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Toc-toc, I am the repair guy... (ft. Milo Casarotti)
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#1le 02.01.19 1:47

Toc-toc, I am the repair guy...
12/2018 — ft. @Milo Casarotti

Je suis mort depuis quelques mois et je m’acclimate tout juste à ce nouveau monde, toujours furieux par la trahison de ma sœur. Je ne sais plus comment réagir avec elle, je ne suis même pas sûr de vouloir la revoir un jour. Pourtant, elle a déjà identifié tous les moyens possibles et imaginables de me contacter. Elle a plus de deux années d’existence de plus que moi comme fantôme. J’espère intimement qu’elle se lassera vite, je n’en peux plus de sentir mon portable vibrer dans la poche intérieure de ma veste. Les seuls moments où j’ai vraiment la paix, c’est quand je l’arrête ou bien quand je m’enfuis dans le monde des vivants. Là-bas, elle ne peut pas me suivre et encore moins me contacter. Le réseau des morts et de lui des vivant ne communique visiblement pas. C’est pratique, ça évite les incidents et permet de conserver le voile sur le secret que représente la Mort -la vraie. J’ai la paix là-bas. Une paix douce et reposante, si bien que cette fois je suis resté trop longtemps et j’ai commencé à me sentir très mal sur la fin. On m’avait prévenu de la « limite de temps » pendant laquelle un vampire peut s’établir dans le monde des vivant, mais je ne la connaissais pas vraiment et j’en faisais l’expérience à mes dépends.
Je me suis presque trainé jusqu’à la porte de Tokyo. Le gardien m’a vraiment pris pour un con. A vrai dire, à sa place j’aurais probablement fait de même. J’étais pâle comme un linge. Je venais dans ce monde pour recharger mes batteries et j’étais plus vide qu’à mon départ. Il a inspecté mon sac. J’avais récupéré quelques outils sur mon ancien lieu de travail, de nuit pour éviter de croiser des personnes qui pourraient me reconnaitre – c’est formellement interdit, et je ne voulais pas les croiser. Les voir me ferait probablement trop mal pour l’instant, et les plongerait probablement dans une psychose totale. J’ai aussi récupéré quelques livres, de quoi m’occuper pour les prochains mois, quelques journaux, les derniers articles concernant les greffes robotiques et deux ou trois autres babioles que je pourrais vendre à bon prix auprès des fantômes.

De retour dans le monde des morts, je me suis installé à une terrasse, j’avais besoin de me reposer un moment. Il fallait que je fasse le plein de cet air pour remplacer celui des vivants. Il fait froid, bien plus que dans les rues du Tokyo des vivants. L’air froid dans mes poumons me coupe la respiration et le différentiel brutal de température m’affecte profondément. J’agite le bras pour chasser les picotements à sa base, le serveur vient me voir pour prendre ma commande.

« Un café allongé, bien chaud, noir … sans lait, un sucre et un peu de canelle. » Lui dis-je, en pointant une lampe chauffante du doigt. « Vous pouvez augmenter le chauffage, juste un peu. Merci. »

Entre temps, j’ai récupéré une potion dans l’une de mes poches intérieures, engloutie cul-sec pour atténuer la douleur et apaiser mon estomac. Ça me fait le coup à chaque fois que je reviens du monde des vivants. Porter ce genre de prothèse donne un air cool, mais c’est loin d’être une sinécure.
Je me saisis de mon portable pour faire le point sur mais messages en attente et ce que j’ai manqué pendant mon absence. Bien évidemment, ma sœur cherche encore mon attention en m’inondant de message. J’élimine rapidement toutes les notifications jusqu’à tomber sur un message vocal d’un numéro que je ne connais pas. Je lance l’enregistrement et porte le téléphone à mon oreille, avant de l’éloigner brusquement pour diminuer le volume. Je ne sais pas de qui il s’agit, mais cette personne hurle littéralement, très énervé visiblement et presque incompréhensible. Le message s’achève sur une adresse et quelques détails sommaires, ainsi qu’une heure pour se rencontrer qui ressemble plus à : « Bouges-toi ce qui te sert de postérieur ! » qu’à une véritable tranche horaire. Et encore, je suis poli.
Après ma mort, je n’ai rien fait pendant un moment. J’étais bien trop désespéré par ma situation pour chercher une activité rémunératrice. Toutefois, le besoin d’argent c’est vite fait sentir et même si j’avais un peu d’argent sur moi à ma mort, ça n’allait pas durer bien longtemps. Puis, il m’a fallu un moment pour comprendre comment convertir cet argent dans son équivalent local. J’ai donc mis mes talents personnels à profit et proposé un service de réparation en tout genre, assez attractif. Après tout, si je peux faire fonctionner une prothèse mécanique, changer le fusible d’un panneau électrique ou bien d’un sèche-cheveux ne devait pas me poser le début de l’once d’un problème. J’ai rapidement développé une petite réputation qui m’assurait un peu d’argent en complément de mes autres revenus et activités.
Cette fois-ci, mon client n’était pas très clair, pour changer. A vrai dire, je ne savais pas vraiment quoi penser de son message, ni même ce qu’il attendait clairement de moi. Je décidais toutefois de lui répondre que je passerai en début d’après-midi, approximativement dans deux heures. Juste le temps de déposer mes effets personnels dans ma chambre à l’Agence, de grignoter un bout et de préparer de quoi parer à la plupart des situations. En général, ces interventions sont très ennuyeuses. Il arrive même que je n’ai qu’à débrancher et rebrancher la prise, voir juste la brancher ou même à appuyer sur le bouton « on/off » planqué derrière l’appareil. Je passe souvent plus de temps à me rendre sur le lieu d’intervention qu’à intervenir réellement, mais ça paie bien. Il en reste que je rêve d’un peu plus d’action, quelque chose d’un peu plus passionnant que je n’ai pas encore trouvé. Peut-être un jour, j’ai quelques siècles devant moi pour trouver.

J’arrive dans la ruelle une bonne demi-heure en retard et j’espère, sans trop d’espoir, que le bougre n’est pas trop à cheval sur les horaires, sinon je peux dire adieu à mon pourboire. Il faut dire que ce n’est pas très évident à trouver non plus. Je lève les yeux de mon bout de papier, en grattant l’arrière de mon crâne. Je me suis perdu jusqu’à me retrouver dans une ruelle entre deux immeubles.

« Celui de gauche ou droite ? Et pourquoi il fait si froid ? »

Je ne me ferais jamais à l’organisation des rues japonaises. Tout serait tellement plus simple avec des noms de rue et des numéros de bâtiments. Non, ici tout est organisé en zones ou en secteurs. Je regarde un peu à droite, puis un peu à gauche, dans l’espoir de trouver un détail significatif. Je ne vais pas le rappeler, j’ai remarqué que la plupart des personnes dans l’au-delà comme dans le monde des vivants n’aiment pas qu’on leur fasse remarquer que l’on n’est pas fichu de trouver leur trou … pardon, leur immeuble ou leur maison.
Après quelques minutes d’une longue hésitation, je me décide pour celui de droite, j’ai un bon feeling. C’est un petit immeuble de quelques étages. Chaque appartement est muni de son petit balcon et d’un système de ventilation personnel. Ça ne doit pas servir à grand-chose en ce moment, étant donné la température extérieure quasi-négative et négative sur ma peau. J’entre dans le bâtiment, pas de difficultés particulières. Devant moi trône fièrement un chat noir avec une grosse tâche blanche au niveau de l’œil droit. Quand je m’avance vers l’escalier, il s’approche, il me toise à croire qu’il défend son domaine. Pourtant, il n’a pas l’air bien farouche, probablement domestiqué, le chat d’un des habitants probablement. Je m’agenouille un instant pour lui gratter l’arrière de la tête de ma main gauche. D’expérience, les chats n’apprécient que moyennement le contact avec le métal froid de mon bras droit, particulièrement aujourd’hui. Il ou elle -je ne saurais dire- ronronne un moment et récupère le gâteau sec que je tiens dans ma main droite avec une vitesse et une discrétion redoutable. Je me relève, il valse un peu entre mes jambes et me laisse passer.

« Un ninja ! Si on m’avait dit que le droit de passage se gagne aussi facilement. Juste avec un gâteau sec. J’aurais eu bien moins d’ennuis dans ma vie. » Je murmure mais c’est stupide, je suis seul. L’endroit est désert et trop silencieux. Cet idiot de chat est probablement le premier être vivant apte à me faire sourire au cours des dernières 48 h.

Je grimpe le premier, puis le second étage. Je n’ai pas pris la peine de vérifier la présence ou non d’un ascenseur. Dans ces petits quartiers japonais, j’ai systématiquement pris l’habitude de grimper à pattes. D’autant plus aujourd’hui, je suis déjà en retard, rester bloqué dans l’ascenseur n’arrangerait pas mes affaires, et ça ne peut que me réchauffer de grimper les marches deux par deux.
Je suis finalement arrivé à destination, à priori devant la bonne porte. Il y a du bruit à l’intérieur c’est un bon signe. Vous n’imaginez pas le nombre de porte vide que l’on trouve face à soi quand on propose des services à domicile, et même quand on est à l’heure. Je racle ma gorge, encore un peu enrouée depuis mon -trop- long séjour dans le monde des vivants et je souffle dans mes mains pour les réchauffer. C’est un réflexe idiot qui me vient des autres, ma main droite aura bien du mal à se réchauffer juste au contact de mon souffle.

Finalement, après une légère phase d’appréhension, je tape quatre fois à la porte. Pas trop fort, pas trop doucement, juste assez pour être entendu à en croire mon expérience. Et je reste à l’entrée dans mon long manteau noir qui tire un peu sur le gris et dans ma chemise blanche à moitié boutonné, qui flotte un peu par-dessus un jean bleu marine ceinturé et qui casse lui-même sur une paire de tennis de ville. En attendant qu’on m’ouvre, je replace mon sac bandoulière et retire une grosse écharpe noire et bleue foncée. J’ai toujours un peu d’appréhension en tapant à une porte, on ne sait jamais vraiment sur qui on va tomber.

« C'est pour la réparation. » Que je dis. « Vous m'avez appelé un peu plus tôt dans la journée. »

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#2le 02.01.19 21:13


THE REPAIR GUY
FT. Max


Fucking technology


Milo était mort en 1982 – à cette époque, la plus grande avancée technologique était le minitel et il n’en avait jamais vu de sa vie. Maintenant, la technologie fourmillait à tout coin de rue, et il était complètement incapable de s’en servir.

Il n’y avait qu’a regarder ses appareils ! Son portable était un très distingué Nokia à clapet, sa télé fait cinquante centimètres de profondeur, il avait un lecteur de VHS et son ordinateur, gracieusement offert par sa meilleure et seule amie, ne lui servait qu’a écouter de la musique et regarder l’heure. Il n’était même pas sûr d’avoir Internet !

Tout ça pour dire que Milo était un gland monumental en tout ce qui touchait à la technologie. Donc, quand sa télé s’était mise à afficher de la neige avec un affreux bruit, il avait eu une réaction logique.

Tout d’abord, il avait donné un grand coup sur le cadran. Ça n’avait rien changé et il avait chopé mal à la main, ce qui l’avait mit de mauvaise humeur. Ensuite, il avait essayé de la débrancher et la rebrancher, mais encore une fois, ce fut un cuisant échec.

Après avoir hurlé sa rage au monde entier, s’attirant les foudres de sa voisine du dessus, qui le maudit de tout les noms. Il lui répondit pas insultes images et mis dehors un de ses putains de chats qui tentaient de renter dans son appart. Lui vivant, jamais !

Par la suite, l’italien avait appelé Solina. Solina, c’était sa meilleure amie, sa sœur, son bout de soleil, et elle avait généralement solution à tout. Bingo, elle lui envoya le numéro d’un réparateur, qu’il se hâta d’appeler. Sauf que, bien entendu, il tomba sur le répondeur. Putain !

«- Cazzo di merda, marmonna-t-il à l’appareil. »

Il laissa un message quelque peu hargneux en targuant au réparateur de venir le plus vite possible. Il attendit quelques minutes avant qu’un SMS ne le fasse relever la tête. Le con serait là dans deux heures. Deux heures… ça lui laissait le temps d’aller faire les courses. Il n’avait plus rien dans les placards. Et même s’il ne savait pas cuisiner, Solina l’engueulait lorsqu’il n’avait rien dans son frigo. Donc il faisait un effort.. Parfois.

[…]

Il entendit quatre coups à la porte, alors qu’il venait juste de rentrer. La preuve, il venait à peine de poser son sac de course sur la table de sa cuisine.

Il siffla entre ses dents. Son appartement était plongé dans l’ombre, comme à son habitude, mais il y faisait chaud – Milo avait grandit dans le sud de l’Italie, et le froid n’avait pas sa place chez lui. La preuve, il se baladait toujours les bras à l’air quelle que sois la température… bref.

Il alla donc ouvrir. Devant lui se trouvait un mec plus petit que lui d’une dizaine de centimètres, avec une espèce de main mécanique bizarre, mais surtout, avec une putain de chevelure blonde. Milo retint un grognement. Il n’aimait pas les blonds. C’était totalement arbitraire. Son père était blond.

(Lui aussi, s’il n’utilisait pas de potion pour se colorer le poil. Mais chut.)

« - Ah ouais, fit-il dans un grognement. »

Il s’écarta pour le laisser entrer. Son appart n’était pas très grand, à peine quarante mètres carrés. On se serait crût revenu dans les années 90… Années que Milo n’avait jamais vraiment quitté puisqu’il était devenu adulte à ce moment là. Enfin, adulte, façon de parler. Sans sa potion, il restait un frêle petit garçon de dix ans…

Il souffla la fumée de sa cigarette et fit signe au type de le suivre. Il n’allait pas le mettre à la porte sous prétexte qu’il était blond… Pas tout de suite, du moins. Qu’il répare sa télé, avant. Il la désigna du pouce, l’expression toujours renfrognée -mais c’était presque devenu son air naturel, depuis le temps.

«- ’ marche plus, fit-il en soufflant une nouvelle fois son nuage toxique. J’ai essayé de la rebrancher mais ça marche pas. Elle continue à plus rien afficher. »

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#3le 04.01.19 15:35

Toc-toc, I am the repair guy...
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La porte s’est ouverte et devant moi, l’un de ces géants suédois. Sauf qu’il n’est pas suédois, ça se voit au teint allé de sa peau, à la forme de son visage et à ses cheveux. Enfin, ils sont violets, autant dire qu’il est difficile de dire d’où ça vient. Dans ce monde, tout le monde use et abuse de potions de changement d’apparence. Il n’est pas improbable que cette personne en face de moi, qui répond au nom de Milo Casarotti à en croire le nom sur la boite aux lettres, ne soit pas du tout ce qu’il parait. Notamment, les zombies masquent les mutilations qu’ils ont subis et la dégradation de leur corps. Il n’a pas l’air très sympathique et encore moins bavard, il avale le début de ses phrases et il a cette expression fermée des gens qui semblent ne pas vous aimer et vous jugent au premier regard.

Dans le couloir, j’avais froid. Une fois à l’intérieur, une bouffée de chaleur m’a envahi, je comprenais mieux sa dégaine de plagiste. Ce n’est pas commun de se déplacer en tee-shirt en plein mois de décembre. Il m’a laissé entrer avant de fermer la porte derrière moi. Dans la petite entrée, j’ai retiré mes chaussures en équilibre sur un pied. D’une part, elles étaient encore humides à cause du temps à l’extérieur et pour certaines personnes c’est important de le faire quand on entre chez eux. Dans un cas comme dans l’autre, ça ne devrait pas lui poser problème. On arrive alors dans le salon, ce gars vit vraiment dans une autre époque. Tout semble dater d’une période dépassée depuis une quinzaine d’année. Il pointe la télévision cathodique du pouce et marmonne qu’elle ne marche plus. Ça faisait des années que je n’avais pas vu quiconque en regarder une pour le plaisir. Il faut dire que la qualité des écrans modernes est sans nulles comparaisons avec ces tubes cathodiques qui tombent si facilement en panne. En y repensant, les écrans plats souffrent du même défaut. Je dépose ma sacoche sur le fauteuil en cuir noir et fait de même avec mon manteau. Je détache les boutons des manchettes de ma chemise bleu-marine et je replis mes manches sur mes avant-bras, ce serait bête de me salir pour un tube cathodique défectueux. De même, je détache les premiers boutons de mon col pour respirer un peu mieux, l’atmosphère dans la pièce est quasi-méditerranéenne, ça fait une sacrée différence avec le froid hivernal extérieur.

« Hm … Je vois. On va voir tout ça. Ces appareils ont la fâcheuse tendance de tomber en panne au moment le plus inopportun, en général quatre ou cinq ans après leur acquisition. Celui-ci est un survivaliste s’il n’est tombé en panne que maintenant. » Je m’approche de l’appareil en grattant l’arrière de mon crâne. La description de Milo n’était pas très explicite et ne me donnait que peu d’indices sur l’origine de la panne. « Au fait, vous pouvez m’appeler Max, ça facilitera les choses. »

Pour commencer, je regarde rapidement l’arrière de la bête. Pas de fumée, pas d’étincelles, ça semble sûr. Je l’allume en poussant le bouton on/off de la façade. L’écran s’allume et diffuse de la neige en continue. Un beau mélange d’interférences avec un soupçon de fond diffus cosmologique, pour peu qu’il y en ait un de ce côté du miroir. Et subitement, elle s’éteint. Ça aurait pu être si simple. De la neige, ce n’est pas bien compliqué, soit les chaines sont mal réglées, soit l’antenne est défectueuse, soit le câble ou la fiche sont abimés -en général. Là, à tous les coups, c’est un problème de composants et il va falloir en changer quelques-uns. Il y a aussi des marques sur l’écran, très reconnaissables. Ce monsieur n’échappait donc pas à l’adage, quand ça ne marche plus on tape dessus, dans l’espoir que ça marche à nouveau, ou bien juste pour tenter vainement de faire mal à l’objet.
Je retourne à ma sacoche pour récupérer quelques outils, un tournevis, un multimètre et une boite qui contient une variété très large de composants électroniques, tous rangés dans des petites poches individuelles. Je tire un peu la télévision et j’inspecte tout d’abord les câbles d’alimentation et les connexions à l’antenne. Rien à signaler pour l’instant, de toute façon, si je ne peux pas faire tenir la tension suffisamment longtemps, régler le problème de réception ne servira pas à grand-chose. Je commence à dévisser le bloc arrière et je jette un coup d’œil vers le propriétaire. Il y a aussi un sac pas très loin, rempli de course en tout genre. A en croire sa disposition, j’étais arrivé pile-poil après qu’il soit rentré. Je n’étais pas si en retard au final.

« Vous avez une idée de ce qu’il aurait pu arriver ? C’est chez vous ici, le quartier est … sympa. » Je tiens le tournevis entre mes dents le temps de débrancher l’alimentation en clignant de l’œil. Je prends mes précautions, c’est une antiquité, un coup trop raide et je pourrais bien casser une broche, bonjour la panade. « Ow faiwtes … » Je retire le tournevis d’entre mes dents et le range dans la poche arrière de mon jean. « Pardon, c’est votre chat dans l’immeuble, celui avec la grosse tâche blanche sur l’œil ? Il doit encore vous attendre sur le pallier, il m’a suivi dans les escaliers. »

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#4le 04.01.19 18:12


TOC TOC I'M THE REPAIR GUY
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Fucking cat


Sa cigarette au coin des lèvres, Milo regarda le réparateur s’affairer. Max, qu’il avait dit. Il l’observa démonter la télévision d’une main experte. Bien. Ça lui faisait mal au cul de l’admettre, mais il était bien incapable de la réparer lui même.

« - J’l’ai depuis dix ans. Elle marchait très bien jusqu’à ce matin. ‘Peut être à cause de l’orage d’hier. »

La tempête avait été monstrueuse. Ses fenêtres avaient claqué jusqu’à au moins trois heures du matin. Ça l’avait fait chier au possible, lui qui avait tellement de mal à dormir…

Il avança jusqu’à la cuisine pour se sortir une bière du frigo. Taper la discute ne le dérangeais pas vraiment, mais il n’était pas du genre bavard. Ou alors, seulement lors de joutes verbales. Et là, il n’allait pas causer mécanique ou produit capillaire avec un type qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Bon, mine de rien, il se sentait un peu plus détendu qu’a l’extérieur. Chez lui, c’était son domaine. Il contrôlait tout, ici.

Et voilà que l’autre lui parlait de sac à puces. Sa voisine laissait traîner ses vessies à poil partout dans l’immeuble.

« - Nan, répondit-il en soufflant sa fumée. C’est ceux d’la voisine du d’ssus. Elle en a un nombre pas croyable et elle les laisse traîner partout. Ils laissent des poils partout, c’est chiant. »

Comme un écho à ses paroles, il y eu un miaulement de fin du monde retenti de l’autre côté de la porte. Et c’était comme ça tout le temps, s’il ne leur gueulait pas dessus pour qu’ils se barrent de devant sa porte. Il avait eu le malheur de les nourrir une fois et depuis, c’était la cacophonie devant sa porte.

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#5le 07.01.19 16:52

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Milo a systématiquement l’air sur les nerfs. Bah les nerfs qui vous fait ressortir les veines, non, une espèce de méfiance constante. Ça ne fait que quelques dix ou vingt minutes que l’on s’est rencontré et il est à l’image de son appel nerveux et tendu. Une forme de tension émane de lui et tend l’atmosphère similairement et de façon constante. C’est assez difficile à accepter, je ne suis pas le meilleur exemple de sociabilité depuis quelques temps, mais je tente de satisfaire aux conventions sociales. Pour l’instant il me semble qu’il se plie aux mêmes, à sa façon.

Vraisemblablement, ça fait dix ans qu’il conserve cette antiquité. C’est un miracle qu’elle ait fonctionné jusque-là. Il est vrai que la technologie des années 80-90 est plus robuste que l’actuelle. Le concept d’obsolescence programmée était bien moins prégnant à l’époque, ce qui laisse un espoir de réparer cet appareil auquel il semble tenir tout particulièrement. C’est difficile de juger si Milo est un ressortissant de cette même époque ou bien juste un hypster de l’autre-monde, peut-être un peu des deux. Il fait la supposition qu’un orage, celui de la veille, est potentiellement responsable de cette panne soudaine. Plus encore, une tempête, à ce moment j’étais encore dans le monde des vivants, je n’ai donc aucune idée de l’intensité de celle-ci.
Il tire sa révérence un moment pour revenir avec une bière, une seule bien évidemment. Je ne doutais pas un instant qu’il ne me propose rien, c’est souvent comme ça que ça se passe. Je passe des heures à réparer des appareils sans intérêts, ou pas plus que ça à mes yeux, ou encore deux minutes à changer des ampoules oui, des ampoules et en général je repars sans même un café. Un merci à la rigueur et mon salaire en général. Une fois, une mamie m’a proposé un grand verre de lait pour fortifier mes os de jeune homme, j’ai dû simuler un appel urgent pour m’enfuir. Par contre, je n’aurais pas dit non à une bière bien fraiche.
Je reprends mes investigations sans porter d’importance réelle à cette broutille. Le tube cathodique à nu, je procède à des vérifications, muni de mon multimètre. De multiple « Bip », « Biiiiip » ou autre « Bip-biiip », sans compter les variantes, se font entendre. Ça risque de vite devenir pénible. Il me faut un moment pour détecter toutes les pièces défectueuses. Comme prévu, il s’agit de composants électroniques basiques du système d’alimentation. Pendant ce temps, il m’a parlé des chats de sa voisine, qui les laisse trainer partout. Je m’en doutais, ce chat avait tout d’un animal domestiqué. Je dois bien admettre que ça me fait sourire et que je ne m’en cache pas. Un grand gaillard comme Milo, emmerdé par des chats affamés, c’est risible. Je me garde de lui confier que j’ai ‘accidentellement’ nourri le garde félin dans le hall d’entrée. J’ai continué mes opérations de diagnostiques en m’imaginant mon client gueuler sur des chats et sur une dame à chats. Il est fort probable qu’elle n’en ait rien à faire, ce qui devait amplifier son énervement. Quoiqu’il en soit, le reste des composants du poste de télévision semble visiblement intact, un vrai miracle si on suppose que les dégâts sont du fait d’un orage fulgurant.

« Vous avez essayé d’asperger un peu d’eau de javel sur votre palier ? Il parait que ça repousse les chats, si vraiment vous ne les supportez plus. » Lui dis-je un poil lascif.

A l’issu de mes tests, je me relève de ma position agenouillée, puis je m’étire de tout mon long pour me détendre. La première partie de la panne identifiée, il ne me restait plus qu’à remplacer les pièces endommagées et déterminer à quel point la réception pose problème. L’avantage de ces vieux téléviseurs, c’est que la plupart des pièces sont d’une telle banalité qu’il est vraiment simple de les remplacer, à l’exception de quelques-unes. J’avais tout le nécessaire dans les différentes pochettes noires, quelques résistances, des condensateurs et quelques diodes, vraiment rien de particulier. J’ai rangé le reste dans mon sac et récupéré un fer à souder portable, on a bien évolué depuis les années 90, plus besoin de stations énormes, il suffit d’un fer de la taille d’un gros stylo pour les tâches communes.

« Pourtant, il ne m’a pas l’air si farouche, ce chat. Et s’il revient toujours à votre porte c’est qu’il doit vous apprécier. » Ou bien sa nourriture, ou bien ce gâteau que je lui ai donné. Je me garde bien de lui en parler, de toute façon, ce n’est pas vraiment mon problème. Que je sache, il n’y avait pas un gros écriteau ‘Ne pas nourrir les chats’ à l’entrée. « D’ailleurs, vous faites quoi dans la vie … enfin, dans la mort, enfin … vous m’avez compris ? »

Oui, je cherchais à faire la discussion. Cette ambiance me pèse. Lui qui boit sa bière et ronchonne sur des chats, moi qui travaille sur une télé presque plus vieille que moi, au moins dans sa conception, c’est loin d’être très stimulant. Dans le même temps, je me suis lancé dans le tri entre les pièces détachées nécessaires à la réparation, récupérées au préalable dans ma réserve, ne serait-ce pour vérifier leur compatibilité. Ma question l’a probablement surpris, je me suis donc permis un peu d’humour en y mettant tous les traits que ce soit bien explicite. Même comme ça, je n’avais aucun moyen de déterminer avec certitude s’il serait en mesure de détecter la plaisanterie.

« Non, vous savez, histoire que je détermine à l’avance votre réaction au montant en bas de la facture. »

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#6le 07.01.19 21:20


Toc Toc, I'm the repair guy
FT. Max


Have some beer


De la javel… Il devait en avoir quelque part. Il écouterais le conseil et inonderais sa porte pour éviter que ses putains de félins ne reviennent chier sur son palier.

« - Si m’aimer ça veut dire chier sur mon paillasson, merci mais non merci. »

Il bût quelques gorgées de sa bière, avant d’observer ce type qui réparait sa télé. Avec la chaleur, il transpirait et avait les mains plongées dans la mécanique… Et il essayait de faire la conversation, quand bien même Milo n’était pas des plus accueillants. Bah… Il avait bien droit à une bière aussi, tant qu’il ne la renversait pas sur le tapis.

Il décala une nouvelle fois vers le frigo et se sait d’une nouvelle bouteille, si fraîche que la condensation formait de petites gouttes d’eaux qui coulaient paresseusement le long du verre. Il donna un petit coup avec sur l’épaule du réparateur, pour qu’il la prenne.

« - J’travaille pas. Pas vraiment. J’vend des potions, des fois. Ça rapporte pas mal. »

Il n’allait pas dire qu’il participait à des combats clandestins dans une arène glauque. Même si bon, il n’en avait pas honte, on ne savait jamais. Des types pas heureux d’avoir perdu pourraient connaître Max.. Ou un truc du style. Et ça ne lui plaisait pas forcément. Non pas qu’il aie peur que lesdits types viennent lui taper dessus, mais plutôt parce que Solina était souvent à son appartement et qu’il n’avait pas envie qu’elle se retrouve mêlée à tout ça. Elle ne connaissait sa vie de violence que par ce qu’il lui en racontait et c’était très bien comme ça.

La conversation pouvait certainement s’arrêter là. Milo n’était pas vraiment bavard… mais bon. Ce type réparait sa télé. Restons dans ces bonnes grâces histoire qu’il ne déglingue pas encore plus son appareil.

« - J’ai été livreur. Mais j’ai arrêté. Mes patrons on vu trop gros. »

Il livrait du sel. Oui oui, du sel, l’horrible chose qui faisait tout arrêter pour qu’on le compte encore et encore. Il n’avait jamais comprit pourquoi certains étaient fascinés par ce truc. Mais bon, ça n’était pas illégal… Presque pas. Il en transportait pour un petit « cartel » de temps en temps. Mais ledit cartel avait eu des problèmes avec un groupe plus gros, et il avait préféré s’éloigner. Il n’avait pas vraiment besoin de cet argent, après tout. Ces potions lui rapportaient assez.

CSS par Gaelle

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#7le 12.01.19 22:33

Toc-toc, I am the repair guy...
12/2018 — ft. @Milo Casarotti

Jusque-là, en grimpant dans les escaliers ou bien sur le pallier, je n’avais pas remarqué le moindre détritus et encore moins les excréments d’un chat sauvage. A vrai dire, il n’y avait même pas d’odeur particulière dans le couloir. Peut-être qu’il n’aime vraiment pas les chats, ou bien qu’il préfère juste les chiens, ou bien encore, il ne supporte plus sa voisine et sa haine de ses chats sont une conséquence involontaire et malheureuse. Dans ma bourgade suédoise, ma famille ne vivait pas très loin d’une forêt, il n’était pas rare qu’un autochtone se pointe sur la terrasse. Chez mon oncle, dans un quartier calme et plutôt vert de Tokyo, je croisais des chats à longueur de journée, et il n’était pas rare qu’ils s’arrêtent devant des portes en attendant un bol d’eau ou de croquettes. Je dois bien admettre que je ne comprends pas vraiment son aversion, il suffirait à Milo de déposer un bol d’eau et de croquettes déshydratées de temps en temps près de sa porte pour que les miaulements cessent. Il faut leur donner un rythme. Enfin, ce n’est pas vraiment mon problème et je doute qu’il apprécie mes conseils, je décide de ne pas renchérir sur le sujet pour l’instant.

De toute façon, j’ai vraiment trop chaud pour chercher une solution à son problème de chats. Je défais un deuxième bouton de ma chemise et j’agite un peu ma chemise. A tous les coups, en sortant d’ici, je vais me chopper une crève monstrueuse et je vais souffrir pendant une bonne demi-heure sinon plus avec un tel différentiel de température. Quand je prends conscience, de la situation, je lâche la carte que je suis en train de dépecer de ses condensateurs et de ses résistances défectueuses, pour récupérer ma veste et mon sac et constater avec dépit que je n’ai plus mes potions antidouleurs. Je grimace un court instant et retourne à mon travail avec dépit, j’aurais des problèmes en partant, je le savais déjà. Rien qu’en m’approchant des fenêtres, je me sentais déjà endolori et nauséeux.
C’est là que Milo me fait mentir. Je m’apprêtais à commencer ma première soudure quand j’ai senti quelques coups frais sur mon épaule valide. Il venait m’offrir une bière. C’était inhabituel, et je n’aurais jamais imaginé ce genre de geste de sa part. Comme quoi, les premières impressions sont parfois mauvaises. J’ai pris la bière et remercié l’offrande d’un geste de la main, puis pris une grande gorgée. Like a man does! Comme disait mon oncle. J’ai fait semblant de lire l’étiquette de la bouteille, en réalité je n’ai pas vraiment pris la peine de déchiffrer les caractères, c’est juste une autre forme de « politesse », j’imagine. Au goût ça me semblait être une bière plutôt classique, le genre qui se boit facilement.

Je me suis assis un moment à même le sol, le bras tenant la fameuse bière sur mon genoux droit, le temps qu’il finisse son histoire. J’aurais cru plus long. Milo n’est pas un grand bavard, visiblement. Mais j’avais maintenant plus d’informations sur son pédigrée. Un nécromancien, il préparait donc des potions et c’est visiblement son gagne-pain. Voilà une activité qui aurait pu me plaire et une habilité qui m’aurait bien servie. C’est-à-dire qu’avec ma consommation de potion, même restreinte, pouvoir les préparer moi-même aurait un sacré avantage, tant financier que simplement pratique. Comme d’autres nécromanciens, il devait bien avoir un don. J’étais curieux d’en apprendre plus à ce sujet, ce genre d’habilité m’intrigue, mais ce n’est pas le genre de truc à demander effrontément, même autour d’une bière. Puis il m’indique aussi qu’il a fait des livraisons dans son passé de mort, mais qu’il a arrêté, parce que ses « patrons ont vu trop gros ». De quoi faire éventuellement grimper ma suspicion, mais j’avais mieux à faire et ma compréhension de ce nouveau monde encore trop incomplète pour me poser trop de questions. Et même, au-delà de ça, il faisait bien ce qu’il voulait de son temps libre.
J’ai massé mon épaule en l’écoutant, puis j’ai déposé ma bière avant de récupérer un gant blanc dans ma poche arrière pour l’enfiler sur ma main mécanique. En théorie, le métal qui la constitue ne peut pas fondre si facilement, mais je n’ai certainement pas envie de me risquer à laisser de l’étain fondu couler dessus …

« En voilà une bonne nouvelle, je vais pouvoir saler l’addition. » Dis-je plein d’une profonde ironie.

Sur ces mots, j’ai fait tourner mon fer à souder de poche entre mes doigts, comme pour me donner du baume au cœur, et j’ai commencé mes soudures.

Note : Max parle en bold parce que son auteur manque d'originalité — #4 ; 750+ w
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#8le 13.01.19 18:11

ft. Max

Toc toc I'm the repair guy
Milo ne répondit pas, et se contenta de boire une gorgée de sa bière. Il se dégageait une drôle de sensation de ce type. Comme s’il avait une espèce de rancoeur intérieure, ou tout le temps mal. Remarque, c’était peut être le cas. L’italien avait bien remarqué le bras en métal. Il était curieux mais ne posa pas de question -ça ne le regardait pas, après tout. Si lui n’aimait pas parler de ces cicatrices, ça devait être le cas de ce type avec son bras.

Il se décolla du mur où il était adossé et une légère sensation de vertige le prit. Un coup d’oeil à la pendule lui appris qu’il était temps qu’il reprenne sa potion. Avec un grognement maussade, il se dirigea vers sa cuisine.

Cette potion était comme des chaînes qui le retenaient, mais il ne pouvait pas s’en passer. On respectait un type d’un mètre quatre-vingt-dix, on restait à distance d’un type musclé. Mais un gamin rachitique qui ne dépassait pas le mètre dix ? Un môme maigrelet aux yeux enfoncés dans leurs orbites et aux cheveux désordonnés ? Ça, les gens en avaient pitié. Ils s’approchaient, lui aprlait comme à un petit chaton ? « où sont passé tes parents ? Est ce que tu va bien ? Tu a besoin d’aide ? » « Mais allez vous faire foutre, répondait le gosse avec toute la haine du monde. »

Être mort enfant était une calamité. Sans ces potions de vieillissement, il était fort à parier que sa santé mentale déjà douteuse serait catastrophique.

Il saisit une petite bouteille dans un placard. Pas d’étiquette, mais pas besoin. Il savait précisément ce qu’il y avait dans chaque bouteille sans savoir besoin de le marquer sur une étiquette. Et puis de toute façon, il n’aimait pas écrire. Il vida le flacon d’un trait et attendit une minute que la tête arrête de lui tourner. Une fois que les murs eurent arrêté de tanguer, il se regarda dans la fenêtre. Ouais, tout semblait à sa place. Bien.

Il reprit la direction du salon, sa bière à la main. En revenant, il surpris le réparateur avec une grimace de douleur aux lèvres. Ouais, c’était bien ce qu’il pensait, son bras devait lui faire mal… L’italien eu une pensée fugace pour la potion anti-douleur qui reposait sagement dans son placard. L’idée de la lui filer contre une ristourne fit son chemin dans son esprit. Il ne roulait pas sûr l’or en se moment…

« - , fit-il après une seconde de réflexion. Tu m’réduit la note si je te file un anti-douleur ? »

Il désigna du menton le bras en métal. De mauvaise humeur mais loin d’être con, l’italien !
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#9le 14.01.19 2:35

Toc-toc, I am the repair guy...
12/2018 — ft. @Milo Casarotti

Il n’a pas vraiment répondu à ma plaisanterie. Il m’est difficile de déterminer s’il a compris, ou bien s’il est vexé. Dans tous les cas, ça ne changeait pas grand-chose à la note. J’ai commencé mes soudures, assis en tailleur avec un genre de tissu résistant aux fortes températures sous la carte que je tentais de réparer. J’alternais entre une pince coupante et un fil d’étain qui gigotait la majeure partie du temps entre mes dents. Ce n’était pas un travail bien compliqué, mais je tâchais de me concentrer pour éviter de permuter des composants. Il serait bien dommage que je sois la cause d’une nouvelle … défaillance. De temps en temps, je prenais une courte pause pour m’hydrater de quelques lampées de bière. Je ne suis pas certain d’être véritablement hydraté, mais momentanément rafraichi, ce qui n’est déjà pas si mal.

Le temps d’un instant, j’ai pris ma quatrième gorgée et constaté que Milo avait disparu de la pièce. A croire qu’il avait fini par s’ennuyé. Il n’est pas rare que mes clients m’abandonnent à mes affaires quand ils ont confiance, ou bien compris que je n’ai pas la moindre intention de voler leur argenterie. Honnêtement, il est rare qu’une personne qui a de l’argenterie ou des biens très onéreux fasse appel à mes services pour réparer une télévision. En général, ils se contentent de jeter l’appareil et d’en acheter un neuf … Je ne peux pas vraiment les blâmer. J’en aurait fait de même avec celle-ci ou je l’aurais revendue pour en acheter une autre. Un vieux modèle peut vite valoir son prix sur le marché des collectionneurs.
Peu importe, au final ce n’est pas très étonnant. J’ai repris mes affaires. Il y avait moins de travail que je l’imaginais. J’ai soufflé sur la carte avant de la soulever pour observer les nouvelles pièces. Souffler ne sert à rien, c’est juste un toc, une vieille habitude de mon temps de vivant. Je le faisais à chaque fois, certes pas en tailleur sur le sol, mais même sur mon plan de travail. Mon inspection terminée, je me suis finalement levé pour réinstaller la carte à son emplacement initiale dans le téléviseur à nu. J’ai un peu trébuché, j’avais des fourmis dans les jambes à force de rester assis dans la même position. Du coup, j’ai déposé le circuit à côté de la carcasse du téléviseur pour m’étirer un peu et récupérer ma bière. Je me suis arrêté très vite, mon bras grippé encore, visiblement mon voyage chez les vivants, le froid puis le chaud, m’achevait à petit feu. J’aurais peut-être dû repousser l’intervention à demain et prendre une nuit de sommeil.

Quand Milo est réapparu, je grimaçais en massant mon épaule avec insistance. Il m’a regardé et j’ai fait de même pendant un court laps de temps, suspendu. C’était à celui qui parlerait en premier. J’avais la vague et étrange impression qu’il n’était plus exactement comme avant son départ. En général, je me cache mieux. En général, je ne suis plus vraiment surpris par le chaud et le froid. En général, je m’en sors plutôt bien, on apprend à gérer la douleur avec le temps, c’est comme tout, il faut juste s’y habituer. En général, j’évite ce genre de situation, elle provoque trop de questionnement, quand il n’y en a pas déjà eu une ribambelle avant.
Finalement, j’ai ravalé mes faiblesses et récupérés le circuit, en masquant au mieux mes grimaces et mes douleurs. C’est là qu’il m’a fait une proposition surprenante : réduire sa note contre un anti-douleur. La plupart du temps j’évite de mélanger le travail et mes affaires personnelles. J’avais toujours mon fil d’étain entre les lèvres, il s’est figé un instant, le temps que je réalise. De retour à un état de conscience convenable, je me suis penché au-dessus du téléviseur pour faire ce que j’essayais de faire depuis déjà trop longtemps. Je suis un peu lent aujourd’hui. La formulation exacte de Milo, dans la bouche d’un gaillard comme Milo, un géant suédois pas suédois avec un air méditerranéen et des cheveux extravagants, ça sonnait presque comme un deal pour un sachet de méthamphétamine, surtout la formulation en fait.
Le bruit des connectiques qui reprenaient leur place se faisait entendre dans le silence du petit salon.

« Un anti-douleur ? » dis-je, faussement naïf.

Ce n’est pas si simple de trouver des nécromanciens, ils ressemblent à tous les autres et ils ont la fâcheuse tendance à abuser de leurs propres potions. Si bien qu’il est parfois difficile de les reconnaître d’un jour à l’autre. Par ailleurs, ils ne savent pas tous faire ce genre de potions. Même si elles font parties des grands basiques, en trouver des véritablement efficaces peut être un challenge. Il faut dire aussi que mon organisme s’est habitué aux « anti-douleurs » en tout genre tout au long de ma vie et que depuis ma mort, j’ai déjà pas mal roulé ma bosse au sujet des potions et des mélanges. Ne me jugez pas, les réveils sont difficiles parfois. Je me restreins en général, mais parfois je me laisse aussi aller à quelques faiblesses … Il m’arrive de couper à l’alcool ou de me soigner à l’alcool aussi, c’est bien moins onéreux que ces potions.

« Quel genre d’anti-douleur ? » Que je lui demande, les mains toujours dans le cambouis. Je savais bien qu’il avait compris, mais on ne se connaissait pas depuis bien longtemps et je n’ai pas vraiment confiance. « D’après toi, ça vaut une ristourne de combien ? »

J’ai soufflé et puis je me suis assis, à nouveau. J’avais besoin d’une pause et il ne me restait plus qu’à vérifier si le téléviseur tenait la tension. La réception serait mon prochain problème. Après ça, je prends des vacances. J’avais bien assez de babioles des vivants à vendre pour me renflouer et vivre peinard pendant un petit moment.

« D’ailleurs, je ne suis même pas sûr qu’on se soit présenté convenablement. » Je lui ai tendu la main, puis je me suis ravisé le temps de retirer mon gant noirci par l’étain. Je lui tends à nouveau. « Moi c’est Max, mais tu le sais déjà, Jönsson. »

Quand j’en viens à parler de médication, en général j’aime en savoir un peu plus sur mon nécromancien, j’ai tendance à refuser d’avaler tout et n’importe quoi sans un minimum d’informations. J’ai mal et je suis nauséeux certes, je ne dirais pas non à un remontant que je n’ai pas, c’est vrai, mais je ne suis pas un junkie … enfin je n’ai pas l’impression.

Note : Max parle en bold parce que son auteur manque d'originalité — #5 ; 1000+ w
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