avec un clin d’oeil charmeur :



« Aaaaand this is still on you, of course. »

Jusqu’où cette histoire allait-elle la mener ? Le plus loin possible, elle espérait. C’est bon, il l’avait chauffée là.



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