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Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ...
Max J. Jönsson
vampire

Infos complémentaires
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Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... Empty × Age de la mort : 23 Masculin
× Age post-mortem : 23
× Avatar : Edward Elric - Fullmetal Alchemist (by Azra'ël, Aodhan, et moi)
× Pouvoir : Prédire la météo comme un papy, en fonction des douleurs de son bras ... Quoi c'est pas un pouvoir ? Zut ... hein !
× Appartement : Kiss
× Métier : Mécanicien, ingénieur, bricoleur en général ...
× Epitaphes postées : 115
× Øssements405
Masculin
× Inscription : 12/12/2018
vampire
Terminé #1le 28.12.18 0:26


J’ai survécu et vécu par passion … et, j’ai adoré ça.
Je suis mort par amour … et, j’ai détesté ça !


identité

NOM : Jönsson
PRÉNOM : Maximilliam Jesper
Ce prénom est un peu trop long à son goût. Il se fait surnommer « Max » et se présente comme tel. Sa sœur jumelle avait l’habitude de l’appeler « Maxime », depuis peu ce diminutif raisonne péniblement à son oreille.
DATE DE NAISSANCE : 21/06/1995
DATE DE MORT : 11/08/2018
NATIONALITÉ : Suédois Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... Flag-f10
LANGUE(S) PARLÉE(S) : Max parle, lit et écrit le suédois (langue natale maternelle), et il dispose aussi de connaissances en finnois (surtout les insultes, en fait), inculquées par son père, lui aussi suédois mais aux origines finlandaises. Il parle, lit et écrit parfaitement en anglais (plutôt américain, mais il raffole des expressions très britishs). Il est presque bilingue (suédois-anglais). Par la force des choses, il parle couramment, lit (un peu plus lentement) et écrit (avec quelques fautes) le japonais. L’apprentissage de cette langue (et culture) éloignée de la sienne fut plus difficile. L’oral n’a pas été un trop gros problème, par contre lire et écrire des idéogrammes lui a longtemps posé problème.
ESPECE : Vampire (croqué par Rei Kinomoto)
GROUPE SANGUIN : A+
PERSONNAGE DE L'AVATAR : Edward Elric — Fullmetal Alchemist



physique

Couleur de peau : Blanche, mais pas vraiment pâle, en proie aux coups de soleil en cas d’exposition prolongée à un soleil trop fort, sans l’application d’un indice UV 50. Étonnamment, ça s’arrange un peu avec la mort … Sa peau est un peu moins sensible aux rayons meurtriers de l’au-delà. C’est assez ironique quand on considère toute la mythologie sur les vampires diffusée dans le monde des vivants. Enfin, c’est loin d’être parfait, il a toujours une peau de fragile, une caractéristique de ces faiblards de Nordiques (:p).
Couleur des cheveux : Blond comme les blés et pas un seul cheveu blanc. Il n’a pas vraiment eu le temps d’en avoir, cela dit.
Longueur des cheveux : Il vous dira qu’ils sont mi-longs. En fait, s’il a la flemme de les couper (et c’est souvent le cas), ils sont même un peu plus long que ça, suffisamment long pour une queue de cheval ou une natte (qu’il est incapable de faire lui-même). Souvent un peu en bataille, c’est un genre de bataille organisé, c’est difficile à expliquer, mais c’est loin d’être choquant. Une petite mèche rebelle lui fait gagner « quelques centimètres », il l’appelle communément « l’antenne », et il n’est pas rare quand on lui caresse la crinière qu’il ne laisse échapper un petit « Tu pourrais laisser mon antenne en paix ? Mais, pourquoi tu t’arrêtes ? ». C’est à la fois un sujet d’autodérision et de susceptibilité, ça dépend de l’humeur du bougre.
Couleur des yeux : Ses yeux sont bleus clairs (lagon) avec des reflets verts très légers près des pupilles et le pourtour des iris sont d’un bleu plus foncé. Si cette caractéristique est souvent considérée comme un critère de beauté rare, le reflet de ses yeux dans le miroir le ramènent trop souvent à des sentiments amers. Il les préfère dorés, et se ballade toujours avec une ou deux potions dans la poche, au cas où il souhaiterait permuter leur couleur.
Taille & Corpulence : D’une taille moyenne d’un mètre soixante-quinze (1m75), ou un peu plus moyennant la vigueur de son « antenne » (voix off : Je vous vois tous venir, et je vous juge :p). Au final, ce n’est pas si grand en comparaison à quelques géants suédois (les voix de la génétique sont impénétrables). Max est un individu bien proportionné. Il est plutôt sportif, même athlétique et agréablement musclé, on dira qu’il s’entretient quotidiennement. Dans son cas précis, c’est aussi une obligation que de conserver une bonne forme, une corpulence relativement égale et pleine de vigueur. En effet, sa prothèse exige quelques concessions et un mode vie relativement sain (sans tomber dans des délires ayatollesques). Sa carrure est là aussi proportionnelle à sa taille et sa corpulence et ses épaules sont relativement carrées.
Style vestimentaire : C’est assez variable, le duo tee-shirt—jean est tout aussi probable que couple pantalon—chemise, associé à un manteau long. C’est d’ailleurs le style flexible qu’il arbore régulièrement, mais ça reste très libre. Il porte des couleurs sobres plutôt passe-partout. Ce n’est pas un grand excentrique, en tout cas pas dans ses goûts vestimentaires. Il ne cache pas sa prothèse, il peut même lui arriver de sortir un tee-shirt manches courtes ou même sans manches du tout. Max n’est pas un grand pudique, et encore moins à ce sujet, il s’est fait aux regards insistants, et s’en satisfait même parfois (un poil superficiel et égotique le bougre).
Habitudes : Max a toujours un carnet dans la poche arrière de son pantalon qui dépasse un peu, nonchalamment, et un stylo dans l’une de ses poches avant. Il a des petites habitudes, un peu ridicules quand on le connait bien tant elles sont prévisibles, par exemple mais pas uniquement (se serait trop long de toutes les citer) : i. se frotter l’arrière du crâne quand il est mal à l’aise ou impressionné ; ii. se frotter le bas du nez de son index quand il est fier comme un paon, tout en levant le bout du nez et en se galbant pour faire le beau ; iii. frotter son menton et grignoter son stylo quand il réfléchit ; iv. systématiquement et dans cet ordre, resserrer le nœud de sa queue de cheval, laver ses mains, les frotter, et hésiter, le tout avant de commencer à préparer son repas ; v. lever le doigt avant de l’abaisser, le regard filant vers ses pieds quand il oublie subitement ce qu’il veut dire ; vi. faire de grands pas raides, les mains dans les poches quand il marche sur la rive d’un fleuve ou d’une rivière, sans oublier de grimper sur -tous- les plots, c’est dans ces moment que son côté gamin ressort le plus ; vii. griffonner des améliorations, ou des inventions, ou « des trucs » toujours, partout et tout le temps, même sur sa serviette pendant un rendez-vous galant, en particulier quand la discus… euh le plat est insipide.
Autre : Il a un tatouage sur la même omoplate qui correspond au code barre et numéro de série du modèle de la prothèse. C’est là le résultat d’un pari débile avec l’un des scientifiques en charge du projet, mais au final ça s’est avéré extrêmement utile pendant les tests, et un sujet de blagues grivoises, que je vous laisse imaginer.



précisions

- Max a perdu son bras droit, petit enfant, et l’a remplacé par une prothèse robotisée (biorobotique) en constante amélioration. Le pourtour de la base, qui s’étend sur une partie de son épaule, de son omoplate et de son pectoral droit est cicatrisé mais marqué par l’opération. L’ensemble est fait d’un alliage résistant à … d’après les scientifiques, à peu près tout, en théorie. Ce n’est pas laid en soi, mais c’est là un stigmate.
- De son vivant, il faisait de l’anémie après la pose de sa prothèse et il a suivi un traitement le restant de sa vie. Il suivait tout un traitement pour éviter les rejets et des maladies en tous genres. Depuis sa mort, il n’en a plus besoin, mais n’en sachant rien, il a continué son traitement jusqu’à épuiser ses réserves de cachets. Voyant que sa santé restait invariable après coup, il en a conclu qu’il ne souffrait plus de ces pathologies. On lui a expliqué plus tard que la plupart des maladies des vivants ne touchent plus vraiment les morts, mais qu’ils ont les leurs. Ça a été une véritable amélioration de son quotidien.
- Porter une prothèse robotisée n’est pas de tout repos et ce n’est pas agréable. Au mieux, c’est indolore ou plutôt on se fait à la sensation très désagréable au départ. Toutefois, on devient beaucoup plus sensible au changement de température, de pression, d’altitude, d’humidité, etc., qui se manifestent sous forme de douleurs lancinantes et potentiellement épuisantes. Il n’est pas rare de voir Max frotter son épaule, c’est un moyen de soulager les douleurs. Max peut d’ailleurs prédire la météo avec une certaine fiabilité en se basant sur ce qu’il ressent. Un peu comme certaines personnes âgées avec leurs rhumatismes. De même, le froid intense entraine parfois des vergetures importantes, et le métal devient brûlant (un froid extrême brule) au contact de la peau. Max est aussi beaucoup plus sensible à l’électricité statique, d’autant plus lorsque le temps vire à l’orage. Il ne s’agit là que d’une liste non-exhaustive d’effets. Il a appris à vivre avec. De son vivant, il soulageait ses douleurs avec des anti-douleurs puissants … Depuis sa mort, ça ne marche plus. Il a substitué les cachets par des potions, il en a toujours sur lui mais rationne ses usages.
- Max déteste le lait, pur, mélangé, ça ne passe pas. Il boit son café noir, mange ses céréales croquantes SANS lait, même mélangé dans la soupe, ça ne passe pas. Ce fut un problème dans sa jeunesse, il refusait, refusait toute forme de lait. La texture, le goût ... NON, il n'en veut pas. C'est un sujet de dérision, on lui rappelle qu'avec un verre de lait chaque matin, il aurait bien gagné cinq centimètres de plus et atteint la taille d'un joueur de NBA ... « Rien que des conneries. J'ai pas à en boire si je n'en veux pas » qu'il rétorque à chaque fois.

Caractère

Le plus simple pour expliquer le caractère de Max, c’est de se représenter un verre d’eau qui déborde, ébréché à plusieurs reprises. L’eau finit par s’en échapper plus vite qu’il ne se remplit et il faut augmenter le débit pour le garder plein. L’eau représente sa joie de vivre et les brèches sont les différentes épreuves par lesquelles il est passé (l’accident, la perte de son bras, la greffe de son nouveau bras, la mort de sa sœur, et sa mort fomentée par cette dernière). Le débit qui augmente donne une idée de l’importance des traits de caractère plus négatifs qui finissent par s’inscrire dans son ADN.

Max est un jeune homme avec une vie parsemée de catastrophes et de moments difficiles avec un quotidien étonnement joyeux. Par chance, enfant, il a développé une profonde joie de vivre, il n’était jamais de mauvaise humeur, jamais énervé ou pas très longtemps, très actif, même hyperactif, plein de curiosité et aimant. A cette époque, il se laissait vivre et bercer, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. C’est sur ce capital qu’il s’est continuellement reconstruit.

Il perd son bras dans un accident de la route et son monde s’écroule. Il devient âpre et léthargique, plus rien ne l’intéresse vraiment. Il est exécrable en général et d’une tristesse déplorable le reste du temps. Il ne supporte plus les autres, ni lui-même. Une fois le deuil de son bras terminé (ou au moins la perte admise), il remonte la pente et retrouve un peu de sa joie de vivre initiale. Pourtant, le scepticisme et la méfiance se sont installés profondément en lui. Plus tard, en arrivant dans l’adolescence, il s’est détaché de sa sœur qui de son côté se rapprochait d’autant plus de lui, à mesure que Max lui apparaissait comme de plus en plus en besoin de son affection. S’il avait fait preuve d’un certain courage après la perte de son bras, il a développé une grande résilience au moment des expérimentations qui ont mis sa patience et sa tolérance à bout. Il en ressort avec des traits de caractère supplémentaires : courage et résilience, une plus grande propension à finalement laisser sa colère exploser et à emmagasiner avant de ronchonner pour de bon. Loin de chez lui, il est devenu encore plus mature et indépendant qu’il ne l’était. Malgré cette maturité grandissante, il peut se montrer terriblement susceptible sur des sujets aussi importants que totalement futiles, il est désormais beaucoup plus facile de l’énerver et de le fâcher. Avec le temps, il a aussi découvert ce que « charmer » signifie et a beaucoup joué sur son capital étranger et son irrégularité anatomique pour briser la glace et faire des rencontres. Il aime les belles choses, les beaux objets, ce qui le charme. Il lui arrive parfois de s’arrêter superficiellement aux couches supérieures des gens qu’il côtoie, c’est un défaut qu’il tente de corriger comme il peut. Il aime les « belles personnes », gentille, tolérante, capable de l’accepter sous toutes ses facettes même les pires, capable d’accepter la distance, son détachement apparent, qui tolère de lui laisser une grande indépendance, un espace vital dont-il ne peut pas se passer pour l’instant. Ça ne l’empêche pas d’être chaleureux, aimable, aimant ou charmant, même serviable, mais ce n’est pas constant. D’une manière générale, même adulte, Max reste un jeune homme plutôt joyeux, blagueur, pas vraiment difficile à vivre sauf peut-être en moment de crise similaire à celles qu’il a vécu en tant que vivant. Dans ces cas-là, il peut se montrer beaucoup plus renfermé sur lui-même ou au contraire totalement caractériel, c’est très variable et souvent imprévisible. C’est un peu la roulette russe dans ces cas de figure. Il peut accepter votre soutien ou le rejeter frontalement. Il n’est pas vraiment pudique, mais il sait garder une distance de courtoisie. Après tout, en presque quinze ans d’expérimentations sur son bras, le nombre de médecins et/ou scientifiques l’ayant vu dénudé est élevé, sans parler des actionnaires. La pudeur est un luxe qu’on ne peut pas vraiment se permettre quand on est partiellement la propriété d’une institution. Il n’a pas de problème avec son corps, ni avec son physique en général. Il ne se trouve pas désagréable à regarder et ne souffre pas de gros complexes. Il en va de même pour son bras, il fait désormais part entière de ce qu’il est, et ça ne le complexe pas.

A la mort de sa sœur, il a pris conscience qu’il risquait lui aussi de mourir. En effet, à force de frôler la mort sans jamais se faire totalement prendre, il a développé un sentiment d’invincibilité. La mort précoce de sa cadette l’a brutalement ramené à la réalité. Il a aussi appris la culpabilité la vraie (celle qui fait vraiment mal), à cette occasion. Il s’en est longtemps voulu d’avoir choisi de rester loin d’elle pour vivre sa propre vie. C’était égoïste, il en est conscient, mais jusque-là il ne pouvait se résoudre à vivre une vie entière en duo frère-sœur. Il voulait vivre la sienne, à lui seul, en jouir totalement et sans limites, et la forcer à vivre la sienne de la même façon, pleinement. Il en vient à penser qu’elle est peut-être morte à cause de ce manque qu’il a lui-même créé, et que cet accident n’est pas nécessairement le fruit du hasard. Rien ne le prouve, et il se trompe probablement, mais encore aujourd’hui, même après la trahison de sa sœur, ça le ronge par moment. Il se sent toujours un peu coupable. Dans l’au-delà, il apprend que sa mort personnelle, pour sûr, n’est ni le fruit du hasard, ni naturelle, mais commanditée par sa sœur. Elle lui a expliqué les raisons de son acte et il refuse encore de les accepter. Max a développé une très forte animosité contre elle et il ne sait toujours pas s’il pourra l’a pardonné un jour. Depuis ce jour, il réagit mal quand on l’appelle Maxime, la réaction est variable mais c’est toujours très douloureux pour lui. Désormais, son caractère n’est plus simplement indépendant, il l’est extrêmement. Il s’attache très difficilement aux autres, il a même du mal à faire confiance, encore plus à la donner. Il ne faut pas trop s’attacher à lui ou bien, généralement il fuit, pas physiquement mais il peut devenir plus distant. Ça ne signifie pas qu’il ne garde pas contact, mais il ne sert à rien de trop démontrer son attachement sans quoi, il reviendra probablement à une relation plus platonique pendant un moment, sinon à jamais. Les relations de longues durées ne sont pas d’une importance vitale pour lui. Il comprend l’éloignement des autres, comme il pourrait lui-même s’éloigner très vite et très facilement. Vous l’aurez compris, Max n’est pas possessif, assez peu jaloux des autres en tout cas dans les relations sociales.
Cet enracinement dans son manque de confiance envers les autre vient clairement de la trahison de sa sœur, de qui il autorisait l’attachement le plus fort. En définitive, même si ça demanderait une vraie psychanalyse, son comportement doit certainement être lié à la frustration d’avoir été tué par amour, et la peur que ça se reproduise encore. Comment donner pleinement son amour, sans limites ni frontière, quand sa première expérience à conduit à son meurtre ? Et, c’est totalement irrationnel puisque mort, il ne peut plus être tué à nouveau. Pourtant, et paradoxalement, il est très sociable et un brin dragueur … bon peut-être pas qu’un brin. Quoiqu’il en soit, si vous voulez construire un lien d’attache puissant avec lui, il va falloir faire preuve de patience et de subtilité.

Max aime inventer des choses, il aime la mécanique et l’ingénierie, il s’est spécialisé dans ce domaine, par passion mais aussi dans sa volonté d’être indépendant et de ne plus être soumis à la volonté de scientifiques (une illusion). Il se débrouille plutôt bien et c’est un grand créatif. Son imagination est débordante. Toutefois, il a vite pris conscience qu’il sera toujours dépendant des autres. Dans la mort, il est encore à la recherche d’un mécanicien qui pourrait lui simplifier l’existence et lui éviter des désagréments. Une personne en qui il pourrait placer sa confiance (et c’est complexe, dixit plus haut) et/ou une personne dont-il reconnaitrait la compétence. En dehors de cette passion, il trouve du réconfort dans la musique (piano et guitare), mais il joue seul. Jusqu’à présent, il n’a jamais été accompagné par un autre instrument. Il se fiche qu’on l’écoute ou pas, c’est généralement pour lui et uniquement pour lui qu’il joue. Si d’autres y trouve leur bonheur ça n’en est que plus appréciable, mais pas une motivation. Il a joué sur la tombe de sa sœur, pour elle plus que pour lui-même (il le pense en tout cas), depuis la grande révélation ça devient difficile de prendre plaisir à jouer pour les autres. Si on le lui demande, il jouera peut-être … ou pas, rien n’est plus incertain.

Sommaire et résumé de l’histoire

Un peu de métaphysique ? Non.
23+ ans. Max est en train de mourir, il part dans des divagations sur la vie et la mort, sur ce qui les constitue et finalement, il déprime en se résignant à mourir. Il en vient à se demander si l’adage qui veut qu’un futur mort se remémore sa vie avant d’épuiser son dernier souffle est une réalité ou non. Il s’agit là du récit de ses dernières minutes comme vivant.

Le tout début d’une première vie et d’une première mort
0-6 ans. Max et sa sœur naissent et grandissent dans un attachement fraternel inébranlable. Au cours de leurs premières années de vie, ils vivent en osmose avec leurs parents, mais rapidement la sœur de Max développe une forte dépendance à son frère un peu hyperactif. Ce dernier s’épanouie et devient de plus en plus indépendant. C’est un rêveur, un sportif, un casse-cou. A cet âge, Max découvre la vie et la croque à pleine dents dans une naïveté totale, il est au paroxysme de son bonheur personnel. C’est un enfant heureux de vivre, jusqu’à ce qu’il perde son bras droit dans un accident de la route. Tout s’écroule alors et il tombe dans une profonde dépression. Toutefois, son potentiel de bonheur était suffisamment développé pour qu’il remonte la pente, mais il ne sera jamais plus le même enfant. Dans l’intervalle, il est à la fois triste, odieux, irascible, parfois même violent. Son humeur fait des sauts entre passable et exécrable.  

Crise d’adolescence
10+ ans. Max a remonté la pente, il a repris ses activités, il coure, tombe et se blesse à nouveau, mais il a définitivement changé. Ce n’est plus le même enfant, il est plus méfiant et plus sceptique que jamais. Il a muri brutalement et quitté ses pensées d’enfant naïf et dans la Lune. Il n’hésite plus à se bagarrer et il diverge de ce que ses parents prévoyaient initialement pour lui. Il n’est plus un garçon parfait, il se rebelle souvent. Même s’il retrouve un rythme de vie heureux, Max reste accablé par tout ce qu’il ne peut plus faire et ce qu’il a perdu. A l’occasion d’une visite médicale, il fait part de douleur et d’une sensibilité accrue à son médecin de famille. L’oncle Dan, expatrié au Japon pour ses travaux, fait alors son apparition et annonce les prémisses d’un changement de vie radical pour le garçon.

La nouvelle vie et la Mort
10-21 ans. L’oncle Dan revient en Suède pour offrir des livres à son neveu. Il s’avérera qu’il revient en réalité pour l’examiner de plus près. Comme le dit Max, son oncle s’extasie devant ses ECG et ses influx nerveux. Ça commence à le gêner un peu … en fait, beaucoup. Finalement, Dan et Max ont une longue discussion au cours de laquelle, le premier cherche à évaluer l’état psychologique du second. Max apparait comme un enfant certes heureux, plein de caractère (parfois mauvais, parfois casse-pied) et courageux, mais qu’il est aussi rongé par son infirmité à laquelle il a fini par se soumettre. Suite à cette prise de conscience, Dan proposera d’intégrer Max a un programme de prothèses robotiques qui, à l’entendre, révolutionnera sa vie. De fil en aiguille, Max se retrouve catapulté au Japon et fait la connaissance de sa tante et de son nouvel environnement. Il n’est pas vraiment conscient de ce qu’il se passe et se laisse porter par la vague. Toutefois, c’est l’occasion ou jamais de mettre un peu de distance entre sa sœur et lui, de la forcer à vivre sa vie et prendre son indépendance.
Cette phase se divise en deux grandes parties. (i) La partie « mécanique ». En plusieurs années, Max a vu son nouveau bras greffé, ou plutôt installé. Il en garde des marques profondes et de mauvais souvenirs qui le font souffrir rien qu’en y repensant. D’année en année la prothèse devient moins provisoire, plus permanente et performante mais encore expérimentale. De version en version, Max acquière un meilleur contrôle de son bras et une meilleure motricité, il s’épanouit à nouveau et retrouve les passions qu’il avait perdu. Il devient expert dans son maniement avec les années. C’est un long voyage de plus de dix ans. (ii) La partie « développement et évolution personnelle ». Dans un premier temps, il passe de l’enfant à l’adolescent, à cette occasion il découvre d’autres facettes de sa personnalité. Dans les conneries de sa jeunesse, il tentera par exemple de séduire une jeune japonaise en faisant le poirier et en marchant sur les mains pour la première fois de sa vie. Au cours de cette tentative, il manquera de briser totalement son bras mécanique. Avec l’amélioration constante de la prothèse, il reprend le piano (difficilement, mais de mieux en mieux avec l’amélioration de sa motricité) et il apprend enfin à gratter les cordes d’une guitare qui l’attendait sur son socle pendant près de cinq ans. Il se passionne aussi pour la mécanique et tout ce qui touche de près ou de loin à sa prothèse, il veut devenir indépendant. C’est une caractéristique qui le définie totalement. Ce sera d’ailleurs la cause de la plus grosse altercation avec son oncle, devenu professeur depuis. En somme, Max devient progressivement un homme en recherche d’une indépendance irrévocable, plutôt heureux et attiré par tout un tas de choses, d’activités et de … personnes. Sur ce dernier point, son père et son oncle se réuniront par écrans interposés, pour s’assurer que le jeune homme est au courant des « choses de la vie », à son plus grand désespoir. C’est LA discussion « akward » de ses 15-23 ans.
Peu après ses 21 ans, sa sœur décède dans un accident de la route. Max se sent maudit et coupable de l’avoir abandonné. C’est aussi l’occasion de friction avec certains membres éloignés de la famille Jönsson qui le considèrent comme une aberration de la nature et qui préféreraient le voir mort à la place de sa sœur, et avec d’autres Jönsson soudainement intéressés par son statut d’héritier unique. Il s’enfuit de cette réception morbide pour retourner sur la tombe de sa sœur. Il est rejoint par son père qui lui permet d’accepter la mort de sa cadette et de débuter son deuil.

Dans la mort on se retrouve ... (ou pas)
21-23 ans (mort). Max retourne au Japon et retrouve progressivement un rythme de vie normal. Ça lui prend du temps, mais il fait son deuil, se pardonne la mort de sa sœur (même s’il n’est coupable de rien) et retrouve progressivement goût à la vie. A la date fatidique de sa mort, il est en couple depuis quelques mois, un exploit pour lui. C’est une relation sans attache forte, ni fusionnelle et ça lui plait. Un matin, il part au labo de son oncle, dans lequel il est interne et se lamente sur les bidouillages que les doctorants pratiqueront sur son bras toute l’après-midi … Au détour d’un petit chemin universitaire, il est attaqué par un activiste qui refuse l’augmentation humaine. Ce dernier voit sa prothèse et lui tire dessus, mais la balle l’érafle uniquement au flan. La cause de sa mort viendra plus tard alors qu’il est trop faible pour fuir. Un vampire plantera ses crocs dans son cou quelques dizaine de minutes après son agression … Max perd la vie peu de temps après.
Arrivé dans l’au-delà, à l’agence Azazel, il suit le processus habituel. Puis, il percute un nécromancien, qui le prend sous son aile et lui fait boire une potion en prévention, pour qu’il garde des canines en bonne santé. Il lui propose aussi de le débarrasser de son bras en métal, mais Max refuse, pour l’instant. Il réglera d’ailleurs les problèmes techniques de son bras (non fonctionnel à sa mort) dans ce laps de temps. Trois fois rien, mais un trois fois rien qu’il lui a fallu régler. Plus tard encore, il tombera sur le vampire responsable de sa mort et sa sœur. Le vampire s’éclipsera vite quand la sœur de Max lui avouera à demi-mots qu’elle a commandité sa mort. Max explose littéralement et il s’en suit une dispute monumentale (enfin un monologue monumental …). Il lui dit qu’elle l’a tué, qu’elle l’a trahi et arraché à sa vie, qu’il était heureux vivant, que ce n’est qu’une égoïste, qu’il ne veut plus la revoir, ni lui parler. Pourtant, elle continuera à chercher à le contacter par tous les moyens.
Max finit par se résoudre qu’il n’obtiendra pas justice, et profite de contacts avec le vampire responsable de sa transformation pour se former sur le tas. Il lui est finalement d’une grande aide. Les deux vampires se tolèrent et se rencontrent, pourtant ils ne se font pas confiance. Ça satisfait Max, pour l’instant. De toute façon, il n’est plus en condition de s’attacher, puisque la personne qui lui était la plus proche l’a trahi et choisi de le tuer car trop dépendante de sa personne. Il ne veut plus se retrouver dans une telle situation.
Max est mort depuis quelques mois, il est encore en phase « d’acceptation » et d’adaptation. Il retombe progressivement sur ses pieds et retrouve petit à petit un peu de sa joie de vivre, dans la mort, comme il l’avait fait après la perte de son bras. Sauf qu’ici, ce n’est plus son bras mais la vie qu’il a perdu.

derrière l'écran
 
PRÉNOM/surnom : Bah Max, c’est bien, non ? :p
AGE : Quelle curiosité :p … Plus de 20 et moins de 30 quelque chose dans ces eaux-là
Comment t'es arrivé sur PaB ? C’est une coïncidence, je cherchais un forum avec un contexte similaire et, oh miracle, je suis tombé sur PaB. L’activité du forum et ses membres ont fini de me convaincre.
Le smiley que tu préfères ici ? Sans aucune hésitation, :for:
Tes mangas préférés ? Fullmetal Alchemist (my best, my bud’, my love …), Higashi No Eden, Suzumiya Haruhi No Yuutsu, Code Geass, …



Max J. Jönsson
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Terminé #2le 28.12.18 0:26

Un peu de métaphysique ? Non.


La mort est un phénomène naturel et physiologique relativement bien connu qui est identique pour chacun des individus de ce monde. Elle consiste en une cessation immédiate ou progressive de la vie d’un être vivant et de chaque propriété caractéristique de la vie entrainant sa destruction totale. Pourtant, ce n’est que la théorie, culturellement c’est une autre paire de manches. D’un bout à l’autre du monde, la conceptualisation de la mort change, les notions de vie avant ou après la mort, de réincarnation, de départ pour un monde meilleur, de Paradis et d’Enfer, tout cela n’est qu’une construction humaine qui tend à nous conforter dans le voyage. Certains diront qu’ils ont peur de mourir, d’autres de ne plus vivre, et d’autres encore n’auront pas peur de mourir mais de souffrir. Personne n’en a réellement la preuve, puisque personne ne peut vraiment en témoigner avec ou sans certitudes, mais il est commun de croire qu’à l’instant de la mort votre vie défile devant vos yeux, vous offrant ainsi la possibilité de votre rétrospective, de vous réconforter dans vos réussites ou encore de vous emplir du regret de vos échecs et actes manqués

Je ne me suis jamais vraiment posé ces questions, je pensais avoir mieux à faire. J’étais peut-être trop superficiel pour m’interroger réellement ou pour me préparer. Animé d’un sentiment d’invincibilité, j’étais persuadé d’avoir toute la fougue de ma vie devant moi et mon vieux temps pour m’en préoccuper, plus tard. Au final, le couperet est tombé plus rapidement que prévu et il me faut faire ma révérence. J’étais peut-être trop fou, trop préoccupé par mes travaux, trop attaché à la vie, à la vivre, à la croqué avec tous ses plaisirs. Peut-être trop futile, trop léger, trop … bête, et finalement pas assez conscient de la fragilité de ma vie, quelle ironie quand on meurt deux fois. A l’orée de ma mort, contre ce mur banal et froid, alors que ma vie comme mon sang me quittent, que chacun de ces foutus organes, qui ont survécu à de bien pire traumatismes et débauches, cessent de fonctionner les uns après les autres, je réalise que tout est fini. Est-ce que je regrette de ne pas avoir assez croqué avant d’être croqué ? Non certainement pas. Mon caractère parfois dédaigneux, ma susceptibilité de petit con, mes coups de colère, mes amours, mes passions, mes échecs ? Pas vraiment, non plus. D’être parti ce matin, sans avoir attendu le petit-déjeuner, de ne pas l’avoir remercié pour cette énième nuit, sans laisser de chance à ces lendemains qu’elle espérait tant de moi ? Jusque-là, jamais vraiment, elle en était consciente quand elle est entrée dans ma vie, ou sur son pallier en tout cas. Je ne lui ai pas menti, jamais. J’ai trop de fierté pour ne plus assumer mes choix. Est-ce qu’elle serait triste de ne plus me voir le soir, ou bien que je n’ai plus l’occasion de continuer à ne pas remarquer qu’elle m’apporte un café chaud tous les matins, parce que je ne peux rien boire d’autre avant 10 h ? Probablement. Jusque-là, mes aventures ont presque toujours été courtes, et la rupture c’est systématiquement produit dans une incompréhension commune, si je ne pars pas avant la rupture. Quand leur colère est sincère, je dirais que ça m’arrange presque. J’aime passionnément, avec tendresse, avec fougue parfois, mais j’ai du mal à m’attacher. Pour autant je remarque toujours les petites attentions –mais je nie les avoir remarquées–, les caresses à l’aube, le café brulant sur la table froide de mon bureau, j’en profite et les déguste sur l’instant. Si je les garde trop, elles auront le même goût amer de sa dépendance, et je refuse de voir quiconque arrêter de vivre pour s’attacher à ma stupide et –je le découvre à l’instant– frêle existence. Ça m’est déjà arrivé, et je décidais à l’époque que ça ne m’arrive plus, ni à moi, ni aux autres. Après tout, on nait seul –même dans mon cas– et on meurt seul. Enfin, … je crois.

J’ai aimé vivre, c’est une aventure exaltante pleine de retournements et d’ivresse, peut-être encore plus quand on nous offre une seconde chance. Au final, je n’ai qu’un seul regret, et c’est de mourir, renonçant si facilement à tout ça.

Je réalise à l’instant que mourir maintenant m’emmerde profondément et je me débats vainement, l’espace d’une seconde. Je ne comprends même pas ce qu’il m’arrive, mais j’ai encore assez de lucidité pour jeter un coup d’œil à ma carcasse métallique. Rutilante, folle d’une profonde complexité, je crois que j’ai fini par vraiment l’aimer cette partie de ce que je suis. Elle m’a longtemps passionné et même maintenant, elle continue à faire vibrer ce quelque chose que je ne sais expliquer. Pourtant, au niveau du poignet, presque indistinctement, une diode rouge clignote, l’influx n’est plus suffisant pour assurer une bonne motricité. Ma belle, tu ne peux plus m’aider pour l’instant. C’est là, finalement frustré et tétanisé par la peur de ne plus vivre que je me résigne à mourir. Il est temps de confirmer le mythe … La vie d’un mort en devenir défile-t-elle devant ses yeux dans l’attente de sa délivrance ?




Le tout début d’une première vie et d’une première mort

La famille Jönsson est simplement composée de mes parents, de ma sœur et moi-même. Tous les deux, on nous appelait souvent les trouble-fêtes, puisque nous avons eu la merveilleuse idée de venir au monde un jour du mois de juin, plus particulièrement le 21, à 23h22 précisément pour moi et quelques minutes plus tard pour ma sœur. C’est dire à quel point le solstice fut long pour mes parents. J’oublie de préciser, que le 21 juin, c’est aussi l’anniversaire de ma tante, une vraie mégère … elle n’a pas apprécié. Je suis donc l’ainée, enfin c’est ce que mon père me disait toujours, sous les mi-railleries, mi-remontrances de ma mère. Pour être honnête, je n’ai jamais vraiment eu l’impression d’être le grand frère de ma sœur. Dans notre tendre enfance, et même pendant une grande partie de notre vie, nous étions inséparables. La plupart du temps, on nous berçait puis on nous couchait ensemble et il n’était pas rare que nous finissions avec la main de l’autre sur le visage, sans que ça semble nous déranger outre mesure. Il s’agit là de propos rapportés sur la base de photos archivées et classées confidentielles —ne cherchez pas, c’est une perte de temps. Lorsque l’un avait son biberon en premier l’autre l’observait avec une impatience notable, mais sans pleurs, comme s’il y avait une entente tacite entre nous. Nos jeux étaient partagés et les premières années, il était rare de nous voir jouer chacun de notre côté. Nous avons fait nos premiers pas ensemble, et énoncé nos premiers mots à la cantonade. Ce fut « mamma » pour ma sœur et « dad-a » pour moi (en bon imitateur), là-encore comme pour ne pas faire de jaloux. Notre période ours, notre période course après le chien ou le chat et même notre période de mâchouillage de cubes de construction se sont systématiquement produites au même temps, et nos parents comme nous-même nous satisfaisions pleinement de cette dynamique.

Je l’admets. Je suis le méchant de l’histoire, celui qui s’est détaché le premier. J’avais un amour fraternel et quasi-total pour ma sœur, mais je dois admettre qu’elle me bat à plat de couture sur l’aspect « total » de cet amour. Je me suis rapidement désintéressé de nos jeux en duo pour me mêler à la foule ou bien pour grimper sur le tabouret de ma mère et l’imiter en tapant frénétiquement sur ces belles touches blanches et noires en dodelinant de gauche à droite. J’étais certain de bien faire, mais mon rythme tenait plus du vacarme que de la symphonie. Je pense que j’ai dû faire plus de dégâts à ce piano en quelques mois qu’en toute une vie. Au départ, mes parents ne m’ont pas empêché, ils pensaient bon de laisser mon esprit créatif (quelle blague) s’exprimer, jusqu’à ce que mon père développe des migraines effroyables. A partir de ce moment, ma mère me faisait grimper sur ses genoux de mélomane et guidait mes doigts pour former une mélodie intelligible, elle menait tellement la danse que je pouvais lever des yeux aimants vers son visage. C’était notre petit moment quotidien.

D’après mes proches, il est presque certain que j’étais un enfant hyperactif, les seuls moments où je tenais en place se limitaient aux séances de musique, d’éducation, aux punitions (régulières), et aux heures de sommeil et de câlins. A vrai dire, il suffisait de me caresser le dos pour que je cesse de gigoter et tombe progressivement dans un sommeil paisible. J’ai un peu honte de l’avouer, mais c'est encore le cas, même adulte. Je n’oublierai pas de mentionner que dans mes moments de calme, ma petite sœur se jetait littéralement sur mes épaules, moi assis et elle la tête sur le haut de mon crâne, soufflant sur mon naissant « épi de maïs », plus communément appelé « l’antenne ». C’était facile pour elle, à cette époque, elle était un peu plus grande que moi et j’étais déjà susceptible à ce sujet. Autrement, je ne tenais pas en place, toujours à jouer, à rouler, à tomber et à me faire mal. A en croire ma mère, j’ai ironiquement développé mon agilité à pianoter sur le clavier de son piano plus rapidement que mon équilibre général, si bien que j’ai rapidement joué des petites comptines simples avant même de pouvoir toucher les pédales. Plus honnêtement, ce n’était que moyennement écoutable, mais déjà remarquable pour mon âge. Mon amour pour la musique n’a jamais cessé que durant les années sombres de ma courte vie.

Ma vie s’en est allée sur ce rythme. Jouer à la balle avec mon père, de la musique et des chansons avec ma mère, des leçons avec mes parents qui fondaient bien trop d’espoirs dans nos petites bouilles, des dessins d’inventions farfelues le soir qui hantaient ensuite ma nuit. Pendant toutes cette période, même si ma sœur a toujours joué le point d’orgue de notre monde, je suis progressivement passé du « notre » au mien, avec ses petites particularités farfelues et ses amitiés éternelles. Je n’étais qu’un jeune enfant et je ne voyais pas l’attachement de ma sœur, là où mon indépendance grandissait. Je ne l’ai jamais repoussée, ni quand elle me prenait par la main sur le trottoir, ni quand elle venait me voir au parc, j’étais prêt à lâcher ma balle pour faire des pâtés de sable, ni le soir quand elle sortait parfois de son lit pour venir dans le mien. Il y avait toujours cette relation fraternelle et même fusionnelle, qui nous permettait d’accepter les défauts de l’autre sans broncher.

A cette époque ma vie me semblait parfaite, j’avais tout le soutien et toute l’attention qu’un petit garçon peut espérer, des passions, des envies assouvies et inassouvies, des amis pour faire des bêtises, des amours éphémères souvent idiots et de folles idées pour le futur. J’étais un enfant agité, fougueux, gentil, sociable, boudeur, grincheux, rêveur, trop rêveur, casse-cou et souvent cassé, charmant et charmeur avec un sourire ravageur (toujours d’après les archives), pas possessif sauf pour ce qui m’importait vraiment. Je voulais devenir mécanicien, inventeur, pompier, astronaute, pianiste, joueur de foot (à cause de mon père, un vrai fan) … autant dire que mes futures journées ne comptaient déjà pas assez d’heures. Pour faire simple, j’étais un petit garçon sincèrement et incroyablement heureux, jamais de mauvaise humeur —ou pas bien longtemps—, plein de vie.

***

Le fracas. Une route un peu trop givrée et un chauffard ont suffi à briser le conte de fée de mon existence. Il en faut parfois peu pour tout bouleverser. La taule s’est pliée et l’un des moteurs a pris feu, faisant roussir la belle peinture bleue marine de l’auto et grimper la température dans la voiture. Je me souviens encore de la voix de mon père.

« Tout le monde va bien ? Oh mon dieu, tout le monde va bien ? Chérie ! » Il l’a secoué un peu pour qu’elle se réveille. Elle s’est réveillée. Ma sœur pleurait, j’étais terrifié, enfin je crois … Tout était flou autour de moi, ma mère s’est retournée vers nous, une large coulure rouge sanguine en travers du visage, du haut du front jusqu’au bas du menton. Je voulais pleurer, et j’ai peut-être pleuré, je ne sais plus vraiment.
« Tout va bien ? » a hurlé mon père, ses mains crispées sur le volant. Ma mère a tenté de calmer sa fille, sans grand succès, puis s’est tournée vers moi en gémissant, j’étais dans son dos, ce qui n’arrangeait rien. Elle s’est presque statufiée. Elle a eu un haut le coeur évident avant d’hurler mon nom à son tour.
« Max ! Répond ! »
— Max ! Répond à ta mère. » Il y avait des suppliques dans le timbre de la voix de mon père.
Tout est soudain devenu plus sombre, ma tête a basculé sur le côté, seuls les pleurs de ma sœur et les cris de ma mère et de mon père me parvenaient, le vacarme à l’extérieur sombrait petit à petit dans le vide. J’étais trop jeune pour réaliser, probablement trop en état de choc pour souffrir. Ma porte s’est ouverte, puis est tombée, je sentais encore la chaleur des mains de ma mère sur ma joue, intense mais humide, un peu visqueuse.
« Max ! Réveille-toi … » a-t-elle hurlé, puis supplié à nouveau dans des murmures larmoyants. « S’il te plait, ne nous laisse pas. Calme-toi ma puce, tout va s’arranger. Max, mon petit … » Elle m’a donné quelques gifles pour me revigorer, mais j’étais tétanisé et mes sens sombraient peu à peu dans l’inconscience. Le corps a ses propres mécanismes de défense, il valait probablement mieux sombrer que souffrir au point d’en mourir. J’entendais vaguement ses suppliques hurlantes à mon père, par-dessus les cris assourdissant de l’autre conducteur. « Sven, appelle une ambulance. Appelle une ambulance tout de suite. » a-t-elle dit.
Le conducteur s’est approché d’elle, et s’est excusé la voix tremblante. La jeune femme s’est relevée le visage plein de sang et de larmes. Il lui a touché l’épaule, probablement le geste de trop. Elle l’a giflé avec une violence qu’aucun de nous ne lui connaissait, avant de le secouer et de hurler sur lui en suédois, dans des mots que même conscient, je n’aurais pas compris. En réponse, le chauffard se montrait de plus en plus violent, mais vit son nez et probablement sa mâchoire brisés par le point de mon père qui lui jurait une mort douloureuse s’il osait ne serait-ce hausser le ton. Le reste s’est passé après mon blackout total et ne sera donc pas relaté ici. Je n’ai jamais revu le conducteur de l’autre voiture et je ne sais pas ce qu’il est devenu.

Ce jour-là, notre univers s’est fracturé. A la détresse s’est substituée l’inquiétude et la peine, jusqu’à un matin glaciale qui me picotait le bas des jambes. J’ai frissonné et à nouveau senti la chaleur de ses mains et l’humidité de ses larmes. Quatre semaines et demi de vide et d’inexistence venait de glisser entre mes doigts. En revenant progressivement à un état de conscience, je paniquais. Ma gorge était obstruée et j’avais mal, tellement mal. J’ai serré mes bras faibles autour de sa taille. On m’a administré un calmant puissant et je me suis rendormi. Je n’avais pas encore réalisé.
Quelques heures plus tard, le monde reprenait des couleurs. Mes yeux se sont d’abord ouverts sur la bouille de ma sœur qui se cachait derrière les jambes de mon père, puis sur le sien. Il avait un regard plus intense encore qu’à mon premier but, mais il y avait un malaise. Et finalement ceux de ma mère, ils brillaient dans un sentiment de joie mitigé. J’ai tenté de leur faire mon sourire ravageur, j’en avais vraiment envi, mais pas encore la force. Leur attente se terminait et la fracture dans notre monde cicatrisait finalement. Deux médecins, une femme et un homme, ainsi qu’un infirmier sont entrés pour discuter avec mes parents. Mon attention était focalisée sur le goutte-à-goutte, j’étais comme hypnotisé. Ma sœur a grimpé sur le lit et s’est blottie contre moi avec timidité, avant que l’infirmier ne la soulève pour la reposer à terre. Elle n’était pas contente et grognait contre l’homme. J’ai laissé ma tête pencher en arrière pendant un moment, elle continuait à tourner un peu. Machinalement j’ai tenté de me gratter le bras de ma main, mais je butais sur du vide puis sur mes côtes encore douloureuses. Je me trouvais bête et retentais une ou deux fois, avant de paniquer à nouveau. Je revenais brutalement à la réalité en me levant sur le matelas, crispé et plein d’adrénaline. Je tentais à nouveau de toucher mon bras et ne trouvais là que mes côtes. J’ai tourné la tête vers la droite, apeuré, et j’ai crié, j’ai hurlé … Je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Visiblement les médecins ne s’y attendait pas, j’ai eu le temps de commencer à pleurer, d’arracher ma perfusion en tombant, de saigner, de pleurer plus, de hurler et de sauter presque dans leurs bras, mais l’infirmier m’en a empêché. Il m’a recouché avec force et ils m’ont administré une deuxième dose. Je me rendormais en larme, le visage déformé par la peur.

La fracture cicatrisée dans mon monde se rouvrait douloureusement et ma vie de jeune enfant heureux et futile s’achevait. Je venais de perdre mon bras droit, il ne restait plus que du vide et un bandage en lieu et place de ce bras. Les semaines suivantes, je pense que j’ai sombré dans une forme de léthargie agressive. J’ai beaucoup pleuré, j’en voulais au monde entier. J’étais soit absent, soit exécrable, parfois violent, triste tout le temps. De retour à la maison, rien a vraiment changé, je ne faisais plus rien, je restais dans mon lit ou sur un fauteuil, le regard dans le vide. On me demandait parfois à quoi je pensais, je ne répondais pas, à vrai dire je ne pensais à rien d’autre qu’à tout ce que je ne pouvais plus faire. J’avais grandi, subitement et mal. J’étais plus mature que jamais mais plein de peine et d’une souffrance muette. Il me suffisait de passer devant un miroir pour entrer dans une rage incontrôlable ou fondre en larme pour des heures, jusqu’à m’effondrer de fatigue dans mon lit. Et quand la crise passait et que je commençais à m’endormir, ma sœur ou ma mère venaient me couvrir avec ma couverture fétiche. J’étais trop plein de peine, de rage et de colère pour le constater (même si j’avais muri subitement face à l’épreuve, je restais aussi un enfant), mais dans le soutien que ma soeur m’apportait, elle devenait toujours plus dépendante de moi et même de souffrances qui n’appartenaient qu’à moi.

Heureusement, ça n’a duré « que » quelques mois. Petit à petit, je me suis adapté, j’ai recommencé à vivre, à courir, à jouer, à tomber, à me blesser. Je comblais ma plus faible mobilité par une passion dévorante pour les livres d’images, si bien que j’ai vite appris à déchiffrer les mots qui les accompagnaient, pour finalement passer à des livres moins imagés. La force du désespoir, peut-être ? Malgré tout, le soir dans mon lit, quand le brouhaha du jour laissait place au silence de la nuit et que j’étais seul, un oreiller sous le flanc pour compenser le manque, je finissais presque toujours par m’endormir les yeux humides.

Avec les années, j’ai retrouvé un peu de ma joie de vivre naturelle. Je retrouvais aussi mon légendaire sourire ravageur qui me valait quelques bisous. J’ai trouvé de nouveaux amis et de nouvelles amies, les anciens se sont envolés avec mon bras pour la plupart. Dès lors, j’ai maintenu un peu de distance avec les nouveaux. Ce nouveau trait de caractère s’est peu à peu immiscé dans mon code. J’étais méfiant, un peu plus sceptique, même cynique par moment.

« Pourquoi tu ne vas pas jouer dehors ? m’a demandé ma mère. Il fait un superbe soleil, et ils t’attendent. » Elle s’est agenouillée, j’ai passé mon bras dans son dos avant de lui faire un bisou sur la joue. Elle m’a rendu mon sourire et mon bisou, comme à chacune de mes marques d’affection. « Aller file, petit tigre » conclut-elle, mais je ne bougeais pas.
« Non, je suis sorti ce matin, je vais me reposer un peu, plutôt.
— Ils vont être triste.
— Pas autant que moi si je perds une jambe et qu’ils ne reviennent plus. »

Elle ne s’avait pas quoi me répondre, et je n’attendais pas de réponses. Ce jour-là, je sais qu’elle a pleuré un long moment. J’ai appris durement et trop tôt que parfois, il vaut mieux pleurer un bon coup et passer à autre chose. Quelques heures plus tard, je l’ai rejointe dans sa chambre, mon père était là lui aussi. Je me suis blotti dans leur bras, je me suis excusé, je leur ai dit que je les aimais, et nous sommes passés à autre chose. Je pense que c’est à ce moment qu’ils ont enfin compris que j’avais sensiblement changé et que ça n’avait aucune forme d’importance.




Crise d'adolescence

Un peu plus de quatre années sont passées depuis l’accident. J’ai dix ans et je suis désormais gaucher. J’ai retrouvé une bonne motricité grâce à l’agitation de mon enfance, j’ai même réussi à me démettre l’épaule gauche il y a un an. Mon médecin m’a enguirlandé. Mes parents m’ont enguirlandé. Je leur ai rétorqué que je m’étais bien amusé malgré tout, mais que je ferais plus attention la prochaine fois. J’ai menti, mais par chance rien de grave ne m’est arrivé par la suite. J’ai bien grandi, je suis maintenant plus grand que ma sœur, ce qui ravive mon estime et je n’hésite pas à le rappeler.

Comme chaque année, c’est l’heure de ma visite biannuelle. Manque de pot, aujourd’hui je suis un peu fiévreux, ça risque d’être long. Je m’installe sur mon siège attitré, entre celui de mon père et celui de ma mère. Comme depuis les dernières visites, ils sont bien plus inquiets que je ne le suis. Je me suis adapté à mon handicap, eux moins. Le médecin entre, je lui fais mon plus beau sourire et il me lance un genre de sucette allongée sur son bâton que je m’empresse de déballer. Je ne sais pas où il trouve ces trucs, mais on n’a rien de tel en Suède. Je suis sûr qu’il en embarque plein dans ses bagages quand il voyage et prie pour passer la douane.

« Alors monsieur et madame Jönsson, comment se passe cette année ? »

S’en suit le rapport habituel, que le Dr Enderson, Doc Ed comme je l’appelle, me demande de compléter. Je lui réponds que tout va bien. Il me demande si l’une de mes bidouilles ont pris feu ou ont explosé récemment. Je lui réponds que non, que j’ai finalement saisi le problème, que je ne suis qu’un crétin et que ceci explique la petite cicatrice sur mon bras gauche. Ma mère a rétorqué vivement que c’était grave. Je l’ai regardé avec un air plein d’excuses, je sais bien pourquoi elle est en colère à ce point. Mon père, quant à lui, a frotté mon cuir puis a resserré le nœud de ma natte. Dans le fond, même s’il ne le disait pas, il était d’une humeur toujours optimale depuis que j’étais sorti de ma « phase sombre », d’autant plus que je suivais ses pas, en m’intéressant à l’ingénierie, enfin à « la bidouille ».

« Donc tout va pour le mieux ? »
— Ho ça oui, Doc, ai-je répondu, les joues rouges. »

Il a soupiré un peu, puis il m’a conduit dans une petite salle pour les tests habituels. Prise de sang pour commencer, puis la tension, et vient finalement le stéthoscope froid comme un glaçon surgelé (c’est dire). Il s’éclipse un moment puis revient à la charge et me demande de me déshabiller pour me mesurer en pestant à plusieurs reprises que je ne devais pas tourner la tête pour voir le résultat, ni me grandir artificiellement. Il me pèse, m’examine sous toutes les coutures, puis finit par mon épaule, ou plutôt ce qu’il en reste.

« Tu as repris le sport, Max ?
— Oui.
— Ca se voit, mon gaillard.
— Ha ? Dis-je, fier comme un paon.
— Oui, dit-il en tapant mon ventre du revers de sa main, et aussi à cause des égratignures sur les genoux. » De nouveau assis sur la table, j’agite un peu les pieds. « Tu as de la fièvre, ton poule et ton rythme cardiaque sont un peu élevés, mon garçon.
— Je sais.
— Et donc ?
— Vous savez, Doc, j’ai un père. » Il me regarde avec un œil sévère. « OK … OK … J’ai fait la course hier, sans mon manteau ni mon écharpe et il faisait froid. J’ai pris froid. Je suis tombé, je me suis égratigné les genoux. J’ai caché mon pantalon ruiné au fond de mon armoire et je suis descendu pour le repas. Mais rien de grave, j’ai demandé une aspirine et je me suis couché tôt.
— C’est bien, ils sont au courant ?
— Pour la fièvre ? Oui. Pour la course ? Non.
— Et les bleus ?
— Ce salaud de Rufus a commencé à dire qu’elle était amoureuse de moi parce qu’elle s’inquiétait pour mes genoux, et que c’est sale.
— Et alors, elle était amoureuse ?
— Elle, c’était ma sœur !
— Ho …
— Donc je lui ai cassé la gueule à cet enfoiré. J’ai pris quelques coups dans la bagarre, je suis infirme Doc … mais lui aussi … » Dis-je, le regard fier et un poil mauvais, auquel il a rétorqué en m’arrachant ma confiserie de la bouche. « Héé !
— Maximilliam Jesper Jönson !
— Quoi ? Il aura quelques bleus lui aussi, il s’est mordu la lèvre, et il l’ouvrira moins. C’est tout.
— Sûr ?
— J’ai un père, Doc.
— Il est au courant ?
— Non. »

A vrai dire, il m’a regardé sévèrement encore un moment puis, il a examiné ma gorge et m’a fait une piqûre. J’en avais tellement l’habitude que je n’y faisais plus attention … du tout. Il m’a demandé de me rhabiller, en faisant l’une de ses blagues paillardes habituelles. Finalement, il s’apprêtait à partir quand je l’ai interpellé.

« C’est normal que je le sente parfois ?
— Quoi donc ? La bêtise adolescente qui te touche précocement ? Des petits désagrément le matin ? Hmm ? On a donc toujours un père, Maximilliam ? Hmm. On n’a besoin de parler de ses petits problèmes d’homme au Doc ?
— Non, c’est bon, je sais tout ce que j’ai à savoir à ce sujet. Et oui, Doc, j’ai un père pour ça aussi. Non, mon bras … des fois, je …
— On en a déjà parlé, ça s’appelle le ‘membre fantôme’, on va régler ça, Maximilliam, mais ça prendra du temps.
— Non.
— Malheureusement, si.
— Non, des fois ça me lance, mais pas comme s’il était là, ça me fait juste vraiment mal. Vous m’avez dit, il y a deux ans que ça se désensi-machin avec le temps, mais ça me fait toujours mal … presque tous les soirs, pas juste quand il fait froid dehors. » Il s’est rapproché et a commencé à m’examiner de plus près, puis à pincer et piquer la zone. Si bien, que je j’ai fini par repousser son bras, les dents serrées, des larmes plein les yeux. Ça faisait bien longtemps que je ne me montrais plus douillet. La douleur, je savais ce que c’est, et j’avais tendance à la minimiser, beaucoup, par fierté et par bêtise.
« Tu leur en as parlé de tout ça.
— Vous faites trop dans la psychanalyse, Doc. » Son regard sévère me replaçait dans mon corps d’enfant de six ans et quelques, impressionné et incapable de s’exprimer pleinement. « Non.
— Donc, si je résume, ils savent plus ou moins pour la fièvre, pas pour la course dans la neige et sous la neige, en tee-shirt, j’en suis presque certain. » Je levais les yeux en me pinçant les lèvres, il est doué celui-là, puis je les baissais à nouveau, coupable jusqu’au bout des ongles. « Ils ne savent pas que tu as mal, tous les jours. Et, je passe sur la bagarre, mais tu sais ce qu’il se serait passé, si ce crétin avait visé. » Je baissais encore un peu plus les yeux, accablé par sa clairvoyance. « Parce qu’il a visé ? C’était avant ou après qu’il se morde la lèvre ?
— A-avant. » Je prenais conscience des risques, et j’avais honte, lui était furieux.
« Et ?
— Et quoi ? J’ai hurlé à la mort, j’en ai pleuré tellement ça faisait mal. Et c’est là que je lui ai remis mon poing dans la tronche, en pleine mâchoire. Ensuite, je suis tombé lourdement le sol, l’épaule contre la neige. C’est là, qu… qu’il a … euh, enfin qu’il a saigné. Il m’a fallu un bon quart d’heure pour arrêter de pleurer et un de plus pour me relever.
— Et ta sœur.
— Je lui ai dit de partir.
— Elle est partie ?
— Non. » Encore ce regard. « Alors je l’ai forcé, je lui ai crié dessus jusqu’à ce qu’elle parte, qu’elle me laisse seul avec mes problèmes, qu’elle me fiche la paix. Elle est partie. Le soir, je me suis excusé mais elle ne m’en voulait pas, comme à chaque fois, comme toujours. » Cette fois j’avais la rage, mais pas à cause de la douleur, juste parce que je m’étais comporté comme Rufus, comme un salaud.
« OK. On va calmer le jeu, mon garçon, et tout de suite.
— Oui.
— Plus de courses sous la neige.
— Oui.
— Plus de bagarres.
— Oui.
— Même avec ce crétin de Rufus.
— Mais … Oui.
— Et plus de mensonges.
— Oui, aie-je finalement murmuré.
— Rhabille-toi, et rejoins-nous dans mon bureau.
— C’est si important que ça ?
— De te rhabiller ? Oui, à moins que tu cherches t’exhiber devant mes infirmières, Johnny.
— Arrh, non. Mon bras, c’est grave ? »

Il a refusé de me répondre et m’a laissé avec mes doutes. J’avais vraiment fait une grosse connerie, ça faisait partie de notre accord. Je lui disais la vérité sur tout, et lui il ne me laissait jamais dans l’inconnu comme il venait de le faire. Après qu’il soit parti, j’ai trainé, je n’avais plus du tout envie de les rejoindre. J’ai volontairement mis plus de temps que d’habitude à reboutonner ma chemise, puis j’ai fait les cent pas, débraillé comme jamais. Je savais déjà de quoi ils allaient parler. Le Doc chercherait à faire passer la pilule à mes parents, ma mère s’inquiéterait terriblement de mes dérives, mais elle ne me punirait pas. En réponse au Doc, ma mère s’inquiéterait et mon père froncerait les sourcils à l’idée que son fils puisse être idiot au point de courir sous la neige en tee-shirt, mais il jubilerait intérieurement à l’idée que je sois tout de même en mesure de fracasser le fils Diggens (i.e. ce « p’tit con »). Il afficherait son regard désapprobateur de façade et irait de son : « Vous allez voir M. Enderson, de retour à la maison, il va m’entendre. » De retour à la maison, il me convoquerait dans son bureau, il me regardera avec ses gros yeux, qui se transformeront en un sourire vainqueur, suivi d’un « Bien joué, mon champion. Ne recommence plus jamais [clin d’oeil], c’est très mal de frapper les autres enfant, même pour défendre ton honneur [re-clin d’oeil]. »

Je m’approche de la porte à pas de chat, ils se disputent déjà. J’attends donc encore un petit moment pour faire de l’espionnage, je ne peux que mieux m’en sortir si je connais les chefs d’accusation. Et c’est là que j’ai entendu sa voix, ça fait tellement longtemps qu’il est parti. J’ai surgi dans la pièce et je l’ai cherché du regard, en vain.
« Où il est, pourquoi il se cache ! » Je pétillais d’excitation. Je me suis approché du bureau en sautillant et le Doc a pointé son écran du doigt, j’ai vite fait le tour pour voir. C’était bien lui, j’étais un peu déçu de ne pas le voir en vrai, mais peu importe, j’avais le sourire jusqu’au bout des lèvres. Adieu la fièvre. « Oncle Dannn-, comment ça va ? T’as plus de lunettes ? Ils sont où mes livres ? T’as pas pris un peu de poids ? Faut arrêter les sushis ! Haha ! Tu reviens nous voir bientôt ? » Il ne me répondait pas, il agitait juste les mains en l’air en signe de reddition. « Qu’est qu’il y a, t’as perdu ta langue ? Tu parles plus suédois ? Do you speak english, tho  ? » Toujours rien. « Vous n’avez pas le haut débit, Doc ?
— Laisse-lui le temps de répondre.
— Ha.
— Ça va. Si, mais pas à l’instant. Ils arriveront la semaine prochaine. Insolant, non ! Et jamais. Alors, vous en pensez quoi ? Ça vous intéresse ?
— C’est une lourde décision à prendre Dan.
— Et une chance, mon frère. Une vraie chance. Elle ne se représentera peut-être jamais.
— Je ne sais pas, Dan. C’est …
— Quoi ? Quoi ? » Dis-je, frustré de ne pas savoir et d’être mis de côté, alors qu’ils parlaient de moi et qu’ils me prenaient tous pour un idiot. Je ne suis pas idiot et je n’aime pas ça.
« On va y penser, Dan. Merci pour ton aide.
— C’est normal, c’est fait pour ça la famille. Et c’est l’âge parfait, d’autant plus si ce dont on a discuté se vérifie. On aurait même pu intervenir l’année dernière, si j’avais su. » Il jette un regard dans ma direction, et se détourne vers mes parents et mon père plus particulièrement. « Je te rappelle demain, j’aurais besoin que tu me prépares deux ou trois choses. » Il se retourne à nouveau vers moi, et arbore son regard le plus sévère. « Je t’apporte tes livres la semaine prochaine. Plus de sorties sous la neige en tee-shirt ou je les jette au feu. Compris ?
— Euh … oui ? Oyazumi ?
— Cet accent … tu fais si précieux, Max. »

Max J. Jönsson
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Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... Empty × Age de la mort : 23 Masculin
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Terminé #3le 28.12.18 0:27

La nouvelle vie et la Mort


La suite c’est passé assez vite, et je me suis fait entrainer sans vraiment trop comprendre. Avant son retour, je ne comprenais pas pourquoi l’oncle Dan était parti au Japon. De même, je ne saisissais pas vraiment ce qu’il y faisait. Pour l’instant, il est chercheur associé à l’université de Tokyo dans une équipe qui travaille sur je ne sais vraiment quoi. Les premiers jours, on a surtout discuté et joué, je lui ai montré mes dessins, il les a corrigés, c’est un pointilleux. Les jours suivants, il passait son temps à me mesurer et à m’examiner comme le faisait le Doc, il m’a fait hospitaliser alors que je n’avais même pas de fièvre et il me posait plein de questions bizarres. Il répondait aussi beaucoup aux miennes.
« Tu vois, ça s’est un influx nerveux, le tien, c’est bien, il est fort, rapide et cohérent. Il est beau ! » On ne s’était jamais extasié devant mes influx nerveux, mon ECG, la réponse de mon cerveau à des stimuli diverses et variés, sur ma forme physique, et même sur mon poids. Je dois dire que ça me dérangeait un peu, ça devenait un peu gênant, parfois. Il consignait le tout dans un petit carnet avec des croquis (oui, des croquis), des appréciations et des facteurs de je-ne-sais-pas-quoi. Ce petit manège a duré quelques semaines. Sur la fin, on passait nos journées à discuter. Des fois j’avais l’impression d’entendre le psychologue qui me suivait depuis l’accident.
Nous arrivions sur la période douce (parce que oui, elle existe même en Suède) et nous passions le plus clair de notre temps dans le jardin, souvent allongé dans l’herbe à regarder les nuages. Ma cadette nous accompagnait. Parfois, elle devait s’absenter ou partir, généralement pour ses leçons. C’est là, que Dan m’a posé les questions.

« Qu’est-ce qui te manque le plus, Max ? Et qu’est-ce qui te ferait le plus plaisir ? » Les grandes questions que je n’aime pas. Je les trouve tellement stupide. Demander à un affamé ce qu’il lui manque, la réponse est pourtant évidente. J’ai tout d’abord joué la carte de la digression. La faim me tenaillait un peu, j’ai donc regretté de ne pas avoir la tartine de mes rêves, au beurre et à la confiture de myrtilles. Rien que d’y penser, j’en ai l’eau à la bouche. C’était un appel du pied, il n’a pas compris. Ne pas pouvoir faire le poirier ou marcher sur les mains, ça me peine un peu, je lui en ai fait part. Il a soupiré. Le bonhomme est dure en affaire et il ne me lâcherait pas avant que je lui donne quelque chose à se mettre sous la dent, je lui ai donc répondu avec sincérité.
« Qu’est-ce que tu veux que je dise ? Oui, écrire avec la bonne main, soulever une grosse pierre, le mouvement pendant la course, éplucher une clémentine facilement, tenir un livre et tourner la page simultanément, reposer ma tête dans ma paume et me gratter au même temps, jouer aux jeux vidéo avec une manette moi-même, sans mon père, prendre quelqu’un dans mes deux bras, tout me manque. » La musique se faisait un peu plus bruyant de l’autre côté de la fenêtre. « Jouer du piano, je voulais aussi essayer la guitare, mais … c’est râpé. Ça m’insupporte, je suis jaloux, ça m’énerve même à chaque fois. Je n’arrive plus à apprécier les notes, je n’entends plus que les fausses, c’est pour ça que je pars en général. Je suis jaloux, oncle Dan, et c’est mal. A quoi bon m’apitoyer, je n’ai rien à donner pour résoudre ce problème, et il faudrait déjà qu’une solution existe. Tu sais, je sais bien que ce n’est pas leur faute, je le sais, mais dans ces moments, je leur en veux … beaucoup trop. » C’était des réflexions d’adulte dans une bouche d’enfant, et ça l’a frappé frontalement. Il s’est levé et m’a ensuite soulevé comme une feuille par-dessus son épaule. Je ne lui savais pas une telle force. Il m’a conduit dans le bureau de mon père suivi de ma mère et de ma sœur. Nous avons monté les escaliers et je me sentais petit, diminué et ridicule, ce qui ne manquait pas de titiller ma susceptibilité. Au bord de la crise de nerfs, je lui ordonnais de me reposer par terre, et vite. Il s’est exécuté.

« J’ai pris ma décision, si vous êtes toujours d’accord, on part dès que possible que je le présente à mon boss. De toute façon, il commence à me mettre la pression. Vous pourrez rester autant que vous le voulez et vous serez libre de partir et revenir quand bon vous chante. Lui par contre, il devra rester … C’est un programme expérimental, je sais, mais je prendrai soin de lui, comme s’il était mon fils. Il pourra faire des séjours en Suède aussi, et suivre une éducation normale, nous avons tout ce qu’il faut. Et il y a la visioconférence. » Je sentais l’énervement monter en moi, encore une fois. Ils parlaient de mon cas sans m’inclure, sans me demander mon avis.
« Je ne sais pas Dan, c’est une grosse somme d’argent et … je sais qu’on peut assumer la charge, mais …
— On a du budget. Et de toute façon, Max a les plus beaux influx nerveux que j’ai pu voir jusque-là. » S’en était trop de s’émerveiller devant mes influx nerveux. J’ai d’abord tenté un mot, sans effet, puis un second, mais c’est finalement le vase en mille morceaux sur le sol qui a fait son effet.
« J-je-veux-savoir. » J’avais le poing serré et même si je ne payais pas de mine du haut de mes dix ans, ils me revoyaient dans mes pires moments. « Je ne suis pas une courbe ou un influx nerveux. C’est quoi tout ça. » Il y eu un long silence, hors du temps, chacun à leur tour ils ont cherché leurs mots, jusqu’à laisser l’oncle Dan annoncer la nouvelle.
« Je peux te rendre ton bras, Max. Enfin pas tout à fait, mais oui … un bras.
— Ce n’est pas beau de faire ce genre de blagues à un infirme. »

Visiblement, ce n’était pas une blague et un peu plus d’une semaine plus tard, je me retrouvais au Japon, à Tokyo, tout le monde avait fait le déplacement, mais ils ne resteraient que les deux premières semaines, ensuite il n’y aurait plus que des appels et des conférences. J’étais inquiet, un enfant inquiet, un adolescent inquiet. Mon anxiété n’a fait que grandir jusqu’au jour de leur départ. Je n’étais pas vraiment triste, enfin si, mais c’est plus l’incertitude qui me tracassait. La concernant, ma sœur était désemparée. Ça nous ferait du bien d’être séparé, j’en étais convaincu. J’avais tort.
Les préparatifs ont duré encore plus longtemps, près d’un an à régler tous les détails. Dan prenait soin de tout vérifier et il m’expliquait l’étendue du projet, comme il le pouvait en se montrant rassurant. Je voulais savoir ce qu’il m’arriverait et comprendre de quoi il s’agissait. J’étais bien trop jeune pour comprendre, mais le concept me devenait de plus en plus accessible avec le temps et la répétition des explications. Le soir, je monopolisais probablement trop son attention, retardant l’échéance. Ce soir-là, Emiko, sa fiancé, une femme charmante qui ne cherchait pas trop à forcer mon affection, nous a préparé des ramens. Il en existe des tonnes de différentes, on a vraiment tendance à réduire l’impact culinaire de ce pays par chez nous. J’en profitais pour lui parler de mes envies pour le futur.

« J’ai envie d’apprendre tout ça, oncle Dan.
— Quoi donc ?
— Tout, tout, tout, je ne veux plus les dessiner, je veux faire ces choses-là.
— Ça prendra du temps, tu es jeune. » Je fronçais les sourcils et mon regard se faisait plus dure. Il savait comment me titiller et m’énerver.
« Je ne suis pas un idiot, oncle Dan. » Dis-je en tapant du poing sur la table, et en renversant une petite partie du bouillon. « Ha ! Mince, c’est chaud, c’est chaud. Ayayayaie … c’est chauuud, pourquoi c’est si chaud. » Il riait maintenant, ce qui ne faisait qu’amplifier mon exaspération.
« Si tu y tiens tant, tu peux commencer par lire les livres de ma bibliothèque, tu n’y comprendras rien et on passera à autre. » Je ne suis jamais passé à autre chose. « Il faut du sens pratique, et de bonnes notions pour faire ce que je fais, mon petiot.
— Si c’est un défi, on n’a qu’à commencer par les bases.
— Après les cours. Si tu sors du système, ta mère va me tuer. Et puis, Emiko aussi, t’es un peu un … test pour nous. » Il chuchotait et je ne savais pas trop comment prendre mon nouveau statut de test. « Parlons d’autre chose, comment va la petite Yumi.
— Elle me colle.
— C’est un peu ta faute.
— Hééé ?
— Ha la jeunesse, dit-il en caressant le ventre d’Emiko. Il ne se rend même pas compte de son potentiel et de ce qu’il fait. » Et elle acquiesce, en plus. J’ai manqué de m’étouffer avec mes nouilles quand j’ai finalement compris où il voulait en venir. Encore un moment de franche rigolade à mes dépends.
« C’est faux, je n’ai rien fait !
— Ho que si, je t’ai vu. » J’agitais ma baguette entre mes dents. Emiko m’a jeté un regard noir et punitif.
« Arrête donc de jouer avec tes baguettes, me dit-elle. Ces gaijins, vous jouez avec vos fourchettes chez vous ?
— Moi non, lui oui, m’a dénoncé Dan en me pointant du doigt, nonchalant.
— Héé ! … Hum … Gomen-nasai ! » Dis-je avec un ton plein d’excuses en baissant un peu les yeux. Mon accent de jeune occidental en plein apprentissage du japonais était à couper au couteau.
— Ces gaijins, pourquoi vous avez l’air si charmant ? Ce n’est pas grave, mais ne recommence pas, c’est très impoli.
— Nous ne sommes pas tous charmant, ma puce. C’est un trait de famille. »

***

La date butoir finit par arriver. Et avec elle, son lot d’horreurs. L’opération a été réalisée sous anesthésie générale puis locale, mais pas la longue phase de cicatrisation, les calmants ne suffisaient pas à annihiler totalement la douleur, puis presque plus du tout. Les nuits s’allongeaient et même l’oncle Dan n’arrivait plus à me calmer. Je n’avais qu’un peu plus de onze ans et demi, et je me fichais de ses mots rassurants. Les ajustements, pour leur part, devaient se faire en état de pleine conscience, pour s’assurer du bien fondé des mesures. J’en frissonne encore, rien qu’à y penser. L’apogée de mon désespoir fut les excuses plates de l’équipe qui m’annonçait qu’il faudrait opérer à nouveau. J’ai craqué. Toutefois, la seconde opération s’est déroulée avec succès, et je ne me plaignais plus vraiment, je supportais chaque manipulation, dans un silence plaintif. Il m’arrivait de réclamer mes parents pendant les manipulations, on ne me répondait pas. Aucune réponse ne pouvait me satisfaire quand j’y repense. Et, il ne s’agissait que de la première phase, la mise en place de la base qui accueillerait la prothèse, un genre de jonction. Le tout a duré un peu plus d’un mois, j’étais épuisé. Après que Dan m’ait annoncé que c’était terminé, je me suis longuement endormi et installé dans une profonde phase de repos.
La seconde phase consistait en la construction de la prothèse. Pendant une nouvelle année, l’équipe en charge n’a cessé de me poser plein de questions auxquels je ne savais pas répondre, ce qui les exaspérait. Je n’étais pas assez coopératif soi-disant. Je devais peut-être m’excuser de ne pas connaitre la taille des hommes de ma famille par cœur ? Finalement, on a fini par bien s’entendre, après un long moment. Les premiers mois, je restais la bouille fixe contre la fenêtre de la salle de réunion, même dans ma tenue d’hôpital. Ils ont fini par avoir pitié et m’ont laissé entrer. Je me suis assis dans un fauteuil les jambes ballantes sous la table. Je ne comprenais pas grand-chose, mais tous les schémas se gravaient dans ma mémoire sans que je m’en rende vraiment compte. Avec le temps, je suis devenu leur « mascotte », ce qui me déplaisait énormément. Dan le savait, mais il laissait faire. Ils m’appelaient « Makkusu-san », Max ou Maximilliam restant des aberrations linguistiques occidentales. Et au final, même les étrangers m’appelaient comme ça, même les visiteurs américains ... Quelques-uns s’attachaient vraiment à ma bouille, en conséquence, ils s’autorisaient plus de familiarité en y allant de leur « Makkusu-kun » … Certains doctorants —plutôt certaines, en fait— y allaient même de leur petit « oniisan » ou « ani » pour les plus familiers. Ils venaient jouer aux échecs de temps en temps, au lieu de travailler. Cet effet « mascotte » s’est estompé avec les années, quand je suis passé du stade de l’enfant, à celui de l’adolescent gaijin un peu rebelle, puis au stade du jeune homme. « Estomper » n’est pas le bon terme, disons que ça s’est transformé en d’autres sentiments plus variables. J’ai appris à les minimiser ou les amplifier avec le temps, puis à en tirer les bénéfices. Ne me jugez pas, oui ça fait un poil manipulateur, mais c’était une question de survie.

Un an plus tard, elle était enfin prête, expérimentale, la première, pleine de défauts, mais elle était magnifique à mes yeux. L’oncle Dan m’a prévenu que la mise en place serait désagréable, mais que c’est un très bon signe. Il avait raison, une succession de petits chocs électriques, jusqu’à une lancinante électrification momentanée qui tétanise les muscles. Pendant toute la phase de préparation de la prothèse, je me suis entrainé sur un simulateur à la faire bouger, pour autant, une fois face à face avec ma nouvelle amie, je n’étais pas en mesure de la faire bouger. Bouger un des doigts m’a pris de longs mois, la suite a été beaucoup plus simple. Le premier pas est toujours le plus complexe, et je n’ai pas bénéficié de l’aide d’un prédécesseur juste de conseils théoriques. Pour le reste, il m’a suffi de changer les paramètres. Les choses se sont poursuivis au même train. Le premier modèle n’était qu’un bric-à-brac de câbles, d’appareil de mesure avec une ossature ouverte. Petit à petit, les modèles se sont améliorés, ils sont devenus plus compacts et plus permanants. Au début je devais la retirer tous les soirs. Avec le temps, ils ont réellement pris la forme d’un bras sans excroissances. Cette phase a pris environ cinq années. Puis, le tout s’est perfectionné offrant toujours plus de points de contrainte, plus de motricité. Quelques années plus tard, j’arrivais même à jouer de mes instruments, pas parfaitement (ce n’est qu’à la toute fin, que ça s’est avéré possible), mais sans donner l’impression que j’avais des gros doigts. Plus tard encore, je me surprenais moi-même de tout ce que je pouvais faire, j’avais l’impression d’être comme tous les autres. Bien sûr, ça buguait parfois, la première version fut un désastre. Je devais en prendre soin, ça demandait de l’attention et des efforts, mais c’était le jour et la nuit pour moi, de « plus de bras » à un tout neuf. Et ça a continué à évoluer.

J’ai progressivement réappris à écrire de ma main gauche, développant ainsi une forme d’ambidextrie. Puis j’ai découvert les joies des jeux vidéo, des bornes d’arcade. J’ai failli briser totalement mon bras (et quelques os) en tentant un poirier pour la première fois de ma vie et de marcher sur les mains. A cette époque ma maitrise n’était pas suffisante et je cherchais surtout à impressionner une certaine demoiselle. Ma concentration a chaviré quand elle a finalement applaudi ma prestation, et j’ai envoyé la mauvaise information au mécanisme. Résultat des courses, un bout du mécanisme littéralement détruit, j’ai failli me briser la nuque et à défaut, j’ai subi quelques avaries, mais rien de méchant en comparaison au savon que l’oncle Dan m’a passé quand je suis rentré, le bras en écharpe.

« Tu détruis un appareil à plusieurs millions de dollars pour impressionner une nénette. J’espère que ça valait le coup. » J’ai rougi un peu, c’est le genre de chose dont je ne parlais pas vraiment avec lui. « Hé beh ! J’espère que t’as pris du bon temps, tu vas douiller demain.
— En fait, j’ai déjà identifié la panne et je comptais la réparer, c’est juste une transmission, et puis … euh … relancer le tout et voil...
— Parce que tu fais de la bidouille maintenant ! » Il hurlait et moi aussi.
« Ouais ! Bah ce truc fait partie de moi, et j’essaye de comprendre pourquoi ça ne répond pas toujours.
— C’est expérimental !
— Et ça va faire plusieurs années. Je fais quoi si je me retrouve tout seul en voyage et que je ne suis pas foutu de le relancer ou de changer une vis ? Je reste comme un con ? Je vais à l’hôpital pour que les toubibs fassent une connerie et que je crève d’anémie ou pire d’une décharge létale ? Je fais quoi si je n’apprends pas à m’en sortir moi-même ? Je ne suis pas ton rat de laboratoire, je ne veux pas rester enfermer. Dans un an, j’irai à l’université et …
— On en a déjà parlé.
— J’ai accepté de devenir ton interne pour que tu gardes un œil sur moi. Mais pas pour que tu me tiennes en laisse. Moi je veux plus, je veux continuer. Réparer des vieux trucs, ça va cinq minutes et je le ferais avec toi ou sans toi. » Depuis mes dix ans, la frustration dans mon regard c’était transformé en détermination, j’avais grandi, physiquement mais aussi psychiquement et intellectuellement. Cette expérience avait transformé ma vie et je m’étais affairé à la vivre comme le rat, mais aussi comme le type à la blouse blanche. Je voulais être indépendant.
« Tu dois comprendre que tu es imp…
—  Oncle Dan, je ne te remercierai jamais assez. Mais, je ne suis pas ton rat de laboratoire. » Il m’a pris dans ses bras et j’ai fait de même, c’était un peu étrange. Mon oncle était l’une des rares personnes avec lesquelles je tolérais ce genre de rapprochements. Après mes parents, il était celui qui avait sauvé ma vie. Mais il ne fallait pas que ça dure trop non plus.
« Tu ne l’as jamais été, crétin. »

L’année suivante, je suis devenu interne dans le département de robotique de l’université de Tokyo. Entre temps, Dan était devenu professeur à plein temps. J’ai rapidement commencé à prendre mon indépendance et à proposer mes idées. J’avais un avantage sur les autres, je connaissais bien mieux qu’eux la technologie en question, puisque je la portais sur moi. Pour autant, j’ai toujours besoin d’un mécano pour plusieurs choses. J’ai notamment tenté de reconnecter la prothèse seul, j’ai hurlé à la mort avant de tomber et de m’évanouir seul, sur une table métallique pleine d’huile. Non seulement, j’étais stupide d’essayer mais en plus je mettais bien amocher. Le faire seul n’est pas impossible, mais risqué, je l’apprenais à mes dépends. Dès lors, j’ai confié ces tâches à des personnes de confiance, même si n’importe qui pourrait s’en charger avec les bonnes informations.

***

Jeune adulte, je n’avais plus besoin de faire le mur pour sortir, ni à justifier de mes aventures à mon oncle, qui, dans une visioconférence extrêmement gênante, s’est associé à mon père pour s’assurer de mon éducation sexuelle et de combler ma supposée ignorance à ce sujet. L’heure la plus longue de toute ma vie.

« Demande à ton oncle, Max, il pourra t’expliquer toutes les conneries qu’il a fait avant de se caser. Et je t’interdis d’en faire de même. » qu’il m’a dit en me pointant de son doigt accusateur. S’il savait ce que j’ai déjà fait. Non. Non, vraiment, en fait il valait mieux qu’il reste dans l’ignorance. Puis, je n’avais pas envie de parler de tout ça avec mon … père.
« J’étais un étranger dans un pays presque à 100% japonais, ce n’est pas ma faute, a rétorqué mon oncle. Mais j’ai Emiko maintenant, je suis casé. Par contre, Max … Ahlala mon frère, c’est un gaijin avec un sacré matos en plus ! Hein mon champion ! » Il se vantait en frottant ma tignasse blonde. Moi et mon père nous sommes regardés, j’ai dû détourner le regard, rouge comme une pivoine. C’était mon père et on ne parlait pas de ce genre de choses, lui était livide, son sourcil tremblait. L’oncle Dan s’en est vite rendu compte et a cherché à se rattraper. « Non, mais je … non, c’est … euh … Non mais ce n’est pas ce que je voulais dire. Il attire l’attention, avec son bras, ton fils … pas avec son … euh … enfin si … Mais … bon …
— Oncle Dan …
— Oui …
— Pitié … tais-toi. Je crois que ta fille pleure.
— Oui, haha … il faut que je la console, les enfants … haha. La bise à ta femme et à ma nièce, et t’en fais pas mon frère, il a tout ce qu’il faut là où il faut ton fils … pour tout ce qu’il faut. C’est un p’tit génie ton fils, mais aussi un p’tit futé et bien équipé en plus ! » Il conclut avec ton grivois, il s’en amusait le salaud.
« För guds skull! For god sake ! Oncle Dan, mais tais-toi.
— Oui, oui, j’y vais, j’y vais. » Dit-il, toujours plus grivois. Il me le paierait … J’ai caché mon visage dans mes mains et je suis resté comme ça pendant quelques minutes.
« Max ?
— Oui, papa. Je vois des filles, et oui, je sais tout ce que j’ai à savoir, je suis un grand garçon. Et non, je n’ai pas besoin que tu m’apprennes à …
— Max … hum … Ta mère et ta sœur sont arrivées. »

J’ai failli défaillir. Le reste de la conversation s’est difficilement établie, et ressemblait plus à un interrogatoire qu’à une discussion familiale conviviale. Quoiqu’il en soit, le quotidien se passait au mieux pour eux, c’est tout ce que je voulais savoir, et tout ce qui importait. Pas pour très longtemps encore.

***

Un peu plus d’un an plus tard, j’étais de retour dans ma petite ville de Suède, l’oncle Dan m’accompagnait avec sa femme et sa petite fille. Le voyage fut long, pour lui comme pour moi. Nous nous sommes arrêtés dans le lounge de l’aéroport pour revêtir nos costumes avant d’entrer dans une voiture qui nous conduirait à notre destination, j’avais un peu de mal à entrer. C’était une malédiction familiale, elle pourrait m’emporter aussi vite qu’elle. Je lui avais échappé la première fois, je n’aurais pas de seconde chance. Sur le palier de la maison familiale, mon père nous a ouvert. Il a complimenté mon allure et puis il s’est effondré dans les bras de son frère, les miens ont accueilli le corps tremblant de ma mère. Nous sommes restés là, sur le pas de la porte, pendant de longues minutes. Pendant tout ce temps, elle murmurait à mon oreille que j’étais son « grand garçon », presque une supplique pour nous suspendre dans le temps. Les voir tous les deux dans cet état participait à me déchirer un peu plus entre l’envie de fuir et celle de rester dans l’embrasure de cette porte pour le reste de ma vie. Deux jours plus tôt, ma jeune sœur succombait à un autre accident de la route, à peine vingt-et-un ans après notre naissance. Je ne voulais pas connaitre les détails exacts, j’en avais des hauts le cœur rien qu’à penser que sa mort fut possiblement lancinante … A l’heure de partir pour la cérémonie, mon père a refusé de conduire. Depuis notre premier accident, ma mère ne touchait plus un volant, ce fut donc ma tâche de les conduire jusqu’au cimetière, où le reste des Jönsson nous attendaient déjà.

Dans notre famille, l’entente n’est pas vraiment cordiale, certains nous apprécient, d’autres non, d’autres encore nous détestent, pourtant ils ont fait le déplacement. Ils se sentaient peut-être obligés, ou bien ce n’était que du cynisme. Quelques-uns, très religieux, me considèrent comme une abomination depuis mon opération, ils m’auraient préféré mort à sa place. Il n’hésitait pas à me le dire, avec leur regard et leurs commentaires. Je me suis aligné, à la gauche de mon père. Je n’ai rien dit, ni à mon arrivée, ni pendant la longue et agonisante cérémonie de mise en terre, je ne me souviens même pas des mots prononcés. Personne ne m’accusait de sa mort, j’étais l’idiot qui s’en chargeait, et j’avais du mal à accepter qu’elle parte avant moi. Dans mon grand plan, j’étais sensé vivre très longtemps, mais mourir d’une infection quelconque, à cause de mon bras … avant elle. Ça devait se passer comme ça. Soudain, alors que j’avais des idées sombres, que je m’accusais de ne pas avoir été là pour … je ne sais pas, prendre le coup à sa place, je me remémorais notre enfance. Je me souvenais de cette journée, nous avions à peine huit ans à l’époque, et j’ai refusé qu’elle m’accompagne au foot. Quand je suis rentré, sale et plein de terre, elle se trouvait au même endroit qu’à mon départ. Une froide terreur m’envahit, et si tous mes efforts pour la pousser à vivre sa vie avaient échoué. Et si pendant toutes ces années, elle était restée là, sur ce petit banc à attendre que je rentre pour radier à nouveau. Je secouais la tête, pour évacuer ces mauvaises pensées. L’office se terminait, et derrière moi l’une de mes tantes et mes cousins germains pestaient.

« Quelle honte, venir à un enterrement avec une telle dégaine, jeune homme, on reste sobre à un enterrement, pas de grivoiseries, pas de guitare. On reste sobre. » J’enrageais à l’intérieur, les poings serrés, un cliquetis mécanique se faisait entendre, ce qui renforçait le dédain et le dégout de ma tante. Je me retenais de lui jeter un tas d’insanités à cette vieille peau. Mon père s’en est chargé à ma place.
« Arietta, dit-il posément.
— Oui ? Si tu as besoin de quoi que ce soit, moi je suis là. Je ne pars pas.
— Pour l’amour de Dieu, Arietta, veux-tu bien fermer le clapet de vipère qui te sert de bouche. Je ne veux rien d’autre, si tu n’as rien d’autre à dire que ces immondices, tu peux bien la fermer alors, une bonne fois pour toute. Je ne veux pas de toi ici, je ne veux pas de toi chez moi. »

Je relâchais la pression, j’étais même tremblant d’une peur presque admirative. En vingt-et-une années, je n’avais jamais vu mon père perdre pieds et libérer sa parole à ce point, sauf pendant ce premier accident de voiture. Nous sommes rentrés et tout le monde nous attendait, encore une fois. Dans la soirée j’ai quitté cette réception grotesque et formel pour revenir au cimetière. La voiture était silencieuse, ça me faisait du bien, je ne supportais plus les condoléances, les regards et même les tractations. J’ai appris que mes parents avaient un peu plus d’argent que je le pensais. A vrai dire, je m’en suis toujours moqué, mais j’étais maintenant le dernier héritier, et certains commençaient déjà à faire des plans sur la comète. J’étais triste pour commencer et maintenant furieux de partager des gènes avec ces enfoirés. Depuis la nouvelle de sa mort, j’étais muet, je le suis resté d’autant plus, il valait mieux pour rester digne. Dans le cas contraire, je les aurais insultés à un tel point qu’ils auraient demandé un test génétique.
Ça me faisait étrange, d’habitude c’était moi qui vivais la mort de l’intérieur, je tapais à sa porte pour mieux m’enfuir. Une blague d’enfant, un tour de passe-passe, mais là, je ne pouvais plus fuir. Il n’y avait rien d’autre à fuir que la stupide ironie de la vie.
A destination, je me suis assis en tailleur devant sa tombe, déjà revêtue de son herbe et de ses fleurs —les pompes funèbres suédoises sont visiblement d’une efficacité redoutable. J’ai allumé des bougies, il y avait un portrait tout près de la stèle. J’ai ajouté un photophore juste à côté, puis je suis resté là pendant un moment, comme un idiot, ma guitare dans le dos. Je ne sais plus vraiment pourquoi je l’avais emmenée pendant la cérémonie. J’espérais peut-être que quelque chose de spécial se produise. Ce n’est qu’une bonne heure plus tard que je me suis décidé à détacher la sangle et à accorder l’instrument. Ma guitare sur mes cuisses, je me suis tout d’abord débraillé, j’ai défait ma cravate, ouvert les premiers boutons de ma chemise et retiré ces stupides gants blancs. J’ai accepté de les porter pour éviter les esclandres, mais ça n’a que moyennement marché. Il faisait nuit, froid et humide, j’avais du mal à me faire à la différence de temps, d’humidité, de pression, en comparaison au Japon. Pour faire simple, mon bras me faisait un mal de chien et je n’avais pas mes calmants. J’ai donc frotté mon épaule un long moment dans un soupir plaintif et lancinant.


Quand j’ai finalement commencé à jouer quelques notes, je me suis rendu compte que ce n’était pas mon meilleur jour. Il m’a fallu m’y reprendre plusieurs fois avant de trouver le bon accord. Ce n’est que quand j’ai finalement réussi à le trouver qu’il est arrivé. Je reconnaissais ses pas sur le chemin de bois, cette démarche bien caractéristique, c’était celle de mon père. Il est resté debout, droit, juste derrière et il m’a laissé jouer, comme s’il savait que j’en avais besoin alors même que je l’ignorais moi-même. Ho … on me dira que ce n’est pas une mélodie funèbre, que ce n’est pas digne, mais c’était l’une de ses préférées, on en parlait encore peu de temps avant son accident. Mon paternel s’est assis près de moi à la dernière note, pour me tendre un mouchoir.

« C’était très bien, tu devrais te reconvertir, l’ingénierie, la mécanique, ce n’est pas toi. » Il faisait de l’humour, forcé, mais de l’humour, il me donnait même des coups de coude. Il a toujours été le meilleur de nous deux. Il lisait en moi comme dans un livre ouvert.
« Comment tu es venu ?
— J’ai pris un taxi. » Il arrivait même à me faire rire, je me suis essuyé le visage avec mes manches, en ignorant le mouchoir. J’ai détaché ma natte, pour compléter mon allure débraillée, je me sentais déjà un peu mieux.
« Je peux te ramener à la maison, où est maman ?
— Elle dort. Tout le monde est parti.
— D-désolé, vraiment. J’aurais dû rester, je sais que c’est mal, mais … je … Non, je ne sais pas. Désolé. » Voilà que j’avais des hoquets larmoyants. Le fier Max réduit à calmer sa crise de panique sous les tapes dans le dos de son paternel.
« Ta tante avait raison tu sais. » Et voilà qu’il m’insulte avec des gestes réconfortants, je le regarde plein de désespoir, en reniflant comme un enfant. Depuis mon arrivée en Suède, je n’avais pas encore pleuré, je n’en ressentais même pas le besoin, jusque-là. « Tu n’es pas comme nous. » Mais arrêtes de me détruire comme ça. « Tu manques de conformisme, de cette bien séance si caractéristique de notre famille, tu es souvent insultant, parfois même vulgaire et tellement débraillé. Tu es excentrique, Max. » Pourquoi tu fais ça ? « Tu es trop différent. » J’en restais sans voix. « Mais, au final, elle t’aimait beaucoup. Toi et ton excentricité, alors ne changes pas, fait le pour moi. Je suis triste, anéanti, j’ai perdu un enfant. Je ne veux pas en perdre un autre. Je suis fier de toi, Max, toujours, depuis le début. Tu es le plus libre de nous tous, le plus courageux aussi. »

Je l’ai pris dans mes bras comme je l’avais rarement fait. Il existe une fierté débile entre un père et son fils qui limite bien souvent les démonstrations d’affection. J’ai caché mon visage dans son manteau pour avoir mon soule. J’ai pleuré beaucoup, je me suis fatigué autant que j’en avais besoin. Je me suis beaucoup excusé, de tout un tas de choses, et même des pires. Il s’est contenté de me caresser le dos, sans rien dire.

La remontée fut longue et difficile. Au début, je ne faisais plus grand-chose, à part revenir sur sa tombe, me morfondre, m’en vouloir et repartir à la maison. Puis je me suis plongé dans mon travail, mes mois les plus productifs depuis bien longtemps. Ce manège a duré presque qu’une année entière, jusqu’à ce que mes obligations me rappellent à Tokyo. Ce n’est que là-bas que j’ai fini de faire mon deuil et progressivement retrouvé une vie normale et mon état normal.



Dans la mort, on se retrouve … (ou pas)


Comme on se le disait au départ de mon voyage, qui s’avère être la fin de sa première partie, je suis mort. Ma mort résulte en la combinaison de deux facteurs majeurs, et d’un troisième que je ne découvrirais que plus tard (voix off : donc toi aussi). Les avancées technologiques majeures sont presque systématiquement le résultat d’une volonté un peu folle et cristallise en général, l’incompréhension, le rejet et parfois la haine. Notre aventure n’échappe pas à la règle. Ça a commencé quand le système des prothèses robotiques a fait parler de lui, il y a déjà quelques années. Des penseurs, puis des activistes ont commencé à conspuer les travaux menés à travers le monde, des plus insignifiants au plus développés, comme des abominations, des dangers. L’augmentation du corps humain, pour pallier des infirmités ou bien s’auto-améliorer, fait débat et déchaine bien des polémiques. Les communications sont rares, ce qui n’empêche pas les fuites.

Comme je l’ai déjà expliqué, ce matin, j’ai quitté mon lit plus tôt que prévu, pour travailler un peu. J’étais enfin libre, mes examens terminés, j’allais pouvoir m’amuser avant de me lancer dans les affaires sérieuses. J’ai donc laissé mon amie dormir et pris le chemin de l’université, pour rejoindre ma table, avant l’heure. Comme chaque jeudi, c’était le jour des tests. Une armée de doctorants allaient me tripatouiller le bras, et j’allais passer mon après-midi, presque nu comme un ver, sur une table trop froide pour être honnête. En général, ils ne faisaient pas attention à moi, je n’étais qu’un objet d’étude à leur yeux –enfin un objet d’étude qui en sait probablement plus qu’eux, mais ils ne l’auraient jamais admis. Quand une personne s’intéressait à ce truc inutile rattaché à ce « petit bijou de technologie », comme ils disent, ça devenait généralement … très … très … très gênant. Quoiqu’il en soit, sur le chemin, un peu avant la porte du bâtiment, j’avais l’habitude de passer par un petit chemin charmant et assez calme à cette heure. Je marchais, sifflotant, les manches relevées et les mains dans mes poches sans faire attention à ce qu’il se passait autour de moi. C’est là qu’il est apparu, sorti de nulle part. Nous nous sommes rentrés l’un dans l’autre, je suis tombé sur le postérieur dans un « Dammit » presque inaudible. Le gars m’a tendu la main que j’allais saisir volontiers, mais il me l’a repoussée, en m’insultant en japonais. C’était si rapide et si soudain que je ne saurais pas vraiment traduire, en tout cas, ça avait tout d’une insulte. Le reste c’est passé en une fraction de seconde.
Quand j’ai relevé les yeux, il me pointait avec une arme à feu. C’était encore plus abasourdissant que je ne m’étais jamais senti en danger ici. Il y a peu d’armes dans ce pays, et elles sont formellement interdites, la violence se fait rare elle aussi. J’ai tout d’abord reculé, en tâtonnant des mains sur le sol, je n’en menais pas large. Dos au mur, j’ai commencé à déblatérer, tout et n’importe quoi … même, à négocier. Je ne cherchais pas à comprendre l’incompréhensible, juste à éviter la mort. Il m'a parlé, beaucoup et très vite, c'était difficile à suivre et je n'avais que son arme en tête. Il me demandait si j'étais une victime ou bien un de ces monstres qui traffique le corps des humains. Il déblatérait, c'est le mot, ça n'avait aucun sens, sinon que j'avais ce bras fait de métal et que je le répugnais. Vraissemblablement je n'étais plus qu'un sous-humain et je devais disparaitre. Je constituais une déviance pour l'humanité et on ne les avait pas écoutés quand ils nous avaient demandé de tout arrêter. J'ai enfin percuté, il faisait donc parti de ces activistes qui brandissent des pancartes devant l'établissement pour que la recherche sur les prothèses interfacées au corps s'arrête. Jusqu'à présent, ce groupe n'était pas très violent. Tout au plus, je me suis reçu une tomate mure et molle un jour, sorti trop tôt et en débardeur. Celui-là était l'exception qui confirme la règle. J’ai levé les bras pour me protéger, il a tiré sans hésiter et j’ai crié plus de peur que de douleur. Je ne sais pas si c’est le cri d’un occidental apeuré ou bien son méfait accompli, mais mon agresseur a fui en scandant un laïus. Déjà, quelqu’un accourait vers ma position. Je l’ai reconnue, même dans le brouillard, c’était l’une de ces étudiants qui voient le bout de chair de l’autre côté du métal. Elle semblait dotée d’un sang-froid hors du commun, suffisant pour défaire ma chemise et m’annoncer, soulagée, que ce n’était que superficielle, puis pour me demander de ne pas bouger, qu’elle allait chercher des secours. La superficialité est l’un de mes défauts, je pensais que pour une fois, ça me sauverait la vie.
« Third time’s a charm! » Ca n’a jamais été aussi faux, à moins que ce ne soit la mort qui parle. J’ai écoulé ma seconde chance, ces dernières dix-huit années. Sorti de l’ombre, un autre individu c’est approché de moi, il s’est agenouillé, tout était flou. J’ai senti deux sortes d’aiguilles se planter dans mon cou. La suite vous la connaissez déjà, et je ne suis plus d’humeur à refaire mon introspection. La balle ne me tuerait pas, mais lui le ferait même si je ne le savais pas encore à ce moment. Rei Kinomoto (a.k.a. Sören de son pseudonyme) venait de me mordre le cou et par la même occasion, il me condamnait à mourir et me transformait en ce qu'il était lui même. Ca non plus, je n'en avais pas la moindre idée à cet instant. Sa tâche fut simple et opportuniste, je ne me suis même pas défendu quand il s'est approché, j'étais choqué après le coup de feu (même pas de son fait, même pas organisé, juste une foutue coïncidence, une nouvelle blague du Destin). En temps normal, je ne l'aurais jamais laissé s'approcher de ma nuque sans réagir. Une fois le processus enclanché, rien n'aurait pu me sauver.

Je suis mort, après un long moment passé dans la ruelle. Les secours ne sont jamais arrivés ou peut-être trop tard. Je pensais m’éteindre en paix, moi et ma prothèse. Mais au lieu de ça, je me trouvais maintenant dans une salle d’attente. J’ai pris un siège dans l’attente qu’on appelle mon nom, comme on est sensé le faire dans une salle d’attente. Elle s’est progressivement vidée, et j’attendais encore et toujours, mon bras en écharpe, il faudrait que je résolve ce problème, il fallait juste le relancer, mais ce n’était ni le lieu ni l’endroit.

A l’appel de mon nom, j’ai pris un second chemin vers une autre salle, munie d’une chaise et d’un grand écran. Un homme m’a accueilli et fait un topo rapide de la situation, il se présentait comme le Roi, the man to be dans le coin. J’étais bien mort, et admis dans l’au-delà, comme la plupart des morts d’ailleurs. Avec ma mort, je bénéficiais de quelques siècles d’une seconde vie devant moi, une sorte de packaging complet. Le simple fait qu’il existe réellement une vie après la mort a bousculé mes convictions, que j’y sois admis me surprenait d’autant plus. Je n’ai jamais été un modèle de rigueur, de justesse, ou de pureté, je ne crois en rien, ni personne, convaincu qu’un ou des Dieux seraient impitoyables et infréquentables à en croire l’état du monde … des vivants. J’étais d’ailleurs surpris qu’il n’y ait pas de différence, pas de Paradis et d’Enfer, juste l’au-delà. Le personnage devant moi n’avait rien d’un Dieu comme on le qualifie généralement, j’en conclue (peut-être un peu vite) qu’il n’en était pas un au sens propre du terme.

Finalement, quoique très rapidement au final, j’ai eu le droit à la projection du film de ma mort. Se revoir mourir m’a … dérangé. Toutefois, j’en avais la certitude, je ne suis pas mort par balle. J’ai à nouveau ouvert ma chemise, je n’avais qu’une petite cicatrice sur le flan, presque invisible. Ça avait dû saigner abondamment, mais pas suffisamment pour me tuer. La seconde partie du film était plus intéressante, j’y voyais un homme s’approcher, s’agenouiller et planter ses … « crocs » … dans mon cou. Fin du game !
J’ai eu le droit à de brèves explications. L’homme en question appartenait visiblement à la caste des vampires, et j’en étais un moi aussi, grâce ou à cause de lui, visiblement c’est au choix et propre à chacun. Mécaniquement, je touchais mes dents, rien d’anormal à signaler, je ne comprenais pas, j’étais totalement ignorant des choses de ce monde.

« Des questions ? » a-t-il demandé. J’en avais, plein, de quoi remplir un cahier entier, mais mon temps écoulé, je fus libéré dans ce qu’on m’expliquerait plus tard, être l’agence Azazel enfouie dans le sous-sol d’un Tokyo parallèle à celui des vivants.

J’ai déambulé dans l’agence un bon moment, avec un papier qui contenait quelques informations. J’étais inquiet et émerveillé, surpris et tendu, j’avais besoin d’aide. Ma bonne étoile a mis un esprit diverti sur mon chemin. Nous nous sommes percutés, je suis tombé dans un autre « Dammit » tonitruant. J’ai hésité avant d’accepter la main tendue, j’ai reculé mécaniquement, inspectant ses mains à la recherche d’une arme meurtrière. J’avais encore du mal à assimiler que je ne pouvais plus mourir maintenant. Il me semblait plutôt inoffensif, ou en tout cas loin d’être animé de mauvaises intentions. J’ai donc accepté sa main et il a accueilli le petit chien abandonné, que je devais représenter à ses yeux, chez lui, le temps d'une invitation que je me fasse à l’idée autour d'une tasse de café. Il m'a proposé du thé avec un nuage de lait, mais je n'aime ni le thé, ni le lait, j'ai donc jeté mon dévolu sur la cafetière. Ça n’a pas duré bien longtemps. Je me suis lamenté sur les annonces faites pendant mon entretien d’accueil. Après quelques heures d’une discussion aimable, il s’est présenté comme un nécromancien et m’a demandé de lui expliquer les raisons de ma mort, j’ai hésité un moment, puis j’ai fini par lui donner quelques détails.

« Ah ! Un jeune vampire, il va falloir en trouver un autre pour faire ton éducation, mais en attendant … » Il se saisit d’une poche de liquide rouge, qu’il m’a jeté au visage. « … pour tenir, il va falloir s’alimenter. » Et avant que je ne pose la moindre question, il m’a fourré une fiole d’un liquide bleu dans la bouche. « Cul sec ! » Je l’ai bien évidemment insulté. « Hooo … Ce n’est qu’une potion, j’en ai vu des vampires avec des dents pourries, ça t’aidera bien plus rapidement que tu ne peux l’imaginer.
— Ça a un goût de vieille chaussette.
— Et comment tu connais le goût d’une vieille chaussette, m’a-t-il dit le regard mauvais, vexé.
— C’est figuratif.
— Mon poing aussi, il risque d’être figuratif. Je peux peut-être t’arranger ça aussi, avec du temps. » Dit-il en pointant mon bras du doigt, une potion à la main. Étonnamment j’ai tout de suite compris où il voulait en venir. Je lui ai répondu en frottant le métal sur mon épaule, que je n’étais pas prêt à l’abandonner.
« A moins que cette fiole ne contienne de l’huile ou des outils, non ça ira, mais merci, vraiment. »

Je ne sais pas pourquoi il tenait à ce point à m’aider. Peut-être par pur bonté d'âme, ou bien je lui rappelle quelqu'un ? Il a peut-être juste pitié, je ne lui ai jamais demandé. On ne se connaissait pas vraiment, ou peu, pourtant il m'a ouvert ses portes et même expliqué comment rejoindre mes quartiers. Il m'a aussi indiqué comment rejoindre la Camarilla, une organisation dédiée aux vampires et probablement en mesure de m'aider dans mon adaptation. Il avait raison, j'y ai trouvé de l'aide. J’ai consacré les jours suivant à trouver quelques outils pour résoudre mon petit problème, trois fois rien, heureusement. J’aurais eu grandement besoin d’un mécanicien, ou au moins d’un assistant si le problème était plus sérieux. Intervenir seul est souvent violent et plus risqué qu’en bonne compagnie.

***

Mes deux rencontres suivantes furent incongrues et pénibles, en plus d’être le résultat d’une parfaite coïncidence. J’étais dans le flou le plus total, mais j’ai fini par comprendre qu’il s’agissait du vampire responsable de ma transformation et de ma mort, et de ma … sœur. Vraisemblablement, leur présence conjointe dans ses lieux n’était pas désirée, au moins par l’un des partis. J’étais furieux, furieux et heureux, mais incapable de réagir. Elle m’a pris dans ses bras en couinant de joie, j’ai fais de même, jusqu’à ce quelques mots raisonnent comme une mauvaise blague à mes oreilles.

« Je te retrouve enfin, on ne se quittera plus, plus jamais. Ça valait le coup de forcer un peu le destin. » Forcer le destin ? Sa tête s’est tournée vers le vampire, et elle a fini par le dire. « Merci, M. Sören, j’avais bien raison de vous faire confiance. » Ça m’a détruit de l’intérieur, ce n’était pas mon heure.
« Comment ça, faire confiance, il m’a tué ce … ce … où il est d’ailleurs. » Il avait disparu, préférant probablement ne pas assister à la scène. Je la repoussais en arrière, j’étais plein déception et d’énervement, d’incompréhension même. « J’ai droit à des explications. »

Et elle m’a expliqué, tout expliqué, je palissais à vue d’œil, je comprenais finalement. Ce n’était ni la mort, ni la troisième chance, ni un coup du sort ou une coïncidence. Au contraire tout avait été calculé froidement, dans un excès de folie. Je n’en pouvais plus, j’étais furieux, elle m’avait trahi par égoïsme, pour satisfaire son bonheur personnel … Pour son … bonheur, elle me privait de ma vie, j’étais en rage et je craquais littéralement. Elle s’apprêtait à nouveau à me prendre dans ses bras, avec un grand sourire, elle ne réalisait même pas la gravité de ses actes. Je l’ai repoussé violemment, je n’aurai jamais cru ressentir ce genre de chose envers ma propre sœur, ma jumelle, mon sang, celle qui était une moitié de ce que je suis.

« Tu m’as tué, ce n’est pas lui, c’est toi. Tu as détruit ma vie, tu l’as conclue, tu me l’as arrachée pour la garder près de toi. J’avais une vie, je l’aimais, je la vivais pleinement, j’avais fait mon deuil. On m’arrache tout ce que j’ai une troisième fois, et cette fois c’est mon sang, ma propre famille. Ne m’approche pas, ne me suis plus, je ne veux plus te voir, je ne peux plus te voir. » Elle me regardait avec son regard triste et incompris. « Ne me regarde pas comme ça ! Tu … m’as … tué ! Ne me cherche pas, je ne veux pas te voir, ni te parler ! S’en est trop, lâche-moi et vis ta putain vie ! » Aie-je finalement hurlé dans de grands gestes.

Et je suis parti dans le sens inverse, d’abord en marchant, puis je me suis mis à courir quand j’ai entendu ses pas derrière moi. Avec n’importe qui d’autre, un tel avertissement aurait nécessairement posé une distance, mais pas avec ma sœur. Elle a continué à me contacter, à essayer, par internet, directement et même par l’intermédiaire du vampire qu’elle a employé pour me tuer.
Concernant ce dernier, responsable de ma transformation et commandité pour ma mort, je n’apprendrai que bien plus tard qu’il s’agit de Rei Kinomoto, mort depuis un moment déjà et qui trempe dans des business un peu douteux quoique fructueux. J’ai vite compris que les vampires forment une jonction entre le monde des vivants et des morts. Il y a des règles strictes dans l’usage des portes entre les mondes et de ce qui peut circuler, sans oublier ce qu’un vampire à le droit ou non de faire chez les vivants. Par exemple, mon ami le nécromancien m’a laissé sous-entendre que établir un contrat visant à tuer une personne pour l’expédier illico-presto dans l’au-delà n’est clairement pas autorisé, mais encore faut-il le prouver. Autant dire que j’étais mal barré pour réclamer justice, de toute façon, on ne m’aurait pas ressuscité. Et puis, j’avais besoin d’un vampire plus expérimenté pour m’apprendre les rudiments. Quelqu'un avec qui passer de la théorie aux aspects plus pratiques. Comment retourner dans le monde des vivants ? Comment si prendre ? Comment ne pas en souffrir ? Comment se nourrir mieux qu’avec des poches de sang douteuses (et dégueulasses, faut se le dire) et qu’elles sont les conséquences d’un tel mode de vie ? Je ne connaissais que celui-là. Étonnamment, il a su me fournir les réponses à la plupart de mes questions et à me montrer comment procéder. Je me suis entrainé, j’ai appris à gérer ma nouvelle vie dans l’urgence. J’ai fini par me faire à l’idée que l’injustice ne serait pas rectifiée et à ravaler mon besoin de vengeance, après tout il a été payé pour, la vraie coupable dans l’histoire c’est ma sœur. Rien que d’y repenser, ça me … hum. Pour autant, on est loin d’être les meilleurs amis du monde. Il m’a transformé, il m’a aidé, on traine parfois ensemble, on ne se fait pas vraiment confiance pour autant. Et à titre personnel ça me va comme ça.

Quoi qu’il en soit, j’ai mieux à faire que conceptualiser un potentiel syndrome de Stockholm. Je suis mort depuis quelques mois maintenant, et je n’en suis qu’au départ de mon nouveau voyage. Je ne suis même pas certain de comprendre le fonctionnement exact de la mort, maintenant. Je me demande toujours si tout ça n’est pas qu’une énorme blague. Parfois en me couchant je me demande encore si je vais me réveiller dans ma chambre et trouver une tasse de café chaud sur le chevet. Au réveil, je suis toujours un peu déçu. L’adaptation, c’est aussi une épreuve quand on a le sentiment amer d’avoir été arraché à la vie.

Il faut maintenant oublier, et avancer.

Joshua Rokuro
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Terminé #5le 28.12.18 11:53
Alors, oui c'est terminé. Je peux acter que c'est terminé. Bon, suffisamment cohérent avec le forum, je ne sais pas, mais fini, oui. J'ai oublié de mettre la petite icone hier soir ... enfin ce matin, bref.
Je pense que tout y est, le plus important en tout cas, je pense avoir justifié la plupart des étapes et détails de sa vie. Je me rends compte après coup que son vivant a été un peu merdique ... bon bah c'est la vie hein ! Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463  

Je voulais faire un petit paragraphe dédié à la prothèse robotique, mais je pense que ses fonctions, ses atouts et ses défauts sont bien décrits dans l'histoire et dans les différentes parties de la fiche. Je résumerai le tout dans le carnet pour faciliter la lecture (l'accélérer surtout ... Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 4151510438). Les résumés de chaque parties sont plutôt exhaustifs. Ce qui est développé dans chaque partie est indiqué dans les résumés (avec plus en détails, des développements et des anecdotes marrantes et moins marrantes). J'espère que là aussi, ça pourra accélérer un poil la lecture des personnes intéressées, ou en tout cas ne pas les décourager :<.

Je sais que c'est -un peu- long, je comprends parfaitement que ça prenne du temps à lire et corriger, ça ne me pose pas vraiment de problèmes, j'attendrai le temps qu'il faudra Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463. En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire sur #2 (à le mettre dans des situations délicates, incongrues, voir à lui taper dessus parfois ... Je sais je suis un poil sadique avec mes personnages :<). J'espère que ça sera aussi agréable à lire qu'à écrire ... Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2782890776

Dans tous les cas, ce topic est désormais free to go, je n'utiliserai pas de quatrième message, promis, juré ...

Bonne lecture

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Teodora Svensson
Troubles in Paradise

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Troubles in Paradise
Terminé #6le 28.12.18 14:15
Je viens lire !
Je m'y attaque, woaaah t'as été inspiré, c'est cool ! Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 1126230839

Identité Les dates sont bonnes, tu as bien rempli les âges dans le profil, le nom est cohérent, j'aime bien la petite note du surnom qui passe moins bien du coup Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463 Par contre pour le japonais, je vais voir c'est peut être indiqué plus loin mais le parler, le lire et l'écrire alors qu'il est mort depuis 4 mois ça me semble un peu beaucoup mais il est peut être allé prendre des cours ou jsp, je verrais, parce que du coup on a "longtemps posé problème" c'est peut-être qu'il avait commencé à apprendre avant... Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 798748180

Physique Ah la peau des suédois, ces asperges faiblardes Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... THLZrTa On a la potion qui explique les yeux dorés avec la petite justification c'est nickel chrome de ce côté !
J'vois pas de quels géants tu parles *pousse Teodora dans un coin* c'est très correct omme taille Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 4126741921
J'ai beaucoup ri de ses habitudes et du détail du tatouage, c'est bien fourni, c'est bien écrit, c'est très drôle Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2960999066

Précisions METEOOOOOO Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 1575138509
C'est cool tu as bien pris en compte tous les aspects du coup c'est très réaliste, c'était un peu le point noir pour moi de ce prédéfini mais tu as bien su manier ça, c'est super, je te félicites !

Caractère J'ai tout lu d'une traite vu que c'était long et du coup j'ai pas fait mes petits commentaires au fur et à mesure mais c'est parfait, tout est bien expliqué, ça ne se contredit pas, il y a le développement derrière chaque trait et ce que j'apprécie beaucoup aussi c'est qu'à chaque fois on a des réponses et des justifications toutes liées à sa vie ou son histoire, ça ne le rend que plus réel et plus attachent, tout est super Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 798748180

Histoire Tu ne m'en voudras pas, je passe le résumé et j'attaque directement l'histoire globalement vu que je vais la lire anyway (mais je trouve l'idée du résumé tip top pour les autres qui voudraient se renseigner mais n'auraient pas le temps ou la volonté de lire toute ta fiche Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463).

On verra sûrement dans la suite de l'histoire mais comme il est mort mordu, d'un vamp payé par sa soeur j'ai un peu de mal à comprendre tout le sang, l'accident qui semble avoir eut lieu, et les organes qui lâchent mais je vais attendre la suite Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 4126741921
C'est quoi cette famille hyper aimante jpp j'veux la même ça a l'air d'un cocon tout doux omg Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463
Oké on a l'accident (je souffre c'est trop bien écrit et j'ai mal pour lui) Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2929307098  

JE PASSE A LA SECONDE PARTIE superhero

Le médecin avec les valises pleines de sucettes qui transpire pour passer la douane, je ris Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463
Oh là mais c'est qu'il est vulgaire pour un enfant de dix ans, garnement Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2935886327
Ah on a déjà une notion de japonais ici, du coup j'ai bon espoir pour la suite Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2125727644
Bon du coup là on a surtout le suivi médical et un début d'indice quant à la prothèse si je ne m'abuse, c'est cool on vit par petits moments comme si on était dans la pièce et qu'on partageait ce moment de vie avec eux, j'aime bien le format !

LA TROISIEME PARTIE superhero

Aaaaah oké donc le tonton Dan il est au Japon, ceci explique cela !
Hop je reprends, pardon j'ai fait une pause pour manger Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2960999066
Ah oui non carrément il va à Tokyo pour sa prothèse ça change tout pour les langues, je comprends mieux tout s'explique et c'est tout bon du coup !
Un test ? Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3539227844 Comment ça un test ? Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3539227844 AH D'ACCORD OUI, ok un test Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3965502052

... C'est très gênant comme conversation Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3965502052

Donc on passe à la mort de sa sœur, c'est assez déchirant mais tout est correct, c'est bon pour moi.

LA QUATRIÈME PARTIE superhero

Oké donc là j'ai un peu de mal à comprendre, pourquoi on lui tire dessus puis qu'ensuite une autre personne le mord ? C'est sa soeur qui paie un vampire (@Rei Kinomoto) pour le mordre et le faire du coup, venir dans la mort du coup qui est cette personne qui lui tire dessus ? C'est un vampire aussi venu mettre en scène un truc pour que sa mort soit plus crédible ? Dans ce cas pourquoi il ne le mord pas lui même ?

Idem pourquoi un nécromancien l'accueille chez lui alors qu'il a une chambre attitrée à l'Agence ? De même, généralement @Akio Yamada ou @"Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2935886327" s'occupent d'expliquer tout aux petits nouveaux vampires perdus, après pourquoi pas mais j'aurais besoin d'un peu plus de détails sur qui c'est ce type, pourquoi il n'aide d'un coup, c'est quoi les potions qu'il lui donne ? Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 1126230839

Euh c'est qui Mr Sören ? Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 1126230839 C'est censé être Rei qui l'a mordu Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3209851839


Encore un effort

BON du coup, pour les langues au final c'est bon, c'est justifié, tout est parfait sauf les petites choses inscrites dans la dernière partie, le nécroancien, la chambre, les potions qu'il donne, l'incohérence entre le vamp qui l'a mordu et le fait que c'est censé être Rei, toussa, je te laisse regarder ça et m'apporter les détails qu'il me faut et ensuite tout est bon !
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Teodora parle en #DB7093 pour le suédois, en #7B68EE pour l'anglais et en #32CD32 pour le japonais.
(Bon en vrai elle parle tout le temps suédois et s'en fout si vous la comprenez ou pas).
NB : Elle est bilingue suédois-japonais, elle a un très fort accent suédois quand elle parle anglais.
Max J. Jönsson
vampire

Infos complémentaires
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Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... Empty × Age de la mort : 23 Masculin
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vampire
Terminé #7le 29.12.18 1:29
Merci pour la lecture de la fiche, j'ai du mal à croire que ça a été si rapide. Je tablais plus sur quelques jours à une semaine honnêtement. En tout cas, j'espère que ça n'a pas été un supplice trop affreux et que tu as pu en profiter.

Merci pour tous ces compliments, je suis content de voir que c'est suffisamment clair et cohérent. Je dois avouer que je ne voyais pas la compléxité du scénario quand j'ai débuté cette fiche, mais je ne m'en plains pas :3. Quoi qu'il en soit, si les moments joyeux sont joyeux et les moments tristes apparaissent vraiment tristes, c'est que j'ai atteint mon objectif. Pour sa famille heureuse, ça fait un peu Desesperate Housewife c'est vrai, mais là ce n'est pas de la façade. Les Jönsson sont vraiment une petite famille très heureuse au départ, il n'y a aucun nuage à l'horizon avant la tempête ... Ensuite ça part un peu en vrille Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 4151510438. Généralement j'évite de tomber dans la "famille à problèmes" d'autant plus quand le personnage i. perd son bras dans un accident à 6 ans, ii. tombe dans la dépression et retrouve un bras dans des opérations glauques et douloureuses, iii. est au final le sujet d'une expérimentation qui a plus de chance de foirer que de réussir, iv. perd sa soeur dans des circonstances similaires à la perte de son bras, v. meurt parce que sa soeur l'aime trop ... Je pense que c'est suffisant, il mérite bien ses 6 petites années de bonheur pur Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463

Pour le japonais, effectivement, il a vécu un long moment au Japon finalement. Pour autant, il parle bien mais en lécture et en écriture, il doit encore progresser. Au sujet de sa taille, c'est vrai qu'il n'est pas petit (il fait la même taille que Téodora, avec une antenne qui pointe bien haut pour gagner le centimètre manquant ... et si elle ne porte pas de talons ... don't call him short!), mais quand je vois certains géants sur le forum, il y a plus grand tout de même. Après, comme expliqué, il n'est pas compléxé par son physique, donc tout va bien :3. Et pour les précisions, j'aime donner tous ces petits détails. Ca ne sert pas forcément à grand chose sur le coup, mais ça me permet de donner vie au personnage et de me faire moi-même à ce qu'il est réellement. c'est aussi un moyen de réfléchir au personnage et de lui donner du corps, pour moi :3.

En ce qui concerne la prothèse, c'est un point central du personnage, mais je dois avouer que j'avais aussi des doutes, j'ai tenté de rendre ça le plus réalliste possible en équilibrant la balance bénéfices/risques, les avantages et les désavantages. C'était un peu le point délicat pour moi aussi, si ça passe bien, c'est parfait Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463.

Pour son caractère, well le Max adulte, c'est un peu sa version enfantine upgradée avec des catastrophes qui lui ont données du corps, de la profondeur et des défauts supplémentaires aussi. Je pense qu'il aurait bien besoin d'une longue psychanalise le petit. Dans le fond, il doit être bien traumatisé et bien brisé. Toutes ses difficultés me sont apparues évidentes quand j'ai lu que sa soeur à commandité sa mort parce qu'elle ne pouvait plus supporter la séparation ... Anyway, encore une fois, si tout est clair et correct, c'est parfait :3.

Entrons dans le vif du sujet, l'histoire.
Ce n'est vraiment pas un problème si tu n'as pas lu les résumés. Ils sont vraiment là pour apporter une version raccourcie et condensée des événements de chaque chapitre. Il me semble évident et compréhensible que tout le monde n'ait pas le temps ou bien l'envie de lire une vingtaine de pages d'histoire. Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 4151510438 
Il n'y a aucune information exclusive dans les résumés.

Je suis ravi de voir que ça t'a plu et que tu as pu ressentir ce que j'ai tenté de faire passer, c'était l'objectif recherché. J'admet avoir été un peu cruel à certains moments. Après tout, il fallait bien contrebalancer l'enfance hyper heureuse (et je suis généralement cruel avec mes personnages ... mais il ne faut pas le dire). Je tenais aussi à ajouter des anecdotes drôles et à rendre le personnage moins lisse, notamment au travers de ses erreurs, de ses bêtises et parfois, de son langage. Max n'est clairement pas un saint et encore moins parfait :3.

Par ailleurs, même si ça n'a pas été soulevé, je précise que la soeur et les parents de Max n'ont pas de nom. C'est volontaire, sa soeur étant le scénario #3 et après discussion avec Joshua, nous avons préféré laissé le prénom "vierge", j'en ai fait de même pour les parents. De même, je ne parle de #3 que pour définir ses interactions avec Max et sa dépendance grandissante envers Max qui la conduira à payer un vampire pour le tuer et le ramener vers elle. L'objectif est de laisser une amplitude de liberté forte pour le futur joueur de #3, s'il y en a un, un jour. Je suis disposé à fournir une update du scénario pour y introduire les "faits marquants" en lien avec le background personnel de Max.

Précisions et révisions apportées au texte. 
1) Euh c'est qui Mr Sören ?  C'est censé être Rei qui l'a mordu 
Exact. C'est bien Rei Kinomoto qui est responsable de sa mort et transformation ("le vampire responsable de sa transformation et de sa mort", dans le texte). Je suis resté évasif sur les circonstances, pour éviter d'imposer des points de background trop fort à Rei (le personnage étant joué). "M. Sören", c'est donc Rei. Je le nomme ainsi en me référant à la présentation de Rei, dans laquelle il précise qu'il se présente à ses clients sous le pseudonyme de Sören. Puisque c'est la soeur de Max qui le nomme, j'ai utilisé le pseudonyme plutôt que le patronyme. 
J'ai introduit le texte suivant (en rouge dans la citation) et modifié le texte existant pour clarifier cet aspect de l'histoire :
[...] Concernant ce dernier, responsable de ma transformation et commandité pour ma mort, je n’apprendrai que bien plus tard qu’il s’agit de Rei Kinomoto, mort depuis un moment déjà et qui trempe dans des business un peu douteux quoique fructueux. J’ai vite compris que les vampires forment une jonction entre le monde des vivants et des morts. Il y a des règles strictes dans l’usage des portes entre les mondes et de ce qui peut circuler, sans oublier ce qu’un vampire à le droit ou non de faire chez les vivants. Par exemple, mon ami le nécromancien m’a laissé sous-entendre que ce genre de choses ne sont pas vraiment autorisées dans ce monde établir un contrat visant à tuer une personne pour l’expédier illico-presto dans l’au-delà n’est clairement pas autorisé, mais qu’il fallait encore faut-il le prouver. [...]
Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 630725246

2) Oké donc là j'ai un peu de mal à comprendre, pourquoi on lui tire dessus puis qu'ensuite une autre personne le mord ? C'est sa soeur qui paie un vampire (@Rei Kinomoto) pour le mordre et le faire du coup, venir dans la mort du coup qui est cette personne qui lui tire dessus ? C'est un vampire aussi venu mettre en scène un truc pour que sa mort soit plus crédible ? Dans ce cas pourquoi il ne le mord pas lui même ?
C'est ce que j'ai tenté d'expliquer, mais visiblement ce n'est pas très clair. Pour clarifier, c'est bien Rei Kinimoto (a.k.a. Sören) qui a transformé Max en vampire. La personne qui lui tire dessus est ce que j'appelle un "activiste" (dans le sens péjoratif du terme), ce n'est pas un vampire mais juste un humain. Il fait partie d'une partie de la population qui voit les expériences menées sur le bras de Max et tout ce qui s'y rapproche (le développement de prothèse robotisée, interfacer l'homme et la machine, augmenter l'humain en employant la technologie), comme un danger pour la société. C'est ce que je développe en préambule quand je parle des critiques systématiquement associées aux découvertes majeures (la découverte de la vascularisation, du système héliocentrique ou de la vaccination en sont de bons exemples historiques). Sa mort est le résultat de trois causes : i. Il se lève plus tôt que prévu. ii. Il se fait attaqué par cet activiste et s'en voit désorienté, choqué et affaibli même si la blessure n'est pas mortelle. iii. Rei le mord et le tue en le transformant en vampire, après avoir été engagé par sa soeur pour le faire.  Le fait qu'il soit sous le choc après l'attaque par balle justifie qu'il ne réagit pas quand Rei l'approche, qu'il ne s'enfuit pas et qu'il se fait mordre sans même tenter de fuir. Si un inconnu s'approche de ma nuque, personnellement je ne fais pas connaissance, je me barre vite fait Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463. En réalité, l'attaque de l'activiste a probablement simplifié le boulot de Rei Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463. La simultanéité des différents événements est une pure coïncidence.
Modifications apportées au texte:
[...] Quand j’ai relevé les yeux, il me pointait avec une arme à feu. C’était encore plus abasourdissant que je ne m’étais jamais senti en danger ici. Il y a peu d’armes dans ce pays, et elles sont formellement interdites, la violence se fait rare elle aussi. J’ai tout d’abord reculé, en tâtonnant des mains sur le sol, je n’en menais pas large. Dos au mur, j’ai commencé à déblatérer, tout et n’importe quoi … même, à négocier. Je ne cherchais pas à comprendre l’incompréhensible, juste à éviter la mort. Il m'a parlé, beaucoup et très vite, c'était difficile à suivre et je n'avais que son arme en tête. Il me demandait si j'étais une victime ou bien un de ces monstres qui traffique le corps des humains. Il déblatérait, c'est le mot, ça n'avait aucun sens, sinon que j'avais ce bras fait de métal et que je le répugnais. Vraissemblablement je n'étais plus qu'un sous-humain et je devais disparaitre. Je constituais une déviance pour l'humanité et on ne les avait pas écoutés quand ils nous avaient demandé de tout arrêter. J'ai enfin percuté, il faisait donc parti de ces activistes qui brandissent des pancartes devant l'établissement pour que la recherche sur les prothèses interfacées au corps s'arrête. Jusqu'à présent, ce groupe n'était pas très violent. Tout au plus, je me suis reçu une tomate mure et molle un jour, sorti trop tôt et en débardeur. Celui-là était l'exception qui confirme la règle. Quand J’ai levé les bras pour me protéger, il a tiré sans hésiter et j’ai crié plus de peur que de douleur. 

[...]

Third time’s a charm! » Ca n’a jamais été aussi faux, à moins que ce ne soit la mort qui parle. J’ai écoulé ma seconde chance, ces dernières dix-huit années. Sorti de l’ombre, un autre individu c’est approché de moi, il s’est agenouillé, tout était flou. J’ai senti deux sortes d’aiguilles se planter dans mon cou. La suite vous la connaissez déjà, et je ne suis plus d’humeur à refaire mon introspection. La balle ne me tuerait pas, mais lui le ferait même si je ne le savais pas encore à ce moment. Rei Kinomoto (a.k.a. Sören de son pseudonyme) venait de me mordre le cou et par la même occasion, il me condamnait à mourir et me transformait en ce qu'il était lui même. Ca non plus, je n'en avais pas la moindre idée à cet instant. Sa tâche fut simple et opportuniste, je ne me suis même pas défendu quand il s'est approché, j'étais choqué après le coup de feu (même pas de son fait, même pas organisé, juste une foutue coïncidence, une nouvelle blague du Destin). En temps normal, je ne l'aurais jamais laissé s'approcher de ma nuque sans réagir. Une fois le processus enclanché, rien n'aurait pu me sauver. [...]
 Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 630725246 

3) Idem pourquoi un nécromancien l'accueille chez lui alors qu'il a une chambre attitrée à l'Agence ? De même, généralement @Akio Yamada ou @" ^^ " s'occupent d'expliquer tout aux petits nouveaux vampires perdus, après pourquoi pas mais j'aurais besoin d'un peu plus de détails sur qui c'est ce type, pourquoi il n'aide d'un coup, c'est quoi les potions qu'il lui donne ?  
Je pense que je me suis mal exprimé. Il ne l'accueille pas "chez lui", il l'invite chez lui pour discuter, mais il ne vit pas chez ce nécromancien. Il est bien installé suivant l'offre habituelle de l'Agence, dans une chambre. Encore une fois, leur rencontre est une coïncidence. Ils se rentrent l'un de l'autre, et c'est comme ça qu'ils se rencontrent (je trouvais la répétition de la scène de son attaque avant sa mort intéressante). Pourquoi il l'aide ? Parce qu'il est gentil ? Je n'ai pas vraiment développé la raison, ni même le détail de qui est ce nécromancien. J'aimerais proposer ce nécromancien comme un lien (si ça intéresse quelqu'un, c'est aussi pour ça que je développe peu, pour laisser de l'amplitude). Il ne lui fait boire qu'une potion, qui est un genre de truc pour garder des canines saines (éviter d'avoir les dents gâtées, ce serait dommage pour un jeune vampire).
En ce qui concerne sa formation de vampire accélérée, le nécromancien ne lui enseigne rien, il subvient juste à un besoin immédiat, pour le reste il lui précise d'ailleurs qu'il faudra qu'il trouve un vampire expérimenté. C'est plutôt Rei qui lui dispence les petits secrets des vampires (comme indiqué dans le scénario). J'avoue ne pas avoir pensé à l'organisation d'Akio mais je l'introduirai dans le texte.
Modifications apportées au texte:

[...] J’ai donc accepté sa main et il a accueilli le petit chien abandonné, que je devais représenter à ses yeux, chez lui, le temps d'une invitation que je me fasse à l’idée autour d'une tasse de café. Il m'a proposé du thé avec un nuage de lait, mais je n'aime ni le thé, ni le lait, j'ai donc jeté mon dévolu sur la cafetière. Ça n’a pas duré bien longtemps.


[...]

Je ne sais pas pourquoi il tenait à ce point à m’aider. Peut-être par pur bonté d'âme, ou bien je lui rappelle quelqu'un ? Il a peut-être juste pitié, je ne lui ai jamais demandé. On ne se connaissait pas vraiment, ou peu, pourtant il m'a ouvert ses portes et même expliqué comment rejoindre mes quartiers. Il m'a aussi indiqué comment rejoindre la Camarilla, une organisation dédiée aux vampires et probablement en mesure de m'aider dans mon adaptation. Il avait raison, j'y ai trouvé de l'aide. J’ai consacré les jours suivant à trouver quelques outils pour résoudre mon petit problème, trois fois rien, heureusement. J’aurais eu grandement besoin d’un mécanicien, ou au moins d’un assistant si le problème était plus sérieux. Intervenir seul est souvent violent et plus risqué qu’en bonne compagnie. 


[...]

Et puis, j’avais besoin d’un vampire plus expérimenté pour m’apprendre les rudiments. Quelqu'un avec qui passer de la théorie aux aspects plus pratiques. Comment retourner dans le monde des vivants ? Comment si prendre ? Comment ne pas en souffrir ? Comment se nourrir mieux qu’avec des poches de sang douteuses (et dégueulasses, faut se le dire) et qu’elles sont les conséquences d’un tel mode de vie ? [...]

Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 630725246

Because, c'est fun, et que je ne peux pas laisser le potentiel de ce gif couler ... Dans la section "précisions" :
Max déteste le lait, pur, mélangé, ça ne passe pas. Il boit son café noir, mange ses céréales croquantes SANS lait, même mélangé dans la soupe, ça ne passe pas. Ce fut un problème dans sa jeunesse, il refusait, refusait toute forme de lait. La texture, le goût ... NON, il n'en veut pas. C'est un sujet de dérision, on lui rappelle qu'avec un verre de lait chaque matin, il aurait bien gagné cinq centimètres de plus et atteint la taille d'un joueur de NBA ... « Rien que des conneries. J'ai pas à en boire si je n'en veux pas » qu'il rétorque à chaque fois. 



Je pense que ça répond aux principales interrogations, n'hésites pas à me dire s'il manque quelque chose. Les différentes modifications seront introduites à la suite de ce message.

EDIT : Done, les éditions ont été incorporées dans le texte Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 3244213463


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Terminé #8le 29.12.18 10:05
Tu es validé !

Avec les rajouts c'est bieeeeeeeeeeeeeeen plus clair, pour moi tout est bon du coup, je valide ça !
et pour le temps de lecture généralement on le fait dans la journée, là j'av que c'était très long à lire, mais Teo est extraordinaire je l'aime Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2929307098

Soit dit en passant je pressens que tu vas être niquel pour jouer ce scéna, en plus tu es hella motivé donc Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2998768518 (jsp si je l'avais déjà dit mais ça mérite d'être souligné Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2782890776)

Félicitations, tu peux désormais aller rp !

A son arrivée dans l'au-delà, ton personnage aura également été placé pendant une semaine dans un des appartements de l'Agence Azazel :

L'appartement Kiss
En te rendant dans le sous-forum qui y correspond, tu trouveras un sujet de "flood privé" réservé pour la discussion avec tes colocataires, n'hésite pas à t'y présenter pour nouer de premiers liens sur le forum  

En parallèle, pense à aller recenser ton avatar dans le bottin pour ne pas qu'un futur nouveau te le pique, et à remplir les différents champs de ton profil. Tu pourras éventuellement aussi te créer un carnet spectral pour qu'on vienne te demander des liens et des rps, et surtout qu'on sache où tu en es dans ta vie sur le forum !

Enfin, même si on n'a pas envie d'y penser à peine validé, tu peux aussi passer faire un tour dans ce sujet afin de prévoir une éventuelle disparition de personnage en cas de reboot, de départ ou d'inactivité future Max J. Jönsson • Je suis le vampire d'un amour total unilatéral ... 2960999066

Je pense que tu es assez submergé de liens pour le moment, je te laisse profiter du forum, étant donné que tu es officiellement un Vampire !
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