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Cause' all my fear's invading | ft. Sacha
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zombie

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zombie
#21le 09.01.19 22:25
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Cause' all my fear's invading

Léon ft. Sacha | Fireflies

J’ai enfin réussit à m’arrêter. Pourtant ce n’est pas lui qui me l’a dit. Il ne m’a pas demandé d’arrêter, il ne criait même plus à la fin. Il se contentait de supporter la douleur, les coups et son manque d’énergie. Le poing sur sa joue, j’écarquille les yeux quand je le vois s’approcher. Il est près, les bras autour de moi, et je panique un peu. Est-ce qu’il avait déraillé ? Je lui avait décollé le cerveau ? Sacha ne s’approchait jamais tant d’habitude. Il était toujours loins, un mur entre nous. Il sourit, et ça me donne envie de pleurer à sa place, et à ma place. Il sourit et ça me fait peur, il ne devrait pas sourire…

“That’s my boy.”, qu’il me chuchote avant de sombrer.

Abasourdi, je passe mes bras autour de lui, pour le soutenir et l’empêcher de s’écraser au sol. J’ai déjà fait assez de dégâts comme ça. Il était déjà en manque de nourriture, et je n’avais qu'aggraver son état. Bravo Léon, meilleur ami au monde. J’avale ma salive, j’essaye de ne pas culpabiliser mais c’est compliqué. Certainement que son geste et ses dernières paroles m’y aident considérablement.

Oui, c’est cela. Je suis terriblement désespéré. D’abord parce que je viens de blesser ma personne préférée au monde. Mon étoile. Ma tempête. Je l’ai mit dans un état critique, tout ça parce que je n’ai rien trouvé de mieux à faire pour l’aider. Quelle solution pitoyable j’avais trouvé. Ensuite, j’étais désespérément en quête de sa reconnaissance. A la recherche de ma place à ses côtés, ma place en tant que meilleur ami -parce que je ne pourrais jamais rien n’avoir de plus-, en quête de son attention. Je voudrais temps qu’il me prenne dans ses bras comme cela, dans son état normal. Mais je sais qu’il ne le fait pas pleinement conscient, il est mal, il en est à un stade flippant.

Doucement, je le soulève et le conduit jusqu'à sa chambre, où je le pose dans son lit. Pas de couette maintenant, je cherche la trousse de secours. Une fois que je la trouve, je soigne les plaies visibles, je lui met de la pommade pour qu’il ait moins mal plus tard. Je grimace, parce que je sais que je n’aurais pas à faire ça si j’avais su me contrôler un peu plus. J’arrive à le calmer lui -parfois-, mais quand il s’agit de moi ce n’est plus du tout la même chose.

Quand j’ai fini, je le couvre avec sa couverture et part de celle-ci -sait-on jamais qu’il croit à quelque chose en se levant si je suis près de lui-. Je pars dans la cuisine et fait cuire des pâtes et de quoi faire de la sauce. Il va falloir qu’il mange, je ferais ce qu’il faut pour le convaincre. J’espère qu’au réveil il sera moins borné. Il faudrait que je lui donne des anti-douleur aussi.

Pendant que ça cuit, je vais le surveiller au coin de la porte. Durant ce temps, je réfléchis. Je pense aux raisons pour lesquelles il m’a demandé de le faire, de continuer. Les raisons pour lesquelles il ne s’est pas défendu. Ca me ronge, au point que je m’arrache les ongles en réfléchissant. Qui voudrait se faire du mal ainsi ? Un suicidaire, mais dans le monde des morts ce n’était pas possible. Alors quoi ? Se détestait-il ? Je ne savais pas, il semblait si plein de confiance en lui. Je ne le reconnaissais plus. Qu’avait bien-t-il pu lui arriver pour qu’il veuille à ce point souffrir ? Il semblait vouloir se punir pour quelque chose...mais quoi ? Ca me tuait de ne pas savoir, mais je ne pensais franchement pas qu’il me dirait quoi que ce soit.

Certains seraient surement heureux de voir la personne à l’origine de la plupart de leurs sombres songes souffrir. Mais moi, même si je me suis défoulé sur lui sans pouvoir me contrôler. En plus de m’en vouloir énormément, je ne peux que m’inquiéter. Il ne peut pas sombrer, parce que je sombrerais avec lui. Sacha est tout, et sans tout je ne suis rien. C’était simple, je ne pouvais pas me réjouir quand il était triste. Il devait aller bien, quitte à ce que j’aille mal en contrepartie. C’était ma plus grande hantise.

Je pousse un soupire et sort de la chambre, laissant la porte ouverte. Je fini la cuisine et la met de côté. Il n’y aura qu’à la réchauffer quand il se réveillera. En attendant, je pars jouer un peu de piano, pour m’occuper les mains et l’esprit.

J’avais toujours aimé jouer du piano. Bien Sûr, cela passait après la boxe, mais le piano avait été dans mes sombres moments, surtout quand j’avais été séparé de mon père, un échappatoire conséquent. J’avais parfois passé des heures à jouer. Et j’aimais plus que tout cette composition. Calme et douce, les sentiments étaient ce que j’avais dans le piano. La boxe, elle, m’aidait à me libérer des mauvais.

L’équilibre presque parfait pour me faire oublier mes tracas.
Mon tracas.
Sacha, bro, Banks, Banksy. La tempête, l’étoile, la pollution de Léon.
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#22le 10.01.19 21:03
L'image des souvenirs de Sacha après sa chute est celle d'un long voile noir percé de tranquillité. Les joues creusées par des cratères sanglants, face aux yeux effondrés, Sacha s'était laissé aller à la merci de Léon. Un Léon qui le réceptionnait avec stupeur et tristesse, un peu comme quand on se rend compte qu'on vient d'échouer quelque chose de très important. C'est une souffrance que Sacha ne partage pas avec son meilleur ami, et que peut-être, il ne partagerait jamais.

Pendant cette inertie, Sacha s'était revu en plein Détroit, dans sa jeunesse un peu cabossée. Le sol était plus près, signe que c'était sans doute à une époque de l'enfance. Un pull effiloché recouvrait ses épaules, et tout autour de lui on entendait le brouhaha incessant des gamins dans une cour de récréation. Les hauts bâtiments de béton, menaçants et droits comme des dents, bouchaient toute vue sur le ciel. C'était un plafond de ciment, imprimé de toutes ses craquelures.

Tout de suite après, il avait vu le visage de Papa au sourcils froncés, nez marqué de plis. Et dans le fond de la cuisine, il y avait Maman. Maman couchée au sol, cuisses serrées, le visage emmêlé à ses longues mèches brunes. On devinait sans peine les pleurs sous son joli crin alezan. Sacha voyait tout, incapable de rejoindre Maman. Incapable d'entendre Papa crier. Mais il savait, oh oui, il savait ce qui était en train de se passer sous ses yeux. Ses genoux s'écorchèrent alors, léchés de cicatrices, avant que le sol ne s'écroule comme des feuilles de papiers découpées très précisément selon les lignes du carrelage de l'appartement.

Puis ce fut la fin. Ce sont les gammes sur le piano de la 521 qui finirent par interrompre le long film de son rêve. Il ouvrit les paupières après un instant de passage à vide, celui qui succède la fin d'un songe. Corps endolori et torse enveloppé de sparadraps, Sacha retourne dans la réalité.

De son appréhension, naît la curiosité d'entendre quelqu'un jouer du piano. Il n'a aucune hésitation sur l'origine de ce son, et c'est seulement parce qu'il sait, que Sacha se laisse fixer le plafond, prêtant une oreille attentive à la partition qui se fait. Il ne connaît pas, ce morceau. Peut-être l'a-t-il déjà entendu, cependant. Mais il ne reconnaît pas. Léon a toujours eu une meilleure culture musicale que lui, c'est d'une évidence. Aussi, lorsque le fumet d'une assiette encore chaude lui chatouille les naseaux, quelque part au fin fond des entrailles de Sacha, s'éveille le monstre affamé d'un ventre vide.

En silence, ses phalanges se serrent. En bas, les jambes se disent qu'elles pourraient se lever, discrètement, et aller se servir au frigo toutes seules. Pendant que la musique joue. Exactement. Et que fait Sacha, à ton avis ? Il se redresse. Le dos droit sur l'édredon, un éclair de douleur lui fait claquer de la mâchoire avant que son tronc ne se plie en deux. Il ne bouge plus. Pendant quelques secondes, le temps que l'avalanche traverse. Ses yeux découvrent alors les pansements, la trousse de soins, la pommade appliquée à ça et là de ses contusions. Il est drôle, tout de même, de voir que notre bourreau est à l'origine de nos soins.

Les notes vibrent toujours. Et Sacha, enfin, appuie sur ses genoux pour se hisser hors du linceul. Fébrile, la gorge sèche qui n'a pas articulé de mots pendant trop longtemps, il se stabilise comme il peut grâce au mobilier environnant. D'abord le rebord du lit, puis la table de chevet, ensuite ses propres pieds, puis il se donne de l'élan avant d'atterrir près de la porte où, finalement, il a le droit de gagner la cuisine. Là où, il espère, il pourra trouver de quoi attendrir la folle créature qui dérange ses boyaux.

Sacha n'avait plus eu faim depuis bien longtemps.
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× Présence: présent
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× Age de la mort : 23 Masculin
× Age post-mortem : 26
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#23le 11.01.19 11:24
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Léon ft. Sacha | Fireflies

Cela me fait du bien, de caresser le piano de mes doigts pour jouer cette partition que j’ai appris à connaître du bout des doigts. Je me laisse transporter par la musique, et cela me coupe de la réalité, de la souffrance et de la violence. Je me sens ailleurs, comme si je dormais, comme si j’étais déconnecté. Hors Ligne. Hors service.

Si seulement je pouvais me déconnecter plus souvent de ma situation. Comme dans un jeu, quand tu rage tellement que tu finis par quitter. Mais je ne peux pas. Parce que ma mort n’est pas un jeu, encore moins quand elle tourne autour de lui. Il faut toujours être concentré, à l'affût du moindre petit problème, du moindre pnj qui pourrait poser problème, du moindre soucis qui pourrait arriver à mon coéquipier préféré. Si je vivais dans un mmo, surement que je serais un soigneur.

J’entend un peu de bruit, quelques secondes après que ma musique se termine. Ca me fait relever la tête et je cherche des yeux d’où provient le son. Je vois ma tête blonde, qui ne marche pas fort rapidement. Il se dirige vers la cuisine. Je suis certain que si un étranger arrivait maintenant, ce serait mon ami que l’on qualifierait de zombie. Je soupire, après l’avoir observé quelques instants, puis me lève. Je ne fais pas de bruit, me dirigeant simplement vers la cuisine. Je sors le plat que je lui ai préparé et l’observe encore. Que dire à son meilleur ami quand on est à l’origine de son mal physique ? Cette situation me tue.

“Assied toi, mec, je t’ai fait à manger.”, c’est ce que j’arrive à lui articuler.

A quoi servirait de ressasser ? Il est certainement encore dans les vapes, et plus que tout il ne m’écoutera pas.

Sacha a ce que je n’ai pas. Il se déconnecte du monde, et on ne peut rien y faire.
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