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Le muesli ou la mort
Bellius Kelley
vampire

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vampire
Le muesli ou la mort Empty #1le 26.12.18 1:08
Le Muesli ou la Mort
RP avec Abel Loneheart


16 Mars 2012 - Tokyo
Il neige. Tout autour, de partout. A l’hôtel il fait froid. Dans la chambre. Dans les lits. Partout. A croire qu'on va rester congelés ici jusqu'à... jusqu'à quand?

“On rentre quand Bellius?

C'est mon frère qui m'appelle. Il est debout devant la fenêtre. La capuche de son sweat ramené sur la tête. Je ne l'ai même pas entendu arriver. Je soupire.

- Qu'est ce que tu veux que j'en sache?
- A ton avis? Un mois? Plus?
- Mais je te dis que j'en sais rien, il faut que j'en parle à Papa, je te l'ai déjà dit !
- T'énerve pas, je suis inquiet c'est tout ! J'veux... j'veux juste rentrer.


Silence. Il fait vraiment froid dans cette chambre, c'est vrai. Pas de posters, de déco rien. Des murs grisâtres, sales. Des miettes par terre. La joie.  Je me suis levé du lit. et je le regarde. Ses yeux sont perdus, loin, dans l'ouverture de la fenêtre. Y a rien à travers cette vitre. Rien que la neige et des immeubles gris. Je ne sais plus quoi dire. Alors je m'avance juste devant lui. Et je prends mon petit frère par la main. Elle est glacée. Il me prends alors dans ses bras, sans que je n'ai le temps de réagir. Il me serre fort, c'est presque jamais arrivé. Pas comme ça. On est beaucoup plus pudiques d'habitude.

On reste quand même comme ça, un moment. Je sais même plus s'il a pleuré ou non. Je sais même plus si j'ai pleuré, moi. En tout cas, il fait froid.

"Je vais faire les courses
- Je t'accompagne.
- Non.
Il se détache de notre étreinte. Il fronce les sourcils, me fixe.
- Non, tu restes ici. Au cas où ça dégénère. Dans ce cas là, tu m'appelles, pigé?
Il me fixe encore un moment. Puis il hoche la tête.
- Pigé"


***

Les vitres du magasin sont complètement bouffées par le gel. Et moi aussi. Je remonte mon écharpe bien au dessus du col de mon manteau à capuche. A cette heure là, pas beaucoup de monde dans les rayons. Je vais avoir l'esprit tranquille, libre. Je n'ai que quelques minutes de répit et de silence. De chaleur.

Au fond de moi je regrette de ne pas avoir amené le frangin. Il avait l'air frigorifié. J'ai honte. Finalement, ouais je crois bien que j'ai pleuré tout à l'heure. Et ouais, je crois bien que ça n'arrivera plus. Je dois rester fort, ou  tout se casse la gueule. Tout part en miettes si je fais rien.

Je me retourne et je crois apercevoir à quelques immeubles de distance, l'hôtel qui tremble, manque de s'écrouler. Je me frotte les yeux. Bien sûr qu'il est miteux. Mais non. C'est pas ça. Ce n'est pas que l'hôtel. C'est la rue, la ville, un monde qui s'effondre, tous les immeubles, tous les passants, si fragiles, si frêles, on pourrait leur souffler dessus qu'ils s'envoleraient en morceaux. Et le point névralgique de ce seïsme... Je sais ce que c'est. L'épicentre, l'oeil du cyclone c'est cet hôtel. Et dans cet hôtel deux crétins qui se hurlent dessus de manière absurde, sur un terrain qui ne veut rien dire. Tokyo.

Nous ne sommes jamais allé à Tokyo. Ma mère y a embarqué sur un coup de tête puis le paternel a grillé un neurone et nous a catapulté là sans explications. Ca ne veut rien dire. Ca n'a pas de sens. Tout s'est passé si vite. Et pourtant on dirait qu'on est là depuis des siècles. Même ce magasin, c'est une antiquité. En fait je crois que j'y suis depuis toujours. Devant cette devanture, à attendre plusieurs minutes, attendre quoi, j'en sais rien, attendre, laisser le vent me faire vaciller, vent qui manque de me souffler, me faire éparpiller, en petits bouts de papier brûlés, avant de me décider, me décider que je ne m'envolerais pas, pas aujourd'hui et passer enfin la devanture du super-marché japonais.

La dame de l'accueil dit un truc. Que je comprends pas. De toute façon, ça va faire si longtemps que je comprends rien à rien... Même mes parents, je crois qu'ils parlent japonais, vu que je les entends de moins en moins. Y a qu'avec mon frère qu'on arrive encore un peu à se comprendre. J'espère en tout cas. Pourtant on l'ouvre pas souvent... P'têt pas assez.

Je soupire.

Bon, je prends des nouilles en boites (je prends un autre goût pour changer) quelques légumes, des trucs que je sais même pas ce que c'est à cause des étiquettes, des sucreries. Pas assez pour de la viande, trop cher. J'essaie de prendre quelques machins pour essayer de cuisiner quelque chose ce soir.  Je veux bien faire des efforts, après tout je suis pas tout seul. Puis c'est moi le grand, je suis censé prendre quelques initiatives, non?

Puis, tout à coup j'aperçois le Graal entre les rayons. Un paquet de muesli aux amandes. Parfait. Un peu de douceur dans ce monde, enfin. Les choses se stabilisent un petit peu, le temps que j'imagine mon frère sourire de joie en voyant le trésor que je lui ramène. Ca doit coûter un peu cher mais tant pis. Je taxerait ça sur mes dernières économies.

Mais là, une main se pose sur le paquet, la laisse tomber dans un panier, laisse un trou dans le rayon. C'était le dernier. Je fixe dans les yeux ce visage pâle aux pupilles claires. Je le fixe. Je ne sais pas quoi dire. Mes poings se serrent. Ma tête tremble. Mes dents grincent. Il faut que je fasse quelque chose. Mes lèvres s'articule pour dire un mot mais rien ne sort. Je transpire. L'inconnu me dévisage d'un air circonspect. Et merde.

D'un coup je ne réfléchis plus, je me précipite sur le paquet. Tente de l'embarquer avec moi dans mon panier à moi. Les muscles tendus dans un élan de rage. Je suis prêt à me battre.

C'est le muesli ou la mort.
Abel Loneheart
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Le muesli ou la mort Empty #2le 12.01.19 10:20

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Le muesli ou la mort | Bellius

    Il y avait le silence qui parcourait les rues de la ville. Tokyo, recouverte d'une épaisse couche de glace, survolée d'un ciel gris. Il n'y avait pas âme qui vive dans les rues, et lorsqu'on croisait un passant, il se précipitait pour rentrer chez lui. Et au milieu de tout ça, Abel, qui traînait des pieds, et qui regrettait fortement de ne pas s'être plus couvert que ça. Malgré l'hiver, il ne s'était pas attendu à ce qu'il fasse aussi froid. Il ne pouvait que jurer, grogner, râler, comme il savait si bien le faire.
   
    Aujourd'hui, le monde des vivants ressemblait bien plus à un ossuaire d'âmes en peine, cachées en cherchant à se soustraire à la fatalité du destin.

    Et chaque arrivée dans cette autre dimension le déstabilisait. Il n'était plus de ce monde. Il le savait. Il s'y était fait. Et pourtant... il ne pouvait jamais empêcher une vague de nostalgie et de tristesse immense l'envahir lorsqu'il mettait les pieds de l'autre côté. Peu importe la situation dans laquelle il s'était retrouvé ; il n'avait jamais demandé à mourir. Il ne pouvait pas non plus en vouloir à Olympe, parce qu'elle avait juste fait ça pour l'aider. Pour faire en sorte qu'il ne souffre plus, lui qui à ce moment là était frigorifié, affamé et blessé.

    Il avançait dans le froid, luttant contre le vent qui lui glaçait et giflait le visage sans retenue. Même si d'ordinaire, les basses températures ne le gênaient pas, il restait sensible aux froids trop grands qui pouvaient se manifester parfois. Pour le moment, il cherchait quelque chose, un magasin ou même une petite boutique qui soit encore ouverte par ce temps là. Il arrivait que certaines de ses connaissances le sollicitent pour qu'il ramène des choses du monde des vivants, et ce dans la plus grande discrétion. Il n'était forcément pas friand de tout ça, car il se disait que se raccrocher aux choses de l'autre monde n'allait pas aider le fantôme à tourner la page. Et il en avait été témoin. Parce qu'une de ses amies était devenue une zombie en voulant se rapprocher un peu trop de son fils. Il la comprenait, mais pour lui, envoyer un vampire faire le lien avec le vivant n'était pas une bonne chose. Pourtant il aidait malgré tout parce qu'il n'aimait voir ses amis en souffrance. C'était tellement contradictoire qu'il ne se comprenait pas lui-même. Sans doute parce qu'il était un peu trop idiot. Alors avant de se nourrir, il allait toujours faire « les courses des gens », comme il le disait si bien.
    Au bout du compte, a force de persévérance il finit par repérer un petit magasin. Magasin qui semblait en aussi mauvais état que la rue dans laquelle il se trouvait. Nonchalant comme il était, le vampire avait souvent tendance à se laisser porter par le vent, à avancer sans trop faire attention où il mettait les pieds. Il se perdait dans le gouffre de ses pensées et effectuait un pas après l'autre, sans faire gaffe où il allait. Cette fois, la requête était simple. « Ramène-moi quelque chose du monde des vivants je sais pas, quelque chose qui se mange, un objet, tout, n'importe quoi ! », avait supplié son commanditaire. C'était sans conviction que le brun avait attrapé un panier et commencé à errer entre les rayons. Son teint était tellement pâle qu'on l'aurait cru malade. Et ses yeux vitreux n’arrangeaient pas les choses. Il n'y avait qu'à ajouter à ça sa posture courbée pour avoir le combo. S'il avait eu les mains libres et les bras ballants, on aurait pu le confondre avec un de ces zombies que l'on voit partout dans les films ou les jeux-vidéos, zombies bien différents de ceux qu'il avait pu croiser dans l'autre Tokyo.

Et puis, ses yeux se posent sur un paquet de Muesli aux amandes.
Alors il hausse les épaules, et il se dit que comme c'est le dernier, ça fera sûrement l'affaire.
Il l'attrape et le laisse tomber dans le panier.
Et il se demanda au passage pourquoi il avait prit un panier. Question de nonchalance.

    Et il ne remarque même pas qu'on le fixe parce qu'il continue sa route. Enfin... il s'apprêtait à la continuer, sa route. Continuer de faire quelques tours dans les rayons, regarder si quelque chose lui attirait l’œil. Sauf que quelqu'un s'était jeté sur son panier, sur le paquet qu'il venait de mettre. La surprise et la légère secousse lui avaient fait lâcher prise. C'est à ce moment que son regard s'attarda un peu plus sur la personne en face de lui. C'était un jeune homme blond, qui avait saisi le muesli avec autant de haine qu'une bête enragée. À défaut d'intimider Abel, l'attitude de l'inconnu parvint à l'inquiéter. Dans le sens où ce n'était pas normal de se mettre dans un état pareil pour un dernier paquet. Parce que le vampire le voyait bien, que le jeune homme tremblait et qu'il était en colère. Il avait le regard de quelqu'un qui était prêt à se battre. Qu'est-ce qu'il avait ? Qu'est-ce qui pouvait aller mal de son côté pour qu'il tienne autant à un petit paquet de muesli ? Est-ce qu'il manquait de nourriture, d'argent ? Abel ne lui reprochait rien. Parce qu'il s'était lui-même retrouvé dans une situation où il était complètement démuni et où la moindre petite chose comptait, avant de mourir. À l'heure actuelle, il voulait juste essayer de comprendre. D'un geste calme, il récupéra le panier dans sa main et observa le jeune homme, l'air un peu gêné et désolé.

-Eh, du calme, fallait me le dire si tu tenais tant à l'avoir, lança-t-il dans un anglais parfaitement articulé. T'avais pas besoin de te jeter dessus... tu sais, c'est pas vital pour moi d'avoir ce paquet alors j'te l'aurais donné si tu me l'avais demandé.

    Et puis, avec un brin d'hésitation dans la voix, il ne put finalement pas retenir une simple petite question.

-Est-ce que... tout va bien ?
Bellius Kelley
vampire

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Le muesli ou la mort Empty #3le 15.01.19 22:00
Le Muesli ou la Mort
RP avec Abel Loneheart


Des hoquets... Je n'arrive plus à arrêter, tout se disloque tout se désagrège autour de moi. Je viens d'éclater et à l'intérieur bah c'est pareil. Ça éclate, par petit bout, tout mon corps va se dilluer entre ces traces dégueues. Autour on voit des regard apparaître, plein de petits yeux noirs qui scrutent ce pauvre mec qui vient de renverser un charriot plein de bouffe. Mais je les emmerde. Je veux même pas les voir. J'enfouis ma tête dans mes bras le plus profondément possible  Et à ce moment-là, une voix qui s'élève.

-Circulez, y'a rien à voir, abrutis que vous êtes, vous vous rendez pas compte qu'il est mal à l'aise ? Vous allez jamais l'aider à le regarder comme ça.

J'ai un sourire qui se crispe entre les bras. De quoi je me mêle ? J'ai pas besoin d'aide.. je veux juste... je veux juste qu'on me foute la paix, bordel. Mon chevalier servant se penche sur moi avec un visage rassurant. Je lui renvoie mon regard, les yeux rouges le visage dur. Il a mon âge, les cheveux bruns mi-longs... et très pâle. Il est tellement pâle, putain, ça fout limite les jetons. J'ai un frisson en le regardant. Des yeux bleus-grisâtres, glacials, comme deux petits billes distantes. Et puis surtout tous ces piercings, tout ce métal sur cette peau blanche soulignée de cernes profondes... Mais l'expression sur sa tronche contraste avec tout le reste. Y a trop de douceur, trop d'attention, trop de... sincérité. Le type veut vraiment m'aider, je le sens. Il pose ses mains sur mes épaules.

Je me recroqueville d'un coup en baissant la tête. Mon corps est tout rigide, je sais même pas si j'arriverai à me déloger du trou que je creuse derrière moi. J'veux pas être sauvé, même par toi, je veux qu'on me laisse ici. Je sais. Je sais que j'ai besoin d'aide, je le sais pertinemment. Mais je... je refuse. Je peux pas. Parce que j'suis le grand frère. Parce que je suis le père. J'suis la mère. Je suis tout le monde. Et si un des trois tombe... alors les deux qui restent en moi devraient le relever, non? Le problème... le problème, c'est que c'est faux. C'est que je suis juste un gamin. Et que c'est trop lourd... c'est trop lourd à porter. C'est de ma faute? Ouais tout, sûrement. J'aurais du raisonner le vieux, le retenir de venir ici... Maintenant c'est trop tard, on est endetté jusqu'au cou pour des siècles, bloqués ici dans la misère et la clandestinité la plus totale. Je m'essouffle, vite. Ça fait trop.  Le mec en face de moi s'agenouille.

- Commence par te calmer. C'est pas bon de te mettre dans cet état.

Et moi je murmure encore plus doucement...

- Laisse moi pourrir. Laisse moi crever.

Ces mots sortent et je sais plus pourquoi. Je sais même pas si mes lèvres bougent ou si c'est tout ma tête. Mais ça résonne, ça résonne de tous les côtés. Pourrir ici...

-Tu voudrais pas prendre l'air un peu ? Je sais qu'il fait froid à l'extérieur, c'est pas forcément agréable mais... ça te fera p'tet du bien.

Je relève la tête péniblement. Pourquoi il insiste ? À quoi ça sert? Je ne dis rien. Je n'arrive à rien dire. je tremble, j'essaie de retenir mes larmes dans une grimace. Il se lève alors en prenant le paquet de muesli en direction de la caisse.

- Ah et, attends-moi deux secondes.

Je rebaisse la tête. Je comprends pas. J'ai beau essayer, je vois pas en quoi j'en vaut la peine. Il revient alors avec toujours le même paquet me le tends. Il tends cette main vers ce cadavre en position foetale que j'suis. Une main blanchâtre tirée dans ma direction. Je fronce les sourcils. Quoi?...

-Tiens, prends-le. T'embête pas à le payer c'est moi qui m'en occupe. C'est d'jà fait.

Non...

- Pou... pourquoi tu fait ça?

Il faut que je me lève. Il faut que je me lève. Il faut....

- Je fais tant pitié, c'est ça?

Mon visage est crispé. J'arrive pas à bien me relever. D'autres paquets tombent, mon dos frotte contre le rayon branlant. Ma voix est cassée. Au moins plus besoin de se forcer à parler en jap minable.

- Qu'est ce que tu... qu'est ce que... MERDE.

Je m'arrête de bouger, j'ai trouvé un appui plus ou moins stable... J'ai un grand sourire qui se dessine d'un coup nerveusement sur mes lèvres.

- Je te rassure... j'ai pas bu une goutte d'alcool. Ahah...

Je regarde le paquet. Il faut que je le dise. C'est le genre de chose à dire, je crois.

- M.. merci.
Abel Loneheart
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Le muesli ou la mort | Bellius

    Ce qui est sûr, c'est que le garçon en face de lui n'était pas bien du tout.

    À peine Abel prononce-t-il quelques mots que le blondinet en face de lui se braque. Il le voit trembler, il le voit se crisper, pourtant il ne dit rien il ne bouge pas. Et il jette le panier qu'il tient en criant, alors que ses courses s'éparpillent par terre et que les yeux du vampire deviennent de plus en plus grands. Et l'incompréhension d'Abel commence à se muer en peine parce qu'il le reconnaît, ce regard. Il avait le même quand il était encore en vie. Le regard d'un garçon perdu, qui a juste du mal à s'en sortir et dont le cœur était rongé par des problèmes qu'il ne voulait confier à personne. Il entends sa voix qui est nouée de sanglots, sa voix qui hurle sa peine, une peine qu'Abel ne comprends pas et voudrait à tout prix comprendre. Il ne le connaît pas et pourtant, il a l'impression de se voir lui lorsqu'il était au plus mal. Et c'est pour ça qu'il voudrait l'aider, même s'il le prendrait sûrement pour un fou. Parce qu'ils n'étaient que d'illustres inconnus aux yeux de l'autre. Mais Abel faisait parfois preuve de tellement de gentillesse qu'il ne s'en rendait même pas compte, peu importe le nombre de fois où on avait dit que ça le perdrait un jour. Parce qu'à force de vouloir apporter son aide à n'importe qui, les choses finiraient par se retourner contre lui. Et pourtant... pourtant à ce moment précis il était hors de question pour lui d'abandonner un garçon dans un état pareil. Il avait l'air tellement mal, tellement désespéré. Et ça faisait mal à Abel.
    Il avait le cœur serré lorsqu'il s'approcha de lui. Il ne savait juste pas quoi lui dire. Mais il fallait qu'il éloigne toutes les personnes qui se trouvaient autour de lui, qui observaient le garçon avec des émotions qu'Abel n'arrivait pas à lire tant elles différaient de visages en visages. Bordel, mais ils ne voyaient pas son état ? Le regardait comme ça n'allait jamais l'aider. Le vampire poussa un long soupir, et, en haussant les épaules, il tourna un regard noir à l'intention de chaque client de ce magasin, excepté le garçon. Il se mit à grogner.

-Circulez, commença-t-il. Y'a rien à voir, abrutis que vous êtes, vous vous rendez pas compte qu'il est mal à l'aise ? Vous allez jamais l'aider à le regarder comme ça.

    Et même si la manière de s'exprimer d'Abel éveille l'animosité des autres, personne ne lui dit rien. Ça suffit à les faire partir. Ils s'éloignent, un par un, reprenant leurs affaires comme si de rien était. Laissant seuls Abel et le jeune homme. Au physique de ce dernier, Abel aurait dit qu'il avait dix-sept ans. Et c'est sans doute ce que le blond allait penser en regardant le vampire, qu'il avait dix-sept ans lui aussi. Parce que c'est vrai, c'est l'âge auquel il était mort. Il devait avoir quel âge maintenant, Abel ? Vingt-et-un, vingt-deux ? Il ne savait même pas. Parce que depuis qu'il était passé de l'autre côté, il ne comptait plus. Mais ça n'avait pas d'importance. Il s'approcha de l'adolescent avant de poser ses mains sur ses épaules, d'un geste qui se voulait doux et rassurant. Il le regardait avec un sourire léger mais gorgé d'une immense sincérité. C'était rare de voir Abel sourire aussi gentiment. Son cœur était toujours aussi serré. S'il n'avait pas peur de mettre en colère le garçon, le vampire l'aurait sans doute déjà prit dans ses bras. Mais c'était le meilleur moyen pour qu'il le prenne pour un fou.

-Commence par te calmer, murmura-t-il. C'est pas bon de te mettre dans cet état.

    Il se trouvait tellement maladroit. Parce qu'il n'était tellement pas doué pour réconforter les gens qu'il avait peur que le moindre de ses mots ne se transforme en un coup aussi tranchant et douloureux qu'une lame qu'on enfoncerait et remuerait dans la peau. Parce que quand il avait essayé de réconforter Éloïse, elle lui avait hurlé qu'elle ne voudrait plus jamais le voir.

-Tu voudrais pas prendre l'air un peu ? Je sais qu'il fait froid à l'extérieur, c'est pas forcément agréable mais... ça te fera p'tet du bien. Ah et, attends-moi deux secondes.

    En s'assurant qu'il ne bougeait pas, Abel se rendit à l'accueil en récupérant le paquet de Muesli. C'était bien l'une des rares nourritures intactes et appétissantes qui restaient dans le magasin, qui lui était pourri au point qu'il donnait l'impression qu'il pouvait s'effondrer n'importe quand. Alors, quand il eut acheté le paquet, Abel revint le tendre au garçon. Tout chez lui montrait que son comportement était honnête, qu'il n'avait pas la moindre mauvaise intention et qu'il voulait juste lui apporter son aide.

-Tiens, prends-le. T'embête pas à le payer c'est moi qui m'en occupe. C'est d'jà fait.
Bellius Kelley
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Des hoquets... Je n'arrive plus à arrêter, tout se disloque tout se désagrège autour de moi. Je viens d'éclater et à l'intérieur bah c'est pareil. Ça éclate, par petit bout, tout mon corps va se dilluer entre ces traces dégueues. Autour on voit des regard apparaître, plein de petits yeux noirs qui scrutent ce pauvre mec qui vient de renverser un charriot plein de bouffe. Mais je les emmerde. Je veux même pas les voir. J'enfouis ma tête dans mes bras le plus profondément possible  Et à ce moment-là, une voix qui s'élève.

-Circulez, y'a rien à voir, abrutis que vous êtes, vous vous rendez pas compte qu'il est mal à l'aise ? Vous allez jamais l'aider à le regarder comme ça.

J'ai un sourire qui se crispe entre les bras. De quoi je me mêle ? J'ai pas besoin d'aide.. je veux juste... je veux juste qu'on me foute la paix, bordel. Mon chevalier servant se penche sur moi avec un visage rassurant. Je lui renvoie mon regard, les yeux rouges le visage dur. Il a mon âge, les cheveux bruns mi-longs... et très pâle. Il est tellement pâle, putain, ça fout limite les jetons. J'ai un frisson en le regardant. Des yeux bleus-grisâtres, glacials, comme deux petits billes distantes. Et puis surtout tous ces piercings, tout ce métal sur cette peau blanche soulignée de cernes profondes... Mais l'expression sur sa tronche contraste avec tout le reste. Y a trop de douceur, trop d'attention, trop de... sincérité. Le type veut vraiment m'aider, je le sens. Il pose ses mains sur mes épaules.

Je me recroqueville d'un coup en baissant la tête. Mon corps est tout rigide, je sais même pas si j'arriverai à me déloger du trou que je creuse derrière moi. J'veux pas être sauvé, même par toi, je veux qu'on me laisse ici. Je sais. Je sais que j'ai besoin d'aide, je le sais pertinemment. Mais je... je refuse. Je peux pas. Parce que j'suis le grand frère. Parce que je suis le père. J'suis la mère. Je suis tout le monde. Et si un des trois tombe... alors les deux qui restent en moi devraient le relever, non? Le problème... le problème, c'est que c'est faux. C'est que je suis juste un gamin. Et que c'est trop lourd... c'est trop lourd à porter. C'est de ma faute? Ouais tout, sûrement. J'aurais du raisonner le vieux, le retenir de venir ici... Maintenant c'est trop tard, on est endetté jusqu'au cou pour des siècles, bloqués ici dans la misère et la clandestinité la plus totale. Je m'essouffle, vite. Ça fait trop.  Le mec en face de moi s'agenouille.

- Commence par te calmer. C'est pas bon de te mettre dans cet état.

Et moi je murmure encore plus doucement...

- Laisse moi pourrir. Laisse moi crever.

Ces mots sortent et je sais plus pourquoi. Je sais même pas si mes lèvres bougent ou si c'est tout ma tête. Mais ça résonne, ça résonne de tous les côtés. Pourrir ici...

-Tu voudrais pas prendre l'air un peu ? Je sais qu'il fait froid à l'extérieur, c'est pas forcément agréable mais... ça te fera p'tet du bien.

Je relève la tête péniblement. Pourquoi il insiste ? À quoi ça sert? Je ne dis rien. Je n'arrive à rien dire. je tremble, j'essaie de retenir mes larmes dans une grimace. Il se lève alors en prenant le paquet de muesli en direction de la caisse.

- Ah et, attends-moi deux secondes.

Je rebaisse la tête. Je comprends pas. J'ai beau essayer, je vois pas en quoi j'en vaut la peine. Il revient alors avec toujours le même paquet me le tends. Il tends cette main vers ce cadavre en position foetale que j'suis. Une main blanchâtre tirée dans ma direction. Je fronce les sourcils. Quoi?...

-Tiens, prends-le. T'embête pas à le payer c'est moi qui m'en occupe. C'est d'jà fait.

Non...

- Pou... pourquoi tu fait ça?

Il faut que je me lève. Il faut que je me lève. Il faut....

- Je fais tant pitié, c'est ça?

Mon visage est crispé. J'arrive pas à bien me relever. D'autres paquets tombent, mon dos frotte contre le rayon branlant. Ma voix est cassée. Au moins plus besoin de se forcer à parler en jap minable.

- Qu'est ce que tu... qu'est ce que... MERDE.

Je m'arrête de bouger, j'ai trouvé un appui plus ou moins stable... J'ai un grand sourire qui se dessine d'un coup nerveusement sur mes lèvres.

- Je te rassure... j'ai pas bu une goutte d'alcool. Ahah...

Je regarde le paquet. Il faut que je le dise. C'est le genre de chose à dire, je crois.

- M.. merci.
Abel Loneheart
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Le muesli ou la mort | Bellius

Post en réécriture bikoz je suis un boulet[/color]
Bellius Kelley
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Le muesli ou la mort Empty #7le 07.03.19 12:29
Le Muesli ou la Mort
RP avec Abel Loneheart


Il me parle... Des flots de parole versés trop vite auxquels j'essaie vainement de me raccrocher, par quelques mots, quelques bouts de phrases.

" ... pas une solution... laissé trop de choses derrière... forcément... gens qui t'aiment... tu regrettes... "

Je suis crevé et je hoche la tête comme un putain de robot. Ouais, tu dois avoir raison, mec. Je suppose. Des larmes coulent sur les coins de mes joues, mon visage s'est relâché. Tout se relâche en fait. Absolument tout. Il va falloir partir. Partir loin, se cacher, creuser quelque part. C'est ça, que font les gens dans ce genre de situation de merde d'habitude nan? Je parle de ces gens qui hurlent, pleurent et renversent des caddies dans des magasins pour un paquet de muesli à 10h30 du mat'. Je renifle mes larmes, sans une once de glamour. Maintenant une question se pose... Comment se relever?

Tiens?

Mon poignet se fait agripper pour me relever sans ménagements. Mon corps se laisse faire mais ma tête reste baissée. Mes cervicales ont rendues l'âme? Si c'est ça, alors prenez tout, prenez tout le reste. Mon âme tout en entier. Ma tête, mes coudes, ma langue, mes reins, mon dos, mes os... Prenez..

L'inconnu du supermarché ne lâche pas sa prise et m'emmène loin. Aucune idée d'où on va. Mais on y va, très certainement. Ce gars a l'air... sûr de ce qu'il fait. Je reste plongé dans mon mutisme habituel. Je me sens flotter, comme un drap sale dépassant les caisses du magasin, traînant sur le trottoir où IL m’emmène. Je suis dans un putain de désert urbain. Le froid a balayé toute la masse de cette ville merdique. Et je flotte dans ce vide grisâtre avec un étranger. Ou une bouée. Je serais incapable de décider pour l'instant... On marche encore. Pendant un bon moment. Quand est ce que ça va s'arrêter? Pas que ça soit désagréable ou quoi. C'est juste... une interrogation. Au moins une chose est sure, je pourrais plus jamais foutre les pieds dans cette supérette. Tant mieux. La bouffe y est dégueulasse de toute façon.

Ca se repeuple un peu autour de moi quand Piercing-man s'arrête devant un banc, s’assoit tranquillement et m'invite à faire de même. Je le regarde sans comprendre pendant un petit instant, avec mes lourds yeux vides posés sur lui. Puis je décide enfin de me laisser tomber sur le machin en bois, sans savoir encore pourquoi je suis là.

-Bon... tu dois sûrement te demander « pourquoi un inconnu aussi bizarre m'adresse la parole comme ça, d'un coup ?

Au point où j'en suis, tu sais... Je reste impassible, sans le regarder, sans regarder quoi que ce soit en fait. Je suis juste complètement avachi, en train de fondre à côté de lui... ou de geler, c'est à voir. Peut être un mélange.

- C'est vrai que j'suis pas beau à voir, j'ai l'air tout le temps crevé et j'ai littéralement la peau sur les os alors que je suis assez grand. A voir, ça doit faire super drôle.

J'observe machinalement mon voisin de banc pendant un instant. C'est vrai qu'il est... pas comme tout le monde. Mais bon? Quelle importance? Et puis à voir ma tête en ce moment, j"ai surement rien à envier niveau tête de déterré... Je hausse les épaules après l'avoir dévisagé brièvement puis je détourne le regard de nouveau vers la contemplation du rien.

- -J'sais pas trop mais... te voir dans le magasin comme ça ça... ça m'a fait penser à moi y'a quelques années. J'étais complètement perdu, paniqué, je savais juste pas quoi faire et je me raccrochais à beaucoup de choses parce que j'avais l'impression que plus les jours passaient, plus je sombrais. Je... sais pas ce qu'il en est de toi mais j'ai vu ton regard, le regard que tu m'adressais et que tu avais presque constamment et ça m'a permit de comprendre que quelque chose n'allait pas. Et... c'est pour ça que j'voudrais t'aider, même si à tes yeux je suis juste un inconnu que tu viens à peine de rencontrer.

Qu'est-ce qui se passe? Petit à petit, chacun de ses mots viennent dans un fourmillement réanimer ma chair, puis lentement, ça... vient créer des tensions dans chacun de mes nerfs, ma machoire se crispe, mes paupières s'écartent, mes doigts se rigidifient... Mon affaissement de tout à l'heure a laissé place à un Bellius qui se redresse, lentement, et tourne la tête, doucement, vers ce type qui croit pouvoir tout savoir de moi... Qu'est-ce qu'il me bave, là?

Je me suis levé, sans dire un mot et je lui fais face, mon visage durci par l'incompréhension et la colère.

- C'est marrant. Finalement, on est pareils, non?

Un sourire nerveux apparaît sur mon visage...

- Tu ne peux pas m'aider. Tu piges? TU PEUX PAS ! Pas dans ce pays de merde et cette situation de merde, où je baigne. Un OCEAN de chiasse, tu vois le concept ?

Je laisse échapper un rire amer.

- Mince c'est vrai je viens de dire "où je baigne". Mais non, ça baigne pas du tout, ça se noie, ça s'étouffe, ça s'enfonce ! J'en ai tellement plein la bouche que ça me donne envie de vomir

J'ai le tournis de nouveau. Pourtant tout redevient plus net autour de moi, tout est clair, tout est atrocement beaucoup trop clair. J'ai la nausée..

- Tu veux m'aider? Alors trouve moi des papiers, ou alors téléporte moi dans le passé si t'es si malin, trouve assez d'argent pour éponger toutes les dettes de ma mère, trouve le fric pour subvenir au besoins d'une famille de deux enfants clandestins qui ont la dalle chaque fin de semaine, qui vont même plus se pointer à l'école, qui pigent rien à ce que tout ces connards de nippons disent autour d'eux ! Que Dieu aille crever, j'en ai plein le cul ! Tu veux m'aider ?Bah t'as qu'à me zigouiller bien proprement comme ça sera réglé, tu sais quoi ! Que j'aille botter le cul à ce vieux fils de pute là haut ! Et que j'aille venger mon frère !

Tout ce que je viens de cracher à la figure de ce type qui vient de m'aider... C'est dégueulasse mais je peux pas m'arrêter. Besoin de refouler toute ma haine retenue tous les jours continuellement, pour éviter foutre de l'huile sur le feu qui brûle continuellement dans les 18 mètres carrés de notre chambre d'hôtel...

Je tremble... Mes poings sont beaucoup trop serrés. Je ressemble à un fou, très certainement.

Peu importe.

Plus rien n'a d'importance désormais. Je respire fort, mes yeux sont rouges, je tremble et me prends la tête dans les mains. J'ai envie de hurler... Je fais quoi... Une... une crise d'angoisse? C'est ça? J'ai.. j'ai du mal à respirer.. Je...

Je...
Abel Loneheart
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Le muesli ou la mort Empty #8le 07.03.19 20:21

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Le muesli ou la mort | Bellius

Il écoutait.

    Dans le silence de l'hiver, le silence de la ville, il écoutait. Il avait la tête baissée, le visage sombre, debout alors que le garçon dont il ne connaissait même pas le nom venait de se lever. Et il entendait sa haine. Tranchante comme les lames d'une épée qui viendraient se ficher droit dans la chair. Et il entendait sa peine. Lourde comme un oiseau qui n'aurait plus la force de battre des ailes. Pourtant, c'était tout le corps d'Abel qui tremblait. Secoué de colère, une colère silencieuse qu'il ne pourrait pas longtemps réprimer. « Tu ne peux pas m'aider ». Ces mots résonnaient douloureusement dans l'esprit du vampire, frappant plus fort à chaque fois qu'ils revenaient. Il avait l'impression... l'impression d'être en face de son reflet. Reflet aussi différent qu'identique. Leur histoire, leurs souffrances, n'étaient pas les mêmes et pourtant, elles étaient si proches. Et ça brisait le cœur d'Abel d'entendre le blond hurler plus fort chaque seconde.
    C'était comme s'il ne l'écoutait même plus. Avait-il seulement conscience de ce qu'il disait, quand il évoquait la mort ? Quand il évoquait le suicide ? Les regrets qu'il avait pesaient bien trop lourd pour son cœur. Mais maintenant qu'il était mort, avait-il seulement encore un cœur ? Ce qu'il ressentait, toutes ses émotions... n'étaient-elles pas que mensonge ? On lui avait toujours dit que les morts ne ressentaient plus rien. Quel drôle de monde. Il en aurait presque eu un sourire amer. Dans les paroles du blond, on aurait dit que personne n'était capable de le comprendre. Que personne ne pourrait jamais l'aider, et que des efforts ne lui permettraient pas de se sortir de sa situation. Que se battre jusqu'au bout n'était qu'un espoir vain. Ça énervait Abel. Ça l'énervait tellement qu'il allait bientôt céder. Craquer. Laisser ses émotions prendre le dessus, pour peu qu'elles existaient encore. Il avait tellement envie de lui crier « tiens, regarde, tu as un mort face à toi ! Un putain de vrai mort ! Et quand toi tu le seras, tu regretteras, autant que moi je l'ai regretté ! ». Mais il ne pouvait pas. Il n'en avait pas le droit. Et quand il voyait la souffrance de ce garçon, il se disait peut-être que le mordre le soulagerait vraiment. Qu'est-ce qu'il devait faire ? Il détestait mordre. Et il ne voulait le faire que lorsque c'était nécessaire. Il... il ne connaissait pas le blond. Pas assez pour décider s'il devait le faire ou non. Alors quoi ? Est-ce qu'il fallait qu'il reste là, planté devant lui, sans insister pour l'aider ? Il était le premier à ne pas vouloir voir les autres mourir, à souhaiter qu'ils puissent profiter le plus longtemps de leur existence. Allait-il vraiment se laisser abattre par ses paroles sans riposter, sans lui dire qu'il y avait toujours un espoir même s'il pouvait paraître inaccessible ? Il ne savait pas. Il ne savait pas quoi faire et ça lui tordait le cœur, le tiraillait de douleur à chaque battement.

Ce fut comme un souffle sauvage.
Une impulsion qui ne put pas contrôler.
Qu'est-ce que c'était ? Sa colère ? Sa peine ? Sa rage ?

    Tout le temps que le blond parlait, Abel avait lutté contre ses émotions. Longtemps. Trop longtemps. Son corps tremblait un peu plus à chaque seconde, et les veines qui pulsaient contre sa peau lui donnaient l'air inquiétant. Il y eut du vent. Une bourrasque. Une énorme frappe qui vint balayer tout sur son passage, emportant les sentiments. Et au lieu de manquer de faire tomber Abel, elle eut la force de l'entraîner. Elle lui donna le courage d'agir plutôt que de subir.  Alors qu'on aurait dit que l'espace d'un instant, le blond sombrait dans la folie. Le garçon n'avait pas fini de parler et pourtant, le poing du vampire s'était levé. Brutalement. Tourbillon de haine et de désespoir. Il s'était abattu contre la joue du jeune homme avec toute la violence du monde, alors qu'en une fraction de secondes, la bouche d'Abel s'entrouvrait pour laisser échapper un cri de rage, dévoilant ses canines qui semblaient prête à morte n'importe quoi. Son coup fut brusque, si bien qu'il laissa une marque. Il n'avait pas fait ça par pure violence. Il n'avait pas fait ça par gratuité. Il avait simplement fait ça... il avait fait ça pour le calmer. Pour essayer de lui parler avec toute la sincérité du monde. Et à peine avait-il baissé son bras qu'il vint attrapé les épaules du blond, qu'il s'était mis à secouer alors qu'il tentait de le regarder dans les yeux. Et tout ce que l'on y voyait à ce moment, dans les pupilles du brun, c'était qu'il était noyé de chagrin.

-Bordel, bordel mais calme-toi !! Hurla-t-il.

    Il le tenait toujours fermement par les épaules, refusant de le lâcher.

-Merde, est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu crois vraiment que t'es le seul à avoir pu vivre ce genre de choses, des choses aussi horrible, et que personne n'est en mesure de t'aider ou de même te comprendre ?! Je sais pas qui t'es, je te connais pas, et pourtant je me suis reconnu en toi ! Parce que j'avais le même regard que toi, ce putain de regard désespéré qui suppliait qu'on l'aide et qui voulait pas l'accepter ! J'ai grandi avec des problèmes respiratoires, avec un père qui était prêt à laisser crever son fils comme il avait laissé crever sa femme ! Un père qui n'avait jamais levé son putain de petit doigt juste pour se demander si son fils allait bien, si son fils mourrait pas, qui préférait voir des femmes et se droguer au point d'en perdre la raison ! Tout ça sans se demander le mal qu'il pouvait faire à son propre gosse ! Il m'avait jamais frappé, avant. Et les seules fois où il l'a fait, c'étaient les moments les plus horribles de mon existence. Je vivais enfermé dans ma chambre, je suffoquais tout le temps, tout les jours je me demandais si j'allais pas mourir !

    Le vampire était à bout. Jamais il n'aurait parlé comme ça s'il n'avait pas ressenti autant de colère. Peut-être qu'il en faisait même un peu trop. Mais ça n'avait plus d'importance. Si c'était ce qu'il devait dire pour se faire entendre, pour que le garçon accepte de se faire aider, alors il le ferais. Il y eut un court instant de silence. Sans lâcher les épaules du blond, il avait adouci l'emprise qu'il avait sur lui. Il le regardait droit dans les yeux, mais son air froid et haineux avait laissé la place à un regard bien plus rassurant, bien plus compréhensif, compatissant. On pouvait lire la sincérité dans ses yeux et la volonté qu'il avait. Même les traits de son visage s'étaient détendus.

-...regarde-moi.
   
    Il avait relevé le menton du jeune homme qui avait gardé la tête baissée. Il se sentait un peu coupable de l'avoir frappé. Mais... il n'avait pas vu d'autre solution pour le calmer, après tout ce qu'il avait essayé. Abel inspira légèrement, cherchant son souffle avant de reprendre la parole.

-Je pensais que j'étais le mec le plus désespéré du monde et pourtant, pourtant on est venu m'aider. On est venu m'aider alors que j'étais au plus bas et que je pensais que plus rien pourrais me sauver, comme toi ! Et c'est en acceptant cette aide que j'ai réussi à remonter la pente, à m'en sortir. Je pensais comme toi, avant. Sauf que moi... moi j'ai tout gâché.

    Il marqua une pause. Toute l'âme qu'il était criait sa peine.

-J'ai blessé ma meilleure amie au point qu'elle me rejette, j'ai abandonné la personne que j'aimais le plus au monde alors qu'elle venait d'être blessée par ma faute. J'ai blessé tout le monde. En quelques secondes, j'ai tout détruit alors que j'aurais pu faire en sorte que les choses restent comme elles étaient. C'est trop tard pour les réparer. Je peux plus rien y faire.

    Doucement, les lèvres d'Abel s'étirèrent en un sourire désolé. Sa voix était calme, et une certaine douceur s'en dégageait.

-Alors oui, je sais pas qui t'es. Je te connais pas. Peut-être même qu'au final, je peux pas t'aider parce que j'en ai pas les moyens, ni la possibilité. Mais dès qu'une personne te tendra la main, prends-la. Accepte qu'elle t'aide plutôt que de vouloir affronter les choses seul, plutôt que de penser que tu t'en sortiras pas. Mourir c'est pas la solution. Certainement pas. Mais quoi qu'il arrive, ne gâche jamais la chance qu'on te proposeras. Parce que les choses pourront devenir bien pire après.

    Dans un dernier geste, le brun vint glisser une main à l'arrière de sa tête, ses doigts s'emmêlant entre ses cheveux, alors qu'une gêne visible s'installait sur son visage.

-Et, euh... excuse-moi de t'avoir frappé. J'savais pas quoi faire d'autre, mais je voulais pas te faire de mal. Juré.
Bellius Kelley
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Le muesli ou la mort Empty #9le 28.04.19 20:50
Le Muesli ou la Mort
RP avec Abel Loneheart


J'ai la tête qui fume. Le poing dans la tronche... Lourd et douloureux. Tout tournei. Je ne sais plus quoi penser. Jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche de nouveau, que j'entende de nouveau sa voix, devenue tendue et plein d'amertume.

Merde, est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ? Tu crois vraiment que t'es le seul à avoir pu vivre ce genre de choses, des choses aussi horrible, et que personne n'est en mesure de t'aider ou de même te comprendre ?!

Je regarde le vide. C'est exactement le sentiment que j'ai. Un sentiment? Je ne sais même plus. J'ai l'impression de ne plus rien ressentir, finalement. Je me sens m'enfoncer dans la terre...

Je sais pas qui t'es, je te connais pas, et pourtant je me suis reconnu en toi !

Je relève un regard lourd, plante mes yeux sur lui.

Parce que j'avais le même regard que toi, ce putain de regard désespéré qui suppliait qu'on l'aide et qui voulait pas l'accepter ! J'ai grandi avec des problèmes respiratoires, avec un père qui était prêt à laisser crever son fils comme il avait laissé crever sa femme ! Un père qui n'avait jamais levé son putain de petit doigt juste pour se demander si son fils allait bien, si son fils mourrait pas, qui préférait voir des femmes et se droguer au point d'en perdre la raison ! Tout ça sans se demander le mal qu'il pouvait faire à son propre gosse ! Il m'avait jamais frappé, avant. Et les seules fois où il l'a fait, c'étaient les moments les plus horribles de mon existence. Je vivais enfermé dans ma chambre, je suffoquais tout le temps, tout les jours je me demandais si j'allais pas mourir !


Je ne le regarde plus. Mais je le sens... Son visage pâle, ses cernes immenses qui le soutiennent, ses yeux ternes et ses mots. Tout ce que je vois, entends me terrifie. Comme s'il fallait que j'admette une chose. Juste une seule petite vérité... Mais je peux pas, merde. Je n'y arrive pas, je ne veux pas... Je serre les dents. Ma tête grelotte.

C'est là qu'il finit par me soulever le tout petit bout de mon menton tremblant et m'empêche de fuir.

- ...regarde-moi.

Je m’exécute. Je n'ai pas bien le choix.

- Je pensais que j'étais le mec le plus désespéré du monde et pourtant, pourtant on est venu m'aider. On est venu m'aider alors que j'étais au plus bas et que je pensais que plus rien pourrais me sauver, comme toi ! Et c'est en acceptant cette aide que j'ai réussi à remonter la pente, à m'en sortir. Je pensais comme toi, avant.

Je dois supporter son regard. Mes yeux... Mes yeux ne les soutiennent plus et ne retiennent plus cette eau qui vient de derrière, ces gouttes qui coulent sans s'arrêter de mes yeux rougis sur mon visage pâlot. Je ne veux pas qu'il me dise tout ça. Je veux qu'il se taise. Cette vérité, là. Elle me creuse la poitrine, pose ses doigts sur mon coeur.

Sauf que moi... moi j'ai tout gâché.  

C'est ça. Et je gâche tout pareil. Mais arrête ça... J'essaie de fuir son regard, mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive... pas. Il fixe toujours ma tête hideuse déformée par la panique. Et il continue.

J'ai blessé ma meilleure amie au point qu'elle me rejette, j'ai abandonné la personne que j'aimais le plus au monde alors qu'elle venait d'être blessée par ma faute. J'ai blessé tout le monde. En quelques secondes, j'ai tout détruit alors que j'aurais pu faire en sorte que les choses restent comme elles étaient. C'est trop tard pour les réparer. Je peux plus rien y faire.

C'est ça. La chose que je désire le plus au monde. Et ce qui me fait le plus peur, qui me terrifie. C'est ça cette vérité. Cet égoïsme incontrôlable, cette envie de tout laisser partir. D'abandonner tout le monde. D'abandonner mon frère, et mes pourris de parents. Cet égoïsme contre lequel je ne peux pas lutter. Qui me suit partout, ce désir d'arrêter.

Je suis... lâche.


Alors oui, je sais pas qui t'es. Je te connais pas. Peut-être même qu'au final, je peux pas t'aider parce que j'en ai pas les moyens, ni la possibilité. Mais dès qu'une personne te tendra la main, prends-la. Accepte qu'elle t'aide plutôt que de vouloir affronter les choses seul, plutôt que de penser que tu t'en sortiras pas. Mourir c'est pas la solution. Certainement pas. Mais quoi qu'il arrive, ne gâche jamais la chance qu'on te proposeras. Parce que les choses pourront devenir bien pire après.

Je regarde mes mains... Sans vraiment les regarder. Je ne sais même pas pourquoi je fais ça. Je les regarde, paumes vers le ciel. Je le regarde, lui. Mes yeux sont tristes. J'ai envie de secouer la tête.

Et, euh... excuse-moi de t'avoir frappé. J'savais pas quoi faire d'autre, mais je voulais pas te faire de mal. Juré.

J'essaie de sourire. Il se rapproche, met une main dans mes cheveux. Il essaie d'être le plus doux. Mais ça ne suffira pas. Je me recule lentement après un temps de flottement. Je ne prends pas la peine d'essuyer mes yeux. Avec un sourire triste je secoue la tête, cette fois.

Je suis désolé... Ma réponse ne va pas te plaire. Mais je n'y peux rien...

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