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Sebastian Gray
Sebastian Gray
nécromancien

Infos complémentaires
× Barre d'amusement:
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× Présence: présent
× Evolution : Sebastian Gray EmptySebastian Gray EmptySebastian Gray EmptySebastian Gray EmptySebastian Gray EmptySebastian Gray Empty
× Age de la mort : 16 Masculin
× Age post-mortem : 20
× Avatar : Len Kagamine
× Pouvoir : Contrôle des liquides par le chant
× Appartement : Van Gogh
× Epitaphes postées : 193
× Øssements570
Féminin
× Inscription : 20/01/2019
nécromancien
Terminé #1le 20.01.19 21:35


CITATION


identité

NOM : Gray
PRÉNOM : Sebastian
DATE DE NAISSANCE : 05/02/1999
DATE DE MORT : 02/01/2016
NATIONALITÉ : Américain
LANGUE(S) PARLÉE(S) :
[X] Anglais.
[X] Japonais.
[X] Autre(s) : Français
RACE : Nécromancien
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Kagamine Len – Vocaloid



physique

Couleur de peau : Blanche
Couleur des cheveux : Blonds
Longueur des cheveux : Courts à Mi-longs
Couleur des yeux : Bleu
Corpulence : Menu
Taille : Plutôt petit pour son âge
Style vestimentaire : Contemporain et décontracté
Habitudes : Joue avec ses cheveux quand il est nerveux ou concentré
Autre : Porte des lunettes pour lire. A des ongles longs et solides, taillés en pointe.



précisions

Pouvoir : Contrôle des liquides et de leurs molécules avec le chant.
Sebastian peut faire se mouvoir les liquides. Il peut également agir sur les atomes qui les composent, ce qui a pour effet de pouvoir leur faire prendre des formes diverses et les solidifier, ou agir sur leur température. Ce contrôle se fait d’une part grâce aux intonations de sa voix lorsqu’il chante, et d’autre part à condition d’avoir absorbé une petite partie du liquide concerné auparavant. Une gorgée à quelques gouttes suffisent, tant que le liquide entre en contact avec sa gorge – sûrement que celle-ci transfère les informations à ses cordes vocales. Le liquide doit également être à sa disponibilité directe (par exemple, impossible d’agir sur de l’eau en bouteille fermée, sur le sang d’un ennemi). S’il s’arrête de chanter, il perd le contrôle et l’objet retombe à l’état liquide en une dizaine de secondes. Il peut agir sur un liquide dont il a bu une partie quelques heures auparavant, tant que celui-ci est toujours à sa disponibilité directe.
Note : En l’absence de liquide potable, c’est de son propre sang dont il se sert. Avec ses ongles, taillées en mini-griffe grâce à de nombreuses potions et soins adaptés, il s’entaille les veines plus ou moins profondément, avale quelques gouttes et module le sang qui coule en chantant pour le solidifier en objet (clé, arme…). Il doit continuer à chanter tout le temps de son utilisation. L’objet retrouve son état initial quelques secondes après qu’il se soit arrêté.

Caractère

De prime abord, Sebastian Gray est un garçon qui vous paraîtra réservé et rêveur. En réalité, même si la socialisation n’est pas son fort, il s’avère être quelqu’un de souriant, vif et à l’aise avec les personnes qu’il connaît bien. Mais seul, il peut vite retomber dans des craintes paranoïaques et ses réactions ne sont pas toujours raisonnées ni mesurées.

S’il y a bien un point flagrant chez lui, c’est sa maladresse et son étourderie. Ces dernières années, il a beaucoup relativisé ces défauts et les a acceptés ; Maintenant, il les voit comme une fatalité et ne s’en excuse plus.

Toujours une oreille attentive pour ceux qui en ont besoin, c’est également un garçon attentionné et dévoué envers ses amis. Fidèle, il ne trahira jamais leur confiance. La sienne, il la donne d’ailleurs facilement, ce qui peut le rendre influençable.

Sous ses airs amicaux et agréables se cache un sacré caractère. Impatient, susceptible et qui a horreur de perdre. Il est plutôt confiant en lui-même, mais dès qu’il a une obligation, qu’elle soit professionnelle ou personnelle, il devient nerveux et agité, suffisamment angoissé pour avoir besoin d’établir des plans et prévoir chaque chose... ou procrastiner.

Toujours honnête, il hait les mensonges. Il exècre également les moqueries, et gare à qui se joue de lui : tout manque de respect à son encontre le fait sortir de ses gonds, et sa réaction impulsive peut vite se solder par une bagarre. Il n’a aucune hésitation à utiliser la violence, comme une vengeance pour toutes celles qu’il a lui-même subi.

A vrai dire, il n’a pas vraiment de notion de bien et de mal. Ici, les morts ne peuvent pas mourir une deuxième fois si on leur ouvre le ventre ou leur tranche la tête ; Du coup, si on le cherche, ou si son travail lui demande de se salir les mains, celui lui importe peu.

TANOSHINDE, pour lui, se solde à quelques mots : les jeux, les choses sucrées, la compagnie, les activités drôles et ce qui rend drôle.
La boisson et la drogue, qui correspondent à ce dernier point en tant que destructeurs d’inhibitions, font de lui une personne bien plus extravertie, mais également plus spontanée et prompte à la violence sans raison, voire même cruelle. Il en use et abuse.


histoire


PARTIE I
[Avant PAB (Histoire non modifiée)]

Il chutait. Le vide s’étendait sous son corps tombant, le vent s’engouffrait dans ses cheveux. Ses yeux éteints glissèrent sur le ciel bleu, sur la rivière si loin, sur l’herbe verte, sur le pont qu’il venait de quitter. Quel beau tableau. Il ferma douloureusement les yeux. Une pointe de regret. Non, plutôt de l’amertume. La déception de finir ici, de n’avoir pu apprécier la vie. Peut-être aurait-il pu en être autrement ? Une question maintes fois posée, dénuée de réponse.

L’espoir avait fui. Aucune hésitation n’avait freiné son geste, contrairement aux fois précédentes. Cette fois, la fin était certaine. Inéluctable. Les autres fois, ça n’avait été qu’une exubérante démonstration, futile. Un appel au secours resté vain. Le souhait de frôler la mort, sans y goûter. L’espoir d’un échappatoire.

Cette fois, il libérerait son corps des entraves du monde. Aucun retour en arrière possible. Si sa vie n’avait été que désastre, sa mort, elle, serait réussie.

Il chutait. Le temps semblait s’être ralenti, s’être stoppé pour faire de ces quelques secondes de longues minutes, d’interminables heures.

Il entendait comme en sourdine le vent dans ses oreilles. Pourtant, ses sens lui semblaient exacerbés. Il avait l’impression de pouvoir sentir les embruns de la rivière, de la nature. Le vent caressait ses bras nus couverts de cicatrices. Les oiseaux chantaient leur habituelle mélodie, indifférents à cette vie qui se mourait.

Le monde tournerait toujours. Sans lui.

Derrière ses paupières closes se déroula, en un instant, le triste film de sa vie.

Sebastian avait vu le jour dix-sept ans plus tôt. Enfant non désiré, non voulu, accident rejeté et haï dès le premier regard. Poids que l’on aurait préféré rejeter à la poubelle. L’amer cadeau d’un client grassouillet et putride, la détestable conséquence d’une mauvaise protection. Une bouche à nourrir de plus, un être misérable qui avait déformé un corps pendant neuf mois, qui allait rendre les choses encore plus difficiles qu’elles ne l’étaient déjà. Un sale gosse, un gamin qui ne méritait même pas le lait qu’il buvait.

Pleine de cette amertume et de ces détestables pensées, sa génitrice quitta la maternité new-yorkaise pour retourner dans son immonde taudis, sa fragile et leste progéniture dans les bras. Après un long chemin, elle arriva enfin devant sa sinistre maisonnée, ses talons claquant sur le bitume. Au grincement de la porte branlante de la vieille baraque, une tête blonde jaillit du salon dans une joyeuse acclamation. La femme d’âge mûr mit le bambin dans les bras de son premier fils avec un désagréable « C’est ton frère », puis, indifférente aux déchets jonchant le sol, se laissa tomber dans le canapé couvert de puces pour s’allumer une cigarette, soupirant et soufflant de lassitude.

Obscur tableau. Mais tout n’était pas noir. Il y avait, quelque part, enfoui dans cette sombre situation, un soupçon de chaleur. Un soupçon, une auréole, une pâle lueur. Dans les yeux du garçonnet qui tenait son nouveau frère dans les bras, une étincelle de joie brillait, son visage béat illuminé. Mais si loin d’éclipser le triste spectacle de la maisonnée.

« Si tu veux continuer à manger, il va falloir aider Maman et t’occuper de lui. Sinon, Maman ne pourra pas travailler. »


Malgré l’environnement exécrable dans lequel naquit Sebastian, il parvint à grandir et se développer à peu près normalement. Il était indéniable qu’il avait, par rapport aux enfants de son âge, un léger retard : la curiosité qui le mangeait était empreinte de peur, ses paroles étaient simples, ses réflexions insatisfaites. Et, s’il était malgré tout attaché à sa mère – dédaigneuse femme qui ne lui rendait pas la pareille, qui posait à peine les yeux sur lui dans ses moments de lucidité –, il appréciait plus encore son grand frère qui l’avait élevé, qui le chérissait. Ce grand frère qui était toujours là pour lui.

Quand il n’était pas là, Sebastian avait peur. Il avait peur de sa mère. Plus encore quand l’alcool et la fumée envahissaient la maisonnée. Dans ces moments-là, elle changeait. Devenant subitement mielleuse, subitement attentionnée envers son pauvre petit garçon. Et elle le giflait. Et, du poing, elle le frappait. Elle l’attrapait par le poignet, le soulevait de terre, le jetait contre le mur. Le garçonnet faisait alors tout pour lui échapper, telle la futile proie fuyant désespérément son prédateur. S’il osait dire quelque chose, les coups n’en seraient que plus violents. Il n’essayait pas de se défendre. Il tentait seulement de fuir, de courir et se réfugier dans ce trou dans le mur de la cuisine, ce trou dans lequel il passait de justesse. Il se reculait suffisamment pour être hors de portée et attendait, recroquevillé, l’angoisse au ventre, que sa mère se calme. Que la tempête passe. Que son frère rentre de l’école pour venir le réconforter. Et en même temps, s’agitait dans son estomac l’espoir qu’il ne rentrerait pas trop tôt pour être le réceptacle des défoulements de cette mère agitée.

Quand son grand frère était là et qu’il sentait le vent tourner, il se mettait devant Sebastian ou lui chuchotait d’aller « jouer à cache-cache ». Un jeu au lourd sens, une phrase signifiant qu’il était temps d’aller retrouver la cachette dans le mur. Le plus jeune y courait ; Et, les mains plaquées sur les oreilles, se balançant doucement, il attendait que passe la colère de leur génitrice et les pleurs de son aîné.

Ainsi fut rythmée son enfance. Des fuites, des coups, des larmes. Et pourtant, au fond de lui, beaucoup d’affection. L’affection d’un enfant au cœur pur et innocent, pour qui la vie avait encore tant à offrir.

Plus les années passaient, plus Sebastian se sentait en sécurité en présence de son grand frère, et plus il se sentait démuni en son absence. Quand celui-ci était là, il s’interposait ; Il se relevait, bombait le torse, répondait aux provocations et menaces de leur mère. Et, de plus en plus, celle-ci se contentait de le regarder avec haine avant de se replonger dans son verre, dans sa cigarette ou son héroïne, incapable de se risquer à frapper un adolescent ayant de la ressource. Quand sa rage éclatait, il n’y avait plus de coups portés sur un enfant incapable de se défendre, mais une vraie lutte au corps à corps de deux êtres échangeant coups de pieds et de poings. De plus en plus souvent, son frère en ressortait victorieux, tremblant de colère, attrapant la main du plus jeune pour sortir et fuir, tous deux, dans l’oubli de la nuit. Un instant, une nuit de calme, de paix, d’oubli, dans le noir et le silence, avant de retourner retrouver des heures plus tard celle qui les nourrissait et les habillait. Parallèlement, quand le plus âgé n’était pas là, les coups se faisaient de plus en plus violents sur le cadet, de plus en plus douloureux, comme une vengeance diabolique de cette génitrice sans scrupule.

Ainsi allait la vie. Misérable enfance.


Sebastian avait sept ans quand il crut que c’était la fin. Son frère, qui en avait neuf de plus, était à l’école. Lui, il n’était pas scolarisé – c’était trop cher, sa mère n’avait pas d’argent à dépenser là-dedans. Si les voisins savaient qu’un autre enfant en âge d’aller à l’école vivait là, ils restaient muets et préféraient fermer les yeux. Comme pour ces violences qui ne pouvaient être ignorées.

Ce jour-là, il se sentit partir. La douleur avait envahi son bras gauche qui ne répondait plus, sa tête, tout son corps. Incommensurable mal de crâne. Terrible goût de sang dans la bouche. Des étoiles devant les yeux, les oreilles qui sifflaient, il se sentit partir. Il chuta, tombant dans les affres de l’inconscience, tout son esprit appelant à l’aide son aîné. Puis ce fut le noir.

Inconscience.

Lorsqu’il rouvrit les yeux, le silence avait envahi la pièce, la maisonnée. Aucun bruit ne troublait les lieux. La tête lourde, les muscles ankylosés, Sebastian se releva avec difficulté. Serrant son doudou, dont la tête s’était encore détachée du corps dans la bataille, il resta immobile un petit moment, sonné. Avec hésitation et crainte, prenant son courage à deux mains, il s’approcha de l’entrée de la pièce, se demandant où était sa mère, son frère. C’est alors qu’il les vit.

Son frère était là, si grand, si svelte, si mince, debout, de dos, la tête tournée vers le sol. Sol sur lequel gisait, dans une flaque ensanglantée, un corps. Leur mère. Le jeunot laissa échapper un hoquet de surprise tandis que s’inscrivait, dans sa mémoire, ce poisseux souvenir. Son frère fit volte-face à ce bruit.

« Sebastian ! »

Il courut vers lui, attrapa dans ses bras le jeune garçon et le serrant fortement, précautionneusement.

« C’est fini. Maman ne te fera plus de mal, c’est fini.

- Qu-Qu’est-ce que… Elle… Pourquoi ? »

La main de son frère caressait tendrement et machinalement sa tignasse blonde. Il voyait toujours, dans son dos, cette mare rouge dans laquelle baignait le corps inerte de leur mère. Elle avait la tête tournée de l’autre côté, il ne voyait pas son visage.

« Elle est partie. Un… Quelqu’un l’a fait partir. Mais maintenant, elle ne te disputera plus.

- Ah bon… Mais… Mais on va manger quoi ?

- Ne t’inquiète pas… Ne t’inquiète pas. »

Les yeux du garçonnet s’embuèrent et laissèrent échapper une larme, puis deux, avant de le plonger dans un sanglot silencieux. Il ne reverrait jamais plus celle qui avait été à la fois mère et bourreau, qui occupait une place trop importante pour ce qu’elle était dans son cœur meurtri.


Une longue période mouvementée suivit cette macabre découverte. Un temps qui sembla infini, illimité. Un moment d’incompréhension et de solitude, durant lequel on ne cessait de lui poser des questions, de lui interdire de sortir, de le promener d’un endroit à un autre, loin de son frère et sans réponse à ses propres questions. Des tas d’inconnus se succédaient devant ses yeux, dans l’incompréhension la plus totale. Puis, un jour, le calme revint. Le visage fatigué de son frère vint éclairer les ténèbres inquiétantes et il ne le quitta plus.

On mena les deux frères chez les parents de leur mère. Des grands-parents dont ils n’avaient jamais entendu parler. Et, ainsi, on leur offrit un nouveau départ.

Nouvelle vie. Nouvelle famille. Début d’une difficile scolarité.

Sebastian découvrit l’école, les autres enfants. Gamins cruels qui murmuraient et pointaient du doigt le blondinet dont l’histoire avait fait la une des journaux. Gamins qui colportaient l’histoire floue d’un frère fou, meurtrier de sa propre mère et relâché faute de preuves. Terribles racontars qui mirent hors de lui le frère de l’accusé, lequel le défendit et commença à se battre contre les autres enfants de manière régulière. L’école finit par renvoyer ce gamin turbulent qui ne répondit même pas aux sermons de ses grands-parents. Il atterrit dans une nouvelle école, où son nom était murmuré dans son dos, où des histoires circulaient de nouveau sur lui. Sur lui, mais pas sur la personne la plus chère à son cœur. S’il resta longtemps au centre des histoires et n’eut que très peu d’amis, il ne se battait plus. De son vivant, il ne se battit plus jamais.

Pour son frère, en revanche, la décadence ne fit que commencer. Violent, renvoyé de maints établissements scolaires, traînant dans des affaires louches, habitué du poste de police… Il était source de disputes et de tensions au sein de la maisonnée, si bien qu’il finit par s’émanciper et ne presque plus rentrer, laissant seul son plus jeune frère dans cette nouvelle famille brisée. Démuni devant ce qu’il ressentait comme un abandon, le garçon ne trouva jamais, en ces quelques connaissances qu’il parvint à se faire parmi ses camarades, de quoi combler le vide laissé par son frère. Il était tout, pour lui…


Sebastian avait onze ans lorsque son frère revint un jour en furie, après une absence particulièrement longue. Peu d’explications, seules quelques phrases impérieuses, qui le laissèrent bouche bée, sans voix.

« Dans deux semaines, nous partons au Japon. Tu viens avec moi. J’me charge des vieux. »

Sebastian ne sut jamais quelle influence eut son frère sur les grands-parents, ni comment celui-ci régla toutes les questions juridiques de tutelle, majorité et autre dont il ne n’avait même pas connaissance. Il n’était qu’un enfant loin de comprendre les règles et enjeux légaux régissant leur étrange situation. La raison de leur venue au Japon demeura également un mystère pour le blondinet, qui se contenta d’accepter le tournant radical que prenait sa vie et pour lequel son frère restait muet. Peut-être valait-il mieux ne pas savoir tout ça. Le plus important, c’était qu’ils étaient de nouveau ensemble.

Deux semaines plus tard, ils faisaient leurs adieux à cette ébauche de famille qui les avait recueillis et quittaient le sol américain.


L’arrivée au Japon scella le début du propre déclin de Sebastian. Triste commencement d’une déchéance mortelle. Heureux d’avoir retrouvé son frère malgré l’angoisse d’être dans un pays inconnu et une nouvelle école, le garçon s’était efforcé de mettre son appréhension de côté pour entamer cette nouvelle vie. Mais elle ne fut que désillusions et désespoir. Il ne trouva en ses camarades de classe aucun ami, aucun regard bienveillant. Ses efforts d’intégration, freinés par l’incompréhension de la langue et la difficulté d’adaptation, furent vains. Les regards curieux ou désintéressés devinrent méprisants, alors même que sa maîtrise du japonais fut totale. Chuchotements et moqueries suivaient son passage. Les paroles à son égard se firent blessantes, les gestes méchants, les brimades courantes. Bien pire qu’une placide ignorance. Etait-ce en raison de son statut d’étranger ? A cause de ses cheveux blonds, de son accent ? De son origine ? Pourquoi ne l’acceptait-on pas, sans le connaître ? Pourquoi ne désirait-on pas le connaître ?

Il avait le cœur lourd, mais taisait ses soucis. Devant la méchanceté des autres, il restait placide. Son frère, pourtant, remarqua vite ses bleus, ses coups. Il le connaissait, et il comprit. Sa réaction, toutefois, précipita à long terme le blondinet au fond de l’abîme. Une correction infligée à ses persécuteurs dans la plus grande discrétion mit fin à toutes nouvelles brimades. Mais elle mit également fin à toute possibilité d’intégration et plaça de nouveau Sebastian au centre des pires rumeurs et des regards de haine.


Renfermé sur lui-même, Sebastian devint incapable de s’ouvrir aux autres. Incapable de leur faire face. Malheureuse vie plus souvent rêvée que vécue. Fuite dans les livres, d’abord. Romans, mangas et rêves. Puis une fuite dans les jeux vidéo. Dans les jeux d’arcade, les jeux de plateforme. Les jeux de rôle. Les abysses noirs de l’évasion l’attrapaient de leurs tentacules douceâtres. Retranché du monde, incapable de faire des efforts pour s’y ouvrir. Constante fuite en avant dans l’imaginaire. L’heureuse rencontre avec les jeux de rôle massivement multijoueur. L’impression d’exister ailleurs, de pouvoir se mêler de nouveau au sein d’une communauté. Passé l’école, il pouvait à loisir s’enfoncer dans ses jeux, ses livres et rêveries. Oublier cette école où tous le regardaient de travers parce qu’il n’était pas japonais. Parce qu’il était différent. Dangereux.
Seul son frère comptait pour lui. Aaah, son frère… Trop souvent absent, inconscient de le laisser seul aussi longtemps. Ses activités lucratives n’étaient pas recommandables, Sebastian avait bien dû le comprendre, mais il préférait ne pas en savoir davantage. Que son frère soit là pour lui était la seule chose qui comptait.

Ce frère, alors qu’il vieillissait, ressemblait parfois à leur défunte mère. Embué d’alcool ou de crack, il devenait violent. Mais il s’excusait toujours. Il venait toujours trouver Sebastian pour le serrer dans ses bras, lui demander pardon. Alors le blondinet lui pardonnait. Incapable de lui en vouloir. Il l’aimait trop pour ça. Alors il ne bronchait pas et attendait que son frère soit de nouveau lucide pour se blottir contre lui.


Cette infâme vie rencontra un nouveau tournant. Le plus malheureux tournant qu’elle connut. La seule personne qu’il chérissait au monde, mêlée à des histoires de trafic de drogue et de guerre de gang, d’assassinat, fut convoquée par la police.

Pris sur le fait, tout alla rapidement. Trop rapidement. En quelques jours, quelques semaines, Sebastian perdit son frère qui se retrouva en prison. Orphelin et sans tuteur, toujours mineur, il fut envoyé dans un orphelinat insipide. A l’école, sans la protection menaçante de son frère, les brimades reprirent. Plus cruelles encore qu’avant. Vengeresses. Violentes. Ce fut un enfer. Et, pour seule fuite, les livres et les jeux vidéos, l’imagination fertile et les rêves. L’espoir de rendre visite à son frère bientôt.


Sebastian aimait encore la vie, malgré son évasion toujours plus folle. Malgré les brimades et les moqueries dont il était victime. Malgré les coups, malgré les mots. Malgré la solitude.

Tenir bon. Dans l’espoir de bientôt pouvoir se blottir dans des bras aimants qui lui manquaient tant.


Mais tout bascula. Une simple phrase détruisit son monde. Une phrase de quatre mots. Une vérité réfutée, refusée, détestée. Inacceptable. Et le fil de sa vie s’effilocha. « Ton frère est décédé ». Sans préambule. Une lutte en prison. Et tout finit là. Il n’avait plus personne à aimer réellement. Plus personne à serrer dans ses bras. Plus personne qui lui dirait « je t’aime, frangin » en le regardant affectueusement.

Cette cruelle facétie du destin provoqua son retranchement encore plus profond hors de la réalité. Un mal-être accentué par une période que d’aucun qualifie de « crise » d’adolescence mouvementée. Apparurent sur ses bras de nouvelles cicatrices à la profondeur inégalée, premières marques de sa perte. Sa solitude s’exacerbait ; Il ne trouvait plus, dans ses jeux lassants, la communauté qui le soutenait auparavant. Il ne ressentait que solitude et souffrance, pleurant sans cesse la perte de son frère. Incapable de parler à ses camarades qui regardaient avec vice ce jeune américain muet, seul au fond de la classe. Incapable de les regarder. A peine capable de les supplier d’arrêter leurs brimades.

Personne ne pouvait l’aider. Tous étaient incapables de voir ou de réagir à ses tentatives d’approcher de la mort, ses marques qui maculaient son corps comme des cris silencieux, comme des appels inaudibles. Ou peut-être seulement insensibles ?

Le jeune garçon plongea. L’impression de déranger, de n’être rien pour personne se faisait insistante. L’envie de ne plus lutter également. Personne ne le secourait. Maintenant que son frère n’était plus là, personne ne cherchait ce qu’il y avait dans son cœur. Personne ne lui demandait pourquoi il continuait de fuir. Personne n’essayait de le rattraper. Personne ne l’attrapa par la main pour lui demander « ne te suicide pas ». Tous le poussaient.

Durant un an, il s’était fait violence et avait tenu bon. Pour lui. Pour ce frère. Mais c’était fini. Il baissait les bras. Il abandonnait. C’était dommage. Son frère lui en aurait voulu. Mais il ne voulait plus continuer. Il était trop fatigué pour continuer... Alors voilà, il avait sauté. En ce jour anniversaire de la mort du seul être qu’il avait jamais réellement aimé, il abandonnait.

Derrière ses paupières, le film de sa vie se dissipa. Quelle triste existence, hein ? Il n’y avait rien à en retirer. Rien d'intéressant qui méritait d'être retenu. Il était faible et avait encore fui.

Ses yeux se rouvrirent sur le ciel d’azur, dans lequel flottaient d’indolents nuages. S’il devait se réincarner, il espérait que ce soit en oiseau. Pour vivre par instinct, sans réflexion. Pour migrer avec une grande famille et voir les merveilles du monde. Pour voler, librement et sans jugement.

Ce fut sa dernière pensée. Son corps percuta l’eau ; De cette hauteur, c’était comme entrer en contact avec du bitume à pleine vitesse. La rivière prit possession de son organisme et, comme un secret jalousement gardé, l’emporta en son sein.



PARTIE II
[Après PAB]

Happy Birthday to you
Happy Birthday to you
Happy Birthday to you, Sebastian
Happy birthday to you…


Un rire solitaire ponctua le chant clair qui résonnait encore sur les parois froides des murs de béton. Une profonde inhalation précéda la chute d'une cigarette sur le corps tuméfié étendu au sol et, dans un nuage de fumée grise, un jeune homme blond tourna les talons et s'éloigna dans l'obscurité.


    Trois ans auparavant s'était achevée la vie funeste de Sebastian Gray. Trois ans auparavant avait débuté sa seconde chance. Un nouveau départ, la mémoire en berne et l’esprit hagard.

    TANOSHINDE.


Le léger bruit de ses baskets frôlant le sol s'interrompit dans une rue adjacente. Un réverbère découpait vaguement sa silhouette immobile sur le crépi d'un vieil immeuble. Les yeux levés vers la lune, une douce confidence s'échappa de ses lèvres.

« And happy birthday bro. I can't wait to tell you this in person… »


*


Quelques jours plus tard, dans la faible lumière du soleil matinal de Janvier, Sebastian Gray quittait le sol américain.

Ses pas l'avaient mené à l'aéroport d'une démarche sûre et pressée. Dans sa poitrine, son cœur dansait au rythme de ses pas. Les rayons du soleil l'avaient accompagné sous un ciel hivernal bleu limpide. Le cahot de sa valise roulant derrière lui et le cliquetis des potions à l'intérieur étaient comme une mélodie à son oreille.



    TANOSHINDE. Amuse-toi.
    A l’époque, il n’avait pas compris ces mots. A l’égal de son vivant, dont seul demeurait de confus sentiments, il ne s’était pas battu pour saisir cette seconde chance. Garçon fade et insipide.

    A ce moment-là, il n'était pas le même. Il était faible. La chance, par pitié, avait mis sur sa route deux rencontres auréolées de lumière. Il n’avait pu en conserver qu’une seule. La seconde, si précieuse, si ancrée au fond de lui, avait disparu du jour au lendemain. Cette disparition l’avait anéanti. Cruelle facétie du destin qui l’avait plongé une nouvelle fois au fond du gouffre. Cette fois, plus d’échappatoire. L’alcool n’adoucissait pas sa peine. La mort n’existait plus. Coincé pour des siècles avec sa douleur et sa détestable personne.

    Il était misérable.

    Pitoyable.

    Lamentable erreur humaine.

    Une nuit pourtant, vingt-six mois plus tôt, la lune avait elle aussi eu pitié de son exécrable être et lui avait tendu un fil d’araignée.

    Sebastian était dos au mur. Tremblant et incapable. Des adversaires, face à lui. Et le plaisir malsain se lisait dans leurs yeux. Ils n'allaient pas le tuer ; il était un fantôme, condamné à errer des siècles durant dans ce monde, et même sa propre volonté n'avait pu raccourcir ce châtiment.
    Aucun son ne sortit de sa bouche quand le premier coup tomba. Puis vint un deuxième, un troisième, un quatrième, et encore, encore et encore. La douleur s'abattit sur chaque zone de sa peau touchée, l'angoisse l'étouffa et ses jambes se dérobèrent. Son coude percuta violemment le pavé humide et froid, tandis que la souffrance explosa dans son ventre. Un grognement étouffé sortit enfin d'entre ses dents serrées, ridicule. Puis son crane se fendit et la douleur explosa dans son cerveau, libérant ses cordes vocales ; Des flashs blancs aveuglèrent ses yeux fermés, puis le flou de son existence fut balayé par la mémoire de son vécu qui s'imposa brutalement à sa conscience. Il naquit de nouveau, grandit dans la déchéance, murit dans la décadence, et mourut dans l’ironie de son existence. Il vécut à nouveau les brimades, toutes ces brimades, répétées années après années.

    Pis. L’unique être de sa vie exista à nouveau dans sa mémoire recouvrée ; Il exista, déclina puis s’effaça, ne laissant dans son sillon qu’une incommensurable souffrance et la solitude de toute une vie.

    Il revint à lui allongé sur le sol trempé, s’égosillant comme un animal blessé, la voix rauque et cassée, le cœur brisé. Ses adversaires avaient disparu, mais personne ne vint jeter un œil à la pauvre chose gisant sur le pavé. Personne. Comme toujours.

    Maintenant, que lui restait-il ?



L'embarquement lui avait semblé éternellement long. Il était enfin monté dans l'avion, impatient, fébrile. Il lui faudrait pourtant encore attendre avant de débarquer. Plus d'une douzaine d'heures.

Si peu, pourtant, comparé à l'interminable période d'indécisions et d'incertitude qui l'avait finalement amené aux prémices de sa nouvelle existence.


    La souffrance de ces souvenirs avait déchiré son cœur des jours durant. Des jours, ramassé sur le trottoir, le dos au mur et la tête entre ses jambes recroquevillées.

    Longue et douloureuse introspection. Mais douce réalisation. Doux souvenirs. L’amour d’un frère. La protection d’un frère. Le dévouement d’un frère. Cadeaux précieux et inestimables. Trop précieux pour être gâchés une nouvelle fois, trop précieux pour être reniés une deuxième fois.
    Il devait vivre. Non, pas juste « vivre ». Il devait vivre, aimer, profiter. Une nouvelle chance lui avait été offerte, et il était en train de la foirer. A cause de lui. De cet homme qui l'avait marqué au plus profond de son être. Cet homme qui l'avait abandonné.

    Le ressentiment agita son cœur. La rancune fit sa place à côté de la déception. Elle s’installa dans son être meurtri pour insuffler en lui un souffle de rage. Peut-être que lui l’avait abandonné, mais son frère avait toujours cru en lui. Et il lui devait de vivre cette nouvelle vie. Pour son frère.

    Il releva la tête, les sillons de ses larmes séchées noircissant ses joues. Un vieil homme devant lui le regardait avec bienveillance et tendait sa main ridée. Il aurait pu la saisir, aller vers la lumière et mener une toute autre vie. Mais il secoua la tête. « Merci, mais je vais trouver mon chemin seul. » Et, avec toutes les difficultés du monde, il releva sa carcasse souillée pour errer, à la recherche d’un nouveau sentier.



Les yeux sur la vitre, il regardait L'immense plateau qui s'étendait en bas, si loin. L'avion avait décollé, enfin. Et il se rapprochait de sa destination, de son but, enfin. Reportant son attention sur son siège, il s'amusa à farfouiller et découvrir le confort qu'offrait l'avion. Il trouvait que les avions du monde des morts étaient plus confortables que ceux du monde des vivants. Peut-être parce qu'ici, s'amuser était quand même le leitmotiv de leur existence.

Avec un sourire crispé, il ne put s'empêcher de se remémorer la première fois qu'il avait décollé en avion dans ce royaume post-mortem.


    A cette époque, il était bien différent. Innocent, craintif, maladivement timide, paranoïaque. Mais, en plus de deux ans, il s’était forgé. Son innocence était tombée, sa timidité soignée.

    Son être avait déjà commencé à se parer de quelques couleurs, encore bien ternes, quand il avait fait ses premiers pas en direction de sa nouvelle voie, la mémoire recouvrée et animé d’une fébrile détermination. Porté par le vent et le hasard, parti du jour au lendemain pour un nouveau départ, c’était en France qu’il fêtait sa première année post-mortem.



Les souvenirs de France se rappelant à sa mémoire, il se perdit dans ses pensées quelques instants et se demanda ce qu'y devenaient ses camarades, quittés plusieurs mois auparavant. Ses camarades qui, en un an et demi, étaient devenus une famille. L'Organisation, Lydia, et tous les autres.


    Lidya… Son impact sur la vie de Sebastian était indubitable. Elle avait laissé sa marque en lui. Vieille fantôme dans un corps d’enfant, aux paroles redoutables et paralysantes, aux yeux francs et clairvoyants. Elle avait chassé la maladie qui l’habitait – peut-être, en échange d’un virus tout aussi malveillant.
    Pourtant, leur rencontre n’annonçait rien de bon. Résultat d’un vol raté. Elle l’avait maintenu à sa merci avec ses douceâtres mots, puis ses yeux avaient fouillé les siens et vu celui qu’il était, celui qu’il pourrait être. Elle l’avait emmené.

    Et il avait découvert son monde.

    Secrète organisation vivotant des ténèbres. Il y pénétra comme un garçon perdu. Au premier abord, la crainte. L’effarement. Puis, la découverte. Des amis, une famille. La confiance. La tendresse. Les plaisirs charnels. L’amitié.
    Mais aussi l’ombre. Boisson, poudre, destructeurs d’inhibition. La violence, la vengeance.

    Ses barrières s’effilochèrent.


Il les reverrait sûrement. Après tout, il était coincé ici pour des siècles. Mais, pour l'instant, sa destination accaparait toute son attention. Les choses allaient devenir amusantes. Il avait déjà quelques contacts à solliciter pour trouver un travail digne de ses dons de nécromancien.

    Il avait découvert son pouvoir plus d’un an et demi auparavant. Un jour nuageux et sombre. La grippe lui était tombée dessus avant son réveil et sa température était montée en flèche. Quand il avait malgré tout tenté de se lever, ses jambes fébriles s’étaient dérobées sous son poids et il s’était ouvert l’arcade sur le bord de son lit et griffé la joue. Le ravitaillement en potions arrivait pour soigner son mal, mais en attendant, il délirait. Il ne parvenait plus à distinguer la fiction de la réalité, il n’avait plus aucun repère. L’impression que sa chambre était hantée de monstres, que son sang coulait en continue de sa plaie, peut-être même qu’il glissait vers une mort certaine.

    Alors qu’il luttait contre la fièvre, apparut devant ses yeux l’image fantasque d’un être qu’il avait aimé. Tout à son délire, un mince sourire étira ses lèvres tandis qu’il chantonna sa confession venant d’un autre temps, révolu.

    There’s nothing more i’d like than to have you hold me
    As I spill my blood on your milk white skin
    There’s nothing left for me here and what could be better
    But to lay here with you and die in your arms

    To die in your arms is my pleasure
    My blood on you I will treasure


    Les prémices de son pouvoir de nécromancien se manifestèrent alors, sans même qu’il ne s’en aperçut. Les gouttes de sang qui perlaient de son arcade s’élevèrent au-dessus de lui, et il les suivit des yeux tandis que disparaissait le jeune homme devant lui pour laisser place à un lapin blanc. Tenant un cadran d’horloge cliquetant et résonnant dans sa tête, l’animal bondissait après les gouttelettes.

    Ce n’est que parce que quelqu’un ouvrit la porte à cet instant, potions de soin en main, qu’on découvrit quel fut son pouvoir, bien loin d’un délire fiévreux.


Il fit craquer ses doigts, un grand sourire émergeant sur son visage. Il mourrait d'impatience. Et pourtant, à peine quelques minutes s'étaient écoulées depuis le décollage. Il attrapa son sac à dos et en sortit une console, avec la ferme intention de faire rapidement passer le temps.


    La découverte de son pouvoir chamboula tout ce qu’il était, comme des tâches d’encre vives jetées sur un dessin pastel.

    Maintenant, il savait se défendre. Jamais plus quiconque ne lui manquerait de respect.

    Maintenait, il méritait sa place et au-delà du deal s’élèverait en mercenaire au sein de l’Organisation. Avec un pouvoir, la vie n’était-elle pas comme un gigantesque MMORPG ?

    Maintenant, il pourrait vivre comme l’aurait souhaité son frère.

    Ses barrières s’effondrèrent.



« Seb, Seb, I wanna play too !! »

Le jeune homme blond tourna la tête vers le petit être à ses côtés qui gesticulait comme un fou depuis le décollage en se marmonnant des histoires. Il le jaugea un instant, puis lui tendit la console.

« One game each. The winner wins the Maltesers. »

Un sourire mesquin avait gagné ses lèvres sur sa seconde phrase. Des étoiles s'allumèrent dans les yeux de son très jeune interlocuteur qui releva le défi.

    Qui aurait cru que lui, Sebastian, incapable de se prendre en main et mener une discussion normale quelques années plus tôt, serait devenu responsable d'un enfant de deux ans après sa mort ?

    Il l'avait rencontré en arrivant aux Etats-Unis, six mois auparavant. Fort de son expérience acquise en France, doté d'une détermination nouvelle, il avait goûté une cerise et avait recouvré l'envie de vivre.
    Ses intentions s'étaient précisées : retrouver son frère. Il était mort aussi après tout, non ?

    Chercher une aiguille dans une botte de foin.

    Il avait commencé par le début : banlieue de New York, leur premier lieu de vie. Il n'y avait trouvé que taudis, vides pour la plupart. Ses recherches laborieuses durèrent. Mais il était animé d'une forte volonté, fouillant les moindres pièces vides à la recherche d'un indice, interrogeant les passants en vain.

    Ce qu'il trouva fut bien différent de ce qu'il cherchait.

    Lorsqu'il força un placard, ce fut un lémure de deux ans qui apparut devant ses yeux. Un enfant incapable de savoir depuis combien de temps il était là ; Un enfant qui avait vécu une dizaine d'années post-mortem aux côtés d'un couple, abandonné par le deuxième membre quand le premier était tombé en poussière. Un enfant pas plus haut que trois pommes, qui avait été incapable de sortir de sa prison improvisée, qui n'avait pu se faire entendre de quiconque.

    Au début, Sebastian n'avait pas eu l'intention de le garder à ses côtés. Mais l'enfant, rassasié, désaltéré et lavé, infiniment reconnaissant, alimenté potions de vieillissement, lui prêta main forte dans ses recherches. De fil en aiguille, la complicité et l’affection noua leur relation d’un lien solide. Dorénavant, Sebastian s’occupait de l’enfant dénommé Max et lui fournissait les potions qui lui donnaient neuf ans d’âge, tandis que celui-ci lui apportait confiance, stabilité et responsabilité.


« Seb, we’re landing ! Wake up, we’re landing ! »

Sebastian ouvrit les yeux, s’éveillant avec force bâillements et étirements. Un coup d’œil par le hublot le fit sourire.

« Yeah Max, we are. »

Son cœur frétilla alors qu’une pensée, qui revenait depuis le début de son aventure, s’imposa à son esprit. Allait-il reconnaître quelqu’un ? Il y avait cette fille, cette maman lémure qui l’avait tant soutenue, qu’il avait adoré. Elle était la seule qu’il se réjouissait de croiser. Pour le reste… Il n’avait pas connu grand monde de plus qu’il avait envie de revoir.

« Look, right there ! Tokyo ! »

Un sourire narquois étira les lèvres du jeune homme blond à l’exclamation impatiente de Max.

Guess who’s back ?

derrière l'écran

PRÉNOM/surnom : OkamiKei
AGE : 25 ans
Comment t'es arrivé sur PaB ? J’ai débarqué la première fois il y a trois ans. J’ai réussi à me débarrasser de Sebastian fin 2016, et je m’en suis enfin sortie en 2017. Mais voilà, docteur, je craque, je replonge, et j’ai repris Sebastian qui s’est bonifié avec le temps. Est-ce grave docteur ?
Le smiley que tu préfères ici ? Text
Tes mangas / anime préférés ? Hunter x Hunter, Tokyo Ghoul, Kasane, Your Lie in April, A Silent Voice, Chocola & Vanilla, Full Moon wo Sagashite, Satan 666…




Adrien Renart
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Terminé #2le 21.01.19 8:25
YOU ARE BACK.

Adrien qui va pas s'en remettre Sebastian Gray 4126741921
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these days
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Terminé #3le 21.01.19 8:59
YEAH demon  OMG s'ils se rencontrent ça va faire des étincelles. Faut que j'aille lire la fiche d'Adrien d'ailleurs, j'ai pas encore pris le temps de fouiller le forum Sebastian Gray 3117243060


Pour les valideurs, j'ai marqué ma fiche comme terminée hier soir, mais après réflexion je pense que j'ai des précisions à ajouter dans l'histoire pour que ce soit plus clair, je m'en occuperai ce soir. Je peux pas éditer là pour enlever le bouton terminé  Sebastian Gray 4271482974
Liam Gold
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nécromancien
Terminé #4le 21.01.19 9:33
RE-BIENVENUEEEE !

J'ai modifié l'icone sur ta fiche bichon, tu pourras faire tes modifications tranquilou pilou Sebastian Gray 2571962221
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guiltin' tears

Anglais : #3366CC ; Japonaise #6F8DAB
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Terminé #5le 21.01.19 18:47
Merciii, j'ai fait mes modifs ! Et du coup j'ai remis le bouton Terminé Sebastian Gray 1005599819
Joshua Rokuro
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Terminé #6le 21.01.19 21:11
Je viens lire !
Lmao et moi qui te file ton ancienne fiche, complètement clueless Sebastian Gray 3965502052

Identité Bon il a pas changé de dates donc c'est bon, j'ai quand même vérifié que les âges du profil étaient bon ET il est mort à 16 ans et pas à 17 bichon vu que son bday était pas passé encore Sebastian Gray 2960999066 (ça avait pas été vu sur l'ancienne fiche d'ailleurs omg)
Pour le post-mortem c'est good tho ~ IL EST DEVENU NECRO OLOLO

Physique Ok bah ça marche bien par ici, t'as enlevé le fait qu'il fait pas son âge, ça y est il a enfin grandi ? Sebastian Gray 2782890776

Précisions Ok alors au départ le pouvoir est cute, mais il devient ultra hardcore omg Sebastian Gray 3965502052 Alors du coup, j'ai pas trop saisi, il doit boire le liquide, mais du coup pour agir dessus il doit le vomir après ? Sebastian Gray 3965502052 Ou il boit juste une partie et peu modif le reste, jor s'il boit une gorgée dans une flaque après il peut agir sur la flaque Sebastian Gray 3209851839 ? S'il vomit c'est hardcore omg Sebastian Gray 4151510438
Sans parler des ouvertures de veines régulières omg, il a intérêt à savoir faire DE OUF des potions de soin ???? Sebastian Gray 3965502052

Caractère T'as réécrit Sebastian Gray YNxj4lV
Et ben CÉCOOL ! J'ai rien repéré d'embêtant ou qui se contredise, donc niquel. Le fait qu'il s'en foute de blesser les autres explique aussi pas mal le fait qu'il se blesse lui-même oklm, faut juste penser à se soigner quand même hein Sebastian Gray 2782890776

Histoire Merci d'avoir précisé la partie qui était la même que dans la précédente fiche Sebastian Gray 2998768518 J'ai quand même relu cette partie pour me remettre la chose en tête, parce que ça fait quand même un moment qu'on s'est pas vus dis donc Sebastian Gray 2782890776
Il reste un petit "dix-sept ans plus tôt" but à deux-trois mois près ça passe anyway, même si techniquement il est mort à 16 ans Sebastian Gray 4151510438
OMG IL A RETROUVE LE FRERE ?
Ah non, il s'en est trouvé un p'tit Sebastian Gray 2782890776

Bon et beh c'était très cool de le voir revenir à Tokyo comme tu reviens sur le forum, j'adore l'idée Sebastian Gray 2998768518


un éclarcissement svp Sebastian Gray 2960999066

Par rapport au pouvoir j'voudrais bien un petit éclaircissement sur le pouvoir et cette histoire d'avaler le liquide svp Sebastian Gray 2960999066
Sebastian Gray
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Terminé #7le 21.01.19 21:46
Haha pour le pouvoir c'est qu'il doit boire une partie, il a pas besoin de vomir c'est bon Sebastian Gray 3244213463 Je lui ai mis ce désavantage pour pas que ce soit trop fumé, j'avais peur que ça soit trop fort sans Sebastian Gray 2182772510
C'est pas que j'aime bien mutiler mes personnages , mais... C'est quand même drôle qu'il puisse frôler l'inconscience tout seul Sebastian Gray 2985912174

Je fais les modifs demain, merci d'avoir lu Sebastian Gray 2960999066
Sebastian Gray
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Terminé #8le 22.01.19 7:57
Voilà j'ai modifié et ajouté une précision Sebastian Gray 3817159399

[...] Ce contrôle se fait d’une part grâce aux intonations de sa voix lorsqu’il chante, et d’autre part à condition d’avoir absorbé une petite partie du liquide concerné auparavant. Une gorgée à quelques gouttes suffisent, tant que le liquide entre en contact avec sa gorge – sûrement que celle-ci transfère les informations à ses cordes vocales. [...] Il peut agir sur un liquide dont il a bu une partie quelques heures auparavant, tant que celui-ci est toujours à sa disponibilité directe.
Joshua Rokuro
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Terminé #9le 22.01.19 15:25
Tu es validé !

Effectivement le pouvoir est un peu cheaté mais comme il est bien limité et que l'aspect "sang" puisse vachement sur sa personne ça va o/
Ok pour l'éclaircissement donc on est partis !

Du coup, en passant, si tu relances Organisation tu passeras la faire ajouter en faisant une demande ici Sebastian Gray 4126741921

Et est-ce que je te réserve le pouvoir comme t'étant exclusif ou tu t'en fous ? Sebastian Gray 3209851839

Félicitations, tu peux désormais aller rp !

A son arrivée dans l'au-delà, ton personnage aura également été placé pendant une semaine dans un des appartements de l'Agence Azazel :

L'appartement Van Gogh
En te rendant dans le sous-forum qui y correspond, tu trouveras un sujet de "flood privé" réservé pour la discussion avec tes colocataires, n'hésite pas à t'y présenter pour nouer de premiers liens sur le forum  Sebastian Gray 4037558674

En parallèle, pense à aller recenser ton avatar dans le bottin pour ne pas qu'un futur nouveau te le pique, et à remplir les différents champs de ton profil. Tu pourras éventuellement aussi te créer un carnet spectral pour qu'on vienne te demander des liens et des rps, et surtout qu'on sache où tu en es dans ta vie sur le forum !

Enfin, même si on n'a pas envie d'y penser à peine validé, tu peux aussi passer faire un tour dans ce sujet afin de prévoir une éventuelle disparition de personnage en cas de reboot, de départ ou d'inactivité future Sebastian Gray 2960999066

Je pense que tu es assez submergé de liens pour le moment, je te laisse profiter du forum, étant donné que tu es officiellement un Nécromancien !
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